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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 décembre 2025 89 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalSécuritéÉconomie & entreprises

L'intégrale du mercredi 17 décembre

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 38 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:21OuverteRéponse partielle

    La crise agricole, la vaccination des bovins, c'est une bonne mesure ?

  • 8:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas un risque pour nos exportations ?

  • 8:37OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est la bonne stratégie de vaccination et d'abattage ?

  • 10:05OuverteÉludée

    Est-ce que vous appelez les agriculteurs à lever les blocages ?

  • 10:08RelanceÉludée

    Est-ce que vous dites qu'il faut dialoguer, pas bloquer ?

  • 10:18RelanceÉludée

    Vous soutenez les blocages qu'ils continuent à bloquer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45InvitéChiffre
    « 750 000 bovins supplémentaires vont être vaccinés contre la dermatose nodulaire, annonce du gouvernement »
  • 2:11InvitéChiffre
    « Le gouvernement a décidé d'un fonds de soutien de plus de 10 millions d'euros »
  • 4:30InvitéFait
    « On a mis en place, c'est une innovation des dernières années, une amende forfaitaire délectuelle »
  • 4:51InvitéChiffre
    « On va le passer à 500 euros l'amende »
  • 5:37PrésentateurFait
    « Le budget de la Sécu qui contient la suspension de la réforme des retraites a été adopté »
  • 6:43InvitéChiffre
    « L'Europe obtiendrait une exemption de droits de douane sur plus de 90% de ses exportations vers les pays d'Amérique latine »
  • 13:38IntervenantFait
    « L'accord du Mercosur, c'est l'arrêt de mort de notre agriculture française »
  • 13:58IntervenantChiffre
    « La volaille, le bœuf, le maïs, le porc, c'est plusieurs milliers de tonnes qui seront importées »
  • 15:00IntervenantFait
    « La Commission européenne s'est engagée à baisser éventuellement les droits de douane si jamais des filières devaient être déficitaires »
  • 18:03IntervenantFait
    « Quasiment, je ne vais pas dire chaque jour, mais chaque semaine, on a des drames liés au narcotrafic »
  • 26:59IntervenantChiffre
    « Vercors vient d'ouvrir une usine à Dunkerque cette semaine. Il y en a dans le Douaisy. C'est 8 milliards d'euros »
  • 27:35IntervenantFait
    « Vercors, ça a été inauguré la semaine dernière, notamment par des nuages »
  • 34:16IntervenantFait
    « Et donc, ça demande beaucoup de moyens de bras. Notamment, on va avoir les vétérinaires de l'armée française, des vétérinaires volontaires, des étudiants volontaires pour revenir renforcer cette opération coup de poing de façon à... »
  • 34:36IntervenantFait
    « nos éleveurs et notamment les plus fragiles d'entre eux pour aider à reconstituer les troupeaux très rapidement parce que c'est leur métier, c'est leur vie, il faut les aider et c'est un traumatisme »
  • 34:50IntervenantFait
    « je crois qu'il y a une énorme implication de l'ensemble des ministres y compris à mon niveau »
  • 35:16IntervenantFait
    « La crise agricole, elle existe déjà de façon latente depuis longtemps. »
  • 35:37IntervenantFait
    « On a quand même une explosion des épisodies ces dernières années. »
  • 35:51IntervenantFait
    « en matière de grippe aviaire ou des épisodies dans les élevages de tous ordres d'ailleurs. »
  • 36:15IntervenantFait
    « en termes d'aspiration écologique est plus prégnante et le monde agricole a un peu le sentiment même si parfois c'est à tort parce que je pense qu'il y a beaucoup de raisons de leur faire confiance et de dire qu'au contraire ils ont beaucoup évolué les agriculteurs mais ils ont le sentiment d'être isolés. »
  • 36:32IntervenantFait
    « Je rajoute qu'il y a une incertitude générale sur l'évolution du monde, la concurrence internationale. »
  • 38:14IntervenantFait
    « Quand ils sont vaccinés normalement ils ne peuvent plus pendant un certain nombre de jours avec des délais qui peuvent varier être déplacés et être exportés »
  • 38:35IntervenantFait
    « c'est ce qu'on a obtenu en discutant avec nos amis italiens pour les troupeaux y compris qui avaient été touchés en Savoie et en Haute-Savoie »
  • 40:40IntervenantFait
    « il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies »
  • 40:48IntervenantFait
    « La première des conditions c'était cette clause de sauvegarde. Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroirs plus globales »
  • 40:56IntervenantFait
    « quand on impose des normes à nos producteurs il faut que les produits importés subissent les mêmes normes »
  • 45:55IntervenantFait
    « mais moi je pense que c'est une bonne nouvelle tout accord de libre-échange tout accord commercial signé entre l'Union Européenne et donc la France et un autre grand pays une autre grande zone c'est toujours une bonne nouvelle sous réserve qu'il soit équilibré »
  • 46:41IntervenantFait
    « nous sommes fermes que nous ne sommes pas naïfs parce que je pense que le commerce international on ne doit plus être naïf comme on l'a trop été pendant des années »
  • 1:02:20PrésentateurFait
    « au tout électrique à partir de 2035 »
  • 1:02:27InvitéFait
    « les constructeurs pourront continuer à vendre une part limitée de voitures neuves équipées de moteurs thermiques ou hybrides »
  • 1:04:45InvitéChiffre
    « et d'acheminer 400 000 doses supplémentaires de vaccins dès demain »
  • 1:04:55InvitéChiffre
    « le gouvernement a décidé d'un fonds de soutien de plus de 10 millions d'euros »
  • 1:05:52PrésentateurChiffre
    « 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie »
  • 1:06:00PrésentateurChiffre
    « Plus de 3300 bovins ont été abattus sur un cheptel national de 16 millions de têtes »
  • 1:11:08InvitéFait
    « il y a une maladresse qui a été commise »
  • 1:19:35PrésentateurChiffre
    « le passage de 200 à 500 euros l'amende contre les consommateurs de drogue »
  • 1:19:00PrésentateurChiffre
    « 5 milliards d'euros qui se traduisent sur la sécurité »
  • 1:25:14InvitéFait
    « il nous a demandé de créer l'OFAST »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Intervenant24 %
  • Locuteur 94 %
  • Invité3 %
  • Présentateur 22 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour ce mercredi 17 décembre. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. 750 000 bovins supplémentaires vaccinés, le recours à des vétérinaires militaires. Le gouvernement accélère la campagne de vaccination contre la dermatose dans le sud-ouest pour tenter de calmer la colère des agriculteurs. Ces annonces seront-elles suffisantes ? Sébastien Lecornu est-il face à un dossier politiquement risqué ?

Analyse dans une heure avec nos éditorialistes Françoise Degoy et Hubert Coudurier. Autre sujet d'inquiétude pour les agriculteurs, le Mercosur. Le Parlement européen a adopté hier des protections renforcées. Le Sénat a lui voté une résolution pour demander au gouvernement de saisir la justice européenne afin d'empêcher la ratification de l'accord. On va en parler dans quelques instants avec le sénateur Arène, Joshua Auchard, qui est notre invité. L'Union européenne renonce à interdire la vente de voitures thermiques en 2035. Quelles conséquences pour notre industrie ? Dans une demi-heure, on reçoit Nicolas Faurissier, le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.

Et puis à la une de nos régions, le déplacement d'Emmanuel Macron à Marseille, le chef de l'État déterminé à mener la lutte contre le narcotrafic. Nous serons dans la cité fosséenne avec le directeur du journal La Provence, Olivier Biscaille. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdain. Salut Yann. Steve, à la une de ce mercredi 17 décembre. Face à la crise agricole, le gouvernement accélère la vaccination des bovins.

750 000 bovins supplémentaires vont être vaccinés contre la dermatose nodulaire, annonce du gouvernement, avec un objectif rassuré des éleveurs très inquiets et très mobilisés dans le sud-ouest. On voit ça avec Marion Lompageux. Réunion de crise hier soir à Matignon. Pour tenter d'enrayer la colère, Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture, promet de faire vacciner 750 000 bovins dans les semaines qui viennent et d'acheminer 400 000 doses supplémentaires de vaccins dès demain, sans oublier l'indemnisation.

2:17
Invité

Le gouvernement a décidé d'un fonds de soutien de plus de 10 millions d'euros qui sera destiné au soutien direct aux petits élevages des zones touchées, à la fois des exonérations de charges sociales et fiscales.

2:32
Présentateur

De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu est revenu sur les violences de la semaine dernière.

2:38
Invité

Il dénonce des militants violents venus de l'ultra-gauche. Les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises, mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra-gauche que vous devez dénoncer, mesdames et messieurs.

2:53
Présentateur

Sur le terrain, les agriculteurs restent mobilisés. La stratégie d'abattage systématique dès la détection d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse reste fortement contestée.

3:07
Invité

Aujourd'hui, qu'on abatte la vache qui est réellement malade, on est d'accord. Mais le troupeau, après qu'on le mette en quarantaine, on ne fusille pas un troupeau comme ça se fait aujourd'hui.

3:17
Présentateur

Au total, 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie. Plus de 3300 bovins ont été abattus sur un cheptel national de 16 millions de têtes. L'Union européenne renonce à interdire les voitures électriques. Oui, face à la crise que traverse le secteur automobile en Europe, l'Union européenne a renoncé hier à imposer aux constructeurs de passer au tout électrique à partir de 2035. C'était pourtant une mesure emblématique du grand pacte vert européen. Les constructeurs pourront continuer à vendre une part limitée de voitures neuves équipées de moteurs thermiques ou hybrides.

L'Union européenne qui se fixe toujours pour objectif la neutralité carbone d'ici 2050. Le Parlement débat de la lutte contre le narcotrafic au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron à Marseille. Les députés vont débattre et voter cet après-midi. Un échange organisé dans le cadre des discussions parlementaires annoncées par le gouvernement. A noter que le vote ne sera pas contraignant pour l'exécutif. Il s'agit d'essayer de dégager des pistes de consensus politique alors que le narcotrafic est omniprésent dans le débat. Depuis l'assassinat du jeune Médic est assis à la mi-novembre.

Hier, depuis Marseille, Emmanuel Macron a annoncé un durcissement de la législation pour les consommateurs de drogue. Écoutez.

4:30
Invité

On a mis en place, c'est une innovation des dernières années, une amende forfaitaire délectuelle. Tout de suite, on peut vous mettre l'amende. Ça a permis de commencer à avancer les choses. Mais maintenant, on va changer drastiquement sur deux trucs. Un, les procédures de recouvrement. On va mettre des commissaires de la République pour aider les finances publiques, la justice à les recouvrer. Parce qu'on a des taux de recouvrement qui ne sont pas satisfaisants. Deux, on va le passer à 500 euros l'amende. 500 euros. Parce qu'il faut taper au portefeuille ce qu'on attrape avec de la drogue. Parce que ça n'est pas festif de se droguer.

Ce n'est pas la même chose que des choses qui sont licites. Il y a ce qui est licite et illicite dans une démocratie. Il faut juste que toute personne qui consomme de la drogue se dise bien qu'elle alimente aujourd'hui le narcotrafic qui fout nos villes et nos quartiers en l'air. Si on ne dit pas ça clairement aux gens, on se trompe de cible.

5:23
Présentateur

Ça y est, le budget de la Sécurité sociale est définitivement adopté. Premier texte budgétaire validé, 149,3 depuis l'absence de majorité absolue en 2022. Le budget de la Sécu qui contient la suspension de la réforme des retraites a été adopté. Hier, 247 voix pour, 232 voix contre. Les tractations sur le budget de l'État, elles, se poursuivent. Une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs aura lieu en fin de semaine, Oriane. Et puis la présidente du musée du Louvre est devant les sénateurs cet après-midi. Laurence Descartes passera à nouveau à partir de 16h30 sur le grill de la commission de la culture.

Les sénateurs tentent de déterminer les failles et les responsabilités qui ont conduit au braquage du Louvre devant les sénateurs fin octobre. La présidente du Louvre avait déjà reconnu un échec. Depuis cette audition, de nouvelles informations ont été révélées. Laurence Descartes sera invitée à répondre aux questions cet après-midi. On suivra ça en direct. Où ça ? Sur Public Sénat. Exactement. À 16h30. J'ai bien reçu mon quiz. Bonjour, je suis Ochar. Merci d'être notre invité. Vous êtes sénateur RN du Nord. On va évidemment revenir sur ces actualités. Mais d'abord, on commence par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord, la une de la dépêche.

L'Europe renonce au 100% électrique face à la crise que traverse le secteur. Confronté à une agressive concurrence chinoise, l'Union européenne a donc renoncé hier à imposer aux constructeurs automobiles de passer au tout électrique en 2035. La deuxième une, celle du courrier Picard. La colère paysanne se remet en route. Demain, les agriculteurs vont converger vers Bruxelles. À l'appel de la FNSEA contre le Mercosur, la coordination rurale prévoit aussi des actions sur des mots d'ordre plus larges. Et puis, la dernière une, c'est celle du Béry Républicain. Entretien des églises, un sacré défi. Les communes qui sont confrontées au casse-tête de l'entretien coûteux du patrimoine religieux.

