Marc Fesneau, chef du groupe MODEM à l’Assemblée
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Questions et réponses
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Pour affirmer quelles ambitions de ce Modem qui soutient Emmanuel Macron ?
- 0:55OuverteRéponse partielle
Le Modem Boîte à Idées donc d'Emmanuel Macron, c'est ça votre nouveau logiciel ?
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Mais où s'arrête le soutien du Modem à Emmanuel Macron ? Est-ce que par exemple la justice sociale peut être la ligne rouge ?
- 2:12OuverteRéponse partielle
Quel est votre regard sur la politique d'Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il fait une politique de droite ?
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Avec sa réforme fiscale, le président Macron est-il devenu le président des riches ?
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L'augmentation de la CSG pour les retraités des 1200 euros de revenus, ça ne vous plaît pas. Que vont proposer les 47 députés Modem ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« les ambitions d'un mouvement politique, deuxième pilier de la majorité, à l'Assemblée et puis globalement »
- 1:01Invité politiqueFait
« Non, c'est pas Boîte à Idées, c'est aussi conformément à l'accord et au partenariat que nous avons noué avec la République en Marche et avec Emmanuel Macron »
- 1:16Invité politiqueFait
« Des engagements en termes budgétaires, des engagements en termes de réformes, des engagements en termes de moralisation. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Ce n'est pas une question de politique de droite ou de gauche. Moi, quand je pense qu'on supprime la taxe d'habitation, je ne suis pas sûr qu'on puisse la classer plus à droite ou plus à gauche que ça. »
- 2:46Invité politiqueFait
« la volonté de tenir les engagements de campagne »
- 3:13Invité politiqueFait
« la réforme de l'ISF, parce que c'est de ça dont vous parlez, elle vise à favoriser et permettre le fait que ceux qui ont de l'argent puissent le réinvestir dans l'économie. »
- 4:29Invité politiqueChiffre
« Quand on est à 1300 euros, ça fait environ 22 euros par mois. »
- 6:05Invité politiqueFait
« Oui, il n'y a aucun doute là-dessus. Je suis presque même étonné de votre question. »
- 6:14Invité politiqueFait
« On peut être à la fois garant des engagements présidentiels et du partenariat que nous avons noué avec Emmanuel Macron et faire entendre notre voix. »
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Le 6-9 du week-end, Éric Delvaux, sur France Inter. C'est ce week-end de la rentrée politique du Modem, université de rentrée. Ça se passe traditionnellement à Guidel, dans le Morbihan, où vous êtes en duplex. Marc Fénaud, bonjour. Bonjour. Président du groupe Modem à l'Assemblée nationale des universités du Modem. Pour affirmer quelles ambitions de ce Modem qui soutient Emmanuel Macron ?
Eh bien écoutez, les ambitions d'un mouvement politique, deuxième pilier de la majorité, à l'Assemblée et puis globalement, à la fois notre identité, on a parlé d'Europe à l'instant sur votre antenne, d'équilibre entre nécessité d'efficacité économique et de justice sociale. Et donc c'est ces ensembles-là qu'on discutera ce week-end à Guidel. Et puis la volonté aussi de faire en sorte que nous puissions nourrir le débat sur les grands enjeux du moment. C'est l'objectif des universités de rentrée, à la fois sur le fond et puis sur l'actualité du moment.
Le Modem Boîte à Idées donc d'Emmanuel Macron, c'est ça votre nouveau logiciel ?
Non, c'est pas Boîte à Idées, c'est aussi conformément à l'accord et au partenariat que nous avons noué avec la République en Marche et avec Emmanuel Macron, fidèle aussi aux engagements que nous avons collectivement pris, députés du Modem et députés de la République en Marche, pour faire en sorte de réformer le pays. Des engagements en termes budgétaires, des engagements en termes de réformes, des engagements en termes de moralisation. Ça a été le premier texte qu'on a pu voter cet été. Donc c'est à la fois garant des engagements collectivement et puis deuxièmement ouvrir un certain nombre de champs et de débats pour les années qui viennent.
Mais où s'arrête le soutien du Modem à Emmanuel Macron ? Est-ce que par exemple la justice sociale peut être la ligne rouge, ou plutôt pour vous la ligne orange qu'il ne faut pas franchir ?
Ce n'est pas une question de ligne rouge, une question de ligne orange. Je crois que notre rôle, notre fonction, notre utilité, c'est aussi, comme tous les parlementaires d'ailleurs, c'est un travail de parlementaire, et de parlementaire aussi évidemment et en premier lieu de la majorité, c'est de faire en sorte, dans les documents budgétaires qui nous ont été fournis dans la semaine, de regarder ce qui fonctionne très bien, ce qui nous paraît aller dans le bon sens, et éventuellement de pouvoir apporter des améliorations. C'est bien la moindre des choses quand on est parlementaire de la majorité que de pouvoir alerter le gouvernement et de faire notre travail.
Donc ce n'est pas une question de ligne rouge, c'est de veiller aux grands équilibres du pays pour qu'à la fois on puisse réformer le pays et que ça puisse être compris par les Français.
Mais quel est votre regard sur la politique d'Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il fait une politique de droite, comme l'a encore dit hier Martine Aubry ?
Oui, c'est un peu la facilité. On connaît à quel point, on sait à quel point Martine Aubry est sévère par nature, d'une certaine façon, et c'est son droit après tout. Ce n'est pas une question de politique de droite ou de gauche. Moi, quand je pense qu'on supprime la taxe d'habitation, je ne suis pas sûr qu'on puisse la classer plus à droite ou plus à gauche que ça. Quand on a une politique en direction des entreprises et en particulier des PME et des TPE, c'est un équilibre global et c'est la globalité du projet qu'il faut regarder d'Emmanuel Macron avec un certain nombre de mesures.
