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InterviewPublic SĂ©nat (sur YouTube)· 26 octobre 2025 59 minContradictoireActualitĂ© / polĂ©miqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidaritĂ©s & familleJustice

#Direct 🔮 Mathilde Panot, prĂ©sidente de LFI Ă  l'AssemblĂ©e, est l'invitĂ©e du Grand Jury RTL-Figaro...

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteÉludĂ©e

    Êtes-vous condamnĂ© Ă  voir les socialistes et le bloc central suspendre la rĂ©forme des retraites ou taxer les plus riches ?

  • 1:29OuverteRĂ©ponse partielle

    Est-ce que vous soutenez d'abord cet ultimatum des socialistes ?

  • 2:22RelanceRĂ©ponse directe

    Donc vous choisissez de commencer cette émission par parler de ce que vous qualifiez toujours de violences policiÚres ?

  • 3:20RelanceÉludĂ©e

    Qu'est-ce que vous pensez de cet ultimatum que lance Olivier Faure au gouvernement ?

  • 5:27RelanceRĂ©ponse partielle

    Les socialistes ont quand mĂȘme obtenu ou vont obtenir la suspension de la rĂ©forme des retraites. Ça, ce n'est pas des victoires pour les socialistes ? Ce ne sont pas des avancĂ©es ?

  • 5:59FermĂ©eRĂ©ponse directe

    Vous avez l'Ăąge qui arrĂȘte d'augmenter.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrĂ©sentateurFait
    « Vous vouliez faire tomber Emmanuel Macron, vous regardez le budget se faire sans vous. »
  • 0:33PrĂ©sentateurChiffre
    « Dans votre contre-budget dont on va parler, vous proposez 180 milliards d'euros de nouveaux impÎts, 165 milliards de nouvelles dépenses. »
  • 1:51InvitĂ©Chiffre
    « Depuis Ziad et Buna, il y a eu 162 personnes qui sont mortes de contrÎle ou de tentatives de contrÎle policier. »
  • 1:57InvitĂ©Fait
    « la France a Ă©tĂ© pointĂ©e trois fois par l'ONU pour ĂȘtre le pays europĂ©en oĂč il y a plus de morts et de blessĂ©s par la police. »
  • 2:36InvitĂ©Fait
    « Avec nous, il y aura l'abrogation de la loi permis de tuer de M. Cazeneuve, qui a fait exploser le nombre de tirs policiers lors des refus d'obtempérer, comme c'est appelé, puisque les tirs mortels ont été multipliés par cinq. »
  • 2:43InvitĂ©Fait
    « Avec nous, il y aura des récipicés du contrÎle faciÚs, qui était, je le rappelle, une des promesses de François Hollande. »
  • 3:48InvitĂ©Fait
    « Avant-hier, nous avions proposé une taxe qui est l'impÎt universel qui permet de lutter contre l'évasion fiscale. Cela concerne les Français qui gagneraient plus de 19 000 euros par mois et qui vont dans des paradis fiscaux ici ou là pour réchapper à la solidarité nationale et à l'impÎt. »
  • 5:10InvitĂ©Fait
    « Emmanuel Macron, par les cadeaux qui ont été faits aux plus riches et aux multinationales, a créé 1000 milliards de dettes dont il fait payer l'addition maintenant aux locataires avec les APL, aux malades avec la taxe sur les maladies longue durée, notamment les cancers, dont il veut faire payer aux chÎmeurs, aux retraités avec la sous-indexation des pensions pendant 4 années. »
  • 6:03InvitĂ©Fait
    « Dans cette lettre rectificative, il est dit que les 3 mois qui concernent uniquement la gĂ©nĂ©ration nĂ©e en 1964 se font sur des Ă©conomies oĂč 17 millions de retraitĂ©s vont voir leurs pensions sous-indexĂ©es pendant 4 annĂ©es, plus avec une augmentation des prix des mutuelles pour l'ensemble des Français et des Françaises. »
  • 6:30InvitĂ©Chiffre
    « Elle se fait dans le cadre d'un budget dans lequel il faut accepter 7 milliards de baisse sur la santé, que les 13 millions de personnes, maladies chroniques, notamment diabÚte, cancer, etc., se fassent taxer jusqu'à 850 euros par an. »
  • 8:18InvitĂ©Fait
    « 90% des patrimoines des milliardaires sont des biens professionnels. »
  • 8:50InvitĂ©Chiffre
    « L'attaque Zuckman, qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par l'Ă©conomiste Gabriel Zuckman, rapporte 15 Ă  20 milliards dans les caisses de l'État. »
  • 9:20InvitĂ©Fait
    « plus vous faites des exemptions, des exonérations à cet impÎt, plus derriÚre vous faites marcher la machine à optimisation. »
  • 10:00InvitĂ©Fait
    « avoir pensé que faire des coupes budgétaires sur les parents qui ont des enfants décédés, en gelant et en baissant l'allocation pour enfants décédés, est quelque chose qui est inhumain. »
  • 10:38InvitĂ©Fait
    « Penser qu'il faut taxer les malades du cancer, pourtant malades par l'organisation politique de notre société, et ça c'est dit par le docteur Belpom au moins depuis les années 2000, est une folie inhumaine. »
  • 10:45InvitĂ©Fait
    « le fait de demander 50 euros par mois aux apprentis, de baisser l'allocation adulte handicapé, de faire en sorte que les allocataires des prestations sociales voient leurs prestations sociales baisser, que les locataires voient leur APL baisser, voire que les étudiants étrangers n'aient plus d'APL, ce qui était une demande du Rassemblement national, je maintiens que c'est un budget d'une cruauté inédite. »
  • 12:00InvitĂ©Chiffre
    « ça veut dire qu'il y a 92 dĂ©putĂ©s sur 577 dĂ©putĂ©s seulement, qui soutiennent ce budget, et donc le socle qui reste de soutien Ă  ce gouvernement et au prĂ©sident de la RĂ©publique est extrĂȘmement faible. »
  • 13:50InvitĂ©Chiffre
    « nous avions fait une démonstration éclatante du fait que nous puissions trouver 75 milliards de recettes nouvelles. »
  • 25:14InvitĂ©Fait
    « toutes les personnes qui gagnent 4 000 euros et moins ne sont pas plus taxées, voire sont moins taxées. »
  • 25:35InvitĂ©Chiffre
    « nous faisons la taxe Zuckman, 10 milliards. »
  • 25:39InvitĂ©Chiffre
    « Nous faisons l'impÎt de solidarité sur la fortune renforcée avec un volet climatique, ça, c'est 15 milliards d'euros. »
  • 25:47InvitĂ©Fait
    « L'héritage maximum pour ceux qui prennent plus de 12 millions d'euros. »
  • 25:50InvitĂ©Chiffre
    « La taxe solidarité sur les dividendes, 10 %, là, c'est 6 milliards. »
  • 26:22InvitĂ©Fait
    « l'OFCE vient de rendre un rapport la semaine derniÚre et que l'OFCE alerte sur les dangers du budget Lecornu et de la politique macroniste en général, en disant que le budget Lecornu va diviser la croissance par deux dans notre pays. »
  • 26:28InvitĂ©Chiffre
    « Nous sommes à 68 000 défaillances de petites et moyennes entreprises par an, ce qui est absolument inédit et qui plonge beaucoup de petits commerçants, de petits restaurateurs dans une détresse absolue. »
  • 26:45InvitĂ©Chiffre
    « la consommation populaire tire la moitié de la croissance dans notre pays à hauteur de 53 %. »
  • 35:53InvitĂ©Promesse
    « nous n'avons aucune intention de supprimer les plans épargne-retraite des Français »
  • 35:57InvitĂ©Fait
    « nous voulons réaffirmer que nous sommes attachés à la retraite par répartition »
  • 37:08InvitĂ©Fait
    « celui qui est responsable de l'augmentation de 1 000 milliards de dettes s'appelle Emmanuel Macron et les politiques qui ont été menées depuis 8 ans »
  • 37:23InvitĂ©Chiffre
    « c'est la Cour des comptes, ce n'est pas les Insoumis qui disent ça, qu'il manque chaque annĂ©e 62 milliards d'euros dans les caisses de l'État avec un effondrement des recettes parce qu'on a fait des cadeaux »
  • 39:00InvitĂ©Chiffre
    « la conditionnalitĂ© des aides qui sont donnĂ©es aux trĂšs grandes entreprises dont le SĂ©nat a estimĂ©, dans une commission d'enquĂȘte qui a Ă©tĂ© menĂ©e par Fabien GuĂ©, qu'elles sont estimĂ©es aujourd'hui Ă  211 milliards d'euros par an »
  • 40:01InvitĂ©Fait
    « ils ont expliqué que sur les agents qui s'occupent à la fois de l'accueil, mais aussi de la surveillance ou du magasinage, que leur effectif avait été divisé par 25%, c'est-à-dire d'un quart en moins de 10 ans »
  • 40:22InvitĂ©Fait
    « dans le budget 2026, il y a encore une baisse de moyens pour les bùtiments nationaux comme le Louvre »
  • 43:35InvitĂ©Fait
    « la France est réguliÚrement condamnée pour l'état des prisons, pour la surpopulation carcérale »
  • 43:57InvitĂ©Fait
    « Nicolas Sarkozy a été condamné pour association de malfaiteurs pour avoir conclu un pacte corruptif avec quelqu'un qui est responsable d'un acte terroriste qui a coûté la vie à 170 personnes »
  • 45:23InvitĂ©Fait
    « ils démentent, mais ils ne sont pas capables de nous dire qui a saisi Traquefin. Vous savez que Traquefin n'a pas le droit de s'autosaisir »
  • 45:30InvitĂ©Fait
    « celui qui prĂ©sidait Traquefin a Ă©tĂ© mis Ă  pied et Ă©cartĂ© dans un Conseil des ministres en 2024 au moment oĂč, hasard du calendrier, il avait justement relevĂ© pour la premiĂšre annĂ©e enlever les Émirats Arabes Unis de la liste grise des pays »
  • 49:22InvitĂ©Fait
    « depuis, ils sont passés en force sur le dégel du corps électoral qui a mené aux événements que nous avons vus en mai 2024, avec 15 personnes qui sont mortes, dont 12 Canac, 2,5 milliards de dégùts et un effondrement total de la Canacie Nouvelle-Calédonie »
  • 51:46PrĂ©sentateurChiffre
    « 64% des Français estiment que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie. C'est plus 13 points depuis 2020 »

Temps de parole

  • InvitĂ©72 %
  • PrĂ©sentateur16 %
  • InvitĂ© 25 %
  • InvitĂ© 33 %

≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonjour Ă  tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes en direct sur Public SĂ©nat, c'est le canal 8 de la TNT et sur toutes vos boxes. Bonjour Mathilde Panot. Bonjour. Vous ĂȘtes la prĂ©sidente des dĂ©putĂ©s de la France Insoumise Ă  l'AssemblĂ©e et dĂ©putĂ©e du Val-de-Marne. Vous vouliez faire tomber Emmanuel Macron, vous regardez le budget se faire sans vous. Êtes-vous condamnĂ© Ă  voir les socialistes et le bloc central suspendre la rĂ©forme des retraites ou taxer les plus riches ? Dans votre contre-budget dont on va parler, vous proposez 180 milliards d'euros de nouveaux impĂŽts, 165 milliards de nouvelles dĂ©penses.

OĂč ferez-vous adopter le premier milliard de ce contre-budget ? Bienvenue dans ce Grand Jury, Mathilde Panot. À mes cĂŽtĂ©s, pour vous interroger, Claire Conruyte du Fidiaro et Quentin Calmet de Public SĂ©nat, dans ce Grand Jury, Mathilde Panot, nous aurons une sĂ©quence dĂ©diĂ©e au Parlement. Nous parlerons de 2027 et vous rĂ©pondrez aussi Ă  nos questions express.

1:11
Locuteur non identifié

Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.

1:14
Présentateur

Alors, pour parler du budget, Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste, a prévenu s'il n'y a pas 15 à 20 milliards d'euros de plus de nouvelles recettes, notamment par la taxe Zuckman, par des taxes sur les héritages ou sur les géants du numérique. Olivier Faure prévient que ça sera terminé. Est-ce que vous soutenez d'abord cet ultimatum des socialistes ?

