Christian Clavier, fou d'humour - C à Vous l’intégrale - 17/09/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Vous incarnez à la perfection ce vieux loser, l'exact opposé du jeune winner, R.Bensetti.
- 10:00OuverteRéponse directe
Ca ne vous inquiète pas, l'IA, pour l'avenir? Il y a une inquiétude, dans le métier.
- 15:00OuverteRéponse directe
Vous êtes à l'affiche de 4 films qui ont dépassé les 10 millions d'entrées. Vous êtes le seul acteur à l'avoir fait. C'est un record inégalé.
- 20:00OuverteRéponse directe
Il y a une nouvelle bande-annonce formidable. Le 12 novembre, il y aura le DVD restauré.
- 25:00OuverteRéponse directe
Vous êtes très bronzé.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00C.ClavierFait
« Le serrurier n'a pas de pot. Il essaie de gagner sa vie et il est très emmerdé... Il n'est pas véreux. Il a eu des difficultés dans l'existence. Il est un peu un loser et tombe sur un manipulateur qui est beau gosse... »
- 10:00C.ClavierFait
« J'ai dit oui tout de suite. J'aime beaucoup faire de la composition. L'idée de me grimer, pourquoi pas, mais après, on a réfléchi. On s'est dit qu'aujourd'hui, il y a une porte qui s'ouvre et qui est incroyable, qui nous permet des choses nouvelles. »
- 15:00C.ClavierFait
« Vous êtes le seul acteur à l'avoir fait. C'est un record inégalé. »
- 20:00C.ClavierFait
« J'ai toujours aimé ça. J'adore ça. C'est le moment de liberté absolue, d'écrire. Il n'y a pas de budget, d'impossibilité. On écrit avec les plus grands acteurs et actrices auxquels on peut penser. »
- 25:00C.ClavierFait
« Je suis une vedette. C'est normal. Vous êtes une vedette en puissance. Vous devriez travailler plus et être un peu blanc, limite vert. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
C'est l'occasion pour nous de nous racheter. Une allocution Qui a duré 10 minutes 45 et qu'on débriefe... - C.Clavier: Vous êtes plus intéressés par ça que par moi... - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas vrai.
Il a fini depuis un paquet de temps et vous êtes toujours là. - C.Clavier: Vous rentrez à 8h et vous vous barrez à 20.
Il faut le dire aux téléspectateurs. - A.-E.Lemoine: Aucune raison de ne pas garder C.Clavier pendant 50 minutes.
Il est à l'affiche d'une nouvelle comédie et d'un documentaire, "La Vis Comica". La cuisine sera assurée par notre chef, W.Seven. ...
Rires. Vous avez tout coupé pour des raisons d'hygiène? - W.Seven: J'ai voulu faire un petit rebranding. - A.-E.Lemoine: Normalement, il y a des cheveux emprisonnés dans une charlotte.
C'était avant? - W.Seven: J'en avais marre, des charlottes et des chignons. - A.-E.Lemoine: Ce soir, un... - W.Seven: Poulet épicé, miel et citron vert.
Je l'accompagne d'un petit riz à la coriandre et cette petite crème de maïs. C'est pour utiliser la vieille conserve qui reste dans les placards depuis plusieurs mois. Maïs, bouillon et un peu de crème. - A.-E.Lemoine: Vieille conserve pas périmée, j'espère.
C.Clavier pourrait ne pas être content. - W.Seven: Je vais le séduire, avec ce plat. - A.-E.Lemoine: La clé du bonheur, c'est le nom de la serrurerie dont C.Clavier est le patron.
Il se retrouve embarqué par un jeune ingénieur en bâtiment pour une histoire de pots-de-vin. Une mallette de 1 million d'euros à remettre dans un coffre fort dont la clé a été perdue, le tout avant le lever du jour. Patrick va encore me dire qu'il n'a rien compris à mon pitch.
Sonnerie de téléphone. - La Clé du bonheur, j'écoute. ... - C'est là. - Ah!
C'est une porte verrouillée, pas une porte claquée, ça. - Vous pouvez l'ouvrir ou pas? - C'est 600 euros. - Très bien. - Voilà.
Je...
Je vous sens pas, vous. Je ne donne pas dans les cambriolages. - C'est pas du tout ce que vous croyez!
Vous voyez cette sacoche? Je dois la remettre dans un coffre avant 6h demain matin. 1 million d'euros, c'est la comme du Letton. - Tu as volé 1 million d'euros à Richard? - Demain matin, à 6h, je prends l'argent dans le coffre... - Dès que Richard saura que tu as voulu lui prendre son argent, il va te dégager.
Tu crois quoi? ... - Richard saura pas que j'ai volé l'argent, parce que je vais le remettre. - Je prends, je remets, je remets, je reprends, je rereprends, je reremets... - Vous faites jamais d'erreur, vous? - Je vous sens pas. -1000 euros. - En cash? ...
On est foutus. On est foutus! Cri. - On va le mettre dans votre camionnette et on va le déposer dans un terrain vague. - Jamais de la vie! -5000 euros et vous faites tout ce que je dis. - Vous payez cash tout de suite.
On nous a retiré la camionnette! Vous est un poissard, vous! Vous êtes un poissard. - Mon ex va nous trouver un taxi. - Arrête de m'appeler ton "ex".
Je te rappelle qu'on n'est même pas divorcés. - Bah, si. - Bah, non. - Bah, si. - Bah, non. - Si. - Non. - Effectivement, vous avez une excellente relation. - C'est qui, le gros, là? - Attends, que tu sais ce qu'il te dit, le gros? - Pardon, le gros. - Il faut peut-être que ça cesse, les réflexions sur le physique. - Il est où, l'argent? - Approche pas!
Je vais te brûler tes biftons! - Non! - Pas les biftons! - Elle allait brûler les biftons... ... - Je suis défiguré. - A la base, il avait plutôt un gros nez, non? - Pas du tout.
Il avait un petit nez très mignon. - Waouh! Non! - Ah!
Pourquoi il faut la remettre dans le coffre, cette thune? Je n'ai pas bien compris... - Fichez le camp!
J'appelle les flics. - T'es sûr que c'est ta mère? - Oui.
Euh... - Ah, oui.
C'est bien ta mère. - A.-E.Lemoine: "Le Million", en salle dans pile une semaine avec R.Bensetti et C.Clavier, en artisan serrurier roublard qui suspecte ce beau gosse bien mis d'être une grosse enflure.
Ils sont tous les deux nos invités. - C.Clavier: Bonsoir...
