Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreC dans l'air (sur YouTube)· 7 décembre 2024 10 minActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleBudget & impôtsInstitutions & élections

L'inquiétude des fonctionnaires en pleine crise politique - reportage #cdanslair 06.12.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer qu'E.Macron cristallise ainsi toutes les colères, même la colère agricole?

  • 3:30FerméeRéponse directe

    Il a trop bien réussi?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    On va avoir un 5e ministre en 1 an.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30AudeFait
    « 200 000 personnes dans la rue aujourd'hui et pas un mot sur le mouvement. »
  • 1:30G.SlimanChiffre
    « 84 % de gens se montrent défiants. »
  • 2:00G.SlimanChiffre
    « 78 % des Français dans notre baromètre politique de la semaine dernière disaient craindre une explosion sociale »
  • 2:30G.SlimanChiffre
    « E.Macron réussit à être à 54 % de rejet. Il n'y a que J.-L.Mélenchon qui fait mieux, à 67 %. »
  • 3:30N.Saint-CricqFait
    « Il n'a pas été élu local. Il n'a pas vu dans sa permanence des gens arriver avec... »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

réclament de meilleures conditions de travail et de rémunération. On a suivi une enseignante qui s'inquiète pour son avenir et celui de l'Education nationale. *-E.Macron: Je n'assumerai jamais l'irresponsabilité des autres... - Aude est enseignante en région parisienne.

En écoutant E.Macron hier soir, son sang n'a fait qu'un tour. - 200 000 personnes dans la rue aujourd'hui et pas un mot sur le mouvement.

Au contraire, apparemment, tout va bien, puisqu'il dit qu'il faut continuer à fonctionner, l'école...

Donc bon, on voit bien qu'on continue sur la même politique. Quel que soit le ministre qu'il mettra, il ne se questionne pas. - Pourtant, à ses yeux, la situation est devenue urgente et le président aurait dû en prendre la mesure. - Malheureusement, il n'a pas compris que la fonction publique ne fonctionne plus.

Elle est malade. Les services aux citoyens français, au peuple, ne fonctionnent plus. - Quelques heures plus tôt... - Aude, comme des milliers de fonctionnaires, a battu le pavé sous les fenêtres du ministère de l'Economie.

Même si le gouvernement est tombé et ses coupes budgétaires avec, la colère est intacte. - Ce qui a construit cette lutte, c'est l'horreur de ce budget proposé par le gouvernement qui, non seulement spoliait les fonctionnaires de leur salaire, de l'augmentation qui leur est due, parce qu'on travaille dur...

Et la goutte d'eau, c'est 3 jours de carence. On a quand même le droit, dans un pays dit développé, d'être malade et de se soigner! - Ces accusations d'absentéisme venues de la classe politique ont beaucoup choqué cette professeure des écoles.

Propos blessants, manque de moyens... - Il faut faire tout, mais... - Avec rien. - Le sentiment d'être méprisé grandit de jour en jour. - On a un défilé de ministres qui n'y connaissent rien à l'Education nationale, avec des propos outranciers.

Ca nous montre juste que l'Education nationale, on s'en fiche, puisqu'on veut la détruire. - 7h30 le lendemain. Après 24 heures de grève, Aude reprend le chemin de l'école.

Une angoisse revient chaque matin sur le trajet. - Est-ce que des collègues seront absents? Est-ce qu'ils seront remplacés?

C'est la question. - Des inquiétudes alors que le pays s'enfonce dans la crise politique et qu'au sommet de l'Etat, personne ne semble répondre à l'urgence. - L'enseignement, c'est la formation des jeunes de demain, de la société de demain.

Si on n'a plus de personnes qui ont cette vocation, cette envie d'y passer leur vie, puisque c'est une mission, qui dépasse un simple métier...

On se donne en permanence. On y réfléchit, on s'auto-forme. Si les gens ne veulent plus faire ce métier, n'ont plus la vocation, ce qui est en danger, c'est notre jeunesse, notre avenir. - Malgré sa colère, elle n'a jamais douté de sa vocation.

Dans le primaire, près de 7 professeurs sur 10 ont débrayé. Un signal d'alerte pour le prochain ministre de l'Education nationale. - A.de Tarlé: Question.

On a l'impression que chacun a de bonnes raisons d'être en colère. - G.Sliman: Il y a une grosse montée des colères, des inquiétudes sur l'avenir, la situation économique du pays.

