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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 octobre 2025 15 min

"On se dirige vers une reconduction de Sébastien Lecornu" (Camille Pascal)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Punchline 18h 19h Laurence Ferrari sur C News et Europchline sur ces news et Europal qui nous a rejoint écrivain bonsoir Camille ancien conseiller aussi Nicolas Sarkozi on l'évoquera parce que vous étiez hier au pot qui a été organisé par Nicolas Sarkozy pour ses collaborateurs par ses collaborateurs pour Nicolas Sarkozi voilà c'est l'inverse. Mais en tout cas, vous y étiez, vous nous allez nous raconter les coulisses. Peut-être un mot de la situation dans laquelle nous nous trouvons peu glorieuse pour ce pays, ce grand pays qui est la France.

Écoutons peut-être juste Jean-Pierre Rafard qui était notre invité cette semaine sur le fait de d'avoir une présidentielle anticipée sur la solidité des institutions. Le raisonnement de d'Edouard Philippe n'est pas un raisonnement faux politiquement. On a besoin de l'expression du peuple pour que le peuple tranche, mais il faut qu'il tranche non pas dans l'émiotement comme il peut le faire avec des élections législatives, mais plutôt dans le rassemblement avec des élections présidentielles.

C'est donc plutôt comme ça que je que je vois l'avenir. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Camille Pascal élection présidentielle anticipée ?

Oui ou non ? Dis écoutez, moi j'ai d'abord j'ai une pensée émue pour le duc de Mortemar. Oui oui.

Dernier ministre président du conseil de Charles 10 dont on s'est beaucoup moqué. Et dans le euh j'ai j'ai regardé puisque je me suis occupé un peu de cette affaire euh dans le gouvernement a duré 2 heures de plus. Très bien.

Voilà. Après ça s'est mal terminé pour tout le monde hein. Voilà sauf pour Louis Philippe qui a ramassé voilà.

Bon, ça c'était pour plaisanter encore que il y a des des héros de l'histoire comme ça qu'on oublie et puis surtout il y a des redites très amusantes. Euh c'est un peu complexe là quand même. Alors là le le Rafarin le premier ministre a raison.

Euh c'est vrai que si on veut un résultat vraiment tranché, c'est l'élection présidentielle ou le référendum. quoi que le référendum euh les Français ne répondent jamais à la question qui leur est posée, hein. Je crois avoir dit sur ce plateau d'ailleurs que question que si on leur demandait de supprimer les impôts et que c'était ça venait aujourd'hui, il répondrai non.

Non, mais en l'occurrence Ah oui, même si on leur posait cette questionlà, voulez-vous supprimer les impôts ? Oui. Non.

D'accord. OK. J'en suis convaincu.

Euh ou est-ce que vous voulez la semaine des des jeux quoi les les 30 2h30 ? Il dirait non. Donc euh je suis d'accord avec lui.

Après euh je suis désolé mais dans les deux cas euh la décision constitutionnellement ne relève que du président de la République. Euh j'ai été un peu étonné. C'est peut-être l'émotion qu'il a qu'il a qui a fait que sa langue a fourché. si mes souvenirs sont bons et sur un plateau de ce service public avec lequel vous êtes aujourd'hui dans les meilleurs termes euh don j'aiqu j'ai appartenu donc mais euh le premier ministre actuel le démissionnaire parce que ça ça va très vite a dit cette phrase étonnante.

Il a dit le corn il a dit enfin vous vous me reprenez si je me trompe mais je crois l'avoir encore vérifié là en venant dans le taxi. Il a eu cette phrase étonnante. Il a dit "J'ai pu assurer au président de la République" Hm hm. que euh la dissolution euh c'est l'idée de la dissolution s'éloignait parce qu'il n'y aurait pas de majorité pour une dissolution à l'assemblée.

Alors là, je me suis dit là quand même c'est que vraiment il a pas dormi parce que pardon mais celui qui décide de la qui qui décide si la dissolution est toute près très loin ou n'existe pas, c'est le président de la République et c'est certainement pas les parlementaires qui vont décider de se dissoudre. Donc j'ai pas très bien compris mais voilà, il voulait dire que les gens qui l'a reçu n'ont pas envie d'être dissous. Oui.

Alors ça peut-être qu'il aurait pu euh économiser son temps et faire autre chose parce que c'était évident. Les parlementaires, ils aiment assez peu les dissolutions. Mais les socialistes vous avez évoqué quelque chose qu'on dont on parle assez peu, un référendum.

Quelle serait la question du référendum ? Justement la question c'est c'est je sais pas tous les coups. Je sais pas.

Donc c'est pour ça que non mais j'en sais rien moi. Je alors donc ça va donner quoi premier ministre de gauche monsieur Borlot. Quels sont vos pronostics Camille Pascal ?

