#Direct 🔴 Boris Vallaud, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 34 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron est le prix pour montrer que vous êtes bien toujours dans l'opposition ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes prêt à trouver des accords avec le Premier ministre ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez décelé chez Sébastien Lecnu des marges de manœuvre auprès d'Emmanuel Macron ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a d'autres discussions entre le PS et Sébastien Lecnu ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que Sébastien Lecnu est-il légitime ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Faut-il craindre des répercussions diplomatiques à la reconnaissance de l'État palestinien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Boris VallaudFait
« Vous avez le sort de Sébastien Lecnu entre vos mains. Le nouveau Premier ministre doit faire un budget pour l'année prochaine. »
- 20:00Boris VallaudFait
« Nous proposons le rétablissement de la police de proximité. »
- 2:00Boris VallaudPromesse
« Nous avons créé des postes. Nous proposons le rétablissement de la police de proximité. »
- 2:00Boris VallaudFait
« Nous sommes sans indulgence vis-à-vis des délinquants. Nous sommes d'où qu'ils soit. »
- 2:00Boris VallaudFait
« On n'a pas on prépare pas de loi d'amnistie, nous vous voyez, comme Rassemblement national en ce moment. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat, canal 8 de la TNT et sur vos boxes.
Bonjour Boris Valot. Bonjour. Vous êtes le président des députés socialistes à l'Assemblée nationale.
Vous avez le sort de Sébastien Lecnu entre vos mains. Le nouveau Premier ministre doit faire un budget pour l'année prochaine. Vous lui demandez de diviser par deux l'effort budgétaire, d'instaurer une taxe sur les ultra riches, taxe très critiquée et de revenir sur la retraite à 62 ans.
Est-ce Emmanuel Macron ? le prix pour montrer que vous êtes bien toujours dans l'opposition. Bienvenue dans ce grand jury Boris Valot.
À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Périne Tarna de Public Sénin et Lauris Bootud du Figaro. Dans ce grand jury Boris Valot, nous aurons une séquence tout est politique où nous parlerons de la reconnaissance de l'État palestinien demain notamment par la France. Nous aurons aussi notre séquence question express et 2027 c'est demain.
Le grand jury, l'actualité de la semaine. Boris Valot, après avoir fait chuter le gouvernement Bairou, vous avez rencontré cette semaine le nouveau premier ministre Sébastien Lecnu. Est-ce que vous êtes prêt à trouver des accords avec le premier ministre ?
Vous savez quand on on rencontre un premier ministre, il y a une démarche qui est évidemment républicaine et puis il y a la sincérité d'un engagement que nous portons au nom des Françaises et des Françaises. Ce que nous sommes venus dire au Premier ministre, c'est ce qu'est la réalité de la vie des hommes et des femmes qui n'ont que leur travail pour vivre, qui n'en vivent pas toujours. Les fins de mois difficiles, les angoisses pour remplir son réfrigérateur, assurer un avenir à ses enfants.
C'est l'état des services publics qui se dégradent, celui de l'hôpital, celui de l'éducation nationale. Nous avons dit euh le désir est perdu de justice, de justice sociale, de justice fiscale des Françaises et des Français. Et nous sommes fait d'abord leur porte-parole euh parce que au fond ce qu'ils ont dit il y a un an dans les élections, c'est qu'ils veulent un changement de politique.
On reviendra sur cette demande de justice et vos différentes demandes. Mais auparavant, est-ce que vous avez décelé chez Sébastien le Cornu des marges de manœuvre auprès d'Emmanuel Macron ? Si je dois être tout à fait sincère sur le sentiment qui a été le nôtre au sortir de cette rencontre avec Sébastien Lecnu, c'est celui d'un grand flou, d'un grand mystère.
Il nous a écouté poliment, il a parlé longuement mais font pour nous dire pas grand-chose. Donc si la question aujourd'hui est a-t-il était-ce rendez-vous dans lequel il a fait la démonstration qu'il allait renverser la table comme il en a pris l'engagement public ? que c'était le moment de la rupture qu'il a annoncé de forme et de fonds.
Non, ce n'était pas il semble tout de même vouloir revenir sur en partie sur la copie budgétaire de France Baou et notamment ces 44 milliards d'euros d'efforts annoncés. Est-ce que c'est une première victoire que de voir potentiellement cet effort réduit ? Vous savez, les victoires qui a lieu de les fêter, on les fait à la fin du match.
Euh le budget de François Bairou est tombé avec François Bairou s'il a été si largement déjugé par la représentation nationale, c'est que ce qu'il proposait était inadmissible et mettait à contribution ces hommes et ces femmes dont je parlais. Est-ce que vous songez que l'année blanche dont j'espère qu'il n'est plus jamais question, c'était faire rentrer 400000 personnes dans l'impôt sur le revenu des gens qui aujourd'hui parce qu'ils gagnent trop peu n'y sont pas assujettis. C'était augmenter les impôts de tout le monde.
C'était geler la location adulte handicapée. Et un certain nombre, c'est dans ce sens-là que vous vous explicitez le mot rupture qui est un des seuls mots qu'on a entendu pour l'instant dans la bouche de Sébastien le cornusu. C'était lors de la passation de pouvoir.
C'est ainsi que vous l'explicitez ce mot. Je crois qu'il faut Où est-ce qu'il l'a approfondi devant vous ? Non, il rienapprofondi devant nous.
Je je le répète. Euh mais pourquoi cette nécessité de de la rupture ? Les Françaises et les Françaises se sont prononcé il y a un an au sortir d'une dissolution dont personne n'a compris le sens et surtout n'a vu arriver la clarification qu'espérait le président de la République.
Il y a pas de majorité à être de vainqueur absolu dans cette hémicycle mais il y a un perdant indiscutable, il y a un battu c'est le président de la République et c'est sa politique. Et aujourd'hui, après trois premiers ministres, les Français constatent que ce sont ceux qui ont été battus qui gouvernent. Et donc dès lors, il appartient à cela dans les actes qu'ils vont prendre, dans les décisions, dans le tournant, dans la rupture de fond et de forme qu'ils disent au français d'une certaine manière "On vous a compris, on vous a entendu, on ne continue pas dans l'impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan budgétaire et infiné sur le plan politique." Donc si on vous entend bien, il faut que ça soit une forme de revanche finalement sur la politique qui a été menée jusque-là par le camp présidentiel, la politique d'Emmanuel Macron.
Mais vous parlez de revanche, c'est pas le terme que j'utilise de rupture avec une politique qui nous a conduit dans les difficultés financières et et budgétaires dans laquelle nous sommes, dans la fracturation euh du pays sans aucun doute. Ça, il y a pas de majorité, j'ai l'habitude de le dire dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, mais est une dans le pays qui est indiscutable. C'est la majorité absolue des Françaises et les Français qui veulent le changement, qui ont voté pour le changement, qui l'attendent, qui l'espèrent et qui désormais l'exigent.
Et donc quand on gouverne un pays, on gouverne aussi en écoutant ces revendications populaires qui d'ailleurs se sont aussi exprimées dans la rue ces derniers jours. Boris Val, vous nous avez dit Sébastien Lecnu vous a parlé longuement mais il n'a rien dit ou en tout cas rien rien dévoilé. Est-ce qu'il y a d'autres discussions qui ont lieu entre des membres du Parti socialiste et Sébastien Lecnu ou des intermédiaires ?
Non, il y a, je veux dire, il y a pas de de négociation aujourd'hui pour la simple et bonne raison que nous ne connaissons rien des latitudes du Premier ministre. Je ne suis pas certain que lui-même les connaisse. Quand j'écoute le bloc central dans son extrême diversité, j'entends ceux qui disent "Bah oui, il va falloir euh bouger sur la taxation des très haut patrimoines notamment chez et puis d'autres dans le même parti, dans le même groupe parlementaire qui pas question.
