LR-Macron : La fracture ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Arnaud, est-ce qu'on est dans une véritable rupture entre les LR et le macronisme ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la fin du macronisme est volontaire ou non ?
- 5:30RelanceRéponse partielle
La proportionnelle a-t-elle un avenir avec les divisions du socle commun ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Quelles conséquences pour les municipales avec la victoire de Bruno Retaillot ?
- 13:15OuverteRéponse directe
La proposition de loi sur les mégabassines est-elle vidée de sa substance ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et avec nous, comme tous les vendredis Arnaud Benedetti, bonjour Arnaud, merci d'être là. Rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Et Tam Tranu est avec nous.
Bonjour Tam. Bonjour. Pas comme tous les vendredis aussi comme tous les vendredis mais on vous voit pas d'habitude.
Direct qui s'adjoin de la rédaction de public sénat. Merci Tam d'être là. On va parler de la victoire de Bruno Rotaillot à la présidence des républicains.
On va revenir he sur la semaine politique, vous savez comme tous les vendredis. Et cette victoire va-t-elle fracturer le socle commun ? Après Sophie Prima, c'est Gérard Larchet qui affirme qu'il n'y aura plus de macronisme après Emmanuel Macron.
Les Républicains sont-ils en train de s'affirmer comme une force d'opposition à Emmanuel Macron ? Et quelles conséquences pour les élections à venir municipales et présidentielles ? Vous nous direz ce que vous en pensez.
Quentin, il y a un texte, une mesure en tout cas qui pourrait partir de tout ça, c'est la proportionnelle. Est-ce qu'elle a du plomb dans l'aile ? Oui mais en tout cas on voit que même au sein du bloc central de cette alliance la coalition qui est au pouvoir et de la friture sur la ligne.
On voit ça dans quelques instants. D'abord on regarde l'actualité dans nos [Musique] régions et l'actualité dans nos régions, vous savez c'est avec nos partenaires de la presse régionale. On va aller à Limoge où on retrouve Olivier Chaperon.
Bonjour Olivier, merci beaucoup d'être là. directeur éditorial de la Audienne, rédacteur en chef du populaire du centre. Olivier, on va parler avec vous de ce qui s'est passé hier.
C'est le préfet de la AUD qui a donc donné son feu vert à la création d'un projet de ferme géante. En quoi ça consiste ? Alors, bonjour.
C'est une méga ferme qui va accueillir 2120 bêtes très exactement. Alors, le préfet de l'autoriser après avoir plusieurs plusieurs semaines d'attente, hein. Tout le monde se doutait que la décision arriverait rapidement maintenant.
Euh en fait c'est une c'est projet qui est porté par Terrea, une filiale de carnivore, hein, c'est un mastodonome de l'agroalimentaire. Euh Terrea euh rachète une ferme des de 600 hectares pour euh y engraisser 2120 beauovin très précisément. Donc euh le propriétaire actuel, euh il élevait déjà plus de 800 m, il reste associé au projet.
Alors, quelle est l'idée en fait de de TreA ? C'est c'est une filiale de carnivore qui est un mastodonte de l'agroalimentaire. L'idée c'est d'alimenter ses propres abattoirs qui sont qui sont implantés dans la région dans le sud-ouest principalement avec cette notion que aujourd'hui les veau qui sont produits en limousin qui sont produits dans le sud-ouest partent pour la plupart en engraissement en Espagne mais surtout en Italie.
C'est une conception un peu de la relocalisation agricole. On va on va arrêter de déplacer les bêtes, on va les élever ici, les abattre ici et on va distribuer plus localement. Alors, Carnivore, c'est un gros groupe, hein, qui a notamment euh euh travaillé avec euh avec Lidl euh sur euh la viande à Bakou.
Alors, évidemment euh c'est un projet qui euh mène pas mal de de questions euh qui devrait pouvoir démarrer selon ce que disent les les propriétaires au 3e trimestre de l'année. Évidemment, modestement, on aura pas directement les 2120 veau sur place. Euh ils veulent capter aussi le réservoir d'animaux qu'il y a dans le sud-ouest pour pouvoir euh euh éventuellement dégager euh et s'implanter par ailleurs sur d'autres fermes.
Ce serait selon eux une solution à la au départ de de très nombreux agriculteurs en fait qui ne retrouvent pas de remplacement et de et de successeurs. C'est c'est une solution industrielle quasiment pouv pouvons dire mais qui a une logique de territoire au regarde du nombre de de d'agriculteurs et de paysans qui quittent qui quittent le métier à la retraite et qui ne retrouve qui ne trouvent pas de successeur. Et c'est un projet qui suscite aussi beaucoup d'oppositions.
