Aides aux grandes entreprises : audition d'ONET
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 19 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ? Et en particulier, quel est le montant des subventions ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée et celles dont elle serait plutôt douteuse ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Fait
« les exonérations peuvent pas continuer à être une frappe à bas salaire »
- 1:00Fait
« vous êtes dans une filière où les conflits sociaux sont extrêmement durs, extrêmement longs »
- 2:10Chiffre
« on a quand même plus de 300 CSE dans l'entreprise »
- 3:30Fait
« les aides elles sont bonnes quand elles sont temporaires »
- 6:20Fait
« nos métiers sont nos emplois sont délocalisables »
- 7:00Fait
« il faut être fier de nos entreprises »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous poursuivons les travaux de la commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et alors sous-traitant avec l'audition de madame Émilie de Lombarè, présidente du directoire de la société honnête, Julie Champoursin, directrice des comptabilités, fiscalité et financement et monsieur Steve Berta, directeur expertise de la masse salariale. Je voulais tout d'abord, madame la présidente, vous remercier pour votre disponibilité car vous avez toujours montré votre compréhension face aux contraintes d'agenda de notre commission d'enquête qui sont fortes en fin de cycle de d'audition et on a dû modifier quelquefois, vous avez toujours manifesté une vraie bonne volonté sur le sujet. J'ajoute que la présente audition durera exceptionnellement 1 heure car l'ordre du jour du Sénat prévoit à 14h30 dans l'hémicycle une déclaration du gouvernement suivie d'un débat sur la souveraineté énergétique de la France.
L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct. Elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat. Mesdames, messieurs, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.
Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête, outre bien évidemment vos fonctions chez honnête. Rien de spécial. Je vous invite à prêter successivement serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jour et en allumant vos micros, s'il vous plaît.
Le bouton rouge. Je le jure. Je le jure.
Je le jure. Merci. Notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux.
Tout d'abord, établir le coût des aides publiques octroyées aux grandes entreprises, entendu comme celles employant plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial d'au moins 450 millions d'euros par an, ainsi que le coût des aides versées à leurs sous-traitants. Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlées et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposées en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque des aides publiques sont versées à de grandes entreprises qui procèd ensuite à des fermetures de site, prononcent des licenciements délocalisent leur activité.
Après une présentation succinte de l'activité de votre groupe, nous aimerions connaître votre regard sur les aides publiques aux entreprises. Quelques questions pour guider vos propos. Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?
Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ? Et en particulier, quel est le montant des subventions ? Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ? Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée et celles dont elle serait plutôt douteuse ? Quelles seraient vos proposition pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?
Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions ou de critères qui permettent d'évaluer l'efficacité des aides ? Et enfin, quelles devraient être alors les limites à la conditionnalité de ces aides ? Je vous propose de traiter ces questions dans un proposiminaire d'une vingtaine de minutes.
Puis Fabien Get, notre rapporteur, vous posera quelques questions pour approfondir certains points. Enfin, les membres de la commission d'enquête pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Je vous cède maintenant la parole.
Merci. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs. Je tiens d'abord à vous remercier de m'avoir invité à m'exprimer devant vous sur un sujet majeur pour nos entreprises.
Il me semble important de bien appréhender les enjeux des aides en fonction des types d'entreprises, nos entreprises d'intervention technique étant particulièrement concerné par certaines aides. Je me permettrai tout d'abord de vous présenter le groupe honnête et le contexte économique dans lequel nous évolues. Je détaillerai ensuite les aides et les subventions publiques que nous avons perçu et leur utilité.
Puis je vous donnerai quelques éléments d'analyse et de propositions qui me semblent pertinents. Onet est une entreprise française et familiale spécialisée dans les services et l'ingénierie. L'entreprise est née des activités de manutention sur le port de Marseille il y a plus de 160 ans et c'est dans les années 50 que mon arrière-gr-père a développé la propreté qui représente aujourd'hui plus de la moitié de nos activités.
Nous portons une vision de long terme pour honnête avec la volonté de valoriser le rôle sociétal majeur de nos métiers de service. Nous considérons que notre mission créer des environnements plus et fiables donne tout son sens à nos interventions en proximité sur les territoires et au cœur des enjeux de nos clients. aujourd'hui est un groupe de 80000 collaborateurs dont 61000 en France pour un chiffre d'affaires en 2024 de 2,35 milliards d'euros dont 15 % à l'international principalement au Brésil et en Espagne.
Nos métiers sont organisés par expertise la propreté, la sécurité humaine électronique, l'accueil, les services aéroportuaires et logistiques. Et nous avons également grandi dans l'industrie du nucléaire en démarrant par l'assainissement des centrales puis en développant les services en arrêt de tranche et en développant ensuite l'ingénierie et la maintenance des réacteurs. Plus récemment, nous avons investi dans des sites de fabrication de pièces chaudronées complexes aux services de donneur d'ordre du nucléaire civil ainsi qu'au côté des acteurs français de la défense.
À travers nos différents métiers, nous sommes très fiers d'intervenir dans les coulisses des sites du quotidien. Ce sont en majorité des sites de forte fréquentation. qui ont des enjeux de sûreté et de bien-être des occupants, hôpitaux, gardes, stades, aéroport, universités, bureaux.
Dans des sites industriels, nos interventions prennent sens dès que la gestion des flux constitue un enjeu fort de performance et de robustesse pour assurer à nos clients pérennés et performance. La diversité de nos métiers surprend parfois, mais ils sont fondés sur des modèles proches. Ce sont des métiers d'intervention physique réalisés directement chez nos clients en B2B.
Nos marchés reposent en général sur la réponse à des appels d'offre compétitifs. La majorité de nos contrats ont déduré de 3 à 4 ans. Chaque année, environ 30 % de notre portefeuille est remis en compétition.
Les clauses de révision de prix sont basées sur des indices qui ne reflètent pas systématiquement euh l'évolution de nos coûts. Pour compléter la présentation de notre modèle d'affaires, je souhaite partager avec vous les grands agrégats économiques et financiers du groupe. Nos métiers sont peu capitalistiques, ce qui veut dire que la proportion de nos actifs dans le bilan est faible relativement à la taille de l'entreprise.
Notre compte de résultats est avant tout constitué des salaires bruts de nos équipes à hauteur de 57 % de contribution sociale et fiscale à hauteur de 18 % soit 75 % de notre compte de résultat. Notre résultat net oscile entre 1 % qui est un seuil de risque pour la pérenité de notre entreprise et 3 % les meilleures années. Sachant que la moyenne sur les 10 dernières années se fixe à 1,8 % du chiffre d'affaires.
Nos métiers de service, vous l'aurez compris, sont donc des métiers à faible marge et la diversité des métiers est clé pour assurer la périnité du groupe. Quelques indicateurs sur les 80000 collaborateurs du groupe. Ce sont 90 % d'ouvriers. 500 ingénieurs, 86 % de CDI, 43 % de temps plein 300 agences réparti sur le territoire.
Et en terme de diversité et d'inclusion, honnête, c'est également 60 % de femmes, bien évidemment au global car nous avons encore des métiers qui restent genrés. 134 nationalités avec plus de 15000 collaborateurs étrangers, près de 10000 collaborateurs issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville et plus de 1000 parcours d'insertion d'agents de propreté réalisés par exemple chaque année chez Onet avec les groupements d'entreprises pour l'insertion et la qualification. Nous considérons chez Honette que cette diversité est une richesse.
Notre ambition est de faire valoir le champ des possibles que représentent nos métiers. Nous disposons d'une université interne pour créer des parcours certifiants pour nos collaborateurs et le spectre des formations que nous dispensons est large de l'alphabétisation à la certification de nos chefs de projet dans le nucléaire. En conclusion de cette présentation, permettez-moi d'insister sur la valeur sociale et sociétale de nos métiers.
Ils sont souvent qualifiés d'invisible. Appellation que je déplore et je regrette que beaucoup considèrent encore que le service bienfait ne se voit pas. Je suis particulièrement engagée pour que l'on valorise nos métiers et avant tout nos équipes qui sont fières de leur travail.
