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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 octobre 2025 25 min

Cédric Perrin : « On donne les clés du camion à un Parti Socialiste extrêmement minoritaire »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Cédric Perin, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur à l'erre du territoire de Bfort, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armée ici au Sénat. On va évidemment revenir sur la riche actualité internationale et notamment ce qui se passe à Gaza dans quelques instants.

Mais d'abord, on va regarder ensemble trois unees de la presse régionale qu'on a sélectionné. D'abord la une de la voie du nord sur les retraites. Un trimestre, ça se prend.

La suspension de la réforme qui impacte les personnes nées en 1964 qui gagneront un trimestre. Les générations 65 à 68 pourront également en bénéficier, sauf s'il y a une autre réforme. Le Mine libre.

Quand ma prime rénove devient un castetê, les conditions d'éligibilité pour bénéficier de l'aide gouvernementale ont été repensées et certains particuliers bénéficiaires voient leur reste à charge grimper. Et puis la dernière rune, c'est celle de la presse de la Manche. Les drones, une menace pour nos sites sensibles.

C'est la question à la une du journal. À l'instard de la centrale de Flamville ou du SIL Naval Group où sont construits les sous-marins nucléaires, l'état d'alerte et de vigilance semble réel, même si peu de détails évidemment filtre sur les forces mises en œuvre pour surveiller ces équipements. De quelle avez-vous envie de nous parler ?

Dernière. Vous confirmez l'état de vous avez l'état de vigilance est est est activé et maximal. Il y a des vraies menaces de drones sur les sites sensibles en France.

Alors moi je je pense je choisis cette parce que d'abord je je préside la commission de la défense et que le sujet des drones vous le savez c'est un sujet qui me qui me tient à cœur puisque c'est la en 2017 que j'ai fait le premier rapport en alertant sur la situation qui a été renouvelée par un nouveau rapport en 2021 en alertant de nouveau et les mesures n'ont pas vraiment été prises et et donc on est quand même dans une situation où on a beaucoup de retard. Il y a évidemment des menaces, mais on voit bien ce qui se passe dans les pays à l'est de l'Europe, que ce soit en Pologne, au Danemark, en Roumanie ou ailleurs où des survol de drones russes réguliers se font se font jour. Euh je pense qu'on va avoir aussi une situation où des petits malins euh vont essayer de tester les les les sites en envoyant quelques drones personnels et cetera.

Donc on va avoir un certain nombre de survol. Donc il faut absolument qu'on qu'on soit à la hauteur de l'enjeu et qu'on mette en place un système qui nous permette non seulement de les détecter mais aussi surtout de les de les détruire. Et c'est là que que le bablèise puisqueen de détection et d'identification on est plutôt bon.

On a des dispositifs notamment liés au travail qui a été fait pendant les Jeux Olympiques et je rappelle que c'est le Sénat via la commission des affaires strangères et de la défense qui avait alerté sur la situation en matière de lutte antidrone de notre pays et et je pense que euh aujourd'hui on a besoin les détecter mais pas les détruire. Bah détecter un drone, ça veut dire qu' faut un système qui nous permette de les détecter le plus loin possible de la cible pour pouvoir avoir le temps d'aller les détruire. Aujourd'hui, la problématique, c'est la capacité qu'on a à aller les détruire parce que la photo que vous montrez en une de de la presse de la Manche est un système de lutte antidrone qui permet de de de d'émettre des ondes qui vont griller les ondes du drone.

On a quelques dispositifs comme ça mais ça ne fait pas tout. Et donc on protégé de la menace, on n'est pas hyper protégé. Il faut absolument qu'on travaille sur ces questions, mais on n'est pas plus en retard que d'autres pays qui ne sont dans la capacité de détruire des drones.