Parfois, la seule solution est de se séparer des édifices. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? On va être un peu chaud. On va parler du courrier Picard qui parle de la région Hauts-de-France, mais surtout du sujet d'actualité qui est majeur en ce moment et qui risque d'embraser nos fêtes de Noël. Et on l'a vu, la crise agricole, on l'a vu dans le journal, deux réunions hier, le gouvernement qui annonçait l'accélération de la vaccination dans le Sud-Ouest, 750 000 bovins vaccinés en plus, c'est une bonne mesure ? Enfin, enfin, ça fait, la ministre nous l'avait annoncé il y a quelques temps, entre 6 à 12 mois pour vacciner l'ensemble du cheptel français.

Quand on s'est étonné de ce délai de 6 à 12 mois, en fait, c'est pas, effectivement, nos services vétérinaires sont plus efficaces que ça. C'est le délai pour s'approvisionner en doses, parce que l'Afrique du Sud est actuellement le seul fournisseur, alors que la France, avant, pouvait fournir des doses. Donc, on n'est pas capable de vacciner en France l'ensemble du cheptel français, tout simplement parce que la France a perdu sa souveraineté sur tant de domaines et notamment sur les domaines de vaccination. – Est-ce qu'on a envie de vacciner l'ensemble du cheptel ? Est-ce que ce n'est pas un risque pour nos exportations ?

– Au-delà de ça, effectivement, nous, on souhaite vacciner le maximum le cheptel. Le risque derrière, c'est que les autres pays, notamment les pays de l'Union Européenne, refusent les exportations de bêtes vaccinées. Et la France s'est créée tellement, en Europe, mais dans le monde, tellement d'inimitiés qu'elle n'est plus capable d'aller négocier avec les autres pays pour pouvoir exporter nos bêtes, parce que c'est prouvé qu'il n'y a pas de difficulté à exporter des bêtes qui auraient été vaccinées, quand elles ne sont pas malades. Évidemment, la faiblesse diplomatique de la France est en cause à ce niveau-là.

– Mais là, vous soutenez la stratégie du gouvernement, la stratégie de vaccination, la stratégie d'abattage ? Est-ce que c'est la bonne ? – Je pense qu'elle arrive un peu tard et qu'on doit arriver à l'abattage. Moi, j'ai ces images en tête de cet éleveur qui pleure, qui perd plus de 200 bêtes dans son exploitation. Elles sont totalement horribles. Je ne suis pas scientifique, je ne suis pas vétérinaire pour voir le meilleur schéma, en tout cas. – Vous ne dites pas que c'est une mauvaise solution ? – La population. – Vous ne dites pas que le gouvernement a tort.

– Je dis qu'il faut effectivement lancer les négociations, qu'il faut très vite, on a déjà quelques mois de retard, ça fait déjà plusieurs mois qu'on parle de cette dermatose nodulaire, ça fait déjà plusieurs mois qu'on parle de la détresse des agriculteurs sur tant de domaines, le Mercosur, on va en parler juste après. Et tout ça, en fait, vient se rajouter à la détresse des agriculteurs, qu'on n'entend pas, la loi Duplon qui a été votée au Sénat, qui a été votée à l'Assemblée nationale, a été remise en cause par toute une partie de la gauche, le débat se lance, il faut soutenir nos agriculteurs.

La ministre Gennevard était visiblement en grande difficulté puisque le Premier ministre Lecornu a dû venir à son secours dans cette négociation, il a été un peu en retrait depuis quelques mois, il vient maintenant à son secours. – Est-ce que ça peut aider la crise ? – Elle est en retrait, elle est en retrait depuis plusieurs mois, nous on l'a interpellé déjà, il y a plusieurs mois, plusieurs de nos députés à l'Assemblée nationale l'ont interpellé, on n'a pas eu les réponses escomptées, à l'émile que les députés n'avaient pas les réponses escomptées, soit quand les agriculteurs et eux ne le ont pas, les indemnités ne sont pas suffisantes, en tout cas l'anticipation n'est pas présente.

– Parce que là il a été rajouté 10 millions hier. – C'est peut-être le maître mot de ce gouvernement, pas d'anticipation effectivement dans ce qu'il faut faire. – On va parler effectivement du Mercosur, mais juste avant de parler du Mercosur, est-ce que vous ce matin vous appelez les agriculteurs à lever les blocages ? Est-ce que vous dites qu'il faut dialoguer, pas bloquer ? – Malheureusement, actuellement, vu le silence du gouvernement, alors même s'hier ils annoncent quelques jours, les seules mesures qui sont carrières d'entendre c'est les blocages. – Vous soutenez les blocages qu'ils continuent à bloquer ?

– Je pense que les Français sont derrière les agriculteurs, toute manifestation pacifique est à soutenir, quand ils bloquent et qu'ils ne dégradent pas des préfectures ou des bâtiments publics, on soutient effectivement nos agriculteurs, je pense que les Français sont derrière eux, et opposer ceux qui nous protègent avec ceux qui nous nourrissent, comme l'a fait le gouvernement, en envoyant les blindés face aux agriculteurs, était particulièrement indigne. – Oui, s'en a expliqué hier Sébastien Lecornu, ça ne vous a pas convaincu ? – Non, mais ce n'est pas nouveau que Sébastien Lecornu ne me croit pas.

– Non, mais ce n'est pas forcément contre les agriculteurs, il y avait aussi des personnes violentes qui n'étaient pas des agriculteurs, vous ne comprenez pas du coup ? – Bien sûr, il y a des personnes violentes qui faillent interpeller, pour bien qu'il y ait un système de gendarmerie mobile, ils ont été jusqu'à récupérer des blindés dans différents centres en France, je pense que ce n'était pas nécessaire d'aller aussi loin, et ces mouvements ultra-gauches, on les connaît, il faut peut-être normalement les dissoudre, pour éviter qu'elles viennent pourrir l'ensemble des manifestations en France.

– Et Siv, alors que la colère monte du coup contre la politique agricole du gouvernement, le traité du Mercosur est à nouveau au cœur des débats. – Oui, semaine de tous les périls, Auriane, pour cet accord négocié, rendez-vous compte depuis plus de 20 ans, pour faire court avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droits de douane sur plus de 90% de ses exportations vers les pays d'Amérique latine, en échange de l'Union européenne, s'engage notamment à importer plus de produits agricoles, semaine de tous les périls. Donc hier, le Parlement européen a adopté des mesures de sauvegarde dans le détail.

Ça veut dire que si des produits comme le bœuf, la volaille ou encore le sucre voient leur prix chuter avec l'arrivée de la concurrence d'Amérique du Sud, eh bien l'Union européenne pourra remettre en place des droits de douane pour protéger précisément ces filières orientales. – Mais même avec ces clauses de sauvegarde, le compte n'y est pas pour les sénateurs.

11:56
Invité

– La droite demande au gouvernement de saisir la Cour européenne de justice pour empêcher la signature du Mercosur. Une proposition de résolution était ainsi discutée. Hier, dans l'hémicycle, les sénateurs contestent la méthode d'adoption du traité, mais aussi le fond même de ce traité pour Dominique Estrosi-Sassonne.

12:13
Présentateur

Eh bien celui-ci met en danger nos agriculteurs. Écoutez.

12:18
Invité

– Face à cette situation, j'ai un peu l'impression que la Commission et Emmanuel Macron nous font visiter un accord Potemkin. On veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Les prises de position du Président de la République sur cet accord ont été ambiguës, contradictoires et fuyantes.

12:35
Présentateur

– Et le Sénat qui a voté en faveur d'une saisine de la Cour européenne de justice, est-ce que le gouvernement va le faire ? – Non, non, non, il s'agit d'une résolution.

12:43
Invité

Elle n'est donc pas contraignante pour le gouvernement. Le ministre du Commerce extérieur a rappelé la position de l'exécutif sur ce traité. Écoutez.

12:52
Intervenant

– À ce stade, je ne pense pas qu'il soit nécessaire, ou en tout cas urgent, de saisir la Cour de justice de l'Union européenne. Non pas qu'il n'y ait pas, encore une fois, d'interrogation légitime sur cet accord. Et vous l'avez dit, mais parce que nous devons, dans l'immédiat, être efficaces, obtenir des résultats concrets.

13:11
Présentateur

– Je vous donne, Aurélien, le calendrier de cette fin de semaine. Demain, jeudi, les 27 se réunissent en sommet à Bruxelles. Ils doivent voter définitivement cet accord. Et puis, dans la foulée, Ursula von der Leyen s'envolera pour le Brésil

13:24
Invité

pour sceller une fois pour toutes cet accord du Mercosur. Ça, c'est sur le papier, monsieur le sénateur. Est-ce que la France peut, est-ce que la France doit faire capoter cet accord ?

13:35
Présentateur

– La France doit faire capoter cet accord du Mercosur. Bien évidemment, l'accord du Mercosur, c'est l'arrêt de mort de notre agriculture française. C'est négocié depuis des années. La France n'a pas su s'imposer. On a eu de nombreux vols de face sur le Mercosur. Ça a été rappelé, effectivement, hier, dans l'hémicycle du Sénat par les sénateurs. – Mais de toutes les agricultures, pardon, parce qu'il y a des secteurs qui pourraient en bénéficier. – Globalement, c'est l'agriculture qui souffre. La volaille, le bœuf, le maïs, le porc, c'est plusieurs milliers de tonnes qui seront importées.

Plus ce qui se passe dans le monde agricole actuel, on pourra peut-être en parler, mais sur la PAC, sur la dermatose, effectivement, qui vont affaiblir nos agriculteurs. Le Mercosur, c'est l'arrêt de mort de notre agriculture. Il faut absolument faire capoter ce Mercosur pour pouvoir défendre notre agriculture.

14:18
Invité

– Est-ce que tout est si noir dans cet accord ? Je ne sais pas, ceux qui produisent du vin, ils sont plutôt contents. Les barrières douanières, elles sont à 35%, on va les faire baisser. Il y a des avantages quand même.

14:26
Présentateur

– On ne peut pas sélectionner les avantages dans les inconvénients. Je pense que pour la souveraineté agricole française, c'est l'ensemble de cet accord qu'il faut arrêter immédiatement. Maintenant qu'on relance des négociations sur certaines parties, les vins et les spiritueux ont une balance commerciale excédentaire en France. Et c'est très bien, effectivement, ça est partie de notre excellence française. Il faut aussi les soutenir. – Le fromage ? – Le fromage, le fromage. On ne peut pas se permettre de tuer 80 à 90% de notre agriculture, de nos éleveurs français. Ce serait vraiment très triste pour notre agriculture, au-delà de l'impact écologique.

La Commission européenne s'est engagée à baisser éventuellement les droits de douane si jamais des filières devaient être déficitaires. On connaît les engagements de l'Union européenne et d'Ursula von der Leyen en faveur de l'agriculture française, qui est d'ailleurs souvent plus prompte à aller défendre les voitures allemandes que l'agriculture française. Ça interroge et on ne veut pas laisser ce pouvoir-là à la Commission européenne. – Vous dites que les clauses de sauvegarde qui sont promises, qui sont incluses dans cet accord du Mercosur, ne sont pas aujourd'hui suffisantes, satisfaisantes ?

– Non, elles ne sont pas suffisantes, elles ne sont pas satisfaisantes, effectivement, dans l'accord du Mercosur. L'exemple même, c'est est-ce qu'elles seront appliquées le jour où le déficit arrivera pour ces filières ? Rien n'est moins sûr de ce que nous fait la Commission européenne et surtout au-delà de la Commission européenne qui suit le dictat allemand. Encore une fois, comme tout à l'heure, c'est la diplomatie française. La France n'arrive pas à imposer quelconque condition. Ça fait des années qu'on est en négociation sur le Mercosur. La scission du Mercosur, la France s'y était opposée, puis est revenue dessus.

– Il y a un vote, c'est-à-dire qu'il va y avoir une majorité, une minorité. – En tout cas, vous pourrez… – Ce n'est pas un truc imposé. – Sur les patriotes européens pour s'opposer au Mercosur. Maintenant, effectivement, il y aura une majorité. En Europe, beaucoup de pays, et notamment l'Italie, vont être bénéficiaires du Mercosur. Et donc, on a sûrement tendance à voter cet accord. C'est la France, c'est l'agriculture française, en fait, qui souffre de cet accord, mais comme de tant d'autres accords. Le CETA, par exemple, c'est l'agriculture française également qui en subit les pires conséquences. – Mais c'est ça, c'est ça que vous dites.

Tous les traités de libre-échange ne sont pas bons pour la France. C'est ce que vous dites ? – Je pense que l'intégralité des traités de libre-échange, mais les deux principaux, qui sont le CETA et le Mercosur, par exemple, effectivement, je pense qu'on peut les résumer assez facilement, d'aller vendre des voitures allemandes à l'étranger pour importer de l'agriculture et de l'élevage en France. Donc, on favorise l'Allemagne, on détruit le sain-en-fer français. Je pense qu'effectivement, ce n'est pas bon pour la France, c'est que la France devrait être obligé. – C'est-à-dire, en fait, c'est la France ne réussit pas à réunir une minorité de blocage.

C'est-à-dire, il y a plus de pays qui sont pour que de pays qui sont contre. – Bien sûr, parce qu'on favorise effectivement les autres pays. Ce serait tout l'intérêt de la France d'aller, elle, négocier également, soit de meilleurs accords dans l'Union européenne, mais je pense qu'elle a abandonné depuis longtemps. – Là, vous avez l'impression qu'il a abandonné, Emmanuel Macron, qu'il ne se bat pas sur la Mercosur ? – Je pense que pendant longtemps, il ne s'est pas battu et que maintenant que le Parlement est unanime, on a eu un vote unanime au Sénat, enfin, un contre, je crois, qui défend effectivement les Français établis hors de France et donc son électorat.