Alors évidemment les Rivrins eux s'inquiètent énormément des nuisances. Alors déjà tout le transport he des animaux puisqu'il va il va sortir plusieurs camions toutes les semaines. Il va arriver des bêtes régulièrement. qui s'inquiète évidemment des nuisances olfactives, des bruits.
Tout cela c'est évidemment à côté de chez eux, c'est un petit hameau certes, mais c'est des camions sur les routes. Donc tout ça ça apporte des nuisances. Les mouvements citoyens s'en sont par bien entendu, ils annoncent déjà qu'ils vont attaquer euh l'arrêté préfectoral.
Bon, c'est entendu, hein. Ceci étant, l'arrê les attaques, enfin les recours ne seront pas suspensifs. Donc, le projet devrait devrait être lancé.
Le tout étant de savoir combien de temps va durer cette bataille juridique. Merci. Merci beaucoup.
Merci Olivier d'avoir été avec nous et on regarde la une qui est évidemment consacrée à ce sujet feu vert de l'État à la méga ferme, c'est à la une du populaire du centre. Merci beaucoup Olivier Chaperon d'avoir été avec nous. Allez, on va refaire comme tous les vendredis l'actualité politique de la semaine et la semaine qui a été marquée par la victoire de Bruno Retaillot à la tête des républicains.
Une victoire qui accentueule le fossé entre la Macronie et son parti hier, c'est Gérard Larch qui a affirmé que le macronisme ne survivrait pas à son fondateur. On voit ça avec Jonathan Dupriet. La polémique s'est déclenchée mardi sur ces news.
La porte-parole du gouvernement Sophie Prima issue de LR s'est félicité de l'élection de Bruno Retaillot à la tête du parti. Cette proche du ministre de l'intérieur a ensuite prédit la fin du macronisme voyant en Bruno Retaillot un potentiel espoir en vue de la présidentielle. Le macronisme probablement trouvera une fin dans les moins qui viennent avec la fin du quinquena du deuxè quinquena du président Macron.
La question est de savoir comment on rebâtit la suite. Sauf que ces déclarations émanant d'une ministre d'un gouvernement de coalition ont eu serrer le bloc central. Certains venant même à demander à Sophie Prima des excuses, voir sa démission.
Mais au Sénat, la droite galvanisée par l'ascension du locataire de Bovau a d'ors et déjà acté la fin du macronisme. La fin du macronisme pour observer le cela, il suffisait de regarder la très très longue émission de TFE la semaine dernière 3h à peu près pour montrer et signifier l'impuissance. Je pense que la fin du macronisme a été scellée par l'émission de TFE.
Dans les colonnes du Figaro, le président du Sénat lui-même vole au secours de son ancienne collègue au Sénat. Pour Gérard Larcher, cette polémique n'a pas lieu d'être. Je ne comprends pas pourquoi elle a lieu ou plutôt je le comprends trop.
Cela fait longtemps que j'estime qu'après Emmanuel Macron, il n'y aura plus de macronisme. Il n'y a que le gaulisme qui a traversé les générations. Porté par la popularité montante de Bruno Retaillot, la droite toujours au gouvernement pousse donc son avantage en vue de 2027 quit à prendre ses distances avec l'exécutif.
Alors, on le voit les conséquences politiques de la victoire de Bruno Retaillot qui n'en finissent pas. On a beaucoup entendu pendant la campagne qui s'est faite là-dessus sur dillusion ou pas d'illusion du macronisme. Est-ce que là on est au-delà de l'affirmation comme force d'opposition d'opposition ?
Est-ce qu'on est dans une vraie rupture du socle commun ? Ah bah on peut l'imaginer effectivement. C'est vrai qu'on se rappelle tout au long de la campagne des attaques de Laurent Voquet qui disait la présence de Bruno Rotaillot au sein du gouvernement.
Et bien ça veut dire que LR va se dissoudre dans le macronisme. On a plutôt l'impression que c'est quasiment peut-être presque le contraire qui est en train de se passer. avec Bruno Rotaillot maintenant qui aimente un peu toutes les attentions et en tout cas qui a l'impression que on va pouvoir diluer le macronisme dans le retaillisme et qui l'espère en tout cas on sent les LR qui se sentent poussé des ailes et puis cette petite phrase le macronisme va bientôt disparaître certains ont voulu croire que c'était une maladresse de Sophie Prima.
C'est ce qu' a nous a dit par exemple cette semaine François Patria pendant les questions gouvernement. nous a dit euh oh bah c'était sans doute une gaffe, elle s'en est aperçu. Pas du tout.