Après, on a été par exemple sur certains certains sujets au Danemark, on a été appelé pour venir les accompagner et les aider, on a su démontrer qu'on était capable de les détruire. Euh mais c'est pas un sport de masse. Voilà, on a besoin d'investir et on a besoin, je pense fondamentalement d'aller voir aussi ce qui se passe en Ukraine et de voir de quelle manière l'innovation euh qui est galopante en Ukraine sur ces sujets-là euh peut nous permettre d'avancer parce que évidemment eux, ils sont soumis en permanence à ces sujets et on dit qu'en espace de 6 à 7 jours, que ce soit les Russes ou les Ukrainiens, ils sont en capacité de répondre à la menace.

C'est toujours la problématique du glève et du bouclier. C'est-à-dire que le glève essaie toujours de transpercer le bouclier et le bouclier, c'est toujours plus fort. C'est ce qu'il faut qu'on arrive à faire.

Et je pense qu'on a besoin des Ukrainiens sur ce sujet parce que eux ils yuvent rapidement. On va parler de l'Ukraine à la fin de cette interview avec Stéphane notamment ce sera votre chronique. Stéphane.

Mais d'abord retour à l'actualité nationale et Sébastien Lecnu était donc devant les sénateurs hier pour prononcer son discours de politique générale, un discours différent de celui de l'Assemblée nationale. Est-ce que celui-là il vous a convaincu ? Il m'a pas plus convaincu que celui de l'Assemblée nationale parce que c'était un discours d'opportunité.

Enfin, je veux dire quand on fait un discours pour parler aux députés parce que on veut pas que la gauche entende le mot immigration, lutte contre le frérisme, lutte contre l'islamisation de notre pays qu' avait mis en œuvre Bruno Retaillot et qu'on vient au Sénat pour en parler parce que on sait que ça va être sensible à l'oreille des sénateurs. Je dire la ficelle est un peu grosse donc il faut pas nous prendre pour des poulets de l'année quoi. C'est pour ça qu'il a parlé d'immigration.

C'était un discours pour les maires et les allères hier. C'est comme ça que vous l'avez sorti. Bien sûr, il y a eu quelques quelques éléments parce que franchement il y avait pas grand-chose en dehors de l'annonce de l'abandon, j'allais dire de la liquidation du macronisme en 30 minutes en annonçant la la la suspension de la réforme des retraites.

Il y a pas eu grand chose d'autre de dire. Voilà, il vous a convaincu sur la réforme de retraite. Il a bien dit c'est pas un abandon, c'est une suspension mais c'est pas un abandon.

C'est pour faire mieux. Mais justement, non seulement il m'a pas convaincu, mais en plus il a aggravé la situation. C'est-à-dire qu'en fait, c'est pas un abandon, mais ça veut dire que ça va nous coûter entre 400 millions cette année, 1 milliard 7 l'année prochaine et peut-être plus parce que vous avez vu que tout le monde donne ses chiffres mais personne n'est capable de donner les des chiffres précis et toujours les mêmes.

On va de 1,7 million à 3 milliards à à 3 milliards et cetera. En fait, vous l'avez assez bien dit dans le dans dans le reportage tout à l'heure, ça va satisfaire une corte de 1964. Je suis très heureux pour eux.

Ça va coûter beaucoup d'argent à l'État. Et et la question qui se pose, c'est est-ce que dans une situation comme celle que nous traversons, c'est-à-dire 3400 milliards de dettes, on peut se payer le luxe d'augmenter la dette encore de plusieurs milliards pour des raisons essentiellement politiques. Mais il avait d'autres choix parce que le message qui vous a fait passer hier, c'était aussi que la censure, la dissolution, ça coûte plus cher que la suspension de la réforme d'près ?

Mais moi je dis pas qu'il faut censurer mais je pense que la participation des LR au gouvernement est une erreur parce que nous ne sommes pas en phase avec ce qui a été proposé et et les la quasi enfin les exigences que la droite avait émise n ne sont pas respectées sur évidemment le maintien de la réforme des retraites. C'est le premier point sur lequel on on discute mais aussi le plafondement des aides sociales, la non augmentation des impôts. Je rappelle quand même que l'essentiel de des économies qui sont réalisées dans le budget à venir, en tout cas dans celui qui est proposé, on verra ce que ça donnera au Sénat, mais ça risque d'être différent.