Nous devons faire changer de regard notre société. Nos métiers sont créateurs de liens, vecteur d'insertion et de mobilité sociale. Notre pays a besoin de ses métiers et des ouvriers qui les réalisent et la société tout entière doit mesurer les bénéfices qu'ils apportent.
Entrons à présent dans les données chiffrées que vous sollicitez sur les aides et les subventions reçues par nos entreprises. Aussi dans la définition des aides, je considérai plusieurs catégories. Les aides à l'emploi, formation et inclusion, les aides à l'innovation et les aides à la solidarité.
Parmi les aides à l'emploi, les allègements et réductions de cotisation patronale ont représenté pour honnête 189 millions d'euros en 2024. C'est de loin le sujet le plus conséquent pour notre groupe et je vous propose d'y revenir bien sûr ensuite plus en détail. Les aides à l'alternance se sont élevées à 812000 € en 2024 pour plus de 1000 alternants.
Les autres dispositifs d'aide à l'emploi représentent 306000 € et concernent par exemple les emplois francs ou les contrats uniques d'insertion. Honnête n'étant pas une entreprise de l'économie sociale et solidaire ni une entreprise d'insertion, nous ne disposerons pas d'aide publiques relatives à ces modèle d'entreprise. Le recours au dispositif de chômage partiel est très marginal depuis la fin de la pandémie.
Il a représenté 39 millions d'euros en 2020 et 14,15 en 2021. Ce dispositif a été particulièrement vital pour les activités qui ont été arrêtées du jour au lendemain et notamment chez nous pour les activités de services aéroportuairire. Nous n'avons en revanche pas fait appel au prégaranti par l'État.
Je vous propose d'entrer plus en détail sur les dispositifs d'allègement et de réduction des cotisations patronales. Depuis les premières mesures qui date des années 90, nos entreprises se sont adaptées au dispositifs d'allègement de cotisation sur les bas salaires. Ces dispositifs ont eu au moment de leur mise en œuvre un impact favorable sur l'emploi en baissant le coût du travail.
Aujourd'hui, je considère qu'il n'influe plus sur l'emploi, ni sur les salaires de nos collaborateurs, ni sur notre capacité d'investissement. Ils ont modifié en profondeur nos équilibres économiques et impacté directement le prix de nos prestations. Pour comprendre l'ampleur du sujet, je vous propose de nous concentrer sur notre métier de propreté. 75 % de nos salaires sont compris entre 1 et 1,6 mic.
Les dispositifs concernent donc la majeure partie de notre masse salariale, même si la profession s'est toujours engagée à ce que les salaires conventionnel se situe au-delà du SMIC. Ce qui est considéré par tous comme des aides aux entreprises est devenu une donnée d'entrée pour nos prestations et nos clients. Aujourd'hui, nous payons des cotisations allégées sur les plus bas salaires et il est impossible de chiffrer nos prestations sans tenir compte des allègements tant ils sont proportionnellement élevés par rapport à nos niveaux de marge.
S'il me semble pertinent de questionner les niveaux de cotisation sociale sur les bas salaires et la contribution aux finances publiques, j'alerte sur la façon de modifier ces dispositif qui peut être périlleuse pour les entreprises de propreté et qui en sont dépendantes aujourd'hui et ce quelle que soit leur taille. Quand on regarde les montants évoqués pour honnête 190 millions, vous imaginez c'est plus de c'est plusieurs années de résultat donc c'est vraiment colossal pour nous. À titre d'illustration, les premières mesures, les premières versions pardon du PLFSS du gouvernement Barnier auraient dépassé de plus de la moitié notre résultat net après impôt.
Ma conviction en tant que chef d'entreprise, c'est qu'il faudra pour sortir de cette situation qui représente un risque majeur partager une vision de long terme qui amène de la stabilité. Nous avons besoin de visibilité sur l'évolution de ces dispositifs. Il faut mesurer l'impact des revirements politiques dans un sens ou dans l'autre.
Et j'insiste pour nous euh que sur le fait que pour nous ne sommes jamais gagnants. Étant donné les niveaux faibles de nos marges, les hausses de cotisation, tout comme les hausses de salaire d'ailleurs, doivent être nécessairement répercutées dans nos prix de vente pour ne pas nous retrouver en perte. Or, nos contrats sont en général indexés sur des révisions de prix qui n'intègrent pas ces dimensions et qui nous imposent tous les ans de revenir voir nos clients acheteurs privés ou acheteurs publics.
Lorsque la situation économique de nos clients ne permet pas d'absorber ces hausses, cela entraîne une revue du périmètre de nos prestations et donc mécaniquement des suppressions d'emploi. Seule une visibilité dans le temps des évolutions des cotisations sociales nous permettrait d'anticiper l'impact dans les offres réalisées pour nos clients et de préserver les conditions de travail de nos équipes. Je vous propose maintenant de faire un focus sur les aides à l'innovation.
Le crédit d'impôt recherche représente 2,9 millions d'euros pour honnête en 2024 et 2,6 en 2023. Il s'agit d'un outil fondamental qui pousse à investir dans la RED en se sentant soutenu par l'État sur le risque. Dans le cadre de France de relance 2030, Honnête Technologie, notre filiale dans le nucléaire a bénéficié de quatre subventions en 2021 et 2022 au titre des dispositifs de soutien, aux investissements et à la modernisation.
Elle représente un total de 2,7 millions d'euros encaissés à hauteur de 65 % à fin 2024. Elles ont été perçues via BPI France et portées notamment sur des procédés de soudage, de contrôle non destructif ou des procédés innovants de décontamination laser. Il s'agit de de projets d'innovation très concret.
Nous avons ouvert un centre d'essai laser qui permet à des des acteurs français ou internationaux de venir qualifier leur procédés de décontamination et de découpe. Cela concourt à la compétitivité, à l'attractivité de net de technologie, de la filière nucléaire et ainsi cela crée des emplois. Concernant les aides régionales, nous avons reçu 350000 € de la région Provençale Côte d'Azur en 2021 dans le cadre d'un projet de nette technologie sur un procédé de soudage automatisé.
Enfin, à l'échelle de l'Europe, dans le cadre du projet du programme pardon Horizon 2020 de la Commission européenne, HNET technologie a bénéficié d'une subvention pour la recherche et l'innovation à hauteur de 934000 €. Nous avons ainsi développé un projet avec le CEA et l'IRSN. acteurs français ainsi que des acteurs espagnols, belges et suédois.
Enfin, je finirai dans les aides publiques, je considérerai le soutien au Messenat. Nous avons mis en place le Messenat de compétence depuis la création de la Fondation Honnête en 2010 et nous venons d'élargir à de jours par collaborateur le nombre de jours de messenat de compétences possibles entre Messenas financier et Messenat de compétence honnête à bénéficier du crédit d'impôt Messenat à hauteur de 400000 € en 2024. Vous nous avez invité à formuler des propositions aussi, je les résumerai en quatre priorités majeures.
La première, simplifier les mécanismes, les calculs et la gestion administrative. La deuxième, figer la la temporalité. Si possible, anticiper les évolutions dans le temps dès la mise en place.
En troisème point, lier les les types d'aide à leur finalité et à l'impact attendu. Et enfin, en 4e point, intégrer les caractéristiques objectives des différents types d'entreprises dans les analyses d'effets. Pour éclairer ces propositions, je vous propose de focaliser sur certains dispositifs.
En premier en premier lieu, je souhaiterais évoquer le CICE qui a représenté en moyenne 40 millions d'euros par an pendant 6 ans pour le groupe. Il a été pour nous le plus complexe des dispositifs sans impact mesurable. La présentation même du mécanisme est révélatrice.