1:35
Invité

Alors, avant de rĂ©pondre Ă  cette question, si vous me permettez, M. Bosch, je voudrais dire un mot sur un Ă©vĂ©nement trĂšs important qui va avoir lieu demain, puisque demain, c'est la commĂ©moration des 20 ans de la mort de Ziad Bena et de Buna TraorĂ©, qui Ă©taient morts le 27 octobre 2005 Ă  Clichy-sous-Bois. Et depuis Ziad et Buna, il y a eu 162 personnes qui sont mortes de contrĂŽle ou de tentatives de contrĂŽle policier. Depuis, la France a Ă©tĂ© pointĂ©e trois fois par l'ONU pour ĂȘtre le pays europĂ©en oĂč il y a plus de morts et de blessĂ©s par la police.

Et je veux donc redire à quel point nous n'accepterons jamais que certaines vies valent moins dans notre République, car c'est le contraire de la République. Donc je pense que ce sera un moment trÚs important que nous commémorerons et auquel nous rendrons hommage à Ziad et Buna, demain, aprÚs les 20 ans de leur mort.

2:22
Présentateur

Donc vous choisissez de commencer cette émission par parler de ce que vous qualifiez toujours de violences policiÚres ?

2:26
Invité

Oui, bien sûr, mais je crois que l'ONU aussi a dit qu'il y avait des violences systémiques dans la police. Et je redis qu'avec nous, il y aura l'abrogation de la loi permis de tuer de M. Cazeneuve, qui a fait exploser le nombre de tirs policiers lors des refus d'obtempérer, comme c'est appelé, puisque les tirs mortels ont été multipliés par cinq. Avec nous, il y aura des récipicés du contrÎle faciÚs, qui était, je le rappelle, une des promesses de François Hollande. Alors, concernant ce que dit M. Fort, qui fait une éniÚme menace à la censure, il se trouve qu'il y a eu une censure il y a moins de dix jours et que cette censure aurait permis non seulement de faire partir M.

Lecornu, qui est le dernier sursis d'Emmanuel Macron, la derniÚre cartouche, mais aussi de faire partir le président de la République. Et tout à l'heure, vous avez mis au passé le fait que nous voulions faire partir le président de la République. Eh bien, je vous le dis, la seule issue qu'il reste pour le pays, c'est non seulement le départ de M. Lecornu, mais aussi le départ du président de la République pour que le peuple français tranche sur son avenir.

3:20
Présentateur

Vous n'avez pas répondu à ma question. Qu'est-ce que vous pensez de cet ultimatum que lance Olivier Faure au gouvernement ?

3:25
Invité

Mais je pense que tout ça est un jeu de dupe. Et nous avons assisté depuis une semaine à des réunions secrÚtes qui se font à l'Assemblée nationale, entre Horizon, EPR, le Modem et le Parti Socialiste. C'est que dans ces tractations secrÚtes, ils sont en train de négocier des choses qui fait que le Parti Socialiste, non seulement a changé d'alliance, mais a changé de ligne. Je vous donne un exemple de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale avant-hier. Avant-hier, nous avions proposé une taxe qui est l'impÎt universel qui permet de lutter contre l'évasion fiscale.

Cela concerne les Français qui gagneraient plus de 19 000 euros par mois et qui vont dans des paradis fiscaux ici ou là pour réchapper à la solidarité nationale et à l'impÎt. Eh bien, cet impÎt universel qui avait été voté les autres années par le Parti Socialiste...

4:10
Présentateur

Ce qui aurait tort que le Parti Socialiste, c'est qu'il n'est techniquement pas au point et qu'il ne visait pas les pays et notamment les paradis fiscaux.

4:15
Invité

Eh bien, c'est Ă©tonnant qu'ils se rendent compte que ça ne soit pas au point. L'annĂ©e derniĂšre, c'Ă©tait au point. Cette annĂ©e, ce ne serait pas au point. Tout ça, ce sont des prĂ©textes. Il y a des Ă©cologistes qui n'ont pas votĂ© Ă©galement. Ils disent qu'il y a des binationaux, par exemple, franco-africains, qui pourraient ĂȘtre concernĂ©s par cette taxe qui est mal faite. Mais ce n'est pas vrai. Quand vous regardez les pays avec lesquels nous n'avons pas de convention fiscale, c'est par exemple le Panama, les Ăźles Fidji, et vous en avez beaucoup d'autres qui ne sont pas des pays africains. Donc ça, c'est des excuses qui sont donnĂ©es.

Mais je le dis parce que lorsque vous avez un Parti Socialiste qui abandonne d'aller chercher l'argent lĂ  oĂč il le faut, c'est-Ă -dire notamment dans les poches de celles et ceux qui essayent d'Ă©chapper Ă  l'impĂŽt, et c'est le principal problĂšme que nous avons dans notre pays, c'est que les ultra-riches ne paient quasiment aucun impĂŽt sur le revenu et que nous sommes devenus, et lĂ  je cite des grands Ă©conomistes, un paradis fiscal pour les plus riches. Donc c'est Ă  cette injustice que nous voulons mettre fin.

Et quand vous voyez que depuis 8 ans, Emmanuel Macron, par les cadeaux qui ont été faits aux plus riches et aux multinationales, a créé 1000 milliards de dettes dont il fait payer l'addition maintenant aux locataires avec les APL, aux malades avec la taxe sur les maladies longue durée, notamment les cancers, dont il veut faire payer aux chÎmeurs, aux retraités avec la sous-indexation des pensions pendant 4 années, eh bien ce ne sera pas avec nous.

5:27
Présentateur

Les socialistes ont quand mĂȘme obtenu ou vont obtenir la suspension de la rĂ©forme des retraites. Il y aura une taxation des plus riches, probablement une taxe Zuckman revisitĂ©e. Ça, ce n'est pas des victoires pour les socialistes ? Ce ne sont pas des avancĂ©es ?

5:40
Invité

Alors d'abord, je rappelle ce qu'a dit Emmanuel Macron cette semaine. Cette semaine, il était en Slovénie et il a dit qu'il ne s'agit ni d'une abrogation de la réforme des retraites, pourtant majoritaire dans la société et dans l'Assemblée, ni d'une suspension de la réforme des retraites. C'est un décalage dans le temps.

5:54
Présentateur

Sauf que le Premier ministre, aprĂšs, par une lettre rectificative, a mis dans la loi la suspension...

5:59
Invité

Oui, aprĂšs, vous l'avez vu, la lettre rectificative, elle est intĂ©ressante. Je vais expliquer pour celles et ceux qui nous Ă©coutent ce qu'il y a dans cette lettre rectificative. Dans cette lettre rectificative, il est dit que les 3 mois qui concernent uniquement la gĂ©nĂ©ration nĂ©e en 1964 se font sur des Ă©conomies oĂč 17 millions de retraitĂ©s vont voir leurs pensions sous-indexĂ©es pendant 4 annĂ©es, plus avec une augmentation des prix des mutuelles pour l'ensemble des Français et des Françaises.

6:21
Présentateur

Vous avez l'Ăąge qui arrĂȘte d'augmenter.

6:23
Invité

Oui, je vais terminer. Elle se fait dans le cadre d'un budget dans lequel il faut accepter 7 milliards de baisse sur la santé, que les 13 millions de personnes, maladies chroniques, notamment diabÚte, cancer, etc., se fassent taxer jusqu'à 850 euros par an. Bref, dans un budget qui est un budget des horreurs. Il n'y a rien à faire à négocier, à amender ce texte. On le voit en ouverture des débats. Le Premier ministre qui a dit « Le compromis, c'est la noblesse du débat démocratique. L'intransigeance, c'est son contraire. » Vous vous placez clairement du cÎté de l'intransigeance, si on peut entendre bien. Il n'y a pas à négocier sur ce budget ?

En fait, vous n'avez pas compris quelque chose, je crois. Il se trouve que la Macronie n'est pas le centre de gravité politique, que les macronistes ont été battus trois fois dans les urnes aux trois derniÚres élections. Donc, ils ont la main à d'autres groupes politiques. Et que ce n'est pas d'organiser le compromis. Je vais vous dire, nous, contrairement à tous les autres groupes politiques, notamment les macronistes, mais aussi le RN qui a sorti un contre-budget avec 60 milliards de coupes budgétaires, donc avec des horreurs absolues dans le contre-budget qu'ils ont proposé. Nous, nous voulons une rupture avec la politique macroniste.

Et nous n'avons pas Ă©tĂ© Ă©lus pour servir la soupe, ni Ă  M. Lecornu, ni Ă  M. Macron. Nous avons Ă©tĂ© Ă©lus pour faire un programme de rupture avec cela. Et ce que nous disons, et nous sommes les seuls Ă  le dire, c'est qu'au contraire du concours lĂ©pine qui est fait sur les coupes budgĂ©taires qu'il faut faire dans ce pays, eh bien, il faut aller chercher l'argent lĂ  oĂč il est. Et il faut dĂ©penser plus pour rĂ©pondre aux besoins Ă©cologiques et sociaux de ce pays. Lecornu ? Ce qui va se jouer dĂšs demain, c'est ce qu'ont proposĂ© les socialistes, c'est la taxe Zuckman-Light. C'est-Ă -dire une taxe qui ne prend pas en compte les biens professionnels.

C'est donc une proposition des socialistes qu'ils vont revendiquer comme Ă©tant une avancĂ©e, qui est sans doute d'ailleurs soutenue par le gouvernement. Est-ce que vous, vous pourriez voter cela ? Alors, j'explique, vous avez dit taxe Zuckman-Light. Les socialistes viennent d'inventer une taxe Zuckman homĂ©opathique, c'est-Ă -dire qui est diluĂ©e au point qu'elle ne servira plus Ă  rien. J'explique. Elle rapportera quand mĂȘme quelques milliards. 90% des patrimoines des milliardaires sont des biens professionnels.

Ce que proposent les socialistes, c'est d'exclure les biens professionnels dits familiaux, c'est-à-dire d'exclure de cette fameuse taxe Zuckman homéopathique le fait qu'il y ait, par exemple, les parts dans des sociétés à hauteur de 50%.

8:36
Présentateur

HomĂ©opathique, elle doit rapporter 7 Ă  8 milliards d'euros quand mĂȘme.

8:39
Invité

Non, c'est ce que vous dites. L'attaque Zuckman, qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par l'Ă©conomiste Gabriel Zuckman, rapporte 15 Ă  20 milliards dans les caisses de l'État. LĂ , vous dites 7 milliards, nous nous disons plutĂŽt 2 milliards, mais nous verrons sur les recettes. Mais je vais donner un exemple trĂšs concret. Par exemple, Vincent BollorĂ©, qui possĂšde 70% du groupe BollorĂ©, puisqu'il possĂšde plus de 50%, ne serait pas concernĂ© par cette taxe Zuckman homĂ©opathique. Par exemple, Bernard Arnault, qui est l'homme le plus riche de ce pays, possĂšde 48,2% du groupe LVMH. Qu'est-ce qui se passerait ?

Vous croyez vraiment qu'il va payer la taxe ou qu'il va juste racheter 2% des actions en plus de son groupe pour pouvoir faire en sorte d'échapper à cette taxe ? Et ce qu'a dit Gabriel Zuckman trÚs bien hier, lorsqu'il analysait justement les propositions qui étaient faites, et notamment la proposition socialiste, c'est que plus vous faites des exemptions, des exonérations à cet impÎt, plus derriÚre vous faites marcher la machine à optimisation.

Donc ce qui va se passer, c'est que vous pouvez dire 7 milliards comme vous voulez, Ă  la fin ce sera un rendement quasiment nul, et que le parti socialiste est en train de tout abandonner, c'est le monde oĂč on vend sa chemise pour emprunter un mouchoir.

9:46
Présentateur

Enfin, c'est absolument absurde. Mathilde Panot, vous avez parlé cette semaine d'un budget, d'une cruauté sans précédent comportant des mesures inhumaines. Qu'est-ce qui est inhumain dans le budget, le contenu ?