Il est composé d'une augmentation significative des impôts. Il y a quand même 200000 Français qui vont payer de l'impôt sur le revenus en plus parce que il y aura pas d'indexation sur l'inflation du barême de l'impôt sur les revenus. Euh l'immigration et et et la question de la lutte contre le frérisme sont des questions fondamentales aujourd'hui.

Il faut aller voir ce qui se passe dans les écoles. Il faut aller voir ce qui se passe euh dans les rues de nos villes. Enfin, je veux dire, à un moment donné, Bruno Retaillot avait entamé euh difficilement une politique, je pense, volontariste sur cette question qui était bien comprise par les Français et euh on va l'abandonner parce qu'on a donné aujourd'hui les clés du camion au Parti socialiste qui est ultra minoritaire dans ce pays.

Enfin, on on vit une situation que Mais est-ce qu'on serait là si Bruno Raillot avait pas claqué la porte du gouvernement 2 heures après y être rentré ? Alors moi je pense qu'il y a eu une une enfin en tout cas je pense qu'il a été piégé dans cette affaire là qu'il a réagi peut-être un peu un peu vite mais il faut comprendre aussi trop vite il a fait une erreur non je pense pas qu'il a fait une erreur parce que j'aurais fait la même. Je dire vous avez quand même je suis président de la commission de la défense quand je vois qu'on annonce Bruno Lemer comme ministre des armées mais je me demande si c'est une fake news ou si c'est prier le le le le 1er avril.

Enfin ça n'a aucun sens. Ce type a quand même euh tout fait pour euh essayer de faire en sorte que le budget des armées n'augmente pas à la hauteur de ce qu'on espérait. Euh il a en en enfin aggravte de notre pays de 1000 milliards.

Alors après, on peut discuter mais le symbole le symbole était catastrophique. Je pense que tout ça a été calculé. Je pense que tout ça a été fait pour piéger Bruno Taillot.

OK. Pour que Bruno quitte le gouvernement. Malheureusement, il est tombé dans le piège.

Malheureusement parce que ça porte ça porte tort à votre parti. Non, ça porte pas préjudice parce que je pense que de toute façon il y a la la les les annonces qui ont été faites par euh Sébastien Lecnu sur euh sur la politique qu'il veut mettre en œuvre ne ne nous satisfait pas. Elle ne va pas dans le sens de ce qu'on attend sur des mesures que je viens de citer par exemple et sur d'autres.

Et venir devant le Sénat juste pour nous dire que pour exprimer le mot immigration et le mot lutte contre l'islamiste. Ça été même pas dit d'ailleurs. Euh la ficelle que je dit tout à l'heure est un peu grosse et donc on n'est pas tombé dans le panneau.

Il a parlé d'un autre sujet hein devant les sénateurs hier. Il a parlé de décentralisation collectivité locale et comment les collectivités justement vont être impactées par les efforts budgétaires. Les élus locaux sont-il inquiet ?

On va aller en Bretagne. Bonjour Sébastien MiC, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes MPS de Riec sur Bélon et dans le Fistère président de Quimperlet communauté.

Le budget va demander un effort aux collectivités locales. C'est ce qu'a dit hier le premier ministre devant les sénateurs. Est-ce que vous êtes prêt à cet effort ?

Alors, notre association comme beaucoup d'élus locaux, on n'est pas contre d'entendre parler de d'un plan d'économie. On n'est pas sur le principe totalement posé. Euh la question qui est posée aujourd'hui avec le projet qui est mis sur la table, c'est une question d'équité et de proportionnalité.