C'est une aide reposant sur des crédits d'impôts calculés sur des niveaux de salaires dont le pourcentage a évolué à la hausse et à la baisse sur les 6 années avec des possibilités de prêt et financement et dont là où les finalités étaient de favoriser la compétitivité, l'investissement, l'embauche et la formation. Sur l'impact pour nos entreprises dans une concurrence nationale, je considère qu'il a été nul voire déstabilisant. Les montants visés ont transité par nos entreprises et nous n'avons rien conservé ni utilisé.
Notre modèle d'affair basé sur la masse salariale rend trop lisible nos équilibres économiques et la répercussion dans les prix dans le cadre de marché compétitif est inévitable. Nous avons dû investir du temps pour suivre ces mécanismes et répondre au contrôle déployés. Par ailleurs, les dispositifs mis en place pour sortir du CICE qui qui facialement semblait plus important ont tué un impact défavorable sur nos résultats déjà fragiles.
Je reviens rapidement sur les allègements de cotisation sur les bas salaires. Il me semble pertinent aujourd'hui de revoir les modalités tant nos entreprises en sont dépendantes. Sur leurs effets, le point positif est qu'au final, ces montants se retrouvent dans nos prix et donc le consommateur final de nos clients en bénéficie aussi.
Les niveaux de charge sur les bas salaires pourraient être revus à la hausse dans l'idée d'une contribution de tous aux finances publiques. Attention néanmoins à garder un objectif commun d'évolution des plus bas salaires et attention aussi aux activités exposées à la compétitivité internationale. Sur les modalités d'évolution, je verrai trois axes.
Le premier axe serait d'en revoir la mécanique. au lieu de calculer des cotisations puis des allègements, revenir à l'application directe d'un taux progressif de cotisation sociale. Cela simplifierait les paramétrages dans nos outils de paye.
Aujourd'hui, nous avons des équipes dédiées et donnerait de la lisibilité pour ne pas se retrouver dans la situation de méfiance actuelle avec des allègements qui sont présentés aujourd'hui comme des cadeaux à nos entreprises. Le second taxe serait de travailler sur une courbe avec un calcul simple et unique. Je considère néanmoins que les effets de seuil du dispositif actuel ne sont pas pilotés par nos équipes pour constituer des trappes à bas salaire à l'instard de ce qui a pu être présenté et pointé dans le rapport Bosio Vasmer.
Le dernier axe de travail serait de définir un terme. Il est primordial de prévoir ces transformations sur un horizon qui ne mette pas en péril nos entreprises et j'insiste car 10 à 15 ans pourront être nécessaires. L'un des bons exemples en la matière est l'ajustement de la déduction forfaitaire spécifique sur 8 ans proposé par la propreté avec un point de baisse par an.
De cette manière, une entreprise comme honnête est capable d'anticiper les propositions faites à nos clients et d'absorber l'extinction d'une telle mesure. Poursuivre sur l'enjeu de simplification, je donnerai l'exemple d'aide que nous n'utilisons qu'à la marge. La gestion administrative s'avér trop complexe.
Je vous disais que nous avions 10000 collaborateurs issus des QPV. Nous n'avons fait appel au dispositif emploi franc que de façon anecdotique. Il est difficile d'obtenir les justificatifs associés au statut demandeur d'emploi en QPV.
Sur la formation aussi. Des dispositifs comme le Fond National de l'État ou le FSE européen sont des dispositifs trop lourds. 14 documents à fournir pour un collaborateur par exemple.
Nous sommes convaincus des enjeux de formation mais la complexité des systèmes est limitante. Sur la proposition de relier les aides à leurs objets, je soulignerai l'efficacité des aides à l'alternance. Elles ont permis de remobiliser les entreprises sur un sujet majeur, l'emploi des jeunes, même si cela reste encore un défi sur certains de nos secteurs.
L'efficacité aussi des aides à l'innovation comme le CIR, elles permettent pour un grand nombre d'entreprises dont le modèle n'est pas centré sur la RED de s'inscrire dans une dynamique d'innovation dont l'efficacité et la création de valeurs peuvent être contrôlées et dont la finalité est de maintenir notre pays dans la compétition internationale. À notre échelle, ces aides sont très pertinentes. Dans les derniers commentaires que je souhaite ajouter, je pense souhaitable de favoriser des dispositifs incitatif plutôt que punitif.
Et sur la transparence des aides, j'y suis favorable bien sûr dans le respect des règles de concurrence, du secret des affaires ou des enjeux stratégiques de souveraineté. Mesdames et messieurs les sénateurs, pour conclure, les entreprises sont comme vous soucieuses de l'efficacité de la dépense publique. Aussi, je considère pour ma part que pour être efficace, les aides publiques doivent être ciblées, simples, lisibles et organisées dans le temps.
Elles sont indispensables pour donner de l'élan à nos entreprises dans leur innovation et orienter les priorités d'investissement de notre pays. Merci pour votre écoute. Merci madame la présidente pour ces propos à la fois empreint d'une vraie volonté de transparence, de précision, proposition.
Euh j'avais juste une petite question. Euh 189 millions d'allègement de cotisation euh en 2024, la masse salariale et le montant des des cotisations justement. Alors si vous l'avez alors nous avons 900 millions de salaires bruts et les cotisations en taux représentent 26% 26 % en taux net des allègements.
D'accord. Merci. Je donne la parole à notre rapporteur Fabien Guayet pour quelques questions.
Merci monsieur le président, madame la présidente, messieurs, mesdames. Bon, merci pour votre présentation et la transparence, même si j'ai bien noté à la fin que vous étiez d'accord avec la transparence mais il y avait tellement de ma qu'à la fin il y en a pas. Mais bon, c'est pas c'est pas exactement ce que vous venez de faire.
Je vous remercie en tout cas pour l'ensemble des éléments que vous nous apportez. Bon, comme on a une grosse demi-heure et on s'en excuse une nouvelle fois avec le président puisque le gouvernement a décidé de provoquer un débat sur les questions énergétiques et donc on ne peut pas tenir de réunion en même temps qu'un débat gouvernemental. Euh non, moi je viens directement sur les exonérations de cotisation, même si on peut venir sur évidemment le reste puisque c'est le plus gros que vous concernant, c'est celui qui fait débat et je vous avoue que j'apprécie le débat comme vous le posez.
Après, on peut avoir un désaccord ou pas, mais bon, moi je crois qu'on a on a une question, c'est que quand on dit l'utilisation de l'argent public par les grandes entreprises, dont la vottre, donc la question c'est de savoir si ça bénéficie à l'emploi, à la transition numérique, énergétique, tant d'autres choses et à l'entreprise et à l'entreprise elle-même. Mais la question quand elle est liée à l'emploi euh compte tenu de la puissance de votre groupe et vous l'avez rappelé, il y a une question, c'est aussi la qualité de l'emploi. Je crois qu'il faut pas l'oublier.
Et la qualité de l'emploi, ça parle par les conditions de travail. Évidemment, c'est des métiers extrêmement difficiles, pénibles très tôt le matin, notamment dans les bureaux. Bon, souvent un emploi féminin, souvent des des temps partiels imposés.
Évidemment. Bon donc tout ça rend la tâche plus pénible qu'un travail de bureau, mais aussi c'est évidemment des petits salaires et des salaires autour du SMIC. Bon euh donc là il y a un débat, c'est que et vous l'exprimez aussi, l'entreprise est prisonnière en réalité de l'argent public puisque par exemple quand est évoqué, vous venez de le dire aussi le fait que on pourrait non pas supprimer des exonérations de cotisation mais le de les réhausser notamment pour les niveaux autour du SMIC, l'ensemble des entreprises de nettoyage dont la vote mais pas que aussi vos concurrents ont interpellé l'ensemble des des parlementaires dont au Sénat en disant si vous faites ça, c'est la suppression directement de milliers d'emplois.
C'était un peu ça. Pourrait dire chantage à l'emploi, mais peu importe. Euh mais on a une question, c'est que en plus avec le concours des marchés publics ou des marchés privés, vous avez redit 30 % des contrats chaque année sont remis sont remis sur sur la table, ce qui est assez considérable.