9:57
Invité

Par exemple, avoir pensé que faire des coupes budgétaires sur les parents qui ont des enfants décédés, en gelant et en baissant l'allocation pour enfants décédés, est quelque chose qui est inhumain. Penser d'accéder les personnes qui ont des cancers dans ce pays, alors que nous venons d'avoir un mouvement qui est inédit l'été dernier, sur la loi du plomb qui avait été faite notamment, qui voulait réintroduire l'acétamipride, l'acétamipride qui est un néonicotinoïde, un pesticide tueur d'abeilles, qui est responsable d'une explosion de cancer et qui aurait été responsable d'une explosion de cancer.

Avec 2 millions de personnes qui ont signé une pétition pour dire le cancer est une maladie politique. C'est l'organisation de notre société qui nous rend malades. Penser qu'il faut taxer les malades du cancer, pourtant malades par l'organisation politique de notre société, et ça c'est dit par le docteur Belpom au moins depuis les années 2000, est une folie inhumaine.

Donc je maintiens que le fait de demander 50 euros par mois aux apprentis, de baisser l'allocation adulte handicapé, de faire en sorte que les allocataires des prestations sociales voient leurs prestations sociales baisser, que les locataires voient leur APL baisser, voire que les étudiants étrangers n'aient plus d'APL, ce qui était une demande du Rassemblement national, je maintiens que c'est un budget d'une cruauté inédite.

Le prĂ©sident de la commission des finances Ă  l'AssemblĂ©e nationale, c'est l'insoumis Éric Coquerel, il a parlĂ© d'un budget patchwork Ă  la sortie de l'examen en commission, soulignant son manque de cohĂ©rence, la difficultĂ© pour une famille politique, quelle qu'elle soit, de s'y reconnaĂźtre. Est-ce que c'est la limite de ce retour du parlementarisme ? – Mais Ă©coutez, lĂ , vous avez peut-ĂȘtre observĂ© ce qui s'est passĂ© en commission, mais c'est trĂšs impressionnant, et c'est du jamais vu dans la Ve RĂ©publique.

Le vote final du budget en commission a donné lieu à le vote pour d'EPR, vous savez, le groupe qui soutient le président de la République, donc vote pour d'EPR, et ensuite, abstention du modem, abstention d'horizon, abstention de l'IOT, le groupe de la droite a voté contre, le RN a voté contre, les socialistes ont voté contre, les écologistes, les communistes, et nous avons voté contre.

Ce qui veut dire, si on reprend, puisque c'est la commission des finances, c'est la miniature de ce qui se passe ensuite dans l'hĂ©micycle, ça veut dire qu'il y a 92 dĂ©putĂ©s sur 577 dĂ©putĂ©s seulement, qui soutiennent ce budget, et donc le socle qui reste de soutien Ă  ce gouvernement et au prĂ©sident de la RĂ©publique est extrĂȘmement faible. Mais la mĂ©thode de l'exĂ©cutif, c'est de redonner le pouvoir Ă  vous, aux dĂ©putĂ©s, pour vous mettre d'accord. C'est donc que vous n'en ĂȘtes pas capable. Le Parlement n'est pas responsable au point de trouver un mĂȘme texte sur lequel il peut s'entendre. Je vais vous dire, le problĂšme, c'est la base du texte qui nous est donnĂ©.

Quand je vous dis que ce ne sont pas aux macronistes d'organiser les compromis... Ils ont dit que c'Ă©tait un point de dĂ©part. Mais Ă©coutez, vous connaissez les rĂšgles du dĂ©bat parlementaire. Ne faites pas semblant, ne soyez pas hypocrites sur la maniĂšre dont ça se fait, pour que tout le monde comprenne. Ils ont abandonnĂ© le 49-3, d'accord ? Mais en abandonnant... Ça, vous le saluez. Mais je vais vous dire... Vous pouvez le dire. Moi, j'ai dit, SĂ©bastien Lecornu est un 49-3 Ă  lui tout seul. Vous savez, lĂ , on nous parle d'une suspension de la rĂ©forme des retraites. Peut-ĂȘtre, puisque j'entends M. Larcher qui dit qu'il n'acceptera pas qu'on touche la rĂ©forme des retraites.

D'une suspension qui peut-ĂȘtre arrivera pour une seule gĂ©nĂ©ration. Et encore, ceux qui ont des carriĂšres longues et qui ont commencĂ© Ă  travailler avant 21 ans ne sont pas concernĂ©s par cette mesure. Et ce, au dĂ©triment des 17 millions de retraitĂ©s qui vont voir leur pension baisser. Bref, l'arnaque complĂšte. Pourquoi est-ce que M. SĂ©bastien Lecornu est un 49-3 Ă  lui tout seul ? Parce qu'il nous empĂȘche de voter sur l'abrogation de la rĂ©forme des retraites. Et nous, dans notre niche parlementaire, le seul jour oĂč nous pouvions dĂ©cider de l'ordre du jour l'annĂ©e derniĂšre, nous avions redĂ©posĂ© un texte d'abrogation de la retraite Ă  64 ans.

Et ce sont les macronistes et la droite qui, par leur obstruction, nous ont empĂȘchĂ©s d'aller au vote. Donc, ce qui va se passer sur le budget, pour que tout le monde comprenne, le budget va ĂȘtre battu si on va au vote. Vous n'avez qu'Ă  voir ce qui s'est passĂ© en commission. Il va ĂȘtre battu. Donc, il y a plusieurs possibilitĂ©s. Parce qu'il ne plaĂźt plus Ă  personne. Et il ne plaĂźt en fait Ă  personne. Mais parce que l'annĂ©e derniĂšre, nous avions fait une dĂ©monstration Ă©clatante du fait que nous puissions trouver 75 milliards de recettes nouvelles. C'est ce que nous avions fait voter avec les groupes de gauche l'annĂ©e derniĂšre.

Et c'est ensuite par 49-3 que le gouvernement a absolument tout effacĂ©. Cette fois-ci, il n'utilisera pas le 49-3. Donc, soit le budget va ĂȘtre battu, soit ils vont passer par ordonnance. Ordonnance, c'est le super 49-3. On dit qu'on abonne le 49-3 d'un cĂŽtĂ©. Mais les ordonnances, pour que tout le monde comprenne, tout ce que nous faisons au Parlement en ce moment sera tout simplement supprimĂ©. S'il n'y a pas de vote dans les 70 jours, si les parlementaires ne votent pas. Exactement. Donc, il faut vous responsabiliser, peut-ĂȘtre enlever des amendements pour aller au vote. Qui a mis le plus d'amendements, monsieur ? Vous savez qui a mis le plus d'amendements ?

On peut aussi retirer des amendements pour l'Ă©lection d'un examen texte. Non, non, non. Nous avons fait des cibles d'amendements, justement, pour ne pas dĂ©passer les 70 jours. Nous avons respectĂ© le nombre d'amendements qu'on avait. Qui n'a pas respectĂ© ces rĂšgles d'amendements qu'on s'est donnĂ©es ? Il se trouve que c'est justement les groupes macronistes et la droite qui ont dĂ©posĂ© un nombre infini d'amendements et que les dĂ©bats sont certainement ralentis. D'abord, pour donner du temps au deal secret de se faire entre les socialistes et les macronistes. Ça, c'est le premier point. Mais aussi pour se donner la possibilitĂ© de passer par ordonnance.

Et les ordonnances, c'est donc le texte initial qui s'appliquerait, sans aucun vote. Et je le dis, c'est un texte rĂ©glementaire. Nous ne pouvons mĂȘme pas faire un recours au Conseil constitutionnel. Donc, vous voulez que je dise merci pour l'abandon du 49.3 ? C'est quand mĂȘme fort de cafĂ©.

15:08
Présentateur

Dans ce scénario-là, Mathilde Panot, ça sera une censure du gouvernement, aprÚs des ordonnances.

15:11
Invité

Du coup, dans tous les scĂ©narios, nous arrivons Ă  une censure du gouvernement. Et c'est pourquoi je reproche au Parti socialiste de nous avoir fait perdre du temps, de donner encore un sursis Ă  Emmanuel Macron, alors qu'Ă  la fin, il n'y a pas d'autre option. Nous ne pouvons pas rester 18 mois avec des gouvernements qui tombent tous les deux mois, toutes les 14 heures, comme ça s'est passĂ© la derniĂšre fois. Donc, nous devons revenir au nƓud du problĂšme. Et le nƓud du problĂšme vient du fait que le prĂ©sident de la RĂ©publique a refusĂ© de respecter les rĂ©sultats des urnes aux lĂ©gislatives derniĂšres, alors que c'Ă©tait le plus fort taux de mobilisation depuis 1981.

Donc, le nƓud du problĂšme vient d'un prĂ©sident de la RĂ©publique qui, aujourd'hui, bloque l'ensemble des institutions.

15:49
Présentateur

Si c'était un Premier ministre de gauche qui avait été désigné, quand on voit aujourd'hui l'entente à gauche entre vous et les socialistes, comment auriez pu vous gouverner ?

15:58
Invité

Vous savez, Ă  cette Ă©poque-lĂ , nous avions une candidate, elle s'appelait Lucie CastĂ©. Si elle avait Ă©tĂ© nommĂ©e, je ne sais pas si nous aurions Ă©tĂ© censurĂ©s ou pas, mais nous aurions au moins pu proposer des choses et ensuite construire des compromis avec le Parlement. Mais sur notre base Ă  nous, puisque nous avons gagnĂ© les Ă©lections. Je le rappelle quand mĂȘme. Si ça finit mal, entre guillemets, et que le Parti socialiste dĂ©pose une motion de censure, dans ce cas-lĂ , vous la votez sans hĂ©sitation ? Mais bien sĂ»r. C'est le Parti socialiste Ă  qui il faut poser cette question.

C'est eux qui ont refusé par six fois de censurer François Bayrou et qui sont responsables du fait que François Bayrou et puis d'abord proposer un tel budget et ensuite que M. Lecornu soit toujours là aujourd'hui, alors que plus personne ne veut de la politique d'Emmanuel Macron dans ce pays.

16:39
Présentateur

Expliquez-nous quelque chose. On a compris quand mĂȘme dans les expressions de Manuel Bompard que pour l'instant, vous n'alliez pas dĂ©poser une motion de censure, que vous vous rĂ©serviez Ă  peu prĂšs jusqu'Ă  dĂ©but dĂ©cembre. Pourquoi ?

16:49
Invité

Je vais vous expliquer. Il se trouve que lorsque vous avez un 49.3, vous avez une motion de censure qui est automatiquement de droit comme rĂ©ponse du Parlement. Et nous, Ă  chaque fois qu'il y a eu un 49.3, nous avions dĂ©posĂ© une motion de censure pour faire respecter la dĂ©mocratie et la dignitĂ© du Parlement. À partir du moment oĂč nous dĂ©posons des motions de censure au titre de l'article 49.2 de la Constitution, c'est-Ă -dire des motions de censure spontanĂ©es, nous n'avons la possibilitĂ© par dĂ©putĂ© que d'en signer seulement trois dans la session qui va du 1er octobre jusqu'au 30 juin.

Donc vous comprenez que nous, nous ne pouvons pas déposer des motions de censure à tout va, et que donc nous ne la déposerons que si nous sommes sûrs qu'elle puisse passer. Mais je vous le dis, tÎt ou tard, et le plus tÎt sera le mieux, Sébastien Lecornu va tomber, et la question du président de la République sera reposée, car il sera seul face au peuple français.

17:36
Présentateur

– Boris Vallaud, le prĂ©sident des dĂ©putĂ©s socialistes, vous rĂ©pond pour l'instant, eux n'ont rien ramenĂ© aux Français, ils parlent des insoumis, leur tweet intempestif ne m'intĂ©resse pas. Alors, est-ce que vous n'avez effectivement rien ramenĂ© ?

17:49
Invité

– Mais eux, qu'ont-ils ramenĂ© ? Je peux vous poser la question ?

17:52
Présentateur

– Probablement la suspension de la rĂ©forme des retraites.