On a vu que ça a été répété sur tous les tons par la droite cette semaine et que c'est quasiment un élément de langage. Alors on sait pas s'il était préparé mais ils s'ils sont tous rallés. En tout cas, on sent à quel point ils se sentent revigorés par le scrutin de dimanche et combien ils ont l'impression et bien déjà que cette coalition qui a quand même ressuscité LR, il faut quand même le le l'imaginer.
C'est quand même comme ça que ça a commencé au mois de septembre et bien est déjà un petit peu derrière eux. Arnaud, est-ce qu'on est dans une véritable rupture entre les LR et le macronisme ? Est-ce que les LR se sont poussé des ailes avec la victoire de Bruno Rot ?
Moi, je crois qu'il faut se méfier des effets d'optique aussi he en l'occurrence parce que bon certes, l'élection de Bruno Rotaillot est nette, clair, sans bavure face à Laurent Vouquier, enfin c'est un cor électoral de 120000 adhérents déjà quand même. Donc il faut aussi quand même le le le l'apprendre à sa juste mesure cette élection. Par contre, en effet, il y a un vrai choix tactique qui va euh, j'allais dire se euh s'opérer, enfin qui doit être opéré par euh par AER parce que le la la difficulté c'est que s'ils veulent incarner pour 2027 et Bruno Rotaillot en premier lieu une force d'alternance face à un besoin d'alternance qui existe notamment dans l'électorat de droite qui est quand même plutôt majoritaire aujourd'hui dans le pays, bah il va falloir que je veux dire, ils prennent à un moment donné leur distance par rapport à une coalition dans laquelle ils sont entrés. au mois de juillet dernier, enfin au mois de de septembre dernier.
Le problème c'est de savoir jusqu'à quand c'est tenable, jusqu'à quand si vous voulez on peut à la fois être dedans et dehors. Parce qu'il reste quand même 2 ans. Il y a notamment un budget qui doit être voté et on sait les difficultés qu'il y a pour faire voter ce budget.
Donc, il y a quand même un exercice qui est très compliqué évidemment pour LR, c'est-à-dire il faut signifier que on ne se dilue pas dans le macronisme, que on acte la fin du macronisme, mais quand même que l'on doit continuer à gouverner avec ce que l'on appelle le bloc central et toute la tout le problème si vous voulez, s'ils veulent à un moment donné récupérer cette partie de l'électorat LR qui est partie notamment au Rassemblement national parce qu'il y en a quand même beaucoup qui sont partis au Rassemblement national national euh et ben il va falloir à un moment donné montrer qu'on est en en en rupture avec les alliés du moment. Comment on fait ? C'est la vraie question.
C'est la vraie question et je suis pas sûr qu'elle a été véritablement tranchée. Quant à la fin du macronisme, bon est-ce que c'est volontaire ou pas ? Ce qui est sûr, c'est que ils actent qu'on arrive à la fin d'un quinquena de toute façon dans un an et demi et que Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter aux élections.
Ce qui Mais est-ce que ça ça acte forcément la fin du macronisme ? Mais non, ça ça acte la fin du macronisme. Je ne sais pas moi, je sais pas ce que c'est que le macronisme d'ailleurs.
C'est très difficile à définir en l'occurrence. Idologiquement oui, mais électoralement c'est non mais idéologiquement c'est une vous savez le macronisme il a existé sous différentes formes dans les sources politique française hein. Ce qu'on appelait le maré sous la révolution c'était le macronisme déjà he si on remonte les opportunistes sous la 3e République c'était euh c'était le macronisme.
La force centrale sous la 4e République qui réunissait MRP, SFIO et radicaux, c'était d'une certaine forme de macronisme. On a connu ces formes politiques dans l'histoire politique de française. Sauf qu'après le talent de Macron, ça a été d'en faire un objet de marketing qui attire la lumière médiatique et politique.
Mais globalement, on a et de le personnalisé mais de globalement ça ça a existé dans les dans l'histoire politique française. Après, je veux dire, est-ce que ça acte la fin du macronisme ? Ça acte vraisemblement pas la fin de ce courant politique qui pea pourra peut-être reprendre une autre forme avec d'autres personnalités, voir avec Emmanuel Macron 2032.
Est-ce qu'en tout cas ce qui s'est passé cette semaine, Tamine droitisation du macronisme ? On a vu les propositions de Gabriel Atal qui sont d'ailleurs en train de diviser. Quelque peu sont partis.