Et puis la deuxième chose que je voudrais dire quand même sur la façon dont le gouvernement travaille, Édouard Philippe en tête, c'est la volonté de tenir les engagements de campagne. Alors ça paraît peut-être nouveau dans le paysage politique qu'on vit, mais en tout cas, nous sommes conformément aux engagements de campagne sur cette ligne-là. La volonté, c'est de faire ce que nous avions dit que nous allions faire.
Vous dites qu'elle n'est ni de droite ni de gauche la politique du gouvernement. Avec sa réforme fiscale, le président Macron est-il devenu le président des riches, comme on l'entend comme ça depuis plusieurs jours ?
Écoutez, la réforme de l'ISF, parce que c'est de ça dont vous parlez, elle vise à favoriser et permettre le fait que ceux qui ont de l'argent puissent le réinvestir dans l'économie. D'où la volonté de maintenir un impôt sur la fortune immobilière et par ailleurs de faire en sorte que sur les biens mobiliers, les actions en particulier, il puisse être fait en sorte que ces actions puissent être réinvesties dans l'économie réelle, comme on dit. Et donc, évidemment, c'est les gens les plus riches qui sont les plus à même de mettre de l'argent dans l'économie. Est-ce que c'est pour autant une politique de riche ?
Quand on vient soutenir ici ou là telle ou telle entreprise, telle ou telle PME, je pense que c'est une politique qui profite à tout le monde, parce qu'elle est au service de l'emploi et au service de la croissance.
On a entendu aussi sur cette antenne ce matin quelques économistes dire que cette théorie du ruissellement n'a jamais vraiment démontré ses bienfaits en termes de création d'emplois. A propos de l'augmentation de la CSG... Ça, c'est la théorie des économistes. De certains économistes, en tout cas. De certains économistes. L'augmentation de la CSG pour les retraités des 1200 euros de revenus, ça ne vous plaît pas. Que vont proposer les 47 députés Modem dont vous êtes le président ?
On va y travailler la semaine prochaine, puisque c'est une semaine qui sera consacrée pour notre groupe à regarder les affaires de seuil, parce que c'est de ça dont vous parlez. Il faut regarder aussi l'équilibre qui se fait entre le prélèvement supplémentaire de CSG. Quand on est à 1300 euros, ça fait environ 22 euros par mois. Et puis, il faut regarder l'effet de la baisse de la taxe d'habitation dès 2018. Globalement, et c'est ça qu'on va regarder dans les... Il faut regarder précisément les choses.
Globalement, ce qu'on va regarder, c'est si la mesure, elle s'équilibre très rapidement pour les personnes qui sont à plus bas revenus, en particulier les retraités, puisque c'est d'eux dont on parle, pour faire en sorte que la hausse de CSG soit bien compensée par la taxe d'habitation. Et c'est ça qu'on va regarder dans la semaine qui vient, pour regarder que sur ces effets de seuil, pour ceux qui sont sur des revenus qui sont peu élevés, disons-le très clairement, la mesure de compensation taxe d'habitation, qui était prévue aussi dans le programme présidentiel, puisse compenser les choses.
Marc Fénault, président du groupe Modem à l'Assemblée, on vous qualifie, Marc Fénault, parmi les hommes politiques, plutôt discrets. Est-ce qu'on peut être chef d'un groupe à l'Assemblée nationale et faire preuve de discrétion au risque de devenir presque inaudible ?
Je crois. Alors la discrétion n'empêche pas qu'on soit audible. La seule différence peut-être que vos collègues ont peut-être notée, c'est que je ne pratique pas la politique comme parfois certains le font trop, c'est-à-dire par coup d'éclat ou coup de gueule, pour dire les choses plus abruptement. Je pense qu'on peut faire les choses, on peut faire les choses en dialogue. Moi j'ai fait ça depuis des années en territorial et c'est la même méthode que j'applique.
C'est la volonté à la fois de dire les choses et en même temps la fonction d'un président de groupe, ce n'est pas simplement d'essayer de se mettre en valeur, c'est de mettre en valeur nos idées et de faire en sorte qu'elles soient reprises par le gouvernement et reprises par les collègues. Et je crois que c'est le travail que nous faisons à l'Assemblée nationale. La discrétion n'empêche pas d'affirmer des positions et ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours su affirmer nos positions.
Est-ce que le groupe Modem à l'Assemblée est résolument pro-Macron pour bien clarifier les choses ?
Oui, il n'y a aucun doute là-dessus. Je suis presque même étonné de votre question.
Parce que le risque pour le Modem c'est d'apparaître comme une seule force d'appoint finalement du pouvoir en place.
Non. On peut être à la fois garant des engagements présidentiels et du partenariat que nous avons noué avec Emmanuel Macron et faire entendre notre voix. On l'a fait entendre par exemple sur la moralisation de la vie publique en réintroduisant la notion de banque de la démocratie, en affirmant des positions je crois qui ont été très utiles sur la réserve parlementaire et sa suppression et sur un certain nombre d'autres domaines. On vient de le faire cette semaine sur le projet de loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme. On affirme des choses. La loyauté n'empêche pas l'identité politique.
Marc Fénaud, on va reprendre cette interview. Ce sera après la revue de presse et dans quelques minutes les questions des auditeurs à Marc Fénaud, le président du groupe Modem à l'Assemblée Nationale. Vous pouvez appeler maintenant le standard. C'est 01 45 24 7000. A tout de suite.
Marc Fesneau