En Toute Liberté du jeudi 16 octobre 2025 - Édition spéciale : Sébastien Lecornu face à l'Assemblée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'hémicycle est-il à moitié vide lors d'une motion de censure ?
- 19:00OuverteRéponse partielle
Pensez-vous que la motion de censure va passer ?
- 21:00FerméeRéponse directe
Combien de voix faut-il pour faire tomber le gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Aurélie TrouvéChiffre
« Il a volé par 493 2 années de retraite au Français. »
- 3:00Aurélie TrouvéChiffre
« Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. »
- 5:00Aurélie TrouvéChiffre
« Ce sera aussi un saccage de notre planète et de notre santé. Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides. »
- 7:00Aurélie TrouvéChiffre
« La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an. »
- 10:00Marine Le PenChiffre
« 19 milliards d'impôts supplémentaires dont 10 pour le seul impôt sur le revenu. »
- 11:00Marine Le PenChiffre
« 28 milliards de dépenses supplémentaires au-delà de l'inflation. »
- 12:00Marine Le PenChiffre
« Il y a également l'absence totale d'efforts sur l'immigration, l'absence totale d'action pour faire baisser ne serait-ce que d'un milliard que nous coûte chaque année, l'aide médicale d'État. »
- 15:00Sébastien LecornuFait
« On ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion. »
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Direct image en direct Viv la présidente de l'Assemblée nationale les propos liminaires tout de suite. Alors l'ordre du jour appel la discussion commune et le vote sur les motions de censure déposé en application de l'article 49 alinéa 1 de la 2 de la Constitution par madame Mathilde Panot et 86 membres de l'Assemblée d'une part et par madame Marine Le Pen, monsieur Éric Sioti et 56 membres de l'assemblée d'autre part. La parole est à madame Aurélie Trouvé pour une durée de 10 minutes. [Applaudissements] de madame la présidente Chers collègues, monsieur le premier ministre, savez-vous ce qu'est un moine soldat ?
Un homme qui mène une guerre sacrée, qui croit servir une cause supérieure et qui pour cela brûle tout sur son passage ? C'est bien ce que vous êtes. Vous l'avez dit vous-même, vous êtes un moine soldat, celui de monsieur Macron.
Vous servez un pouvoir minoritaire persistant et pour ça vous saccagez les fondements mêmes de la démocratie. Le président Macron impose désormais son pouvoir contre la volonté du peuple. Il n'est plus garanté une seule fois la colère qui s'exprimait dans les rues et sur les ronds-points.
Il a volé par 493 2 années de retraite au Français. Il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale puis a ignoré le vote des Français. Battu dans les urnes, il a poursuivi une politique rejetée par le pays et il s'arroge à nouveau le droit de désigner un gouvernement de vaincu.
Nous sommes en ce moment même un tournant de l'histoire, la politique néolibérale en faveur des riches et des multinationales, celle de monsieur Macron, est massivement rejetée par le peuple. Elle ne peut continuer qu'en étant imposée contre le peuple. Nous y voilà.
C'est le néolibéralisme autoritaire et vous en êtes le moine soldat. Monsieur le Premier ministre, avec vos pauvres armes faites de tractations de couloir, de discussions secrètes, de d'al politiciens méprisables. Vous trahissez l'esprit de la République et son principe premier. le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
Dès lors, ce n'est pas vous l'enjeu, monsieur le Premier ministre, c'est la France. Chers collègues, censurer aujourd'hui, c'est exprimer notre attachement viscéral à la démocratie. C'est sauver la République du fanatisme de ceux qui prétendent aimer la France tout en la mettant sous tutelle.
C'est dire à nos concitoyens que leur voix, elle compte encore, qu'ils peuvent être respectés et qu'en ce lieu la conscience républicaine n'est pas morte. Monsieur le Premier ministre, comme moine soldat de monsieur Macron, vous avez participé pendant 8 ans au sacage de notre économie. Il n'y a jamais eu autant d'entreprises qui ferment.
Les salaires, les investissements productifs chutent. Les souverainetés industrielles et alimentaires sont en très grave danger. Les fin de mois des Français deviennent insoutenables.
Vous avez dévasté l'économie du pays et votre budget que vous dites sérieux, fiable va amplifier le désastre. Les instituts économiques le prédisent. Ce budget nous fera terminer l'année avec les pires résultats économiques des puissances européennes. 30 milliards de nouvelles coupes budgétaires et évidemment un très grave effet récessif par la baisse du pouvoir d'achat de toutes les classes populaires.
Ce sera un sacage pour les centaines de milliers d'auto-entrepreneurs qui devront désormais payer la TVA. Un sacage pour les TPE du bâtiment qui subiront de plein fouet la nouvelle baisse des aides à la rénovation énergétique des logements et tant d'autres. Les agriculteurs qui subissent les traités de libre échange, boulanger, bouché face à la hausse des factures d'énergie.
Votre politique dévaste la production et des millions de petites entreprises. Tous les budgets qui font l'unité de notre nation seront amputés. Ceux du logement, l'aide alimentaire ou encore le budget des outremères avec une baisse de 200 millions d'euros.
Ce sera aussi un saccage de notre planète et de notre santé. Vous amputez de 84 % le budget dédié à la sortie des pesticides et dans le même temps, les gens qui souffrent de cancer liés à ces pesticides. Et bien, ils devront payer encore bien plus cher pour se soigner.
Votre budget reliève d'une forme de dévotion, une dévotion cruelle. une dévotion au marché financier et à la dette qui ne peut pas finir autrement qu'en sacage. Alors, je le dis à tous ceux qui ont été élu pour rompre avec le macronisme, ce sacage budgétaire aura lieu si nous ne c'ensurons pas. 1493 certes, mais le moindre soldat emprêtera bien d'autres chemins pour réussir sa mission à commencer par les ordonnances. [Applaudissements] J'en viens maintenant au cœur du débat de ces derniers jours, la réforme des retraites et son devenir.
Ne nous y trompons pas, mes chers collègues, si ce gouvernement demeure, il poursuivra la démolition de notre système par répartition. Car la suspension annoncée n'est qu'un leur, une tromperie, un subterfuge au mieux un très bref report glissé par un amendement budgétaire dont rien ne garantit la présence dans le texte final. Et même s'il s'y trouvait, cet amendement confirmera, actera la retraite à 64 ans.
Cet amendement sera payé très cher par les retraités. La baisse des pensions de 17 millions de retraités de 300 € en moyenne par an. Et cet amendement sera noyé dans un budget de destruction de la protection sociale.
Entendez bien, doublement des franchises médicales baisse des allocations de 13 millions de familles, de plus d'un million de personnes en situation de handicap, BSDAPL de 300000 étudiants. Et pour faire passer cet amendement de petit décalage de la réforme des retraites, collègues socialistes, il faudra voter tout le budget de sécurité sociale, voter par exemple la remise en cause de l'aide médicale d'État. Et ça vous ne le pouvez pas et vous le savez.