Euh évidemment euh c'est la course au moins 10 an social et c'est toujours comme ça. C'est-à-dire que vous avez un client qui vous dit euh je payais 100000, je veux en payer 90 pour le même niveau de service. Donc c'est suppression d'emploi, ça va des salaires, enfin et c'est toujours la compétition comme ça.
Et donc là on a une question à se poser, c'est que pour vous euh vous êtes et vous le dites ultra dépendant des aides publics. D'ailleurs, si on venait à toucher, ne serait-ce qu'un peu, votre tout votre modèle économique tombe. En même temps, il y a une question autour de la qualité de l'emploi qui mérite, pardonnez-moi, de rester posé pour des métiers, je le redis difficiles mais qui sont liés au travail mais dont quand même la les conditions de travail et les niveaux de salaires.
D'ailleurs, bon vous le savez, des mouvements sociaux se multiplient un peu partout et pas que chez vous d'ailleurs, chez aussi vos concurrents, ça soit dans les gares, les hôpitaux et tant d'autres. Il y a beaucoup beaucoup de mouvements social, parfois extrêmement long d'ailleurs, c'est des fois plusieurs semaines de conflit social. C'est d'ailleurs très difficile pour les petits salaires.
Donc voilà. Donc moi je pense que la question elle doit se poser au niveau de la clientèle parce qu'à un moment donné il faut responsabiliser toute la chaîne. C'est-à-dire que je je j'entends qu'il faut de la visibilité, la prévisibilité.
Vous appelez à ce qu'on on réhase le niveau euh des cotisations mais sur un temps long 1 % sur 8 ans, je crois. Mais à un moment donné, il faudra aussi avoir le débat avec les les clients de dire on ne peut pas fournir le même niveau de service pour des prix toujours plus bas. Et moi, ma première question c'est vous avez évoqué mais les marchés publics et marchés privés.
Bon marché privé étant une question mais est-ce que les marchés publics sont aussi dans cette course au moins 10 ans social ? parce que là pour le coup c'est l'État ou c'est les collectivités les collectivités et donc en premier lieu, nous avons quand je dis nous global le pouvoir public une responsabilité euh c'est déjà d'inverser cette tendance-là. Donc est-ce que vous pouvez approfondir cette question autour des marchés publics ou est-ce que en réalité les marchés publics sont comme les marchés privés toujours dans la course au moindre coût et donc au moins 10 ans social ?
Merci pour cette question qui est très large puisqu'elle est à la fois elle elle pose la question de de l'organisation des métiers de la propreté, de la façon dont nous nous structurons nous par exemple en tant que entreprise honnête et puis du comportement de nos clients. Donc je vais essayer d'adresser l'ensemble des sujets et si je m'écarte un peu, je je je vous en prie, requestionnez-moi sur des points précis. Je rappellerai juste que la profession de la propreté est une des professions les plus organisées en terme de fédération qu'on a travaillé depuis des années sur les conditions de travail.
Euh nous sommes conscients que ce sont des métiers difficiles et c'est pour ça que j'insisté dans mon propos liminaire sur les métiers de d'intervention physique. Nos métiers sont physiques, pas que la propreté, mais tous les métiers physiques aujourd'hui et les contextes dans lesquels nous intervenons sont plus complexes effectivement que des emplois de bureau. Donc je reviendrai sur la sur le secteur de la propreté.
Vous je l'ai dit aussi dans mon propos liminaire, nous avons toujours veillé à être un petit peu au-delà du SMIC en terme de rémunération. C'est un engagement fort de la profession, hein, euh de de maintenir cet écart osmique. Euh sur les conditions de travail en journée, ça fait à peu près une dizaine d'années euh que nous avons posé le concept de ce qu'on appelle le travail en journée, c'est c'est-à-dire essayer quand l'activité des de nos clients le permet de faire intervenir nos collaborateurs en parallèle de l'activité de nos clients.
Aujourd'hui, on sent une tendance qui s'améliore, une prise de conscience, on va dire, collective. Je crois qu'on est dans les derniers chiffres à 15 % des des contextes, c'est possible. Donc, ça s'améliore.
Et bien évidemment, le travail en journée, c'est un combat collectif parce que sur la sécurité de nos de nos travailleurs, ça leur permet de venir sur des horaires et dans des conditions qui sont plus faciles, plus en sécurité. Ça permet d'améliorer le quotidien, ça permet d'améliorer leur visibilité. Bref, c'est gagnant pour tout le monde.
Donc sur le travail en journée, vous avez raison, c'est encore un combat euh sur la façon, Excusez-moi, est-ce que je peux me permettre comme on a très peu de temps, je juste une incise. Euh, est-ce que vous sauriez parce qu'il y a eu des tentatives de légiférer sur cette question là ? Euh, Non, mais c'est une question.
Est-ce que vous êtes pour légiférer sur cette question ou pas ? Parce que bon, moi j'habite en Saint-Senit, euh je prends le RERB tous les jours, pas tous les jours à très tôt le matin, mais ça m'arrive par exemple quand je me déplace pour prendre le train. Bon, globalement c'est les travailleurs essentiels.
Moi, je parle pas d'invisible. Les travailleurs essentiels qui partent de chez moi, qui prennent le RERB à pas d'heure, 5h15 le premier, qui vont dans les locaux et cetera et cetera pour nettoyer pour avant que les gens les bureau arrivent, ils soit sortis. Donc à un moment donné, si on veut changer le comportement y compris des clients et aussi des entreprises, est-ce que nous devons passer par la loi sur cette question du travail ?
Je je crois qu'en fait, pardon, je j'ai répondu un peu vite, mais le je pense pas qu'il faille légiférer parce que ça rendrait très complexe, enfin on parle déjà d'un droit du travail qui est assez complexe de de Non, pour moi euh la le l'enjeu et la clé c'est l'évolution des contrats. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la façon dont nos contrats sont organisés et c'est ça en fait quand nos clients changent, ils changent la façon de contractualiser. C'està-dire qu'au lieu de nous envoyer des appels d'offre avec des mecs de carré, des demandes qui sont comme ça, en fait, on travaille plutôt sur une solution de propreté et on travaille avec eux sur la possibilité d'intervenir en journée.
On a développé aussi dans nos métiers par exemple la digitalisation qui permet de suivre quelle pièce est utilisée, quelle pièce ne l'est pas et du coup de changer les parcours de nos collaborateurs. Donc pour nous, c'est vraiment quelque chose de très vertueux le travail en journée, mais je pense que c'est vraiment à nous de travailler avec nos clients sur comment ça se met en place. l'argument phare euh de l'aspirateur fait du bruit n'existe plus.
Voilà, donc c'est dans le contrat, dans la façon dont on calibre nos interventions et dans dans la façon dont on les organise. Mais par contre, je crois qu'on est capable de progresser tous collectivement. Je vais pas dire rapidement, mais on est capable de le faire.
Euh après, si vous me permettez de revenir sur les enjeux sur les enjeux de la de la propreté, euh vous parliez de la relation avec nos clients. Euh le groupe Honnête est un groupe qui est très engagé dans le fait, je crois vous parliez de moins 10 ans sociales. Notre objectif nous c'est d'être toujours non pas le moins cher, mais le plus cher avec la meilleure notation technique.
Et c'est comme ça qu'on doit gagner des appels d'offre. Nous investissons dans quoi ? On investit dans les conditions de travail de nos collaborateurs, ça veut dire leur équipement, leurs outils, la formation, tous les engagement que l'on doit avoir sur la compliance et cetera.
Bref, tout l'encadrement de nos marchés et tout ce qui est autour de notre collaborateur. C'est un engagement fort de la part de nos entreprises. Donc aujourd'hui, je ne dirais pas que tous nos clients vont vers le moins 10 an social.
En revanche, dès que la situation économique se tend et c'est le cas pour nos clients privés comme pour le client public, tout le monde regarde sa facture. Et c'est là où je reviens sur le point que vous évoquiez. Quand on regarde sa facture et nous avons la capacité de discuter avec nos clients et de dire votre possibilité c'est X ou Y, comment on adapte nos prestations ?
