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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 12 août 2020 86 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Didier Houssin | Auditions Covid-19 – 24/06/2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 31 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous présenter votre parcours et votre rôle dans la préparation aux risques pandémiques ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel regard comparatif portez-vous sur la gestion française face à d'autres pays comme ceux d'Asie du Sud-Est ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Comment analysez-vous la coordination interministérielle et locale pendant la crise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le confinement aurait-il pu être plus régionalisé ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre avis sur l'usage des masques pour le grand public ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelles sources d'information utilisiez-vous au début de l'année pour suivre l'épidémie ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour depuis le 16 juin les députés de la commission d' enquête consacrée à l'épidémie de kobe de 19 auditionnent les acteurs de la crise sanitaire monde médical mais aussi ancien ministre et directeur généraux de la santé tout l'été lcp vous fait revivre ces auditions aujourd'hui celle de didier houssin ancien directeur général de la santé de 2005 à 2011 la travailler avec les ministres xavier bertrand et roselyne bachelot c'est à cette époque qu'il avait été confronté à l'épidémie de h1n1 dont la gestion par les autorités avaient été jugées disproportionnées avant d'être réhabilité on écoute dès à présent didier houssin monsieur le professeur mes chers collègues nous avons souhaité entendre les différents directeurs généraux de santé pour pouvoir retracer l'évolution de l'organisation de la réponse aux crises sanitaires nous terminons cette série d'auditions en recevant aujourd'hui monsieur didier houssin messieurs professeur je vous remercie de votre présence avant de vous donner la parole je vais vous demander de prêter serment en effet l'article 6 de leur donnant du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission denquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vous invite donc à lever la main droite est à dire je le jure je le jure je vous remercie je rappelle donc que cette audition et publiques diffusées en direct est consultable en vidéo et fera l'objet d'un compte rendu écrit qui sera publié monsieur vous avez la parole pour un cours propos liminaire qui va précéder les changes avec les parlementaires merci merci madame la présidente monsieur le rapporteur mesdames messieurs les députés donc quelques mots pour me présenter mais vous l'avez fait j'ai un lourd passé en matière de risque pandémique comme vous l'avez dit j'étais directeur général de la santé de 2005 à 2011 et non en 2013 et en même temps délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire j'ai d'ailleurs évoqué dans cette cette expérience dans un ouvrage de 2014 dont j'offre un exemplaire à votre commission denquête ensuite de 2011 à et 2020 j'ai conseillé l' oms en matière de sécurité sanitaire face aux risques pandémique est mon rôle vis-à-vis de kobe de 19 vous l'avez dit c'est jouer deux niveaux le niveau de l'om est-ce que vous avez mentionné que je ne reprendrai pas celui de la mission qu'a sexe non plus j'ajouterai simplement qu'en tant que membre de l'académie nationale de médecine j'ai assuré depuis mars depuis mi mars le secrétaire de la cellule qu'ovide 19 je ne sais pas si monsieur lagarde est là mais il sera sans doute heureux de savoir que sa demande que l'académie nationale de médecine joue un rôle plus important durant ce type de crise passe 686 181,2 du rapport de la commission denquête de juillet 2010 a eu une suite favorable l'occasion du comic 19 un peu tardif peut-être mais favorable quand même mon propos liminaire se centrera autour de la notion de préparation au risque pandémique avec trois approches le regret qu'elle était critiqué en 2010 le constat que le défaut de préparation a eu en 2020 des conséquences graves et l'espoir enfin que la préparation à ce risque devienne une obligation dans notre pays un regret d'abord impact gestion conséquences très bien mais un mot n'apparaît pas dans l'intitulé de votre commission c'est le mot préparation entre 2005 et 2009 sous la menace du virus h5n1 la préparation de la france au risque pandémique lien virus émergents à transmission respiratoire a été intense elle a conduit un travail interministériel inédit pour développer décliner puis perfectionnée un plan national préparer notre société à la continuité d'activité en situation de pandémie s'exercer constituer des stocks de produits de santé masques antiviraux respirateur préparer les organisations logistiques préparer la production d'un vaccin et organiser l'action de l'état en particulier avec la création de l'eprus notamment en 2007 pour monsieur d'or se souvient évidemment très bien en 2010 au décours de la pandémie de 2009 due au virus h1n1 moins grave que redouté au début cette préparation a été critiqué au lieu d'être félicités pour avoir limité le nombre de décès nous avons été critiqués voire trop dépenser je vous renvoie notamment aux commission denquête devant lesquels j'ai eu l'honneur sinon la joie d'être convoqué là encore monsieur lagarde et monsieur d'or s'en souviennent dix ans ont passé la violente critique en 2010 de cette préparation a selon moi jouer un rôle majeur dans l'affaiblissement en france de la préparation au risque pandémique affaiblissement qui s'est révélé de façon dramatique fin janvier 2020 lorsque le ms a déclaré que kovy 19 était une urgence de santé publique de portée internationale voilà pour le regret un constat ensuite en dépit du travail admirable des hospitaliers et du civisme de la population trente mille décès ont été déplorés à ce jour et l'impact économique et social est majeur notre défaut de préparation porte une part de ses graves conséquences face à un virus d'autant plus dangereux qu'il est excrété avant les signes cliniques c'est un point très important l'absence de traitement et de vaccins et la rareté des tests virologiques disponibles imposaient de recourir aux méthodes rustique de prévention sinon la fuite du mois la distanciation l'hygiène des mains est le port du masque j'avoue avoir été sidérée d'apprendre que le stock de masques de la france s'était évaporé j'ai pas le parler dissolution parce que j'ai pensé que c'était un terme qui vous étaient désagréables à partir de 2005 nous avons décidé avions décidé la constitution d'un grand stock de masques précisément parce que nous redoutions quand je dis nous ce sont évidemment les ministres de la santé de l'époque j'étais directeur général de la santé et bien sûr le gouvernement derrière c'est lesquels se situer ses ministres précisément parce que nous redoutions face au virus h5n1 la terrible situation dans laquelle nous nous sommes trouvés en 2020 face au courant d'un virus nous estimions alors qu'en l'absence de vaccins et de traitements le minimum que l'état pouvait faire pour protéger les professionnels les plus exposés la population était de leur donner des masques afin de réduire le risque de transmission du virus en 2010 en avril 2010 après la pandémie grippale due au virus h1n1 il restait du stock de masques constitué au prix d'efforts importants industriels financiers logistiques en avril 2010 donc il restait un milliard de masques chirurgicaux anti projections pour la population et les malades soit environ 100 % du besoin alors estimé je reviendrai là dessus si vous le souhaitez et 700 millions de masques ffp2 à haute capacité de filtration pour les professionnels exposés professionnels de santé professionnels du secteur médico social et autres professionnels de la sécurité profession en activité de guichet ou d'accueil 80 % du besoin estimé j'insiste sur deux points le calcul du besoin était fondé sur un certain nombre de masques par jour une durée de 12 semaines pour la vague pandémique et sur un calcul de la dimension de population à couvrir par catégorie professionnelle la doctrine concernant les masques ffp2 s'inscrivait dans un plan plus vaste centré sur la préparation du plan de continuité d'activité à tous les niveaux secteur public secteur privé à partir du document unique d'évaluation des risques du ministère du travail qui a joué alors un rôle très important les masques dont devait se doter aussi les acteurs économiques et les collectivités territoriales par exemple pour les éboueurs et l outil contribuant à la continuité d'activité mon travail de délégué interministériel avait alors a consisté à rencontrer dans le cadre de réunions organisées chaque semaine tous les secteurs banque assurance boulanger médias agroalimentaire funéraire et cetera et cetera pour les inciter à deux choses préparer leur pca et acheter des masques si notre stock de masques ne s'était pas au évaporé on aurait peut-être pu organiser autrement le confinement dans le sens d'une meilleure préservation de la continuité d'activité en lisant le rapport du sénateur de la jay compris qu'en 2015 ce stock avaient commencé à se déliter en 2020 il avait fini par quasiment s'évaporer au point de nous mettre en situation de pénurie comment cela est-il possible ceci est particulièrement grave concernant les masques ffp2 pour les soignants car une lecture de la doctrine d'emploi de ces masses produite par le haut conseil de la santé publique le 1er juillet 2011 qui la lite limiterait aux actes les plus invasive cette lecture me paraît discutable il me semble qu'il fallait faire encore à ce moment là le maximum pour protéger les soignants exposés quel que soit leur secteur d'activité les masques serait-il qu'un marqueur parmi d'autres du défaut de préparation au risque pandémique qu'en at il été de la mise à jour de la planification des actions de la coordination interministérielle de la préparation de la continuité des activités des exercices de l'anticipation de la recherche développement et la coordination européenne et nationale des essais cliniques il est vrai que la france n'a pas été le seul pays dans cette situation cela ne peut pas être une consolation la france était reconnu pour être un des pays les mieux préparés elle se retrouvait dans la même situation que de nombreux autres pays une situation dans laquelle il faut subir et improvisée or et les musiciens qui sont ici le sable improvisation ne s'improvise pas planification