17:54
Invité

– Pour l'instant, la suspension n'est pas actĂ©e. – Non, elle n'est pas votĂ©e, effectivement. – D'abord, c'est un dĂ©calage dans le temps, mais ils vont pas s'en. Donc ils n'ont rien ramenĂ©. Et je vais vous dire, il n'y a qu'Ă  relire, M. Vallaud et les autres n'ont qu'Ă  relire, le programme sur lequel ils ont Ă©tĂ© Ă©lus. – Vous parlez d'une FP, lĂ . – Nous avions Ă©tĂ© Ă©lus sur un programme du Nouveau Front Populaire dont la deuxiĂšme ligne disait que nous avions Ă©tĂ© Ă©lus pour mener une politique de rupture avec Emmanuel Macron. Pas pour s'arranger avec eux, pour Ă©dulcorer l'ensemble du programme et qu'Ă  la fin, il n'en reste rien.

Car si nous sommes dans cette situation, c'est du fait d'une politique macroniste qui, depuis huit ans, sert les plus riches de ce pays au dĂ©triment des gens, au point que 1,2 millions de personnes sont tombĂ©es sous le seuil de pauvretĂ©, au point qu'un Français sur trois se prive rĂ©guliĂšrement du repas et a faim dans ce pays. – Les socialistes auront tout du moins imposĂ© dans le dĂ©bat mĂ©diatique et politique la thĂ©matique de la justice fiscale. Or, Ă  chaque fois qu'on a parlĂ© de budget
 – Ah, ce n'est pas nous. – La taxe Zuckman n'Ă©tait pas
 – Qui a fait voter la taxe Zuckman ? – Écologiste. – Non ? – En fĂ©vrier. – C'est vrai, c'est tout Ă  fait vrai, dans le cadre du niche.

Mais qui a fait voter la taxe Zuckman lors du dernier budget ? Un amendement insoumis, portĂ© par Mathilde Feld, dĂ©putĂ©e insoumise. Donc, c'est nous qui avions fait adopter la derniĂšre fois la taxe Zuckman. Donc, vous pouvez me raconter tout ce que vous voulez. La rĂ©alitĂ©, et ce que les gens voient, c'est que nous avons Ă©tĂ© Ă©lus pour rompre avec cette politique de malheur dont plus personne ne veut, et que le Parti socialiste a dĂ©cidĂ© de changer d'alliance et d'aller faire une grande coalition avec la Macronie, et nous n'en ferons jamais partie. – Les socialistes sont devenus un ennemi politique aujourd'hui. On est trĂšs, trĂšs loin du nouveau Front populaire.

Maintenant, c'est un adversaire politique dans l'hĂ©micycle. – Non, nous avons
 – Parce que quand on voit les dĂ©bats dans l'hĂ©micycle, comme on les a vus depuis vendredi, on voit qu'il y a des grosses tensions mĂȘme sur le fond des mesures. Donc, en fait, mĂȘme la gauche n'Ă©tait pas prĂȘte Ă  gouverner si le NFP aurait Ă©tĂ© Ă©lu. – Si, si, nous sommes prĂȘts Ă  gouverner Ă  condition de respecter notre programme. Cela s'appelle des convictions politiques. Mais je vais vous dire, moi, je sais qui sont mes adversaires en politique. Mes adversaires sont les macronistes et l'extrĂȘme droite.

Et ce que je reproche aux partis socialistes dans ce qu'ils sont en train de faire, c'est non seulement de trahir ce qu'il y a dans le programme du nouveau Front populaire sur lequel ils ont Ă©tĂ© Ă©lus, mais surtout de ne plus lutter sĂ©rieusement contre l'extrĂȘme droite. Parce que lorsqu'on s'allie avec la macroniste, qui ont une responsabilitĂ© historique dans la montĂ©e de l'extrĂȘme droite, il n'y a qu'Ă  voir 2017, il y avait 8 dĂ©putĂ©s d'extrĂȘme droite, 2022, 89 dĂ©putĂ©s d'extrĂȘme droite et 2024, 142 dĂ©putĂ©s d'extrĂȘme droite. Donc, la premiĂšre des choses Ă  faire, c'est de tourner la page de la macronie.

Et je crois que les Français dans ce pays n'attendent plus rien d'Emmanuel Macron si ce n'est une chose qu'il parte et qu'il laisse enfin le peuple décider de son avenir.

20:32
Présentateur

– Alors, en attendant, il y aura peut-ĂȘtre une dissolution avant si le Premier ministre chute. Est-ce que vous redoutez une dissolution ?

20:37
Invité

– Non, nous n'avons pas peur d'une dissolution. Et nous l'avons dit, je crois qu'Ă  chaque fois, la solution, c'est de revenir devant le peuple. Mais nous, nous avons dit que nous prĂ©fĂ©rerions une Ă©lection prĂ©sidentielle, non pas parce que nous sommes obsĂ©dĂ©s par le fait d'avoir Jean-Luc MĂ©lenchon comme candidat, mĂȘme si je pense que c'est un trĂšs bon candidat, mais pour des raisons qui sont des raisons argumentĂ©es, que je veux expliquer. Nous avons, nous, une lĂ©gitimitĂ© politique qui est, je crois, assez unique depuis 1981, vu le nombre de gens qui se sont rendus aux urnes en juin et en juillet 2024 derniers pour empĂȘcher l'extrĂȘme droite de prendre le pouvoir dans ce pays.

Donc, nous avons une AssemblĂ©e nationale qui a d'ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dissoute. Je ne crois pas qu'une nouvelle dissolution donne un rĂ©sultat vraiment diffĂ©rent, mais Ă  voir. Mais c'est surtout, si c'est une dissolution pour rien et que derriĂšre, on se retrouve avec toujours des Ă©quilibres des trois blocs, eh bien, si Emmanuel Macron, ensuite, est forcĂ© de partir parce que le blocage persiste, alors il n'y aura plus la possibilitĂ© de faire une dissolution, mĂȘme aprĂšs une prĂ©sidentielle anticipĂ©e. Et je vais vous dire, l'AssemblĂ©e nationale n'est pas le problĂšme. Le problĂšme, c'est le locataire de l'ÉlysĂ©e, c'est lui qui bloque l'ensemble du pays et qui doit donc partir.

21:45
Présentateur

– Mais vous Ă©vacuez quand mĂȘme le fait que vous, probablement, vous pourriez perdre un certain nombre de postes de dĂ©putĂ©s dans une dissolution.

21:53
Invité

– Oui, on nous expliquait ça aussi la derniĂšre fois. Je vous rappelle quand mĂȘme, 2024, tout le monde nous expliquait sur l'ensemble des plateaux, vous-mĂȘme aussi.

21:59
Présentateur

– Non, non, parce que la gauche a fait alliance. Là, ça paraüt plus improbable.

22:03
Invité

– Oui, mais vous savez, qui s'est isolĂ© dans la pĂ©riode ? C'est le Parti socialiste. C'est eux qui refusent tout seuls de voter contre la motion de censure. C'est eux qui votent tout seuls avec les macronistes contre les mesures qui sont faites par la gauche. Donc, je vais vous dire, en 2024, 27 sondages sur 27 donnaient l'extrĂȘme droite en tĂȘte et partout, il Ă©tait expliquĂ© que l'extrĂȘme droite allait gagner.

Et ce que nous avons prouvĂ© en 2024, c'est que lorsque les gens retournent massivement aux urnes, notamment les jeunes, les habitants des quartiers populaires, les militants politiques, syndicaux, associatifs de ce pays, eh bien, nous sommes plus nombreux et nombreuses que celles et ceux qui mĂšnent une politique pour les riches. Et donc, nous pouvons les battre, Ă  la fois les macronistes et aussi l'extrĂȘme droite.

22:44
Locuteur non identifié

Le Grand Jury. Questions Express.

22:47
Présentateur

Alors, les questions express, c'est des réponses par oui ou par non. Tout d'abord, pour ou contre le passage à l'heure d'hiver ? C'était cette nuit ?

22:55
Invité

PlutĂŽt... Pas d'avis. Pour. Allons-y. C'est une question d'Ă©nergie au dĂ©part, mais... Quant Ă  quel mais ? Pour ou contre la taxe sur les petits colis ? C'est aussi une mesure envisagĂ©e dans le budget. PlutĂŽt contre. Ça rend la vie plus chĂšre. Nous, on veut faire des propositions de loi, notamment sur la question des outre-mer, sur la question des tarifs postaux.

23:15
Présentateur

Les importations chinoises, ça vous importe peu ? Écologiquement aussi, c'est pas un problùme. Le nombre de petits colis qui se multiplient ?

23:21
Invité

Peut-ĂȘtre, alors. Je ne connais pas bien ce sujet, pour ĂȘtre honnĂȘte. Claire Convite. Une autre Marine est possible, c'est l'affiche de campagne de Marine Tondelier. Est-ce que c'est une bonne ou mauvaise idĂ©e ? Ça vient notamment d'un autre monde est possible. Donc, c'est le slogan qu'avait Jean-Luc MĂ©lenchon en 2022. Je pense que mettre Marine Le Pen au centre du jeu est, Ă  mon avis, une mauvaise idĂ©e. Quant Ă  calmer. Oui, Ă  la fin du mois de novembre, on devrait voir les rĂ©sultats de la Convention citoyenne sur les rythmes de l'enfant. Est-ce qu'il faut repasser une semaine de 4 jours et demi, donc avec classe, le mercredi matin ?

C'est une question sur les rythmes scolaires qu'on porte notamment avec Louis Boyard, qui demande une mission d'information sur cette question. Donc, plutÎt favorable à ce qu'on regarde, en tout cas sur les rythmes scolaires des enfants, pour ne pas avoir des journées surchargées. Là, vous parlez des trÚs jeunes enfants. Mais notamment, la question se pose de maniÚre trÚs forte pour les collégiens et pour les lycéens.

24:12
Présentateur

DerniÚre question, Mathilde Panot. Faut-il faire des doigts d'honneur aux journalistes lorsque les questions vous déplaisent ?

24:17
Invité

Jean-Luc MĂ©lenchon n'a jamais fait de doigts d'honneur. Et je vous le dis, nous n'avons pas peur de vous. Si nous voulions faire des doigts d'honneur sur un plateau, nous l'aurions fait directement. Jean-Luc MĂ©lenchon n'a jamais fait de doigts d'honneur. Peut-ĂȘtre mĂȘme le doigts d'honneur serait dans notre programme si nous voulions le faire. Donc, ne vous inquiĂ©tez pas. Il y a des images quand mĂȘme. Non, non, il n'y a aucune image qui existe de ce moment-lĂ . Et notamment sur d'autres angles, on voit que Jean-Luc MĂ©lenchon ne fait aucun doigt d'honneur. Donc, merci de ne pas rĂ©pandre des mensonges de cette façon.

24:42
Présentateur

Alors, vous avez prĂ©sentĂ©, comme tous les autres partis, comme chaque annĂ©e, un contre-budget. Tout Ă  fait. Dans le vĂŽtre, il y a 180 milliards d'euros de nouveaux impĂŽts pour 167 milliards d'euros de nouvelles dĂ©penses. Comment pouvez-vous assurer qu'avec de tels chiffres, vous n'asphyxiez pas l'Ă©conomie avec ce qui ressemble quand mĂȘme Ă  un coĂ»t de massue fiscal, Ă  minima ?

25:07
Invité

Alors, d'abord, il faut remettre les pendules à l'heure sur un certain nombre de sujets. D'abord, nous, dans la révolution fiscale que nous voulons faire, toutes les personnes qui gagnent 4 000 euros et moins ne sont pas plus taxées, voire sont moins taxées. Donc, toutes les personnes qui gagnent 4 000 euros et moins y gagnent dans notre réforme fiscale et notamment avec une progressivité de l'impÎt sur le revenu avec 14 francs.

25:28
Présentateur

Ce qui veut dire que les 180 milliards d'euros sont trouvés sur tous les gens qui gagnent plus de 4 000 euros.

25:34
Invité

Oui, par exemple, nous faisons la taxe Zuckman, 10 milliards. Nous faisons l'impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune renforcĂ©e avec un volet climatique, ça, c'est 15 milliards d'euros. L'hĂ©ritage maximum pour ceux qui prennent plus de 12 millions d'euros. Enfin, 12 millions, je pense que ça va aller. LĂ , c'est 10 milliards. La taxe solidaritĂ© sur les dividendes, 10 %, lĂ , c'est 6 milliards. Et on peut continuer. Vous verrez, ce contre-budget est en ligne. Donc, vous pouvez voir l'ensemble de ces chiffres. Ça, ça n'a aucun effet.