Mais on a eu un vote unanime de tous les partis. À l'Assemblée nationale, c'est-à-dire d'être assez unanime contre le Mercosur. Donc, je pense qu'effectivement, Macron ne s'est pas battu pendant très longtemps et que maintenant, il rattrape un petit peu la balle au vol. – Allez, on continue à parler d'Emmanuel Macron, mais sur un autre sujet, il était en déplacement hier à Marseille sur la guerre contre le narcotrafic. Les dealers sont en train de perdre la bataille, dit-il. Vous êtes d'accord ? – Non, encore une fois, il réagit tard. Mais il réagit tard parce qu'en fait, l'opinion française se mobilise contre le narcotrafic.

Il y a eu des drames que vous avez rappelés avec l'assassinat du jeune à Marseille, mais tant d'autres. Quasiment, je ne vais pas dire chaque jour, mais chaque semaine, on a des drames liés au narcotrafic. Et je ne pense pas qu'il soit augmenté une amende forfaitaire délectuelle de 200 à 500 euros qui fasse peur au narcotrafic. – Ce n'est pas cette mesure ? – Ce n'est pas une bonne mesure ? – Je soutiens l'ensemble des mesures qui pourront faire baisser, mais je ne suis pas sûr que ça ait une efficacité.

Ce qui va avoir une efficacité, c'est d'aller saisir les biens, d'aller les confisquer, c'est de rendre les véhicules conservés au trafic de drogue aux forces de l'ordre pour renforcer leurs moyens. – Dans la loi narcotrafic que vous avez votée au Parlement à la fin de l'été. – On a voté cette loi, et maintenant, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant. Dans ces lois narcotrafic, il n'y a pas de peine planchée. Par exemple, l'ensemble, quasiment des amendements du Rassemblement national ont été refusés sur cette loi. Il n'y a pas de peine planchée, ni pour les trafics de drogue, ni même pour les récidivistes. – Il a annoncé que le parquet est spécialisé.

– Alors que Gérald Darmanin avait dit qu'il n'était pas forcément opposé. C'est une bonne idée, effectivement, de pouvoir centraliser. Mais on ne va pas assez loin dans les mesures. Il faut être plus ferme. Il faut contraindre aussi la justice. Notamment, je pense qu'une des mesures phares, c'est la confiscation des biens, la saisie des biens, et la mise en place des peines planchées pour, à minima, les récidivistes, mais l'ensemble des trafiquants de drogue. – Et donc vous demandez une nouvelle loi narcotrafic ? – Je pense qu'on va devoir y passer. – Alors que la précédente n'est même pas encore complètement appliquée. Pour vous, il faut déjà la reprendre ?

– Soit il faut changer de ministre, et ça, on espère qu'on pourra changer très rapidement pour un ministre qui fasse appliquer la loi et qui sortent les décrets d'application des lois. Je pense que la solution sera de changer de président de la République, mais ça, on va attendre 2027. – On va continuer à parler d'Emmanuel Macron, parce qu'hier, il a poursuivi son tour de France de la presse régionale face à face avec les lecteurs, notamment sur les questions du numérique et des réseaux sociaux. Et c'est une question qui impacte aussi les élus locaux. On va aller chez vous, dans le Nord, à Zegerskappel. Bonjour, Franck Spitsch. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes le maire de cette commune. La question des réseaux sociaux, évidemment, elle se pose aussi pour vous. Mais alors vous, vous avez décidé de ne pas vous mettre sur les réseaux sociaux. Pourquoi ?

19:52
Locuteur 9

– Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, derrière les réseaux sociaux, il y a des propriétaires de type Elon Musk, etc. et je ne partage pas leur éthique, leurs valeurs. Et donc, je ne souhaite pas que ma communication ait de tels supports. Ensuite, et le principal, c'est que pour moi, les réseaux sociaux sont l'exact contraire de la proximité, de l'échange et de l'authenticité. Quand vous recevez des personnes, durant une permanence, vous avez une demi-heure devant vous pour leur expliquer les choses, pour aller au fond des choses. Même si la personne peut aussi être virulente quand on est en entretien. Et vous prenez le temps de l'explication.

Et ça, ce n'est pas possible sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, ces écrans interposés ne créent pas de proximité, ils créent de la distance entre nous. Ils manquent de recul, ils manquent d'analyse et de contact humain. Un réseau social, ça peut permettre de passer de l'information, je n'en disconvient pas, mais ça ne permet pas pour moi d'aborder le fond des problèmes, d'engager un vrai débat de fond.

21:06
Présentateur

Mais est-ce que du coup, ça ne vous coupe pas quand même d'une partie de vos administrés, notamment les plus jeunes ?

21:13
Locuteur 9

Certes. Alors, je pense que si on ne veut pas être coupé des plus jeunes, il faut mener des actions, une politique communale en faveur des jeunes. Mais c'est vrai que je fais, nous faisons un choix, effectivement, qui peut avoir des côtés négatifs sur la portée de notre communication, mais on essaie de communiquer autrement. Mais vous avez raison, les jeunes, les réseaux sociaux, ça leur parle et ils les utilisent. Mais nous faisons ce choix-là.

21:51
Présentateur

– Joshua, c'est une question que vous posez, la question des réseaux sociaux. Est-ce que vous comprenez ce maire qui lui fait le choix de ne pas y être ? – Oui, bonjour, monsieur le maire. Effectivement, j'entends l'ensemble des prises de position pour ou contre les réseaux sociaux. Je pense que les réseaux sociaux sont maintenant dans le monde d'aujourd'hui devenus indispensables à la communication politique. N'empêchent pas la proximité. Je salue le travail des maires mais de l'ensemble des élus partout en France qui reçoivent dans leur permanence des personnes. Et monsieur le maire l'a rappelé de plus en plus virulentes. Effectivement, je pense que de plus en plus sont en difficulté.

Je pense que vous avez raison quand vous soulignez le problème des jeunes. Dans l'ensemble des communes rurales comme Zegers-Capel ou le nombre de communes du département du Nord ou en France à coupes des jeunes qui, eux, ne participent que rarement, malheureusement, aux activités de la commune donc qui sont difficilement rencontrables, difficilement mobilisables. Je pense que les réseaux sociaux sont indispensables. Maintenant, on peut s'en séparer pour des raisons politiques. Ça a l'air d'être le cas de monsieur le maire et moi, je l'entends. Je n'ai pas de difficultés par rapport à ça.

Je crois d'ailleurs que nombre d'élus de gauche, notamment les écologistes, ont fait marche arrière, ont quitté X, anciennement Twitter, pour revenir sur X parce que, en fait, c'est devenu, à juste titre, heureusement ou malheureusement, d'ailleurs, mais indispensable à la communication de nos jours. Maintenant, ça laisse des dérives. Nombre d'élus du Rassemblement National de gauche ou autre reçoivent des menaces, des menaces de mort sur les réseaux. Je pense que c'est à prendre en compte, effectivement. Vous avez des collègues, monsieur le maire, parce que c'était la une de la Voix du Nord la semaine dernière. Ces maires, ces élus qui quittent les réseaux sociaux face aux violences.

Est-ce que vous avez des collègues qui sont dans ce cas ?

23:24
Locuteur 9

Effectivement, il y a des élus. Alors, je pense que, voilà, en ruralité, on peut se permettre de ne pas être sur les réseaux sociaux. C'est peut-être un peu plus compliqué dans les grandes communes. En territoire rural, Moussé Garscamel est une commune de 1 600 habitants. Voilà, les gens franchissent la porte de la mairie. Nous nous rencontrons sur la place, sur les marchés. On peut se permettre ce contact direct avec la population, et y compris avec les jeunes. D'ailleurs, il n'y a aucun problème là-dessus. Il n'y a pas besoin des réseaux sociaux.

Je crois qu'il faut l'exemplarité aussi de l'image qu'on peut donner en tant qu'élu, en prenant le temps, en respectant la différence entre la vie publique et la vie privée, je pense, peut permettre aussi de redonner confiance des personnes envers les élus. Et tout ça est de nature aussi à casser un petit peu la distance entre la population et les élus et donc aussi à réduire une certaine forme de violence.

24:32
Présentateur

Merci beaucoup M. le maire Franck Spich, maire de Zegerskappel d'avoir été avec nous ce matin. Un mot, puisqu'on était avec le maire sur les municipales qui auront lieu dans trois mois. Maintenant, je suis au charme, quelles sont vos ambitions dans le nord ? Est-ce qu'il y a des villes que vous pensez prendre ? Roubaix, Tourcoing, Saint-Amand-les-Eaux ? Nous, on a investi un nombre important de listes, plutôt 30 ou 40 listes je crois, dans le nord.

On fait, et on espère, effectivement, prendre des villes et faire notre grand retour, notamment sur la métropole européenne de Lille qui est emmenée sur Roubaix, Lille-Tourcoing par le trio emmené par Mathieu Vallée avec Céline Saïa à Roubaix, Mathieu Vallée à Lille et Bastien Verbrugge à Tourcoing. On espère revenir dans ces grandes villes. On espère prendre des communes pour pouvoir changer le quotidien des habitants. En tout cas, on fera campagne à Lille pour revenir et compter sur la métropole sur Lille et sur la métropole européenne de Lille. On espère prendre des communes.

Je suis un candidat sur la commune de Denain qui a besoin de changements à Douchy-les-Mines, à Saint-Amand-les-Eaux. On a de nombreux de communes et on espère avoir la confiance des électeurs. Je n'ai pas de doute sur le fait qu'on prendra des villes. On a annoncé lesquelles. C'est un peu tôt et en même temps les élections municipales, c'est demain parce qu'on a moins de trois mois des élections municipales et ça passe tellement vite. Mais oui, je pense qu'on fera des... Avec un groupe au sénatorial, c'est votre ambition ? Comment ? Un groupe au sénatorial, c'est votre ambition ? Après les sénatoriales ?

Il y a bien une série en 2026 et l'objectif qui est là, c'est d'avoir un groupe de sénateurs au Sénat. Donc ça, c'est votre objectif affiché ? Est-ce que ces municipales vous permettent d'avoir un groupe au sénateur ? C'est l'objectif affiché, en tout cas oui, c'est l'objectif qu'on peut difficilement cacher de pouvoir compter au Sénat et d'obtenir un groupe, soit avec nos élus, on l'espère, soit avec des négociations qui sont menées avec des sénateurs en place ou qui pourraient le devenir ? On va rester dans votre région. Autre actualité, l'Union européenne a donc décidé hier d'assouplir l'interdiction de la vente de voitures à moteur thermique en 2035.

Décision qui résonne, évidemment, dans votre région, dans votre département. On va en parler avec Pierre-Jérôme Montenot. Bonjour Pierre-Jérôme. Merci d'être avec nous, rédacteur en chef à Weo, c'est la télévision locale du Nord. Pierre-Jérôme, quelles sont les conséquences pour votre région particulièrement concernée ? C'est là que se trouve la vallée de la batterie.

26:50
Invité

Oui, je voulais poser cette question à monsieur le sénateur. Est-ce que ce recul de l'Europe, ça ne va pas fragiliser les investissements massifs

26:59
Locuteur 9

qu'on fait en Haute-France sur la fabrique de batteries ? Vercors vient d'ouvrir une usine à Dunkerque cette semaine. Il y en a dans le Douaisy.

27:10
Invité

C'est 8 milliards d'euros.

27:11
Présentateur

Est-ce qu'on ne se tire pas une balle dans le pied ? Non, vous parlez de cette avancée de l'Europe, parce que je pense que c'est une avancée de l'Europe et pas un recul de l'Europe de revenir sur cette interdiction qui aurait fragilisé le nombre de nos concitoyens au-delà de l'industrie automobile. Le Nord est connu pour être une industrie automobile florissante, avec PSA à Ordin, Toyota à Onin. Je ne pense pas que ça fragilise. Effectivement, vous avez raison de le rappeler, à Vercors, ça a été inauguré la semaine dernière, notamment par des nuages. C'est déjà le cas à Douaiy. On n'a pas interdit le véhicule électrique.

On a autorisé le véhicule thermique à partir de 2035 qui est même jusqu'au-delà de 2040. Je pense que ça laissera le choix à nos concitoyens de pouvoir s'équiper et ça ne les empêchera pas d'acheter des véhicules électriques s'ils en ont envie. On n'a toujours non pas été pour interdire mais pour laisser le choix aux personnes en fonction de leurs habitudes de consommation, de leurs habitudes automobiles. – Et si à l'heure, vous pensez que vous iront vers le véhicule électrique ? – Quand l'électrique sera enfin économiquement viable sur les longues distances. Vous savez, dans le Nord, on a souvent l'image du Nord avec l'île.

Mais quand on quitte l'île et qu'on va à Zégers-Capel où on avait le maire tout à l'heure ou qu'on va à Aven-sur-Elle pour avoir un véhicule électrique qui des fois a une faible autonomie, c'est un peu compliqué. Moi, sénateur du Nord, je me vois difficilement traverser les trois heures de route du département de Dunkerque à Trélon avec un véhicule électrique. Sauf si demain, les aménagements sont mis en place, que des bornes sont mises en place sur les stations-service. Ça commence à arriver. On est loin d'être au compte. On n'y sera pas en 2035.