Babeth... - A.-E.Lemoine: Babeth. - C.Clavier: Bonjour, bonjour.
Rebonjour. On s'est déjà dit bonjour. - A.-E.Lemoine: Vous n'allez pas saluer l'équipe?
J'ai bien vu que vous étiez en économie de pas. Ils parlent en même temps. - C.Clavier: Bonsoir, monsieur.
Ca sent pas mal. C'est bien...
Alors, mes enfants, qu'est-ce qu'on fait? Il va y avoir du changement dans cette émission. Rires.
Je suis content que vous soyez tous là parce que... - A.-E.Lemoine: Vous êtes là pour nous l'annoncer. - C.Clavier: Ca va valser.
Je suis content que vous soyez là, Babeth. J'ai eu le sentiment qu'un nouveau collaborateur allait prendre la place et en fait, il l'a prise. - A.-E.Lemoine: C'est vrai.
Vous nous l'aviez annoncé. - C.Clavier: Je ne suis pas devin mais un peu médium.
J'ai senti de la tension entre vous. Je me suis dit "Ah..." - A.-E.Lemoine: Il n'a pas pris ma place.
Si? On fait des raccourcis. - C.Clavier: Il a essayé. - A.-E.Lemoine: Alors que moi, je voulais commencer par un mot d'excuse.
La dernière fois que vous êtes venu, on a dû écourter notre entretien pour cause d'allocution présidentielle. A.-E.Lemoine bafouille. - C.Clavier: On va le refaire.
On parle d'allocution présidentielle. C'est-à-dire le président de la République et "allocution". - A.-E.Lemoine: Ce soir, on n'a malheureusement aucun prétexte pour écourter... - C.Clavier: Je pars un peu plus tôt, ce soir.
J'ai un cocktail et une tombola. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous facturez aussi cher l'heure de présence sur un plateau que les interventions du serrurier que vous interprétiez? - C.Clavier: Le serrurier n'a pas de pot.
Il essaie de gagner sa vie et il est très emmerdé...
Il n'est pas véreux. Il a eu des difficultés dans l'existence. Il est un peu un loser et tombe sur un manipulateur qui est beau gosse...
Je vous ai vue vous précipiter comme une...
Ils éclatent de rire. Vous l'avez vu comme moi, non? Ils se vautraient...
C'est hallucinant. Mais on a besoin de jeunes premiers. - A.-E.Lemoine: C'est vrai que... - C.Clavier: "Vous êtes bien, vous encore, mais vous commencez à vieillir." - A.-E.Lemoine: Vous incarnez à la perfection ce vieux loser, l'exact opposé du jeune winner, R.Bensetti. - C.Clavier: C'est comme aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Les gens ne se supportent pas? - C.Clavier: Ne se supportent pas...
Il a des gros doutes. Ce type veut l'enfler. - R.Bensetti: C'est quelqu'un qui aime beaucoup l'argent. - C.Clavier: Qui en a besoin.
C'est différent. C'est extraordinaire, sa façon de raconter les choses. J'ai besoin de pognon pour vivre!
Pardon! - A.-E.Lemoine: Ils ne se supportent pas mais ont besoin l'un de l'autre. - C.Clavier: G.Vigneron est un très bon scénariste. - P.Lescure: Très, très bien ficelé. - C.Clavier: C'est l'univers qu'il avait envie de décrire, entre un loser et un winner... - A.-E.Lemoine: L'opposition des générations, aussi. - C.Clavier: Il y a des gens qui en profitent, d'autres moins.
Il y a une hostilité qui monte et qui est importante. C'est très bien écrit. Ce n'est pas que ça va vite pour aller vite... - A.-E.Lemoine: Il y a une unité de temps. - C.Clavier: On est une troupe.
Je regrette que les actrices ne soient pas avec nous. Et tous les autres qui jouent avec nous...
C'est très bien interprété par toute cette troupe, plus la génération montante que je trouve très important d'avoir avec moi. On a fait un 1er film ensemble. Il joue naturellement juste.
Il a une énergie d'enfer, un physique d'enfer. On a besoin de ça. Je me suis dit que ça allait être bien. "Ca va me rappeler moi à 20 ans." Ne riez pas bêtement. - A.-E.Lemoine: Ce rôle de jeune loup du BTP, vous étiez content de le décrocher, R.Bensetti?
Vous n'aviez que des rôles cons, avant. - R.Bensetti: Je n'ai pas eu les rôles les plus futés, pour le moment.
C'est la première fois qu'on m'offre un rôle où je peux montrer autre chose, une autre palette de mon jeu. Même de passer un peu dans l'action, c'était quelque chose qui me plaisait. - A.-E.Lemoine: Il n'enchaîne pas les vannes, votre personnage. - R.Bensetti: Ca va être une très longue nuit.
Il y a des cascades...
C'est une nuit un peu turbulente, surtout avec mon acolyte Hippolyte dans le film. Je parle de Christian. C'est la 1re fois qu'on me voit dans ce rôle-là.
C'est très rare de voir Christian dans ce type de personnage. On est plutôt dans des rôles où on ne nous attend pas vraiment. - C.Clavier: C'est un futé de chez futé de chez futé, dedans. - A.-E.Lemoine: Vous, vous êtes un vieux loup à qui on ne la fait pas comme ça.
C'est vous qui avez choisi Rayane pour ce rôle? - C.Clavier: Je l'ai proposé.
Je ne l'ai pas choisi. Dans "Le Psy", où il jouait un personnage antipathique, j'ai beaucoup aimé sa façon de jouer. Je me suis dit qu'il allait être parfait pour le film.
On s'est rencontrés et ça a fonctionné. - A.-E.Lemoine: Jouer avec C.Clavier, c'est jouer avec Nadal? - R.Bensetti: Surtout qu'il a un très bon classement au tennis.
Redoutable. C'est évidemment quelque chose de jouer en face de Christian. J'ai eu l'occasion de le faire dans "Le Psy". - C.Clavier: Tu peux dire que c'est exceptionnel. - R.Bensetti: Surtout en duo.
J'ai adoré le film, mais j'étais dans le regret de ne pas avoir pu donner un peu plus, dans ce film. Christian m'a appelé en plein milieu du tournage. Il m'a dit qu'il avait autre chose qui pouvait être intéressant.
Il m'a demandé de le lire. Il a fait la proposition à Grégoire, qui m'a pris. Là, je fais un duo avec Christian.
Cette affiche, pour moi, c'est comme un énorme souvenir de vie. Il y a un truc qui est coché dans la to-do list. - C.Clavier: Ces choses-là ne se font pas aussi facilement.
