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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 23 avril 2012 14 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Point presse : Pierre Moscovici

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Pierre MoscoviciFait
    « pour la première fois dans l'histoire de la 5e République un président sortant n'est pas en tête du premier tour »
  • 0:45Pierre MoscoviciFait
    « le total des voix obtenu par la droite parlementaire dans ce pays n'a jamais été aussi faible »
  • 1:00Pierre MoscoviciChiffre
    « François Hollande avec 28,6 % des voix réalise un score qui est un score unique dans ce type de conjoncture »
  • 1:45Pierre MoscoviciChiffre
    « le chômage de masse qui s'est accru de 1 million de personnes »
  • 1:50Pierre MoscoviciChiffre
    « la dette publique qui s'est accrue de 600 milliards d'euros »
  • 1:55Pierre MoscoviciChiffre
    « un déficit du commerce extérieur record de 70 milliards »
  • 2:00Pierre MoscoviciChiffre
    « l'industrie qui a perdu 450000 emplois pendant les 5 dernières années »
  • 3:00Pierre MoscoviciPromesse
    « nous proposerons une réorientation audacieuse ambitieuse de l'Europe vers plus de croissance »

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bonjour euh heureux d'être accueilli ici au parti pour ce point de presse commun au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle don nous allons commenter les résultats rapidement et puis aussi présenter déjà quelques éléments sur la campagne qui vient alors pour ce qui concerne les résultats du scrutin d'hier disons-le c'est un scrutin qui marque un moment historique pour pour la gauche car on ne le souligne pas assez il y a eu hier à la fois un rejet un désaveux une sanction c'est le regel le désaveux la sanction du candidat président sortant et puis aussi un score extrêmement élevé de François Hollande qui est une adhésion forte à ce qu'il a porté pendant le premier tour de l'élection présidentielle alors je reviens sur le rejet la sanction le désaveux pour la première fois dans l'histoire de la 5e République un président sortant n'est pas en tête du premier tour ça n'était arrivé à personne on se souvient que même Valérie giscardestin en 1981 qui avait perdu l'élection présidentielle était sorti en tête cette fois-ci Nicolas Sarkozi est i euh il n'a pas réussi à reproduire son score de 2007 et d'ailleurs il est largement responsable lui-même de la remontée du Front national qu'à l'époque il avait réuss réussi à juguler et à s'approprier et qui cette fois-ci réalise un score extrêmement élevé ajoutons que le total des voix obtenu par la droite parlementaire dans ce pays n'a jamais été aussi faible là encore dans l'histoire de la République c'est donc un désaveux c'est donc une sanction c'est donc une attente de changement très forte qui s'est exprimé hier soir mais c'est aussi une adhésion forte à ce que porte François à cette cohérence à cette constance qu'il a su représenter tout au long de la campagne du premier tour euh c'est le score le plus élevé réalisé par un candidat socialiste indépendamment de celui de François miteran en 1988 qui on s'en souvient avait obtenu 34 % mais dans des circonstances assez exceptionnelles puisque c'était une réélection après une cohabitation qui avait été marquée par l'échec de Jacques Chirac euh et cette fois-ci François Hollande avec 28,6 % des voix réalise un score qui est un score unique dans ce type de conjoncture et je pense que ce qui a été reconnu là encore une fois c'est la qualité de sa campagne et c'est la force de sa personnalité euh François hand est parti en campagne il y a longtemps euh il a déclaré son intérêt pour l'élection présidentielle il y a 2 2 ans euh les primaires socialistes ont commencé il y a maintenant 10 mois il les a emporté euh le rassemblement s'est fait immédiatement celui de tous les socialistes que nous pouvons d'ailleurs remercier parce que si aujourd'hui nous avons ce résultat c'est aussi dû à la qualité du rassemblement et puis il a tenu il a tenu bon il a été exigeant envers lui-même et envers les autres il a su poser un projet qui est un projet à la fois de responsabilité euh de crédibilité de sérieux mais aussi un projet authentiquement de gauche il n'a cédé à aucune facilité il n'a cédé à aucune surenchère il est resté sur son cap il a imposé sa vision et je pense que c'est ce cap là c'est cette vision de gauche et sérieuse sérieusement de gauche qui a commencé d'être reconnue hier troisème élément sur les résultats que je voulais indiquer c'est qu'on assiste dans ce pays à une remonte du