Enfin, cette grâce de monsieur le cornu rouvrira la voix à la retraite par capitalisation par la conférence sociale. Alors vraiment, si cette pseudo suspension des retraites est une victoire, c'est bien pour le président et pour tous ceux qui le soutiennent. Mais vous tous qui avez été élu pour abroger la réforme des retraites vent vous vraiment vous laisser abusé par cet homone en trompeleœuil.
Chers collègues, il n'y a que deux options ce matin. Continuer le macronisme et le néolibéralisme ou bien rompre avec eux. Les Français ne veulent plus du chaos des marchés.
Ils veulent un état qui protège. Ils veulent la sécurité, celle du quotidien, pas celle qui fait de l'étranger un bouquetmissaire. Ils veulent un travail qui permet de vivre.
Un médecin à moins de 30 minutes, une école qui n'abandonne aucun enfant. Ils veulent que la République reprenne la main, que les besoins humains l'emportent sur ceux de la finance. Ils veulent la souveraineté populaire face aux féodalités économiques.
Alors, arrêtons maintenant de liquider les ressources du pays pour enrichir la finance. Le monde change. C'est maintenant qu'il faut investir des dizaines de milliards d'euros dans la relance écologique et sociale.
Maintenant qu'il faut transformer notre production, maintenant qu'il faut censurer. Censure, retourne aux urnes. C'est le seul espoir d'un souffle nouveau, le seul espoir de régénérer notre contrat social.
Voilà le sens profond du vote de 2024 et du programme de rupture du Nouveau Front populaire grâce auquel nous avons été élus et grâce auquel nous avons gagné. Enfin, [Applaudissements] je veux dire aux millions de gens, aux travailleuses travailleurs qui ont combattu la réforme des retraites en faisant grève et en manifestant. Oui, c'est grâce à vous et seulement vous si la volonté d'abroger la réforme des retraites reste aussi majoritaire dans l'Assemblée nationale et dans le pays.
Et à vous tous qui avez fait grève et avez manifesté, je vous dis ne vous trahirons pas. Nous continuerons le combat et nous censurerons. Respectons le mandat de nos électeurs.
Pensons à l'espoir que nous avons soulevé. Il est des moments où l'attentisme devient de la lâcheté et nous y sommes. Jean Jorè disait le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.
Je m'adresse ici à tous ceux qui se disent héritiers de Jean Jorè montrer ce courage et censurer. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à madame Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national. [Applaudissements] Monsieur le premier ministre, madame la présidente, chers collègues, le général de Gaulle pour désigner le règne des partis avait une formule, le régime de malheur.
En disant cela, le général croyait décrire le passé celui de la 4e République. Il se voulait historien pour le plus grand malheur de la France et des Français. Vous en avez fait un prophète.
Car ce régime de malheur, c'est précisément la situation politique à laquelle nous faisons face aujourd'hui du fait de la piteuse coalition des partis du système qui se relais et n'ont aujourd'hui qu'un seul but. durer se maintenir quelques semaines de plus au détriment du peuple et de la nation. Ce régime de malheur, toutes les institutions de la 5e République avaient été conçues pour les rendre impossible.
Mais à force d'entente électorale et d'accord de couloir, vous avez réussi à transformer notre loi fondamentale en étouffoire de la démocratie. Ce dévoiement de nos institutions a atteint aujourd'hui un paroxisme. Les Français ne comptent même plus les motions de censure déposée, débattu et voté depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022.
Ils ne savent même plus qui siège au gouvernement, qui leur en voudrait puisque la durée des ministères des ministres pardon se compte aujourd'hui parfois non plus en mois, non plus en année mais en heure. Ce spectacle pathétique est un poison pour notre démocratie car il exaspère nos compatriotes et les détourne du goût de l'action publique. Or, une démocratie ne vit que par l'énergie et par l'engagement des citoyens.
J'espère donc que le théâtre des manœuvres auquels se sont livrés tous les parties du système depuis plus d'un an n'aura pas gravé dans le marbre pour des millions de français un profond dégoût pour l'action politique. Mais venons-en au fait. La représentation nationale est aujourd'hui réunie pour décider si votre gouvernement, monsieur le premier ministre, doit être censuré au regard de votre projet de budget.
Je dis votre budget, pardon. J'aurais peut-être dû dire le budget de monsieur Bairou ou le budget de Bery car ce budget n'est tellement pas le vôtre qu'il n'intègre même pas la promesse que vous aviez faite au Parti socialiste de suspendre la réforme des retraites imposée au 493 par Ellisabeth Borne. C'est même pire.
La trajectoire de la réforme borne est incluse dans votre projet de texte. J'y reviendrai. Ce budget donc est un véritable musée de toutes les horreurs coincées depuis des années dans les tiroirs de Bery.
Ce n'est pas une année blanche mais une année noire pour les Français et en particulier pour ceux qui travaillent et paient des impôts. Il y a d'abord la poursuite du matraquage fiscal. 19 milliards d'impôts supplémentaires dont 10 pour le seul impôt sur le revenu par le pas du gel du barê qui il y a moins d'un anzit pousser d'ailleurs des cris d'or frais.
Vous allez faire entrer 200000 foyers de la classe moyenne dans l'impôt sur le revenu. Sans doute une récompense pour la France qui bosse alors que notre taux d'activité est l'un des plus bas en Europe. Il est ensuite la poursuite de la GAPJ des dépenses publiques. 28 milliards de dépenses supplémentaires au-delà de l'inflation.
Aucun effort sur le train de vie des administrations. Aucun effort de rationalisation du maqui des agences et organismes divers qui coûte des dizaines de milliards par an. Il y a également l'absence totale d'efforts sur l'immigration, l'absence totale d'action pour faire baisser ne serait-ce que d'un milliard que nous coûte chaque année, l'aide médicale d'État et le dispositif fou des visas pour soins qui bat chaque année tous les records.
Enfin, et c'est sans doute le pire, il y a aussi des mesures d'indcence sociale. Je pense à la fiscalisation des emplois étudiants, mais aussi et surtout à la fiscalisation des indemnités versées par la sécurité sociale en cas de maladie de longue durée. Nous avions déjà eu la hausse des franchises médicales, le déremboursement des médicaments et de pansements, mais aujourd'hui, c'est au plus vulnérable à ceux qui sont éloignés de l'emploi et parfois réduit à la solitude que vous entendez faire payer la note de vos lâchetés et de vos renoncements.
Monsieur le Premier ministre, je ne veux pas ajouter au débat politique déjà marqué par le règne de la médiocrité et des effets de manche inutiles la moindre pierre, mais quand même sérieusement, comment voulez-vous faire accepter aux Français une année de plus après des décennies de course à l'abîme qu'on les polie encore de leurs droits sociaux par incapacité à toucher à ceux que nous avons octroyé de manière totalement irrationnelle à la terre entière ? Comment pouvez-vous imaginer que le pays le plus fiscalisé, le plus socialisé au monde ne vous sanctionne pas, ne vous rejette pas, en voyage chaque année ? s'allonger la liste des injustices et des spoliations toujours au détriment des Français les plus faibles, jamais au détriment de l'immigration massive et incontrôlée qui mine nos comptes sociaux et rend nos rues chaque année de plus en plus violentes.