En plus, on a eu l'impression effectivement que Renaissance l'avait plus bleu que bleu cette semaine. La proposition de Gabriel Atal qui propose l'interdiction du voile aux jeunes filles de moins de 15 ans. Alors oui, on croirait entendre LR sauf que immédiatement après la sortie de Gabriel Atal, on a vu tous les LR monocrénau pour dire "Mais en fait ce n'est pas possible, ce n'est pas conforme à la loi de 1905 voir celle de 1906." C'est une discussion que j'avais eu notamment avec Max Brisson qui nous disait "Bah oui, en 1906, il y avait déjà eu ce débat à l'époque de savoir si même on allait à l'époque interdire une autre sorte de voile, interdire la soutane dans l'espace public.
La question, elle a été tranchée." Donc il dit constitutionnellement, ce n'est pas possible. Donc on sait que ce n'est que que de la de la surencharre de de refuser comme ça l'inscription du du voile dans dans l'espace public, même si je pense que sur le fond ça peut refléter ce que certaines personnes pensent à droite hein.
On on a déjà eu d'ailleurs ces débats sur ce plateau avec certains certains élus de droite. Simplement on sait que au niveau législatif c'est impossible d'aller d'aller sur ce sujet. Le débat, il avait aussi eu lieu euh lors de la discussion sur la loi euh séparatisme euh en 2021, il y avait déjà eu des amendements votés.
Voilà, exactement le groupe RDSE, il y avait même eu des amendements qui avaient été portés par les macronistes et qui avaient été jugés à l'époque irrecevable au niveau de la commission des lois de l'Assemblée nationale. qu'on a un peu l'impression quand même que c'est plutôt une façon bah d'essayer de récupérer euh et bien toute toute la polémique qui était montée mercredi avec le fait qu'on commençait à connaître le début du rapport sur les frères musulmans et on s'entenait on sentait beaucoup de d'opportunisme politique. Juste une chose, je voudrais revenir sur le Bruno Retaillot euh et combien de temps il peut rester au gouvernement.
Euh la question, il a commencé quand même à l'aborder alors que jusqu'ici on avait le sentiment que Bruno Rotaillot disait bah je suis là, je m'accroche. Ça faisait même partie de ces arguments de de campagne interne euh parce que c'est quand même ce qui lui a permis d'exploser euh en notoriété. C'est c'est ce qui lui donne énormément de de crédibilité.
Mais là, cette semaine, en réunion de groupe devant LR à l'Assemblée nationale, il a dit et bien que LR ne resterait pas au gouvernement à perpétuité. ce sont ces mots. Donc on sent quand même qu'il commence à à sentir qu'il va falloir préparer la sortie.
Non, mais la vraie difficulté c'est ce qui se passe après. Parce que si vous retirez, j'allais dire de cet échafaudage qui est un échafaudage très fragile LR déjà qu'il y a pas de majorité mais il n'y a plus de coalition en l'occurrence. Donc en plus vous perdez le Sénat qui était quand même une chance se pose alors un vrai problème de stabilité institutionnelle parce que qu'est-ce que vous faites ? vous enlevez le groupe parlementaire LR mais vous gouvernez avec qui en l'occurrence ?
Donc c'est une vraie une vraie difficulté. Ça veut dire que le problème pour Bruno Rotaillou et le problème pour LR, c'est que si il décide de quitter le gouvernement, ce qui est probable, ce qui est possible en tout cas, je sais pas si c'est probable mais c'est possible, j'ai ils prennent quand même le risque de déclencher une crise institutionnelle, enfin en tout cas au moins une crise politique puisque quelles sont finalement les autres sources pour ensuite pour monsieur Berou, un autre premier ministre de disposer d'un étiage parlementaire qui permet à minima d'arriver en cabotant au jour le jour jusqu'à 2027, ça c'est quand même une question qui n'est pas triviale. Euh Tam, du coup quelle conséquen ça peut avoir pour les élections à venir et et d'abord les municipales parce qu'on entendait quand même parler d'accord de socle communes villes.
Est-ce que compte tenu des dernières déclarations, on en a encore là ? Bah, c'est vrai que on commence à se poser des questions. On tout le monde annonçait par exemple déjà cela pour le département des Yvelines.
Alors, un département qui euh nous intéresse d'autant plus que le président du Sénat et sénateur des Yvelines et que euh la présidente de l'Assemblée nationale, Yel Brunivet, est députée euh des Yvelines. on avait l'impression que effectivement euh l'accord, il était très très clair et souhaité par tous à cette époque qui s'appuie à la fois sur des proximités de points de vue, des proximités même d'amitié personnelle. On avait vu aussi bah par exemple ce qu'il y avait eu lors des législatives dans les hautes scènes où on avait vu au moment où en fait c'est aussi ça c'est que au moment où tout le monde se sent en difficulté on accepte le socle commun mais à partir du moment où on a l'impression qu'on peut avoir une dynamique pour soi et ben là on veut jouer sa carte personnelle.