C'est hors de question de bouger d'un millimètre. J'entends chez les républicains une chose est son inverse. Moi je sais pas quelle est la ligne du socle du socle commun et je pense que monsieur le cornu ne la connaît pas non plus et qu'en réalité il est en négociation d'abord avec cela auquel il est fait par les Françaises et les Français injonction de reconnaître leur défaite et de changer de politique.
Pour ce qui nous concerne, nous nos propositions sont celles des socialistes d'une très grande partie de la gauche et elles sont connues des Françaises et des Français plébiscité par eux et connu du premier ministre. l'engagement ferme du premier ministre qu'il ne prendra pas de socialiste dans son gouvernement puisque je rappelle que vous refusez toute entrée du Parti socialiste au gouvernement. S'il y a une assurance que nous avons obtenue, c'est bien celle-là.
Qu'il n'y ait pas de débauchage individuel mais je crois pas que il y ait le moindre socialiste aujourd'hui disposé à s'engager dans une aventure hasardeuse et dont il partagerait pas la philosophie. Sébastien Lecornu a été nommé il y a 12 jours maintenant. Est-ce qu'on peut rester longtemps encore sans gouvernement ?
Est-ce que ça doit avancer assez vite dans la semaine ? Je crois que il va falloir que le premier ministre dise ses intentions. Pour l'instant, il ne parle pas.
Dis ce qu' est-ce que c'est un problème qui ne s'exprime pas justement devant les Français ? J'imagine qu'il aura la nécessité de le faire, que c'est attendu des Françaises et des Français. Mais il faudra pas qu'il se trompe de message.
Il faudra dire "J'ai compris le message qui a été adressé au président de la République dont je suis le fidèle collaborateur depuis 8 ans." Mais mercredi pour vous, c'était pas une prise de contact avec Sébastien Lecnu. Vous le connaissiez puisque vous étiez à la commission, vous êtes à la commission des de la défense à l'Assemblée nationale.
Est-ce qu'il est ouvert au dialogue ? fin négociateur comme on a pu le lire dans tous les portraits. Vous savez, j'avais entendu à peu près les mêmes éloges de la part de ces deux prédécesseurs.
Voilà, il y en avait un qui avait négocié le Brexit. On allait voir ce qu'on allait voir. Monsieur Bairou était le centre du dépassement. il était centr donc il était centrale compte échouéà sur une sur une sur une une loi très particulière euh qui était la loi de programmation militaire qui venait j'allais dire dans la suite d'autres lois de programmation militaire et qui était évidemment moins conflictuel, moins difficile même s'il y avait des points de vues différents et que nous nous sommes battus que ce qu'il y a à accomplir aujourd'hui de la part du premier ministre.
On parlait tout à l'heure d'une prise de parole de de Sébastien Lecnu. Est-ce qu'il doit expliquer ce qu'il veut faire ? Est-ce qu'Emmanuel Macron lui aussi doit doit un moment ou un autre se s'exprimer ?
Je crois que le président de la République lui-même doit prendre acte euh du résultat des élections. Il l'a pas fait dans la désignation un an en arrière là. Oui, mais ça fait un an que les Français attendent qu'il se passe quelque chose.
Mais songez quand même à ce qui peut se passer dans l'esprit des Français qui sont allés aux urnes après une dissolution qu'ils n'ont pas réclamé. Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que Sébastien Lecnui est-il légitime. Je dis qu'aujourd'hui l'attente majoritaire des Français, c'est celle du changement.
Ils veulent des mou mesures sur pouvoir d'achat. J'espère qu'on y reviendra. Ils veulent la la justice fiscale et une taxation des trait au patrimoine.
Nous y reviendrons. Je n'en doute pas. Il demande à ce qu'on écrase pas ni la croissance ni leur pouvoir d'achat.
Et bien c'est cela qu'il faut entendre. Et si monsieur Macron persévère dans une politique qui a échoué, je rappelle juste quelle était la situation des finances publiques puisque c'est l'essentiel quand même de la question qui nous ait posé sur le plan des équilibres budgétaires. En 2017, nous passons sous les 3 %.
Nous étions l'année dernière à 5,4 %. La protection sociale était en 2017 excédentaire, elle est déficitaire et il y a 1000 milliards de dettes en plus. Alors ce que je veux dire c'est que quand on prive le budget de l'État de 60 milliards de recettes par an, évidemment il manque 60 milliards de vous condamnez vous condamnez la politique là de d'Emmanuel Macron menée par Emmanuel Macron depuis 8 ans.
Il y a une phrase qui revient souvent quand il s'agit de de qualifier vos ambitions pour le prochain budget, c'est il faut que ça leur fasse mal. Il faut que les Françaises et les Français se disent en écoutant le Premier ministre euh en comprenant le choix qu'il qu'il fera, bah qu'il s'est fait violence à lui-même, qu'il a dû renoncer à un certain nombre de certitudes, qu'il a dû revenir d'une forme d'aveuglement, d'une politique qui ne marche plus. Ça c'est votre c'est c'est pour vous un gage pour pouvoir dire "On est encore dans l'opposition." C'est bien ça votre souci, non ?
Ah mais nous sommes dans l'opposition. Je je crois que la clarté, elle est aussi demandée par les Françaises et les Français. La seule clarté, c'est il y a un battut, c'est le président de la République il y a un an.
Il doit en tirer un certain nombre de conséquences et le budget que nous proposons il a sa cohérence d'ensemble. Voyez, il y a plus de budget Beou, il reste nôtre. Donc vous voulez un exercice de contrition de la part du du premier ministre et de la part de contré.
Vous dites le Parti socialiste tient l'avenir de monsieur le Cornu entre ses mains. Non non, monsieur Lecornu tient son propre avenir entre ses mains. Et alors tout ça ça prend quelle forme après ?
C'est un accord de non censure que vous voulez. Je ne sais pas la forme. Je ne sais pas je ne sais pas la forme.
Je ne sais pas ce que pense et ce à quoi est prêt le premier ministre. Le préalable. Mais vous vous êtes prêt à quoi ?
Est-ce que vous ce que vous voulez c'est idéalement un accord de non censure ? Est-ce que vous vous attendez de voir ce que le premier ministre pourrait dire dans un discours de politique générale ? Est-ce que vous attendez le déroulement de l'intégralité du budget pour voir si à la fin je vais je vais vous répondre.
Le souhait des socialistes, c'est d'être utile aux Françaises et aux Français tout de suite. Pas seulement en attendant 2027 ou une hypothétique dissolution, être utile tout de suite. Donc ça pourrait passer dans un parlement dans un parlement sans majorité.
Mais être utile, c'est aussi combattre une politique qui est en échec. Et donc ce que nous demandons au bénéfices des françaises et les françaises, c'est que leur vie change, que leur vie change dans les semaines qui viennent. Mais est-ce qu'un nouveau rendez-vous a été sucé avec le premier ministre ? rencontrer l'intersyndical mercredi.
Est-ce que vous vous avez un rendez-vous ? Je l'ai je l'ai vu, je l'ai je l'ai lu. Pour ce qui nous concerne, nous n'avons pas encore euh de nouveaux de nouveaux rendez-vous.
J'imagine, c'est implicite qu'il y en aura un autre. J'attends avec impatience les réponses qu'il va déjà faire au mouvement social qui a été considérable dans les rues de France. 1 million de français, de Français qui en pleine semaine se mobilise pour dire qu'il souhaite un changement.
C'est pas une demande qui est une demande minoritaire que chacun l'entende. Quand on parle de la taxe sur les haut patrimoines, c'est 86 % des Français qui le plébiscitent, quelle que soit la famille politique. Vos partenaires insoumis et écologistes veulent censurer tout de suite le gouvernement.