Dans la grande famille du cinéma, ça reste... - P.Cohen: En matière de jeu, dans le film, il y a mieux que Nadal.
Ce n'est pas Federer, mais la mère de Nadal, que vous interprétez... - C.Clavier: Non.
C'est là où c'est intéressant. Ce n'est pas moi grimé. C'est la machine, l'IA. - P.Cohen: Quand on vous l'a proposé, vous avez dit oui tout de suite? - C.Clavier: J'ai dit oui tout de suite.
J'aime beaucoup faire de la composition. L'idée de me grimer, pourquoi pas, mais après, on a réfléchi. On s'est dit qu'aujourd'hui, il y a une porte qui s'ouvre et qui est incroyable, qui nous permet des choses nouvelles.
On a donc demandé à une actrice de nous prêter son enveloppe, sa silhouette. Ils ont choisi la tête qu'on voulait, à partir de moi et de mon visage. - R.Bensetti: 90 % des yeux de Christian et le reste du visage... - C.Clavier: Pour la voix, on s'est arrangés.
C'est la machine qui le fait. C'est intéressant parce que ça nous ouvre des perspectives fascinantes. - R.Bensetti: Et de mon point de vue, c'était extraordinaire à voir.
Il y avait une doublure pour faire Christian quand il joue la mère et lui, il avait un travail formidable à faire. Il devait noter tous les pas, tous les gestes, les mots, les temps d'arrêt de texte avec cette actrice qui jouait sa mère pour reproduire exactement la même chose face à la caméra, avec les mêmes angles, où l'IA ne marcherait pas. - C.Clavier: Il y avait une patronne de studio très intelligente qui m'a dit: "On a une opportunité énorme en Europe et en France aujourd'hui de pouvoir rivaliser au niveau des budgets grâce à l'IA avec les Américains." - L.Sénéchal: Ca ne vous inquiète pas, l'IA, pour l'avenir Il y a une inquiétude, dans le métier. - C.Clavier: Il y a toujours des gens très inquiets, en France.
On ne sait pas trop pourquoi. Le doublage de voix, c'est malheureux, bien sûr... - A.-E.Lemoine: Là, c'est des maquilleurs qui peuvent potentiellement perdre leur job. - C.Clavier: Oui, mais ça va créer d'autres boulots.
On a toujours besoin de maquilleurs. Ils seront toujours là. Le cinéma américain nous a joué le plan de "je vous achète des remakes parce que notre public ne supporte pas le doublage".
Il ne supporte pas que les lèvres ne soient pas en accord exactement. Là, je peux me doubler dans n'importe quelle langue. Ce protectionnisme déguisé qui date d'il y a très longtemps, bien avant l'excellent D.Trump, je le dis avec humour, est quelque chose dont on doit... c'est tout à fait juste.
On ne peut pas balayer des emplois comme ça. Mais il y a une possibilité de créativité artistique et de retrouver une force au niveau de la proposition des films qu'il ne faut pas rejeter pour dire "ce n'est pas bien, ça fait peur, les robots vont nous dominer". C'est une foutaise, de mon point de vue. - L.Sénéchal: Il n'y a pas besoin de l'IA pour voir en Rayane l'espèce de frère jumeau de K.Adams.
Vous pourriez faire un biopic de K.Adams. - R.Bensetti: Carrément? - P.Lescure: Il pourrait le faire lui-même. - R.Bensetti: On nous confond souvent.
Kev est l'un de mes meilleurs amis. A.-E.Lemoine tousse.
Effectivement... - C.Clavier: Moi, c'est S.Lama. - A.-E.Lemoine: C'est vrai, en plus. - C.Clavier: C'est ce qui est formidable, avec Babeth.
Elle sert toujours un service monstrueux dans le filet. Paf! Ne faites pas la tête! - R.Bensetti: On se ressemble, avec K.Adams.
La manière de parler, on a des expressions communes...
On se voit très souvent. On vient de faire un film ensemble. C'est un énorme ami.
On nous confond très souvent dans la rue. - C.Clavier: Ils ont le même coiffeur.
A.-E.Lemoine rit aux éclats.
Le mec leur fait un prix. - R.Bensetti: En fonction de nos dispos, il y en a un qui prend un film ou l'autre. - A.-E.Lemoine: J'ai beaucoup ri en voyant le film "Le Million", qui sort en salle la semaine prochaine, le 24 septembre.
Une petite semaine à attendre. Mais on n'attend pas une seconde avant L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Il y a eu un film qui s'appelait "Simone Veil et ses soeurs".
La correspondance entre Simone, Denise et Milou. depuis l'entre-deux-guerres jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Le livre est bouleversant mais il est surtout beau.
Il garde en toutes circonstances...
Le bonheur d'abord à Nice, Simone et ses 2 soeurs, et leur frère. - C.Clavier: Avant qu'elles ne soient arrêtées à Nice. - P.Lescure: Oui. "Nous avons eu une bonne enfance", dit Simone.
C'est une histoire illustrée qui évoque ensuite le début de l'Occupation, quand on commence à brûler des livres. Il y a cette image à Drancy, près de Paris, là où tant de juifs ont été enfermés. Sur le dessin, il manque Denise.
C'était la soeur au milieu, entre Simone et Milou. Dès ses 19 ans, elle s'est engagée dans la Résistance. - J'ai quittais pour la 1re fois, et d'une façon brutale et dramatique la famille, avec laquelle...
Que je n'avais jamais quittée depuis que j'étais née. - De ces choses-là, on ne parlait pas chez vous. - Si, bien sûr. - P.Lescure: S.Veil racontait combien dans les camps n'ont pu tenir que celles et ceux qui avaient plus de force et de rage que les autres. - S.Veil: Ceux qui étaient trop bons, qui se laissaient dépouiller complètement par les autres ne pouvaient pas résister.
Je crois que, d'une certaine façon, maman et Milou étaient peut-être un peu de cette catégorie. Elles se laissaient voler. Je crois que c'est peut-être là que je leur ai servi.
C'est parce que j'étais plus dure. - P.Lescure: Vous verrez dans cette histoire illustrée combien le pastel du dessin et de la couleur ne retirent rien au tragique des camps.
Le père et la mère, qui succomberont comme Jean, le fils...
Simone et Milou reviennent de Bergen-Belsen...
Milou se tuera plus tard dans un accident de la route. Denise a ramené du camp un recueil de poèmes. - C'est un recueil de poèmes que j'ai fait.
Il n'y avait pas de papier au camp. C'était du papier volé dans les bureaux. Pour avoir un crayon, c'était aussi très difficile.