C'est en cela que nous alertons sur l'emploi et que nous avons alerté sur l'emploi. C'est-à-dire qu'à un moment donné, oui, la propreté, la sécurité humaine sont des métiers nécessaires et essentiel, mais à un moment donné, quand les clients n'ont plus les moyens, on doit réduire les périmètres et organiser les interventions différemment. Et c'est là que du coup on a un effet sur l'emploi pour être précise dans ma réponse.
Oui. Bon, moi j'entends votre volonté euh de meilleur équipement et cetera. H après bon sur le terrain c'est parfois plus complexe.
Non mais je dis ça les conditions d'intervention sont difficiles. Enfin si vous voulez revenir sur ce sujet-là les conditions d'intervention sont difficiles mais la réalité de nos métiers c'est qu'on on nettoie des environnements difficiles dans des conditions difficiles pour par exemple les hôpitaux. Alors alors les hôpitaux sont des environnements qui sont quand même valorisants pour nos équipes.
Il y a des il y a des contextes plus compliqués que ça encore mais euh mais c'est complexe mais les gens ont vraiment du sens à leur travail. Ils sont très fiers de nos collaborateurs de ce qu'ils font. Moi, j'ai porté ce message plusieurs fois aussi.
Je crois que il faut considérer oui que nos métiers sont difficiles mais il faut arrêter de ne pointer que cela. Ce sont des métiers dans lesquels on forme. Je vous donne un exemple.
Nous avons une université interne. On forme, on a une capacité de développement des compétences. Donc on a des ouvriers qui qui ont démarré agent et qui aujourd'hui sont directeurs d'agence.
On essaie de former et et aussi alors on a cette chance dans le groupe honnête aussi. Notre ambition c'est de créer des parcours ouvriers, c'est-à-dire de créer une histoire où vous pouvez commencer agent dans un métier et changer d'environnement. La réalité de nos métiers qui est méconnue aussi c'est qu'on a des transferts de personnel qui protègent l'emploi.
L'annexe 7 de la convention collective de la propreté qui protège l'emploi puisque quand en cas de changement de prestataire le personnel est repris. Donc c'est protecteur pour les collaborateurs. En revanche, il y a quand même un revers.
Euh c'est que les collaborateurs restent sur un site à mon sens trop longtemps dans une carrière à un moment donné, il faut de l'évolution, il faut de l'ouverture. Et donc c'est sur ça que le groupe honnête travaille. Bon là vous pointez beaucoup de vous pointez beaucoup de débats.
La mobilité par exemple je peux l'entendre et le fait de rompre une routine ça c'est c'est vrai pour beaucoup de de de d'emplois à haute valeur ajoutée parmi les cadres pour les les simples ouvriers ouvrières. Il y a pas de mépris dans ça. Toute ma famille est ouvrier et ouvrière donc je suis le premier à ne pas l'avoir été.
Donc je c'est il y a aucun mépris et beaucoup de respect pour ces professions qui je le rappelle pour moi sont essentielles. C'est pas des invisibles. Sauf que le réel lorsqu'on impose de la mobilité à des personnels qui vont travailler, je le redis très tôt le matin, qui ont pas forcément du véhicule des véhicules personnels qui doivent emprunter les transports, qui parfois se retrouvent sur un site et puis plusieurs mois après de l'autre côté de l'Île-de-France pour prendre ce qui nous c'est parfois des tendres à longe.
Donc ça c'est un peu plus complexe. Ça ça marche pour les haut cadres dirigeants. parfois plus complexe en réalité pour les ouvriers et les ouvrières.
Non, moi je je reviens, c'est que la fierté, d'ailleurs, j'ai déjà entendu cette phrase, je crois que c'est un panier une haché qui disait "Il faut être fier qu'on va au travail." Euh oui oui, il faut être fier quand on va au travail et je le redis, vous voyez les ouvrières, ils participent mais une des questions de la fierté, c'est la question de la rémunération. Et là, on a on on esquisse le problème.
On a un problème collectif. Vous avez un problème et nous avec c'est que donc vous avez une entreprise et un secteur sous perfusion publique. Vous refusez pas le terme puisque 189 millions d'exos.
Je passe je passe je passe le le reste qui est pas micropol mais on est sur quelques millions de C et et autres subventions. 189 millions si on change ne serait-ce que à la virgule prè ça peut mettre en péril l'équilibre avec un résultat à 1,8. Et le problème et qui reste quand même extrêmement posé, c'est la rémunération de l'ensemble des salariés qui reste quand même faible autour du SMIC et je le redis avec des temps partiels imposés, du travail de nuit ou de très tôt le matin.
J'entends que vous vouliez pas légiférer sur cette question, mais si on veut changer l'habitude d'un certain nombre d'entreprises, voyez par exemple sur les questions autre chose mais sur les questions de parité, on a voulu être incitatif pendant un moment puis à un moment donné, il a fallu légiférer parce qu'autrement ici, il y aurait toujours une très très grande majorité d'hommes qui siégerait. Donc à un moment donné, il faut l'imposer et je pense que sur la question du travail de journée, si on attend de vouloir changer les mentalités de l'ensemble des clients public et privé, on peut attendre pendant des années. Donc là, il y a une question, c'est que l'argent public contribue d'une manière ou d'une autre à maintenir un emploi certes important et essentiel, mais un emploi de qualité difficile.
C'est lié intrinsèquement au travail mais avec des rémunérations qui restent extrêmement faibles et dont de fait qui n'incite pas ni l'entreprise à augmenter le salaire parce qu'il faut rester en dessous de 1,6 mic pour continuer à toucher les exonérations, ni en réalité au clients de vouloir de vouloir de vouloir aller au meilleur au meilleur prix parce que le réel c'est moi je me plein de lutte sociale dans le 93 sur les changements à chaque fois d'acteur, bon, il y a l'obligation de reprendre le personnel et cetera. C'est c'est parfois extrêmement difficile. D'ailleurs, pour des salariés qui change en 20 ans de carrière 5 ou six fois, c'est toujours moins social, c'est toujours en perdant des acquis et à un moment donné ça se fait sur la question de la rémunération.
C'est c'est ça le réel aujourd'hui. Aujourd'hui, le réel d'un employé pas que d'honnête, on prend vous parce que vous êtes le plus gros acteur quand on parle de vous, c'est l'ensemble de la filière. bien ça oui.
Mais l'ensemble de la filière, c'est aujourd'hui le réel pour des dizaines de milliers de salariés, c'est celui-là. Encore encore une fois, moi je je alors je réinsiste sur le travail en journée. Le fait de légiférer euh je pense amènerait de la complexité.
C'était dans mon propos liminaire. Je pense que la complexité est déjà large dans nos métiers et je crois que encore une fois nous pouvons arriver euh à force de conviction de travail et la profession encore une fois est très engagée à convaincre de plus en plus que c'est possible et à l'organiser et à en faire la preuve. Donc sur le travail en journée, moi je je voilà, je reste convaincu que c'est un combat collectif, mais les environnements sont tellement différents d'un site à l'autre que aller travailler sur dans quel contexte, sur quel site ou enfin bon bref, je pense que ce serait trop complexe sur la rémunération.
Moi j'insiste hein, ma vision des de ces allègements, c'est qu'aujourd'hui nous nous ne pouvons pas considérer que ce sont des allègements ou une aide. J'entends quand vous dites en fait c'est le budget de l'État. Moi, je vois les choses à l'inverse en disant aujourd'hui notre contribution sur les bas salaires est relativement faible.
Voilà, la cotisation sur les bas salaires est faible. Est-ce qu'on veut l'augmenter ? Et moi, je serai pour qu'on revienne à un mécanisme inverse de redire aujourd'hui, on a refait le calcul, on est à à 4 % 8 % de taux de cotisation sur les plus bas niveaux.