Pas vous si on vous comprend bien. Nous nous sommes, vous savez, on ne aujourd'hui on n'exclut aucune hypothèse ni celle d'obtenir un changement radical, une rupture que la table soit effectivement renversée de la part du gouvernement. Et si c'était pas le cas, nous l'avons déjà dit, les mêmes causes produisent les mêmes effets et donc la censure reste évidemment une hypothèse parce que quand on est dans l'opposition, on essaie d'être une opposition qui utilise l'entièreté des leviers et des dispositions constitutionnelles qui sont qui sont les leurs.
Juste vous évoquiez les manifestations sur la question des syndicats. Si la CFDT trouve un terrain d'entente avec le gouvernement sur la question des retraites et sur la question du chômage, est-ce que ça pourrait vous obliger à suivre ce type d'accord ? Mais nous sommes évidemment très attentifs aux revendications des partenaires sociaux qui sont unis dans le mouvement qu'ils ont lancé le 18 septembre dernier, qui ont produit un communiqué de presse commun avec les revendications qui sont à l'identique.
Ils font leur travail d'organisation syndicale. Nous faisons notre travail de responsable politique et d'élus de la nation. Il nous arrive et nous étions dans les cortèges que nos points de vue convergent et puis chacun ensuite a sa façon de faire avancer des causes qui nous sont communes.
Le premier enjeu du du premier ministre, on l'a bien compris, c'est le c'est le budget. Votre plan, celui du PS1, c'est 22 milliards d'efforts, c'est deux fois moins que le plan Bairou. Euh vous le faites avec une large part de hausse d'impôts par rapport aux économies quand la dépense publique représente déjà 56 % 57 % de la richesse nationale, est-ce qui est quand même pas un sujet de dépenses euh publique ?
Oui, je revenir d'ailleurs, il y a 14 milliards d'économies dans la proposition que nous que nous formulons. D'abord juste un petit élément de diagnostic pour qu'on parle quand même de la même chose. L'évaluation qui a été faite notamment par l'Office français des conjonctures économiques du plan de monsieur Bairou.
C'était un écroisement de la croissance qui est une déjà des des plus faibles d'Europe. Vous savez quand il n'y a pas de croissance, il y a pas de richesse à redistribuer, il y a pas de rentrée fiscale pour réduire les déficits. Ça écrasait aussi le pouvoir d'achat.
Et puis ça avait comme double conséquence une conséquence de moyen terme qui est l'augmentation du chômage à 9 % en 2027 et puis l'absence de préparation de l'avenir. Or la question de la transition écologique, elle ne souffre plus aucun report. Or, l'avenir aujourd'hui est quand même fait essentiellement de la somme des renoncements de la Macronie.
Alors, quand nous disons que nous voulons ralentir le rythme auquel euh nous réduisons le déficit, c'est pour venir aussi en soutien de la croissance des entreprises, de notre tissu économique dans les territoires. C'est la raison pour laquelle dans notre plan, nous avons 10 milliards d'investissements d'investissements productifs, souveraineté industrielle, souveraineté agricole, que nous avons des investissements dans la transition écologique, le logement, les transports, les transports du du quotidien et que tout cela évidemment avec les collectivités locales quand vous parlez quand vous parlez et que ce que nous proposons conduit à euh une échéance un peu plus reculée, mais la Commission européenne l'autorise dans sa réforme du pacte de stabilité. Nous n'écrasons pas la croissance, nous n'écrasons pas les vies euh des Françaises et les français et nous réduisons le déficit et la charge de la dette.
On va on va revenir sur ces questionsl mais vous parliez tout à l'heure de question de Bien sûr, bien sûr, mais vous parliez tout à l'heure de de question de justice. Est-ce que on peut parler d'injustice quand on redistribue autant dans notre pays ? Mais euh là, je pense que vous confondez deux choses, je vais essayer de de les distinguer.
Vous distinguez euh la partie revenue et la partie patrimoine. On a raison de dire que euh la redistribution euh après la distribution des revenus euh était efficace en France et réduit une bonne part de de la pauvreté, des inégalités de revenus, même si vous avez des rémunérations extravagantes et puis des salaires de misère. Mais ce que vous on confond, c'est le patrimoine.
Le patrimoine se concentre entre peu de mains et augmente beaucoup plus rapidement que le patrimoine de tous les autres Français. Et c'est l'essentiel et la substance des inégalités. Je voudrais être très précis. 1996, les 500 premières fortunes de France détiennent l'équivalent de 6 % du PIB.
Aujourd'hui, c'est 42 %. Ces dernières années entre 2013 et 2023, le patrimoine de ces 500 premières fortunes a augmenté de 14 % quand le patrimoine du reste des Français augmenté de 1,2 %. Et donc ces inégalités là, elles s'accroissent, elles s'accroissent de génération en génération.
Et donc oui oui, il y a un problème d'inégalité et notre modèle n'est pas redistributif dès lors qu'on s'intéresse au patrimoine et ça nous amène à la taxe sur les et la taxe sur les haut patrimoine elle porte sur le patrimoine au premier. Alors justement effectivement la taxe Zucman du nom de l'économiste français qui est à l'origine de cette proposition, Bernard AN le propriétaire de LVMH estime que Gabriel Zucman est un militant d'extrême gauche qui veut la destruction de l'économie libérale. Est-ce que vous-même, puisque vous soutenez cette taxe, vous êtes un militant d'extrême gauche ?
Vous le savez al vraiment les déclarations à l'emporte-pièce de quelqu'un qui risque évidemment d'être assujetti à cette taxe et contrevient à tous les principes de d'un état de droit, d'une République sociale dans lequelle il a grandi, dans laquelle il a prospéré, c'estàdire la justice fiscale, la redistribution, la solidarité nationale, le patriotisme économique. Je vais vous dire ça porte pas tellement à mes oreilles. Moi ce qui m'intéresse plus, c'est de lire ce matin dans la tribune dimanche une tribune de trois acteurs majeurs de la Frenchstech qui défendent la tax Zman au nom de la justice fiscale, au nom de la cohésion nationale parce qu'ils savent aussi ce qu'il doivent à ce pays et qui sur un certain nombre des objections qui sont justement ponctionner leurs outils, les biens professionnels, leurs outils de travail, les capacités d'investissement et donc d'innovation.
Il répond, ils répondent très précisément. Ça a été parmi les entreprises les plus innovantes de ces dernières années, des succès français et on a la chance d'être un pays à la fois d'ouvriers, de de d'entrepreneurs, de chercheurs, de gens qui innovent et qui font que ce pays est un grand est un grand pays. Mais quand il ils répondent à chacune des objections disant "Mais on manque de liquidité pour pouvoir payer cette impôt", ils répondent et ils font des propositions des propositions intelligentes responsables.
Donc moi je préfère si vous voulez, vous savez. Mais est-ce que ça veut dire que vous seriez ouvert à des pistes un petit peu différentes notamment sur l'assiette de la taxe duman pour pouvoir avancer et trouver un accord avec cette question de l'assiette et et sur cette question de de des start-ups. Les start-up et les licornes, c'est quelques situations.
Voyez ? Et en fait, c'est un peu c'est la formule hein. Quand on monte la lune, l'idiot regarde le doigt.
Là, on regarde le doigt, on regarde pas la lune. L'objectif, c'est celui de la justice. Tout ce que ceux qui ont un taux d'effort fiscal qui est la moitié de celui des Français, tant que ceux-là ne contrairomont pas, je dis à tous les autres français, c'est vous qui allez payer.
Les classes moyennes payent les impôts des hyper riches qui les payent pas, les PME payent les impôts des multinationales qui les payent pas. Et tout ça sur le plan de la justice, c'est inadmissible. Et sur le plan de l'efficacité économique, c'est contreproductif également.
Pour être très précis, la taxe du plan, c'est 2 % un impôt planché, une taxe planchée de 2 % sur les haut patrimoine de plus de 100 millions d'euros. Est-ce qu'il n'est pas illusoire de considérer que c'est en ciblant ce qui est estimé à 1800 foyers fiscaux en France que l'on peut régler le problème des finances publiques ? Mais je prétends pas que ce soit la seule réponse.