Pendant les appels, nous essayions, mes camarades et moi, de nous remémorer le plus possible...
J'ai transcrit les poèmes que nous connaissions. - P.Lescure: Ecoutez ce que disait D.Jacob en 76, qui dit beaucoup de la morale qui habitait les soeurs Jacob, les 3 soeurs et leurs parents. - On peut ne pas être religieux et avoir un sens de la vie spirituelle.
On peut ne pas parler politique et avoir un sens de la vie civique. Et une certaine idée de la nation et du pays dans lequel on vit, et de solidarité. - P.Lescure: "Les Soeurs Jacob", je vous en offre un à chacun.
Ca parle de la vraie vie avant, pendant et après les drames. C'est vachement bien. - A.-E.Lemoine: Vous avez rencontré S.Veil. - C.Clavier: C'est probablement la femme politique, la personne politique qui m'a le plus impressionné à rencontrer, simplement par ce qu'elle dégageait.
Elle était extrêmement forte, incroyablement émouvante. Il y a tout ce qu'on sait d'elle qui joue quand on la rencontre, mais c'est une personne extraordinairement rare, exceptionnelle. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, le Bonus de Lorrain, mais d'ici là, HMC. - Je les prends. - Tu vas voir, c'est ouf.
Non. Attends. Fermez les yeux. - Pardon. - C'est canon.
Je comprends. Non, fermez les yeux, vraiment. C'est dingue.
Vraiment dingue. - J'ai la musique qui va avec. Tu veux écouter? - Oui.
La dernière. Tu cliques. - Ah ouais!
C'est incroyable, non? - Je n'entends pas. - C'est dingue.
Tiens. J'adore ce truc. Alors... - Ou alors, mais je ne sais pas, vous me dites, celle-là. - Attends, parce que sinon, je vais t'en mettre partout. ...
Là, les deux sont super. Sarah, tu en penses quoi? ...
Super. Tu es prête. Canon.
Tu peux passer à l'habillage. - Sarah, tu es attendue sur le plateau. - J'arrive.
Bon, ben...
J'y vais. - Ca, c'est cool. C'est cool.
Celle d'avant? - Sarah, tu en dis quoi? Putain, je n'y crois pas.
Elle s'est barrée. - Elles sont sûres d'elles, les comédiennes. Il faut redescendre. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le Bonus de Lorrain.
Avec un rendez-vous en terre inconnue, ce soir. - L.Sénéchal: Je sais que C.Clavier n'est pas fan... - C.Clavier: Il y a un sketch magnifique où T.Lhermitte joue Lopez dans la grande émission de J.Commandeur.
Je vous le recommande. - A.-E.Lemoine: Dans "Le Monde magique de Jérôme Commandeur".
Thierry est très...
Cette petite pointe de philosophie au milieu de cette grande générosité, cette écoute impressionnante des gens et...
Je vous laisse. - L.Sénéchal: Vous avez parodié ce type d'émission.
Les tribus isolées, coupées du monde, il y en a vraiment. Il en existe des centaines. On le voit ici, avec ces photos prises dans une jungle, avec des appareils photo qui se déclenchent automatiquement.
Ce sont des tribus qui fascinent, parfois au point de générer du tourisme, un tourisme assez cynique, comme dans les années 70 au Pérou. - Débarquent des passagers disposés à faire confiance aux spécialistes du tourisme amazonien. - Nous avons un groupe et nous tâchons de préserver la civilisation. - Comment? - Nous nous sommes installés là-bas.
On tâche d'éviter l'entrée des gens indésirables. - L.Sénéchal: C'est un hôtelier.
Je ne sais pas si on peut lui faire confiance. D'autres ont réellement essayé d'éclairer nos propres sociétés en étudiant l'organisation de certaines de ces tribus. C'est le cas de Claude Lévi-Strauss qui parle, en 77, d'une tribu amazonienne. - Ils ont une organisation sociale très compliquée qui se trouve entièrement inscrite dans le plan du village.
Au milieu, une hutte beaucoup plus grande que les autres, le club masculin, où les célibataires dorment, où les hommes mariés travaillent, et le village est idéalement divisé en deux moitiés avec cette règle que les hommes d'une moitié ne peuvent épouser que les femmes de l'autre moitié. - L.Sénéchal: Il y a des organisations différentes.
Parfois les tribus se rebiffent. En 2018, un Américain entend évangéliser les 400 habitants de l'île des Sentinelles, qui se montrent hostiles à chaque rare tentative de les approcher. Il l'a payé de sa vie.
Son corps a été retrouvé sur la plage plus tard. *-Le jeune Américain se veut un missionnaire chrétien qui aurait voulu essayer de convertir les Sentinelles. Mais ils l'ont abattu avec leurs flèches dès son arrivée.
Les autorités indiennes interdisent à quiconque de s'approcher d'eux. Ceux qui s'y aventurent, comme cet Américain, le font au péril de leur vie. - L.Sénéchal: Ce fait divers a inspiré un auteur qui imagine dans "Surchauffe" une jeune femme embarquée dans un projet de s'intéresser à ce peuple. - Si je leur serre la main, je leur transmets des centaines de milliers de bactéries et ils peuvent aussi mourir d'une infection.
Une simple grippe peut les tuer. Ils ne sont immunisés contre aucune maladie. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Devers.
Cette peur de l'autre, de l'altérité, résonne très fortement avec le repli identitaire qui caractérise la décennie que nous vivons. - N.Devers: Bien sûr.
C'est ce qui m'a fasciné, quand j'ai découvert l'existence de cette île. C'est comme un miroir en négatif, un miroir inversé de la modernité dans laquelle nous vivons. C'est la seule île, un peu comme dans le mythe d'Adam et Eve, qui ont la possibilité d'accéder à n'importe quel endroit du paradis, sauf un arbre...
C'est la seule île dont il n'existe aucune image. Personne ne peut y aller sans mourir ou sans risquer d'aller en prison ou de se faire assassiner par ce fameux peuple. Et surtout, parce que l'histoire de cette île et du peuple qui habite cette île, qui est arrivé là-bas il y a 60 000 ans et qui a réussi à survivre à la colonisation, à la modernité par sa fermeture, c'est comme un miroir de toutes les grandes maladies, de toutes les hantises et des grandes peurs de notre modernité.