Dans notre baromètre économique, on enregistrait un record absolu de défiance vis-à-vis de la situation économique du pays. 84 % de gens se montrent défiants. 8 personnes sur 10 se remettent à s'inquiéter de l'emploi, alors que c'était un des succès de la présidence Macron d'avoir réussi à faire disparaître l'idée du chômage des préoccupations des Français, qui était numéro 1 pendant 25 ans.

Ca revient. 78 % des Français dans notre baromètre politique de la semaine dernière disaient craindre une explosion sociale, des contestations, du type décembre 95 ou réforme des retraites de l'année dernière. On a des barils d'explosifs qui sont entreposés dans un petit cabanon.

Il faudrait une étincelle pour que ça saute. Pour l'instant, elle n'est pas là, mais la colère est là. E.Macron a tendance à concentrer...

Même N.Sarkozy a subi cela, à un moment. Il concentre la colère, y compris sur des sujets qui ne relèvent pas de sa compétence.

Chaque homme politique est passé au prisme de la sympathie qu'on a pour lui, de l'adhésion, de l'indifférence ou du rejet. E.Macron réussit à être à 54 % de rejet.

Il n'y a que J.-L.Mélenchon qui fait mieux, à 67 %.

Jamais F.Hollande n'a suscité un tel niveau de rejet. Il y a une concentration de colère et d'angoisse inquiétante.

On rentre dans la période des fêtes, qui sont normalement peu propices à ce que ça bouillonne trop, mais il y a la rentrée de janvier. Si on en est toujours là, on peut s'inquiéter. - A.de Tarlé: Comment expliquer qu'E.Macron cristallise ainsi toutes les colères, même la colère agricole? - G.Sliman: Quasiment de la haine. - A.de Tarlé: Les agriculteurs continuent d'afficher son portrait dans les manifestations.

Il y avait un avocat d'E.Macron ce matin dans "Les Echos". T.Blair s'y connaît.

Je le cite. - N.Saint-Cricq: A l'époque, en fin de 1er quinquennat, on disait qu'il était surtout populaire à l'étranger.

Oui. C'est probablement pour des causes multiples, probablement en raison de sa communication, son style. Probablement car les gens considèrent qu'il n'a pas été éprouvé par la vie. - A.de Tarlé: Il a trop bien réussi? - N.Saint-Cricq: Je ne pense pas que les Français aient besoin de s'identifier dans leur président, mais quand même.

Le côté cabossé, qui a attendu, souffert...

Il y a un peu de ça, dans le cursus, qu'il faut avoir eu. On a l'impression que tout lui a été donné. Même si c'est faux...

Pendant la campagne électorale, il disait qu'il n'était pas né avec une cuillère d'or dans la bouche. Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas vraiment vrai non plus. Il n'a pas été élu local.

Il n'a pas vu dans sa permanence des gens arriver avec...

Le truc très bête, c'est le maire qui doit dépendre un de ses administrés car c'est à lui de le faire. Des gens qui ont des femmes battues qui arrivent dans leur permanence...

Un maire qui ne sait pas les reloger...

Il avait dit à un monsieur: "Vous n'avez qu'à faire 50 km..." Il fait un peu partie des heureux du monde.

Quand on a un peuple aussi râleur que les Français...

On rajoute à cela une communication désastreuse. Des choses ont été faites, mais elles passent inaperçues. La saisie pour les hommes qui ne paient pas leur pension alimentaire de manière à ce que les femmes de familles monoparentales ne soient pas toutes seules, les appareils auditifs...

Je ne fais pas le catalogue pour sa défense, mais il y a des choses qui ont été faites. Quant aux fonctionnaires, enseignants, alors qu'on avait dit que c'était une priorité...

Il faut être formé pour trouver un emploi. Tous les rapports de la terre disent qu'on est des navets absolus...

En mathématiques... - A.de Tarlé: On va avoir un 5e ministre en 1 an. - N.Saint-Cricq: On en a eu plusieurs qui n'étaient pas vraiment de ce cénacle.

Il ne faut pas à tout prix être prof pour gérer les profs, mais il ne faut pas quelqu'un qui est déjà parti au bout de 6 mois. On peut comprendre qu'ils ne se sentent pas écoutés, entendus.