Je prétends que ça pose euh on a un problème de justice fiscale. Je vous rappelle que les parlements modernes ont été créés pour consentir à l'impôt historiquement et que donc c'est l'un des fondements de nos démocraties libérales, de nos démocraties modernes. C'est un des fondements de la République sociale et que quand il y a des passagers clonestin de cette solidarité nationale, ça pose à la fin un problème démocratique.
Mais qu'est-ce que vous répondez ? Et je répond et je et je réponds que sur les cas particuliers, comme eux-mêmes certains le proposent, intelligence Non. Non non, qu'est-ce que vous répondez Boris Ballo ? de de l'autre critique contre la taxe Zucman, c'est que si vous prenez 2 % du patrimoine d'une très grande entreprise, le propriétaire de cette très grande entreprise au bout de 10 ans à peu près aura perdu 20 % de son patrimoine.
C'est pas confiscatoire ça. Je alors d'abord, je vais vous répondre très précisément parce que il se raconte tellement de bêtises que il est mieux de rétablir de rétablir la vérité. Si le patrimoine de ceux qui vont être assujettis à cette taxman devait ne plus évoluer, il faudrait 100 ans de taxman pour retrouver le niveau qui est de leur fortune de 2010.
Il se trouve que je l'ai dit depuis 20 ans c'est 14 % par 2 % 2 % de taxe 14 % d'accroissement annuel. C'est-à-dire qu'en réalité même avec cette taxe Zmane, les grandes fortunes vont continuer de d'être de plus en plus riche. Ça c'est pour pour dire que ça n'est pas confi certains des opposants à cette juger confiscatoire.
Ah ben bien oui mais bien sûr mais il y en a quand on leur prend 1 € même s'ils en ont 1000 dans la poche, il considèrent que c'est confiscatoire. Attendez, je je voudrais juste aller juste aller au bout. Il y a une une taxe sur le patrimoine qui existe déjà, la taxe foncière sur le foncier bâti et non bâti.
Je vous donne un exemple parce que les Français sont déjà assujettis à ce type de taxe qui est constitutionnel, qui est accepté, qui est pas confiscatoire. Vous achetez une maison à 300000 € vous empruntez 200000 € vous avez une taxe de 2000 € par an et bien c'est 2 %. Mais est-ce que c'est la taxe et c'est constitutionnel ?
Est-ce que c'est pas un peu quand même de l'économie au doigt mouillé tout ça ? Parce que les taxes Zucman rapporterait alors pour les plus optimistes, c'est de 20 à 25 milliards d'euros. J'imagine que vous en faites partie.
D'autres parlent de 5 milliards au maximum et puis d'un effet d'exil fiscal attendu. Sur sur l'exil fiscal, vous avez pu lire il y a quelques semaines après euh à peine pardon, une étude euh de euh euh du du conseil d'analyse économique qui est un organisme rattaché au premier ministre qui fait l'évaluation d'une augmentation de 1 % de l'attaque sur les très haut patrimoines et qui euh euh dit que c'est extraordinairement marginal. Bon, d'abord l'exist fiscal est marginal.
Par ailleurs, il y a un dispositif qui s'appelle l'exilit taxe qui permet de se prévenir de l'exil de l'exil de l'exil fiscal. Donc ça ça n'est ça n'est ça n'est pas vrai. Mais dans votre famille politique, on entend aussi quelques critiques sur cette acte Zukman François Hollande, il dit que 2 % c'est beaucoup trop.
Est-ce que vous entendez quand même cette remarque ? Est-ce que vous êtes prêt ? Je repose ma question de tout à l'heure à revoir quand même un peu les bases de la taxe je vois bien vous savez je vois bien le la tentation immédiate qui est de dire finalement cette taxe on va lui accorder tellement de dérogation bah qu'elle rapportera rien.
Les champions de l'optimisation fiscale qui consolident 40 % de leurs résultats fiscaux dans des paradis fiscaux c'est les multinationales. Ça, il manque l'équivalent de 20 % du produit de l'impôt sur les sociétés. Donc quand François Hollande entendre quand François Hollande fait entendre sa différence, il joue contre votre camp alors à quoi il joue contrime non mais qui est du débat chez nous tant mieux.
Ouais il exprime un point de vue. Moi je je défends la position qui est dans le budget adopté par l'ensemble des socialistes et une taxe dont je considère qu'elle est juste, qu'elle peut dans les modalités de liquidation avoir des aménagements. C'est ce que propose ceuxl même qui vont y être assujettis ce matin dans la tribune dimanche et c'est quand même intéressant et et intelligent.
Mais je fais aussi le constat que quand on parle de de biens professionnel, il y a dans le terme une forme d'abus puisque euh pour les 3/4, c'est en réalité des valeurs financières mobilières. On vous parlait de François Hollande qui qui parfois a quand même un discours un petit peu différent du vôtre sur les retraites aussi. Il est un peu un peu un peu en retrait.
Il va rencontrer Sébastien Lecorn, l'ancien président en début de semaine à Matignon. C'est normal ou Sébastien Lecnu en recevant François Hollande vous envoie un mauvais signal ? Mais non, d'abord François Hollande a été président de la République.
Euh il est celui qui avait rétabli les comptes de la nation, qui avait rétabli l'ISF mais à égalité la taxation du patrimoine et du travail. Il a peut-être quelques messages à faire passer à monsieur le Cornu, mais François Hollande est membre du Parti socialiste. Il est dans le groupe parlementaire que que je préside et il sait les exigences qui sont les nôtres et il portera, j'ai pas de doute, euh le message qui est le nôtre.
Vous avez pas besoin de rappeler qui sont les interlocuteurs pour le gouvernement, c'est-à-dire vous-même euh Olivier Fort et je crois qu'il nous a reçu dans cette configuration. Donc je pense que monsieur le Cornu le sait. Euh François Baou avait déjà fait cette erreur de croire que en parlant à François Hollande, il parlait au Parti socialiste.
Je crois surtout qu'il ne parlait à personne parce que vous savez, il suffit pas d'appeler François Hollande pour que ça donne lieu à une discussion. François Hollande lui-même a été extrêmement surpris que l'été de monsieur Baou été consacré à à préparer sa sortie plutôt qu'à préparer le budget. D'ailleurs, c'est ce que j'ai dit à François Bairou quand il nous a reçu.
Il nous a dit "Vous étiez en vacances cet été. Voyez d'abord que le téléphone passe à peu près partout aujourd'hui mais que pour ce qui me concernait, il ne m'avait pas appelé depuis le mois de février. Voyez d'où votre discours très sévère à l'Assemblée nationale au juste discour juste.
Un discours juste qui correspondait à la réalité de ce qui s'était passé et du sentiment des Françaises et les Français. En cas de de nouveau blocage, il faudra une dissolution. C'est ce qu'a déclaré récemment François Baou dans une interview au Figaro.
Est-ce que vous redoutez cette hypothèse d'une nouvelle dissolution ? Nous ne réclamons pas la dissolution l'assemblée nationale. Nous ne réclamons pas non plus la destitution du président de la République.
Si elle doit advenir, elle adviendra. Vous avez bien compris que en plus de ça, ça n'est pas un pouvoir entre les mains des parlementaires, mais entre les mains du président de la République dans la tête duquel je ne suis pas. Bah si mais vous êtes vous êtes quand même un acteur dans l'histoire parce que si vous faites tomber le premier ministre Sébastien Lecnu, ça accélère une possible dissolution.