Je crois que quand on écrit un roman, c'est fondamentalement parce qu'on est paumé devant la complexité du monde contemporain. Quand on commence à avoir des certitudes, on peut écrire un essai, un roman, un tweet, mais un roman, c'est l'espace du doute et de la contradiction. Dans l'histoire de cette île, il y avait une dimension qui était évidente: ce peuple a survécu parce qu'il est resté renfermé sur lui-même, parce qu'il tuait tous les étrangers.
Tous les autres peuples qui n'ont pas fait ça étaient massacrés. Même par le simple contact avec notre modernité, comme si notre époque était toxique en elle-même et que même son contact bienveillant était un danger létal...
C'était la 1re chose, une sorte de critique de la mondialisation qui uniformise la terre, qui globalise tous les espaces de notre planète. De l'autre côté, évidemment que le modèle de société d'une communauté où l'étranger est perçu comme un danger mortel quel qu'il soit, ce n'est pas un modèle de société dont je ferai l'apologie. C'est cette sorte de contradiction qui m'a donné envie d'écrire un roman. - A.-E.Lemoine: Votre roman met en scène une jeune cadre supérieure.
Elle est mariée à une vedette de la télé qu'elle ne supporte plus. Elle en est là de sa vie quand elle se voit confier la construction d'une sorte de parc à thème pour touristes fortunés en manque de nature. C'est un projet qui est une aberration écologique qui lui vaudra d'avoir du sang sur les mains, mais elle assume.
C'est aussi en cela que ça symbolise le mal totalement normalisé, inconscient, banalisé de notre siècle? - N.Devers: Bien sûr.
J'ai voulu écrire un roman sur le mal moderne. Au XXe siècle, on a beaucoup perçu le mal à travers l'idée de l'intention de tuer autrui ou l'intention maléfique, monstrueuse. Je crois qu'aujourd'hui, le mal apparaît comme quelque chose de très banal, normal.
C'est toute l'ambiguïté que je voulais laisser dans mon roman. Dès le début, on comprend que la narratrice a commis des actes monstrueux. Elle les revendique.
Quand elle décrit sa vie, c'est une vie managériale, d'une cadre d'entreprise qui a des problèmes assez normaux: un patron toxique, un mari qui l'emmerde, des collègues qui sont ennuyeux, un syndrome de burn-out. A partir de ça, elle va détruire un univers. Je voulais montrer ça: la manière dont le mal est le reflet d'une modernité, mais qui ne l'assume pas comme tel et qui a un visage extraordinairement humain.
Mais derrière ce visage se cachent des massacres, des meurtres, des destructions en chaîne. - A.-E.Lemoine: En gros, la "Surchauffe", c'est celle d'un monde qui détruit tout ce qu'il touche? - N.Devers: Je crois que c'est la maladie du siècle.
Je suis rentré dans ce monde en faisant un burn-out, comme tout le monde, 1 Français sur 5, saturé par le travail, par l'urgence permanente, dans un monde qui va archi vite. Vous vous réveillez le matin avec 25 mails nommés "urgent". La vie sociale, la vie sentimentale...
Tout ça va extrêmement vite et très vite vers la vanité. Derrière cette expérience mal nommée du burn-out, ce ne sont pas les gens qui brûlent mais le monde. C'est le monde contemporain qui se construit, ma narratrice le dit, comme une usine qui se construit elle-même en détruisant sa propre production.
C'est ce que j'ai voulu raconter à travers ma narratrice. - P.Lescure: Dans ce livre, vous vous moquez aussi des émissions de débat à travers le personnage de Thomas, le mari de Jade, qui est une vedette de la télé, qui a un avis sur tout et qui ne se documente que très peu.
Avec ironie et bienveillance, j'ai pensé à vous. Vous débattez depuis la rentrée sur franceinfo. Le média Blast, qui est souvent assez critique, a dit de vous: "N.Devers est capable de parler de tout et surtout de n'importe quoi." Vous êtes le mari de Jade. - N.Devers: La littérature est mue par une forme de masochisme.
On n'écrit pas un roman pour se mettre en scène, en valeur. Il y a une liberté. Quand j'écris un bout de mon roman, je me sens libre, dans une forme d'autocritique de soi, jusqu'à la limite la plus radicale.
Dans la vie sociale, on cherche toujours à se mettre en valeur, à se mettre en scène, à montrer qu'on est plus beau, plus intelligent qu'autrui. Quand on écrit, c'est le contraire. On se détruit jusqu'à la limite la plus totale.
C'est ce que j'ai fait à travers ce personnage. - P.Lescure: Vous vous êtes fait allumer, notamment par des gens d'extrême gauche, qui disent: "Il est passé de CNews à franceinfo." A chaque fois, vous les invitez.
J'aime votre façon de répondre. - A.-E.Lemoine: "Surchauffe", c'est un excellent roman.
J'en ai un exemplaire. Il y en a un 2e en coulisses pour vous, Rayane. Priorité à nos aînés. - C.Clavier: C'est normal qu'on me le donne à moi d'abord. - R.Bensetti: Je te rappelle que je ne sais pas lire. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait du latin, à l'école, Christian? - C.Clavier: Au lycée. - A.-E.Lemoine: C'est parce que c'est une location latine...
Une locution. Ce n'est pas ce que j'ai dit? - C.Clavier: Vous avez dit "une location".
C'est le côté burn-out. Il était sur CNews et vous faites un burn-out parce que...
Des gens veulent prendre votre place. C'est compréhensible. Lui ne voulait pas de la place de machin, mais vous, on veut vous prendre votre place.
C'est compréhensible. - A.-E.Lemoine: Une locution latine a été choisie comme titre du documentaire qui est aujourd'hui en salle et qui vous est consacré.
C'est "Vis Comica", pour "force comique", ce qui vous définit le mieux. - C.Clavier: Ca ne s'apprend pas.
On l'a ou on l'a pas. - A.-E.Lemoine: C'est inné? - C.Clavier: Chez tout le monde.
On m'avait dit: "Quand tu rentres en scène, les gens sourient." Quand tu as ça, tu dois le comprendre, l'exploiter et le travailler. C'est un don merveilleux.
Quand il m'a proposé de faire ce documentaire, Serero, j'ai accepté à condition de ne parler uniquement que de la profession. Je ne voulais pas parler d'autre chose. Ca ne m'intéresse pas de me confier.
J'ai une pudeur qui ne me permet pas de faire autre chose. En revanche, le fait d'être capable de faire rire, c'est ce qui me pousse à aller toujours vers la comédie. Quand vous avez ce don, il faut l'exploiter.