Est-ce qu'on considère qu'un travailleur qui gagne ce niveau de salaire et qui cotise à cette hauteur, c'est suffisant ou pas ? Moi c'est cette enfin je prends la question aussi dans l'autre sens parce que supprimer des a voudrait dire qu'on revient à des taux de cotisation sur les bas salaires qui sont de X. Et je pense que c'est ça qu'il faut qu'on travaille.
Il faut qu'on travaille le niveau de cotisation qu'on considère sur les bas salaires. Après augmenter le net puisque c'est ça dont vous parlez. L'enjeu c'est d'augmenter le net de nos collaborateurs.
Augmenter le net et le brut parce que vous avez une question c'est aussi nos modèles social hein. À un moment donné moi je pense que c'est un élément d'attractivité. Bon, c'est toujours un débat entre nous.
Mais de toute façon, non, mais de toute façon cette commission, elle ouvre tout un champ des modèle social, la réindustrialisation du pays. C'est moins le cas aujourd'hui, mais elle ouvre tout un tas de débats et le modèle social, c'est un élément de compétitivité. Bon, mais je me tais parce que je je souhaite laisser la parole à mes à mes trois autres collègues qui sont là, mais j'aurais une dernière question si vous permettrez.
Est-ce que est-ce que parmi les collègues présents, je vois Eveline Renaud Garabédian ? Oui, merci. Du côté de Lucien ou de de Lucien Stone ou de Laurence Haribé pour l'instant, il y a pas de question.
Donc, on va donner la parole à à Eveline Renault Garin Bédian. Merci monsieur le président. Merci madame de de d'avoir été aussi claire, aussi précise sur la partie de votre exposée est transparente.
Moi je me posais une question, je m'en pose plusieurs mais comme on a pas beaucoup de temps, donc je m'arrêterai. Les aides que vous touchez représentent à peu près 21 % par rapport à votre masse salariale non chargé puisque vous je prends ça 90 millions et je vois que vous avez par rapport à la mar salariale, ça représente 21 millions les aides que vous encaissez. Euh je voudrais savoir combien vous encaissez d'aide au Brésil et quel est ce pourcentage qui existe ?
Est-ce que vous encaissez les aides et quelle est la partie salariale que vous avez là-bas si vous encaissez donc que des aides en France ? Et sur le territoire français, vous êtes plutôt présent dans quelle région ? Vous n'ai entendu tout à l'heure, vous encaissiez quasiment pas d'aide territorial euh et euh c'était surtout des aides nationales que vous aviez.
Donc, j'aimerais savoir sur cette partie comment se fait la répartition géographique. Et puis, une question à titre personnel, moi je suis quelqu'un qui est dans l'hôtellerie où on a notre propre personnel. Quel est le pourcentage que représente votre activité dans l'activité hôtelière ?
Je vous en prie, madame la présidente. Alors euh sur le Brésil euh en fait, on a très peu d'aide donc euh je vais pas être voilà nécessairement euh euh enfin ça ça va pas être aidant. En Espagne, en revanche, on est plutôt proche des 2 millions d'euros.
Donc euh voilà, on a à peu près des des enfin des aides du même type. Sur le territoire français, on est présent un petit peu partout. On est présent sur l'ensemble du territoire, je le disais, on a plus de 300 agences.
Donc on fait partie des entreprises euh voilà qui sont les plus euh en proximité euh de l'ensemble de nos clients sur le territoire. C'est une vraie stratégie, une vraie volonté d'investir justement dans les agences d'encadrement intermédiaire parce qu'on croit euh que c'est comme ça qu'on arrive à bien accompagner nos équipes sur le terrain. Euh donc c'est une vraie stratégie personnelle et un vrai modèle pour notre entreprise.
Mais effectivement on a peu d'aide après local. Euh voilà, on n pas une stratégie forcément, j'allais dire aussi offensive sur ce sujet euh sur l'hôtellerie. Écoutez, on a beaucoup reculé pendant je crois il y a une dizaine d'années sur les sur les marchés de l'hôtellerie de par leur complexité.
On est arrivé aujourd'hui à définir un modus opérandi avec certains de nos grands clients euh pour travailler différemment justement et travailler sur les conditions de travail un petit peu différente. Il y a des groupes voilà qui ont créé qui ont qui se sont mis des engagements en terme de responsabilité sociale aussi plus important qu'avant et donc petit à petit on reprogresse mais aujourd'hui c'est pas un chiffre d'affaires majeur pour notre entreprise dans l'hôtellerie. Je poser encore une petite question en définitive, je me pose une question de base.
Si vous n'avez pas du tout d'aide, votre business model il il tient comment ? Alors, c'est ce que je vous disais en fait. Si on n plus d'aide de si du jour au lendemain vous nous enlevez les les allègements, on remettra le niveau de cotisation nécessaire sur les bas salaires, c'est-à-dire les 26 % et nous irons voir nos clients.
Le risque derrière ça, parce que c'est ce qui se passera que nos clients n'ont pas du tout prévu dans leur budget les niveaux d'augmentation que ça va représenter. Je vais vous donner un exemple. Ben, je je peux vous donner par exemple l'exemple dans la sécurité.
Il faut se rendre compte par exemple que rien que sur les niveaux de salaires, l'évolution des niveaux de salaires dans la sécurité, on a eu des évolutions de salaires en commun depuis 2020, c'est 20,5 %. Donc pour nos contrats, alors quand vous voyez la proportion de la masse salariale, c'est des c'est des évolutions à répercuter qui sont bah qui sont importantes. On a vécu pendant des années avec très peu de hausse d'inflation et depuis 5 ans, on est reparti entre guillemets dans un modèle de revalorisation des salaires et donc nous de nécessité de revaloriser nos contrats.
Donc donc tout simplement si demain il y a plus d'allègement, on ira voir nos clients. Le risque c'est quoi ? C'est qu'ils nous disent "Nous n'avons pas les moyens.
Hier, la prestation me coûtait 100. Euh aujourd'hui, vous me dites c'est 150 par exemple, bah il faudra revoir le périmètre et nous n'aurons jamais le même périmètre. Donc c'est pour ça que je dis, je pense que vraiment cet enjeu de long terme de possibilité d'absorber petit à petit une hausse de cotisation sociale sur les bassaleurs est possible mais il faut le faire dans le temps et il faut le faire de façon concertée.
Merci madame la présidente. Moi, j'avais une petite question avant de laisser la question de la fin à notre rapporteur. Est-ce que on on vous pensez que si en France ces aides plus ou moins importante sont nécessaires pour accompagner les entreprises, on le voit bien notamment dans votre situation basé essentiellement sur la main d'œuvre euh très peu d'investissement ou d'immobilisation ou et cetera.
C'est aussi parce qu'on a un degré d'exigence peut-être excessif sur certains points, mais si on les met bout à boute entre le modèle social, les les exigences en terme de sécurité au travail, les exigences en terme de conditions de travail, les exigences en terme de normes, normes de sécurité, normes environnementales par rapport aux produits qui peuvent être issés, par rapport à un certain nombre de choses, l'accumulation, je dis pas que c'est mal en soi hein, je parle Hid mal, c'est l'excès et la modification sans cesse des choses, mais vous l'avez dit, mais l'accumulation qu'on retrouve principalement en France de toutes ces exigences un petit peu jusqu'au bouthiste par rapport au alors je prendrai pas le Brésil comme contrexemple parce que je pense que c'est complètement différent notamment sur le modèle social cher rapporteur mais mais fait que de toute façon sur des entreprises notamment des entreprises essentiellement basées sur de la main d'œuvre sans aide publique, bah on n pas il y a pas de compétitivité possible et donc automatiquement l'exigence poussée à son à son extrême provoque aussi une nécessité d'aide publique et d'argent public mis dans le système. Alors je je comprends votre enfin la logique de votre démonstration. Euh ouais mais à l'inverse en fait je je moi je crois que relever le niveau d'exigence c'est une bonne chose.