Il y aura il y aura une dimension sa bordage si ça doit arriver. C'est-à-dire que nous nous serons heurtés à l'aveuglement, à l'intransigence d'un carton de gens qui voudront à toute force défendre un bilan sanctionné dans les urnes, disqualifié dans les faits et vous vous allerez à nouveau avec la France insoumise en cas de nouvelles élections législatives. Je crois que chacun des socialistes, le premier secrétaire a déjà eu l'occasion de dire le périmètre dans lequel nous travaillons, dans lequel nous souhaitons nous présenter aux élections, si elles doivent advenir, c'est de place publique à François Ruffin.
Boris Valot, le président du groupe des députés socialistes à l'Assemblée nationale est notre invité. On marque une petite pause, on se retrouve dans un instant. À tout de suite.
Le grand jury RTL Public Sénat, le Figaro M6. [Musique] Et je pense que les plus belles victoires, en tout cas celles qui nous font le plus avancer, ce sont nos échecs. Pour la société, le handicap est une zone d'incapacité et il y a pas du tout cette prise de conscience que quand on est en situation de handicap, c'est pas qu'on ne fait pas, c'est simplement qu'on fait différemment.
Elle est une figure incontournable du sport français, engagée pour l'inclusion du handicap dans le sport, dans les universités, dans la société tout court. Présidente de l'Agence nationale du sport, présidente également du comité paralympique. Après avoir elle-même remporté de nombreuses médailles, la championne Marie-Amélie Lefur est notre invité dans un monde un regard.
Un monde, un regard à 17h30 sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. faire [Musique] une découverte hors du commun sur la côte nord-est du côte enentin des sacs de chantier contenant 800 kg de cocaïne.
Il y a des consommateurs y compris dans nos communes, dans nos petites zones rurales. On trouve du produit partout maintenant. Il suffit de se connecter à des réseaux comme Snapchat ou ou autres pour tomber sur des vendeurs qui font leur publicité quoi.
Ce qui nous a frapper, c'est l'ampleur du phénomène. Il a été longtemps été urbain, métropolitain et maintenant tout le territoire est touché. Vous pouvez nous accompagner monsieur ?
Ouvrir votre coffre s'il vous plaît. Il y a le chien qui va passer. Et c'est comme ça aussi qu'on a du renseignement qui nous permet ensuite d'ouvrir des enquêtes plus complexes et de d'essayer de remonter les filières.
Quand vous tapez sur un point deal, bah il se déplace et il va ailleurs. Ces opérations Placettes à l'enon ou ailleurs, elles sont pas inutiles, mais c'est pas suffisant. Ce qu'il faut, c'est détruire l'entreprise.
Sénat en action vendredi prochain à 16h30 sur Publics Sena et sur publicsena.fr. FR [Musique] [Musique] essoufflement inhabituel prise de poids rapide pieds et chevilles gonflé fatigue excessive et si votre cœur essayait de vous dire quelque chose.
Si vous constatez un ou plusieurs de ces signes, surtout après 60 ans, vous souffrez peut-être d'insuffisance cardiaque. Parlez-en à votre médecin. [Musique] En France, des millions de personnes souffrent d'un mal-être psychologique sans rien dire.
Alors que la meilleure façon de commencer à aller mieux, c'est d'en parler. Mon soutien, ne restez pas seul avec votre mal-être. [Musique] Déployez tout votre potentiel professionnel.
L'APEC vous accompagne à tous les moments clés de votre carrière. Apec donner de l'élan à votre avenir. [Musique] L'immigration n'est pas une chance pour la France, je crois.
L'inégalité des races. Oui, bien sûr. Est-ce que nous avons le droit d'être chez nous en France ?
Au secours ! Les fondateurs du Fond National cherchaient en quelque sorte une petite avec Le Pen. Évidemment, c'était mal le connaître.
En politique, je leur avais dit je reviens mais si je reviens, je ne m'arrêterai pas. C'est la société du spectacle. Le rassemblement national est en train de se construire.
Pour la victoire ! Jean-Marie Le Pen mène depuis si longtemps que un combat. L'immigration.
L'immigration. 1 million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop. Rarement la vie politique avait atteint ce niveau de polémique.
La politique, c'est dur. Mon père, c'est quelqu'un dont vraiment je suis fier. Énorme surprise.
Jean-Marie Le Pen semble devoir être le second. Personne n'a vu venir le renversement. La bête est encore debout.
Jean-Marie Le Pen à l'extrême, le populiste. Vendredi prochain à 18h30 sur Public Sénat et sur Public. Voici Rabiel Miley, tout juste élu, président de la nation argentine avec près de 56 % des voix en novembre 2023.
Libéral, libertarien, il présente alors sa fameuse politique de la tronçonneuse pour en finir avec l'État providence, la dette publique, les crises à répétition. Il est l'un des dirigeants les plus sulfureux du monde, grand ami de Trump, revendiquant un ultralibéralisme qui l'applique à l'Argentine depuis 2 ans. Ravier Miley, le président à la tronçonneuse.
C'est le documentaire de François Xavier Freland et il donne l'occasion de faire un bilan d'étape. Sa politique fonctionne-t-elle ? Les argentins vivent-ils mieux depuis qu'il est au pouvoir ?
Les élections de mi-mandat freineront-elles ses ardeurs ? Je vous retrouve juste après le film pour en débattre avec nos invités. Votre documentaire suivi d'un MondOc présenté par Rebecca Fitouusi samedi prochain à 21h sur Public Sénat et sur public.
Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.
Boris Valot, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et notre invité Pine Tarna de Public Sénat et Lauris Boichot du Figaro sont à mes côtés pour vous interroger. Le grand jury, tout est politique. Demain à l'ONU, Emmanuel Macron va reconnaître l'État palestinien contre la vie d'Israël et contre la vie des États-Unis.
Boris Vallot, faut-il craindre des répercussions diplomatiques à ce choix ? Tout choix est difficile mais c'est un choix nécessaire. C'est une décision attendue.
C'est celle des socialistes depuis depuis longtemps et je crois que c'est une des conditions de l'appel la solution à deux États qu'il y ait effectivement deux États reconnus et la France sonore demain. Mais qu'est-ce que va faire avancer le cette reconnaissance de l'État palestinien à ce moment-là ? Moi, je je crois que c'est une façon de porter cette solution à deux états.
Ça peut être une abstraction complète dans quelques semaines parce qu'il faut dans un même mouvement aussi dénoncer ce qui se passe à Gaza comme dans les territoires de 6 Jordanie. Donc c'est un moyen de faire pression sur Israël. moyen de faire pression et de chercher un chemin de paix, de retrouver le fil interrompu depuis depuis Oslo dans un moment tragique qu'il est important de dénoncer sans cesse et je crois que ce sera aussi le message du président de la République.
En tout cas, on va l'écouter avec attention. Loris Boot. Cette décision d'Emmanuel Lecron, vous le savez est très décriée.
Philippe Toreton, Jean Spar, Charlotte Ginsbourg dans une tribune au Figaro publié ce weekend. Une vingtaine de personnalités ont appelé le chef de l'État à retarder sa décision. Une reconnaissance de main serait revendiquée comme une victoire symbolique pour le Hamas, écrivent-il, qui ne ferait qu'aggraver les taux meurtriers qu'il impose le Hamas aux Palestiniens.
Est-ce qu'il n'aurait pas été plus sage avant la reconnaissance de l'État palestien de mettre le Hamas hors jeu ? Mais je crois que de ce point de vue-là euh euh la France dans la déclaration conjointe avec l'Arabie Saoudite le 12 septembre dernier a dit avec netteté et c'est la première fois à l'ONU, que l'État de Palestine ce serait sans le Hamas. Ce serait sans le Hamas.
Et euh nous savons toutes et tous à quel point il est l'adversaire de la paix, qu'il est l'adversaire de la solution à deux États. Et c'est vers l'autorité palestinienne que il faut qu'il faut se tourner. Euh et on a toujours des des de bonnes raisons de dire plus tard, mais plus tard, ce sera trop tard.