C'est une grâce. Les Espagnols disent que c'est quelque chose que vous avez et qu'il faut exploiter. - A.-E.Lemoine: Un don, pour le dire simplement en français. - C.Clavier: C'est différent, chez les Espagnols. - R.Bensetti: Plus de panache. - A.-E.Lemoine: Dans ce documentaire témoignent D.Bourdon, P.Lacheau, Rayane, entre autres.
On ne nous a pas demandé notre avis mais on aurait été d'accord avec tout ce qui a été dit. - Christian arrive, dit "bonjour", et tout le monde rit. - C.Clavier: Tu es resté dans cette émission, finalement? - Un comédien comme Christian peut changer de rythme à toute vitesse. - C.Clavier: Je tiens à vous dire que vous faites une émission absolument formidable.
Vous avez beaucoup de mérite parce que la lumière est infecte. Ne me crachez pas dessus. Elle reste charmante et féminine.
Rires. - Christian ne pense qu'à une chose: faire rire. C'est son but. - C.Clavier: J'ai joué beaucoup de personnages, notamment dans "Corned Beef".
Il y a un côté posé. J'adore. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'elle a, la tête de F.Hollande? - C.Clavier: Il est truffé de boutons.
C'est affreux. Continuez. Ca avait l'air d'être très intéressant.
Rires. - A.-E.Lemoine: Bienvenue autour du poulet épicé citron vert et miel... - W.Seven: C'est mieux en anglais. - A.-E.Lemoine: Le honey lime chili chicken. - C.Clavier: J'adore manger.
Je suis très content. Et c'est gratuit. - R.Bensetti: On ne savait pas où manger ce soir. - C.Clavier: Nous ne sommes pas rémunérés pour faire l'émission.
On est contents de manger pour pas cher. - R.Bensetti: Il y a du pain, si tu veux gratter. - C.Clavier: Allez-y.
Servez-vous, le burn-out. Ca va vous faire du bien. Ca va vous remonter. - A.-E.Lemoine: Dans ce documentaire, vous dites qu'être un acteur populaire est une immense fierté pour vous.
Récemment, le 15 février 2025, "Le père Noël est une ordure" a rassemblé 4 millions de téléspectateurs sur France 2, devant TF1. - C.Clavier: Evidemment. - Et ben voilà, c'est tout la Sécu!
Ils vous donnent un numéro et ça ne rentre même pas dans les cases! Regardez! - Qu'est-ce que vous avez foutu dans les cases?
Ca déborde. - Il n'y a pas assez de place pour les réponses. - "Exercez-vous une activité professionnelle?" "Ca dépend." On vous demande de répondre par oui ou par non.
Forcément, ça dépasse. - C'est ce que je vous dis depuis une heure. - Ca veut dire quoi, ça? - Vous ne savez pas lire? - Vous êtes mariée à X, peut-être? - Non, mais je suis enceinte jusqu'aux dents.
Ca fait mauvais genre. - A.-E.Lemoine: Vous connaissez des répliques par coeur de Christian? - R.Bensetti: Des films entiers.
Il n'a fait que des tubes. Tout est tubesque. On s'est beaucoup amusés sur "Le Million".
Je connais au moins la moitié de sa carrière. - C.Clavier: Ils ressortent "Papy fait de la résistance".
En ce moment, il y a un souci avec le cinéma, c'est qu'il n'y a pas d'entrées. Les exploitants se demandent si le cinéma en salle va continuer. Je pense que oui.
Il est important. Quand on fait ce film, on le fait avec un grand producteur qui s'appelle Christian Fechner. Il a mis les moyens.
Quand il vient à la 1re de la pièce, il me dit que ça l'intéresse. "J'achète les droits. On se retrouve demain et on en parle." Je vais le voir avec M.Lamotte, avec qui j'avais écrit la pièce.
Je lui dis: "Je sais que nous n'avons pas le box-office pour faire un grand spectacle." Mais je pensais que c'était un film grand public, avec une esthétique de qualité. - P.Cohen: Et un film d'aventure avec des scènes d'action. - C.Clavier: Il fallait que le cadre soit vrai.
Je lui ai dit que j'allais garder les droits et qu'on allait attendre d'être plus connus. J'ai écrit un autre film à la place. Il a été d'accord, mais il m'a dit de mettre un acteur connu par rôle.
C'est un immense producteur. Il faut lui rendre hommage. - P.Cohen: Il a produit d'énormes succès.
En entrées, il a fait des millions et des millions. "Papy fait de la résistance" sera une expérience assez incroyable. Le dimanche 5 octobre, dans 300 salles, dans toute la France et à peu près au même moment, à 17h, simultanément, les gens pourront découvrir ou redécouvrir... - C.Clavier: Sur grand écran, beaucoup vont le découvrir. - P.Cohen: Et en version restaurée.
C'est Studio Canal qui le propose. On a choisi un petit extrait. C'est le début du film.
Vous changez de chambre face à la divine J.Maillan. - Regardez, Michel.
On a tout arrangé. Comme c'est charmant. Il y a même ceci.
Vous n'aurez pas à vous déranger la nuit. - Merci, mais c'est quand même un peu précaire. - Pas du tout.
Les domestiques ont habité ici jusqu'à l'année dernière. Ils étaient ravis. - C'est assez pénible de recevoir ces sales boches chez nous, n'en rajoutez pas!
C'est pénible! - Si je partageais votre chambre? Après tout, nous sommes fiancés. - Mais enfin!
Vous délirez! - P.Cohen: On tenait aussi à vous rendre hommage pour ça: vous n'avez pas seulement joué des scènes et des personnages irrésistibles, vous les avez écrits.
Vous avez signé une vingtaine de scénarios, à peu près, dont 10 avec ou pour J.-M.Poiré à la mise en scène.
C'est le cas de ce "Papy fait de la résistance". Vous avez voulu écrire toute votre vie? - C.Clavier: J'ai toujours aimé ça.
J'adore ça. C'est le moment de liberté absolue, d'écrire. Il n'y a pas de budget, d'impossibilité.
On écrit avec les plus grands acteurs et actrices auxquels on peut penser. Toutes les bêtises qui me passent par la tête extrêmement rapidement, très violemment m'habitent et j'écris ça. - P.Cohen: Il y a une nouvelle bande-annonce formidable.
Le 12 novembre, il y aura le DVD restauré. - C.Clavier: Très belle copie.
C'est une grande photo. C'est une grande photo pour une grande comédie. Il faut faire revenir les gens au cinéma avec les idées de G.Oury. - P.Lescure: Tout à l'heure, vous évoquiez P.Mondy, qui faisait le parallèle entre vous et L.de Funès, sa précision, le rythme, son grand talent.