total gauche au-dessus de ce qui s'est produit lors des précédentes élections présidentielles qu'il s'agisse de celle de 2007 le total des voies de gauche devit-être de 36 % de 2002 évidemment de 1995 où le total gauche devait être autour de 40 % benoît va revenir sur une analyse peut-être un peu plus précise géographique aussi du scrutin mais incontestablement il y a maintenant un Mle de gauche qui s'est constitué autour de 44 % qui est un môle important et qui constitue j'en suis persuadé le socle du changement le socle de la victoire au second tour un mot d'ailleurs là-dessus on est quand même très frappé par le fait que aujourd'hui Nicolas Sarkozi est à la fois désavoué mais aussi isolé qui appelle à voter pour Nicolas Sarkozy qui se reconnaît dans le projet du candidat sortant à l'heure où nous parlons on attend encore en vain qu'une personnalité je ne parle pas d'un parti exprime de la sympathie de l'adhésion à ces idées alors que dès hier soir à 20h François Hollande a pu compter sur des soutiens soutien sans condition soutien sans transaction soutien sans négociation s soutiens sans arrègement de la part à la fois de la candidate des écologistes Evva jolie et de Jean-Luc Mélenchon ce qui je crois mérite d'être salué parce qu'il y a là une unité un rassemblement qui s'est créé un rassemblement pour le changement et c'est en candidat de rassemblement pour le changement du rassemblement pour le changement que François Holland affronte maintenant le second tour alors ce second tour il est difficile à anticiper évidemment avant de dire quelques mots sur la campagne de Nicolas Sarkozi et sur la nôtre je veux d'abord terminer par notre état d'esprit qui est un état d'esprit de fierté fierté d'avoir participé à cette belle campagne du premier tour qui est un état d'esprit de confiance ance d'optimisme raisonné parce que nous sentons que la victoire est àortée de la main parce que nous voyons qu'il a une aspiration majoritaire au changement dans ce pays parce que nous croyons que la victoire de François Hollande est possible qu'elle peut être belle qu'elle peut être large qu'elle doit d'ailleurs être belle et large parce que c'est aussi ainsi que nous pourrons transformer le pays on imagine que Nicolas Sarkozi et les siens on l'a déjà compris dans leur réaction d'hier et dans leur attitude d'aujourd'hui ne lesideront sur aucun moyen pour tenter de conserver un pouvoir qui se dérobe à eux ils joueront de toutes les peurs ils seront dans l'agressivité constante dans le dénigrement permanent voire dans la violence verbale et bien ce que je veux dire c'est que François Hollande ne cédera pas à tout ça que ça ne l'impressionnera pas parce que Nicolas Sarkozi n'est pas aujourd'hui ni hier d'ailleurs en situation de donner des leçons il n'est pas en situation de donner des leçons de réussite pour la France il n'est pas en situation de donner des leçons de crédibilité il n'est pas en situation de donner des leçons de combat face à la crise car son quinquena est restera un quinquena marqué par l'échec et par l'injustice et quand on a le bilan qui est le sien je citerai le chômage de masse qui s'est accru de 1 million de personnes je citerai la dette publique qui s'est accrue de 600 milliards d'euros je citerai la dégradation massive de notre compétitivité car nous avons un déficit du commerce extérieur record de 70 milliards là où l'Allemagne a un excédent de 160 milliards quand on a aussi fait perdre autant d'emplois à l'industrie française faute de stratégie l'industrie qui a perdu 450000 emplois pendant les 5 dernières années et bien on n pas de leçons à donner tout simplement et à chaque occasion nous ramènerons Nicolas à son bilan c'est-à-dire à son échec ajoutons d'ailleurs que dès lors qu'on a ce bilan là le projet ne peut-être que le bilan empire et il faut être conscient que 5 ans avec Nicolas Sarkozi ça été 5 ans de d'affaiblissement pour la France 5 ans supplémentaires sans retenu sans limite ce serait 5 années préoccupantes pour le pays où celui-ci risquerait de voir sa cohésion sociale ses services publics se défaire encore davantage nous ne pouvons pas qu cela et au contraire bien nous allons porter un message qui est un message de redressement du pays redressement nécessaire je pense notamment au redressement productif il faut écouter le message qui a été adressé par certains électeurs qui n'en peuvent met des dégâts des délocalisations de la désindustrialisation de certaines injustices créées par la mondialisation il faut y répondre par une politique industrielle tout à fait puissante et adapté redressement rassemblement Nicolas Sarkozi