Tout cela vient alimenter un climat de division et de ressentiment. Tout cela vient aggraver la situation déjà gravissime de nos finances publiques après 8 ans de quoi qu'il en coûte macroniste sous l'œil effaré des marchés financiers qui nous prêtent des fonds mais aussi des contribuables, ménage et entreprises qui devront payer la note fiscale de ce champ de ruine budgétaire. Voilà pourquoi, monsieur le Premier ministre, nous voterons sans hésiter la censure de votre gouvernement.
Tout simplement parce que ce budget n'est pas un budget, c'est-à-dire la somme de choix politiques. Ce budget est l'acte ultime, nous l'espérons d'un système politique à bout de souffle, à bout d'idées et qui n'aura rien produit d'autre qu'un pays à bout de force à force de saigner fiscal et de brutalisation sociale. Il n'y a qu'à observer pour s'en convaincre, les statistiques publiques, les faillites d'entreprises et en particulier de TPE et PME battent tous les records depuis des décennies.
Le taux de pauvreté, les difficultés d'accès aux soins médicaux ou au logement explose. Et l'immigration, je l'ai déjà rappelé, est-elle elle aussi comme notre dette publique hors de contrôle ? Tel est l'État de la France que nous laisse Emmanuel Macron.
Tel est le pays que nous devrons redresser car tôt ou tard, c'est au Rassemblement national que reviendra cette mission et nous l'amènerons à bien. Mais ce que je viens de rappeler, monsieur le Premier ministre, ce sont des ébidences. Je crois et même j'espère ne rien vous avoir appris en disant tout cela et c'est sans doute ce qu'il y a de plus lamentable dans la situation politique que nous traversons.
Les mots de la France sont parfaitement connus. sauf peut-être d'un carton de gauchistes enfermés dans le déniel. Les remèdes aussi sont connus.
Il ne manque qu'une chose, le courage de les mettre en œuvre. Mais quand la classe politique fait le choix collectif du déniel pour préserver ses petits intérêts, rien n'est possible. C'est précisément cela que nous vivons aujourd'hui.
Tout a révélé au cours des derniers jours que votre seul objectif était d'éviter de nouvelles élections, de contourner le peuple, de le réduire au silence, de l'invisibiliser. En déposant ce budget, vous assumez de vous couper un membre en renonçant à la seule véritable réforme qu'Emmanuel Macron a conduite, celle des retraites. Une réforme pour laquelle, soit en passant, vous aviez mis le pays à feu et à sang avant d'y renoncer 18 mois plus tard pour un fauteuil passablement élimé.
L'Assemblée nationale va voter dans quelques instants deux motions de censure. Et si une majorité de députés veulent votre départ, l'insondable sautise des postures des uns et des autres pourrait vous sauver. Si LFI refuse de voter notre motion et les quelques lè convaincus par la censure, celle déposée par LI, il condamneraiit ainsi par leur sectarisme et leur égoïsme le plus stupide et obtu les Français à subir votre budget de malheur après votre accord avec Jean-Luc Mélenchon au second tour des législatives.
C'est aujourd'hui donc à Olivier Fort devrez peut-être votre maintien temporaire aux affaires. un dirigeant visionnaire qui jusqu'à hier ne savait même pas par quel véhicule juridique allait être suspendu puisque c'est là l'objet de l'accord de la honte conclu par les socialistes la réforme des retraites d'Élisabeth Borne. Cet accord, après de multiples rencontres entre vous, les alliés de monsieur Fort apprécieront, n'est pas seulement honteux.
Il est placé sous le signe de la tromperie et de la malhonnêteté. Car rien ne nous dit que cet amendement suspendant la réforme borne survive à un rejet du PLFSS, à une réécriture par le Sénat, au passage au CMP, à une possible censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire, voire à sa disparition en cas de budget par ordonnance. Oh, vous aurez alors beau jeu de vous cacher derrière sa censure puisque c'est un sport national en Macronie.
C'est ainsi que vous avez laissé votre loi sur l'immigration être vidé substance l'an dernier. Ce qui avait comblé d' paraît-il, Emmanuel Macron lui-même. Mais il y a encore mieux que les mesquines trahisons habituelles, il faut bien l'avouer, des socialistes qui se retrouvent à cautionner la brutalisation sociale des plus faibles et le gel une année de plus du point d'indice de la fonction publique.
Il y a donc mieux. Il y a monsieur Voquier, il y a LR. Après avoir fait campagne pendant des mois sur son refus de se dissoudre dans le macronisme, monsieur Vier donc a enfin clarifié sa position, c'est parce qu'il préférait en réalité se dissoudre dans le socialisme et soutenir d'un même geste la suspension de la réforme borde et la désindexation des retraites.
Merci monsieur Voquier pour cette clarification. Bienvenue. Vos électeurs apprécieront.
Voilà donc le visage, monsieur le premier ministre, de ceux qui vous permettront aujourd'hui peut-être de durer quelques semaines de plus. Tous est parti unis par la terreur de l'élection. À tel point qu'ils en ont oublié qu'il devaient, dit notre Constitution, concourir à l'expression du suffrage.
Désormais, ils sont tous d'accord pour concourir à éviter la tenue d'élection. Et par pudeur, par pudeur, je n'évoquerai pas les déclarations de vos propres alliés entre Édouard Philippe qui appelle à la démission du président de la République mais refuse la dissolution et Gabriel Atal qui dit ne plus rien comprendre à Emmanuel Macron mais continue d'afficher son soutien au gouvernement. On s'y perd.
Tout cela est pathétique. Tout cela sera bien vite, je l'espère rangé au rang de mauvais souvenirs. La vérité, chers collègues, et j'en terminerai par là, c'est que vous n'échapperez pas au vote des Français.
Vous aurez tout fait, tout entrepris, tout sacrifié pour éviter de retourner aux urnes, mais vous y retournerez et vous devrez, la tête basse et la mine déconfite retourner devant vos électeurs avec le déshonneur de ceux qui pendant des mois auront joué la montre. Le Rassemblement national, lui, attend le jour de la dissolution avec une impatience croissante. Nos 140 députés du RN et de l'UDR ont hâte de retourner devant les Français car ils pourront eux regarder leurs électeurs droits dans les yeux. car ils pourront eux rendre compte avec fierté de leur action à l'Assemblée nationale car ils pourront eux dire qu'ils ont fait honneur au contrat moral qui les lie à leurs compatriotes car ils seront eux les artisans du grand redressement national au sein d'une majorité claire qui sera rendue à notre pays par son seul souverain le peuple et ce n'est pas à vous que je veux m' adresser maintenant, mais à nos concitoyens.
Mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise politique. Ce n'est pas une crise politique, c'est une crise politicienne, une crise de vieux partis fatigués qui n'ont pour seul projet que d'empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. [Applaudissements] Mes chers compatriotes, ne laissez personne vous dire que nous traversons une crise de régime.