Alors, j'allais dire c'est quelque chose de relativement logique. Bon, je je sais pas encore ce qui va peut se passer pour les municipales, mais on sait qu'en tout cas c'est la prochaine étape. C'est c'est ce qui est en train de se de se discuter du côté DLR où il y a eu cette semaine bien la discussion sur les instances, comment et bien commencer à représenter bien sûr davantage Bruno Rotaillou dans toutes les instances dirigeantes.
Ensuite la deuxième le deuxème temps c'est les municipales et le 3ème temps bien sûr et bien maintenant c'est la présidentielle de 2027 à laquelle il ne pense pas qu'en se rasant Bruno Retaillot qui d'ailleurs a passé à une séquence très visible cette semaine avec Nicolas Sarkozi et et d'autant que Bruno Rota il avait pas complètement fermé la porte he durant la campagne pour la présidence ZLR à des alliances pour les municipales. Il a dit notamment dans les villes où il y a un risque de victoire de la gauche, on va regarder comment s'organise. Oui.
Alors si vous voulez, c'est vrai que les municipal seront un bon test pour mesurer la capacité à Bruno Rotaillot à remettre sur des rails de de victoire le LR notamment dans les grandes villes parce qu'en fait tout l'enjeu c'est de gagner un certain nombre de regagner et de reprendre à la gauche un certain nombre de de grandes villes. Imaginons que LR demain gagne Paris et Marseille. Indéiablement, ça sera mis au crédit en l'occurrence de enfin dans une forme d'alliance même peut-être ça sera mis au crédit de Bruno Rotaillot et ça sera une marche supplémentaire dans j'allais dire sa candidature à la présidence de la République.
Donc il y a cet enjeu qui est important. L'enjeu des municipales, il l'a compris. Ça va être un enjeu qui va être certainement très nationalisé mais en même temps c'est très bien que en plus compte tenu j'allais dire de la fragmentation du champ politique parce que c'est quand même très compliqué aujourd'hui si vous voulez l'époque où il y avait une droite et une gauche qui était identifiée par des formations politiques qui étaient relativement je veux dire restreinte en l'occurrence c'est c'est une époque aujourd'hui qui est qui est qui est derrière nous.
Donc tout l'enjeu c'est de de de de réussir ce test là mais il y aura des paramètres locaux. Il y a les paramètres locaux même dans les grandes villes vont quelque part parfois venir perturber j'allais dire les stratégies les stratégies nationales. Alors il y a un autre sujet he qui pourrait tendre encore un peu plus les relations au sein du socle commun, c'est la question de la proportionnelle.
Quentin oui François Baou qui a entamé le 30 avril une série de consultations des forces politiques sur l'élection des députés à la proportionnelle. Sachant qu'il existe de nombreuses formes de proportionnel. On se demande quelle dose, quel périmètre géographique.
Le chef de gouvernement François Bairou qui lui défend une proportionnelle intégrale par département comme en 1986. Et alors hier, on a vu le non merci d'Edouard Philippe, le chef du parti Horizon qui était reçu à Matinho qui estime que la proportionnelle conduirait à une absence de majorité, je cite, et pourrait distendre le lien entre l'électeur et le député. Écoutez Édouard Philippe hier.
Le scrutin proportionnel a plus de chance de perpétuer ce que nous voyons aujourd'hui, c'est-à-dire une absence de majorité et que nous considérons que cette absence de majorité rend difficile voire impossible une action résolue dont notre pays a pourtant besoin et que nous ne pouvons pas accepter donc ce régime qui est pour l'essentiel un régime de l'inaction. et Horizon qui est le qui est qui est ou qui est pas le groupe ah qui n'est pas le seul groupe politique opposé à la réforme au sein du socle commun. Voilà, le parti Renaissance, le parti des macronistes historiques euh emmené par Gabriel Atal s'oppose à toute réforme du mode de scrutin alors qu'il l'avait pourtant défendu.
Initialement, le député Pierre Casneuve qui disait il y a quelques jours dans Libération, instaurer la proportionnelle qui a tendance à déboucher sur un hémicycle très balcanisé risquerait de péréniser le bordel ambiant. Ce sont ces mots. La priorité pour le parti macroniste est désormais de rendre au pays sa stabilité avant de s'occuper d'avoir un parlement véritablement représentatif.
Les républicains, je terminerai par là pour ce qui est du bloc central qui sont également opposés à la proportionnelle. Le 30 avril dernier, Bruno Rotaillot a ainsi expliqué avec la proportionnelle, c'est le plus sûr moyen de ne pas donner à la France, à la République française, une majorité. Ce qui est aujourd'hui temporaire, conjoncturel deviendrait structurel.