Donc je pense que plus que jamais, il est temps de laisser le choix à nos concitoyens et je pense que laisser le choix à nos concitoyens n'a jamais été un recul de l'Europe mais une avancée. Encore une fois, la France a été absente de ce débat. C'est les patriotes européens qui ont porté le sujet. C'est l'Allemagne qui a porté le sujet. Je pense que la France a été absente de ce débat. On avait d'ailleurs sur l'application des lois européennes en France, ça ne changerait pas grand-chose. C'est un amendement d'ailleurs du RN en février. Je ne sais plus sur quel texte qui avait renoncé à cette interdiction, qui n'avait pas été suivie des faits.

Je pense que c'est une avancée des citoyens, je ne pense pas... Mais vous ne pensez pas que pour les entreprises de votre département, de votre région qui ont donc investi dans l'électrique, il y a un risque sur leur viabilité, sur les emplois ? Non, je pense qu'ils continueront à investir. Ça ne les empêchera pas les Français d'acheter des véhicules électriques. Ça empêchera peut-être par contre les Chinois qui avaient beaucoup d'avance sur nous et dont les véhicules sont déjà en nombre important au port de Dunkerque d'aller inonder le marché et de favoriser les véhicules français par contre.

Je pense que c'est un bien pour la France et pour l'Europe parce qu'on empêche les véhicules chinois d'envahir l'automobile française et européenne. Ce n'est qu'un bien. Pierre-Jérôme, vous avez eu votre réponse ?

29:43
Invité

Oui, c'était les Allemands qui poussaient à ce recul. Ça ne va pas surtout faciliter et aider l'industrie automobile allemande qui est aussi notre concurrente ?

29:53
Présentateur

Indéniablement, ça aidera effectivement les Allemands et je pense que ça aidera aussi notre industrie automobile française qui n'était pas totalement prête à changer en 2035 et ça aidera au-delà de l'industrie nos concitoyens à pouvoir acheter un véhicule quand on connaît le prix des véhicules électriques et d'ici là, je pense qu'on aura changé de président de la République, on aura été un président de la République qui améliore la souveraineté française et puisse enfin aller concurrencer l'Allemagne sur ce terrain-là. Merci beaucoup, merci Pierre-Jérôme Montenot d'avoir été avec nous, rédacteur en chef de Weho, la télévision locale du Nord.

Merci Pierre-Jérôme et à très vite et merci Jouché Ochard pour avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Steve, nous on se retrouve dans 20 minutes pour l'arbitre de presse régionale. qui devient très aimé. Vous nous chanterez la chanson. Je vais essayer. Allez, on est prêts. En attendant, on va revenir à l'actualité, l'agriculture, les voitures électriques avec le ministre Nicolas Faurissier qui est notre invité. Bonjour Nicolas Faurissier. Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesserudon du groupe EBRAS et les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Ariane. Bonjour Nicolas Faurissier. Bonjour. On va commencer par la crise agricole. Nicolas Faurissier face à la dermatose au gouvernement qui a donc annoncé hier plusieurs mesures dont une accélération de la vaccination dans le sud-ouest et malgré cela, vous l'avez vu, la colère ne retombe pas, les agriculteurs ne lèvent pas les barrages. Est-ce que le gouvernement est face à une situation qui devient politiquement hors de contrôle ?

31:34
Intervenant

Non, je pense que la situation est celle d'une grande émotion dans le monde agricole et dans le monde des éleveurs du sud-ouest en particulier mais c'est vrai aussi de l'ensemble des éleveurs et je le dis en connaissance de cause parce que moi je suis l'élu depuis plus de 30 ans d'une région où on a beaucoup d'élevage à l'étang, charolaises et limousines. Je sais ce que c'est pour un éleveur d'avoir soigné son troupeau de génération en génération avec un énorme travail génétique, avec une passion. Je crois qu'il faut bien comprendre ça et donc forcément il y a beaucoup d'émotions.

Forcément, cette crise qui est très violente, qui est dangereuse, qui peut mettre en cause l'ensemble du septel français si on ne fait rien, si on est catastrophiste, tout ça crée beaucoup d'émotions, beaucoup de tensions. Il est normal que les choses prennent du temps pour revenir dans l'ordre parce que ça suppose qu'on ait été capable de juguler cette crise et d'éradiquer, comme ça a été le cas en Savoie et en Haute-Savoie, la dermatose et sa propagation.

32:29
Présentateur

Mais sauf que là, le gouvernement annonce des mesures et il se passe, c'est-à-dire les agriculteurs ils sont toujours autant en colère. Est-ce que du coup... C'est normal, c'est ce que je suis en train de vous dire.

32:37
Intervenant

Vous avez une grande émotion. Ce qui est important de comprendre, c'est que le gouvernement fait face et je le dis avec, comment dire, beaucoup de gravité parce que la crise est grave. Le gouvernement fait face. Le Premier ministre Sébastien Lecornu nous a réunis à deux reprises.

Moi, je faisais partie de cette petite task force ministérielle pour vraiment regarder tous les éléments qui sont possibles pour mettre en œuvre vraiment le maximum de moyens afin d'une part d'éradiquer cette propagation de la dermatose qui est vraiment encore une fois un vrai risque pour nos éleveurs et deuxièmement d'accompagner et d'aider les éleveurs et notamment ceux qui ont été touchés à pouvoir reconstituer leur cheptel à repartir de l'avant avec confiance. Alors ça va prendre du temps, c'est normal. Il faut que les mesures puissent venir sur le terrain.

Ça passe d'abord par la vaccination de 750 000 bovins dans toutes les zones du sud-ouest de façon à créer une sorte de corridor en plus, bien sûr, de façon à créer une sorte de corridor qui évite la propagation dans le reste du pays parce qu'il y a une grande inquiétude aussi dans les autres régions. Tout le monde est concerné donc il faut qu'on mette ça en œuvre. Le Premier ministre l'a rappelé hier mais on a des objectifs très rapides. On mobilise y compris des forces de l'armée française pour pouvoir transporter, aller chercher des doses supplémentaires.

On va avoir 900 000 doses de vaccination, c'est-à-dire au-delà de ce qui est prévu pour l'instant de façon à avoir une marge de manœuvre. On fait en sorte de mobiliser un maximum de vétérinaires parce qu'on a besoin de bras pour vacciner tous les animaux. Un par un, il y a un problème de contention, c'est-à-dire qu'il faut que les animaux puissent être entre guillemets maîtrisés ou tenus pendant la piqûre. C'est comme un humain. Enfin, il faut qu'on soit là en situation. Et donc, ça demande beaucoup de moyens de bras.

Notamment, on va avoir les vétérinaires de l'armée française, des vétérinaires volontaires, des étudiants volontaires pour revenir renforcer cette opération coup de poing de façon à...

Et puis derrière, vous avez beaucoup de mesures qui sont évidemment mises en œuvre pour accompagner et financièrement et de façon très concrète nos éleveurs et notamment les plus fragiles d'entre eux pour aider à reconstituer les troupeaux très rapidement parce que c'est leur métier, c'est leur vie, il faut les aider et c'est un traumatisme et donc, moi, je lis encore une fois en connaissance de cause mais je crois qu'il y a une énorme implication de l'ensemble des ministres y compris à mon niveau puisque, je termine là-dessus, mais on a aussi un problème d'export.

34:57
Présentateur

Non, mais on va en parler mais juste, vous l'avez dit, vous étiez en réunion hier avec Sébastien Lecornu, hier matin, hier soir. Est-ce que le Premier ministre est inquiet de ce que pourrait devenir cette colère agricole dans les prochains jours ?

35:07
Intervenant

Le Premier ministre, il est lucide et il agit en conséquence et je pense qu'il a une extrême connaissance et une extrême compréhension de la situation sur le terrain. La crise agricole, elle existe déjà de façon latente depuis longtemps. Moi, j'étais... Il y a 20 ans,

35:22
Présentateur

vous étiez en charge de l'agriculture dans le gouvernement Raffarin.

35:24
Intervenant

Absolument.

35:25
Présentateur

Vous dites que cette crise est latente, elle est là.

35:28
Intervenant

Des choses ont changé ? Je pense qu'on n'est plus dans la même époque qu'à l'époque de Jacques Chirac ou de Jean-Pierre Raffarin. Les conditions de concurrence en particulier ne sont pas les mêmes. On a quand même une explosion des épisodies ces dernières années. On le voit un peu à tous les niveaux dans les différents élevages en particulier, l'élevage bovin en ce moment mais ça a été le cas et ça reste un danger possible en matière de grippe aviaire ou des épisodies dans les élevages de tous ordres d'ailleurs. Je pense que les conditions sont différentes.

La pression de la société sur le monde agricole est légitime, mais en termes sanitaires, en termes de bien-être animal, en termes d'évolution des pratiques, en termes d'aspiration écologique est plus prégnante et le monde agricole a un peu le sentiment même si parfois c'est à tort parce que je pense qu'il y a beaucoup de raisons de leur faire confiance et de dire qu'au contraire ils ont beaucoup évolué les agriculteurs mais ils ont le sentiment d'être isolés. Donc peut-être que c'est plus fort aujourd'hui qu'il y a 20 ans, ça c'est vrai. Je rajoute qu'il y a une incertitude générale sur l'évolution du monde, la concurrence internationale.

C'est ce qui explique par exemple à mon sens le rejet massif de l'accord Mercosur même si... On va en parler.

36:45
Présentateur

Est-ce que Sébastien Lecornu a prévu de se rendre auprès des agriculteurs de se rendre sur les barrages et d'aller dialoguer avec eux comme l'avait fait Gabriel Attal ?

36:53
Intervenant

Je n'ai pas à moi de vous répondre là-dessus. La seule chose que je peux vous dire c'est que la préoccupation du Premier ministre et du gouvernement à ses côtés c'est d'abord de trouver rapidement des solutions à cette crise qui nous est imposée à nous tous, aux éleveurs comme au gouvernement. on veut agir avant d'aller sur le terrain. Il ne s'agit pas simplement d'aller sur le terrain pour dire on vous a entendu ce que fait et c'est son...

37:14
Présentateur

Et pour aller sur le terrain il faut expliquer les mesures

37:16
Intervenant

très très bien mais il faut d'abord qu'on ait des solutions concrètes et ça a été l'objet de ces dernières réunions et de ces derniers jours pour mobiliser toutes les forces possibles

37:26
Présentateur

Est-ce qu'il y a d'autres réunions que tu es vue ? Est-ce qu'il y a d'autres mesures envisagées ?

37:29
Intervenant

On a des réunions de consultation je le sais notamment avec les...

37:33
Présentateur

Les syndicats agricoles ?

37:35
Intervenant

Les syndicats agricoles et professionnels il y a évidemment tous les jours un suivi on a un préfet qui a été nommé spécifiquement pour justement suivre la mise en oeuvre très concrètement heure par heure des mesures de vaccination des mesures de logistique qui vont de pair et évidemment de tout ce qui concerne l'accompagnement derrière

37:54
Présentateur

Et pas d'autres réunions avec le Premier ministre prévues pour le moment ?

37:57
Intervenant

Il y en aura autant que de besoin Sébastien Lecornu est quelqu'un d'extrêmement pragmatique qui sent bien et entend bien ce qui se passe dans le pays et qui veut simplement qu'on apporte collectivement des réponses avec beaucoup de rapidité

38:08
Présentateur

Et on le rappelle vous êtes chargé du commerce extérieur 750 000 bovins de plus vaccinés c'est l'annonce hier quel impact sur les exportations ?

38:14
Intervenant

Quand ils sont vaccinés normalement ils ne peuvent plus pendant un certain nombre de jours avec des délais qui peuvent varier être déplacés et être exportés donc la question c'est comment on fait pour réduire au maximum dans la discussion avec nos partenaires les délais pendant lesquels ils ne sont pas exportables le temps que la vaccination fasse son effet c'est ce qu'on a obtenu en discutant avec nos amis italiens pour les troupeaux y compris qui avaient été touchés en Savoie et en Haute-Savoie donc on peut trouver des solutions ça passe aussi par

38:45
Présentateur

et ça marche avec l'Italie la semaine dernière

38:49
Intervenant

les conséquences c'est ce qu'Annie Gennevard en l'occurrence a pu négocier dans la foulée des mesures qui ont été mises en oeuvre en Savoie et en Haute-Savoie vous savez que la propagation de la dermatose est totalement éradiquée et arrêtée parce qu'en ce moment on est dans une période en plus où on exporte beaucoup notamment les jeunes bovins mâles pour aller être engraissés en Italie c'est une tradition

39:10
Présentateur

donc ça a été mis en oeuvre

39:12
Intervenant

pour les Italiens et l'objectif c'est effectivement de discuter avec nos partenaires notamment l'Italie et l'Espagne où vont 90% de nos exportations bovines en fait en Europe et pouvoir les rassurer sur les protocoles qui sont mis en oeuvre en France sur le fait qu'on maîtrise la situation qu'aujourd'hui on a une situation qui est totalement stabilisée il faut qu'on termine le boulot si je puis dire avec notamment cette vaccination

39:36
Présentateur

Est-ce que les bovins vaccinés vont pouvoir être exportés ?