G.Oury, l'air très sérieux mais en expert qu'il est de la comédie...
Regardez-le parler de vous et de De Funès. - C'est vous qui avez demandé à Clavier, pas d'imiter De Funès, parce qu'il a son talent, mais on pense tout de suite à De Funès. - Quand j'écris une histoire, je l'écris d'une certaine manière.
Le rapport qu'il y a, c'est que C.Clavier a un emploi formidable proche de celui de L.de Funès.
Il a la vertu d'être formidablement drôle, de pouvoir être dramatiquement méchant sans être antipathique. C'était la vertu de L.de Funès.
C'est le rapport. - P.Lescure: On était en 93.
C'était "La Soif de l'or". - C.Clavier: C'était un homme merveilleux qui avait le sens du bonheur.
C'est vraiment quelqu'un...
J'ai travaillé les dialogues avec lui. Je me suis amusé. J'allais à Montmartre dans cette maison qui était pleine de peintures magnifiques et j'écrivais avec lui.
Sur le film, il y a un grand chef opérateur, un petit bonhomme italien teigneux et acariâtre, ne supportant que la bouffe italienne. On est immédiatement devenus copains. Il avait quelque chose que les autres n'ont pas.
Il a éclairé tous les S.Leone. Il me raconte cette chose absolument extraordinaire.
Il le dit peu. Dieu sait si nous adorons Eastwood. Il sortait d'une série quand ils le prennent pour "Une poignée de dollars".
On avait l'impression d'un homme qui sortait de Columbia. On lui a dit qu'il ne devait pas être rasé et qu'il devait fumer. Il a dit: "Je ne peux pas fumer.
C'est impossible." Il a fait un deal pour mâchouiller au lieu de fumer. C'est comme ça que le personnage est né.
C'est important et intéressant à savoir, plus ce qu'il m'a raconté quand il a vendu au studio "Il était une fois l'Amérique". Je vous raconterai l'histoire une autre fois. - A.-E.Lemoine: Vous êtes à l'affiche de 4 films qui ont dépassé les 10 millions d'entrées.
Vous êtes le seul acteur à l'avoir fait. C'est un record inégalé. Cette popularité est inversement proportionnelle aux Césars qui vous ont été décernés. - C.Clavier: Mais la Mostra m'a fait un hommage à ma carrière.
Ca m'a beaucoup plu. On a tous, au Splendid, une admiration pour le cinéma italien. Il n'est pas en grande forme aujourd'hui, mais il y a des acteurs et des actrices intéressants.
J'étais très flatté et heureux. - A.-E.Lemoine: On revoit votre discours de remerciement pour le César d'honneur collectif que vous avez reçu avec toute la troupe du Splendid.
On était en plein covid, il y avait peu de monde dans la salle. - C.Clavier: On n'a pas l'habitude.
La dernière fois qu'on est venus, c'était il y a 40 ans. On n'a pas beaucoup bougé. Je voulais remercier l'académie, qui nous fait cet honneur.
On s'est débrouillés pour que ce soit l'année où il n'y a personne. Merci à l'académie. - D'ordinaire, il y a un léger fossé, un gouffre qui sépare les clowns qui remettent les Césars et les artistes sérieux qui les reçoivent.
Ce soir, l'académie jette une passerelle provisoire sur ce gouffre que nous empruntons joyeusement. - C.Clavier: Tu as toujours aimé la poésie. - Ta gueule. - A.-E.Lemoine: Vous étiez heureux, quand même. - C.Clavier: On est toujours heureux d'être ensemble.
Il y a quelque chose qui passe entre nous. Ce ne sont que des rires. On est très heureux.
On était parqués dans une pièce avec une télévision et avec des petits fours pour attendre notre passage. La cérémonie a commencé de manière laborieuse, étrange. Gérard s'est tourné vers moi et m'a dit: "Je crois que c'est la pire." - A.-E.Lemoine: C'est celle où vous étiez honorés.
Merci beaucoup à tous les 2 d'être venus ce soir. Je rappelle que "La Vis Comica", c'est en salle dès aujourd'hui, un documentaire dans lequel vous parlez de votre vie d'acteur et d'auteur. N.Devers, "Surchauffe", c'est en librairie. "Le Million", c'est la semaine prochaine.
Vous formez un duo épatant avec R.Bensetti. - C.Clavier: Vous avez fini très vite, "burn-out".
Ne mangez pas trop vite. Ca ballonne. - N.Devers: J'avais faim. - C.Clavier: On peut dormir moins bien, et donc des cauchemars par rapport à la vision du monde très négative. - P.Cohen: Vous êtes diététicien, aussi. - A.-E.Lemoine: On est en duplex avec "La Grande Librairie" d'A.Trapenard.
Au programme? - C.Clavier: Ce sont des fausses lunettes? - A.Trapenard: Ce sont des écrivains que j'aime énormément, S.Chalandon, A.Berest, entre autres.
Ils nous rappellent que la littérature, c'est de la pensée, du langage. Et F.Morel, qu'on est toujours heureux de recevoir.
Je vous promets des surprises et beaucoup d'émotion. J'espère que vous serez au rendez-vous. A tout de suite. - A.-E.Lemoine: C.Clavier demandait si c'était vos vraies lunettes ou des fausses. - A.Trapenard: Ne me lancez pas sur le sujet.
Ce sont des vraies! Je racontais au public que pendant des années, j'ai fait semblant. Maintenant, je ne peux plus.
Je ne vois plus rien. Je suis obligé de porter des lunettes. - C.Clavier: Ca se voit. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout de suite. D'ici là, les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir. - C.Clavier: Vous êtes très bronzé. - B.Chameroy: Vous l'êtes tout autant. - C.Clavier: Je suis une vedette.
C'est normal. Vous êtes une vedette en puissance. Vous devriez travailler plus et être un peu blanc, limite vert. - R.Bensetti: Je l'ai connu gris, moi. - C.Clavier: Vos lunettes aussi sont bien. - B.Chameroy: Sinon, je n'y vois rien.
On commence avec l'image du jour et cet anniversaire. Le JDNews a un an, déjà. Je n'ai trouvé que ça à la boulangerie.
Bon anniversaire. A la une de ce mercredi, la France est toujours sans gouvernement et ça ne dérange personne. Bonne nouvelle pour S.Lecornu: les différentes forces politiques sont prêtes à s'entendre sur un sujet, les éléments de langage. - Les gens sont comme les passagers de la 1re classe du Titanic, en train de régler leurs petites affaires pendant que le bateau est en train de couler. - Nous sommes sur un bateau, la France.