C'est ce qu'il a dit sur ces news européens. Un mot rapidement pour qu'on comprenne bien l'avenir de cette réforme. Les autres partis en pensent quoi Quentin ?
Et bien le RN était le premier parti reçu euh le fin avril lorsque les consultations ont commencé. Faut dire que Marine Le Pen et Jordan Bardella font de ce sujet un casus béli menaçant de censurer le gouvernement Baou si ce dossier n'avançait pas. D'ailleurs, il met il parle même de faire avancer le dossier avant l'été.
Le RN qui réclamait jusqu'à présent la proportionnelle mais avec une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête. Mais Marine Le Pen s'est rangé à la version proposée par François Bairou. écoutez lorsqu'elle était reçue à Maton à quelques jours.
Euh, j'ai envie de dire que le scrutin de 86, hein, c'est-à-dire la proportionnelle intégrale par département, euh nous apparaître un moindre mal euh par rapport à un système majoritaire euh qui aujourd'hui ne permet pas euh que euh chaque voix des Français soit entendue et soit respectée. À gauche, les insoumis, les écologistes défendent une proportionnelle au niveau régional. juget plus représentative tandis que les socialistes restent complètement divisés sur la question reçu mardi dernier à Matignon.
Il le PS qui a avoué ne pas avoir tranché la la question jugeant très prématuré de donner une réponse très concrète dès maintenant. Pardon il est perdu du coup elle a elle a un avenir cette réforme et en plus compte des divisions du socle commun. Hier c'est Édouard Philippe qui était reçu à Matignon circuler il y a rien à voir ce sera un nom d'horizon.
Alors, j'ai fait le calcul parce que rapidement pendant que vous parliez, si euh la gauche, le Rassemblement national et le modèem décident de voter une réforme de la proportionnelle, on aura cette situation totalement paradoxale qu'on aura qu'on aura un texte qui sera adopté euh sans la sans la sans la coalition sans la coalition gouvernementale. Est-ce que c'est faisable ? J'en sais rien.
Mais vous savez, on est dans une situation qui est tellement baroque depuis un an que tout est désormais possible en l'occurrence. Moi, je pense que si vous voulez, on voit bien que euh alors je je vois les arguments dire que la proportionnelle euh ne ne est un est un est un mode de scrutin qui favorise l'instabilité. Alors, c'est vrai et pas vrai.
Alors, si on se reporte à la seule expérience de proportionnelle sur la 5e République, c'est-à-dire 86, la proportionnelle départementale, souvenons-nous que cette proportionnelle avait permis à la droite de disposer d'une majorité absolue en 1986. Donc ce qui infirme le propos comme quoi la proportionnelle serait automatiquement un facteur d'instabilité et de toute façon on voit bien qu'on a un facteur d'instabilité quel que soit le mode de scrutin puisqu'on a un mode de scrutin qui devait favoriser l'instabilité et qui aujourd'hui je veux dire a produit de l'instabilité avec les l'élection que nous avons connu et même l'élection précédente de 2022. Donc ça tient plus tellement véritablement la la la route comme comme j'allais dire comme objection.
Après moi je vois enfin j'ai du mal à voir comment quand même dans le contexte actuel on arrive à faire voter ce texte mais peut-être un dernier mot François Baou en tout cas espère faire aboutir ce texte à l'automne enfin le présenter au moins. C'est ce qu'il a commencé à confier au aux différents groupes parlementaires qu'il a reçu à Matignon dans le cadre de sa consultation sur la proportionnelle. C'est vrai que ça serait le paradoxe d'une réforme qui pourrait être adoptée avec les voix de l'opposition et quasiment aucune du socle commun.
À noter que c'était déjà ce qui s'était passé au Sénat. Il y avait une proposition de résolution sur la proportionnelle qui avait été présentée par le groupe écologiste et même au Sénat, ça avait été adopté grâce aux voies des centristes. Il y avait eu que les HLER qui s'y étaient opposés. abstention euh du côté des communistes.
Alors bon, évidemment, c'était une proposition de résolution qui était sur le grand principe de la proportionnelle et pas sur quel type de proportionnel. Et on a bien compris qu'il y avait 50 nuances de proportionnel. Mais bon, on comprend aussi que des partis comme le Rassemblement national ne peuvent pas s'opposer au principe même alors qu'il le réclament à Cors à CRI depuis toujours et que la proportionnelle type 86 pourrait déjà bien leur aller.
Voilà, faute de mieux. Donc donc voilà. Allez, après être revenu sur cette semaine politique, on va revenir sur l'une des images fortes de ces derniers jours.