il a fallu activer le plan pandémie grippale qui avait le mérite d'exister mais qui datait de 2011 il n'avait pas été mise à jour gestion de crise alors que l'unité d'action reste une règle de cette gestion il a fallu attendre de longues semaines pour qu'un centre interministériel de crise unique gère la crise liée aux qu'ovide 19 une préparation plus active et la répétition des exercices dans les années précédentes aurait peut-être permis d'éviter cela expertises scientifiques de façon inattendue un paysage complexe a été créé avec l'invention de deux conseils scientifiques alors que notre pays dispose et d'instances expérimenté composé avec soin et compétente en matière d'analysé de risques santé publique france notre vigie notre source de données qui a pu qui a su s'appuyer sur des équipes de modélisation et d'épidémiologie de qualité en matière d expertise pour la gestion de risque avec le haut conseil de la santé publique qui a fait préparer la doctrine sanitaire de gestion du risque heureusement la qualité des membres du conseil scientifique que vous avez je crois tendu a permis d'éviter que la complexité ne se transforme en confusion peut pas et évidemment ni et la grande qualité de personne comme delfraissy fontanes et li na et la dame qui les accompagnait il a fallu cependant attendre la mise en place de la mission de jean castex pour que la notion d'anticipation et de préparation prennent enfin sa place à partir du 9 avril un espoir enfin pour conclure un triste espoir que l'impact sanitaire social et économique de la pandémie de kovy 19 laisse de telles traces que l'on prenne enfin au sérieux dans la longue durée la préparation au risque pandémique il faut en effet se concentrer sans faiblir sur les risques avérés douloureusement éprouvé en france depuis des siècles et qui sont les plus lourds la guerre et l'épidémie sachons trier entre ce qui est prioritaire et ce qui l'est moins ne laissons pas les événements intercurrente même s'ils sont importants ils réclament une réponse adaptée détourner des grandes priorités de préparation que vu leur impact potentiel sont la défense et la préparation risque pandémique pour le risque de guerre nous avons une armée elle se prépare elle s'équipe elle s'entraîne ce devrait être pareil pour le risque pandémique car tout incite à se préparer à ce risque la densification de l'espèce humaine la densification des espèces animales l'accroissement des interactions entre espèces animales l'accroissement et entre espèces humaines et espèces animales la multiplication des échanges de personnes et de biens par les migrations le tourisme et le commerce les pratiques d'élevage des animaux les conditions de vie des êtres humains dans les grandes villes à tous les échelons local régional national européen plus que tout et mondial faisons que cette cette préparation au risque pandémique une priorité qui dure et que l'on organise pour résister à l'oubli yeuse mémoire puisque j'ai l'occasion de m'adresser aux législateurs quelques suggestions pour conclure un une obligation de préparation au risque pandémique de une planification mise à jour déclinés testés et évalués 3 une coordination interministérielle c'est peut-être le plus important quatre des contre-mesures quand j'entends contre-mesures j'entends les masques les solutions hydroalcooliques et tout ce qui peut être éventuellement dans les différentes hypothèses un traitement ou un vaccin des contre-mesures sur la responsabilité de l'état avec un contrôle parlementaire comme j'imagine l'exercent pour la défense votre commission de la défense nationale un effort européen pour kuhn europe de la sécurité sanitaire secret dont le volet de préparation au risque pandémique serait le pivot une stratégie enfin de recherche et développement sous contrôle de l'opex à ce propos je ne peux pas ne pas vous alerter sur la grave situation de la recherche en france puisque vous allez bientôt débattre d'une loi de programmation pour la recherche je veux souligner qu'il ya bien sûr des aspects budgétaires à traiter mais il y a surtout un besoin de simplification extrême l'université devrait être enfance le coeur des activités de recherche comme c'est le cas dans la plupart des pays développés il faudrait donc unifier le corps des enseignants chercheurs et celui des chercheurs et revoir profondément les missions des organismes tels que le cnrs ou l'inserm dont la création a été très utile après la guerre mais dont la valeur ajoutée est aujourd'hui discutable merci de votre attention merci beaucoup je suis passé la parole à monsieur rapporteur merci monsieur le professeur vous avez exercé des responsabilités importantes vous les avez rappelé vous venez de porter une vision et un regard assez critique assez sévère même sur l'impréparation qui a marqué la gestion de cette crise et ses conséquences terribles que vous avez que vous avez rappelé je voudrais vous interrogez d'abord sur vos fonctions de président du comité d'urgence de l'om est ce vous avez l'avantagé d'avoir cette vision et ce recul sur ce qui s'est passé dans notre pays d'avoir été un acteur à la fois dans l'épisode de grippe aviaire dans l'épisode du virus h1n1 et vous l'avez rappelé qu'elle quel regard comparatif vous portez sur ce qui s'est passé dans d'autres pays qu'est ce qui fait que le constat le diagnostic sévère que vous dressez s'est produit dans notre pays par rapport à d'autres je pense aux pays du sud est asiatique qui ont mieux fait face à la pandémie et qu'est ce que vous savez qu est ce que vous pouvez dire à notre commission sur le la date d'information plusieurs intervenants à votre place nous ont indiqué qu'il y avait eu un retard dans les prises de décision est-ce que ce retard nous aurions pu l'éviter par rapport aux informations notamment de l' oms provenant de chine d'abord mais d informations internationales dont nous disposions donc ça c'est plutôt ce regard et cette comparaison internationale est un élément sur l'information sur la datte d'information sur la prise en compte dans d'autres pays et ensuite je voudrais vous interrogez vous enfin vous avez beaucoup abordé ce sujet je crois qu'il est essentiel en effet sur les questions de coordination coordination interministérielle c'est vrai qu'on a été frappé par la multiplicité des instances d'autres ont été créées spécifiquement avec la crise vous posez vos pieds le conseil scientifique on pourrait rajouter le caire on pourrait tous ses organes il se rajoutant à ce qui existait déjà et qui peut avoir le sentiment tout cas vu de l'extérieur de créer une confusion et un manque de pilotage successeur évoqué hier la nécessité d'avoir maréchal de guerre à la tête de toutes ses armes et mais au delà de la coordination nationale entre le chorus les cellule interministérielle conseil scientifique etc il y a aussi la coordination locale la stratégie nationale qui relève de l'état de ces autorités sanitaires mais aussi sa déclinaison concrète sur le terrain et là on plus nous a été dit aussi mais je voudrais avoir votre analyse votre appréciation un peu un double pilotage quelquefois difficiles et source et improductif entre le préfet les préfets des départements et les ars qui ont introduit une forme de confusion et de questionnements sur le pilotage donc je voulais avoir ces deux approches une internationale et une très locale merci monsieur le rapporteur alors d'abord le comité d'urgence de l'om s il est important d'avoir à l'esprit que c'est un instrument qui qui s'inscrit dans le cadre du règlement sanitaire international ce n'est pas un comité permanent c'est un comité qui réunit par le directeur général de l'om est ce qui est convoqué par le directeur général de l'om est essentiellement pour lui donner un avis sur une question est-ce que ce qui se passe est une urgence de santé publique de portée internationale car dans le cadre de ce règlement qui est le principal traité international en matière de santé ça ouvre à des droits et devoirs pour les états membres et pour le ms et effectivement cela convocation faite par le directeur général j'ai reçu l'appel le dimanche 19 janvier si je me souviens bien on peut dire que c'est une convocation précoce si on compare à ce qui s'était passé pour ebola et pour h1n1 puis dans d'autres domaines zika etc donc je pense que l' oms a fait preuve de célérité célérité au point que la première réunion du comité d'urgence le 22 janvier 23 janvier a abouti à un avis très partagés du comité sur le fait que c est ce que c'était ou non le comité était complètement partager tout simplement parce qu'il y avait quatre cas à l'étranger de au japon en corée en thaïlande et que la situation dise on n'était peut-être pas aussi alarmant 22 22 et 23 janvier et donc est donc la recommandation qui alors été faite au directeur ça a été de lui dire écoute et parce que les termes de référence de ce comité sont qui doit fonctionner par consensus et le seul consensus que j'ai pensé pouvoir trouver à ce moment là c'était un consensus sur c'est un peu trop tôt mais reconvoquer nous dans les jours qui viennent si la situation évolue ce qu'il a fait la semaine plus tard nous avons été convoquée le 30 hélas la situation avait un peu évolué on était passé de 440 china je crois 17 cents ou même quelques milliers il y avait non plus quatre cas mais 80 dans des pays étrangers sans décès dans 18 pays et là le comité a été quasi unanimes pour dire qu' il fallait effectivement déclarée et donc le 30 janvier la déclaration par l'om est ce qu'un événement est une urgence de santé publique de portée internationale ça veut dire que dans un pays normalement on s'arrête de poser le crayon pose tout et on s'occupe essentiellement de ça donc la question effectivement qui peut se poser c'est qu'est ce qui a été pris comme décision à partir du 30 janvier au soir et moi j'avoue que j'ai pas une vision précise parce que je n'étais pas dans le secteur des activités au niveau national donc il est important d'analyser qu'est ce qui s'est passé en particulier en février et en mars c'est là le point à mon avis clé quels ont été les décisions prises quelles ont été les plans active et quels ont été les structures mises en place c'est ça qui me paraît absolument absolument essentiel mais je ne suis pas en position de pouvoir porter véritablement un jugement personnel parce que je n'ai pas suivi les affaires de suffisamment de suffisamment prêt vous évoquez vous avez évoqué la question de la coordination de l'ensemble du système c'est là le problème du défaut de préparation c'est que lorsqu'on n'est pas préparé on est obligés d'improviser et