Mais je vais vous dire, si ça a un effet, c'est justement qu'on peut dépenser plus et relancer ce qui est le plus important dans notre pays, c'est-à-dire la consommation populaire.

26:06
Présentateur

Sur le moteur économique, ça n'a aucun effet.

26:08
Invité

Justement, ça a un effet positif. Vous savez que l'OFCE vient de rendre un rapport la semaine derniĂšre et que l'OFCE alerte sur les dangers du budget Lecornu et de la politique macroniste en gĂ©nĂ©ral, en disant que le budget Lecornu va diviser la croissance par deux dans notre pays. Vous n'ĂȘtes pas sans savoir qu'il y a eu un record de dĂ©faillance de petites et moyennes entreprises l'annĂ©e derniĂšre. Nous sommes Ă  68 000 dĂ©faillances de petites et moyennes entreprises par an, ce qui est absolument inĂ©dit et qui plonge beaucoup de petits commerçants, de petits restaurateurs dans une dĂ©tresse absolue. Donc, nous, nous faisons tout l'inverse.

Et donc, nous relançons la consommation populaire, qui, je le rappelle, la consommation populaire tire la moitié de la croissance dans notre pays à hauteur de 53 %. Donc, relancer la consommation populaire, c'est ce qui permet de remplir le carnet de commandes, notamment des petites et moyennes entreprises. Et puis, nous relançons aussi la commande publique, notamment pour relancer l'investissement dans l'activité productive. Et je crois que ce qui est un désastre aujourd'hui, c'est la politique qui est menée depuis huit ans et qui mÚne au chaos dans lequel nous sommes aujourd'hui.

27:10
Présentateur

Dans votre contre-budget, vous voulez rĂ©duire de 9 milliards d'euros la contribution de la France Ă  l'Union europĂ©enne. C'est quasiment la mĂȘme proposition que le Rassemblement national, qui propose aussi de rĂ©duire arbitrairement de 9 milliards notre contribution. Est-ce que ça veut dire sortir de l'Europe ? Non. C'est de maniĂšre unilatĂ©rale que vous le faites, vous ne le nĂ©gociez pas.

27:30
Invité

Si, si. Nous avons dit que nous négocions des choses, mais c'est l'excédent que nous donnons à l'Union européenne et qui ne revient pas à la France.

27:38
Présentateur

Ah oui, c'est un principe de solidarité.

27:39
Invité

Oui, oui, mais nous sommes d'accord pour ĂȘtre solidaires, mais avec des rĂšgles qui sont des rĂšgles de solidaritĂ© et d'harmonisation vers le haut. Ce que nous avons toujours proposĂ© pour l'Union europĂ©enne. Or, qu'est-ce qui se passe depuis 2005 ?

27:52
Présentateur

Ça sera de rĂ©duire les budgets pour l'agriculture, par exemple.

27:54
Invité

Et le vote depuis 2005, et le vote qui a été trahi du peuple français sur le traité constitutionnel européen, c'est que vous observez que l'Union européenne organise un dumping social à l'intérieur de l'Union européenne. Et nous ne sommes pas d'accord avec cela. Donc, ce que nous disons, c'est que nous, nous sommes d'accord pour la solidarité entre les peuples, nous sommes d'accord pour avoir plus de solidarité, mais avec une harmonisation vers le haut qui n'entraßne pas tout le monde vers le bas.

28:17
Présentateur

Si l'Europe dit, on réduit les budgets pour l'agriculture française.

28:21
Invité

Comment ?

28:22
Présentateur

Si l'Europe dit, on réduit les budgets pour l'agriculture française.

28:24
Invité

Eh bien, trĂšs bien, nous verrons ce qu'on appelle un rapport de force avec l'Union europĂ©enne, et nous verrons. Mais je vais vous dire, la France n'est pas n'importe quel pays dans l'Union europĂ©enne. Et je le redis, il y a urgence Ă  changer les rĂšgles absolument absurdes qu'il y a dans l'Union europĂ©enne, qui nous empĂȘchent de dĂ©velopper correctement les services publics, qui nous empĂȘchent de pouvoir favoriser, par exemple, la commande publique Ă  des Ă©chelles locales. Et c'est ce que nous, nous voulons changer. Et donc, dans cette Union europĂ©enne, on vous dĂ©plaĂźt fortement. Quentin Calmet.

– La France insoumise qui a votĂ© hier avec la droite contre le gel du barĂšme de l'impĂŽt sur le revenu, ça devait rapporter 2 milliards dans le budget. Vous allez donc Ă©viter aux plus riches de payer davantage. Comment est-ce que vous expliquez ce vote ? – Alors, je vais expliquer. D'abord, c'Ă©tait un amendement. – De Laurent Wauquiez. – La maniĂšre dont s'est fait l'organisation des amendements les uns aprĂšs les autres, nous avions exactement le mĂȘme amendement. C'Ă©tait effectivement le premier qui a Ă©tĂ© votĂ©.

Nous, nous sommes fiers d'avoir Ă©pargnĂ© Ă  200 000 Français de rentrer dans le barĂšme de l'impĂŽt sur le revenu, donc 200 000 Français qui ne payaient pas l'impĂŽt sur le revenu, qui auraient dĂ» le payer avec ce gel du barĂšme de l'impĂŽt sur le revenu, et Ă  des millions d'autres de passer d'une tranche Ă  une autre. – Vous Ă©pargnez tout le monde. – Alors, sur la question ensuite
 – Une erreur se vote, vous le dites ce matin. – Ah, pas du tout. Moi, j'en suis extrĂȘmement fiĂšre. Et je me demande mĂȘme d'ailleurs pourquoi les socialistes ont votĂ© contre. Parce que je vais vous dire


– Vous voulez un autre amendement qui ne prĂ©serve que certaines parties des personnes qui payent le moins d'impĂŽts et pas les plus riches ? – Mais alors, dĂ©jĂ , c'est quand mĂȘme fort de cafĂ©. J'entendais Olivier Faure tout Ă  l'heure qui disait que la France Insoumise prĂ©servait les plus riches. Quand je viens de vous expliquer que l'amendement sur l'impĂŽt universel a ratĂ© Ă  une voix prĂšs du fait du vote contre du Parti Socialiste pour les personnes qui gagnent plus de 19 000 euros, qui gagnent plus de 19 000 euros, – Mais concrĂštement, vous avez Ă©pargnĂ© les contribuables les plus riches ?

– Non, non, nous avons fait en sorte que le gel, ce qu'on appelle l'annĂ©e blanche, le gel du barĂšme de l'impĂŽt sur le revenu, ne soit pas gelĂ©. Et donc, nous avons Ă©pargnĂ© Ă  des millions de Français de passer d'une tranche Ă  l'autre, voire de payer des impĂŽts quand ils n'en passaient pas. Ensuite, sur la question de la progressivitĂ© de l'impĂŽt sur le revenu, nous avons prĂ©sentĂ© un autre amendement hier, qui est un amendement qui permet justement de rendre progressif l'impĂŽt sur le revenu avec 14 tranches d'impĂŽt qui seraient faites. Eh bien, cet amendement-lĂ  a Ă©tĂ© rejetĂ©.

Eh bien, moi, je le dis, je préfÚre dégeler et faire en sorte qu'il n'y ait pas d'année blanche pour notre pays et qu'ensuite qu'on travaille justement à la progressivité de l'impÎt. C'est ce que nous avons fait hier et nous en sommes trÚs fiers.

30:50
Présentateur

– Mathilde Panot, prĂ©sidente du groupe des dĂ©putĂ©s, la France Insoumise est notre invitĂ©e. Ce dimanche, on marque une courte pause et on se retrouve dans un instant. À tout de suite.

30:57
Locuteur non identifié

– Le Grand Jury RTL Public SĂ©nat, le Figaro M6. – Nous Ă©tions tombĂ©s si bas, politiquement et socialement, ça ne pouvait pas ĂȘtre pire. Et lĂ , sans se tromper complĂštement.

31:28
Invité

– Aucun autre dirigeant de mon pays n'a eu le droit à une telle glorification.

31:31
Locuteur non identifié

– Pendant la guerre froide, il y avait deux camps. Il fallait se battre pour le socialisme soviĂ©tique et contre l'impĂ©rialisme.

31:40
Présentateur

– Tous ceux qui ne suivent pas à la lettre sa ligne politique sont suspects.

31:46
Locuteur non identifié

– Les gens se sont rĂ©signĂ©s. Il fallait faire ce qu'on vous ordonnait de faire.

31:51
Présentateur

– Il y a trois sortes de gens. Ceux qui ont Ă©tĂ© en prison, ceux qui sont en prison et ceux qui attendent d'aller en prison.

31:58
Invité

– Rideau de fer, l'occupation soviĂ©tique, le rĂšgne de Staline. Le deuxiĂšme Ă©pisode de votre sĂ©rie documentaire, vendredi prochain Ă  22h sur Public SĂ©nat et sur publicsĂ©nat.fr.

32:10
Présentateur

– Pays pour demain, c'est l'Ă©mission qui va Ă  la rencontre des artisans et des entrepreneurs qui innovent, rĂ©inventent ou perpĂ©tuent les traditions de leur territoire. Des images, des portraits, des reportages que nous dĂ©couvrons ici, en Seine-et-Marne, avec la sĂ©natrice Anne Chan-Larcher.

32:36
Locuteur non identifié

– Mille pays pour demain, prĂ©sentĂ© par Rebecca Fitoussi, vendredi prochain Ă  17h sur Public SĂ©nat et sur publicsĂ©nat.fr. – D'un cĂŽtĂ©, on peut penser qu'attraper la grippe, ce n'est pas si grave. D'un autre cĂŽtĂ©, la grippe, c'est quand mĂȘme plus de 17 000 morts en France, rien que l'annĂ©e derniĂšre. Alors le mieux, c'est de se faire vacciner.

33:18
Présentateur

– 65 ans et plus, personnes atteintes d'une maladie chronique, femmes enceintes, faites-vous vacciner contre la grippe.

33:25
Locuteur non identifié

– De la sociĂ©tĂ©, je dirais.

33:50
Présentateur

– C'Ă©tait la premiĂšre chose que je faisais le matin au rĂ©veil, c'Ă©tait la derniĂšre chose que je faisais le soir en me couchant, c'Ă©tait fumer. – Avant 1970, en France, des femmes avec un cancer du poumon, c'Ă©tait l'archi, archi, archi exception. – DĂ©pister systĂ©matiquement les cancers du poumon, c'est pour quand ? – Maintenant, chez les femmes, ça passe devant le cancer du sein au niveau europĂ©en comme cause de dĂ©cĂšs par cancer.

34:18
Invité

– Bonjour, c'est l'Ă©quipe Cascade, l'Ă©tude pour le dĂ©pistage du cancer du poumon.

34:22
Présentateur

– Aujourd'hui, je me bats contre le cancer du poumon chez les femmes. – J'ai un compte personnel Ă  rĂ©gler avec cette maladie.

34:30
Locuteur non identifié

– Ni tabac, ni cancer, le combat d'une vie. Samedi prochain Ă  20h55 sur Public SĂ©nat et sur publicsĂ©nat.fr. – PrĂ©sentĂ© par Olivier Bost.

34:47
Présentateur

– Mathilde Panot, la prĂ©sidente des dĂ©putĂ©s de la France Insoumise et notre invitĂ©e. Quentin Calmet de Public SĂ©nat et Claire Conruyte du Fidaro sont Ă  mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger.

34:58
Locuteur non identifié

– Le Grand Jury, l'actualitĂ© de la semaine.

35:01
Présentateur

– Alors avant des questions, d'actualitĂ© sur la semaine, un retour quand mĂȘme sur le budget avec une derniĂšre question. Lors des discussions en commission, Mathilde Panot, la France Insoumise a dĂ©fendu l'idĂ©e de supprimer les plans Ă©pargne-retraite. Il y a 11,5 millions de Français qui ont ces PER, comme on dit. Vous leur dites, c'est terminĂ© ?