Ce n'est pas une crise de régime, c'est la crise d'un régime, celui des partis et il est en train de prendre fin. Mes chers compatriotes, vous allez demain retourner aux urnes et la nouvelle assemblée que vous aurez élu pourra alors voter dès son installation une loi spéciale et le nouveau gouvernement présentera ensuite son budget, un budget reflétant les choix politiques exprimés par le vote du peuple français. Et ce sera enfin le retour de la vraie stabilité, pas celle des postes de vieux notables fatigués, s'il vous plaît, mais celle d'un pays et d'un peuple à qui nous aurons enfin redonné confiance et espérance dans tous les cas c'est en démocratie de loin in contournable.
C'est à vous, peuple souverain, que reviendra le dernier mot. Avec toute notre force et notre détermination, nous lui nous rendrons le pouvoir. Voilà aujourd'hui le seul chemin à prendre, celui de la démocratie.
Je vous remercie madame Le Pen. Voilà, c'était Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale qui défend sa motion de censure. Elle parlait après Aurélie Trouvé, député LFI de Saint Saint-Deni qui elle-même a fait une prise de parole assez tonite et on attend maintenant.
Je vous remercie. La parole est à présent à monsieur le premier ministre. Voilà Sébastien Lecornu qui monte lui-même à la tribune de l'Assemblée nationale pour répondre à Aurélie Trouvé et à Marine Lecoute.
Merci madame. Allez s'il vous plaît. La présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, mesdames les oratrices, je vous ai écouté attentivement l'une et l'autre et ce qui me frappe le plus, c'est la convocation du peuple. comme une convocation d'un peuple imaginaire comme s'il n'était pas exprimé lors des dernières élections législatives. [Applaudissements] Et d'ailleurs, on ne peut pas dire que ce gouvernement, madame Le Pen, a peur du peuple puisque dans quelques instants, soit l'Assemblée nationale l'aura censuré, soit l'Assemblée nationale l'aura confirmé.
On peut pas dire que nous avons peur du peuple. Madame la présidente Le Pen, vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2017. Vous avez été battu.
Vous avez été candidate à l'élection présidentielle en 2022. Vous avez été battu. Il y a eu des élections législative anticipé que votre famille politique a demandé en réclamant la dissolution.
Vous n'avez pas eu la majorité absolue. Et ce que je dis, madame la présidente, ce que je dis, madame la présidente, avec respect, c'est que personne précisément n'a eu de majorité absolue et qu'aujourd'hui se présente devant vous un gouvernement soutenu, et nous le verrons dans quelques instants ou non par un socle suffisamment grand de députés pour pouvoir se maintenir ou non. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
Et puisque vous défendez la constitution du général de Gaulle, vous savez, vous savez que les membres du gouvernement tiennent aussi leur légitimité du président de la République par sa nomination et ça c'est la Constitution de notre pays. Mesdames et messieurs les députés, je ne ferai pas de longs discours. Je pense que tout a été dit lors de la déclaration de politique générale.
Ce que je retiens aussi, c'est que notre esprit de compromis, la volonté de faire en sorte que les débats soient ouverts et lieu sont au fond le meilleur détecteur de la bonne foi ou de la mauvaise foi. Avec l'abandon du 493, avec le temps nécessaire pour mener l'ensemble des débats, s'exprimer ici ce matin à cette tribune en laissant croire à celles et ceux qui nous écoutent que la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée est la copie budgétaire définitive. comme si les parlementaires n'avaient pas le loisir, le droit, la capacité de le modifier, de l'amender, de transformer plers collègues, est-ce que vous pourriez s'il vous plaît un petit peu respecter le Premier ministre qui est en train de s'exprimer et qui s'adresse à vous des deux côtés ?
Des deux côtés, s'il vous plaît, un peu de silence des deux côtés. Attendez, ça suffit. Allez, s'il vous plaît, monsieur le Premier ministre, poursuivez.
Merci. Merci madame la présidente. On ne peut pas faire comme si dans le moment de notre procédure budgétaire, il n'y avait pas un texte sur la table qui n'a pas encore démarré sa discussion.
Et de cela et de cela, vous ne pouvez pas mentir devant les Françaises et les Français en disant "Voici le projet de budget, voici ce que nous souhaitons censurer alors que vous avez refusé et que vous êtes en train de refuser de le discuter et de le travailler." La réalité, mesdames et messieurs les députés, soit on rentre dans les débats, soit on rentre une bonne fois pour toutes dans la crise politique. Et de cela, vous devez l'assumer, parlementaire de la France insoumise avec les parlementaires du Rassemblement national parce que c'est évidemment le moment de vérité.
Est-ce que l'on souhaite l'ordre républicain avec des débats qui ont lieu à l'Assemblée nationale ou est-ce qu'on souhaite le désordre ? Est-ce que l'on souhaite le ralentissement du pays ? Censurer sur un texte avec lequel on n'est pas d'accord, on peut le comprendre. censurer sur la base de l'absence d'un texte, c'est tout simplement manquer de bon sens.
En tout cas, mesdames et messieurs les parlementaires, ces motions de censure ce matin sont assez inédites dans l'histoire de la 5e République parce que ça serait au fond un peu la première fois que l'Assemblée nationale déciderait de se censurer elle-même et de refuser d'entrer dans les débats parlementaires. L'histoire en tout cas jugera très durement ces manœuvres politiciennes dans lesquelles on aura confondu au fond la tribune de l'Assemblée nationale avec une tribune publicitaire. L'élection présidentielle viendra.
Vous aurez l'occasion de faire campagne. Pour l'instant, ne prenez pas en otage le budget de la nation et le budget de la sécurité sociale. Merci.
Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Voilà, c'était la réponse de Sébastien Lecornu à Aurélie Trouvé et Marie Le Pen au sujet de ces deux motions de censure déposé par LFI d'une part et par le RN de l'autre. sur le plateau inutile de vous dire qu'on a la crème des journalistes politiques TF1 LCI politique économique pour aider pour vous aider à comprendre et à démêler cette échevau.
Christophe Barbier, Queen Ellisabeth Martichou, Cabouillou et et Nicolas Dose évidemment. Première question, pourquoi l'hémicycle est un peu vide ? Christophe, une motion de censure, c'est pas les pour contre les contres et on compte les plus nombreux.
Non, une motion de censure c'est un texte sur lequel on ne va compter que ceux qui viendront voter la motion de censure. Ceux qui sont contre la motion de censure, qui ne veulent pas renverser le gouvernement, bah ils ne votent pas du tout. Ils s'en vont, ils sont peut-être déjà pour certains d'entre eux dans leur circonscription.
C'est pourquoi on a un hémicycle aussi clairemé. On peut venir assister par curiosité puis après s'en aller parce qu'on veut pas voter la motion de censure. On peut aussi être à la buvette puis arriver à la dernière minute pour voter sans avoir écouté les les arguments des uns et des autres.
Mais l'hémicycle à moitié vide ou au tres, ça nous donne déjà une indication. Euh c'est là euh Aurélie Trouvé qui cite Jores, ça c'est normal. Marine Le Pen qui euh qui cite de Gaulle, c'est assez savoureux.