C'est celle du navire école de la marine mexicaine, le Guatemog qui a percuté le pront de Bouelin à New York. Et on va voir que manœuvrer des géants des mers, et bien ça s'apprend. Il existe des bassins d'apprentissage.
Ils ne sont que sept dans le monde et l'un d'eux se cache dans la forêt de Chambaran à Portevel. C'est en IER grâce à des modèles réduits. Les pilotes peuvent s'entraîner en regarde ce reportage de Lilon Veillé de Télégrenoble. [Musique] Apprendre à manœuvrer un porte-conteneur en modèle réduit mais avec exactement les mêmes contraintes que dans un port à l'autre bout du monde, c'est l'un des objectifs du centre de formation de port Revreel où s'exerce chaque année près de 200 pilotes et capitaines.
On leur demande de maîtriser cet élément extérieur perturbateur par rapport au plan d'eau et donc de composer avec le courant pour s'accoster. Et pourquoi on a mis deux piquetes ? C'est pour que il les ait un espace restreint comme dans la réalité pour s'acoster entre deux navires.
Là, c'est le modèle réduit d'un porte-conteneur de 400 m de long et 62 m de large. Mais ici, les dimensions des pétroliers, des gaziers et des paqub sont toutes divisé par 25. C'est l'échelle idéale, ni trop gros ni trop petit.
C'est-à-dire que il faut que le stagiaire puisse monter dans la maquette et si vous faites une échelle trop grande, bah la maquette est énorme. Donc ce sont des coûts de fonctionnement, des coups de possession qui sont très importants. Le principal atout de ce centre, c'est l'exactitude avec laquelle il réalise les ports de New York, San Francisco ou encore du canal de Suède.
Les courants, les flancs, le fond, tout est reproduit à l'identique. Le lac apparaît comme étant très très joli, très bucolique mais en fait il est rempli de problèmes pédagogiques. C'està-dire que chaque centenè carr a été fait vraiment dans un but précis.
Nous avons des moyens de simulation dans tous les domaines. C'est-à-dire nous pouvons faire des vagues, nous pouvons faire du vent, pouvons faire des courants. Et donc nous avons 12 maquettes qui permettent aux pilotes maritime et au capitaine de navire de se former dans des conditions normales comme dans des conditions d'urgence.
On peut leur faire les pires des scénarios justement pour les former et pour que dans la réalité après nos stages, ils soient en sécurité sur leur navig. Au milieu des vagues et du courant mais aussi des fans et des serrilotes maritimes réalisent souvent des stages de 5 jours. Une formation où 80 % de la clientèle est étrangère.
Depuis la création de ce site en 1967, Artelia, le leader français de l'ingénierie indépendante, a déjà formé 7260 pilotes et capitaines. Et voilà, on va passer Quentin, on continue hein notre page en région. On regarde ce qu'il y a à la une de la presse régionale ce matin. [Musique] Et Quentin la on recommence cette revue de presse régionale avec la lutte contre le narcotrafic.
Voilà, c'est à la une du Dauphiné libéré, le journal de Grenoble, leur combat pour chasser les dealers. Depuis une semaine et jusqu'à samedi, le maire de la commune de Fontaine en Iser, c'est juste à côté de Grenoble, occupe avec ses élus et la police des points de deal. Il entend déranger le trafic et récupérer l'espace public.
Mais dans les pages intérieures du journal, on lit cette remarque. Occuper le terrain des dealers, c'est bien. Mais et après, c'est toute la question.
Maintenant, on parle de la mobilisation des agriculteurs. Elle continue. Voilà, nous en parlions déjà la semaine dernière.
Cette mobilisation à l'appel de la FNSEA, le principal syndicat agricole. Hier, l'autoroute A1 a été bloquée à Beauv. La pression va continuer à mter tout le weekend avant l'examen de la proposition de loi du plomb. ce sera lundi en séance à l'Assemblée nationale.
Les soutiens du texte qui visent à lever, je cite, les contraintes du secteur parlent d'une proposition de loi vidé substance en commission. Les détracteurs de cette proposition de loi dénoncent la tentative de faire revenir certains pesticides. Nous verrons ce que feront les députés lundi.
Ce sera toute la question après pour la mobilisation. un texte notamment qui a été vié de sa substance par les députés sur le sujet des mégabassines puisque autant et bien le la proposition de loi initialement entendait dire le plus grand bien des mégabassines notamant en commission ça a été entièrement vidé substance pour interdire ces ces dernières sur et et également ben faire en sorte que les mégabassines existantes soient uniquement destinées à l'agriculture bio. Quantin on continue à l'une de la presse régionale le Républicain Laurent qui titule sur l'interdiction des smartphones de la lécole.