On nous demande des efforts qui sont totalement disproportionnés et qui sont pas équitables entre nous collectivités. disproportionné parce que l'ampleur en milliards alors on a on essaie de faire les chiffrages mais on arrive au moins à 8 milliards aujourd'hui. Euh 8 milliards, c'est totalement disproportionné par rapport à la part que les collectivités représentent et dans la dette publique et dans le déficit public.

C'est moins de 10 % alors que là on nous appelle à 20 25 30 %. Donc c'est trop pour vous. Un mot Cédric Perin.

Est-ce que selon vous on va demander trop d'efforts aux collectivités ? On l'a dit au Sénat bien sûr. Je crois qu'on a travaillé largement sur les budgets euh précédents 24 25 au Sénat pour améliorer la situation et faire en sorte que les collectivités soient moins mise à contribution.

Je ne dis pas qu'il ne faut pas qu'elle soit mise à contribution. Je suis moi-même conseiller départemental depuis euh depuis quelques années maintenant. Euh mais euh il est bien évident que les mesures qui ont été annoncées ici sur euh le euh le le la nourreconduction euh de de la comment de enfin le le le l'éligibilité de la FC TVA sur euh le Dil 2 ou encore sur euh la DGF sont des mesures que ne nous satisfont pas et le fond de compensation de la de la TVA et puis la dotation le fond de compensation pardon c'est compliqué acronyme toujours comme dans la défense le fond de compensation de la TVA donc qui est une mesure qui avait été mise en œuvre il y a quelques années euh par le gouvernement euh et par le Sénat.

Mais euh si vous voulez le la contribution qui est demandée aux collectivités locale est très importante. Je voudrais rappeler quand même que euh je sais pas où on en est aujourd'hui, mais entre 70 et 80 % des investissements en France sont faits par les collectivités et que c'est donc le moteur de notre économie et de l'investissement et que il faut donc continuer à permettre aux collectivités à investir et et à fournir les services publics qu'elles fournissent. Je rappelle qu'elles sont responsables seulement de 8 % euh de la de la dette et qu'on leur demande d'en rembourser beaucoup plus que ce dont elles sont Donc ça veut dire que l'homme comme lors du précédent budget, le Sénat va amoindrir les forts demandés aux collectivités.

Le Sénat va amoindrir l'efforts qui tra demandé aux collectivités. C'est une évidence et c'est une obligation. Je voudrais rappeler quand même que les collectivités aujourd'hui sont appelées à à à rembourser une partie de la dette qui est beaucoup plus importante que ce qu'elle représente dans la dette.

Mais le fond de tout ça, c'est qu'il y a offé aucune réforme structurelle depuis plusieurs années maintenant. Euh et que si on veut éviter que ce soit le tonneau des Danaïdes cette dette, c'est-à-dire si on veut éviter queon remplisse euh qu'on vide à la petite cuillère une un tonneau qui se remplit à la louche, euh il faut peut-être faire les vraies réformes et faire en sorte que euh tout que que la structure elle-même soit modifiée. Sinon, l'année prochaine, ce sera la même chose et on demandera combien aux collectivités.

Ouais. Ça vous rassure Sébastien Mosset quand vous entendez Cédric Perin dire que que le Sénat du coup va faire comme il a fait l'année dernière, c'està-dire amis de rire l'effort demandé aux collectivités. Alors, je merci monsieur le sénateur et en effet je sais que dans le parlement que soit l'Assemblée au Sénat, on a beaucoup de parlementaires qui sont à l'écoute de nos inquiétudes.

Tout le monde est conscient où on est très nombreux en tout cas à être conscient qu'il faut faire des efforts et ces efforts, comme l'a dit monsieur le sénateur, ne peuvent porter que si en face des efforts budgétaires on a des vrais efforts de simplification des normes, d'allègement et de simplification de l'action publique. Et en ce sens, le projet, les attentes en matière de décentralisation sont extrêmement importantes. Pour pouvoir apporter ces réponses, on doit pouvoir par l'action publique locale décentralisée répondre à ce besoin d'avoir un état et une action publique qui coûte moins cher pour pouvoir rétablir les équilibres des comptes publics de la nation.