H h Marine Le Pen, elle aime bien citer le général de Gaulle justement puisque vous le savez, ils sont aujourd'hui dans une stratégie de notabilisation et la plupart d'ailleurs des députés se revendiquent même du gaulisme. Mais ce qui est intéressant, c'est que Marine Le Pen, elle a été redoutable en quelque sorte et Sébastien Lecnu lui a aussi bien répondu. Sur quel plan elle a été redoutable ? en expliquant que toutes ces manœuvres finalement c'était l'œuvre du système à une heure où la défiance envers la classe politique elle est de plus importante.
À une heure aussi où y compris au sein du bloc central on se rend compte et on s'inquiète de savoir comment les Français vont prendre ces accords avec d'un côté le Parti socialiste, de l'autre les Républicains et c'est vrai que ça c'est un argument qui peut faire mouche, c'est un argument populiste mais qui peut faire mouche de dire voyez voyez le système les gens qui se mettent d'accord pour se maintenir maintenir leur place. Mais c'est très elle a eu des mots très durs en disant qu'il craignait les urnes mais qu'ils y retourneraient que c'était un régime de malheur un spectacle pathétique. C'est des mots qui quoi qu'on pense de Marine Le Pen peuvent raisonner aujourd'hui chez une certaine partie des Français.
Donc dénoncer là aussi les parties du système. Vous savez c'est un de ces éléments de langage favoris depuis des années avec cette idée à l'époque de l'UMPS qu'elle reprend en quelque sorte. Puis elle retourne aussi vers le populisme puisque il y a un certain moment où elle a euh essayé de de se notabiliser davantage.
Mais en tout cas, c'est vrai que pour finir, ce qui est intéressant, c'est que Sébastien Lecornu lui répond bien sur le plan euh euh politique en expliquant un vous avez perdu euh les élections puisque vous parlez du peuple, on a voté il y a pas si longtemps que ça et puis un coup de pression supplémentaire à l'adresse de l'ensemble des députés. Si vous décidez aujourd'hui de censurer le gouvernement, vous décidez de vous dissoudre, de dissoudre l'Assemblée nationale et vous le savez, à part le Rassemblement national et la France insoumise, c'est pas dans l'intérêt de grand monde aujourd'hui de retourner en circonscription pour défendre le monde. Ellisabeth Martichou, c'est la raison pour laquelle on peut douter de cette censure.
Vous êtes vous pensez qu'elle va passer ou vous pensez qu'au contraire le suspense beaucoup plus mince depuis que évidemment le le PS a annoncé qu'il s'enerait pas. 46e censure depuis 2022. Il y en a une qui est passée qui a fait chuter Michel Barnier.
Celle-là, je suis pas sûr que Sébastien Lecornu est dormi sur ses deux oreilles, mais disons que il a été rassuré. Je voudrais juste revenir sur Marine Le Pen parce que moi je vois quand même une contradiction, une incohérence chez Marine Le Pen. Ça n'est pas une période aussi facile qu'on le dit pour elle depuis quelques jours parce que dans le fond ce qu'on a entendu là quand elle dénonce justement et et c'est là avait raison de de le souligner UMPS œuvre l'œuvre du système c'est à l'encontre de tout son discours de notabilisation quand elle enfin je dire ça fait des semaines qu'elle essaie de se rapprocher du MDEF là aujourd'hui elle est dans la logique dégagiste purement et simplement la même logique dégagiss et donc je trouve que ça n'est pas aussi cohérent qu'on qu'on pourrait le croire et ce serait intéressant puisque sa motion de censure c'est celle qui à tout cours à tout à tout coup ne passera pas sera intéressant de voir quand même combien de députés LR pourraient la voter parce que ils peuvent se permettre de voter celle-là et ne pas voter l'autre.
On n'ajoute pas les on fait pas l'adition de tout cela et donc on va on va voir. Mais elle sa motion c'est sûr elle ne passe pas. la seule qui comporte un petit parce que le RN sans encore le souffre parce que la gauche ne vote pas euh les motions de censure du RN alors que le RN a annoncé qu'elle voterait les toutes les motions de censure puisque encore une fois la stratégie depuis une semaine qui est qui est vraiment très frappante c'est censure censure censure dégagis dégagis dégage quand quand c'était le bazar à Paris partout l'Assemblée nationale et cetera et qu'elle elle était au salon des éleveurs c'est ça dans cette où elle a On censurera, on va censurer, on va censurer.
Elle était proche, elle était elle loin de Paris. C'est la fin de la récrée. Oui, c'est la fin de la récrée.
La présidente du groupe qui a parlé là, c'est la même que celle qui a perdu hier un arbitrage très important au Conseil d'État puisque son recours au Conseil d'État pour soit obtenir l'annulation des dispositions du code électoral qui la prive de ses mandats, mandat local déjà supprimé, mandat de député impossible s'il y a une dissolution, a bloqué aussi la question prioritaire de constitutionnalité. elle ne pourra pas interroger le constitution le Conseil constitutionnel sur la validation constitutionnelle de son exécution provisoire d'inéligibilité. Donc maintenant, sa dernière chance d'être candidate à la présidentielle, c'est d'être relaxée lors de son procès en appel en janvier-février.
Donc elle est terriblement affaiblie. Ça explique peut-être aussi ce virage populiste, ce retour à une certaine forme de stratégie du chaos qui s'apparente à celle de LFI. Si on fait les comptes là, je m'adresse à nos éminents journalistes politiques.
Si on fait les comptes, je ferez les comptes après aussi. Oui. Et vous, vous ferez les comptes, non pas les mêmes, Nicolas.
Vous ferez les comptes des ce qu'on appelle ce qu'on appelle pardon. Non, mais la renonciation sur les l'abdation selon de où on se trouve sur les retraites, c'est ça ? Oui.
Oui. Ouais. Euh donc ce matin, Sébastien Leconnu va savoir s'il reste à Matignon.
Les deux motions de censure, on les a entendu. Euh combien il faut de voix Christophe Elisabeth c'est là pour que qu'il saute ? 289 289 L'assemblée est au complet, il y a pas de siège vacan donc voilà et pour l'instant on a quoi ?
Faites-nous un petit On a 139 sûr du côté de l'extrême droite et des alliés proches d'Érixiotti. En face on a 140 disait Marine Le Pen là. Ouais. 140.
Alors, une unité près. Après, il y a toujours des gens qui sont apparentés, il y a des gens qui sont non inscrits. Mais bon, comptons 140 si vous voulez.
Du côté de la gauche, l'addition LFI écologiste groupe communiste, c'est 126. Mais un député communiste a déjà dit qu'il ne voterait pas la censure, député de l'allié et une députée écologiste des deux Sèvres, Delphine Bateau, a dit qu'elle le ferait de même. Donc, on en a moins deux.
Sauf que les socialistes qui ne doivent pas normalement voter la censure, il y a pour l'instant six défaillances. un député PS Paul Christlofle et cinq députés venus de l'outreemire. C'est intéressant parce que le cornu a été ministre de l'outremire, il s'est sans doute fait des des ennemis.
Donc voyez, grosso modo, moi je considère que sur la motion éléphique est la seule en effet qui peut faire une addition, on est à 270 maximum. Donc il faut trouver 19 c'est en sauvecarde. On a pas com où peut où peut-on trouver les 19 qui manquent pour renverser le gouvernement du côté des Liotes indépendants outreem ? indépendant comme leur nom l'indique.
