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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 mars 2022 13 min

Gérard Larcher, invité de Public Sénat, au Salon de l'agriculture

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir gérard larcher prenez le micro bonsoir bienvenue merci d'avoir accepté notre invitation bienvenue sur le plateau de public sénat boon et tous les ans au salon je viens tous les ans et c'est finalement un grand plaisir de se retrouver après deux ans puisqu'il n'y avait pas eu ce lot et je suis heureux que public sénat soit présent parce que quelque part ce sont les territoires c'est l'agriculture et les entreprises et être tout près de la coopération agricole c'est toute la symbol en tous les cas pour le président du sénat oui on vient d'entendre des témoignages d'agriculteurs qui sont inquiets notamment avec la guerre en ukraine inquiet sur des hausses éventuelles de 2 des prix des matières dont ils ont besoin pour travailler tous tout simplement on attend l'annoncé d'un plan de résilience par le gouvernement qu'est ce que vous en attendez vous ils ont parlé du quoi qu'il en coûte il faut le il faut le réadapter au monde agricole et c'est urgent d'abord peut-être qu'il faut réaffirmer une chose l'agriculture est le secteur agroalimentaire c'est le deuxième poste d'exportation de notre pays après l'aéronautique et pourtant on a perdu des parts de marché et rappelé que cette année nous allons avoir 85 milliards de déficit commercial quand l'italie à 35 milliards d'excédents je ne parle même pas de l'allemagne c'est inatteignable pour nous si je dis ça c'est dire que on n'est pas simplement dans la nostalgie dans la rencontre d'un mode de vie on est aujourd'hui devant une activité économique qui emploient des hommes et des femmes qui j'allais dire occupe au sens le plus positif le territoire qui porte des valeurs que représente la ruralité et qui en même temps pour notre balance des paiements est tout à fait essentiel je rappelle plus près de 14 milliards d'euros alors ils sont inquiets est ce que vous dites comme marine le pen par donc on a entendu tout à l'heure que le quoi qu'il en coûte ne les a pas concernés si d'abord eu ce qui les a concerné c'est qu'ils ont fait face bien sûr souvenez-vous du confinement souvenez-vous de ce qui se passait quand les commerces étaient fermés ou extrêmement limitées nous avons vu que les agriculteurs avec ce qui conduisait les camions ce qui était les caissières dans les supermarchés comme les soignants ils ont été en première ligne ne l'oublions pas ils ont répondu et ils ont répondu présent parce que ce sont des hommes et les femmes qui connaissent le quotidien et qui s'engage je crois que n'oublions pas de leur rendre hommage même près de deux ans après matthew vous rappeliez tout à l'heure la place centrale qu'occupe l'agriculture et l'agroalimentaire dans l'économie française voyant que ça occupe c'est vrai beaucoup beaucoup de personnes mais il ya beaucoup de ces personnes qui n'arrivent pas en vivre qui sont dans une situation de détresse pas face au très faible niveau de rémunération est surtout très faible partage de la valeur dans toute la chaîne de production qu'est-ce qu'on fait parce que ça fait des années que les politiques en parlent qu'est ce qu'il faut faire voilà pourquoi nous avons débattu deux fois d'un texte qu'on a appelés et gally main et galim 2 pour tenter que le producteur ne soit pas la variable d'ajustement dernier de la chaîne une fois que la distribution et la transformation s'étaient mis d'accord je crois que nous progressons mais qu'il va falloir être extrêmement attentif voilà pourquoi au sénat j'étais accompagné de notamment de la présidente de la commission des affaires économiques et de sénateurs de la commission des affaires économiques parce qu'il va falloir voir si l'objectif que s'est donné le texte égalise 2 et bien atteint pour que tout simplement les producteurs les agriculteurs puis vivre d'un revenu décent et que ce revenu décent quelque part il est le fruit de leur travail et de leur contribution à cette balance commerciale que j'évoquais tout à l'heure alors gérard larcher on va parler maintenant de de cette guerre en ukraine hier au sénat il ya eu un débat organisé juste apprécié de l'assemblée sur la guerre en ukraine le premie nice qui a défendu ardemment l'action des manuels macro est ce qui vous a convaincu goûter nous sommes dans un moment d'union nationale et d'union de l'europe en fait la crise en ukraine me semble avoir révélé trois choses première chose révélé un peuple les ukrainiennes et les ukrainiens dont on n'avait sans doute pas mesuré le désir qu'ils avaient de vivre en démocratie et avec nos valeurs et peut-être que la dîmière poutine lui-même l'avait estimé d'ailleurs sans doute et l'a révélé une europe qui était capable de se retrouver et notamment mieux qu'en 2014 au moment de l'invasion de la crimée et bien une europe qui est capable de prendre un certain nombre de mesures et y compris des pays qu'on attendait - l'allemagne sa réaction qui n'était pas facile sur la question de l'énergie et puis son réarmement qui est une espèce de mutations extrêmement importante car depuis 1945 et lé drame de la deuxième guerre mondiale l'allemagne s'interdisait toute exportation d'armes létales dans des pays un conflit et ce a décidé e sa décision aussi de redonner à son armée les moyens d'être une armée à la hauteur de l'allemagne et de l'union européenne révélation de l'europe capable d'imposer des sanctions des sanctions financières des sanctions personnelles des sanctions à caractère de mobilité et puis la troisième des choses elle a montré que le tan était capable aussi de se réveiller que ce qu'on nous avait annoncé comme un état de mort cérébrale était finalement j'allais dire bien vivante et c'est l'e3 effet lorsque j'ai ressenti je n'ai pas répondu travail ou sur ce sujet thaler on désire caisse consentis les agriculteurs au fond on va avoir une tension sur les prix de l'énergie il le mesure on va voir une tension sur le