Oh écoutez, je me suis souvent trompé sur ce plateau, je vous prends un témoin notamment notamment derniè notamment récemment. Enfin, vous savez bien que les raisonnements, ce qui est intéressant, c'est pas leur pertinence, c'est leur virtuosité. Bon, donc et là-dessus, je dois pouvoir je dois pouvoir euh comment dire penser plusieurs choses en même temps.

Donc il y a il y a pas que le président qui est omniscient. Et donc non, je je plaisante, écoutez, j'en sais rien. Moi, je ma conviction en ma conviction, c'est que on va vers une reproduction de de de monsieur le cornu.

D'abord, on sait que c'était le choix du président de la République dès avant la l'autonomination de François Bairrou. Au fond là, il est il est installé, il voit les gens, son discours de de politique générale est prêt. Bon, et le déposé lundi moi oui, il a c'est le budget et et moi il me semble quand même que d'abord un un un un premier ministre socialiste élégant, on va dire ça comme ça, vous voyez à peu près à qui je pense, euh qui va chez le même tailleur que moi.

Donc voyons c'est c'est ce que j'appelle moi le socialisme à visage humain et donc bon il peut pas tenir il peut pas tenir. Le RN a dit enfin que moi je je lis je regarde je regarde ces news donc parfois BFM mais parfois LCI mais c'est plus rare. Je je me dis Retaillot pourra pas l'accepter.

Il a pas il voulait pas déjà de Bruno Lemire. Alors bon, ce qu'il veut de case neuve, je crain que donc moi comme ça si c'était pas le cornu la dernière cartouche, je me répète parce que je crois l'avoir dire ici, c'est le c'est c'est très certainement le ministère le gouvernement technique en plus avec des figures inconnues que personne ne peut détester ou en tout cas est-ce que est-ce que est-ce qu'il y a une fatalité par rapport à la dissolution c'estàdire est-ce que on n'est pas simplement en train de repousser l'échéance qui devra toute façon s'imposer B c'est probable mais moi j'ai moi j'ai une moi alors vraiment je j'ai je j'ai ayant un peu quand même traîné mes guettes dans dans cette dans cet univers. Je me suis fait moi une maxime c'est que et celle à vous amuser parce que elle ne dit rien.

C'est que en politique ce qui est prévu n'arrive jamais et l'imprévisible est toujours certain. Quand vous avez ça, vous pouvez gouverner. Bon euh ouais donc ça nous avance pas beaucoup mais mais c'est très virtueux.

Euh on on parle un petit peu Éric de ce qui s'est passé. Euh vous avez encore une question d'actualité. Non non mais simplement euh on fait comme s'il ne se passait rien pendant qu'on attend mais la dissolution commence à avoir un prix quand même exorbitant.

Parle de monté des taux d'intérêt la dégradation de l'image de la France à l'inter national. C'est pas comme s'il se passait rien. On était dans un dans un univers déconnecté.

Toute politique à son prix. OK. Et tout choix politique à son prix, celui-ci est lourd.

Après Camille Pascal, hier vous étiez donc au pot de revoir Nicolas Sarkozi, qu'est-ce que c'est pas comme ça qu'il l'a présenté ? Non non mais c'est vous m'avez dit que c'est les collaborateurs qui l'ont organisé pour lui déjà. Donc c'est pas lui qui en fait ça faisait suite à la tribune certains d'entre nous avons signé dans le Figaro pour dire qui disait quoi cette tribune ?

Rappelez-nous. qui qui se voulait en fait qui qui disait "Écoutez voilà, l'homme que l'on condamne, c'est pas celui avec lequel on a travaillé. C'est un homme trop prudent qui a des défauts, on les a tous essuyés mais qui se serait jamais embarqué dans cette histoire là.

C'était aussi je pense et d'ailleurs le président l'a dit pour tous ceux qui ont collaboré à la campagne 2007, ce jugement condamne Nicolas Sarkozi, je ne m'exprimerai pas là-dessus mais il condamne Nicolas Sarkozi mais il donne quand même un blanc sein à la campagne puisque il dit qu'il n'y a pas eu un sous d'argent libien dans la campagne. Donc je crois que ça a été un grand soulagement pour tous ceux, moi je n'y étais pas pour tous ceux qui se sont engagés dans cette dans cette campagne. Je pense notamment à Emmanuel Mignon qui a porté cette campagne, qui a porté ce projet et et qui et qui pardon mais portait cette accusation comme une croix depuis depuis depuis 13 ans.

Et c'est pour ça d'ailleurs et pour le président et pour elle que j'ai que j'ai voulu signer cette tribune parce qu'au fond ça allait des douanes et ça c'était c'était important. Alors après sur l'état d'esprit de Nicolas Sarkozi, bon écoutez moi j'avais moi je suis arrivé avec très très franc, je suis arrivé en réalité quand la condamnation est tombée h je dois avouer que j'ai pris ça avec peut-être une distance coupable. Pourquoi ?