Il y a une autre annonce qui a été faite hier par Sébastien Lecorn, monsieur le maire. C'est un projet de loi sur la décentralisation et la réforme de l'action publique qui sera soumis au Parlement avant les municipales. C'est une bonne nouvelle pour vous ?

Oui. Oui. Dans le lien avec ce que je viens de vous dire juste avant, on a besoin de cet effort de décentralisation.

Les collectivités dans leur ensemble depuis 20 ans dépensent à peu près 12 % du PIB pour faire l'ensemble de l'action publique de la commune jusqu'à la région en passant par les intercommunalités, les départements. Et cette part dans la richesse nationale, elle a même un tout petit peu baissé. On est passé de 12 % à 11,5 %.

Ça veut dire qu'en 20 ans, l'ensemble des collectivités publiques dans toute leur diversité ne dépense pas plus de de part de la richesse nationale pour faire l'action publique locale qui chacun peut en témoigner dans le lieu où il vit. En 20 ans, cette action publique locale, elle ne s'est pas dégradée, elle s'est même enrichie, notamment parce que l'État nous a confié des nouvelles responsabilités où s'est déchargé sur les collectivité pour assurer du service public de proximité. Je peux citer par exemple tout le tout le travail qu'on peut faire en matière de rénovation de l'habitat euh où les politiques de mobilité où les collectivités ont développé de l'offre depuis 20 ans et on fait ça avec la même part de PIB.

Donc pour moi, ce chiffre-là, il est il veut dire simplement quelque chose. Quand on nous confie des des responsabilités et on nous en a confié de plus en plus, on sait faire avec les obligation d'équilibre budgétaire et avec la même part de richesse nationale que que depuis 20 ans. Alors évidemment, s'il y a un grand acte de décentralisation, il faudra nous confier aussi des ressources et en cela le les les mots du premier ministre sont rassurant, même si le contexte politique nous laisse inquiet, dubitatif sur la capacité du premier ministre, du gouvernement et du parlement à trouver un compromis pour faire ce grand acte décentralisation qui est attendu par beaucoup de monde.

Un mot là-dessus, Cédric Perin parce que il y a déjà un projet de loi décentralisation, un grand projet de loi qui avait été promis il y a quelques années par Emmanuel Macron. Finalement, le texte qui avait été voté avait eu un effet un peu déceptif et pour les sénateurs et pour les élus locaux. Est-ce que vous pensez que celui-là sera à la hauteur ?

Écoutez, j'en connais pas la tenur exacte donc je peux pas me prononcer très précisément. Ce que j'ai dit moi quand je suis arrivé au Sénat 2014, c'était qu'il fallait laisser un peu les communes et les communautés de communes et d'Agaglo tranquille parce qu'on avait fait des réformes qui étaient quand même assez structurelles et compliquées à en et notamment la loi nôtre compliqué à à j'allais dire à digérer. Euh ce qui est certain qu'il y a un certain nombre de choses à faire.

Euh on va y travailler. Il y a il y a un exemple, enfin je dire à monsieur le monsieur le président euh mieux sait que le le sait très bien euh pendant le Covid, enfin je veux dire si on avait pas eu les communes pendant le Covid voire même les départements, je suis pas sûr qu'on aurait réglé la crise de la même manière qu'elle a été réglée. Et donc ça démontre aussi l'importance aujourd'hui avoir des collectivités qui sont fortes et à qui on donne et on délègue des des des pouvoirs.

Mais déléguer des pouvoirs, ça va aussi ça veut dire aussi leur déléguer les moyens de les assumer. Ce qui n'est pas toujours le cas puisque je rappelle que le gouvernement, les gouvernements successifs et sans en citer aucun depuis nombreuses années aujourd'hui ont tendance pour faire des économies à dégager sur des collectivités un certain nombre de compétences sans en leur sans leur donner les moyens de les assumer. Donc il faut que si une réforme est mise en place, elle permette d'avoir des compétences mais aussi des moyens.