d'inventer des choses alors parfois avec génie il ya sans doute des initiatives intéressantes qui ont été prises mais parfois on crée des ont créé des choses qui auraient peut-être pu éviter parce qu'elles ont finalement créé plus de difficultés que d'abord je voulais mentionner les deux points qui m'avait surpris c'est la création du conseil scientifique et de cayres ça m'a étonné mais je me suis dit après tout voyons et puis ce qui m'a surpris c'est le fait qu'ils aient pas un centre de crise un centre de gestion de crise unique alors que dans une situation aussi grave le plan le plan pandémie grippale qui a été qu'ils avaient le mérite d'exister prévoyait tout de même très rapidement la mise en un centre de gestion de crise unique ce qui a finalement être eût été fait au début du mois de juin donc je pense que voilà deux exemples qui sont des manifestations de mon point de vue d'un défaut de préparation de des répétitions de ce type de plan d'exercice où on travaille ensemble ou on réunit autour de la même table à santés l'intérieur les affaires étrangères etc ça c'est essentiel ensuite alors vous évoquez ensuite la question de la coordination locale là aussi je ne suis pas en position de pouvoir donner un avis très documenté là dessus bon la création des ars je les ai vécu je me suis pas très bien ça a été une solution qui a été trouvée pour essayer d'améliorer par rapport à ce qu'ils avaient avant l'organisation de l'état en niveau territorial dans le domaine de la santé et du secteur médico social je pense que je ne suis pas bien placé pour juger des relations qui ont pu s'établir entre le préfet et la rs d'une façon générale de mon point de vue en france lorsqu'il ya une crise très grave c'est très important que le préfet soit aux manettes pourquoi parce que c'est un acteur interministériel mais il faut le savoir le ministère de l'intérieur n'est parfois pas très désireux de porter la de prendre le le pilotage dans un secteur où il se sent toujours un tout petit peu mal à l'aise qui le secteur de la santé qui est extrêmement technique où il ya une part d' expertise qui est très importante en matière d'analysé de risques si vous voulez quand y'a une inondation ou un ou un incendie on va pas demander un conseil scientifique que voilà c'est on est dans la gestion et l expertise en matière de gestion est souvent assez sommaire mais donc ceci dit je reste convaincu que dans un événement de ce type il est très important très vite de m aux manettes le mini alors les gens du secteur sanitaire ça leur plaît pas parce que l'idée que ce soit le ministère de l'intérieur qui est aux manettes ça ne leur plaît pas mais je pense qu'en termes d'efficacité c'est probablement préalable préférable pardon comment ça va fonctionner sur l'épisode h1n1 entre l'intérieur et la santé à l'époque épisode h1n1 moi je me suis un très bien qu'en tant que directeur général de la santé j'avais poussé pour que ce soit le nissab l'intérieur savait pas tellement plus arrosée une bachelot d'ailleurs je crois me souvenir que ce soit madame alliot marie qui préside la cic mais il ça me semblait est d'ailleurs ce n'était pas moi mon avis qu'avec avec conduit à la décision c'était une décision qui était prise au niveau gouvernemental mais ça me paraissait une meilleure solution plus efficace merci nous allons passer au groupe avec que damien abad pour les républicains merci beaucoup et même la présidente ce directeur partage à la fois votre analyse sur le rôle interministériel du préfet notamment le lien avec avec les airs et sur ses seins évolution importante et est également sur ce deuxième point qui concerne les cellule interministérielle je voulais vous poser trois questions de première plus sur votre casque est entre guillemets à l' oms le ms avait déclaré notamment janvier tester tester tester est ce que vous considérez que ce message s'adressait aussi à la france ou uniquement aux pays qui n'avait absolument aucune plaque capacités de test est ce que ça voulait dire qu'il fallait aller une politique massive de test ou pas ma deuxième question concerne plus en tant que membre de la mission castex que l'avait été sur la question du déconfinement est ce que vous pensez qu'il aurait été préférable ou peut-être dans l'avenir de mettre en oeuvre un confinement plus j'ai régionaliser ou ciblées si oui comment vous voyez les choses et puis enfin un troisième point qui est la plus ancien directeur général de la santé qui est bien sûr la question de l' usage des masques au sein de la population dans le cas de la pelote du plan de prévention et de lutte pandémie grippale 2009 vous dites indiqué jack le port de masques anti-projections peut être préconisées dans les espaces publics à titre de précaution avec le public grand public est encouragé à en faire l'acquisition donc et vous dites en même temps en avril dernier que la culture de la stratégie des stocks s'est planté donc quel est le regard pas que vous avez par rapport justement à l'usagé du masque notamment pour le pour le grand public aujourd'hui et si entre guillemets deuxième vague il y avait et sur l'évolution des doctrines intervenu en 2011 et 2013 en matière de stocks d'équipement stratégique si vous permettez on va poser encore deux autres questions ça vous laisse un petit temps donc patrick mignola pour le modem merci madame la présidente monsieur le professeur deux questions également d'abord par rapport à l' oms lorsque des éléments d'information seront apportées pour que vous puissiez vous prononcer est ce que ces informations au début de cette année vous pros viennent naturellement de chine par le biais uniquement des états où avez vous d'autres sources ce qui me semble important pour les élus qui sont ici dans le cas de reprise de l'épidémie en d'autres endroits et en d'autres temps deuxième question vous avez été parfaitement limpide sur le fait que notre pays était prêt au début des années 2010 affronter une épidémie de ce type vous avez en revanche étaient lapidaires ce que je peux parfaitement comprendre sur le processus de décision qui a conduit à changer les doctrines quand et comment et les parlementaires ont ils été consulté à l'époque sur cette évolution des doctrines merci boris ballot pour les socialistes merci on le présente merci professeur pardon d'insister sur une sur la question de l' oms on a cru comprendre que le comité d'urgence avait eu quelques divergences dans l'appréciation de la crise à ses débuts et avait pu se voir reprocher une réponse tardive et notamment le fait de lancer l'urgence sanitaire de portée internationale a pu dans certains me critique est jugée tardive il a également était dit que l' oms avait été très influencé par ce que la chine avait pu lui transmettre ou ne pas lui transmettre comme information et on a dans nos auditions à plusieurs reprises entendu dire que la chine n'avait pas été tout à fait transparente je voudrais savoir quelle est votre appréciation du point de vue du point de vue des reproches qui sont faits à l'om ça c'est la première chose deuxième chose avait évoqué la question de l'interministérialité je vais dire au plan au plan local vous avez été déléguée interministérielle au h1n1 ne trompe pas ce que vous pouvez nous dire en quoi consistait cette interministériel t comme des ges et si il vous apparaît que il y a eu un défaut d'interministérialité dans la gestion de la crise actuelle et j'aimerais savoir de votre point de vue qui a géré la crise actuelle et puis ben écoutez je resterai ces deux à ces deux questions la parole merci madame la présidente je vais si vous êtes d'accord faire un lot oms donc premièrement pour répondre à monsieur le député abba de tester tester tester je je je suis pas sûr que c était une initiative extrêmement heureuse de donner les choses comme ça parce que d'abord testé tests et essais ça veut pas dire grand chose comme vous le savez ya les tests virologiques ya les tests sérologiques les capacités des états sont excessivement différentes et la notion j'ai été surpris de la déclaration de l'om est est été testée parce que d'évidence il ya dans beaucoup de pays c'était impossible et pas de test et et même en france l'expérience a montré que finalement on n'a pu que peut tester du moins au début donc je pense que ça a été une déclaration un tout petit peu peut-être un petit peu excessive et alors est ce qu'elle a été sorti du contexte je ne sais pas c'est possible mais personnellement ça m'a un tout petit peu ça m'a un tout petit peu étonné concernant la concernant la la question que vous évoquez monsieur mignola de l'information qui est apportée dans le cadre de l' oms alors il faut savoir comment fonctionne ce comité d'urgence donc la réunion se tenait à genève il ya toute l'équipe du directeur général est lui même et au téléphone il ya d'une part les autorités sanitaires des pays invités à présenter la situation dans leur pays en l'occurrence il y avait eu 6 10e chinese 6 10 6 il y avait les japonais l'état les thaïlandais les coréens et ces quatre pays faisait au départ une présentation de la situation épidémiologique qui était une présentation qu'on peut le faire santé publique france voilà il ya tant de cas où ça les trucs la mortalité les délais la transmission le r0 etc etc ensuite il y avait les quinze experts enfin les 14 qui était au téléphone en nouvelle zélande et aux états unis et ces gens sont invités à bien sûr à poser des questions et ensuite à prendre position sur sur la réponse à la question qui est posée par le directeur général moi ce que je peux dire c'est que des informations qui ont été fournies par les autorités chinoises le 22 janvier j'avais pas de raison de douter de la véracité de ses informations les les chinois avait annoncé le 31 décembre qu'il y avait des cas bizarre haouran de pneumopathie aiguë de cause x peu après ils ont dit on a trouvé un corps en un virus qui était pas une bonne nouvelle mais pas non plus un scoop total ensuite ils ont séquencé très vite le virus qui montrent qu'ils ont fait des progrès importants en matière de génétique moléculaire des virologiques et ils ont tout de suite mis cette séquence sur la base européenne guy cei qui est une base de données des séquences génétiques des virus en particulier influenza ce qui fait qu'on peut pas dire qu'il ait pas eu de transparence et de volonté de partager l'information du moins tel que je l' ai perçu de la part de la part des chinois et la présentation qui a été faite alors c'est vrai qu'il ya eu un événement bizarre que je peux vous raconter si ça vous intéresse le 22 au soir alors qu'on se dirigeait avec le directeur