39:39
Intervenant

Ils vont pouvoir l'être mais avec des délais qui sont encore à négocier dans certaines situations

39:43
Présentateur

C'est-à-dire ? Là le délai il est de combien aujourd'hui ?

39:45
Intervenant

Vous avez un délai qui peut être variable mais qui fait que vous ne pouvez pas exporter vos bovins quand ils viennent être vaccinés

39:53
Présentateur

Donc vous travaillez pour réduire ce délai ?

39:54
Intervenant

On travaille pour réduire ce délai parce qu'en réalité il n'y a pas de raison que ça pose un problème

39:58
Présentateur

Autre sujet c'est le Mercosur Oui absolument le Parlement européen a adopté hier des mesures de sauvegarde pour limiter l'impact de l'accord commercial avec le Mercosur donc on rappelle cet accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays d'Amérique du Sud Est-ce que d'abord ça rend cet accord plus acceptable ? Et je vais un petit peu plus loin Paris a demandé carrément le report de l'application de cet accord Qu'est-ce qu'il faut en attendre ?

40:25
Intervenant

La position de la France elle est extrêmement claire En l'état l'accord tel qu'il a été arrêté en fait après un certain nombre d'étapes que je ne vais pas repasser en revue mais en décembre dernier en 2024 à Montevideo il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies des conditions que nous avons posées La première des conditions c'était cette clause de sauvegarde Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroirs plus globales qui ne concernent pas que le Mercosur sur le fait en gros que quand on impose des normes à nos producteurs il faut que les produits importés subissent les mêmes normes On ne peut pas avoir des produits importés qui n'aient pas les mêmes contraintes que les nôtres C'est un principe que la France défend depuis des années et sur lequel peu à peu on avance mais ça fait partie des conditions en particulier pour pouvoir accepter de notre part l'accord Mercosur Et puis troisièmement on l'a toujours dit et moi je pense que c'est extrêmement important à titre personnel pour des raisons qu'on prive très pragmatiques de connaissances du terrain il faut que des contrôles soient vraiment mis en place avec une vraie force des vrais moyens pour vérifier qu'on ne nous raconte pas d'histoire y compris quand dans un élevage d'un pays par ailleurs ami mais il peut se passer beaucoup de choses C'est possible ?

C'est faisable ça ? Est-ce que c'est faisable ? Oui c'est faisable On le fait bien dans nos exploitations On le fait bien dans nos exploitations Nos éleveurs dont on parlait tout à l'heure ils sont très régulièrement contrôlés donc il n'y a aucune raison si on signe un accord qu'il n'y ait pas des vérifications sur le bon respect des clauses de cet accord Donc c'est les trois grandes conditions françaises Mais est-ce que là

41:57
Présentateur

le vote au Parlement d'hier ça rend l'accord plus acceptable ou pas ?

42:00
Intervenant

Je vais dire tout de suite Clause de sauvegarde mesure miroir plus globale et contrôle vraiment renforcé La clause de sauvegarde telle qu'elle a été adoptée hier elle répond pour partie à la demande française et c'est déjà une avancée La seule chose c'est que nous nous voulons qu'elle soit totalement opérationnelle qu'elle soit réellement efficace Donc on a mis alors on va rentrer dans la technique mais on a mis un certain nombre de conditions à tout ça par exemple le fait qu'il y ait la possibilité de changer les codes douaniers pour contrôler l'évolution des importations du Mercosur ou l'évolution des prix de ces importations par exemple sur la loyau les pièces nobles du bœuf et pas simplement sur la carcasse globale Donc ce genre de choses là

42:42
Présentateur

C'est effectivement partie des conditions de la France Est-ce que ce matin vous dites l'accord Mercosur est du coup plus acceptable qu'il ne l'était ou il reste toujours inacceptable ?

42:50
Intervenant

Non, les choses ont progressé mais nous sommes encore dans l'attente de réponses précises Donc vous le qualifiez toujours d'inacceptable ?

En l'état l'accord n'est pas pour nous acceptable Je l'ai redis hier dans l'hémicycle du Sénat très clairement la position de la France est très claire Le président de la République se bat je tiens à le dire pour justement que nous soyons pris en compte et que notamment on se donne le temps d'avoir les réponses C'est la position de la France aussi et quand Sébastien Lecornu demande dimanche dernier d'avoir un report d'un certain nombre de semaines peut-être d'un mois deux mois c'est pas pour embêter nos amis de l'Union européenne C'est parce qu'on a besoin d'avoir des réponses précises

43:24
Présentateur

Qu'est-ce qu'il a eu

43:26
Intervenant

comme réponse sur le report du vote ? Ça je ne peux pas vous dire à ce moment-là à ce moment précis mais la France met la pression si je puis dire pour avoir des réponses précises et ça demande un peu de temps Mais il n'a toujours aucune réponse sur le report du vote Et nous avons un certain nombre de partenaires d'ailleurs qui sont sensibles à ces arguments je pense notamment à nos amis italiens qui ont les mêmes problèmes que nous au regard de cet accord Il ne s'agit pas de bloquer

43:48
Présentateur

Pardon M. le ministre ils sont sensibles mais ils penchent de quel côté de la balance les Italiens ? Est-ce qu'ils vont constituer

43:52
Intervenant

la discussion européenne elle n'est pas simple chaque pays a ses intérêts sa propre analyse nous nous faisons valoir la nôtre nous sommes extrêmement fermes nous avons déjà fait bouger les choses et je tiens à le dire parce que j'entends parfois que la France est isolée etc enfin si la clause de sauvegarde si elle commence à être de plus en plus précise si la commission la semaine dernière nous a donné un certain nombre de premières réponses par exemple sur les moyens de contrôle etc c'est aussi parce que la France s'est mobilisée et on va continuer à le faire parce que c'est l'intérêt de nos filières et parce que c'est l'intérêt moi je le dis comme ministre du commerce extérieur d'avoir un accord qui soit finalement acceptable par tous un bon compromis comme on le fait à l'Assemblée ou entre l'Assemblée et le Sénat au niveau national Est-ce que vous pensez encore

44:33
Présentateur

être en capacité de réunir cette minorité de blocage ? Est-ce que la France peut encore empêcher l'accord du Mercosur ?

44:38
Intervenant

En l'état actuel nous n'avons pas de minorité clairement définie je le dis c'est clair mais en même temps nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive qui vise au fond à se donner le temps un peu plus de temps pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de vraiment rassurer pas simplement en parole mais en moyens en actes en procédures très concrètes très opérationnelles nos amis des filières agricoles qui peuvent être comment dire très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser et je le dis tout de suite parce que c'est important de le rappeler qu'il faut aussi être positif moi j'essaie d'être positif il y a des risques sur la viande bovine sur le sucre sur la volaille sur l'éthanol ça on le sait et donc on met tout en oeuvre et c'est ce qui bloque pour l'instant la situation pour que ces filières puissent avoir des garanties très opérationnelles pour être protégées si jamais il y a trop d'exports ou si les prix bassent trop mais je rappelle quand même que le lait et le fromage les vins et spiritueux l'industrie en général les services l'accès au marché public la protection

45:44
Présentateur

est-ce que vous n'êtes pas un peu tiraillé en tant que ministre du commerce extérieur ? est-ce que vous n'êtes pas un peu tiraillé en tant que ministre du commerce extérieur ? il y a d'un côté les agriculteurs qui n'en veuillent pas mais d'un autre est-ce que vous ne dites pas le Mercosur ce n'est quand même pas une mauvaise nouvelle pour notre balance commerciale ?

45:55
Intervenant

mais moi je pense que c'est une bonne nouvelle tout accord de libre-échange tout accord commercial signé entre l'Union Européenne et donc la France et un autre grand pays une autre grande zone c'est toujours une bonne nouvelle sous réserve qu'il soit équilibré sous réserve qu'il soit fair comme on dit en anglais juste sincère qu'il n'y ait pas des loups qui soient dangereux pour certaines filières que sous réserve et c'est le cas du Mercosur qu'on ne sacrifie pas une ou deux filières au profit des autres et c'est d'ailleurs ce que l'ensemble de la communauté économique patronat industriel grand syndicat agroalimentaire etc pense et il y a une certaine de ce point de vue une certaine cohésion française simplement il faut que nous on avance et mon boulot c'est de dire que un nous sommes fermes que nous ne sommes pas naïfs parce que je pense que le commerce international on ne doit plus être naïf comme on l'a trop été pendant des années mais en même temps il faut aussi être capable honnêtement de reconnaître que c'est important et moi les producteurs de vin spiritu ils attendent qu'une chose c'est que le Mercosur puisse être là pour diversifier leur débouché parce qu'ils ont plus de difficultés en Chine ou aux Etats-Unis

47:03
Présentateur

nous sommes en pleine crise agricole vous l'avez dit sociale aussi pas que sur le plan de la santé si le report de la France si ce qui est demandé par la France n'aboutit pas qu'est-ce qu'on fait avec ces paysans qu'est-ce que vous répondez à ces paysans

47:19
Intervenant

je vais vous dire très concrètement si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons je veux quand même dire que nous aurons déjà obtenu beaucoup de garantie y compris avec la première version de la clause de sauvegarde y compris celle qui a été révisée et augmentée rendue plus concrète ces derniers jours donc on a déjà un acquis de protection nous on veut enfin c'est la position de la France c'est d'aller le plus loin possible et c'est pas simplement la clause de sauvegarde je le rappelle mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroirs c'est-à-dire en gros les normes phytosanitaires sanitaires par exemple qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréales d'autres pays elles doivent s'appliquer à ces pays s'ils veulent rentrer chez nous parce que chez nous c'est comme ça

48:06
Présentateur

mais quel recours si vous n'arrivez pas à obtenir la minorité de blocage est-ce que par exemple vous allez demander vous allez saisir la cour de justice de l'Union Européenne pour faire barrage au Mercosur comme vous l'a demandé le Sénat hier il a voté à la quasi-inamitié

48:18
Intervenant

en l'état actuel c'est ce que j'ai dit au sénateur hier le fait de saisir la cour de justice européenne sur ce texte n'aurait aucun effet en réalité ne changerait rien au processus de majorité qualifiée ou non au sein du Conseil européen donc moi je pense que plutôt que de saisir la cour de justice qui pourrait avoir des conséquences y compris sur la position de la France et la façon dont la France est considérée y compris dans de futures négociations sur d'autres pays nous préférons et c'est ce que j'ai rappelé nous battre pour avoir toutes les garanties nécessaires en matière de mesures miroirs de contrôle évidemment pour améliorer la cour de sauvegarde

48:53
Présentateur

Nicolas Faurissi on va parler des voitures électriques haute annoncière de l'Union européenne oui absolument au niveau européen la commission européenne a décidé hier de revenir sur l'interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique ou hybride à partir de 2035 est-ce que cette décision vous la voyez vous comme une victoire pour notre industrie automobile ou comme un échec de notre transition énergétique

49:14
Intervenant

non je pense qu'il y a une évolution qu'il faut saluer parce qu'il y a plus de souplesse on a plus de temps ça correspond à des inquiétudes profondes de l'industrie automobile en général pas simplement allemande mais aussi française donc la position de la France qui demande depuis le début sans se dédire sur l'objectif de transition je le précise sans renoncer à l'objectif des véhicules électriques mais qui demande d'être pragmatique et de se donner le temps pour permettre notamment aux industriels de faire eux-mêmes leur propre transition industrielle leur évolution sans être comment dire submergé par la concurrence notamment chinoise parce que c'est ça le sujet cette demande de souplesse de délai de pragmatisme elle a été entendue et donc la France s'en félicite mais on ne renonce pas pour autant à ce qui constitue quand même au fond une obligation qui a été communément admise par tous à la transition énergétique à terme

50:11
Présentateur

Mais quelles conséquences de cette décision pour notre industrie pour notre industrie automobile ?

50:16
Intervenant

Écoutez moi je veux d'abord voir le texte très précisément pour pouvoir en parler parce qu'on a eu ça hier soir très très tard mais simplement ce qui est clair c'est que tout ce qui est souplesse tout ce qui est pris en compte des nécessités des contraintes de la transition de nos industriels tout ça va dans le bon sens et c'est je crois ce qu'on peut dire tout de suite après la question c'est aussi quelles sont les conditions du commerce entre notamment la Chine et les constructeurs européens ou américains d'ailleurs c'est pour cette raison et la France avait joué un rôle très important là aussi pour l'obtenir que nous avions réétabli il y a deux ans des droits compensatoires qui rééquilibraient par rapport au prix de vente des véhicules chinois ça a eu des conséquences sur d'autres filières c'est un peu la guerre on a bien compris mais il était essentiel que les véhicules chinois qui sont largement subventionnés en réalité par l'argent public soient vendus à un prix avec ses droits supplémentaires qui soient à peu près concurrentiels avec le coût de revient et le prix de vente français Et on met les moyens suffisants

51:21
Présentateur

pour lutter contre cette concurrence chinoise ?

51:23
Intervenant

On fait tout ce qu'on peut pour être dans le débat c'est pas facile vous avez des sujets très précis qui sont pour l'instant pas résolus je pense notamment au fait que les Chinois produisent et raffinent pratiquement 90% des terres rares d'un certain nombre de métaux critiques donc ils nous tiennent si je puis dire

51:39
Présentateur

D'où la nécessité Comment on peut sécuriser

51:42
Intervenant

ces filières ? J'étais pas plus taire qu'hier avec mon collègue Sébastien Martin ministre de l'Industrie dans une réunion avec les filières industrielles précisément pour mobiliser tout le monde pour trouver les voies et moyens qui nous permettent de développer nos propres filières Elles ont les solutions ?