Parce que moi, vous connaissez mon attachement pour le président. C'est pas c'est pas c'est pas un mystère, j'en ai fait un livre. Mais je suis les péripéties judiciaires depuis maintenant 12 ans, 13 ans.

Donc on a tout eu, les mises en examen, euh les sorties de nuit avec les voitures, les gardes à vue, les pross et cetera. Je je ne faisais pas d'illusion sur le donc je l'ai pris. Bon, pas avec distance en disant bon de toute façon c'est le calvaire continue.

Et c'est hier que j'ai me suis j'étais quand même très très mal à l'aise d'aller le rencontrer, de le de le voir, sachant qu'il était un homme condamné et condamné à la prison et sans échappatoire. Bien sûr. Et ben écoutez, il est arrivé et et ça a fini.

C'était un meeting. Enfin, c'était incroyable. L'énergie, la solidité, la force de cet homme est incroyable. que je vous dise moi je on est en direct sur ces news et sur Europain avec cette image d'Emmanuel Macron et de Brigitte Macron qui arrive au Panthéon pour évidemment la cérémonie de panthéonisation de Robert Badinter.

Il salue les militaires sur place. Robert Badinter évidemment le garde des saut qui a porté l'abolition de la peine de mort. Quelle trace les dans l'histoire pour vous ça Pascal c'est l'abolition de la peine de mort.

Bah, c'est pas mince, hein. H euh vous savez, on parlait de Nicolas Sarkozi, euh on a beaucoup souvent parlé ensemble euh de cette décision et il m'a toujours dit "Camille, j'ai une reconnaissance sans limite pour Robert Barnater et François Mitterran" sur cette question. Oui, faut pas oublier que c'est François Mitteran qui portait la proposition.

Euh parce que au fond, ils ont à part les les interventions militaires, ils m'ont enlevé ce poids de la grâce présidentielle qui est que pour toute condamnation à mort, il y avait évidemment une demande de grâce et que le président de la République en son âme et conscience devait au fond donner la mort ou sauver quelqu'un. Et il me dit ça c'est ce qu' peut y avoir de pire. On écoute juste la Marseillaise.

On écoute la Marseillaise. Faut se lever. [Musique] [Musique] [Musique] Voilà pour cette Marseillaise avec le président Macron qui va entrer au Panthéon pour cette cérémonie en hommage de Robert Badinter.

Il continue à passer évidemment les troupes en revue, il s'avance vers le panthéon Catherine, j'avoue que ça me fait du bien de voir ces images dans le temps de la Marseillaise, dans ces temps troublés de se dire que voilà, il y a une armée, je vi une armée et il y a nos institutions sont encore là quand même même si tout Ah mais l'armée oui est là grâce au ciel. Oui. Et le président aussi, il y a un président toujours.

Et c'est une cérémonie pour un homme qui a fait une chose, voilà, enfin le président Mitteran et voilà a délivré le pays de ce mal. Donc c'est un moment où on peut avoir une commission, une communion pardon pour quelque chose qui nous soulève l'esprit, l'âme et voilà. et on a une gratitude en ceux qui ont permis que cette chose là l'abolation de la plaine de mort.

Oui, et c'est vrai que Robert Badinter est une icône de de notre époque parce que on en arri avec Fernandel, un tout condamné à mort aura la tête tranchée. C'était quand même ça hein. La guillotine la guillotine, il a fallu et il a fait contre l'opinion publique.

Oui. Euh alors, on est on est une société très paradoxale parce que euh en pensant à la pantthéonisation de Banater, donc Banater, qu'est-ce qu'il a décidé ? Il a décidé que personne au fond ne pouvait décider de la mort de quelqu alors sauf pour la guerre hein.

Et dans le même temps, notre société n'attend qu'une chose, c'est l'euthanasie. Alors je je moi je je suis un peu perturbé, voyez, parce que l'euthanasien non mais mais pardon, mais l'euthanasie, on va demander un ti donner la mort à quelqu'un d'autre. Alors il sera d'accord.

Voilà. Et donc on a quand même une relation à la mort dans cette société assez étrange. H bien sûr, mais avec cette cérémonie quand même qui assén un tout petit peu.

Moi personnellement, elle me fait du bien cette espérant que nous n'aurons pas pardon, il y a une forme de sacré laïque, ça fait quand même du bien de voir une forme de sacré laïque, de sacré républicain. Moi je crois beaucoup et on manque vraiment et on voit monsieur le cornu maintenant à côté d'Emmanuel Macron. Oui et Emmanuel après c'est ce sont aussi enfin des images qui sonnent en décalage assez profond avec la réalité de la vie politique du moment al je veux bien oui c'est des célébration il faut commémorer et c'est important mais c'est vrai qu'on a un président de la République qui a qui est aussi extrêmement fragile il a jamais été aussi bas dans les enquêtes d'opinion un premier ministre des missionnaires dont on ne sait pas très bien s'il sera là encore demain et avec un champ d'incertitude qui est devant M.