35:20
Invité

– Non, je suis heureuse que vous me posiez la question parce qu'effectivement, c'est ce qui a Ă©tĂ© dit dans certains des mĂ©dias. Je vais le dire trĂšs clairement. Nous n'avons aucune intention de supprimer les plans Ă©pargne-retraite des Français. Mais nous voulions, avec cet amendement, lancer l'alerte sur ce qui est en train de se passer avec la question des attaques qui sont faites contre la retraite par rĂ©partition. Et vous avez vu que, sur le dĂ©calage de la rĂ©forme des retraites, en mĂȘme temps, SĂ©bastien Lecornu a annoncĂ© qu'il voulait faire une confĂ©rence sociale Ă  la fois pour la retraite Ă  points et pour la retraite par capitalisation.

Et donc, si nous n'avons aucune intention de supprimer les plans épargne-retraite des Français, nous voulons réaffirmer que nous sommes attachés à la retraite par répartition et qu'à un moment, il faudra réfléchir aux incitations fiscales qui sont faites sur la retraite par capitalisation.

36:06
Présentateur

– Pour comprendre, bien comprendre, pour vous, le PER, c'est de la capitalisation.

36:09
Invité

– C'est un dĂ©but de capitalisation, effectivement. Et donc, nous n'avons pas l'intention de le supprimer, je le rĂ©pĂšte. Mais nous voulons rĂ©affirmer notre attachement Ă  la retraite par rĂ©partition. Et je le dis d'autant plus dans un moment oĂč vous avez peut-ĂȘtre notĂ© que la CGT a envoyĂ© une lettre au parlementaire, ce que nous disons sur le fait que c'est un dĂ©calage qui ne remet pas en cause la retraite Ă  64 ans, la grande victoire des socialistes comme c'Ă©tait annoncĂ©. Eh bien, la CGT a dit exactement dans un courrier, nous vous appelons Ă  ne pas confirmer les 64 ans par vos votes, ce qui veut dire que la CGT elle-mĂȘme est contre cette grande victoire qui a Ă©tĂ© obtenue par les socialistes.

36:43
Présentateur

– Dans votre contre-budget, vous estimez qu'il faut en finir avec le chantage de la dette. Vous dites, nous sortirons de la dette publique de la main des marchĂ©s pour la confier aux banques et Ă  la BCE avant d'Ă©valuer quelle part de dette est lĂ©gitime. Vous faites tout ça sans affoler les marchĂ©s, sans faire payer l'argent plus cher parce qu'aujourd'hui, ça reprĂ©sente une part importante du budget de l'État, cette dette.

37:06
Invité

– Oui, oui. – C'est l'intĂ©rĂȘt de la dette. – Et vous pouvez noter que celui qui est responsable de l'augmentation de 1 000 milliards de dettes s'appelle Emmanuel Macron et les politiques qui ont Ă©tĂ© menĂ©es

37:15
Présentateur

depuis 8 ans. – À quelques crises prùs, oui.

37:16
Invité

– Comment ?

37:17
Présentateur

– À quelques crises prùs, oui.

37:18
Invité

– Oui, oui. – Oui, enfin, c'est quand mĂȘme lui qui a fait ça et vous remarquerez que, par exemple, c'est la Cour des comptes, ce n'est pas les Insoumis qui disent ça, qu'il manque chaque annĂ©e 62 milliards d'euros dans les caisses de l'État avec un effondrement des recettes parce qu'on a fait des cadeaux. – Attendez, ils ont fait des cadeaux. – Il y a un moment,

37:34
Présentateur

la dette, c'est un sujet ou ce n'est pas un sujet ?

37:35
Invité

– Alors, je vais vous dire, nous, nous ne sommes pas d'accord avec les peurs qui sont agitĂ©es. Je rappelle que quand M. Barnier allait ĂȘtre censurĂ©, vous aviez Mme Borne qui expliquait qu'au 1er janvier, les cartes vitales n'allaient plus fonctionner. Bon, tout le monde voit que sa carte vitale fonctionne. Et de mĂȘme, lĂ , vous avez M. Bayrou qui expliquait que le FMI Ă©tait aux portes de la France, ce qui est absolument faux. – Mais attendez,

37:57
Présentateur

quand les intĂ©rĂȘts de la dette deviennent le premier budget, mĂȘme devant l'Ă©ducation nationale, c'est ce qui va se produire, pour vous, ce n'est pas un sujet ?

38:05
Invité

– Nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec le fait d'affoler tout le monde. Et nous disons que si M. Bost, si nous Ă©tions restĂ©s au mĂȘme niveau de prĂ©lĂšvement qu'il y avait en 2017 quand Emmanuel Macron est arrivĂ©, si nous Ă©tions aujourd'hui au mĂȘme niveau de prĂ©lĂšvement qu'en 2017, alors nous ferions en dessous des 3% de dĂ©ficit. Donc, moi, je veux bien qu'on nous fasse la leçon, mais ce sont eux qui sont responsables du chaos qui est fait. Et nous, nous disons que nous pouvons effectivement annuler une partie de la dette, en tout cas la faire rouler perpĂ©tuellement.

C'est ce que nous avions proposĂ©, notamment dans une de nos niches parlementaires et sur laquelle Jean-Luc MĂ©lenchon s'est exprimĂ© Ă  plusieurs reprises. – On t'a calmĂ©. – On vous entend prĂŽner davantage de recettes. On ne vous entend jamais parler des dĂ©penses. Il n'y a pas de sujet, il n'y a pas quelque part aussi une meilleure effectivitĂ© de cette dĂ©pense Ă  rechercher. C'est aussi votre mission de contrĂŽle en tant que parlementaire, d'aller voir lĂ  oĂč il y a parfois peut-ĂȘtre des gabegies. – Ah si, si, nous parlons souvent des dĂ©penses.

Par exemple, la conditionnalitĂ© des aides qui sont donnĂ©es aux trĂšs grandes entreprises dont le SĂ©nat a estimĂ©, dans une commission d'enquĂȘte qui a Ă©tĂ© menĂ©e par Fabien GuĂ©, qu'elles sont estimĂ©es aujourd'hui Ă  211 milliards d'euros par an. Le fait qu'elles ne soient conditionnĂ©es Ă  rien et qu'avec notre argent public, on licencie dans certaines filiĂšres, je pense notamment Ă  Sanofi qui a beaucoup d'argent public, le fait qu'elles ne soient conditionnĂ©es Ă  rien ni sur la dĂ©localisation, ni sur l'Ă©cologie, ni sur les questions d'Ă©galitĂ©, ni sur les questions sociales est un scandale absolu. Et ça par exemple, nous y travaillerons extrĂȘmement sĂ©rieusement.

39:29
Présentateur

– Alors dans l'actualitĂ©, deux cambrioleurs supposĂ©s du Louvre ont Ă©tĂ© interpellĂ©s ce matin. Qu'est-ce que vous voyez dans ce vol spectaculaire de bijoux ? Est-ce que vous y voyez un dĂ©litement de l'État ?

39:41
Invité

– Je ne sais pas si j'y vois un dĂ©litement de l'État. En tout cas, c'est Ă©vident que c'est spectaculaire, que parfois mĂȘme la rĂ©alitĂ© dĂ©passe les fictions. Mais je pense que le sujet qui a Ă©tĂ© pointĂ© Ă  de nombreuses reprises, notamment par les syndicats du Louvre, qui Ă  de nombreuses reprises ont manifestĂ© pour dire « nous manquons de moyens ». Par exemple, ils ont expliquĂ© que sur les agents qui s'occupent Ă  la fois de l'accueil, mais aussi de la surveillance ou du magasinage, que leur effectif avait Ă©tĂ© divisĂ© par 25%, c'est-Ă -dire d'un quart en moins de 10 ans.

40:12
Présentateur

– Il y avait des surveillants qui ont essayĂ© d'empĂȘcher les voleurs. Ce n'Ă©tait pas une question d'effectifs dans la salle concernĂ©e. – Enfin, il y a une question

40:18
Invité

d'effectifs, il y a une question de moyens qui sont attribuĂ©s. Vous savez que par exemple, dans le budget 2026, il y a encore une baisse de moyens pour les bĂątiments nationaux comme le Louvre. Et donc, Ă  un moment, la question de la politique de coupe budgĂ©taire dans la culture doit ĂȘtre posĂ©e. VoilĂ  ce que j'ai Ă  dire sur cette question. – Dans toutes ces affaires, est-ce que vous pointez la responsabilitĂ© de quelqu'un ? Rachida Dati doit ĂȘtre auditionnĂ©e mardi au SĂ©nat sur le budget de la culture, certes, mais est-ce que la part de responsabilitĂ© est Ă  regarder de ce cĂŽtĂ©-ci ?

– En tout cas, je pense que la part de responsabilitĂ©, elle vient de politiques qui ont Ă©tĂ© menĂ©es depuis des annĂ©es et qui ne permettent pas d'assurer la sĂ©curitĂ© du plus grand musĂ©e que nous avons. Donc oui, la question, elle doit se poser sur le gouvernement. Et ensuite, il y a dans le cadre d'une commission d'enquĂȘte qui est menĂ©e au SĂ©nat, la question qui va se poser de savoir quelles sont les recommandations qui doivent ĂȘtre faites et qui doivent ĂȘtre regardĂ©es derriĂšre.

41:14
Présentateur

– Vous ne vous posez pas la question, est-ce qu'il fallait finalement exposer ces bijoux ? Est-ce que ça a un intĂ©rĂȘt mĂȘme de les prĂ©senter au public ?

41:20
Invité

– À ce moment-lĂ , ne faisons plus de musĂ©e, M. Boss ? Enfin, je veux dire, soit on n'est pas capable d'assurer la sĂ©curitĂ© et de faire en sorte que les gens puissent venir dans un lieu qui est quand mĂȘme extrĂȘmement attractif Ă  la fois pour Paris et pour la France. Bon, aprĂšs, mettre tout dans des caves emmagasinĂ©es sans que plus personne ne puisse les voir, bon, c'est plus le principe d'un musĂ©e. Pour le coup. – Lors de l'audition de Laurence Descartes, la prĂ©sidente directrice du Louvre, on a compris qu'il y avait une des camĂ©ras qui visiblement Ă  l'extĂ©rieur du bĂątiment Ă©tait inclinĂ©e dans la mauvaise direction.

C'est pour ça qu'on n'a pas vu la nacelle qui est arrivĂ©e vers la fenĂȘtre du Louvre. Est-ce que ça veut dire qu'il faut plus de vidĂ©oprotection, notamment Ă  Paris ? Quelle est votre opinion lĂ -dessus ? C'est une dĂ©monstration en faveur de la vidĂ©oprotection ? – Non, je ne crois pas. Vous avez bien vu, ça n'a pas fonctionnĂ©. Et puis la vidĂ©oprotection, il faut des humains Ă  chaque fois derriĂšre. C'est-Ă -dire qu'il faut quelqu'un qui regarde en permanence, qui permette de faire en sorte que ça existe. AprĂšs, poser la question de la vidĂ©o Ă  l'intĂ©rieur du musĂ©e, pourquoi pas ? Autour, vous pouvez le faire. Mais je veux dire, la preuve, ça n'a pas empĂȘchĂ© ce vol d'avoir eu lieu.

Donc moi, je crois beaucoup sur la question de sĂ©curitĂ©. – Est-ce qu'il manquait un angle de camĂ©ra visiblement ? – Oui, trĂšs bien. Chacun en tirera les conclusions. On verra ce qui est dit Ă  la fin sur les diffĂ©rentes enquĂȘtes sur ce qui a permis que ce vol puisse avoir lieu, qui est effectivement assez spectaculaire. Bon, ça n'empĂȘche pas que je reste profondĂ©ment convaincue, et les Ă©tudes toutes le montrent, que dans la plupart des actes qui sont commis dans ce pays, notamment dĂ©lictuel, les vidĂ©os de surveillance, de camĂ©ras de surveillance, n'aident absolument rien, puisque je crois qu'elles permettent de rĂ©soudre moins de 1% des affaires.

42:54
Présentateur

– Oui, elles accĂ©lĂšrent quand mĂȘme les enquĂȘtes, des fois. – Si vous ĂȘtes convaincus

42:58
Invité

par 1% des affaires, c'est la conclusion que vous en tirez.