Euh or aujourd'hui, on voit bien que les promesses qui sont faites sur un certain nombre de trans de de de délégations de moyens sont pas toujours tenues dans le temps. On pourrait citer beaucoup d'exemple. Merci beaucoup Sébastien Mieusse, maire PS de Riec Surellon dans le Fistère, président délégué d'intercommunalité de France.

Merci d'avoir été avec nous. On passe à l'actualité internationale. Et cette question après avoir mis fin au conflit à Gaza, Donald Trump va-t-il en faire de même avec la guerre en Ukraine ?

Donald Trump, Volimir Zelinski se rencontre demain. C'est votre éclairage Stéphane. Stéphane, plus de 3 ans après le début de la guerre, est-ce que les pays occidentaux est toujours autant l'Ukraine ?

Alors, tout dépend de quelle aide on parle. Orian, l'institut de recherche allemand, le Kill Institute, a publié les chiffres de l'aide militaire apportée par les pays européens cet été à l'Ukraine en juillet et en août. Ils ont alloué chaque mois une aide de 1ARDAR650 millions d'euros, une baisse de 57 % par rapport à l'aide envoyée de janvier à juin 2025.

Ça c'est pour ce qui est de l'aide militaire, mais l'aide financière et humanitaire, elle reste stable. Elle a été de 7,5 milliards d'euros cet été. Mais l'aide européenne dépasse celle des États-Unis depuis l'arrivée de Trump au pouvoir début 2025.

Oui, pour l'Ukraine, l'aide américaine s'est arrêtée quasiment du jour au lendemain après l'élection du président américain. Aujourd'hui, Donald Trump change un petit peu sa position. Il a d'abord autorisé la transmission de renseignement stratégique à l'Ukraine.

Maintenant, le président américain menace la Russie de fournir aux Ukrainiens des missiles de croisière fabriqué aux États-Unis. Il pourra préciser cela demain lors de leur rencontre. des inflexions.

Donc, mais si on regarde les chiffres du Kill Institute, l'aide européenne a largement dépassé celle fournie par les États-Unis. Entre le 24 janvier 2022 et l'été 2025, l'Europe a envoyé 177 milliards d'euros d'aide militaire, financière et humanitaire à l'Ukraine, plus que les États-Unis donc qui ont fourni 114,6 milliards d'euros d'aide sur la même période. Si on se concentre sur la France, est-ce qu'on sait combien ont fournit d'aide à l'Ukraine ?

Oui, assez précisément. En fait, les chiffres sont communiqués par le ministère des armées dont le rapport fait au parlement sur les exportations d'armes en France en 2024, il concerne une période très précise du début de la guerre en Ukraine jusqu'au 1er mai 2024. On y apprend que la France a envoyé un peu plus de 3 milliards d'euros d'aide d'équipement pardon militaires à l'Ukraine.

Cela concerne donc à la fois des armes, des véhicules blindés, des chars ou encore des missiles. La France a aussi contribué à hauteur de 2 milliards d'euros au fonds européen de l'Union européenne he qui finance l'envoi d'armes depuis les pays européens vers Kiev qui s'appelle la facilité européenne pour la paix. Et pour vous donner une idée he de l'ampleur du soutien, la France est le 8e état qui aide le plus le plus l'Ukraine dans le monde.

Mais la France refuse pour le moment de participer à un dispositif d'aide militaire mis en place par l'OTAN et les États-Unis. Oui, il s'agit du programme Pearl lancé cet été. Son principe est assez simple he que les Étatsmembres de l'OTAN financent l'envoi d'armes américaines à l'Ukraine à travers une contribution volontaire.