Et demain, les maires socialistes sont invités par Olivier Fort, le patron de de votre parti, à isser le drapeau palestinien sur le fronton de leur mairie. Bruno Rotau, le ministre de l'intérieur, a lui donné instruction au préfet de s'y opposer. Est-ce qu'effectivement les bâtiments publics, que sont les mairies ne doivent pas rester neutres ?
Mais je crois que euh la proposition d'Olivier Fort, elle consiste à dire accompagnons ce moment historique d'un acte symbolique et de pavoiser euh les mairies euh du drapeau palestinien. On connaît le contexte très inflammable. Bien sûr, bien sûr.
C'est pour ça que c'est aussi laissé à la liberté à la liberté des maères. Ce qui me fait dire que Bruno Rutaillot qui est ministre des missionnaires, pour pas dire démissionner puisqu'on l'a renversé avec le gouvernant Maou à mon sens se trompe à la fois d'interprétation juridique parce que nous savons que après le 7 octobre, il y a des mairies qui ont il sait à juste raison le drapeau israélien que drapeau ukrainien aussi prête pas à la prudence. Le contexte doit être à la, j'allais dire à la défense acharnée du cesser le feu, de la libération des otages, d'un chemin d'un chemin pour la paix.
Il est ténu. Il est ténu mais il faut se raccrocher. Voilà, il y a pas d'autres chemin que des actes antisémites en France.
Est-ce que ça Mais là, vous parlez d'un d'un autre sujet qui est absolument fondamental, l'explosion des actes antisémiques. On doit être, j'allais dire, mais impitoyable et déterminé dans la lutte contre l'antisémitisme. Moi, vous savez, j'ai j'ai trop d'amis de confission juif qui aujourd'hui ont peur.
Et ben, il faut être à leur côté. Il va y avoir les fêtes de fin d'année et bien d'évidence il faut là aussi que leur sécurité soit assurée leur avec sa proposition sur le drapeau palestinien le patron du parti socialiste Olivier Fort a créé un puissant malaise. Ce sont les mots du député socialiste Jérôme Gadge.
Est-ce qu'Olivier Fort a manqué de prudence de nuance dans son appel à pavoiser les mairies du drapeau palestinien ? Je pense que ça se rapportait moins à la question des drapeaux que à la réponse à un tweet ou sans aucun doute sur Twitter, il vaut mieux, j'allais dire faire preuve de se mettre à la diète, être prudent dans dans les réactions qu'on a. Mais veux pas qu'on se trompe de ch pour être précis parce que je vais citer le tweet de de d'Olivier Fort pour qu'on sache de quoi on parle.
Tant que vous penserez que vous ne pouvez fêter le nouvel an juif et l'an 1 d'un état palestinien, vous ne s'aimerez que la haine, le désespoir et la mort. C'était une réponse. Je crois que c'est à cela que que le l'expression de de Jérôme Gage s'adressait.
Moi, je veux dire avec netteté que Olivier Fort est est vraiment engagé dans la lutte contre contre l'antisptisme et que s'il y a un besoin de clarification et s'il y a eu un malaise, ben je suis là aussi pour le dire que les socialistes de façon déterminée sont toujours au côté de leur compatriote de confession juives. Ce type de proposition ne devait pas être dép en interne au sein du Parti socialiste avant d'être annoncé sur Twitter. souhaite, c'est que demain nous soyons concentrés sur l'essentiel, sur le plan international sur ce qu'il faut faire cesser à Gaza sur la libération des otages demain à l'ONU sur cette reconnaissance qui écarte le Has et puis ici en France sur la lutte contre l'antisémitisme puisque c'est le sujet sur lequel vous m'interpellez et qui est un sujet important qui n'est pas second.
Voilà. Est-ce qu'il faut en plus de la reconnaissance de l'État palestinien sanctionner sur le plan économique Israël ? Je le crois et c'est euh le chemin qui était ouvert par la Commission euh européenne et aujourd'hui la France doit convaincre ses partenaires européens d'aller notamment à la suspension de l'accord de l'accord d'association.
C'est le gouvernement de monsieur Netaniaou qu'il faut euh arrêter dans sa folie qui est aujourd'hui une entreprise qui qui est génocidaire, qui est qui est épouvantable. Mais affaiblir affaiblir Israël sur le plan économique, c'est quand même une une idée particulière, non ? la situation actuelle.
Mais l'idée c'est de de de d'interrompre euh euh ce que même en Israël certains appellent aujourd'hui un génocide en cours. Hm. Mais ça revient à affaiblir le pays.
Euh non, je je crois pas. Ce qui affaiblit le pays, c'est ce qu'il est en train de faire. Je veux dire un un grand peuple comme peuple d'Israël, il il a été capable aussi des accords d'Ol à quoi nous devons nous raccrocher, c'est à la paix.
Est-ce que vous savez que il y a encore des Israéliens et des Palestiniens qui en dépit de ce qui se passe et bien parlent encore d'avenir ? Il y a un hommage national ce soir aux États-Unis à Charlie Kirk, l'influenceur conservateur tué le 10 septembre. Que Charlie Kerk soit érigé en martyre de la liberté d'expression.
Vous en pensez quoi ? Écoutez, d'abord une position de principe. On doit pouvoir exprimer toutes ses opinions et j'allais dire y compris les plus désagréables et les combattre de la même manière dans les urnes, dans des débats, dans des tribunes médiatiques et la violence politique n'a pas sa place.
Elle n'a sa place nulle part, ni en France ni aux États-Unis. Que cet assassinat soit pour l'international réactionnaire euh qui est sur le registre indépendamment de de cet assassinat de on peut rien dire. Bah, nous le constatons, il y a sans aucun doute une instrumentalisation de cette assassinat pour fédérer non pas les amis de la liberté mais une extrême droite qui dans l'histoire n'a jamais été au côté des progrès des libertés publiques et quand ils sont au pouvoir sont plutôt les ce qui la sape.
Cette semaine aux États-Unis, un humoriste et animateur américain Jimmy Kimel a été suspendu. Les anonymes ont été licenciés de leur entreprise pour avoir critiqué l'influenceur Charlie Kirk. Donald Trump s'est félicité de ses licenciements.
Il demande la tête de deux autres humoristes. Ils menacent aussi leurs médias. Est-ce que à vos yeux les États-Unis sont en train de basculer dans une forme de démocratie autoritaire ?
Mais est-ce que c'est un sentiment ou est-ce que c'est un un constat objectif mais accablant ? parce que monsieur Trump est un parangon de liberté, de défense des droits. Non, je ne le crois pas.
Et si je dis que la liberté d'expression doit être respectée, elle est pour toute opinion. Et donc le fait de sanctionner ces humoristes et la démonstration aussi vraisemblablement d'une atteinte à à la liberté d'expression, à la liberté. Dans ce contexte politique aux États-Unis, le premier vice-président du Rassemblement national, Louis Aliot, va assister ce soir à l'hommage national aux États-Unis à Charlie Kerk.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce qu'il y a sa place ? Ah, il y a manifestement sa place.
Bien sûr, il est à sa place au milieu euh de cette famille réactionnaire, de cette famille intolérante, euh de cette famille euh qui fait régresser les droits et libertés pour lesquels on s'est battu depuis euh des siècles. Vous savez, euh dans l'histoire, l'extrême droite n'a jamais été au côté des conquêtes sociales et et des la conquête des libertés publiques et politiques. Elle en a été le plus souvent d'ailleurs l'adversaire.
Et donc, que le Rassemblement national soit représenté dans cette engance- là ne m'étonne pas tellement. Mais d'ailleurs je vais vous dire on regardait aussi sur on évoquait pardon petit retournard sur la taxman que madame Le Pen et le Rassemblement national soit du côté des milliardaires. Jean-Marie Le Pen parlait desablishment ils sont lestablishment aujourd'hui ils défendent les milliardaires qui financent leurs tank qui financent leurs campagnes qui ont leurs médias leurs journaux leurs télévisions.