Le bateau coule. - On a l'impression d'être dans un bateau sans capitaine. - La maison France est en train de couler. - On ne peut être responsable quand on garde un équipage qui nous emmène droit dans l'iceberg. - C.Clavier: Le niveau est moyen, mais vous n'avez pris que des bons. - B.Chameroy: La crème de la crème.
Il renverse son verre. On pensait qu'E.Ciotti était très à droite, mais en fait, il est à gauche.
Il a foutu de l'eau partout. Retour à l'actu, la vraie. J'ai envie de dire, banco!
Et je ne suis pas le seul. Le Premier ministre aussi. Et d'autres... - Je dis banco. - Si vous faites appel à ma solidarité, je dis banco! - Votre avis sur cette question et votre avis en tant qu'ancien membre du gouvernement? - Pif gadget. - Pif gadget? - Oui. - B.Chameroy: Merci bien. - C.Clavier: Il a pas mal d'humour.
C'est pas mal. - B.Chameroy: Pour se changer les idées... - C.Clavier: Ne mange pas trop de pain. - R.Bensetti: Je rentabilise. - B.Chameroy: Si vous en avez marre... - C.Clavier: Vous êtes rémunérés par l'émission? - B.Chameroy: C'est bénévole.
Je suis payé à la bonne vanne. - P.Cohen: Il a un plat chaud.
C'est tout. - B.Chameroy: Petite astuce pour vous remonter le moral.
Regardez le forum BFM. Ca donne une de ces pêches! - Il y a des violences, des violences, des violences... - Ils l'ont tasé. - Lynché et tabassé en pleine rue. - On se fait insulter. - B.Chameroy: Yes!
Heureusement, Laurent était sur le plateau pour apporter un peu d'humour. Mais l'offre est soumise à conditions. - Les gens qui nous dirigent, vous faites n'importe quoi avec le pays.
Vous faites partie du problème. B.Le Maire...
Il a écrit 6 bouquins. En tant que ministre, je n'aurais pas le temps d'écrire un livre. France Travail a mis 55 000 agents à notre service.
J'ai envie de dire au ministre, quand vous vous réveillez, vous n'avez pas honte? Les gens qui nous dirigent font n'importe quoi. - Personne ne se reconnaît dans cette colère. - Si.
Je suis très en colère. - B.Chameroy: Les équipes de BFM ont casté des Français pour débattre.
Ils vont parfois les chercher très loin, comme madame, qui a dû écourter ses vacances en Croatie, je pense, pour venir sur le plateau. - J'ai écouté les gens dans le train, ils se plaignent. Dans le tram, ils se plaignent.
Dans le bus aussi. - B.Chameroy: A l'heure qu'il est, elle est dans l'avion.
Le seul qui aime cette émission, c'est M.Switek. - Je veux en être, de cette émission.
Ne soyez pas timide! Vous vouliez réagir? - La Marque Repère est à moins 10 %.
J'invite tous les Français à y aller. - B.Chameroy: Il se régale.
Parlons encore des Français. Ils réclament plus de transparence. Beaucoup se demandent ce qu'il peut bien se passer à quelques minutes du début de la rentrée des associations de France.
Voici la réponse pour les Français qui se posaient la question. ...
On s'emmerde! D.Lisnard était en grande forme.
Je l'adore. Il est son meilleur public. - Ce n'est pas l'Oncle Sam qui vous parle, mais la mère République, la mère patrie.
Tout est complet, quand même...
Il rit. - B.Chameroy: Allez...
En voyant ça, le maire A.Laignel a voulu imiter son succès limité. - Si tu insistes...
Il rit. Je crois que l'Etat doit cesser de penser qu'on peut tondre des oeufs. - B.Chameroy: Gros bide.
Il a refusé les maigres applaudissements qui ont suivi. - C'est un challenge pour notre prochain congrès. Applaudissements. - B.Chameroy: C'était surpayé.
Sans transition, voilà plusieurs jours que nous suivons la chaîne 24h/24 de France TV qui suit le brame du cerf. C'est l'heure de notre point quotidien. Brame du cerf.
Applaudissements. Ca prend de l'ampleur, ce truc! On file de l'autre côté de l'Atlantique où nos confrères de Radio-Canada ont fait une découverte déconcertante. - Le plus étonnant pour moi, ça a été "jaser avec Dieu".
Vous pouvez y aller à la carte, quand vous arrivez sur la page. Les gens se confessent à l'IA. - B.Chameroy: On peut se confesser avec une IA.
C'est sympa. Vous savez que j'ai le bras long. On est en liaison directe avec Dieu lui-même.
Bonsoir, monsieur. Est-ce que P.de Villiers s'est récemment confessé auprès de vous? *-Il a jasé avec moi pour dire qu'il regrette d'avoir magouillé sa pétition. - B.Chameroy: Vous existez vraiment?
Tonalité de téléphone. Problème de liaison. G.Fenech a une révélation à nous faire. - Vous regardez quoi, toutes les semaines? - "Colombo".
Il imite Colombo. - On n'a jamais vu sa femme. - C'est le principe.
La vôtre non plus. Rires. - B.Chameroy: Ca nous avait manqué, le Narval.
On referme les actus avec la grève de demain. Une journée de mobilisation à laquelle s'ajoute la menace d'une grande mobilisation patronale si les impôts sur les entreprises augmentent. Je veux qu'ils aillent au bout de leurs idées ne serait-ce que pour suivre le traitement de la manif par BFM. - L.Sénéchal: Vous êtes toujours sur BFMTV. - B.Chameroy: Revoyons le trajet prévu pour la manifestation.
Le cortège s'élancera depuis Hediard pour passer par Fauchon avant d'atteindre Dalloyau. - L.Sénéchal: Priorité au direct.
On retrouve notre envoyé spécial sur les Champs-Elysées où la tension monte. - Les manifestants commencent à s'agiter. On a entendu des "Macron, continue tu resteras bien vu!" Au menu, du caviar, une pavlova... - B.Chameroy: Attention à vous.
Je vois de la fumée. Les CRS ont déclenché les lacrymos? - Non.
Ce sont les cigares des manifestants. - B.Chameroy: L'info continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez rien touché. - C.Clavier: J'ai mangé un peu, mais comme j'ai un cocktail et une tombola, je ne veux pas manger 3 fois. - A.-E.Lemoine: Quel est le gros lot? - C.Clavier: Je le saurai là-bas.
Les gens m'adorent. - A.-E.Lemoine: Merci. - C.Clavier: Mon micro est tombé pendant...