Les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, la Norvège ou encore l'Allemagne et le Canada ont déjà participé pour un montant total de 3 milliards d'euros. Hier, lors d'une réunion des ministres de la défense de l'OTAN, le secrétaire d'État américain Pitt Exet a encouragé le plus de pays possibles à utiliser ce programme. Mais côté français, c'est silence radio.

La nouvelle ministre des armées, Catherine Vrin, a été ne s ne s'est pas exprimé sur ce sujet. Pour l'instant, la France refuse de participer à ce programme Pearl. Cédric Perin, vous qui êtes président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées ici au Sénat, que pensez-vous de ce programme qui finance l'envoi d'armes fabriqué aux États-Unis, en Ukraine ?

Est-ce que la France doit-il participer ? Tu sais pas moi dire si elle doit participer ou pas participer. Ce qui est certain, c'est que financer des armes américaines avec des fonds européens et uniquement des armes américaines, c'est quand même un peu enfin la ficelle est un peu grosse là aussi.

C'est-à-dire que je suis persuadé qu'on doit pouvoir trouver un équilibre et faire en sorte qu'il y ait aussi des matériels français qui soient distribués. Moi, j'ai toujours dit que l'OTAN, c'était un vaste outil de domination économique des États-Unis sur l'Europe. En dehors évidemment du rôle qu'elle joue en matière de sécurité, on en a une preuve ici assez évidente.

Donc, je pense qu'il faut trouver un équilibre quand même. Enfin, on peut pas demander aux pays membres de l'OTAN et essentiellement européens de financer les entreprises américaines pour qu'elles fournissent des arbres et des munitions aux Ukrainiens. Je je veux bien tout entendre mais c'est quand même un peu gros et je pense qu'il faut qu'on arrive à trouver un un un un juste équilibre et faire en sorte que les pays européens et pas que la France mais que les pays européens en Allemagne en Grande enfin dans l'ensemble des pays je pense qu'il faut incure aussi la Grande-Bretagne même si elle est pas membre de l'Union européenne puisse eux aussi fournir les compétences et les armes qui dont ils disposent et qui sont tout à fait compétitives sur le le volume de l'aide à l'Ukraine, est-ce qu'on en fait assez encore pour l'Ukraine qui a des besoins en dizaines de milliards d'euros pour 2026 et 2027 Est-ce que c'est possible ?

Est-ce qu'on peut continuer à soutenir le Moi ? J'ai toujours pensé qu'on en faisait de toute façon pas assez parce que je rappelle qu'aujourd'hui notre notre sécurité est elle est largement liée au fait que les Ukrainiens se battent pour nous à l'est de l'Europe contre des Russes qui sont largement, j'allais dire mis en difficulté, même si on peut voir les choses un peu différemment pour certains. Je rappelle qu'il y a 144 millions de Russes qui se battent contre 39 millions d'Ukrainiens et qu'aujourd'hui les Russes progressent très très peu et qu'en 4 ans, ils n'ont même pas réussi à conquérir le Donbas. pour une armée très puissante, c'est quand même un vrai sujet.

Et donc les les le le la volonté impérialiste de de Poutine est largement mise en en difficulté par un pays beaucoup plus petit que lui. Euh mais ça suppose que nous les aidions parce qu'évidemment ils ont des moyens qui sont limités même si euh il faut quand même noter leur très très forte capacité d'innovation et leur capacité d'aller d'aller frapper dans la profondeur de la Russie qui est assez remarquable. enfin leur capacité à à à aller comme ça sans trop de difficulté frapper la la Russie et on voit que ça marche puisque les fils d'attente dans les station service en Russie semblent s'allonger.

Les Russes sont résilients et acceptent ce genre de choses. Mais il faut bien il faut bien considérer que les Ukrainiens aujourd'hui sont en capacité d'innover, d'inventer un missile flyingo quand même qui en quelques mois qui qui semble particulièrement performant même si peut-être il manque un peu de précision mais ils sont très très bons, ils sont très très forts, ils sont résilients, ils sont innovants et aujourd'hui ce qui leur manque c'est sans doute davantage de capacité militaires et et les seuls qui peuvent leur fournir des capacités militaires, ce sont évidemment les membres les pays membres de l'OTAN. Il faut qu'on le fasse parce que euh je je le dis, je n'essaie de ne de cesse de le dire.