51:56
Invité

Elles ont les solutions ?

51:57
Intervenant

On a des solutions si on s'en donne les moyens et s'il y a une volonté ça passe notamment par le fait que les entreprises européennes achètent les terres rares qui sont produites ou raffinées par nos groupes mais on a aussi des solutions industrielles à mettre en place en face avec l'accompagnement de l'État des projets qui nous permettront d'être beaucoup plus autonomes Il faut à la fois comment dire savoir extraire et raffiner ce que nous avons dans nos propres sols savoir recycler parce que ça c'est très important donc il faut éviter que des métaux issus de terres rares qui ont déjà été utilisés repartent à l'étranger il faut les garder et les recycler chez nous et enfin troisièmement et ça c'est ce qui est fait depuis un certain nombre d'années mais on accélère vraiment il faut qu'on diversifie nos partenariats avec un certain nombre de pays actuellement on a signé près d'une trentaine d'accords de partenariats dans le monde sur justement des sujets d'extraction minière ou de terres rares

52:49
Présentateur

Dernière question un peu plus politique en ces temps budgétaires Nicolas Faurissier vous qui venez des Républicains est-ce que vous appelez les parlementaires républicains à voter le budget est-ce que vous comprenez la position du président de votre parti Bruno Retailleau qui les appelle à ne pas le faire ?

53:02
Intervenant

Ce sont les députés qui votent à l'Assemblée et je pense qu'ils ont été très clairs y compris au moment du PLFSS sur la nécessité de stabiliser la situation nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée mais pourtant c'est à l'Assemblée que la décision finale se fait donc il faut savoir à un moment en temps des français vous avez 80% de l'électorat de la droite 80% de l'électorat de la droite toutes les études le disent qui est favorable à ce qu'on stabilise la situation y compris s'il y a des compromis avec notamment le Parti Socialiste ou les Verts vous avez 62 ou 63% ça dépend des sondages des français qui demandent la même chose donc il y a un moment il faut bien entendre que les français et les entrepreneurs en particulier je suis bien placé pour en parler en tant que ministre du commerce extérieur de monde ils veulent de la stabilité de la visibilité et moi je pense que voter ce budget voter ce budget c'est stabiliser la situation c'est permettre à nos entreprises de repartir c'est permettre aux pays de fonctionner parce que si on a une loi spéciale demain ou après-demain je vais vous dire on va encore perdre 3 mois et ça va nous coûter une fortune et deuxièmement et c'est très important pour moi mais je ne l'entends pas trop finalement je pense qu'il faut qu'on stabilise la situation pour avoir un débat précisément sur les sujets que Bruno Retailleau évoque et d'autres il faut que 2026 soit le moment du débat public où on clarifie où on dit les vérités où on dit les choses où on fait de la comparaison internationale pour préparer 2027 et les français trancheront mais si on ne se pose pas on ne peut pas avoir ce débat on va continuer à être dans les postures dans les concurrences et dans l'incertitude totale ce qui fait que très concrètement dans ma ville de la Châpre moi les commerçants dans le Berry ils me disent on ne vaut rien parce que pourquoi les consommateurs ils sont inquiets ils épargnent comme jamais donc il faut sortir de cette spirale et c'est là que je je ne suis pas totalement en accord avec Bruno mais il a d'autres perspectives

54:51
Présentateur

il a d'autres perspectives il fait de la politique

54:56
Intervenant

non il a une vision qui est différente un agenda qui est différent mais je pense que dans le moment et c'est pour ça que moi je suis rentré au gouvernement il faut qu'on se concentre sur l'intérêt général du pays à court terme à moyen terme et qu'on permette d'avoir ce débat et les français trancheront en 2027

55:10
Présentateur

Merci beaucoup Nicolas Faurissier merci d'avoir été notre invité Fabrice la une de l'Alsace c'est l'automobile l'Europe qui freine sur le tout électrique Comme par hasard Comme par hasard Merci beaucoup Merci Fabrice et bonne fête on se retrouve à la rentrée et on regarde tout de suite ce qu'il y a la une de nos régions Et c'est l'heure de notre reportage en région à une semaine de Noël les marchés de Noël rencontrent un vif succès dans le pays je vous emmène sur les bords de chair que vous connaissez bien Nicolas Faurissier à Savonnière où des lutins bénévoles s'activent pour faire vivre ce marché reportage signé Aurélie Renaud pour nos partenaires de Val-de-Loire TV La réussite d'un marché de Noël repose sur un joli décor les bords du chair et sur les lutins bénévoles ils sont une trentaine à travailler depuis plusieurs mois pour tout préparer notamment les décorations Patrick nous montre le traîneau c'est lui qui a fabriqué les reines

56:07
Locuteur 5

Découpe des grandes planches la peinture en X fois parce que ça a été un petit peu un petit peu difficile pour avoir le rendu le final

56:18
Présentateur

A la manœuvre deux associations la compagnie saponarienne de loisirs et celle de la boule saponarienne tous ensemble ils ont installé les chalets et sollicité les exposants Des fidèles qui viennent depuis 4 ans

56:32
Invité

des nouveaux qui ont déjà sollicité leur venue pour l'année prochaine

56:36
Présentateur

Dans l'un des petits chalets on retrouve Audrey elle est éleveuse de vaches et de brebis à deux pas d'ici à Berthenay Est-ce que les saponariens sont gourmands ce matin ? Oui oui la rillette de veau a forcément du succès parce qu'elle est onctueuse et donc du coup elle passe très bien à l'atterritif voilà Là la petite rillette visiblement de veau avec le cornichon elle a rempli d'étoiles les yeux de mon fils alors j'en prends La spécialité de Christophe les boissons à base de décoction de plantes et il a quelques conseils de dégustation Je vous conseillerais quelque chose

57:10
Locuteur 9

d'un petit peu d'étrange qui s'appelle pomme à spirule la spirule étant une plante sauvage qui est utilisée depuis le Moyen-Âge pour aromatiser les boissons et avec le jus de pomme ça vous donne une petite pointe cannelle

57:20
Présentateur

et un petit côté de tarte tatin qui ira tout à fait avec l'esprit de nourriture Après avoir rempli leur hôte les visiteurs se réconfortent avec un petit pain local cuit au feu de bois la fameuse fouet à garnir et à déguster sous le sapin Vous allez en faire qu'un beaucoup vous pensez ? Ah là aujourd'hui sur les deux jours à peu près entre 800 et 1000 A Savonnière c'est un peu les fêtes avant l'heure une petite pêche à la ligne et c'est déjà Noël

57:46
Invité

C'est vrai que c'est très familial donc voilà c'est ce qu'on recherche c'est notre petit rituel tous les ans

57:51
Présentateur

Un porte-clés pour ce petit bonhomme de quoi le faire patienter jusqu'au 25 décembre Et voilà avant de profiter des plaisirs des marchés de Noël Simon va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale et on commence évidemment par la colère des agriculteurs qui ne retombe pas 750 000 bovins supplémentaires vont être vaccinés contre la dermatose nodulaire annonce du gouvernement avec un objectif rassuré des éleveurs très inquiets très mobilisés dans le sud-ouest mais l'inquiétude touche toute la France regardez le courrier de l'ouest qui parle de malaise dans la région d'Angers où des agriculteurs se mobilisent pour dénoncer l'abattage des troupeaux à ce jour plus de 3300 bêtes ont été sacrifiées sur un cheptel de 16 millions de têtes

58:32
Invité

sur toute la France le courrier Picard évoque lui une colère paysanne qui se remet en route sur fond de semaine décisive pour le traité du Mercosur on en parlait tout à l'heure

58:43
Présentateur

et on va justement se rendre dans le sud-ouest au cœur des blocages et de la contestation on est à Pau bonjour Nicolas Rebière merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef de la République des Pyrénées les Pyrénées-Atlantiques qui sont particulièrement concernés on en est où justement des blocages et quelles sont les répertitions concrètes pour les habitants Alors on n'en est que depuis maintenant depuis samedi l'autoroute A64 qui on va dire la colonne vertébrale

59:12
Locuteur 9

de l'ouest des Pyrénées entre Toulouse et Bayonne est coupée à la circulation et donc ça provoque un report sur les voies

59:22
Présentateur

sur les voies secondaires c'est ce qu'on a ce qu'on a constaté hier en appelant des mers entre Pau et Bayonne sur les itinéraires bis on va dire sur les départementales mais il faut savoir aussi que la route depuis le Pays Basque vers la France et le nord d'Espagne était coupée aussi depuis lundi hier soir ça s'est un peu débloqué le préfet des Pyrénées-Atlantiques a ouvert quelques camions dans le sud-nord c'est-à-dire Espagne-France mais par l'eau de 200 et le reste du trafic notamment nord-sud reste coupé ce sont les agriculteurs de la coronation rurale qui occupent ces autoroutes et de la même manière d'ailleurs que la 65 est coupée elle aussi entre Pau et Bordeaux dans le sens nord-sud donc ça ne bouge pas c'est bloqué depuis ce week-end et en fait depuis vendredi soir la coronation rurale a installé tous ces barrages suite à la déclaration d'un cas de DNC dans les Hauts-Pyrénées-Voisines

1:00:24
Locuteur 9

comment comment comment comment on en sort on en sort avec difficulté

1:00:31
Présentateur

puisque dans les Hauts-Pyrénées la campagne de vaccination a commencé dans les Pyrénées-Atlantiques le préfet vient d'annoncer ce matin très tôt qu'il lançait la campagne de vaccination avec 700 000 pardon 200 000 vaches à vacciner on a beaucoup de vaches dans les Pyrénées-Atlantiques Nicolas quelles sont les perspectives d'évolution qu'est-ce qui pourrait débloquer la situation c'est très compliqué les agriculteurs de la coordination rurale ne veulent pas entendre parler d'abattage de troupeaux d'abattage totaux de troupeaux or c'est la stratégie du gouvernement mais qui est aussi la stratégie des vétérinaires c'est une stratégie que la FDSEA qui est syndicat majoritaire dans les Pyrénées-Atlantiques soutient on a

1:01:15
Locuteur 9

la présidente de la FDSEA à 64 qui dans nos colonnes ce matin confirme qu'ils sont même prêts à aider à la vaccination parce qu'il y a une difficulté c'est difficile de vacciner autant d'animaux

1:01:29
Présentateur

ils sont très éparpillés ça peut être dans des exploitations de montagne dans des exploitations de plaine et la présidente de la FDSEA dit qu'elle était

1:01:37
Locuteur 9

même en train de constituer un groupe pour aider les vétérinaires parce qu'il manque de moins pour vacciner afin que la vaccination soit le plus rapide

1:01:45
Présentateur

possible merci beaucoup merci Nicolas Rebière d'avoir été avec nous pour nous parler de cette crise agricole qui se poursuit donc et particulièrement chez vous dans le sud-ouest Steve on continue avec le reste de l'actualité à la une de nos régions c'est l'Union Européenne qui recule en matière de tout électrique et ça fait la une de plusieurs quotidiens ce matin la dépêche du midi le républicain lorrain face à la crise que traverse le secteur de l'automobile

1:02:10
Invité

en Europe l'Union Européenne a donc renoncé hier à imposer aux constructeurs de passer au tout électrique

1:02:16
Présentateur

à partir de 2035 c'était pourtant une mesure emblématique du grand pacte vert européen les constructeurs pourront continuer à vendre une part limitée

1:02:24
Invité

de voitures neuves équipées de moteurs thermiques ou hébrides alors même que l'Union Européenne affirme toujours vouloir atteindre

1:02:30
Présentateur

la neutralité carbone d'ici 2005 Antoriane Emmanuel Macron était à Marseille hier le président a martelé sa détermination à mener la guerre contre le narcotrafic ça fait la une de la marseillaise le déplacement présidentiel a débuté par un temps de recueillement sur la tombe de Medi-Kessassi assassiné mi-novembre pour intimider son frère militant engagé dans la lutte contre le trafic de drogue une annonce à retenir d'Emmanuel Macron l'augmentation de l'amende contre les consommateurs l'amende forfaitaire passera de 200 à 500 euros 500 balles et c'est tout nous dit la marseillaise quelles sont les trois ambitions de Stéphane Le Folle déjà remporté les élections municipales regardez cette une du Maine Libre ce matin le maire PS du Mans a annoncé hier sa candidature pour le scrutin du mois de mars il est à la tête de la ville depuis 2018 et ne veut pas que ça s'arrête il a lancé officiellement sa campagne hier dans une brasserie du Mans trois priorités affichées pour sa ville le logement la santé et l'éducation Rianne on termine par ce buzz qui fait la une du télégramme cette pub dont tout le monde parle la pub de Noël d'Intermarché a fait le tour du monde ça a redonné vie aussi à Claude François et à son titre le mal aimé qui accompagne ce loup devenu végétarien pour se faire accepter des autres animaux de la forêt ça fait la une du télégramme le titre de Claude François qui cartonne aux Etats-Unis en Suisse au Canada en Angleterre bref immense succès pour cette pub qui totalisera dans les prochaines heures combien de vues vous le savez plus d'un milliard j'imagine vous avez vu mon texte j'ai pas vu mais j'ai écouté le PDG d'Intermarché un milliard de vues sur le groupe Intermarché vous allez acheter la peluche parce qu'elle va être commercialisée mais oui mais qu'en 2026 oui donc ce sera pour Noël pour Noël prochain et du coup vous nous chantez pas Claude François non j'ai oublié j'ai oublié les parents non ça sera pour 2026 merci beaucoup merci Steve on va revenir à l'actualité on en parlait avec vous et cette colère agricole qui ne retombe pas les agriculteurs qui continuent les blocages malgré les annonces hier soir du gouvernement elles sont résumées par Marion Lampage réunion de crise hier soir à Matignon pour tenter d'enrayer la colère Annie Gennevard la ministre de l'agriculture promet de faire vacciner 750 000 bovins dans les semaines qui viennent et d'acheminer 400 000 doses supplémentaires de vaccins dès demain sans oublier l'indemnisation