général pour le point presse on a appris par une dépêche médias que la ville d'omran étaient confinés dans l'après-midi et donc en accord avec le directeur général il a pris la décision de faire le directeur général a pris la décision de dire je demande au comité de se réunir une journée de plus parce qu'il faut qu'on comprenne qu est ce qui s'est passé et pourquoi il ya eu cette décision est ce que c'est parce que tous les gens sont décédées dans les rues de moura nous quel arrêt qu'a été la raison de cette décision soudaine et le 23 donc on a eu à nouveau une séance identique avec les autorités chinoises le chinese 6 d'ici nous a dit qu'il avait appris la veille au soir l'auto confinement de la ville de roanne qui avait été décidé soit disant par la ville pour protéger la population chinoise du hubei du rayman par dont la chine et le monde entier et donc on a eu à nouveau des informations sur la situation épidémiologique qui n'avait pas vraiment varié et le conseil le comité d'urgence a été strictement dans la même attitude c'est à dire très partagés le seul consensus que j'ai pu trouver a été c'est un tout petit peu trop tôt pour déclarer une urgence de santé publique de portée internationale voilà comment les choses se sont passées alors ensuite j'ai vu dans la presse effectivement la question de l' influence sur le directeur général bon moi ce que je peux vous dire simplement c'est que monsieur sit-in pin ne m'a pas appelé et ça je peux vous le garantir g voilà je n'ai pas eu d'appel ni de sms sur mon téléphone alors ensuite il ya une question qui a été posée également à propos de 2ms par monsieur le député va l'eau sur le caractère tardif finalement de la vie qui a été rendue je me suis posé la question je me suis dit est-ce que j'ai pas manquer de nerf est ce que j'aurais pas dû forcer le groupe à dire etc c'est vrai qu'on a peut-être perdu une semaine une semaine ou en même temps je me souviens d'une époque où on avait dit à madame chan la déclaration de l'urgence h1n1 ça a été trop rapide etc c'est pas facile d'être contre la précipitation et l'attentisme donc c'est la raison pour laquelle on a d'ailleurs demandé au directeur général qu'un certain nombre de recommandations soient malgré tout suivi dès le 23 janvier et elle figure dans le state même que vous pouvez consulter inquiet public et d'autre part on lui a dit une chose aussi n'hésitez pas et même on vous le recommande à nous reconvoquer si nécessaire après demain dans les trois jours dans l'est dans la semaine ce qui l'a fait immédiatement donc ce qui l'a fait le 30 le 30 janvier donc voilà je pense que j'ai réglé le compte de l' oms et j'en viens maintenant à la question de deux que vous avez posé monsieur le député abad sûr est ce que le confinement aurait pu être plus régionalisés bon c'est une question difficile parce que c'est un mécanisme quand même compliqué qui suppose de prendre des textes qui suivent cesser tout ça se faisant dans un climat d'urgence je sais qu'au sein de l'académie de médecine on avait prôné une forme de confinement à la carte et sur une base régionale mais je conçois tout à fait que ces pu apparaître difficile à mettre en oeuvre dans la réalité d'abord parce que ça n'est que plus tardivement qu'on a pu avoir à paraître s'écarte un peu visualiser qui montrait un peu la situation épidémiologique vraiment de façon plus fine par région par département voilà donc peut-être mais je pense que c'était quand même très difficile à mettre en oeuvre je pense que c'est raide et c'était très difficile à mettre en oeuvre on a pu si vous voulez au moment de la sortie du confinement avoir une approche différenciée telles que celles que vous mentionnez mais on a eu quand même un mois pour se préparer on a eu un mois pour discuter pour voir comment allaient s'organiser les relations entre les régions enfin c'est on a eu plus de temps pour préparer la sortie du confinement que les autorités gouvernementales n'ont eu pour décider le confinement donc moi je conçois qu'il était difficile au moment de la décision du confinement de prendre une décision fondée sur une base régionale ou a fortiori départementale ensuite vous avez posé une question sur l' usage les usages des masques je ne sais pas vous étiez peut-être g au début de mon exposé j'ai dit quelque chose que choses sur ce sujet donc je voudrais pas me répéter mais en gros là la décision qui a été à fond dès l'acquisition des masques en 2005 2006 2007 et caetera et décisions des gouvernements d'alors ça a été le raisonnement suivant face au h5n1 puisqu'il s'agissait à ce moment-là du virus h5n1 forte mortalité 1 et risque pandémique nous n'avons pas à ce moment-là d'antiviraux nous n'avons pas de vaccin il faut qu'on puisse se protéger les professionnels si on veut qu'ils puissent continuer à travailler et qu'ils acceptent de continuer à travailler et donc on a décidé de faire cette acquisition de masques en grande partie ffp2 pour les professionnels et masques chirurgicaux anti projections j'ai fait de la chirurgie le masque chirurgical anti-projections c'est pour éviter de cracher dans le jeu opératoire ces années ça n'est rien d'autre donc masques anti projections pour la population et les malades alors ensuite il ya une question qui m'a été posée par monsieur me diola vous m'avez trouvé lapidaire sur le sujet de deux des décisions qui ont pu conduire à l'évaporation des stocks c'est ça que je comprends dans votre question alors là on rentre dans la spéculation même si votre enquête va permettre probablement de clarifier les choses si on fait la petite liste des des éléments qui peuvent à refonder cette évaporation j'en vois plusieurs facteurs le premier c'est je pense que le fait d'avoir attaqué aussi fortement ce qui a qui avaient préparé avec des dépenses une préparation à un risque pandémique et qui ont été critiqués parce que finalement les conséquences sanitaires n'étaient pas si grave que cela je pense que ça a marqué les esprits dans la commission d' enquête précédente je me souviens que j'avais en face de moi madame touraine par exemple qui m'a posé des questions difficiles est-ce qu'elle était en position de poursuivre une préparation très active alors que peu après elle était devenu ministre de la santé c'est une question que je me suis posée pour la deuxième la deuxième question c'est pardon la deuxième question c'est là la question de la croyance à l'utilité du port du masque c'est un point extrêmement important là on rentre dans une science qui est un peu grise parce que effectivement on a pas d étude contrôlée randomisée qui dit de manière très démonstrative que dans telle et telle situation et c'est donc c'est vrai qu'on est un peu dans le principe de précaution dans une incertitude scientifique et l'acquisition des masses pour protéger les professionnels et la population relevé un peu je reconnais du de l'ale l'application du principe du principe de du principe de précaution et donc on peut concevoir que certains finalement de même qu'ils avaient été un peu choqué par l'idée on en avait fait trop bas du coup il devenait finalement un peu réticent à l'idée de l'intérêt du masque ça c'est un deuxième facteur qui a pu intervenir alors il ya un troisième facteur qui a sans doute qui est sans doute intervenu tout bêtement c'est le facteur budgétaire sire que c'était bilan si vous êtes un peu hésitant et quand vous dis bah il vaudrait mieux mettre l'argent là dessus vous mettre l'argent là dessus bah vous dites ah bon bah oui rabat on va en commander que que 20 millions ou 50 millions au lieu d'en commander 600 millions ça c'est sûr quatrièmement il faut pas le nier non plus il ya la question des ddd autre urgence il est sûr que en matière de santé on est en permanence confrontés à des difficultés qui suppose de mobiliser des moyens voilà chikungunya à la réunion faut aller apporter des fonds de développer la lutte anti vectorielle la méningite en seine-maritime faut acheter des vaccins aux norvégiens se parlent pour la période que j'ai connus mais mes successeurs ont dû être confrontés à des difficultés analogues donc effectivement maintenir le le fil d'une préparation avec les dépenses que ça impose à mon avis il faut aller voir du côté des militaires pour voir comment on fait ce genre de comment on fait ce genre de travail donc je ne sais pas si ça répond pleinement à votre interrogation mais en tout cas voici un peu comment je vois les choses alors je reviens pour terminer à la question posée par monsieur ballot de l'interministérialité alors ça c'est un point extrêmement important d'abord je précise que j'ai été délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire la grippe aviaire c'est h5n1 c'est 2005 les choses se sont passées de la manière suivante en juin 2005 je venais de prendre les fonctions de directeur général de la santé le sgdn avait organisé et il avait raison un grand exercice préparation à une pandémie grippale et je me suis avec le ministre bertrand qui venait d'arriver aussi on a vécu cette cette réunion et on s'est rendu compte que les a faits a été sérieuse moi j'ai j'ai dit à ce moment-là qu'il était très important de se préparer très activement et j'ai reçu fin août un appel du ministre me disant vous êtes désigné délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire s'est expliqué dans ce bouquin si ça vous intéresse j'ai organisé à partir de ce jour là tous les mardis matin une réunion mardi grippe et une réunion infogrippe ont passé en revue tout ce qu'il était nécessaire de préparer j'avais une petite équipe avec un intérieur 1 m à 1 minefi 2 igas un travail et puis on réunissait tous les ministères concernés et ont passé les secteurs tous les secteurs en revue pour cette préparation et on faisait la même chose en terme de communication à travers cette réunion infogrippe et je pense qu'on a réussi à créer une dynamique de préparation qui a fait que petit à petit ceux qui s'en souviennent qu'ils ont été aux affaires à ce moment là se souviennent que là on essayait de préparer les collectivités locales les entreprises etc pour se préparer à ça ce risque alors c'est vrai qu'en 2008 et c'était vrai dans d'autres pays est apparu un peu de fatigue pandémique les gens se sont dit bon bon bon d'accord on se prépare on se prépare ans préfère mais finalement ce virus ne n'arrive pas et la question de comment se préparer dans la durée un risque pandémique est très important d difficile et je pense qu'il vaudrait mieux voir les choses de façon plus générique et c'est pour la raison pour laquelle je propose la préparation au risque pandémique en général