43:02
Présentateur

– Sur un autre sujet, Mathilde Panot, GĂ©rald Darmanin, le ministre de la Justice, a dit qu'il allait rendre visite Ă  Nicolas Sarkozy, Ă  la prison de la SantĂ©. Est-ce que ça vous choque ou est-ce que le ministre de la Justice est dans son rĂŽle ?

43:14
Invité

– Je trouve quand mĂȘme que c'est assez marquant de noter que c'est la premiĂšre fois qu'un ministre de la Justice sous Emmanuel Macron se prĂ©occupe autant des conditions d'incarcĂ©ration dans les prisons.

43:23
Présentateur

– Alors GĂ©rald Darmanin, il dit qu'il s'est dĂ©jĂ  rendu plusieurs fois en prison et qu'il s'y rend plusieurs fois.

43:27
Invité

– Enfin, lĂ , on a quand mĂȘme quelqu'un qui se prĂ©occupe d'un coup des conditions de dĂ©tention des dĂ©tenus, alors que, je le rappelle, la France est rĂ©guliĂšrement condamnĂ©e pour l'Ă©tat des prisons, pour la surpopulation carcĂ©rale. Donc voilĂ , je le note un peu avec ironie, c'est-Ă -dire que les mĂȘmes qui ne cessent d'appeler Ă  la fermetĂ© de la justice, d'un coup, trouvent ça absolument insupportable que Nicolas Sarkozy soit emprisonnĂ©.

Je le rappelle parce qu'on n'en parle jamais sur des faits qui ne sont pas des faits minimes puisque Nicolas Sarkozy a Ă©tĂ© condamnĂ© pour association de malfaiteurs pour avoir conclu un pacte corruptif avec quelqu'un qui est responsable d'un acte terroriste qui a coĂ»tĂ© la vie Ă  170 personnes. – Mais est-ce qu'il y a une couture dans la sĂ©paration des pouvoirs ? Est-ce que c'est l'argument qu'on a entendu ? – En tout cas, je pense que les magistrats ont largement rĂ©pondu Ă  cette question et trouvent ça assez choquant que le garde des Sceaux fasse cela.

Mais je vais vous dire, le vĂ©ritable scandale dont nous avons eu connaissance cette semaine et dont personne ne parle mais absolument personne, c'est ce qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© par votre consoeur de l'informĂ© sur Carlos Martins Bilingo qui a Ă©tĂ© accusĂ© en 2023 alors qu'il sortait son livre qui a Ă©tĂ© accusĂ© de blanchiment d'argent, qui a Ă©tĂ© accusĂ© de fraude fiscale et d'abus de biens sociaux et qui s'est conclu aprĂšs deux ans d'enquĂȘte sur impulsion de traque-fin par un non-lieu pour absence d'infraction. C'est-Ă -dire qu'il n'y avait absolument rien. Alors Ă©videmment, le cas de Carlos Bilingo qui aurait dĂ©tournĂ© de l'argent public faisait la une des mĂ©dias.

LĂ , plus personne n'en parle sur le fait que l'enquĂȘte a Ă©tĂ© conclue pour absence d'infraction. Mais pire que ça, votre consoeur dit cette semaine que traque-fin se serait fait infiltrer par un État Ă©tranger, en l'occurrence les Émirats Arabes Unis, et que c'est par ce biais-lĂ  qu'il y aurait eu un faux dossier contre Carlos Martins Bilingo alors qu'il Ă©tait dans le cadre d'une mission parlementaire, ce qui est gravissime.

45:18
Présentateur

Le gouvernement a démenti cet aspect ?

45:19
Invité

Oui, oui, ils dĂ©mentent, mais ils ne sont pas capables de nous dire qui a saisi Traquefin. Vous savez que Traquefin n'a pas le droit de s'autosaisir. Vous savez que celui qui prĂ©sidait Traquefin a Ă©tĂ© mis Ă  pied et Ă©cartĂ© dans un Conseil des ministres en 2024 au moment oĂč, hasard du calendrier, il avait justement relevĂ© pour la premiĂšre annĂ©e enlever les Émirats Arabes Unis de la liste grise des pays. Donc, ça fait quand mĂȘme beaucoup de choses.

45:41
Présentateur

J'en reviens Ă  Nicolas Sarkozy. Est-ce que vous ĂȘtes pour un dĂ©bat sur l'exĂ©cution provisoire des peines ?

45:45
Invité

Nous l'avons dit, nous sommes défavorables à l'exécution provisoire des peines, mais nous ne sommes pas d'accord pour l'ouvrir uniquement sur un cas.

45:52
Présentateur

D'une maniÚre générale, c'est-à-dire ?

45:54
Invité

D'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Nous ne sommes pas d'accord. Vous savez, ça s'est posĂ© Ă  l'AssemblĂ©e il y a peu. À l'AssemblĂ©e, le groupe UDR, vous savez, les amis de Marine Le Pen, Ciotti, etc., ont dĂ©posĂ© une proposition de loi qui visait uniquement Ă  amnestier Mme Le Pen sur l'exĂ©cution provisoire. Eh bien, nous avons votĂ© contre parce que nous ne sommes pas d'accord avec le fait que, pour M. Sarkozy, pour Mme Le Pen et leurs petits intĂ©rĂȘts, d'un coup, ils veulent changer la justice sur des lois qu'ils ont bien souvent le mĂȘme votĂ©es. Pour bien comprendre,

46:19
Présentateur

c'est quoi votre interrogation sur l'exécution provisoire ? C'est le fait que ça puisse concerner des gens qui ne sont pas nécessairement dangereux ?

46:25
Invité

Non, notre interrogation, c'est le fait qu'une personne se retrouve emprisonnĂ©e avant mĂȘme que l'ensemble des recours aient Ă©tĂ© Ă©puisĂ©. Il y a des individus particuliĂšrement dangereux. Enfin, d'accord, mais lĂ , ça concerne 86% des gens qui sont condamnĂ©s Ă  plus de 5 ans. Donc, vous comprenez que ça concerne pratiquement l'ensemble des dĂ©tenus qui sont condamnĂ©s Ă  plus de 5 ans de prison ferme. Donc, Nicolas Sarkozy n'est pas une exception. Et la question, ce n'est pas d'adapter la justice Ă  M. Nicolas Sarkozy. La question, c'est qu'est-ce qu'on pense ĂȘtre bon pour la justice en gĂ©nĂ©ral ? Et nous, nous le disons, nous voulons notamment de la justice de ce pays.

46:59
Présentateur

Mathilde Panot, on parlait de la visite de Gérald Darmanin annoncée à Nicolas Sarkozy. Vous pourriez lui rendre visite ou pas ? Les parlementaires ont ce pouvoir.

47:07
Invité

Oui, tout Ă  fait. Mais vous savez que nous nous rendons rĂ©guliĂšrement dans des prisons et qu'il se trouve que la santĂ©, je le dis de maniĂšre de mĂ©moire, donc peut-ĂȘtre que ce chiffre est Ă  peu prĂšs inexact, mais c'est de cette hauteur-lĂ , est Ă  155% de taux de suroccupation. Et donc, oui, ça pourrait tout Ă  fait ĂȘtre une chose qui pourrait ĂȘtre faite sur la condition des dĂ©tenus en gĂ©nĂ©ral.

47:27
Présentateur

Mais vous, c'est quoi vos critĂšres pour aller visiter une prison ?

47:31
Invité

Ah, mais tout l'ensemble de mes dĂ©putĂ©s, des dĂ©putĂ©s insoumis, ont Ă©tĂ© dans des prisons, et y compris par ce que je veux. Lorsqu'il y a des dĂ©bats sur cette question de la justice, dans un moment oĂč tout le monde est tirĂ© par l'extrĂȘme droite sur le fait que la justice serait laxiste, dans un moment oĂč, je le rappelle, l'ensemble des formations politiques, Ă  part la nĂŽtre, a Ă©tĂ© manifestĂ©e avec des syndicats policiers devant l'AssemblĂ©e nationale pour dire que le problĂšme de la police, c'Ă©tait la justice, eh bien moi, je veux que l'ensemble des dĂ©putĂ©s insoumis, lorsqu'ils sont dans ces dĂ©bats, sache ce que c'est la prison.

Et donc, tous les députés ont été dans des prisons un peu partout dans le pays, et y compris sur leur circonscription.

48:04
Présentateur

Pour en revenir au débat parlementaire, pourquoi avez-vous bloqué le débat cette semaine sur le report des élections en Nouvelle-Calédonie ?

48:11
Invité

Alors, nous ne l'avons pas bloqué, nous avons tenté de lancer l'alerte par tous les moyens. Alors, pour que tout le monde comprenne, en Kanaki, Nouvelle-Calédonie, il y a une situation... Attendez, parce que c'est compliqué à comprendre. Donc, en Kanaki, Nouvelle-Calédonie, il y a une situation coloniale, qui a y compris été actée par un référendum du peuple français avec deux peuples qui s'y trouvent, et notamment le peuple premier, les Canaques.

Il y a, aprÚs des événements qui ont été sanglants dans l'histoire de la colonisation, il y a eu, depuis les années 1988, des accords qui ont construit la paix civile, les accords de Matignon-Oudino, les accords de Nouméa, et depuis, s'est construit une paix civile avec le peuple canaque qui a partagé son droit à l'autodétermination à appeler les victimes de l'histoire, notamment les descendants de BagnÚres. Donc, c'est unique dans l'histoire.

Et fin 2021, pour la premiÚre fois, il y a une rupture de la part d'Emmanuel Macron et d'un certain Sébastien Lecornu, qui, à l'époque, était ministre des Outre-mer, qui impose la date du troisiÚme référendum d'autodétermination contre l'avis des indépendantistes, donc, justement, en rompant la paix civile. Depuis, ils sont passés en force sur le dégel du corps électoral qui a mené aux événements que nous avons vus en mai 2024, avec 15 personnes qui sont mortes, dont 12 Canac, 2,5 milliards de dégùts et un effondrement total de la Canacie Nouvelle-Calédonie.

49:30
Présentateur

– Et maintenant, nous en sommes aux accords de Bougival.

49:33
Invité

– De nouveau, ils veulent passer en force en reportant pour la troisiĂšme fois les Ă©lections provinciales, alors que nous avons besoin de la dĂ©mocratie et qu'il n'y a aucune raison de reporter Ă  chaque fois les Ă©lections, pour imposer ce projet d'accord de Bougival dont lĂ  aussi le FLNKS ne veut pas.

49:48
Présentateur

– Des Ă©lections sans accords sur la base Ă©lectorale, ce n'est pas possible. – Si, si, c'est possible.

49:53
Invité

Le Conseil constitutionnel l'a encore confirmĂ© le 19 septembre dernier. C'est tout Ă  fait possible de mener les Ă©lections maintenant. Et je rappelle que nous avions nous-mĂȘmes votĂ© dans la loi que ces Ă©lections devaient avoir lieu lors du deuxiĂšme report avant le 30 novembre de cette annĂ©e. Donc, je le redis, il n'y a aucun argument pour que ces Ă©lections ne puissent pas se tenir.

50:11
Présentateur

– En CalĂ©donie, il faut que les accords de Bougival continuent d'ĂȘtre appliquĂ©s.

50:16
Invité

– Vous savez, en Kanaki-Nouvelle-CalĂ©donie, depuis 40 ans, la paix civile s'est construite sur le consensus entre indĂ©pendantistes et non-indĂ©pendantistes.

50:24
Présentateur

– Il y avait un consensus sur les accords de Bougival. – Il y a une petite partie des indĂ©pendantistes

50:29
Invité

qui ont rĂ©cusĂ© leur signature. – C'est l'acteur historique, le FLNKS qui le refuse. Donc, il n'est pas possible de repasser encore

50:38
Présentateur

une fois en force. – S'il y avait des Ă©lections le mois prochain, ça serait une source de tension en Nouvelle-CalĂ©donie.