Voilà. Parce que relever le niveau d'exigence, la sécurité des collaborateurs par exemple pour nous, nous démarrons toutes nos réunions jusqu'au comité exécutif du groupe par les enjeux de sécurité des collaborateurs où en sommes nous, les actions de prévention et cetera. Ça fait partie pour moi des dispositifs notamment sur lesquels aujourd'hui on est plutôt pénalisé au lieu d'être incité par exemple.
Euh mais en revanche, je crois que c'est fondamental que de se dire "Moi c'est toujours ce que j'ai aux équipes, c'est la seule chose qui me préoccupe, c'est la santé de mes collaborateurs hein. C'est je c'est après oui, il y a l'économique, il y a plein de choses qui sont compliquées mais la réalité euh c'est qu'on a des métiers difficiles dans des contextes d'intervention sensibles parfois et que l'enjeu c'est que chacun fasse attention à lui et à la prévention du coup du collectif. Donc je je crois au contraire que c'est une belle exigence.
En revanche, je suis pas sûre que ça soit lié avec les enjeux d'aide. Je crois au contraire que il faut garder l'exigence, peut-être travailler sur des mécanismes plus incitatifs que punitifs. Comme je le disais, en revanche, les aides dont on parle sur les cotisations sociales, c'est un vrai sujet de modèle économique français.
Quand on voit que sur les haut salaires, on est à plus de 50 % de taux de cotisation. Voilà, c'est un choix et on sait que sur notre compétitivité ça peut peser maintenant sur nos travailleurs ouvriers sur les plus bas salaires, parce qu'il y en aura toujours des plus bas salaires dans un modèle économique, comment on le travaille, comment on le définit, quelle est la contribution et qu'est-ce qu'on est capable d'absorber ? Voilà, vous le disiez, nos métiers et nos interventions, moi je suis convaincu qu'elles sont essentielles.
Je ne rêve pas d'un monde de robots qui vont réaliser ces tâches de main. Donc c'est important euh voilà qu'on est on on travaille sur les robots qui aident à améliorer les conditions de travail. Ça oui, mais en revanche ce sont des emplois et et et un travail qui est souvent nécessaire.
Donc voilà, je voilà, je je discierai les deux. L'exigence est bonne, elle nous amène de de la compétitivité, elle nous amène voilà socialement une moi je trouve un modèle qui est qui est vertu en France et d'ailleurs j'insisterai, vous parliez du Brésil. C'est un bon exemple parce que quand je suis honnête quand on va dans un autre pays, on essaie de partager notre vision du métier et un des échanges qu'on a eu avec le Brésil, c'est que nos équipes brésiliennes ont mis en place une sorte de CE pour les collaborateurs.
C'est quelque chose qui ne se fait pas au Brésil, mais comme nous sommes une entreprise française, ils ont repris ce modèle là et donc on accompagne nos collaborateurs avec des choses qui ne se font pas d'habitude au Brésil. Tout petit point, est-ce que vous pensez que par ces aides publiques, notamment sur les bas salaires, on a plus mis en avant et recherché l'emploi que le le la rémunération ? Puisque après plus on veut augmenter la rémunération, plus le pourcentage de charge ou de cotisation est important et ce qui fait qu'on est plus on aurait plus tendance en tant que chef d'entreprise à favoriser des bas salaires.
Alors quit, oui, ça fait des des emplois pourvus mais en même temps ça crée pas forcément de la rémunération. dans nos entreprises, je réinsiste quand même sur ça, ce n'est pas satisfaisant d'avoir des collaborateurs qui sont pas eux-mêmes, qui ne peuvent pas vivre parfois avec les salaires ou la rémunération qui leur est accordée. Donc je réinsiste quand même sur ça parce que c'est difficile aussi pour nous.
Euh maintenant, je crois que si on veut augmenter la rémunération, le SMIC est un enjeu, hein, ça c'est sûr de dire à un moment donné, on est un pays, on a un salaire minimum, c'est un enjeu. Nous travaillons aussi beaucoup nous et ça c'est vraiment l'avenir aussi sur les temps complets, on le sait, notre enjeu c'est de travailler sur plus de temps complet. Euh après pour mieux rémunérer, c'est vrai que pour une entreprise, c'est plus facile et plus direct de travailler sur un niveau de charge salariale que vous allez abaisser repasser dans le net.
Ça c'est sûr. C'est évident que c'est plus enfin c'est c'est moins, j'allais dire impactant directement dans le modèle d'affaires. Donc ça c'est possible.
Voilà. Après, je crois qu'il faut garder cet objectif quand même d'améliorer la situation de nos collaborateurs, ça c'est sûr. Merci madame la présidente.
Dans le souci d'être efficace, il y a une question de Louis Stanion et tout de suite derrière, je laisse la question, la possibilité au rapporteur de poser une dernière question et vous répondrez à l'ensemble pour qu'on puisse terminer parce que je vois que la l'heure de la séance arrive très vite. Lucien Standion. Monsieur le président, merci madame présidente.
D'abord, je m'excuse d'être arrivé en retard et donc je vais poser une question que peut-être a a posé notre rapporteur parce qu'il a l'habitude de poser ce type de question. C'est ce serait si vous vous percevez des des aides de l'État pour faire fonctionner votre entreprise en cas de résultat positif à l'issue de votre exercice, que se passe-t-il ? C'est-à-dire que les bénéfices constatés, qu'est-ce qu'ils deviennent au regard des aides perçues par l'État ?
Est-ce que ben ils reviennent aux actionnaires, est-ce que ben ce sont les salariés qui puissent en bénéficier ? Est-ce que vous les rendez à l'État ? D'ailleurs, ça peut être aussi la restitution, pourquoi pas ?
Donc voilà, une petite question purement technique mais qui est majeur si vous permettez madame président pour qu'on soit efficace, une dernière question du rapporteur, vous répondriz aux deux en en même temps. Merci. Vous allez être sauvé par le gong dans une minute.
On a plus on a plus le droit de parler dans une minute. Non non mais bon, c'était un débat intéressant. moi que je voudrais continuer à à pousser avec vous parce que euh contrairement à d'autres filières par exemple industriel et en ce moment la filière sidérurgique Arcelloor Mital on a un chantage à l'emploi mais de toute façon l'emploi est délocalisable en Inde concrètement je prends Arcelloir Mital c'est ça ou au Brésil et d'ailleurs Mital est en train lui de poursuivre ses investissements en Inde ou au Brésil.
Là, l'emploi et votre filière en réalité, elle est pas délocalisable, pas du tout. D'ailleurs, une entreprise quelle qu'elle soit d'ailleurs ici au Sénat ou ailleurs, il y aura toujours besoin de personnes qui assurent la sécurité. Alors ici peu particulier évidemment c'est la garde mais dans des entreprises privées, il y aura besoin de sécurité et il y aura toujours besoin de nettoyer.
Donc en réalité l'espèce de chantage en lamp en disant mais si on augmente les cotisations là de toute façon le client si toute la filière est obligée d'augmenter les prix il pourra faire la compétition au moins 10 an social mais si tout le monde est obligé de remettre 20 % ben au finalement soit il se passera du service et donc il le réinternaliser soit bah plus ça veut dire plus personne va faire de nettoyage en France plus personne va faire de la sécurité alors qu'il y a besoin de croissant de sécurité. Non, c'est pas ça la réalité. C'est donc vous êtes une filière absolument pas délocalisable.
Alors s'il y en a bien une, c'est vous. comme la restauration, on va pas aller manger euh le midi à Rio de Gené et puis revenir à 14h au bureau. Il y aura toujours besoin de cuisinier, de serveur et de plongeur.
Mais je donc moi je pense que nous devons prendre aussi ça en compte et je pense qu'à un moment donné dans le débat qui devra nous animer parce qu'il va nous animer euh sur cette question des bas salaires et cetera, je pense que on doit le regarder filière par filière mais je pense que la vôtre à un moment donné il faudra un choc. Oui, mais c'est le rapporteur communiste qui vous parle ici au Sénat. Donc n'ayez crainte.