plutôt que de cibler sur un agent infectieux parce que malgré tout l'inventivité de microbiologie et tels que il va nous sortir quelque chose de différent dans quelques mois ou quelques années alors vous avez posé une dernière question c'est qui a géré la crise ben je je je pense que vous parlez de la crise la crise actuelle bon moi j'ai dit ce que je pensais de de la mise en place de trois cellules un terme istres 3 cellules de crise l'une à l'intérieur l'autre à la santé l'autre au mae bon ça m'a je pensais que c'était mieux de rassembler tout le monde mais d'évidence c'est le premier ministre et c'est son équipe qui ont assuré le pilotage de le pilotage de la crise 1 ça se joue à un niveau politique élevé ce genre d'affaires merci alors jean christophe lagarde pour lui dire merci le président d'abord je tiens à dire au professeur ou cinq dans le travail qui a été fait en 2010 les journalistes ont interprété qu'il y en avait eu trop de fait la réalité c'est que c'était mal fait et sans doute mal préparé par le secrétaire général la défense nationale je le dis parce que j'ai eu beaucoup de polémiques là dessus une opinion personnelle deuxième chose vous avez dit quelque chose d'essentiel il sait passer du temps entre le 30 janvier alerte mondiale oms et le temps où en réalité on parvient à réagir et jeudi pour madame la présidente monsieur le rapporteur il me semble que la commission denquête dans quelques jours aura à s'orienter sur cette latence là je reviens à vous nos abonnés nous a expliqué que la date de péremption des masques chirurgicaux qui nous ont tant manqué et finalement quelque chose de récent ça date de 2010 et donc 2010 ça veut dire que vous étiez en fonction est-ce que c'était une demande récurrente des fabricants est ce que c'est une décision qui a été par dont l'une est de l'anglicisme challenge et par le ministère de la santé c'est à dire qu'après tout on sait bien que ces masses continue à conserver le capacité protectrice protectrice plus longtemps que la date de péremption qui a été mise en clair est ce que on a essayé de faire en sorte de déterminer si oui ou non il était efficace plus longtemps et puis est-ce que à l'époque on pensait déjà à une éventuelle défaillance d'un producteur marché chinois ce qui nous est arrivé et est ce qu'on avait imaginé quelque chose pour le remplacer la deuxième chose c'est que vous êtes le père de l'eprus lors de la commission denquête que vous avez évoqué tout à l'heure avec notre collègue jean pierre door nous avions émis l'idée qu' il fallait adapter l'organisation des stocks de masques et d'équipements de protection aux zones de défense puisque ce sont les préfets les autres de défense qui était censé à la fois les surveiller et le cas échéant les déployer pourquoi est ce que cette recommandation qui nous semblaient de bon sens n'a pas été mise en oeuvre à votre connaissance puisque ça s'est fait un peu après et enfin vous l'évoquez des exercices de catastrophes que vous organisiez régulièrement alors pardon les mardis grippe mais il ya eu aussi les exercices catastrophe qui était organisée me semble-t-il lorsque vous étiez là est ce que votre connaissance ça lui a été profitable et deuxième chose surtout est-ce que ça a continué après comme vous disiez il ya une certaine fatigue delà du risque pandémique est-ce qu'ils ont continué ensuite à organiser ce type d'exercice pour qu'on soit réellement prêt merci monsieur points chers oui je voulais compléter la question que jean christophe lagarde benoît valais qui a exercé vos fonctions de 2013 à 2014 évoque des changements norme chez les producteurs de masques avec des dates de péremption ce qui conduit pour l'état en 2014 à généraliser ces normes y compris pour les stocks anciens et entraîner un audit sur la totalité de nos stocks la destruction de 80% d'entre eux à partir de 2018 est d'ailleurs françois bourdillon le 17 juin dernier l'ancien directeur de santé publique france il arrive il fait ce constat il ya 600 millions de masques qui sont plus opérationnels ils envoient dire un courrier directeur général de la santé pour alerter on ne commande que 100 millions de masques en deux parties donc on arrive complètement désarmé à l'entrée de la crise mais je reviens je reviens en 2010 en 2010 on constate donc il ya des normes avec des dates de péremption devait donc se doutait qu'il fallait effectuer une analyse la totalité de nos stocks ce que les producteurs eux-mêmes considéré qu'il n'était plus fiable à 100% que dans un délai d'ailleurs limité pourquoi avoir à votre avis autant attendu pour partir de ce constat voir analyser l'ensemble des masques et puis les avoir chez les avoir changées je sais que vous n'avez quitter vos fonctions qu'en 2011 et peut-être pourriez-vous nous éclairer sur ce sujet et enfin quel jugement vous portez sur l'absence d' achat de nouveaux masques en 2018 en nombre suffisant ainsi que sur la destruction d'un important stock qui aurait pu être utilisé dans d'autres cadres merci caroline fiat vous vouliez poser une question c'est pas une obligation alors and is you noter la république en bas merci madame la présidente monsieur d'acteurs merci beaucoup pour pour vous exposer qu'ils sont très claires et très cash et j'apprécie beaucoup vous avez dit tout à l'heure dans le cadre de vos fonctions vous aviez notamment dans votre cadre de fonctions comme délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire précisé que moi même je travaillais en 2006 7 8 en asie sur les plans de préparation de continuité d'activité des entreprises en asie notamment sur la région de hong kong est du japon et de la corée donc un sujet que je connais assez bien vous expliquez que vous avez de vie rencontrer tous les secteurs pour les inciter à deux choses préparées à leur plan de continuité d'activité et acheter des masques donc j'entends à travers cela que vous avez vraiment une lecture de ce qu'il convient de faire entre votre expérience en fonction à l'époque ce que vous avez suivi de ce qui vient de se passer est ma question concerne la suite actuellement nous parlons et comment vous voyez l'organisation aujourd'hui qu'elle et quels sont vos conseils d'organisation que ce soit au niveau des entreprises au niveau des institutions au niveau des du secteur de la santé que comment devrions-nous aujourd'hui nous organiser pour pouvoir être prêt que signifie être prêt vous avez juste esquissé le fait qu'il vaut mieux être prêt pour une pandémie au sens général mais je rappelle qu'une pandémie il peut être une transmission respiratoires manuel sanguine il ya beaucoup de façons de se préparer donc la plage soit ma préparation est très vaste quel est votre regard comment faut-il se préparer on entend parler régulièrement je pense que le prochain auditionné va nous parler de cette fameuse deuxième vague que faut-il faire aujourd'hui pour être prêt on n'entend pas beaucoup parler quel est votre regard sur le niveau de préparation que nous devrions avoir je vous remercie merci et martin vos nerfs pour le groupe edf merci madame la présidente monsieur jeu revient quelques instants sur la problématique des masques vous êtes en fonction en 2010 vous quittez votre fonction 2011 et en 2010 s'il me semble vous allez nous le préciser que vous êtes le signataire d'une circulaire très clair qui parlait de la stratégie de retrait logistique des stocks de masques ffp2 est ce exact est ce que vous avez pu évaluer avant votre départ en 2011 l'impact de cette circulaire parce qu'au fond n'est-ce pas vous qui avez j'allais dire enclenché peut-être cette nouvelle stratégie sur les masques et au fond comme vous le dites si bien c'est aujourd'hui ce constat que la france n'était absolument pas prête et absolument pas protégés deuxième question et j'en arrêterait la sur la gouvernance vous est plusieurs fois revenu mais au fond est-ce qu'on n'était pas là dans la caricature de sur tout ce qu'il ne fallait pas faire parce qu'entre les différentes cellules de crise les nombreuses agences qui fonctionne de façon indépendante et individuelles le conseil stratégique est-ce que la stratégie utilisée pendant cette crise qu vide n'était page tout ce qu'il ne fallait pas faire je vous remercie merci merci madame la présidente alors je vais passer en revue au fur et à mesure peut-être les les questions en espérant ne pas ne pas ne pas oublier des points alors d'abord pour monsieur monsieur le député lagarde et ça vaudra aussi pour l'art et la question que vous venez de poser madame concernant les masques bon il y avait à ce moment là deux types de masse il y avait le masque chirurgical qui est un dispositif médical qui est un produit qui à cette époque là n'avaient pas de date de péremption pour une raison très simple c'est que c'est des produits qui n'étaient pas destinées à des produits stockés c'était des produits d'usagé courant en chirurgie en sti et pour les infirmiers etc etc donc les le milliard de masques chirurgicaux je me souviens avoir été visitées langat où ils étaient stockés dans les années 2007-2008 dans l'art en seine et marne c'était des masques je dirais qu'il a annoncé qu'il démarche qui n'avaient pas de date de péremption est donc la question du renouvellement du stock à cette époque là ne se posait pas véritablement autre sujet les masques ffp2 les masques ffp2 c'est une affaire complètement différente parce que les masques ffp2 ce ne sont pas des dispositifs médicaux c'est ce qu'on appelle des équipements de protection individuelle qui relèvent de la réglementation du travail et qui sont des masses qui ont sont censés avoir une capacité de filtration vers le porteur dès lors qu'ils sont bien portées et cette capacité de filtration et l'ailier a des propriétés et les hydro etc trop statique du tissu et c'est bon je rentre pas dans les détails techniques que d'hayange est un petit peu oublié mais ce qui est très important c'est que lorsque nous avions un site et en france à la création d'une industrie de fabrication de ces masques je me suis un trait mais j'avais été visité l'usiné de macopharma nord à mouvaux et puis il y avait les usines de toine paul boyer il y avait bacou-dalloz en bretagne on avait lancé des marchés qui avait permis à ses industries de montée des chaînes et de produire ces masques ffp2 et une des discussions qu'on avait eue avec les industriels je me souviens très bien c'avait été qu'au départ il avait dit notre délai de péremption ces trois ans alors avait dit écoutez trois ans et ça comme on veut quand même en acheter beaucoup ça va quand même posé des problèmes donc est-ce que vous ne pourriez pas réexaminé