50:42
Invité

– Non, je vais vous dire, s'il y a des Ă©lections, cela permet non seulement de relĂ©gitimer des acteurs politiques qui ensuite peuvent se remettre autour de la table pour discuter. Je ne connais pas d'autres moyens que la discussion pour arriver Ă  un accord. Donc, nous sommes trĂšs inquiets de ce qui est en train de se passer et nous alertons. Il ne faut pas passer en force parce que je me rappelle que naĂŻvement, au moment du dĂ©gel du corps Ă©lectoral par passage en force, nous disions demain, il y aura un mort en Kanaki-Nouvelle-CalĂ©donie. Il n'y a pas eu un mort, mais 15 morts. Donc, maintenant, cela doit s'arrĂȘter.

Il faut ĂȘtre raisonnable, laisser la dĂ©mocratie s'exprimer, laisser les Ă©lections se faire et ensuite la discussion continue. – Il n'y a pas de passage en force puisqu'il y a maintenant le SĂ©nat qui va ĂȘtre... – S'il y a un passage en force parce qu'ils ont utilisĂ© ce qu'on appelle un 49-3 parlementaire, c'est-Ă -dire faire adopter une motion de rejet pour que nous ayons zĂ©ro minute de discussion sur le texte. Et donc, il y aura effectivement un vote mardi. Et j'invite l'ensemble des parlementaires qui nous Ă©coutent et tous ceux qui nous Ă©coutent Ă  interpeller les parlementaires pour qu'ils ne votent pas Ă  cet Ă©niĂšme passage en force.

51:38
Locuteur non identifié

Le Grand Jury, 2027, c'est demain.

51:42
Présentateur

2027, c'est demain. Dans la rĂ©cente enquĂȘte « Fractures françaises » conduite par l'Ipsos, 64% des Français estiment que la France insoumise est un parti dangereux pour la dĂ©mocratie. C'est plus 13 points depuis 2020. Qu'est-ce qui se passe ? Comment pour Jean-Luc MĂ©lenchon peut-il ĂȘtre candidat en 2027 s'il fait peur Ă  plus de 2 Français sur 3 aujourd'hui ?

52:05
Invité

Vous savez, il y a les enquĂȘtes d'opinion. Je pourrais citer les enquĂȘtes d'opinion par exemple sur le taux de confiance dans les journalistes qui ne sont pas bien brillants non plus. Et puis aprĂšs, il y a ce qui se passe dans les faits et notamment dans les urnes. Et je vais vous dire, il y a effectivement des gens qui jouent un jeu extrĂȘmement dangereux de dĂ©diabolisation du Rassemblement national et de diabolisation de la France insoumise. Emmanuel Macron y participe lui-mĂȘme puisqu'il veut faire un barrage contre la gauche du rupture. C'est ce qu'il fait depuis 2024 et au moment oĂč nous avions gagnĂ© les Ă©lections avec un poids de rupture. Mais ce n'est pas aussi

52:35
Présentateur

le résultat de votre stratégie ?

52:37
Invité

Ben non, je crois que...

52:38
Présentateur

Le bruit, la fureur et...

52:39
Invité

Je crois que c'est exactement la mĂȘme chose qui a Ă©tĂ© dite par exemple avant 2022 et que Jean-Luc MĂ©lenchon est celui qui a fait 22% et qui a ratĂ© le second tour Ă  420 000 voix et que tous les autres qui Ă©taient extrĂȘmement raisonnables et beaucoup plus sympathiques et souriants ont fait 5% au moins. L'image de la France insoumise n'Ă©tait pas si dĂ©gradĂ©e

52:56
Présentateur

en 2022 ? L'image de la France insoumise n'était pas si dégradée en 2022 ?

52:59
Invité

Oui, enfin, vous pouvez vous poser la question de savoir pourquoi est-ce qu'en permanence on critique ainsi la France insoumise ? Je vais vous dire ce qui s'est passĂ© dans le Tarn-et-Garonne, dans les Ă©lections lĂ©gislatives anticipĂ©es, devrait alerter tout le monde y compris les socialistes qui pensent qu'eux, parce qu'ils ont des tĂȘtes un peu bien mises, qu'ils ont l'air plus raisonnables, du coup, tout va bien se passer. Dans le Tarn-et-Garonne, il y a eu un second tour entre une candidature socialiste et une candidature UDR, d'accord, les amis de Mme Le Pen, donc d'extrĂȘme droite. Eh bien, que s'est-il passĂ© ?

Il y a eu un barrage contre la candidature socialiste et avec un appel trĂšs clair, y compris de la droite, Ă  voter pour l'extrĂȘme droite. Donc, j'alerte. Ce qui se passe pour nous se passera pour tout le monde dans ce pays, mĂȘme si vous pensez que vous allez y Ă©chapper. Et ce qu'il faut faire, c'est ramener le plus possible de gens aux urnes et arrĂȘter de nous taper dessus. Parce que ce que fait une partie de la gauche, je le dis, nous mine la capacitĂ© de rĂ©sistance du pays et surtout, et surtout, mine la capacitĂ© de victoire contre l'extrĂȘme droite.

53:59
Présentateur

Vous ĂȘtes devenu Ă©pouvantail malgrĂ© vous ?

54:01
Invité

Oui, je pense qu'effectivement nous sommes trĂšs, nous sommes utilisĂ©s comme un Ă©pouvantail et que, par contre, il se trouve que, comme il y a des millions de Français et de Françaises qui n'en peuvent plus de la politique qui est menĂ©e et qui comprennent qu'on nous tape sans cesse sur la tĂȘte et que, comme on tape sur la tĂȘte en permanence dans certains mĂ©dias comme CNews qui, pendant 20 jours de l'annĂ©e, ne parlent pas des musulmans mais sinon tous les autres jours tapent sur les musulmans de ce pays et autres, je crois que ça crĂ©e aussi une affection populaire envers nous et que, en tout cas, nous continuerons Ă  porter notre programme et nos convictions.

54:34
Présentateur

Tout Ă  l'heure,

54:35
Invité

en début d'émission, vous disiez que celui qui, a priori, serait celui qui porterait votre programme était Jean-Luc Mélenchon. En attendant, Marine Tondonier, la patronne des écologistes, a annoncé la sienne pour 2027. Est-ce que ça ajoute un peu de pression pour une primaire à gauche ? Est-ce qu'elle peut battre Jean-Luc Mélenchon ? Alors, nous verrons, nous vous dirons en temps voulu qui sera notre candidat à l'élection présidentielle.

Ce que je disais, c'est que s'il y avait une prĂ©sidentielle anticipĂ©e lĂ , maintenant, oui, je pense que Jean-Luc MĂ©lenchon nous ne participerons pas Ă  une primaire et pour une raison qui est trĂšs simple, c'est que nous pensons qu'il n'est pas du tout opportun de parler entre nous de gens qui sont dĂ©jĂ  convaincus et qu'il faut au contraire convaincre plus de gens pour pouvoir faire en sorte de battre la Macronie et l'extrĂȘme droite. Ensuite, Marine Tondelier s'est dĂ©clarĂ©e candidate, si j'ai bien compris, Ă  la primaire des Ă©cologistes pour ĂȘtre candidate Ă  la primaire de la gauche pour ĂȘtre candidate Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle. C'est la dĂ©mocratie interne ?

Que vous n'avez pas forcĂ©ment Ă  la France en Suisse. C'est la dĂ©mocratie et une question interne aux Ă©cologistes. Mais ne vous inquiĂ©tez pas, nous, on vote trĂšs souvent dans la France en Suisse. Ça vous Ă©chappe sĂ»rement, mais Ă  chacune des conventions, par exemple, nous en aurons une le 23 novembre, eh bien, Ă  chacune des conventions, nous votons, l'ensemble des militants votent. Dans mon groupe parlementaire, on vote tout le temps. Bon, ben voilĂ . Il y a un autre personnage qui va arriver dans cette grande compĂ©tition Ă  gauche, c'est RaphaĂ«l Glucksmann. Est-ce que vous craignez ou souhaitez d'ailleurs le retour d'une sociale dĂ©mocratie puissante en 2027 ? Écoutez, M.

Glucksmann, je crois, pour que tout le monde comprenne oĂč il en est vis-Ă -vis des macronistes, est celui qui avait, avant le 8 septembre, vous savez, le moment oĂč François Bayrou avait compris qu'il allait tomber, et s'est auto-saborder avec une question de confiance qui a Ă©tĂ© refusĂ©e, une motion de confiance qui a Ă©tĂ© refusĂ©e par deux tiers des parlementaires. Il avait dit, avant le 8 septembre, il avait tellement peur qu'on retourne devant les urnes puisqu'il a seulement deux dĂ©putĂ©s Ă  l'AssemblĂ©e nationale, qu'il avait demandĂ© et suppliĂ© François Bayrou de renoncer Ă  ce vote de confiance. Et lĂ , il expliquait encore il y a deux semaines qu'il ne fallait pas censurer M.

Lecornu et donc qu'il fallait laisser Emmanuel Macron continuer sa politique de malheur. Donc, au moins, moi, je reconnais Ă  RaphaĂ«l Glucksmann d'ĂȘtre extrĂȘmement clair. Il ne participe pas Ă  une primaire. Il souhaite que la politique macroniste puisse continuer. Bon, nous en prenons. Est-ce que c'est le meilleur ennemi, le meilleur adversaire de Jean-Luc MĂ©lenchon ? Mais vous savez, nous n'avons pas de meilleurs adversaires ou de meilleurs ennemis. Nous avons des adversaires politiques avec des enjeux extrĂȘmement sĂ©rieux pour le pays.

Vous avez peut-ĂȘtre vu qu'il y a eu une tornade dans le Val-d'Oise cette semaine, que les effets du dĂ©rĂšglement climatique sont en train de s'accentuer, que la pauvretĂ© grand graine notre pays, que beaucoup de gens se retrouvent dans des situations qui sont impossibles entre eux. Payer les factures d'Ă©nergie, payer le loyer. VoilĂ  quels sont les grands enjeux pour notre pays. Et pour cela, il faut Ă  la fois en finir avec la Macronie, qui est agonisante devant nous, et surtout, battre l'extrĂȘme droite. VoilĂ  l'enjeu. Nous voulons battre l'extrĂȘme droite et c'est ce que nous ferons avec notre programme de rupture.

57:36
Présentateur

Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter en 2027 pour cause d'inéligibilité, est-ce que ça serait une anomalie démocratique ?

57:46
Invité

Écoutez, nous, nous avions dit que nous pensions qu'elle devait pouvoir se prĂ©senter, y compris parce qu'on veut la battre dans les urnes et pas dans les tribunaux. Mais je vais vous dire, il y a quelque chose de trĂšs intĂ©ressant dans ce qui se passe autour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle pour le Rassemblement national. C'est qu'en ce moment, deux lignes s'affrontent au sein du Rassemblement national. Et vous avez peut-ĂȘtre vu que le Rassemblement national, qui une fois est pour l'abrogation de la retraite Ă  64 ans, s'allie avec des gens comme M. Soti qui sont pour la retraite Ă  66 ans, veut s'allier avec des gens 7 ans n'a aucune cohĂ©rence politique.

Et qu'est-ce qui s'est passé dans l'examen du budget, là, qui est trÚs intéressant ? Par exemple, l'année derniÚre, nous avions fait voter la taxe Zuckman parce que le Rassemblement national s'était abstenu sur la taxe Zuckman. Et aujourd'hui, ils votent contre la taxe Zuckman. Donc ils ont changé d'avis en 6 mois, 10 mois. Ils disent qu'ils voulaient faire vivre le débat à l'époque. Non, c'est surtout, c'est surtout, je vais vous expliquer, c'est qu'il y a une différence de ligne entre Marine Le Pen et Bardella. Et que ce qui apparaßt en plein jour, c'est que le Rassemblement national est la assurance-vie du systÚme.

Ils votent ensemble contre la taxe Zuckman, contre le rétablissement de l'impÎt de solidarité sur la fortune, contre les contributions supplémentaires sur les grandes entreprises ou les plus riches. Bref, ils veulent continuer une politique pour les plus riches. Et vous n'avez qu'à voir leur contre-budget qui est une catastrophe absolue puisqu'ils assument de continuer de baisser l'allocation adulte handicapé, d'enlever 7 milliards à la santé, de baisser l'allocation pour enfants décédés dont je parlais tout à l'heure. Bref, le Rassemblement national est une arnaque et une arnaque sociale.

59:11
Présentateur

Merci beaucoup Mathilde Panot pour ce grand jury.