Ça voudra dire que le combat politique va être de grande ampleur pour que ce que je dis se mette en place. Mais je pense que de toute façon, il faudra qu'il a un choc parce que je pense que les exonérations peuvent pas continuer à être une frappe à bas salaire. Et puis la deuxième question, je l'ai évoqué tout à l'heure mais on n pas eu le temps.
En plus des conditions de travail dont on a parlé des questions de la rémunération dont on vient de finir, moi je redis, vous êtes dans une filière là je prends pas connête mais vous êtes dans une filière où les conflits sociaux sont extrêmement durs, extrêmement longs. Je prends les CHU, les gardes Marseille, enfin bon le nombre le nombre les les salariés d'hôtel, il y en a Bâignol, ils ont fait 2 ans et demi, extrêmement long. C'est pas l'habitude de la filière de voir d'un bon œil la syndicalisation.
Et quand on ajoute conditions de travail difficile, rémunération faible, en tout cas proche du SMIC et en plus pas de syndicalisation et conflits sociaux à répétition et je parle pas que d'honnête, je parle de la filière et partout. J'ai pas le temps de faire le l'ensemble du schéma si vous voulez, je vous le donnerai après. Enfin, un autre jour.
Je pense que là aussi, je pense que dans l'organisation de l'entreprise et et et du et du dialogue social, il y a des choses à revoir. Alors, je je vais répondre à l'inverse. Madame la présidente, je vais vous donner n'oubliez pas de répondreement à la petite question de Lucian Chanon.
Je voulais préciser trois points. Le premier par rapport à ce qu'a pu dire notre rapporteur, c'est que j'ai pas eu du tout la sensation que vous étiez dans une démarche quel qu'elle soit de chantage à l'emploi. Alors peut-être ça a pu se faire mais pas pas dans l'audition que voilà, on a une Non, mais je voulais le préciser.
Et puis quand notre rapporteur parle d'un choc au niveau des entreprises, j'ai plutôt l'impression que c'est plutôt nuisible à notre monde économique et qui de ce que j'ai compris, mais moi je le pense également que les choses doivent plutôt se faire dans le temps avec lissage et avec une visibilité sur les choses qui vous permettent vous d'anticiper. C'est juste voilà ce que ce que je voulais dire. Maintenant, je vous laisse terminer.
Non, je je vais repartir à l'envers sur les relations sociales. Nous, on a quand même plus de 300 CSE dans l'entreprise. On est Non, mais on est très je vous disais très territorial.
On a une relation sociale qui est très organisée. J'ai des centaines de personnes qui encadrent. Enfin bref, donc pour nous, on a plutôt cette intention et cette vision que de dire que le le dialogue social est essentiel, au contraire.
Euh et quand vous parlez des grèves, alors vous disz sur toute la profession, mais si si je peux me permettre quand même de défendre mon entreprise, euh on on voilà proportionnellement au nombre de sites qu'on a, on a toujours attaché vraiment beaucoup d'importance au dialogue social et pour nous c'est clé. Donc euh encore une fois, je reviens sur votre volonté de faire évoluer la profession, les conditions de travail. Je pense que tu es c'est vraiment un enjeu collectif et l'image la première, arrêtons de prendre nos métiers comme les pires des métiers et les plus difficiles.
C'est dur pour nous d'arriver à valoriser nos métiers même vis-à-vis de nos clients alors qu'on nous renvoie sans cê être cette image. Donc c'est vrai que ce combat il est collectif, il est commun. Je reviens sur votre sujet débat salaire.
Je crois qu'il faut arriver à se dire encore une fois à quel niveau de salaire quelle contribution sociale. C'est déterminant cette vision là c'est déterminant pour notre pays. Et enfin je reviendrai monsieur sur votre sur votre question sur le fait de disposer d'aides sociales et est-ce qu'on est prêt à les rendre et cetera.
Moi, je crois que les aides et je l'ai dit effectivement dans mon propoliminaire, les aides elles sont bonnes quand elles sont temporaires. C'estàd qu'en fait vous allez avoir un impact sur l'emploi quand l'aide elle est là 1 an, 2 ans, 3 ans et qu'elle s'arrête. l'année où vous avez les aides, si vous faites du résultat, j'ai envie de dire tant mieux.
À un moment donné, il faut que nos entreprises fassent du résultat pour pouvoir investir et pour pouvoir avoir de la pérennité quand on parle de 1 à 3 % de résultat, mais c'est un minimum. Enfin, vous rendez compte l'énergie qu'on met dans la complexité des entreprises, dans tout ce qu'on fait sur les sujets juridiques, les sujets d'accompagnement, bref ce qui est une entreprise. Heureusement qu'on a un peu de résultat.
Moi ce que je dis à nos équipes, c'est que quand on n' pas de résultat, bah c'est qu'on a mal travaillé. On ne paye pas pour venir travailler. Donc quand je perds de l'argent sur un marché avec un client, je considère que je paye pour venir travailler.
Donc le résultat, il est nécessaire. Maintenant, est-ce qu'on dit on va rendre des aides quand on a une situation x ou y ? C'était mon point dans mon propos que de lier l'aide à l'objet.
Si l'objet de l'aide c'est de développer une innovation et cetera, bon, faudra nous mettre d'accord sur à partir de quel moment on rétribue quoi. Mais c'est ce qui se passe avec BPI. Quand BPI investit avec nous, il est capable de suivre derrière de la rentabilité et cetera.
Donc je pense qu'il faut réfléchir à ces modèles d'une autre façon. Et enfin, je voudrais juste terminer par ça. Euh, il faut être fier de nos entreprises.
Aujourd'hui, ce dont on a besoin, c'est de renouer le lien entre la société et les entreprises. On a besoin d'être fier de nos entreprises et on a besoin de trouver les équilibres qui nous permettent d'être compétitif au niveau international. Merci madame la présidente.
J'étais en train d'échanger avec d'autres rapporteur pour lui dire qu'effectivement euh votre profession n'est pas délocalisable mais qu'elle est par contre hautement concurrentielle et que et que le fait que vous soyez aujourd'hui une professione au niveau des fédérations, moi j'ai l'occasion en tant que président de délégation des entreprises à rencontrer Fédération de l'hygiène et du nettoyage, je sais plus exactement le terme exact, mais peut faire que parce que ça ne peut se faire que par le biais de l'organisation de la Fédération, enfin de leur profession parce que si une entreprise toute seule décide de dire moi je ne pratiquerai plus des prix en dessous du tel elle est morte d'avance quoi. Donc ça ne peut se faire que par l'organisation mais ce qui n'empêche que peut-être que de manière législative on peut inciter les choses mais mais surtout pas à mon avis les braquer et les bloquer quoi. Après, j'insiste juste sur un un sujet.
Nos métiers sont nos emplois sont délocalisables. Donc c'est une bonne chose parce qu'on a une vraie vision de l'emploi et encore une fois de tout ce qu'on peut faire pour améliorer aussi les conditions de travail. l'employabilité, les compétences.
Donc c'est c'est enfin on est fier de notre entreprise pour ça. Après, j'insiste quand même sur le lien à nos clients, c'estàd que s'il n'y a pas de client, il n'y a pas d'entreprise. Voilà.
Donc il nous faut de l'industrie, de l'activité. Maintenant, quel est le niveau, comment ça s'organise ? Tout ça doit être prévu mais doit être travaillé ensemble.
Voilà, je crois que c'est vraiment ça le message. Merci beaucoup madame la présidente, madame la directrice, monsieur le directeur pour cette audition. Désolé d'avoir un petit peu pressé les choses, mais l'agenda euh qui nous tombe de temps en temps dessus sans que nous-même nous puissions le prévoir trop d'avance.
Donc merci encore et et je vous souhaite une bonne fin de journée. Si vous avez des contributions écrites, je sais pas s'il y en a mais n'hésitez pas à nous les faire passer. N'hésitez pas à l'inverse si vous avez d'autres meilleur usage.
Merci beaucoup.