vos masques et je crois me souvenir qu'il y avait des études qui avaient été faites ali nrs qui était à ce moment là le qui est l organisme dépendant du ministère du travail qui avait fait des tests de filtration et en gros en accord avec les industriels là le délai de péremption de ces masques avait été porté à 5 ans est donc évidemment il était sûr que ayant commencé à acquérir des masques en 2005 il y avait un certain nombre de masse qui en 2010 arrivés à péremption et pour lequel il était non seulement je dirais logique mais souhaitable dès lors qu'ils avaient perdu leur quête capacité de filtration n'allait pas donner à des professionnels de santé des masses qui avaient perdu leur capacité de filtration alors que justement on voulait leur offrir quelque chose qui leur permettrait d'être protégé donc effectivement il est très possible je me souviens pas de cette circulaire mais il est très possible qu'on est enclenché un mécanisme de je dirais de de remplacement des masques les plus et plus anciens mais ça ne voulait pas dire que j'avais en tête l'idée qu'il fallait supprimer le stock de masques de masques ffp2 ça c'est ça c'est la première première question sur sur les sur les les masques alors monsieur le député lagarde vous m'avez posé aussi une question à propos de l'eprus et à propos de alors j'avoue que je ne me souviens pas si pourquoi ces masses moi j'avais gardé le souvenir que ces masques avait été posée en groupe positionné en grande partie alors est ce que c'était avant ou après la création de l'épreuve je ne me souviens pas mais dans les zones de défense et on avait une organisation qui avait essayé de suivre justement le principe des deux principes des zones de défense quant aux exercices ça vous mettez le doigt sur un point extrêmement important c'est qu'effectivement je ne sais pas si à partir de 2011 et dans les années suivantes il ya eu des actes exercice du type de ceux que organiser le sgdn exercice biotox exercice pirates ox exercice pandémie là il y avait d'ailleurs des formes d'exercice jaune souhait d'une haine d'une période où on avait fait plusieurs dizaine d'exercices dans toute la france dans des petites villes dans des grandes villes je me suis un des dunes d'un exercice avec la préfète de la région ile-de-france donc effectivement c'est très important de maintenir de maintenir alerte le dispositif de préparation et l'exercice est une chose essentielle c'est pas à confondre avec le retour d'expérience et autres choses autour d'expériences il s'est passé un événement on tire les leçons l'exercice et on sent on se prépare dans la durée c'est une chose tout à fait tout à fait différente alors ensuite je vais répondre peut-être à monsieur je suis pas sûr d'avoir bien se pencher un pêcheur pencher à pardonnez-moi penchèrent oui donc je reviens pas sur la question de des normes et de la péremption parce que effectivement moi j'ai perdu le fil à partir de 2011 sur l'évolution de la réglementation concernant les masques et j'avoue je ne voudrais pas vous dire de bêtises si benoît valait vous a donné ses informations il n'y a pas de raison de deux y'a pas de raison de douter bon en revanche c'est sûr que messager évoqué tout à l'heure la question pourquoi si on détruit des masques parce qu'ils sont vraiment périmés vraiment abîmé qu'on a effectivement eu la conviction qu'ils ne pourraient être utilisés par personne faisons le mais il faut quand même bien réfléchir avant de détruire des quantités très importantes de ma surtout de masques chirurgicaux qui a priori sont pas des masques dont la péremption est quand même évidente la deuxième chose c'est la question des achats ben je vais pas revenir dessus parce que je crois que j'ai déjà dit que effectivement s'il n'y a pas un budget sanctuarisée dans le cadre d'un plan de préparation avec un contrôle de 10 ont suivi des stocks et de leur maintien effectivement et ça risque de passer ça risque de passer à la trappe alors madame gendt et vous vous avez évoqué ça me fait plaisir que les pca et atteint y compris l'extrême orient vous avez évoqué la question de l'organisation du conseil bon moi je me souviens quand on disait quand on me posait la question en 2007 2008 est ce que vous êtes prêt je disais non nous ne sommes pas prêts nous nous préparons ces deux choses différentes comment comment pouvoir prétendre être prêt à un événement dont on ne connaît pas les caractéristiques et qui évidemment aura des éléments de surprise en revanche s'inscrit dans une dynamique de préparation c'est à dire avoir un plan s'exercer évaluer ce plan je rappelle que le plan pandémie grippale on l'avait fait évaluer par des autorités européennes je crois que c'est la langue donne school of tropical medicine aydin qui avait évalué notre plan pandémie grippale parce qu'on voulait être sûr d'avoir un regard extérieur sur la qualité de ceux de ce plan donc alors si vous voulez donner des conseils c'est un peu c'est un peu difficile et j'aurais tendance malheureusement à retomber dans ce que j'ai connu et 2 alors que peut-être il faut faire preuve d'innovation donc ce dont je suis sûr c'est que il faut une volonté politique très forte si on a pu se préparer en 2005 2006 2007 2008 c'est pour une raison très simple c'est que au décours de l'exercice pandémie grippale du sgdn chirac a dit en septembre dépenses pour la préparation à une pandémie grippale nos limites ça je me suis un très bien et ça a créé un boost moi j'ai fait que accompagné à une décision politique au plus haut niveau donc si vous voulez s'il n'y a pas une décision politique au plus haut niveau ça dans bright pas donc ça c'est la première chose décision politique au plus haut niveau conviction que c'est très important deuxièmement organisation adaptée avec alors le sgdn c'est des gens qui savent faire des plans mais il faut effectivement aussi d un coordonnateur interministériel qui va faire travailler un peu ce qu'a fait jean castex dans le cadre de sa mission sortie confirmant moi j'ai retrouvé ce que j'avais vécu alors évidemment lui l'a fait à une échelle plus importante mais ce que j'avais vécu dans le cadre de la préparation à une pandémie une pandémie grippale et puis ensuite il ya la question des est ce que j'ai dit à la faim et à la question des moyens d des produits à la question des exercices ya la question de l'évaluation de ce qui ce fait il ya la comparaison avec les pays européens il ya la recherche et le développement parce que finalement c'est comme un peu misérable de se retrouver sans me sens médicaments sans vaccin sans rien alors que je dis pas que c'est facile de créer mais peut-être qu'on aurait pu savoir qu'on avait eu un merde coronavirus on a eu le sera souvent nés la recherche sur les vaccins quand coco en aviez peut-être qu'on n'en trouvera pas peut-être qu'on va se retrouver comme pour archiver avec finalement un bon médicament est pas de vaccin ça je n'en sais rien enfin pour terminer vous avez évoqué la question de la gouvernance madame bonheur ce beau meert monnaire pardonnez moi vous avez évoqué la gouvernance le nombre d'agents selon 2cv crise j'ai dit pendant l'exposé que effectivement il ya deux choses qui m'avait paru bizarre c'était la création du conseil scientifique et de cayres mais bon je me suis dit peut-être c'est un coup de génie et puis ensuite il ya eu la question de la multiplicité des cellules de crise voilà ce qui était peut-être un peu dommage c'est qu'on se soit pas appuyer beaucoup plus délibérément sur des structures qui existent qui ont fait leurs preuves qui sont à mon avis santé publique france et le haut conseil de santé publique qui dondon en plus la composition et sécurisée avec les déclarations d'intérêts avec etc et puis c'est des gens qui ont l'habitude de travailler en matière de d'expertisé voilà donc mais bon parfois l'innovation peut avoir du bon merci nous avons encore pas mal de questions jean pierre door tout d'abord oui merci madame la présidente monsieur houssin on a traversé quelques années ensemble et vous avez vous avez dit beaucoup de choses que je retrouve dans le plan pandémie que on l'avait analysé avec mon collègue jean marie le guen à l'époque et dont j'étais le rapporteur et qui montrent effectivement les 250 fiches actions qui décrivent qui découlait de ce plan pandémie et je voudrais citer simplement une des phrases que vous aviez dit à propos des masques parce que pour nous le problème des masques est un problème extrêmement important surtout quand on voit le ce bal qui s'est créée entre est-ce que c'est utile pas utile de me souviens de votre phrase était celle ci des travaux scientifiques qui montrent que le port de masques à hong kong durant l'épidémie du strass a entraîné une diminution significative du nombre d'affections respiratoires alors même qu'il s'agissait de simple masque en tissu beaucoup plus rigoureux dimon terre que les masques ffp2 c'est à dire que le masque était devenue une nécessité et dans nos plans nous avions parlé d' obligations de masques en cas de pandémie bon ce qui fait que vous avez dit dans une dans un journal je ne sais plus lequel grave que vous étiez très fier de la création de l'eprus pensez bien aussi moi aussi surtout que j'aimerais bien que l'on pût oui je le dis parce que j'étais le rapporteur de la loi sur le russe est gelée vu construire à marolles où ils là où ils ont retrouvé là-bas tous les stocks dont vous avez parlé j'aimerais savoir aussi le problème des respirateurs carrier eu un problème au niveau de questions sur les respirateurs et nous avions ciblé avec le ministre 6000 respirateur qui devait être stockées donc je pense que si nous les avions nous aurions plus pas 5000 lits de réanimation dont pouvoir dix mille dès l'instant où on aurait eu ces stocks de respirateurs vous avez et cibler la coordination territoriale quelque chose de fondamental et quand vous avez fait nous avons fait les expériences locales ça a montré que les territoires étaient favorables à pouvoir s'engager dans une réponse aux épidémies donc je pense que c'est un engagement qu'il faudra avoir pour demain vous remercie merci julien brault zik oui merci à madame la présidente vous vous l'avez dit tout ça c'est un point important on avait sur ce coronavirus qui n'était pas le premier coronavirus auquel on était confronté mais sur ce qu'on a vu en quinze jours trois semaines souvent de retard de diagnostic parfois parce qu'on avait un risque de contamination d'excrétion avant l'apparition des signes et donc on avait parfois un retard et donc cela prouve peut être ai je voulais vous interrogez là dessus sur la difficulté