Oui, ces écoles qui disent stop au portable. Reportage au collège et lycée Vauband Luxembourg où les élèves ont l'interdiction d'utiliser leur smartphone lorsqu'ils se trouvent au sein de l'établissement. L'approviseur qui observe déjà des changements notables dans le comportement des élèves.
Les élèves font plus d'activités litons dans les pages intérieures et il y a aussi moins de harcèlement. On va terminer comme tous les vendredis, c'est vos idées de sortie Quentin. Mais avant de voir les votes, il y a un peu de suspense parce qu'on va aller voir les idées de sortie du côté de la presse régionale dans nos régions.
V Mulouse. Bonjour Emmanuel de Lae, merci beaucoup d'être avec nous. Emmanuel, vous êtes journaliste au service région de l'Alsace et des dernières nouvelles d'Alsace.
Et alors avec vous, on va parler de la cueillette des fraises en libre service. Ça commence ce weekend. Exactement Orian, vous avez presque tout dit.
C'est ça vient tout juste de débuter dans une cinquantaine d'exploitation agricole de la région et au fil des ans, c'est un rendez-vous annuel qui est devenu une sorte d'institution depuis l'ouverture du tout premier champ libre service à la fin des années 60 à l'époque sans doute sous l'influence de ce qui se faisait déjà en Allemagne voisine. Alors bonhomman, ce sont quand même 60 % des 2000 tonnes de fraises produites chaque année en Alsace qui sont écoulées par ce biais. Et les avantages pour le consommateur sont multiples.
Un circuit court au plus près du lieu de consommation, une qualité bio garantie et puis un prix planché d'environ 60 € le kilo, ce qui est à peu près moitié moins cher de des prix pratiqués dans les commerces traditionnels, pardon. La la particularité cette année, c'est aussi que la corporation des pâtissiers duin a décidé d'accompagner le mouvement en organisant un concours du meilleur dessert à base de fraise le 16 juin prochain à Colmar. Au final, en fait, il y a juste une nombre tableau en ce début de saison de cueillette.
Ce sont les dégâts régulièrement provoqués par les corbeaux, attirés non pas par les fraises mais par les nombreux insectes qui sont présent dans les champs. Et c'est sans doute le revers de la médaille d'une d'une culture menée intégralement en bio. Merci beaucoup.
Merci Emmanuel pour cette très belle idée de sortie. On iracueillir les fraises en Alsace. Les fraises d'Alsace en toute liberté.
C'est à la une de votre journal ce matin. Merci beaucoup Emmanuel de la et alors Quentin, vous du coup vous avez pas une mais deux idées de sortie pour le weekend. Voilà, commençons par Jul, il est partout dans la presse du dans la presse du sud-est ce matin parce que on s'est quand même entraîné depuis 5h du matin.
Var matin, la Provence Corse Matin qui titre sur ses concerts ce soir et demain soir à l'Orange Vélodrome de Marseille. En 15 ans de carrière, à force de travail, le rappeur est devenu le plus gros vendeur de musique en France. C'est ce qu'on lit ce matin dans les journaux.
Cor ce matin qui lui reconnaît une énergie débordante. Tam, comment on fait du coup ? Non, c'est ça.
Ah, je pense je me suis On a essayé on a essayé depuis ce matin. Et Quentin, c'est quoi l'autre idée de sortie ? Voilà, on termine avec une dernière idée de sortie, une belle image aussi, le zéop parc de Boval dans Loir et Écher qui présente son nouvel emblème.
Regardez, il s'agit d'un singe doré qui vient d'apparaître ces jours-ci aux yeux des visiteurs, après un mois de quarantaine. Une arrivée qui revent un caractère capital parce que cette espèce est menacée dans le monde et aussi c'est un symbole très fort d'amitié avec la Chine et on un animal aussi qui est extrêmement mignon. On voit les photos dans les intérieures du ber du coup plutôt cuillette des fraises en Alsace, plutôt singe doré au parc de Beauval ou plutôt jou le vélodrome ?
Oh, peut-être que des fraises en Alsace. C'est une très belle région l'Alsace. Ah quand même le Oui, le zoau c'est quand même quelque chose d'exceptionnel.
Puis moi je vais je vais beaucoup aux eau de du CERSA Lisieux. Magnifiques eau aussi voilà en Normandie pour parler de tous les territoires public des belles idées. Non, moi je vais aller écouter Jou bien sûr à Marseille maintenant que vous savez comment on fait donc tout à fait con événement.
Merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi. Vous souhaite un très bon weeké. [Musique]
Bruno Retailleau