1:04:51
Invité

le gouvernement a décidé d'un fonds de soutien de plus de 10 millions d'euros qui sera destiné au soutien direct aux petits élevages des zones touchées à la fois des exonérations de charges sociales et fiscales

1:05:06
Présentateur

de son côté le premier ministre Sébastien Lecornu

1:05:09
Invité

est revenu sur les violences de la semaine dernière il dénonce des militants violents venus de l'ultra gauche les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra gauche que vous devez dénoncer mesdames et messieurs

1:05:31
Présentateur

Sur le terrain les agriculteurs restent mobilisés la stratégie d'abattage systématique dès la détection d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse reste fortement contestée

1:05:41
Invité

Puis aujourd'hui qu'on abatte la vache qui est réellement malade on est d'accord mais le troupeau après qu'on le mette en quarantaine on fusille pas un troupeau comme ça se fait aujourd'hui Au total

1:05:52
Présentateur

113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie Plus de 3300 bovins ont été abattus sur un cheptel national de 16 millions de têtes Et on va en parler avec nos éditorialistes Bonjour Françoise de Gouard Bonjour ma chère Auriane Comment allez-vous ?

Ça va très très bien Et bonjour Hubert Coudurier Bonjour Auriane Ça va Hubert Directeur de l'information du Télégramme Et on va donc revenir sur cette crise agricole et les blocages qui continuent malgré des annonces hier soir du gouvernement ça veut dire que le gouvernement politiquement n'arrive pas à endiguer cette colère Alors le gouvernement comme beaucoup de gouvernements n'arrive pas à endiguer la colère On voit bien quand même une dégradation comment dirais-je de la psyché ai-je envie de dire de tout ce monde rural qui paraît aujourd'hui en fait au bout du rouleau Je vous rappelle que l'an dernier à la même époque vous aviez une crise vous aviez Gabriel Attal nouveau Premier ministre à peu près décembre-janvier qui venait faire des annonces sur des bottes de paille avec l'effet qu'on a eu un salon de l'agriculture désastreux pour Emmanuel Macron et on a bien compris que cette crise en fait elle est latente elle revient etc elle est sous l'ombre portée du Mercosur c'est pour ça que j'espère vraiment véritablement que la signature sera reportée et que la France aura une minorité de blocage demain pour reporter la signature parce que imaginez si le Mercosur se rajoute sur ce moment français ce moment agricole français où on voit très bien qu'on a une profession qui est au bout en fait du rouleau je ne suis pas en train de faire du misérabilisme il y a des agriculteurs qui vont bien et qui le disent mais la réalité si vous voulez ne commencez pas à attaquer sur le sud-ouest parce que je vais mordre la réalité si vous voulez la réalité il y a une erreur qui a été commise dès le début la semaine dernière en Ariège pour abattre des troupeaux c'est un jeune préfet qui venait d'être nommé qui a fait du zèle on n'envoie pas les gendarmes mobiles on n'envoie pas les lacrymos on n'envoie pas les hélicos on ne parle pas comme ça en fait avec le monde rural et je ne leur passe pas tout je dis juste que quand on a rien réglé depuis le début du commencement à la fin quand on a saupoudré on fait les choses autrement et d'ailleurs le problème de l'agriculture c'est qu'il y a une grande disparité géographique territoriale et par secteur quand on a commencé à abattre des bêtes en Savoie donc on en parlait tout à l'heure il n'y a pas eu de résistance nous en Bretagne il n'y a pas de cas de dermatose constaté ensuite le temps d'incubation est lent donc ça oblige aussi à prendre des mesures un peu drastiques par ailleurs il y a 20% de la population paysanne qui vit mal et qui est en souffrance et donc tout ça finalement se percute et finit par aboutir aux manifestations paysannes avec les maladresses que vous dénoncez à juste titre on est d'accord bien sûr mais qui sont en même temps imposées par des réglementations ou des exigences sanitaires et aujourd'hui tout ça avec les chaînes d'information qui font l'agenda politico-médiatique maintenant tout ça finit par faire une crise où l'hystérie est totale et c'est très attendons et c'est et c'est là où on voit aussi les limites de Sébastien Lecornu qui n'est pas forcément le meilleur pour désamorcer ce genre de crise Attal était plus réactif et moi je ne suis pas d'accord et Sébastien Lecornu il est pour l'instant il est pas mal en ramine agrobis à l'Assemblée pour essayer de faire ses arrangements mais sur une crise à chaud comme ça il a du mal à exister mais je ne suis pas d'accord parce que la vie ce n'est pas la communication moi je vous tiens très bien de Gabriel Attal jeune non non ça n'est plus la communication c'est strictement ce que les français ne peuvent plus supporter c'est exactement ce que Gabriel Attal ah bon et Bardella c'est quoi alors mais vous verrez que ça s'effondrera de la même manière je suis désolé mais c'est pas parce que vous avez des sondages que vous avez à la fin d'une élection je vous assure que le délire TikTok et la com les gens ne peuvent plus le supporter Gabriel Attal sur ses bottes de paille mais regardez ce que ça a donné et ce Premier ministre qui évidemment est éjecté par non mais je ne suis pas pour mais ça impacte énormément non mais il n'y a rien qui impacte du tout ça n'a rien fait c'est pas lui qui a fait se lever les barrages il y a eu des mesures moi je crois au contraire que le cornu alors je ne vais pas plaider c'est pas mon camp entre guillemets mais enfin je pense que Sébastien Lecornu il est beaucoup plus comment dirais-je non mais il y a des secteurs agricoles qui vont bien même si par exemple nous en Bretagne on n'a pas de problème sur la viande bolide mais vous avez vos problèmes avec le porc on connait ça par cœur donc ce n'est pas le sujet oui mais le problème c'est de tout globaliser à un moment donné on n'arrive plus sur Sébastien Lecornu Sébastien Lecornu au contraire d'abord c'est un élu d'un département alors là à l'étang c'est un élu de l'heure donc il connait parfaitement les produits agricoles les problèmes agricoles justement ce Premier ministre n'est pas dans la com à tout craint je vous le dis que les gens ne peuvent plus supporter regardez toutes toutes les enquêtes et toutes les études sociologiques les Français ne peuvent plus supporter leur politique quelle qu'il soit donc je vous dis juste que Sébastien Lecornu il a compris le truc hier quand il a dit il y a une maladresse qui a été commise c'est le premier qui reconnue il était temps oui mais d'accord mais en attendant qui l'a fait est-ce qu'Emmanuel Macron l'a fait est-ce qu'Anique Gennevard l'a fait il est fait à Marseille écoutez moi je veux bien tout ce qu'on veut les gouvernements mais arrêtez si vous avez à défendre Sébastien Lecornu je sais bien que sa cote de popularité est plus élevée que celle d'Emmanuel Macron mais arrêtez est-ce que je suis là-dedans je défends juste je casse surtout votre idée générale cette baisse de fascination que vous semblez tous encore avoir pour Gabriel Attal qui s'effondre dans les sondages qui a en gros tous les défauts d'Emmanuel Macron sans avoir ses qualités ça m'ennuie que vous m'expliquiez que l'an dernier il a réglé la crise en se mettant sur une botte de paille franchement c'est pas sérieux non mais j'essaie de vous expliquer un peu aujourd'hui effectivement à quel point on est dans la politique spectacle et à quel point qui est complexe et qui met en scène des gens qui effectivement sont en réelle souffrance c'est difficile à désamorcer et c'est difficile de segmenter les problèmes on arrive à être d'accord oh là là on va parler du Mercosur vous allez peut-être être moins d'accord et on va écouter ce qu'en pense Bruno Retaille

1:12:12
Invité

Emmanuel Macron quel est son choix c'est ce qu'attendent les agriculteurs de sa part de la part du chef de l'État parce que quand il est au Brésil il dit oui et quand il est à Paris il dit non on est dans le en même temps on est dans le pur macronisme ce que je veux redire je ne suis pas du tout moi contre a priori les accords de libre-échange à une condition c'est qu'ils préservent nos intérêts à une condition aussi c'est qu'on n'importe pas par ces produits-là des pratiques des produits qu'on interdit sur le sol national

1:12:43
Présentateur

Hubert est-ce que Bruno Retaille a raison de dire qu'Emmanuel Macron doit clarifier sa position sur le Mercosur ou est-ce que désormais vous paraît clair ? Non mais le problème c'est qu'on n'est plus en 1965 De Gaulle a dit on pratiquait la politique de la chaise vide à l'époque il y avait 6 pays adhérents de la communauté la France dominait l'Allemagne vous avez bien vu que puisque l'Allemagne n'était pas réunifiée vous avez bien vu que là le petit recul sur l'interdiction des véhicules thermiques par la commission européenne c'est sous la pression de l'Allemagne

1:13:15
Locuteur 6

ça s'est fait

1:13:16
Présentateur

donc aujourd'hui on est noyé dilué dans un ensemble à 27 ça ne veut pas dire qu'on n'a pas encore des marges de manœuvre des marges de négociation des capacités à faire des coalitions donc on va en parler mais malgré tout bon Emmanuel Macron effectivement il a tenu un discours parfois contradictoire là-dessus et c'est une négociation qui a été lancée il y a 15 ans aussi et donc on se réveille un peu au dernier moment Oui alors moi je suis absolument d'accord avec ce que dit Hubert mais justement c'est un moment clé le vote de demain au Conseil de l'Europe c'est un moment clé parce que la France reste quand même on est d'accord la plus grande puissance agricole de l'Union Européenne la France pèse quelque chose avec l'agriculture la France effectivement a reculé sous la pression industrielle de l'Allemagne aujourd'hui est-ce qu'on peut faire un état des troupes si vous voulez on va rappeler aux gens qui est-ce qui est pour le Mercosur évidemment l'Allemagne parce que limousine bagnole et machine outil c'est une vraie question sur l'agriculture quand est-ce qu'on va la sortir des traités internationaux c'est-à-dire en gros mon entrecôte contre ta limousine à un moment donné ça ne peut plus marcher donc en gros la France l'Allemagne l'Espagne les pays scandinaves évidemment sont pour cet accord et puis la France mais la France n'est pas seule donc Emmanuel Macron il zigzag comme toujours il est au Brésil à Rome fait comme les Romains au Brésil fait comme les Brésiliens c'est-à-dire qu'il est au Brésil il y a un mois et demi il dit oh finalement cet accord est pas mal il est chéloulin bon il aurait pu s'en passer bref là certains disent que c'est pas si mal que ça permet d'exporter c'est pas si mal et qu'il n'y a pas que des inconvénients sauf pour certains c'est pas si mal quand vous faites l'addition globale c'est pour ça que je vous dis que sur l'addition globale peut-être qu'on a un petit gain mais encore une fois est-ce qu'on peut mélanger les limousines les machines outils et l'agriculture ça me paraît impossible

1:15:06
Intervenant

et imposer des clauses de sauvegarde

1:15:07
Présentateur

nous aujourd'hui on a la France et Mme Macron est assez claire il veut repousser le Mercosur il sait très bien si le Mercosur est signé dans un contexte actuel français ça va être l'explosion générale donc il veut mais est-ce qu'il peut le faire parce qu'on avait le ministre Nicolas Faurissier qui disait que pour le moment il n'y avait pas de réponse bon écoutez et qu'en plus ils n'avaient pas la minorité de blocage mais écoutez ça dépendra de Georgia Meloni alors c'est quand même malheureux que quelle revanche pour les Italiens quelle revanche pour les Italiens ce pays méprisé qui nous fait la leçon et qui a compris que les Français regardaient avec une certaine condescendance et qui aujourd'hui nous disent ah bah dites donc chez vous c'est très instable alors que même pendant ils ont eu des décennies d'instabilité politique je suis d'accord mais enfin moi je ne regarde pas du tout l'Italie vous savez ce que disait Jean Cocteau les Italiens sont des Français de bonne humeur c'est tout à fait exact donc je veux dire Georgia Meloni avec son poids avec la pondération vous savez que la minorité de blocage ça dépend du nombre d'habitants que vous regroupez etc c'est elle qui va faire la différence mais vous savez le succès de Georgia Meloni c'est d'abord il est lié au fait qu'elle a reçu négocier extrêmement habilement grâce à Mario Draghi et elle a obtenu 200 milliards d'euros qui ont remis son économie à flot et même aujourd'hui quand vous voyez Victor Orban qui essaie de faire du blocage par rapport aux institutions européennes il arrive un moment où la communauté dit bah si c'est comme ça on n'aurait pas d'argent et donc si vous voulez tout est une négociation financière c'est pour ça que Georgia Meloni si elle part avec la France la France elle a la Pologne elle a l'Autriche elle a l'Irlande mais ça ne suffit pas si l'Italie bascule comme le laisse entendre Georgia Meloni et comme le laisse entendre son ministre de l'agriculture Francesco Lollobrigida oui c'est le neveu de Gina Lollobrigida je préfère le préciser pour les gens qui l'écoutent et bien si elle va jusqu'au bout c'est vrai et c'est en plus le beau frère de Georgia Meloni il a épousé sa soeur c'est vrai comme une italienne c'est vrai comme une italienne c'est vrai comme une italienne c'est surtout ça s'appelle du népotisme ça s'appelle l'extrême droite donc en tout cas allez elle a placé ça non non je l'ai placé si d'aventure comment dirais-je demain au vote non mais c'est important pour les gens qui écoutent si l'Italie se range avec la France le traité la signature serait reportée de quelques mois et c'est je pense dont la France a besoin oui mais c'est une fuite en avant et c'est une volonté de gagner du temps par rapport à quelque chose qui est un peu inéluctable et c'est clair qu'aujourd'hui l'Europe a besoin de mieux se protéger mais on a un train de retard on va continuer à parler de Macron mais sur un autre sujet puisque le chef de l'État était hier en déplacement à Marseille et on va aller dans la cité fosséenne bonjour Olivier Biscay merci beaucoup d'être avec nous Olivier directeur de la rédaction du journal La Provence Olivier Emmanuel Macron a donc passé la journée d'hier à Marseille qu'est-ce qu'il faut retenir de cette visite ?