Marine Le Pen parle quand même d'une taxe sur les plus riches. Oui qui rapporte pas grand-chose. Ce que nous voyons, c'est une Amérique pour revenir sur les États-Unis, une Amérique divisée, déchirée même.
Est-ce que c'est ce qui guettete la France ? Je crois qu' nous sommes ici en France mis au défi de recoudre un pays déchiré où chacun défend parfois sa colère euh où le sentiment d'injustice est est grand. Et je sens he que nous sommes sur ce sur cette ligne de crète, mais je sens aussi les Français disponibles pour la solidarité, disponible pour la fraternité, disponible pour faire des choses ensemble et se donner des raisons de vivre ensemble.
Et je crois que c'est le meilleur qu'il faut qu'il faut cultiver. On a besoin de machine à coudre dans ce pays et pas de machine à découdre. Le grand jury question express.
Boris Valot question express avec une des réponses par oui ou par non pour ou contre. Ces news est-elle une chaîne d'extrême droite ? C'est l'affirmation de Delphine Ernut, la la présidente de France Télévision pour défendre ses journalistes.
Euh je je crois que c'est en effet le cas. La Chine est-elle une dictature ? Je crois que c'est en effet le cas.
Faut vous êtes en désaccord avec Sopia Chikirou, l'influente député insoumise. Je vous le confirme. Il estime que la Chine n'est pas une dictature.
Faut prendre en compte la pétition de Philippe Devilier qui demande un référendum sur l'immigration. compétition qui a recueilli plus de 1 million et demi de de signatures à ce jour et donc organiser un référendum sur l'immigration. Je n'y suis pas favorable.
Pour ou contre la gratuité dans les transports en commun, mesures mise en place dans certaines villes mais vivement critiqué par la Cour des comptes en place mis en place avec succès euh notamment à Montpellier et je crois que c'est une mesure de justice, une mesure qui encourage euh les mobilités décarbonées. Donc j'y suis favorable. C'est pas tout à fait un oui non pardon.
Le grand jury 2027, c'est demain. Alors retour en France avec la perspective de l'élection présidentielle qui influence déjà quand même beaucoup notre vie politique. Tout d'abord Boris Valot, une question simple.
Pourquoi Raphaël Luxman n'est-il pas aujourd'hui le candidat naturel du Parti socialiste ? D'abord, je sais pas si lui-même est candidat. Oh, c'est ça en prend la direction quand même.
Le Parti socialiste auquel j'appartiens ne manque pas de talent. Nous travaillons sur un projet qui sera présenté à la fin de l'année. Nous souhaitons constituer une alliance de la gauche de Raphaël Gusman puisque vous évoquez jusqu'à François Ruffin ou de Clémentine Autin à Aurore Laluc avec les socialistes, avec les communistes, avec nos amis écologistes, avec les insoumis.
Non non, vous avez bien compris que dans la géographie que je décrivaiséance je je décrivais ils n'y sont pas parce que leur projet n'est pas d'y être non plus. Ils ont formulé aussi la proposition d'une candidat. Je vois une parenthèse mais ça veut dire qu'en cas de dissolution il y aura plus jamais de nouveaux fonds populairire.
La France insoumise c'est nous sommes en train de constituer une alliance telle que je l'ai décrit telle que je la souhaite sans jamais oublier par ailleurs. Je répond faudra regarder circonscription par circonscription. Comment euh nous continuons de considérer que notre principale est encore possible dans certaines circonscriptions.
C'est ce que vous faire barrage à l'extrême droite parce que je ne confonds pas l'un et l'autre. Ça voudrait dire une forme d'accord de non agression si demain il y avait des élections législativ. Je n'en connais pas les formes mais mon adversaire politique principal l'extrême droite.
Olivier Fort est un président comme on dit et sans aucun doute avec d'autres dont je pourrais égrainer les noms. Vous parliez d'un mode de sélection quelque part d'un d'un bloc de gauche qui irait donc effectivement de Clémentine Autin jusqu'à Raphaël Gluxman. Comment ça peut marcher parce que visiblement Raphaël Gluxman ne veut pas y participer et c'est une primaire que vous décrivez là.
Moi ce que je crois c'est que le travail de fond que le Parti socialiste a engagé pour lui-même, que le place publique a aussi mis en chantier, que nous sommes en train de travailler avec d'autres forces politiques de gauche, les écologistes, l'après François Ruffin, les discussions que nous pouvons avoir avec le Parti communiste français, tout ce travail doctrinal euh nous fait en réalité converger. Chacun est convaincu de la nécessité d'une rupture parce que nous avons changé d'époque, nous avons changé d'air et que l'impatience des Français de ce pays qu'il faut recou dont je parlais tout à l'heure est immense. Et bien je Mais pourquoi mais pourquoi tout le monde n'adhère pas alors à ce processus ?
Mais il y a déjà une majorité de de formations politiques qui y souscrivent, y concourent et nous continuons de discuter, de travailler avec place publique. Nous travaillons avec nos amis nos amis écologistes et donc nous continuons dans ce chemin avec une responsabilité particulière pour le Parti socialiste qui au cœur de tout cela et bien d'entraîner tout le monde parce que ce qui nous préoccupe nous, c'est d'offrir une alternative aux Françaises et aux Français. Puisque vous parlez du fond et de la base doctrinale de ce programme présidentiel, est-ce que vous souhaitez toujours l'abandon de la réforme des retraites, de la dernière réforme des retraites et donc de l'âge légal de départ à la retraite de 64 à 64 ans ?
Oui, comme 66 % des Français qui se sont exprimés la semaine dernière. Si je le dis, c'est qu'il est rare qu'une réforme. Excusez-moi, vous appuyez beaucoup sur des sondages pour la taxe Zucman pour la retraite.
Mais si on regarde tout à l'heure quand je m'appuyais sur le résultat des ures, vous vous en contestiez le résultat aussi. Pas du tout. Non non, j'ai jamais contesté le résultat des en revanche, si vous appuyez sur les sondages, il faut faire demain un référendum sur l'immigration.
Je je mais je peux vous répondre sur le sur le sujet parce que je défends aussi les convictions qui sont les miennes et que je ne veux pas qu'à travers une question mal posée euh et un grand mensonge soit fait aux français et aux français parce que vous savez c'est pas ceux qui sont le plus habiles d' d' d'enflure du ton d'effets de manche de rou de monade qui sont les plus efficaces s'agissant de ce type de politique. François qu'on peut continuer à dire aux français dans le contexte démographique qui est le nôtre, c'est-à-dire avec une population vieillissante et donc de moins en moins de cotisans qu'on va pouvoir continuer à travailler jusqu'à 60 ou 62 ans seulement. Mais d'abord madame euh là vous là par exemple vous vous dites une autre chose pardon qui est fausse.
Aujourd'hui les gens ne partent pas à 60 ou 62 ans. Ils partent plus tard. La moyenne c'est plutôt 64 ans d'ors et déjà et repoussant à 64 ans ce sera 66 ans.
Donc il ne faut pas dire il ne faut pas dire que aujourd'hui les Français partent effectivement à 60 ou 60 ans. Ça n'est pas vrai. Ou alors avec des décodes considérables et je peux vous dire qu'il y a beaucoup de français qui peuvent pas se le permettre.
Pourquoi ? Mais les 62 ans sont prop l'âge effectif de départ à la retraite des Allemands, on part à peu près au même âge. Je parle de l'âge effectif, pas de du moment de la liquidation.
Pourquoi on parle de cette réforme des retraites ? Vous m'interrogez comme si c'était une une sorte de lubi, une sorte d'obsession. D'abord parce que c'est une injustice sociale considérable pour les carrières longues, pour les carrières pénibles, pour les carrières achées.