Il y avait des adversaires résolus de la réforme des retraites par exemple Charles de Courson, il va pas faire tomber le gouvernement qui veut la suspendre. Allez, comptons que chez les Liotes sur les 22, il y en a 8 10 qui votent la censure. Le le niveau a baissé depuis que leur chef leur leur président de groupe est entre gouvernement.
Exactement. Donc ça a fait baisser la température. Bon, il y a les LR, les LR, ils vont voter une motion de censure, mais sans doute celle déposée par le RN, celle qui a aucune chance de faire le total.
Parce que voter la motion de censurer et les filles après ce qu'on a entendu de la part d'Orilie trouvé sur le capitalisme sur le libéralisme ça serait vraiment contre nature. Voter une motion de censure parce que on n'obéit pas à la règle du parti d'accord mais voter la motion de censure et les filles je ne le vois pas donc je ne les compte pas les LR dans cette addition et du côté des non inscrits le Marais comme on disait jadis dans les temps révolutionnaires. Oui, il y aura sans doute encore quelques quelques votants mais pas assez pour aller à 289.
En janvier dernier, Halistes av défié la consigne de leur parti pour voter contre François Bé. Christophe oui, en janvier, dans un pact de non censure qui n'avait pas grand-chose comme engagement. Il y avait le conclave sur les retraites.
Là, il y a la suspension. Il depuis 48 heures, les socialistes disent victoire. Ils disent à 3,5 million de Français, vous allez partir à la retraite plus tôt que prévu grâce à nous.
Donc défier cela, être dissident, être frondeur alors qu'ils ont obtenu quelque chose de concret contrairement à janvier, c'est quand même plus difficile. Bref, c'est là c'est quand même pas complètement gagné cette histoire. Il y a un vrai risque pour le de le premier premier ministre de de chuter aujourd'hui.
Oui, absolument. Vous avez bien résumé, mais ce qu'il faut noter d'ailleurs, ce qu'il illustre parfaitement, c'est qu'il y a tout de même une forme de fébrilité aussi au sein du gouvernement et au sein du bloc central. Pourquoi ? parce que Christophe l'expliquait sur les divisions qu'il y a au sein des partis.
Alors effectivement mathématiquement ça ne passe pas. Ce serait une énorme surprise aujourd'hui que Sébastien Lecnu soit censuré, que son gouvernement soit censuré. En revanche, si ça passe pour aujourd'hui, si ça passe pour aujourd'hui, il faut savoir que les difficultés restent très nombreuses pour les prochaines semaines qui arrivent.
Allez, on va entendre Laurent Baumel, député PS d'Indré. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux d'abord vous dire que nous comprenons intimement et parfaitement les sentiments et les raisonnements qui conduisent nos collègues des autres groupes de gauche à vouloir ce matin censurer votre gouvernement.
Nous comprenons et partageons l'exaspération engendrée par le spectacle accablant de ce président de la République qui chagrinéit des mauvais résultats des élections européennes a voulu lui aussi jouer à la dissolution, a perdu les élections législatives qu'il avait convoqué et s'est obstiné ensuite à ennier les résultats en ne consentant à nommer que des gouvernements à sa convenance et ce même lorsque le prê prétend du socle commun qui servait de prétexte à cette dénégation démocratique a volé en éclat il y a 10 jours sous le regard médusé du pays. Monsieur le premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux aussi vous dire que notre non censure d'aujourd'hui n'est évidemment en aucun cas un pacte de non censure. Nous ne nous engageons à rien et surtout pas à voter ou laisser passer le budget récessif et injuste que vos ministres nous ont présenté.
Nous ne renonçons à rien et si vous-même ou d'autres ici pouvez en douter, nous rappelons le précédent de François Berou qui s'était un peu vite bercer d'illusion à notre sujet. Alors, si en dépit de ces rappels, nous faisons néanmoins le choix de ne pas vous censurer dès votre entrée en scène, c'est pour trois raisons que je veux expliciter ici. La première tient à notre vision, j'allais dire à notre compréhension de la nature même de cette législature.
Cette législature absolument inédite parce que dépourvu de majorité absolue et même relative est la première manifestation du tripartisme qui structure désormais notre période politique. Dès son avènement, les socialistes ont admis et énoncé qu'elle ne pourrait fonctionner que sur la base de compromis substantiel entre les forces qui ont composé le Front républicain de juillet 2024. Dès son avement, nous avons pris nos distances avec l'illusion d'une possible application intégrale du programme du NFP et nous avons conçu le gouvernement que nous avons proposé de former autour de Lucy Castet comme un gouvernement minoritaire appelé à chercher des majorités textes par texte dans l'assemblée telle qu'elle est.
Dans notre vision, cette configuration nouvelle n'est pas d'ailleurs nécessairement une régression. Le système pyramidal structuré autour d'un président tout-puissant appuyé sur une majorité plétorique et docile n'a pas produit au cours des décennies un bonheur politique et une confiance dans les institutions telles qu'il faille à tout prix nouater de retrouver ce paradis perdu. Au moins, notre assemblée reflète largement le pluralisme réel du pays.
À supposer qu'il soit hautement désirable, donc le retour à la normalité de la 5e République ne serait pas en outre garanti par un retour actuel aux urnes, qu'il prennent la forme d'une dissolution ou d'un départ du président. Les Françaises et les Français ne le demandent pas forcément. À travers nos échanges hebdomadaires avec eux, nous sentons qu'il existe une base sociale dans le pays pour accueillir avec soulagement et peut-être même soutenir demain une expérience institutionnelle novatrice qui parviendrait à concilier le pluralisme et la stabilité, la confrontation naturelle des orientations avec la capacité d'agir que ce pays éminemment politique continue d'attendre de son état.
Une expérience qui nous sortirait de l'image déprimante d'un pays bloqué par la somme de ses intransigences. La seconde raison de notre noncensure tient à notre conception de l'action politique, celle qui a fondé historiquement l'identité du socialisme démocratique et la distingué des mouvements révolutionnaires ou gauchistes. Depuis toujours, nous préférons nous battre ici et maintenant pour obtenir des avancées concrètes dans le cadre des institutions pour celles et ceux que nous défendons.
Plutôt que de travailler sans cesse à approfondir des contradictions et des crises, censé faire advenir des grands soirs sans cesse différés et souvent décevant. Dans le moment présent et même si je le répète, nous partageons l'exaspération devant l'attitude présidentielle. Nous ne sommes pas convaincus que faire tomber à la chaîne tous les gouvernements qui passent pour précipiter une élection présidentielle à l'issue incertaine soit le meilleur service que la gauche puisse rendre couches populaires qui ont besoin d'elle.
Fort de nos 69 députés, nous préférons exercer des rapports de force, agir dans l'hémicycle pour essayer d'inscrire dans le droit positif les propositions politiques issues de notre programme commun. Nous croyons à la nécessité et à la valeur du compromis. Nous voulons des avancées concrètes pour les gens.
