Damien Girard : "Ce qui nous glace le sang, c’est l’odeur de la mort dans nos campagnes."
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Dans le morbillant, il a fait plus de 40°gr. »
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« Pendant cette canicule, dans le morbillant, plus de 1000 tonnes de cadavres d'animaux par jour ont été entassés dans les cours des fermes. »
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« Vous avez autorisé les éleveurs à enfouir par 3 tonnes leur carcasses »
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« Cette décision d'urgence fait aujourd'hui peser un risque sanitaire majeur. »
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« Ce qui par contre nous glace le sang, c'est l'odeur de la mort dans nos campagnes. »
Modèle claude-haiku-4-5-20251001 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, alors que cette deuxième canicule s'estompe timidement, je veux vous emmener chez moi en Bretagne. Vous la voyez la carte postale, les paysages, les plages, le prétendu refuge climatique ? Et bien, je veux vous parler de l'envers du décor.
Dans le morbillant, il a fait plus de 40°gr. Mais ce qui nous fait transpirer, ce n'est pas seulement les températures et l'impréparation du gouvernement. C'est de voir cette canicule accélérer encore la prolifération des algues vertes sur les vasières du morbillant.
Elles gagnent du terrain chaque année. Avec la chaleur, leur croissance s'emballe toujours plus tôt. Le changement climatique accélère un phénomène que vous refusez toujours de traiter à la racine.
Ce qui par contre nous glace le sang, c'est l'odeur de la mort dans nos campagnes. Pendant cette canicule, dans le morbillant, plus de 1000 tonnes de cadavres d'animaux par jour ont été entassés dans les cours des fermes. Tous les élevages ont souffert, mais les pertes les plus massives ont frappé les élevages hors sol, les plus industrialisés, des millions de volailles, des milliers de portes, des services d'écarissage totalement débordés.
Vous avez autorisé les éleveurs à enfouir par 3 tonnes leur carcasses dans leur exploitation. Cette décision d'urgence fait aujourd'hui peser un risque sanitaire majeur. Je veux saluer le travail des agents de l'État, des société d'écarissage, des services vétérinaires et adresser tout mon soutien aux éleveuses et aux éleveurs. [applaudissements] Je suis fils d'éleveur de volaille.
Je sais ce que ça représente le le ramassage une par une des bêtes mortes. Imaginez de les sortir par tonne. Aucun éleveur ne devrait avoir à vivre ce que beaucoup ont vécu ces derniers jours.
Votre modèle agricole est pensé pour la performance. Le nouveau régime climatique exige de la robustesse. Pourtant, vous défendez une loi d'urgence agricole qui accélère encore son industrialisation.
Combien de canicules, combien de millions d'animaux morts et combien d'hectares d'algue vertes faudra-t-il encore avant que vous renonciez à ce modèle agricole devenu aussi fragile que le climat est devenu brutal ?
Damien Girard