Je vous dire, c'est souvent des carrières de femmes. Elles ont eu des carrières difficiles souvent moins bien payées que les hommes et ben elles se retrouvent avec des pensions qui sont des pensions. Sortez cette idée de réparer le macronisme en fait ce qu'a fait le macronisme quand même fait beaucoup de dégâts.
Je je dois dire que moi j'en suis pas surpris. Pour l'instant, c'est votre principal programme pour 2027. C'est de pour l'instant c'est votre principal programme pour 2027, c'est réparer ou effacer tout ce qui alors peut-être que vous m'écoutez pas.
Mettre de la justice de la justice fiscale et quand je prends des chroniques qui sont des chroniques qui ont plus de 20 ans, c'est que je considère que la réparation, elle est plus ancienne que cela. Quand j'évoque la question euh de la transition euh énergétique, c'est parce que j'ai le sentiment de l'urgence de la préparation de l'avenir et que tous les investissements que nous ferons pas aujourd'hui euh il faudra les faire demain. Quand je pose la question par exemple sur le la question agricole qui me concerne beaucoup chez moi à la fois de la nécessité d'une nouvelle loi d'orientation agricole en France et d'une nouvelle PAC parce que la PAC de 92 ne marche plus et qu'on ne peut plus considérer l'agriculture comme un bien comme les autres soumis à la libre concurrence souvent la plus déloyelle.
Je dis que ça n'est pas possible. Ça fait partie de de nos projets. Alors oui, je suis désolé de le dire, il va y avoir beaucoup à réparer du macronisme à la fois dans ce qui a été conduit comme politique mais aussi dans la façon dont il a fait de la politique.
Et c'est la raison pour ceour et c'est la raison pour laquelle, pardon, il y a dans la question de la réforme des retraites aussi un enjeu démocratique. Mettez-vous du point de vue de nulle part, vous savez, vous êtes sur Sirius, une étoile et vous regardez comment ça s'est passé. Des manifestations par million dans les rues, le pouvoir n'en a rien à faire. un front uni des organisations syndicales de salariés, le pouvoir n'en a rien à faire.
Une absence de majorité à l'Assemblée nationale, le pouvoir n'en a rien à faire. Mais vous vous rendez bien compte que quand les citoyens se disent "Mais la démocratie est impuissante", ils doutent de la démocratie et ce qui nous guettete c'est la demande d'un changement de régime. Et ben je suis désolé, je crois que croire la possibilité, il y a aussi une réalité de l'état de nos finances publiques.
Comment vous financeriez ? pour reprendre la la question de leur ris un changement d'âge donc un abaissement de l'âge légal de départ à la retraite si on abandonne la borne 64 beaucoup de on a fait beaucoup de propositions on a eu l'occasion de parler tout à l'heure de la taxe moi je je je reprends le constat qui a été fait par je crois que c'est euh l'institut d'étude des politiques publiques euh et qui dit en fait on n pas un problème depuis ces dernières années on n pas un problème de dépenses on a essentiellement un problème de recettes il nous manque des recettes 60 milliards par Vous savez que si nous avions ces 60 milliards par an, s'il n'avait pas été retiré du budget de la nation, nous serions en dessous des 3 % de déficit, nous aurions une charge de la dette qui serait beaucoup plus faible et nous pourrions financer un certain nombre de politiques publiques parce que si vous retirez ce qui a été socialisé, c'est au fond le régalien et bien la France est plutôt en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE. Alors, il peut y avoir des surcotisations, il peut y avoir une CSG qui est progressive, il peut y avoir une différenciation entre les les très grosses pensions et les petites pensions qui arrivent pas euh à vivre à vivre correctement.
Je crois qu'il y a des possibilités. Mais moi, ce que je propose c'est qu'il y a un peu plus de justice que tout le monde vit mieux. Moi ce qui préoccupe, c'est les gens qui tapent à ma permanence.
Vous savez, c'est ça fait partie de vos idées pour maintenant et pour 2027. Mais je vous livre quand même la confidence d'un responsable du bloc central cette semaine. La gauche française est la seule gauche européenne qui ne veut pas faire de virage sur les questions de sécurité et d'immigration.
Euh-vous encore à faire votre révolution régalienne quelque part ? Mais enfin de de euh c'est une parole autorisée mais par qui ? Par quoi ?
Moi je suis désolé mais dans le quincana de François Hollande on a eu affronter Non mais si on regarde passé non si on regarde chez nos voisins européens il y a eu effectivement une évolution des gauche qui n'est pas du tout celle de la gauche française. Mais quelle est l'évolution de la gauche française ? Je veux dire, nous avons nous nous avons créé des postes.
Nous proposons le rétablissement de la police de proximité parce que nous considérons que la sécurité du quotidien ça concerne tout le monde. Nous sommes sans indulgence vis-à-vis des délinquants. Nous sommes d'où qu'ils soit, même si quand ils sont en col blanc et quand ils sont mis en examen ou renvoyés devant les tribunaux correctionnels, pour nous c'est important.
C'est important aussi. Et on n'a pas on prépare pas de loi d'amnistie, nous vous voyez, comme Rassemblement national en ce moment, hein. Bon euh et sur l'immigration, on est euh euh aussi très conscient du fait que c'est un sujet qui tarde les Françaises et les Français.
C'est d'ailleurs ce que nous avons dit. Mais vous dites quoi sur Et ben je dis trois choses. La première, c'est que je suis favorable à ce que les travailleurs clandestins qui font tourner les secteurs entiers de notre économie puissent être régularisés pour payer leurs impôts et leurs cotisations sociale et participer.
Parfois, ils le font déjà. la totalité des immigrés clandestins qui travaillent chez nous, ceux qui ceux qui travaillent. Vous savez qu'il y a des secteurs entiers de l'économie.
Si on écoute madame Le Pen, c'est vrai aussi de la santé hein. On et bien ça ne tourne plus. Il faudra qu'on vous réinvite pour développer tous ces sujets sur la question de l'intégration pour la question de l'immigration.
Merci beaucoup. Bon dimanche à tous. À la semaine prochaine.
Le grand jury RTL public sénat le Figaro M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.
Tout de suite sur Public Senat, [Musique] après la crise de 1973. Ronald Rean va offrir aux Américains la possibilité de s'enrichir. Une nouvelle génération d'entrepreneurs va alors émerger parmi lesquelles Bill Gates et Steve Jobs.
La révolution internet propulse alors de jeunes ambitieux comme Larry Page, Serge Brin ou Elon Musk vers des fortunes colossales. Les gars femmes s'imposent comme maître du monde numérique. Capitalisme américain, le culte de la richesse.
Qui veut gagner des milliards ? Vendredi prochain 22h sur publics senaat et sur publicsena.fr.
Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au vendredi à 7h30 pour une nouvelle saison et nous serons plus que jamais au cœur de nos régions avec nos invités, nos reportages, la presse régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Une découverte hors du commun sur la côte nord-est du côte enentinte.
Des sacs de chantier contenant 800 kg de cocaïne. Il y a des consommateurs y compris dans nos communes, dans nos petites zones rurales. On trouve du produit partout maintenant.
Il suffit de se connecter à des réseaux comme Snapchat ou ou autres pour tomber sur des vendeurs qui font leur publicité quoi. Ce qui nous a frapper, c'est l'ampleur du phénomène. Il a été longtemps été urbain, métropolitain et maintenant tout le territoire est touché.
Vous pouvez nous accompagner monsieur ? Ouvrir votre coffre s'il vous plaît. Il y a le chien qui va passer.
Et c'est comme ça aussi qu'on a du renseignement qui nous permet ensuite d'ouvrir des enquêtes plus complexes et de d'essayer de remonter les filières. Quand vous tapez sur un point deal, bah il se déplace et il va ailleurs. Ces opérations placettes à l'en ailleurs, elles sont pas inutiles, mais c'est pas suffisant.
Ce qu'il faut c'est détruire l'entreprise.
Boris Vallaud