Rachida Dati réforme la réalité - Charline explose les faits
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Qu'est-ce qui vous est arrivé, Charlene Vanhoenacker ? Bonjour, Fimon. Il vous manque une... Ah, vous avez perdu une dent devant. Oui, je vais mettre un dentier pour la chronique. Vous avez aussi un œil au beurre noir et vous avez un peu de sang sur le front. J'ai du sang, je sais. Oui, je sais. J'ai croisé Rachida Dati. Oh là là, qu'est-ce qu'elle nous a mis dans la tronche hier matin, dans le 7-10, bon sang. Vous l'avez écouté ? Nico et Léa, c'est bien simple, elle leur a roulé dessus. C'est pour ça qu'ils ne sont pas là ce matin tous les deux. Ils sont en ITT. Je sais parce que je les ai emmenés à la médecine du travail. Sybille Veil, bon, elle est aux urgences.
La présidente de Radio France, qu'est-ce qu'elle s'est mangée à l'antenne hier ? Dans ce métier, quand tu te fais humilier par ta haine pulsante, c'est en live devant la France entière. C'était tellement violent, on se serait cru à pétarame. Même la CGT a pris la défense de Sybille Veil, c'est vous dire. Si ça trouve, elle va se syndiquer. Alors hier matin, face à Dati, en roue libre, Nico et Léa ont fait ce qu'ils ont pu. Mais ça manquait d'un petit snap de Paul de Saint-Sernin pour recadrer l'invité. Alors pour ceux qui n'ont pas entendu hier matin, je vous raconte la scène. Bon, déjà quand elle est arrivée en studio, j'ai senti que ça partait mal. Rachida Dati, bonjour. Bonjour.
Madame Dati, c'est la régie. Ouais, faudrait penser vraiment à enlever la cliquairie là parce que ça s'entend au micro. Voilà, ça fait 24 heures qu'on est sans nouvelles du technicien. Alors Rachida Dati veut faire de nous la holding, la BBC à la française. Enfin, elle veut nous transformer en kebab, quoi. Alors France Inter serait devenu un club écouté que par des CSP+, et des vieux. Bon, alors déjà, elle confond nos auditeurs avec les adhérents LR. Et puis, surtout, c'est faux. Un million d'auditeurs par jour au moins de 34 ans. Et quand bien même, les CSP+, AG, oui, ils sont nombreux, mais nous, on les aime bien.
Parce que non seulement ils offrent des bonnes audiences, mais parfois, ils offrent pour 400 000 euros de bijoux apparemment. Alors Rachida Dati a aussi expliqué qu'on s'adressait à une élite parisienne. Ok, donc fact-checking, médiamétrie, auditeurs en région parisienne, 18%. En région, 85%. Donc si je résume, public CSP+, AG, c'est faux. Radio parisienne, c'est faux. Nos plateformes numériques faibles, c'est faux. Un consensus pour une holding sera en train de se former ? Un consensus pour Dati, c'est qu'elle est d'accord avec son reflet dans le miroir, non ? C'est chaud quand ta ministre de tutelle, elle vient faire 20 minutes de fake news.
Et puis qu'elle sucre ton budget pour pas les débunker. Remarquez, il y en a, ils ont réussi à devenir président des Etats-Unis, comme ça. Alors Rachida Dati, à défaut de transformer l'audiovisuel public, elle transforme la réalité. Elle a quand même passé toute sa vie chez LR, donc bon, je vois pas pourquoi on s'attend à ce qu'elle dise la vérité. Cela dit, on a quand même appris des trucs pendant cette interview. Par exemple, que Libération est un journal subventionné par la mairie de Paris. Ah, ben vous saviez pas, voilà. Libération, c'est pas un quotidien, c'est le bulletin municipal du 75.
Alors elle estime qu'elle défend une culture populaire et accessible, elle est contre les places carrées or dans les théâtres. Bon, pour Rachida, alors, c'est au poignet, pas dans les théâtres. Et quand on lui rappelle les 7 millions d'auditeurs, elle nous parle du maçon qui n'écoute peut-être pas France Inter. Ok, donc maintenant, elle se préoccupe de ce que pensent les classes ouvrières et les habitants en région. Mais attendez, c'est pas à la mairie de Paris qu'elle veut candidater ? C'est à celle d'Aubusson dans la Creuse, sous les couleurs du NPA ? Voilà, hier, tout ça s'est pourtant fini dans un éclat de rire.
Allez savoir, Dati, quand elle répond à une question, elle est toujours en train de rigoler. On sait jamais si c'est parce qu'elle est contente d'être là ou si c'est parce qu'elle se fout de notre gueule. Je crois que depuis hier, on a la réponse. Charline Van Oonacker. Je ne sais pas.