marché mondial parce que 30 % du marché mondial est actuellement bloquée dans les ports de la mer noire je ne vois pas de détroit des dardanelles serait ouvrir rapidement avec des conséquences très important à la fois sur les prix mais ne soyons pas égoïstes les premières conséquences ils vont se jouer d'ici quelques semaines dans la fourniture de céréales dont on dit d'après les fiches qu'un président du sénat reçoit que d'ici quelques semaines la situation de tension serait très forte en algérie au maroc en egypte au liban et donc il ya une responsabilité géopolitique qui est lié à cette crise mais qu'est ce qu'on va faire ça veut dire quoi ça veut dire que le blé français on va en avoir besoin nous ici on va pas on va pas le proposer à ces pays nous ne pourrons pas de laisser ces pays oui j'allais dire j'en sors de l'union européenne c'est l'europe qui doit viser une région dit pardonnez moi on va pas abandonner cette partie du monde non plus les rendre otage puis la troisième des choses ce matin j'ai ressenti c'est on va avoir des phénomènes de tension est réelle pour les agriculteurs par exemple sur les engrais plus de 40% des engrais venait de biélorussie de russie ou d'ukraine nous ils vont avoir des tensions sur les semences qui venait de chez nous et notamment de notre pays or l'ensemencement de printemps c'est en ce moment et vous voyez bien que la conséquence sur les récoltes de l'automne puis de l'année prochaine on est extrêmement importante voilà pourquoi la seule réponse elle peut elle doit être elle ne peut être qu'européenne voir il faut prendre des décisions ensemble qui merci rapidement je reprends la main parce que le prix dans la république parle aux français ce soit à 20 heures on peut dire c'est normal la france l'europe durcissent le ton et les sanctions contre la russie est ce que vous voyez dans cette prise de parole une forme de distorsion de concurrence à moins de 40 jours du premier tour de la présidentielle si le président nous parle ce soir des sujets qui sont ni à l'ukraine la réponse européenne qu'ils informent les françaises et les français en sa responsabilité de chef de l'état ça m'apparaît normal et naturel mais nous sommes à trente neuf jours oui nous sommes à 35 jours d'un moment qu est dans la vème république on sa démocratie l'élection présidentielle est ce moment clé ne peut pas être escamotée voilà pourquoi j'ai appelé le président de la république bien sûr à exercer pleinement ses missions de chef de l'état deux présidents l'union européenne en exercice moi-même dans deux semaines je présiderai avec les présidents des commissions des affaires économiques de tous les parlements nationaux de l'union européenne la conférence sur les souverainetés on voit bien que la question de la souveraineté alimentaire va se poser de manière fort gyger a lancé mais en même temps il faut une réponse une réponse et un débat démocratique car on ne peut pas élire un président ou une présidente sans un débat sur le bilan sur le projet on ne peut pas élire un président ou une présidente en quelque sorte par défaut démocratiques réclamés par exemple un débat télévisé avant le premier tour en tous les cas je demande vraiment au président de la république de bien réfléchir de la manière dont il va être candidat parce que si nous escamote on se débat pour celui ou celle qui sera élu il y aura un problème de légitimité et nous sommes dans une démocratie fragile on l'a vu avec la crise des gilet jaune nous avons besoin que celui ou celle qui va avoir le pays en responsabilité est vraiment illégitimité enracinée et en démocratie je ne connais pas autre chose que le débat donc ça veut dire vous pronostiquez sa victoire je ne pronostique pas j'ai dit celui ou celle je mène au stick un vrai débat entre celui ou celle je reprends la question que je soutiens s'appelle valérie pécresse si vous voulez les précisions on en était au courant mai vous ne le prenez pas mais c'est vrai que sa compagne est difficile pas seulement la sienne celle de tous de tous les candidats reçus ont existé dans une campagne assez varié qui est sous cloche d'une salle la campagne n'est pas simple mais nous pouvons à la fois gérer de manière rassembler de manière unie la crise créée par l'agression de la russie contre l'ukraine et l'agression il faut lui dire contre les valeurs qui sont les nôtres et en même temps faire vivre la démocratie et moi j'appelle à la fois l'unité et en même temps faire vivre la démocratie oui mais quand finalement un ancien premier ministre jean pierre raffarin saisit alors je vais pas dire le prétexte mais argumente son ralliement emmanuel macron par cette crise internationale bon ça fragilise encore plus votre candidate ça s'éteint c'est un constat auquel vous pouvez pas échapper écoutez opérateurs un fait de choix qui est le sien moi je considère que je peux être j'allais dire dans l'unité nécessaire du pays comme président du sénat mais aussi ma responsabilité d'appeler à ce débat démocratique et puis après les françaises et les français choisiront celle ou celui qui au deuxième tour s'affronteront et français choisiront mais une démocratie c'est un choix ça n'est pas un non-choix pain et pas nos choix peut nous conduire demain à une crise politique forte une dernière question valérie pécresse a accepté de débattre le 10 mars prochain face à eric zemmour sur sur tf1 on a un peu le sentiment que ce sera le débat de de la dernière chance pour stopper sa chute dans les dans les sondages on avait déjà dit ça avant son premier grand meeting ça s'est pas très bien passé comment vous abordez un rendez vous comme celui là j'aborde ce rendez vous avec les qualités personnelles de valérie pécresse mais aussi avec son positionnement extrêmement claires autour et des valeurs quant à eric zemmour chacun sait qu'il a considéré jusqu'à une date récente que poutine et l agressé et que ukraine et l agresseur il me semble que tout est dit et que les françaises et les français qui ont besoin de se retrouver autour des valeurs feront un choix extrêmement clair merci