Et la troisème raison, monsieur le premier ministre, pour laquelle nous faisons le choix de ne pas vous censurer au lendemain de votre déclaration et que vous avez à travers l'annonce de la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites que nous vous demandions publiquement fait une concession réelle qui est aussi une avancée réelle. Une concession réelle. Oui, nous connaissons l'attachement quasi obsessionnel du président de la République et de vos amis pour ce totem du bilan macroniste.
Nous nous souvenons de la façon dont les outils de la coercition et de l'obstruction parlementaire ont été mobilisés pour l'imposer et le maintenir coûte que coûte face à une assemblée et un pays récal citron. Une avancée réelle. On peut ici ou là ergoter, minorer, dévoiler notre supposée naïveté.
Nous nous sommes fiers d'avoir exercé cette pression, ce rapport de force qui permettra demain à 3 millions et demi de personnes usé ou fatigué par une vie de travail de partir plus tôt, si elle le souhaite, à la retraite. Mais je termine, monsieur le Premier ministre, je termine par là où j'ai commencé. Pour la première fois de cette législature, vos amis et vous-mêmes semblez comprendre que la pérennité de cette législature a un prix.
À la différence de votre prédécesseur, vous semblez vouloir nous épargner les leçons de moral ou d'économie pour nous traiter comme on traite ses opposants en l'absence de majorité. En ne joignant pas ce matin nos voix à la censure, nous faisons le pari que vous continuerez à le comprendre dans le budget, dans le débat budgétaire qui vient. sur la suspension des retraites.
Je vous le dis solennellement ce matin, il n'y aura pas d'entourel ou de russe procédurale. Vous êtes le garant qu'à la fin du processus, la suspension devienne une réalité juridique. La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de français.
Monsieur le Premier ministre, vous avez renoncé au 493. C'est un progrès démocratique qui permettra aux majorités parlementaires de corriger votre copie. Chacun sera mis devant ses responsabilité et assumera ici les classes sociales et les intérêts qu'il défend.
C'est infiniment mieux qu'un budget imposé par ordonnance. Mais ce geste, monsieur le Premier ministre, ne vous exonère pas de votre responsabilité de faire de nouvelles concessions sur la trajectoire financière, sur la justice sociale, sur le pouvoir d'achat si vous voulez, si nous voulons que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de cette année. Monsieur Retaillot vous accusera peut-être d'être notre otage.
Ce n'est pas notre sujet. Nous nous demandons simplement que les idées validées par un/ers des Français lors des élections législatives trouvent leur place légitime dans le budget de la nation. Monsieur le Premier ministre, je conclus.
Nous faisons le paris qu'une forme d'intelligence politique collective peut peut-être encore émerger du bourbier créé par l'apprenti sorcier de l'Élysée. Un automne parlementaire ne suffira pas à recréer l'amour des Français pour leurs institutions, mais nous pouvons commencer à leur redonner du crédit. Nous pouvons agir pour éloigner le pire, les souffrances, les malheurs, les désordres, les salissures de notre République auquel notre échec collectif pourrait désormais rapidement nous conduire.
Voyez donc, monsieur le Premier ministre, cette non censure comme un surcis et comme un appel au sursaut. En ce mois d'octobre 2025, les Français nous regardent, vous regardent, ne les deux se pas. Merci beaucoup, monsieur le député.
Voilà, c'était Laurent Balb député de la 4e circo d'Indr et Loir pour ben contre la motion de censure hein bien sûr. On écoute maintenant Jean Didier Berger la droite républicaine député de la 12e circonscription n HSM qui prend son temps. Non.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous éprouvons ensemble l'expression d'un yatus démocratique inédit. Il y a 15 mois, chacun d'entre nous a gagné dans sa circonscription. Nous avons tous gagné.
Et pourtant, ici désormais personne n'est vraiment vainqueur puisqu'il n'y a pas de majorité claire. Ainsi, par leur suffrage, les Français ont-ils confiant entre nos mains et une responsabilité démocratique supplémentaire ? Celle de nous mettre d'accord et de sortir des postures politiciennes.
Celle de faire preuve d'humilité et de créativité pour sortir des impasses politiques. Le vote des Français a retiré du pouvoir à l'exécutif. Vous en avez pris acte, monsieur le Premier ministre, en renonçant expressément à l'utilisation du 493 à l'occasion de l'examen du budget de la nation. davantage de pouvoir et donc désormais entre nos mains cette responsabilité nous oblige.
Bien sûr, en chacun des députés ici présent raisonne ses engagements, ses convictions, ses idées. Chacun voudrait appliquer son programme à la lettre mais il n'y aura pas de solution chimiquement pure jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Mais si tel est le cas, c'est parce que nous constituons l'assemblée qui est probablement la plus représentative et la plus démocratique de toute la 5e République.
Beaucoup d'autres pays européens connaissent cette situation. Beaucoup d'autres pays européens réussissent. L'échec n'est pas une fatalité.
Cette situation nous donne même à toutes et à tous une liberté d'action énorme. Une liberté d'action qui engage chacune et chacun d'entre nous. Une liberté d'action qui aujourd'hui à l'occasion d'un vote aussi décisif peut faire basculer le destin d'une nation.
Et lorsque le vote est aussi important, lorsque la liberté d'action est aussi importante, elle doit s'exercer en dehors de toute considération personnelle ou partisane. Plus l'enjeu est impérieux, moins le mandat doit être impératif. Face à la passe de la dissolution, la droite républicaine a assumé l'intégralité de ses responsabilités.
Nous avons choisi d'envoyer l'un des nôtres pour être premier ministre avec Michel Barnier. Nous avons soutenu un autre premier ministre qui n'était pourtant pas issu de notre formation politique, avec qui nous n'avions pas une histoire d'amour très évidente et pourtant nous l'avons fait pour éviter les conséquences qui pouvaient se reproduire à l'issue de la première censure. Des conséquences qui créaient beaucoup d'incertitudes pour le pays.
Il nous est aujourd'hui demandé de nous prononcer à nouveau sur l'opportunité d'une nouvelle censure. Bien sûr, il y a avec ce gouvernement, monsieur le Premier ministre, vous le savez, des points de désaccord importants, des points de désaccord budgétaires importants. Le Haut Conseil des finances publiques l'a dit, 2025 commence à marquer le début de la réduction des déficits, mais cette réduction des déficits se fait 100 % par l'impôt et 0 % par la baisse de la dépense publique.
Comment est-ce possible dans le pays le plus taxé du monde, dans le pays qui dépense le plus ? S'il y avait une majorité et une opposition, comme c'est traditionnellement le cas ici à l'Assemblée nationale, nous serions probablement dans l'opposition et nous voterions probablement contre ce projet de budget. Mais voilà, il n'y a pas de majorité.
Et si sans responsabilité il ne reste plus que des oppositions, alors nous serons dans le néant budgétaire. En moins de 2 ans, la France a connu cinq premiers ministres, nous rappelant ainsi les heures les plus sombres de la 4e République. Le général de Gaul et Michel Debré ont précisément conçu nos institutions et notre constitution comme un renfare face à cette instabilité.