D'abord une rencontre une rencontre avec Amine Kessassi qui est le frère de Mehdi Kessassi exécuté il y a un mois à Marseille vous le savez il s'est recueilli sur la tombe de Mehdi Kessassi c'était une rencontre attendue une visite attendue et très symbolique vous l'imaginez le président de la République s'était engagé auprès d'Amin Kessassi être là auprès de lui un mois après cette exécution beaucoup de familles évidemment auraient voulu le rencontrer ce président de la République pour évoquer les dérives du narcotrafic les mafias et les effets de la mafia sur le terrain beaucoup de conseillers ont rencontré ces familles là mais hier soir il y avait un peu de frustration et beaucoup d'attentes encore chez les familles des victimes du narcotrafic une rencontre des visites également puisque le président de la République est allé à la fois au commissariat au Beaumet et à la gare centrale autour d'une thématique que l'Elysée a appelé régalienne évidemment montrer que Marseille en grand lancée il y a 4 ans en 2021 avait des effets positifs à Marseille 5 milliards d'euros qui se traduisent sur la sécurité les Beaumet 3 l'extension de la prison et puis ce commissariat dans le 13-14 avec le renforcement des policiers en tout cas pour l'Elysée c'était majeur de montrer que là encore un mois après l'exécution médicale l'Etat régalien est là très présent puis montrer aussi que Marseille en grand qui est parfois décrié par une partie de l'opposition a eu des effets positifs tout au long de ces 4 dernières années et puis une mesure qu'il faut retenir liée là encore au narcotrafic le président de la République a annoncé le passage de 200 à 500 euros l'amende contre les consommateurs de drogue là aussi fil conducteur tout au long de la journée de la visite du président de la République qu'il avait annoncé il y a un mois après l'exécution venir à Marseille et montrer que l'Etat est présent ne reculera pas face au narcotrafic il l'a répété tout au long de la journée Olivier Emmanuel Macron qui a également rencontré vos lecteurs les lecteurs de la Provence comment s'est passé face au lecteur que vous avez animé près de 300 lecteurs en effet vous le savez le président a entamé il y a quelques semaines maintenant un tour des presses quotidiennes régionales la Provence avait choisi de l'inviter de l'accueillir pour parler réseaux sociaux démocratie jeunesse évidemment et également d'ingérence étrangère 300 lecteurs qui l'ont interrogé sur tous ces sujets le président de la République a rappelé combien il fallait probablement interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans et des lecteurs qui voulaient l'entendre également sur cette place des réseaux sociaux à l'école dans les établissements scolaires et puis au sein des quartiers puisqu'une des thématiques évoquées pendant cet entretien portait sur le recrutement des jeunes sur les réseaux sociaux les violences et les bandes criminelles organisées qui utilisent les réseaux sociaux dans les quartiers et qui utilisent ces réseaux sociaux pour recruter des jeunes donc un face au lecteur de deux heures qui a permis d'aller un peu plus loin sur le sujet il restera évidemment maintenant vous le savez à aller un peu plus loin dans le concret des propositions de loi en janvier en tout cas le président s'est engagé à aller très loin sur ce sujet Merci beaucoup Olivier Biscay d'avoir été avec nous directeur de la rédaction de la Provence et on voit votre une c'est Emmanuel Macron réseaux sociaux les interdire au moins de 15 ans à la une de votre journal Merci beaucoup Olivier Biscay d'avoir été avec nous Un mot sur ce Tour de France Hubert puisque vous représentez ici la presse quotidienne régionale c'est un impact ce Tour de France qu'a entamé Emmanuel Macron avec les lecteurs de la PQR ?

Écoutez nous on ne s'y est pas associé parce qu'on n'est pas la voiture balai de la communication élyséenne et qu'on considère

1:21:36
Locuteur 6

On s'y ture avec vos collègues

1:21:37
Présentateur

Non mais on considère si vous voulez que bon alors si le président vient à Brest on l'accueillera évidemment mais ça avait commencé avec les gilets jaunes et donc on considère que ce n'est pas non plus notre rôle de se prêter à ce genre d'opération de communication Pour le reste c'est vrai que les problématiques qui sont posées sur l'interdiction des réseaux sociaux les algorithmes les fake news sont des vrais problèmes oui on ne conteste pas C'est important de parler via les lecteurs de la presse régionale aussi Tout à fait mais bon vous savez qu'on n'est pas non plus sur le numérique et les réseaux sociaux on a une culture nous traditionnels on n'est pas les meilleurs là-dessus Oui honnêtement moi je comprends Emmanuel Macron veut se réinventer c'est évident il veut finir le quinquennat avec quelque chose le problème si vous voulez c'est que c'est un vrai sujet mais qui est déjà porté je vois la une de la Provence j'aime beaucoup j'apprécie énormément Olivier Biscay que je connais depuis très longtemps j'aime beaucoup ce journaliste et ce directeur de journal mais la réalité si vous voulez faire la une sur les interdits au moins de 15 ans j'ai juste envie de pleurer c'est ce qu'a fait l'Australie il y a une semaine c'est à dire que Emmanuel Macron qui veut se réinventer va piquer de ci de là des idées ou des choses qui sont en train d'être faites aux Etats-Unis on réfléchit par exemple dans certains états à la responsabilité pénale des patrons de plateformes en cas de stress et même de suicide d'adolescents donc on va très loin donc là il picore il en fait s'il est son sujet pour essayer de remonter et de se réinventer dans ce quinquennat Mais l'enjeu est européen c'est la capacité de l'Europe pour bloquer les gaffars je voudrais tellement qu'il se mette en scène pour se battre sur le Mercosur et sur les sujets véritablement sur lesquels on l'attend et sur lesquels il a été assez peu présent la lutte sur le narcotrafic Marseille-en-Grand oui écoutez il y a des choses qui ont été faites mais la réalité c'est que Marseille-en-Grand qu'est-ce qui s'est passé depuis Marseille-en-Grand Marseille-en-Grand Non mais en réalité Marseille-en-Grand En réalité je suis d'accord avec Françoise il y a des choses qui ont été faites on ne peut pas le contester même si entre les annonces de chiffres et la réalité il y a aussi tout le problème de la technologie française et de la capacité à dépenser et à investir au bon endroit au bon moment mais le problème c'est l'immensité des problèmes le narcotrafic c'est une guerre sans fin on le voit aux Etats-Unis on l'a vu en Italie c'est répressif on l'a vu en Italie bon là on a annoncé qu'il y a un certain nombre de choses commissariat extension des baumettes gare TGV jusqu'à Nice bon c'est bien mais cette ville il y a un quart de la population qui vit sous le seuil de pauvreté qui évidemment fournit fournit des choufs et de la main d'oeuvre pour les narcotrafiquants plus largement on a quand même intérêt collectivement si vous voulez à ce qu'Emmanuel Macron ne sombre pas plus encore dans les GN et dans l'enfer des sondages Emmanuel Macron qu'on l'aime ou pas c'est la clé de voûte puisque c'est le président de la République je ne sais pas comment on va passer l'année 2026 franchement vu comme on est parti mais on ne pourra pas la passer si on a un président de la République qui continue à chuter chuter il devient tellement inaudible il pourrait il pourrait se faire oublier un peu il communique trop les problèmes sont énormes la France est à un tournant elle a besoin d'une reprise en main elle ne veut plus l'entendre notamment en termes de réindustrialisation elle ne veut plus l'entendre sur les problèmes français il faut faire moins de com et travailler plus sur le fond et juste sur la lutte contre la guerre lancée contre le narcotrafic on va écouter le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez

1:25:05
Invité

depuis 2017 il a complètement révolutionné la lutte contre le trafic de stupes

1:25:12
Locuteur 9

il a révolutionné bien sûr

1:25:13
Présentateur

il nous a demandé de créer l'OFAST c'est ce qui a été fait on a décloisonné on démantèle de plus en plus de réseaux on a des moyens juridiques des moyens budgétaires avec le projet de loi de 2026 budgétaire qui j'espère sera voté on aura 700 emplois supplémentaires 300 qui rendent sur la criminalité organisée donc on ne lutte pas les moyens pour l'investigation on attaque la pieuvre et on essaie de l'attaquer à la tête on aura avec la loi narco la possibilité de geler

1:25:35
Locuteur 9

administrativement des avoirs c'est-à-dire que les préfets pourront prendre des décisions de gel d'avoirs contre les narco-trafiquants donc on s'attaque évidemment à la pieuvre je ne peux pas Benoît Payan laisse à penser qu'on s'attaque aux consommateurs les consommateurs oui c'est un problème c'est un problème s'il n'y avait pas de consommateurs il n'y aurait pas de trafic c'est juste ce qui est dit

1:25:50
Présentateur

les mesures de la loi narco-trafique il y a ce que disent le ministre intérieur et Emmanuel Macron la responsabilité des consommateurs est-ce qu'il faut s'attaquer à ça aussi ou pas ?

je ne crois pas du tout à ça c'est comme quand on a voulu pénaliser les clients de la prostitution ça ne fait pas baisser la prostitution au contraire ça met encore plus les prostituées dans des réseaux encore plus sauvages je pense que tout ça c'est de la démago on vous tape au portefeuille par contre ce qu'a dit Laurent Nunez avant c'est très bien gel des avoirs gel des biens attaque directe là où ça leur fait mal au portefeuille je redis l'Italie a vraiment réussi l'Italie a réussi à venir en vous l'Italie a eu la décennie de plomb aussi je suis d'accord avec vous elle a pris les consommateurs les consommateurs est-ce qu'il a raison d'augmenter l'armante faupéter est-ce qu'il faut s'attaquer plus aux consommateurs oui mais ce n'est pas la solution et puis derrière tout ça il y a un enjeu politique c'est-à-dire qu'en réalité l'alliance entre Franck Alizio le candidat du RN et Stéphane Ravier le sénateur RN fait qu'ils ont eu une petite chance de faire tomber Marseille dans leur escarce à moins que ce soit Martine Vassal non mais ils peuvent s'allier Martine Vassal et Franck Alizio elle a laissé entendre donc vous savez il y a un combat ça c'est un enjeu le RN est très prudent ils ne veulent pas non plus ils font l'inverse de ce qu'ils ont fait la dernière fois avec le plan Matignon c'est-à-dire qu'ils sont beaucoup plus modestes ils fanfaronnent moins mais il y a un enjeu sur Marseille je suis d'accord évidemment on suivra ça on termine de faire l'histoire du jour et regardez l'histoire du jour on va en Bretagne et qui dit Bretagne dit crève galette cidre aussi mais ça on va pas en parler dans le pays de Guingamp et dans le pays de Guingamp vous pouvez déguster je vais y arriver les crêpes en avant Guingamp oui en libre service aussi dans un distributeur de crêpes et de galettes à emporter installé 7 jours sur 7 les produits sont préparés le matin la machine est rechargée à 14h et une fois sortie du distributeur vous pouvez les consommer pendant 7 jours c'est à tester quand même Nicolas Sincas partout dans le monde qui a des crêpes en libre service partout à l'en bout du monde on tombe sur des bretons c'est notre arme atomique la crêpe vous en avez déjà mangé en libre service ?

1:27:59
Intervenant

oui moi j'ai tout fait

1:28:00
Présentateur

bon bah super et depuis lundi il y a une case par jour à un centime c'est à dire que vous avez de la chance vous tombez sur la crêpe à un centime en avant Guingamp et vive Mason Greenwood allez l'OM je ne peux pas finir une émission sans parler de l'OM c'est les deux seules nous sommes les deux seules supportrices de l'OM sur l'ensemble de la place de Paris donc j'en profite c'est le sud l'appel du sud merci merci François passez de bonnes fêtes on se retrouve l'année prochaine merci à tous et on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous trouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

1:28:56
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada

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