qu'on a et vous l'avez déjà déjà dit qu'on a à s'adapter finalement une à une crise donc at on besoin quand même aussi parfois pour rebondir ce que vous disiez de de création de structures qui permettent plus de souplesse plus d'adaptation plus d'agilité dans des crises sur lesquels on ne maîtrise pas tout et ça fait la transition que ma deuxième question vous avez vous parliez justement des agences qui sont en place et on a vu effectivement d'abord la création je voulais avoir votre regard sur le conseil scientifique avait été mis en place avec la dimension sociale éthique anthropologique peut-être dont il y avait peut-être besoin en plus dense est dans ce cadre là et au delà de ça le professeur delfraissy nous disait avec la nécessité aussi de pouvoir travailler de faire travailler ensemble c'est la danse qui parfois ne travaillent pas ensemble et de la même manière également qu'il y a eu il me semble et vous me donnerez votre avis sur son action une cellule de crise interministérielle pilotée par matignon qui a agi pendant deux mois et à laquelle le rapport castex justement auquel vous participiez je crois a mis fin au 19 mai en demandant à ce qu'on passe sur une autre modalité en sortie de deux de confinement dernière dernier point rapidement sur lequel jours et vous vous interrogez c'est votre regard au moment où vous êtes en activité votre regard sur la souveraineté française par rapport aux masques et la fabrication de masques je vous pose la question parce que je je je je je cite l'ancien président de l' usine de plaintel rollin le rôle enfants gens qui nous dit de janvier 2009 à septembre 2010 nous avons livré 160 millions de masques ffp2 à l'état et puis il ya eu un désengagement de l'état la chute des commandes a été catastrophique pour l'usiné il en prenait la suite merci merci j'ai encore prendre une question monsieur gautier merci madame la présidente trois professeurs je voudrais revenir sur vos fonctions de président du comité d'urgence coville 19 à l'om est ce même s'il a déjà été abordé parce que c'est quand même là que tout a commencé à partir du moment où la chine et taïwan ont signalé le 31 décembre 2019 les premiers cas de pneumopathies jusqu'à l'annoncé la reconnaissance 30 janvier 2020 de l'épidémie comme urgences de santé publique à portée internationale quasiment un mois jour pour jour entre les deux dates c'est peu et beaucoup à la fois alors est-ce que de questions au niveau national et international au niveau national avez-vous en dehors de ce message officiel de l'om s échanger personnellement avec les autorités françaises madame busin le premier ministre de façon formelle après le 30 janvier ou peut-être même de façon informelle avant le 30 janvier et puis au niveau international alors j'ai entendu vos réponses par rapport à d'éventuelles pressions de la chine votre absence de doute à l'époque avez vous entendu également les signalements de taiwan quasiment la même date dès le 31 décembre 2019 puisque taïwan a fermé sa frontière le 22 janvier avec la chine très très tôt si explique peut-être aussi son excellent bilan donc cette mort pour 23 millions d'habitants c'est comme s'il y avait 20 morts en france vous voyez le delta cette mort uniquement et 446 cas pour 23 millions d'habitants merci sophie auconie oui rapidement pour compléter vos propos professeur et merci de la clarté de de ces derniers aussi vous avez été directeur général de la santé lors de la grippe aviaire et vous aviez indiqué à ce moment là que c'était une menace importante pour l'espèce humaine en la compara en la comparant possiblement avec des pandémies comme la peste ou la grippe espagnole plus d'une décennie plus tard lakovic 19 a été considérée en france comme une simple grippette comment expliquez-vous en si peu de temps la différence entre le sérieux avec lequel avait été appréhendé la grippe aviaire est ce que je qualifierais de légèreté d'appréciation la copie 19 deuxième sujet je crois que vous êtes à l'origine de la de l'organisation territoriale de la santé à travers notamment les uns les ars ck ou pas et en tout état de cause j'ai le sentiment personnel que cette organisation terre-à-terre territoriale ne représente pas une même égalité de traitement pour les territoires qu'en pensez vous est ce qu'on peut corriger cette organisation pour la rendre plus efficace plus efficiente notamment dans la gestion d'une crise comme celle que nous venons de traverser et que nous traverserons peut-être encore dans les mois prochains enfin pour ce qui concerne la gestion des stocks et pour rebondir sur les quelques questions la question de jean christophe lagarde au niveau de la gestion des stocks entre les les stocks chirurgicaux les stocks des masques des masques chirurgicaux et ceux qui étaient ffp2 quels sont les points qui ont été des faiblesses et qu'elle commentait ce qu'on peut améliorer la gestion l'organisation de la gestion de ses stocks qu'ils soient ffp2 ou chirurgicaux je vous remercie merci je vais faire passer la parole sachant que nous aurons encore trois questions ensuite merci même le président tout d'abord je suis fier que vous soyez fier d'avoir créé les plus parce qu'effectivement je considère que ça a été un acquis dans notre paysage je rappelle que c'est à la suite d'une visite aux états unis à cette époque là les états unis était un modèle où effectivement j'avais constaté qu'ils avaient deux choses que nous n'avions pas d'une part un corps de santé publique le leur était en uniforme j'ai pas été jusqu'à recommander que le nôtre soit en uniforme et 1 1 disons une organisation de gestion des stocks de produits de santé qui m'a conduit à proposer au ministre bertrand à l'époque la création d'un établissement parce que j'avais fait le constat que la dgs n'était pas capable n'avait pas les compétences en matière de logistique pour prendre tout seul en chasse ce genre de ce genre de travail dit d'où la création de l'eprus et merci d'avoir rappelé la sur les respirateurs effectivement nous avions été amenés à commander des respirateurs mais ce sont des produits assez je dirais fragile qui n'est qu'ils doivent aussi fonctionner c'est un respirateur c'est pas quelque chose qu'on peut poser sur une étagère on ferme le placard et on attend pendant dix ans il faut qu'ils fonctionnent et donc on avait positionné je me souviens c'est respirateur dans les établissements de santé et effectivement on avait fait ça alors il ya eu surtout une acquisition importante aussi au moment de la pandémie grippale h1n1 durant l'été 2009 où effectivement on avait également complété l'acquisition de deux respirateurs pour essayer de faire face alors je ne sais pas si dans cette crise il ya eu des difficultés sur les respirateurs c'est possible mais j'avoue que j'ai pas été au courant de vraiment de 7,2 cette question en monsieur ben dit que concernant le le ya un point très important c'est qu'effectivement il a été montré par une équipe de recherche en allemagne que ce ce virus a une capacité tout à fait préoccupant qui est d'être deux d'être excrété par le malade dans les 48 heures qui précède l'apparition des signes et ça c'est un problème très important parce que ça veut dire qu'on peut pas demander à quelqu'un je veux dire toute personne devient potentiellement un ex créateurs de virus et c'est la raison pour laquelle la question des regroupements en espace confiné de personnes etc devient un sujet extrêmement difficile à gérer parce que vous pouvez toujours dire haut ce qu'ils sentent malades vont bien rester chez vous mais ceux qui sentent pas encore malade et ils vont rentrer et donc ça c'est une des difficultés particulières qui a été posée je pense par le coran navires us vous avez raison d'avoir souligne aussi qu'un des aspects positifs je pense du conseil scientifique ça a été basse a été liée à la personnalité de delfraissy qui en tant que président du ccn a une tonalité et une appétence pour les questions je dirais éthique qui était utile aussi ils sont très importantes dans le cas d'une gestion de ce type dont je pense que ça a été un des éléments positifs de la création du du conseil scientifique ensuite madame j'aurais pas oublier un intervenant madame ont connu donc bon vous avez dit que effectivement on avait pris très au sérieux la menace h5n1 ce qui je pense qu'il faut aussi voir que h5n1 on était face à une menace de pandémie l'om est ça dit il faut vous préparer et heureusement les autorités françaises ont dit on va se préparer et on s'est préparé mais on a eu du temps pour se préparer qu'ovide comme on n'était pas bien préparé c'est tombé boom et en fait on est tombés sur des esprits peut-être pas assez préparés donc ça veut dire que si on veut résoudre ce genre de difficultés il faut se préparer en permanence et se préparer en permanence c'est difficile c'est difficile parce que ça suppose une une persistance une ténacité y compris dans la volonté politique et on sait qu'elle peut varier y compris dans les moyens voilà donc c'est une grande difficulté alors je sais pas comment font les militaires pour se préparer a pas eu de grandes guerres depuis disons de blain mais il arrive quand même à continuer à se préparer je pense qu'il faut 5 pire et de ça enfin concernant la alors l'organisation territoriale inégalités effectivement j'avais participé c'est pas moi qui avais consul nefa j'avais participé à la création du fonds de la réorganisation territoriale de l'état avec la disparition des drass das la création des ars le rôle des ars la coordination drs pas moi j'avais toujours considéré que c'était quand même un progrès effectivement à des grands sujets c'était comment lutter contre les inégalités territoriales et sociales de santé dont comment pouvoir mettre en place des mécanismes de compensation toujours difficile entre entre régions surtout si on songe à l'outre-mer ou la question est encore plus encore plus critique voilà alors bon c'est vrai que dans cette épidémie dans cette pandémie qu'ovide 19 on a été confronté à curieusement à une inégalité territoriale extraordinaire parce que pourquoi est ce que c'est si on a des idées mais pourquoi ça s'est limité au nord-est de la france et le sud ouest pas grand chose et finalement où est la justice dans cette affaire qu'est ce qu'on a c'est pas facile de gérer une inégalité dans un contexte comme celui-là je pense qu'il ya des initiatives heureuses qui ont été prises notamment de transferts de patients entre régions vers l'allemagne de transfert y compris de patients enfin c'est un petit exploit qui a été réalisée quand même avec ces transferts de patients intubé et