est un président sortant qui aura divisé les Français comme personne avant lui qui aura opposé les Français du public et les Français du privé les Français les plus aisés les Français les plus modestes les Français et les étrangers les Français aux autres en un mot et on a maintenant besoin d'une présidence de rassemblement qui ramène de la sérénité qui ramène de la sécurité euh qui ramène du vivre ensemble entre les Français qui remettent en mouvement euh ce que Nicolas Sarkozi appelle les corps intermédiaires pour le dénigrer est ce que nous appelons tout simplement la démocratie française démocratie sociale décentralisation état impartial on a besoin d'une exemplarité de l'État dans ce pays on a besoin d'une moralisation profonde de la vie politique euh et notamment de responsables qui comme François Hollande seront indépendants en tout de toutes les forces d'argent et qui auront à cœur de servir une notion qui n'a pas été entendue depuis 5 ans cette notion c'est l'intérêt général un dernier mot sur un thème qui est important pour nous c'est la réorientation de la construction européenne on sent bien qu'hier s'est exprimé un vote sous plusieurs formes qui est un vote de doute par rapport à l'Europe tel qu'elle est par rapport au résultats qu'elle produit par rapport au déception qu'elle a pu créer et on ne peut pas continuer avec une Europe qui se contente comme remède de parler d'austérité l'austérité n'amène l'Europe qu'à la récession et elle n'amène les Européens qu'au divorce avec l'Union européenne et c'est la raison pour laquelle même si on sent bien que Nicolas Sarkozi fera quelques tentatives pour se présenter comme un altère européen et bien c'est sa politique qui est en cause c'est la politique qu'il mène avec Madame Merkel qui est en cause et c'est la raison pour laquelle nous proposerons une réorientation audacieuse ambitieuse de l'Europe vers plus de croissance vers plus de cohésion sociale euh vers un mélange de responsabilité nécessairire et de relance indispensable et ce sont ces thèmesl que Françis Hollande va maintenant développer il est reparti en campagne il est maintenant en Bretagne il sera demain dans l'INE parce qu'il faut aussi écouter la voix de ces territoires qui sont des territoires de l'Est notamment de la France qui touchés par la crise ont exprimé un des arois hier il faut être à l'écoute de cela nous aurons plusieurs meetings importants pendant ce 2e tour je pense d'abord un meeting à limoge et puis un discours un meeting à Toulouse et chacun sait que le débat d'entre deux tours je dis bien le débat d'entre deux tours revertira une grande importance là-dessus je dirais simplement un mot car vous aurez peut-être l'occasion d'y revenir on sent bien que Nicolas Sarkozi essaie de faire penser que nous avons peur ou que Fran Holland aurait peur du débat un mot pour dire d'abord que Fran Holland ne craint pas le débat avec Nicolas Sarkozi il y a déjà eu dans le passé d'ailleurs des débats entre eux qui n'ont pas été des souvenirs spécialement riants pour Nicolas Sarkozi François Hollande attend cette confrontation avec sérénité il y est prêt évidemment il ne se dérobera pas euh simplement il y a une tradition dans la 5e République qui n'a aucune raison d'être bousculé parce que le président sortant est en difficulté on a effectivement le le sentiment cette expression a été prononcé à plusieurs reprises hier que Nicolas Sarkozi parce qu'il est un peu affolé parce qu'il a rendu hier une mauvaise copie etprouve le besoin d'avoir un ou plusieurs euros de rattrapage mais il n'a jamais lui souhaité en 2007 quand il a été élu président qu'il y ait trois débats face à Segolen royal et il n'y a pas eu trois débats entre Valérie gisqu destin et François mitteran il y a pas eu trois débats entre Jacques Chirac et François mitteran il y a pas eu trois débats entre Lionel Jospin et Jacques Chirac donc au fond acceptons cette règle républicaine cette tradition républicaine qui veut tout simplement qu'on puisse dans un grand débat un grand débat traité de plusieurs sujets et nous aurons l'occasion de débattre et François Hollande et Nicolas Sarkozy pourront parler en effet des questions économiques et sociales en effet des questions internationales en effet des questions de société et j'ajoute aussi de la façon de gouverner de diriger ce pays mais ce débat aura lieu et ce débat ma fois chacun en sent l'importance je suis persuadé pour ma part qu'il confirmera plutôt que l'heure est au choix entre la continuité et le changement et que les Français veulent le changement

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