Un rempart qui permet à la France d'avoir une stabilité qui lui confère sa solidité. des institutions qui garantissent que l'intérêt supérieur de la nation passe avant tous les intérêts partisans. C'est précisément en considération de l'intérêt national que les députés de la droite républicaine ont aujourd'hui décidé de ne pas censurer ce gouvernement.
Pas seulement parce que les Français sont très major très majoritairement opposés à cette centure, mais parce qu'il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation. C'est l'intérêt national qui commande aujourd'hui, mes chers collègues, de trouver les voies et moyens d'un accord, d'un accord pour doter la France d'un budget avant la fin de l'année. C'est l'intérêt national qui nous enjoint d'honorer les engagements de la France pris auprès des instances de l'Union européenne.
C'est encore l'intérêt national qui ordonne de comprendre que sous le regard attentif et circonspect des marchés financiers, c'est la crédibilité de la signature de la France qui est en jeu. parmi les senseurs ici présents aujourd'hui, qui ira payer les traites égormitantes des Français ? Qui le fera parmi les senseurs ici aujourd'hui présents ? qui ira consoler ceux qui auront perdu leur emploi, les emplois qui seront supprimés et ceux qui ne seront pas créés en raison de l'insuffisance de visibilité des entrepreneurs et des investisseurs qui parmi vous mesdames et messieurs les senseurs ira expliquer aux usagers des services publics que ces derniers ont été supprimés ou amoindris par les villes par les départements, par les régions, par votre faute parce que vous avez créé les conditions de l'instabilité.
Aucun d'entre vous n'aura ce courage. Aucun n'ira le faire. Aucun n'ira expliquer que vous avez choisi la politique de la terre brûlée, celle sur laquelle rien ne repose et qui que vous l'aurez fait au détriment de l'intérêt des Français.
Vous n'aurez pas ce courage. Choisir comme vous le faites, l'intransigence idéologique, c'est bien confortable. C'est bien confortable pour vous.
Nous ne ferons pas ce choix. Et pourtant, monsieur le Premier ministre, ne pensez pas que nous ne serons pas attentifs et vigilants à chacune de vos décisions. Ne pensez pas, en l'occurrence, que nous pourrons accepter tout et n'importe quoi s'agissant de la réforme des retraites.
Vous savez, nous savons tous, y compris ce qui aujourd'hui s'apprêtent à censurer, ceux qui aujourd'hui demandent même l'abrogation de la réforme des retraites, que cette réforme était non seulement nécessaire, mais qu'elle était insuffisante, qu'elle était insuffisante et que nous serons, nous les élus responsables obligés d'y revenir en 2027, obligés de proposer des nouvelles solutions pour tenir compte de la réalité démographique. Tous les autres pays européens, tous les autres pays européens, quel qu'en soit les majorités politiques le font. Tous les autres pays européens constatent qu'il faut passer l'âge de départ à la retraite à 65 ans, à 67 ans, voire à 70 ans comme l'ont fait certains des de nos voisins.
C'est la raison pour laquelle, mes chers collègues, nous euh ferons le choix de la vigilance face à toutes ces décisions. Vous avez la responsabilité, nous avons la responsabilité de sauver notre système de retraite. Il y avait il y a 50 ans, vous devriez pourtant avoir au moins un petit peu de mémoire, il y avait pourtant il y a un demi-siècle quatre quotisans pour un retraité.
Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisans par retraité. Bientôt, un cotisant pour un retraité. Et quand il y aura moins de cotisans que de retraités, qui payera ?
Qui payera, mes chers collègues ? Alors, monsieur le Premier ministre, vous comprendrez que la décision que nous prenons aujourd'hui est tout sauf anodine. Est-ceà dire que les députés de la droite républicaine qui acceptent de ne pas censurer aujourd'hui, monsieur le premier ministre, vous accorde une confiance aveugle ?
En aucun cas, ce soutien sera le plus exigeant que vous connaîtrez. Il s'exercera texte par texte, article par article, amendement par amendement. Il s'appuyera sur la bienveillance avec laquelle vos ministres donneront des avis.
Je l'espère le plus souvent favorable s'agissant des amendements que nous aurons l'occasion de déposer. En somme, monsieur le Premier ministre, ce soutien dépendra du vôtre. Il dépendra du vôtre lorsque nous proposerons de préférer la baisse de la dépense publique aux augmentations d'impôts.
Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le premier ministre, lorsque nous proposerons les outils nécessaires à leur revalorisation du travail et la lutte contre l'assistana pour aller vers la location sociale unique plafonnée parce que nous sommes intimement convaincus que ceux qui travaillent doivent toujours gagner davantage que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale. Ce soutien dépendra du vôtre, monsieur le Premier ministre, lorsque nous proposerons de supprimer les titres de séjours pour soins et de transformer l'AME en aide médical d'urgence. Je suis certain que chacun ici sur les bans du gouvernement mesure l'effort que font les députés de la droite républicaine.
Un effort qui ne saurait être déçu. Plus que tout, cet effort est dicté par le bon sens. Quand on cherche 44 milliards, on ne commence pas par une censure qui va coûter 12 milliards de plus.
Je sais qu'il y a ici et on les entend très bien des gens qui préfèrent instrumentalité instrumentaliser l'outil constitutionnel de la censure à des fins partisanes ou à des fins personnelles. Je le dis à ceux qui veulent profiter des circonstances pour faire prévaloir la fureur et le bruit. Déstabiliser la 5e République et inventer de toute pièce une nouvelle constitution qui n'offre aux français aucune garantie démocratique.
Vous ne parviendrez à désarmer ni la police ni la République. Vous y laisserez jusqu'à votre dernière énergie parce que l'instinct démocratique du peuple français sera toujours plus fort que toutes vos maligances. Je m'adresse aussi à ce Gaple glorieux qui font prévaloir les agendas personnels sur l'intérêt national en décrétant pour des mauvaises raisons que vous censurerez désormais tout le temps en vous alignant sur la position de la France insoumise.
Vous avez donné les clés de la négociation au Parti socialiste. Vous avez rendu nécessaire la suspension de la réforme des retraites. Mais peut-être au fond était ce que vous souhaitiez puisque vous-même vous êtes pour l'abrogation de la réforme des retraites.
Peut-être au fond est-ce que vous souhaitiez puisque vous avez un programme plus à gauche que la gauche ? peut-être au fond puisque vous vous dites ni de droite ni de gauche, en réalité vous n'êtes ni de droite ni de droite. Alors, puisque dans ce pays, il n'existe souvent rien de plus proche que les extrêmes, je le dis à tous les senseurs, les Français, le peuple souverain va vous envoyer à travers la facture de l'histoire le prix du mépris que vous vous apprêtez aujourd'hui à déverser avec désinvolture sur l'intérêt national.
À l'issue de ce vote, monsieur le Premier ministre, vous avez entre vos mains avec tous vos ministres le dernier fil d'Ariane qui relie la confiance des Français aux députés de la nation. Il vous appartient d'en prendre le plus grand soin et nous serons avec tous les députés de la droite républicaine ultra vigilants, aussi bienveillant que vigilant. Merci de votre attention.
Marine Le Pen