ventilé enfin c'est pas des affaires faciles ça voilà écoutez je vais peut-être vous avez posé je crois une question sur la gestion des stocks et faiblesses mais jugez pas retenu exactement quel était le sens de votre question oui elle revenait si vous le permettez vous avez dit et tout fort justement la date de péremption elle est parfaitement compréhensible sur le ffp2 oui sur le ffp un fabricant 10 2010 simplement il pose la question pour savoir venir y répondre mais le président et vous avez dit c'est vrai que pour les masques chirurgicaux donc la ffpsc beaucoup plus discutable à date de péremption c'est sur ça que je vous interrogeait est-ce que ça a été challenge et avec les fabricants à un moment ou un autre à votre connaissance qui avait pas de date de péremption des masques chirurgicaux entre 2005 et 2011 moi j'ai pas connue même de discussions sur ce sujet il n'y avait pas de date de péremption des masques chirurgicaux merci vous avez pardon monsieur excusez moi voulait c'est ça le danger d de ces discussions qui ne s'organise pas et vous aviez terminé votre intervention monsieur parce que j'ai encore trois questions alors nicolas des moulins oui monsieur ou ça vous avez mis l'accent sur le manque de préparation que j'entends pleinement vous n'êtes vous avez parlé des hauts niveaux des masques n'ai pas parlé de l'utilisation des masques je pense que vous devez avoir un recul là dessus en france et en europe notamment on n'a pas cette norme culturelle de ce qu'on appelle le bien porter ou l'avait dit tout à l'heure qu'est ce que vous préconisez là-dessus ce que je ne suis pas sûr aujourd'hui malgré la pandémie qu'en france on est bien compris le l'utilisation de ce masque moi je l'aï vu sur le terrain beaucoup de français porté le masque et éviter les gestes barrière qui me semble être quand même à une sécurité un peu plus importantes dont là je voulais avoir votre garde là dessus et deuxième question sur le la réserve sanitaire si je dis pas de bêtises je crois que c'est d'ailleurs l'eprus qui ont été à l'initiative qu'est-ce qui régresse qui pourrait être amélioré au niveau de cette réserve sanitaire durant cette crise même s'il ya eu de très bonnes choses je pense que dans les futures crises serait peut-être bien de l'améliorer de l'intensifier au niveau de l'organisation merci merci je sais encore de loups merci madame la présidente trois questions synthétique nous avons fréquemment évoqué la peine que nous avions à apprendre des épisodes précédents et vous évoquiez dans le quotidien du pharmacien le 10 avril je vous cite nous n'avons pas pu agir dans le long terme il n'a pas été possible de gérer les stocks constitués de ffp2 qui arrivés à péremption en cinq ans est-ce que sous cette dénomination il n'a pas été possible vous évoquez uniquement la ligne budgétaire consacrée à l'achat des masques qui n'avaient pas pu être respectées en raison des arbitrages du ministère note man par rapport aux imprévus que vous aviez citer une autre petite question concernant la changement le changement de doctrine en 2013 celle ci a beaucoup été évoqué comme étant la source de nombreux maux il me semble cependant qu'elle était plus axé sur l'aspect qualitatif des masques que l'aspect quantitatif puisqu'il était donc évoqué ffp2 serait désormais acquis par des établissements de santé alors que les masques chirurgicaux serait gérée par l'état est d'ailleurs un rapport d'experts de santé publique france en 2019 faisait état que nous avions toujours besoin d'un milliard de masques qu'ils devaient contrôler que ces achats de masques ffp2 et bien été effectuées par les établissements santé et puis une troisième question très rapide par rapport à la tension au regard des médicaments des anesthésiants mais pas que puisque nous l'avons vu les patients qu'aux vide pour beaucoup d'entre eux étaient atteints de pathologies chroniques et nous avions nous avons vécu également un manque de médicaments liés à ces pathologies chroniques qui serait à mon avis très inquiétant enquête deuxième vague est ce que ce risque de pénurie de médicaments avaient été identifiés préalablement si madame la présidente alors d'abord je vais répondre à monsieur monsieur des moulins bon l'utilisation des matchs de bien porté ils concernent essentiellement le ffp2 6e ffp2 c'est un masque ici on veut qu'ils aient une activité de filtration doit en même temps est bien ajusté au visage et donc c'est certainement celui mais c'est un masque qui est porté par des professionnels que l'on peut former auquel on peut expliquer les choses et donc je pense que le port du masque ffp2 doit aller avec une sorte de deux formations en revanche le port du masque chirurgical qui est un masque anti projections finalement il faut essentiellement qui couvrent la bouche et le nez alors effectivement on en voit deux si j'ose dire des vertes et des pas mûres par exemple j'en ai vu porter le masque sur la tête dans le métro dans l'ensemble je trouve que les gens le porte plutôt bien moi je prends le métro tous les jours et je suis frappé de voir que les gens portent bien le masque chirurgical il ya même des initiatives et c'est étonnant j'étais à cotonou dernier dans l'avion il y avait un monsieur qui avait transformé son masque pour les yeux en masque chirurgical qui portait comme ça voyez donc il ya aussi certains qui font preuve d'innovation donc c'est un sujet très important mais surtout pour le port du masque ffp2 alors ensuite concernant la réserve sanitaire je peux pas dire grand chose parce que finalement j'ai pas je reçois les bulletins j'ai lu les bulletins de santé publique france willy mansion du nombre de personnes mobilisées des actions qu quelles sont elles sont conséquents qui les concernent mais je ne suis pas capable de porter un jugement mon impression est qu'ils ont un rôle par exemple en guyane j'ai compris qu'ils avoir mobilisation de d'une réserve pour la guyane ça me paraît très bien et donc je je je pense qu'il fera de manière très précise tirer les leçons de l'utilisation de cette réserve dans le cadre de cette crise mais j'ai pas d'opinion personnelle sur le sujet madame corneloup concernant la le fait d'apprendre des d'apprendre des épisodes si vous voulez moi j'ai pas le souvenir je parle de la période qui s'est terminée pour moi en 2011 ce qui s'est passé après je lis les journaux mais j'ai pas de l'information vraiment très très détaillé ce que je peux vous dit en tout cas c'est que jusqu'en 2011 pour l'acquisition des masses y avait pas de problème budgétaire on était conscients qu'il y avait un délai de péremption qu'à un moment donné il allait falloir les remplacer madame vous avez mentionné cette circulaire qui a enclenché le processus pour les masques les plus anciens accès achetés sans doute en 2003 2004 2005 2004 2005 voilà mais j'avoue que j'ai pas j'ai pas de commentaire parce qu'après moi j'ai perdu le fil d'aider le fil des choses concernant de même concernant la doctrine de 2013 il me semble qu'il ya un point très important c'est que j'ai l'impression que on a petit à petit disons dévaloriser démonétisé l'intérêt du masque ffp2 alors c'est un peu le coup des raisins sont trop verts sire que quand on veut effectivement considérer qu'on n'a pas assez de masques ou con veut pas en acheter on n'a qu'à dire qu'ils sont pas très utiles donc effectivement considérer que le masque ffp2 il est réservé à des professionnels de santé qui ne font que quelques actes très invasif moi ça me paraît excessif et je pense que l'avis du haut conseil du 11 juillet surtout pour un virus qui s'extrait avant les symptômes je pense qu'il faut avoir vis-à-vis des professionnels de santé une approche beaucoup plus active et j'aurais tendance à leur mettre beaucoup plus facilement que ça à disposition des masques ffp2 et donc c'est la raison pour laquelle il me semble que il ya une responsabilité de l'état à acquérir des stocks et à de masques ffp2 à l'intention des professeurs je pense qu'il n'est pas réaliste de considérer que un établissement de santé peut-être pas un très grand établissement mais un établissement normal ou un établissement médico social soit capable de gérer dans la durée des produits comme les masques ffp2 dans des quantités importantes ça me paraît pas dans la culture de ces établissements en revanche ça me paraît dans la culture de l'état à condition qu'ils soient organisés pour bien faire pour bien faire les choses donc de mon point de vue j'aurais tendance à conseiller vous parliez conseille de revenir sur stock de masques chirurgicaux stocks de masques ffp2 calcul des populations civiles etc etc il suffit peut-être de reprendre un peu ce qu'on avait fait avant de avant 2011 les médicaments c'est la même chose moi je me souviens très bien que justement dans le cadre de la préparation à la pandémie grippale j'avais été discuté avec jean marimbert le directeur de l'afssaps à ce moment là en lui disant nous on veut pas se retrouver pour des raison justement de blocages de production etc on avait fait la liste des médicaments essentiels cette liste des médicaments essentiels elle a été l'existant on peut la retrouver est-ce qu'elle a été mise à jour je ne sais pas mais il ya une liste des médicaments essentiels et il me semblerait extrêmement important de partir de cette liste des médicaments essentiels pour identifier où sont les productions qui les produit et comment on sécurise alors nous on avait abordé le sujet non pas tellement sous l'angle ça va être bloqué en chine ou en inde mais plutôt sous l'angle l'industrie pharmaceutique du fait de l'absentéisme lié à la pandémie risque plus être en capacité de production donc organisez-vous pour assurer la continuité de la production c'était plutôt ça notre idée à ce moment là et donc mais je pense qu'il faut voir le sujet sous les deux angles continuité de la production y compris des entreprises en france et sécurisation concernant les productions qui peuvent être sur des territoires étrangers merci beaucoup je pense que nous n'avons plus de questions et je tenais à vous remercier infiniment pour la précision de vos réponses et en plus d'avoir apporté les réponses à tous les parlementaires donc un grand merci voilà vous venez d'entendre didier houssin s'exprimer devant les parlementaires l'ancien directeur général de la santé a indiqué qu'à son départ le stock stratégique de l'état s'évaluer à un milliard de masques chirurgicaux et 700 millions de masques ffp2 une déclaration qui laisse grande ouverte la question de l'évaporation des stocks qui s'en est suivi cette audition est à retrouver sur notre site lci.fr