Ils se battent pour nous aujourd'hui. On va parler d'Israël et pour ça on va aller chez vous à Bfort. Bonjour Philippe Piot, merci beaucoup d'être avec nous, directeur départemental de l'est républicain pour le territoire de Bfort.

Philippe, vous revenez-vous sur l'accord obtenu par Donald Trump entre le Hamas et Israël. Oui, bonjour. Euh alors, bonjour Cédric Perin.

On vous entend beaucoup sur les questions de défense hein tout au long de l'année. La commission que vous présidez, c'est aussi celle des affaires étrangères et et justement quel regard vous portez sur la séquence qu'on vient de vivre depuis le mois de septembre, la reconnaissance de l'État de Palestine par Emmanén Macron. Ce qui vient de se passer avec Donald Trump.

Quel est de votre point de vue la position de la France ? son éventuelle singularité, en a-t-il encore une euh sur la scène internationale en matière diplomatique ? Je crois que les d'abord sur la situation euh Bonjour Philippe, pardon.

Bonjour. D'abord sur la situation euh à Gaza, moi je pense que quel que soit la la l'opinion qu'on peut avoir de Donald Trump, on ne peut que en tout cas se réjouir qu'il n'y ait plus de morts à Gaza et queon arrête de bombarder comme ça a été le cas depuis des mois et des mois. euh ce ce territoire euh en difficulté.

Euh c'est assez positif, c'est assez rare pour être souligné et donc il faut s'en s'en réjouir. Le problème aujourd'hui, ce sont les perspectives euh j'allais dire de de de ce drame terrible qui se qui qui se déroule dans ce secteur du monde depuis 7 octobre 2023. Quelles sont les perspectives ?

Moi, je suis assez dubitatif sur le règlement politique de la situation. Je rappelle que depuis toujours, la France et le Sénat d'ailleurs dans des différents rapports demande à ce qu'il y ait euh deux états qui se créent et qui essaie de coexister. Pour vous, le temps n'est toujours pas venu de cette solution.

Moi je pense que le temps est venu. Le problème c'est que avec la avec les les ces tr années de années de guerre et ces massacre qui ont eu lieu de part et d'autre, on a créé des générations de gens qui ne vont avoir pour objectif que de se venger. Quand vous avez des enfants qui ont vu leurs parents mourir sous les balles, quel sera leur objectif dans les années qui viennent si ce n'est rejoindre les rangs du Hamas et se venger ?

Donc on a créé une situation, enfin quand je dis on a il a été créé une situation qui aujourd'hui est assez délétaire et qui va mettre beaucoup de de de j'allais dire de de gravillon dans les rouages de d'une d'un règlement politique. Mais est-ce que vous vous pensez que la guerre est vraiment terminée ? Comme le dit Donald Trump hier soir, le ministre israélien de la défense dit qu'Israël reprendra les combats dans la bande de Gaza si le Hamas ne respecte pas l'accord de cesser le feu.

Le Hamas ne semble pas être en mesure de pouvoir rendre tous les corps des otages. Est-ce que vous craignez du coup que le conflit reprenne ? Moi je pense que Donald Trump a tordu le bras à Netaniao.

C'est une évidence. ça a été vu que Nutaniaou est en difficulté parce qu'évidemment maintenant que le conflit est potentiellement terminé euh certains vont chercher des responsabilités et celle de Netaniaou de toute évidence va être recherchée donc ça peut créer des difficultés. Donc toute occasion de relancer, j'allais dire de mettre de remettre une pièce dans la machine sera une occasion qu'il sans doute qu'il exploitera son question.

Est-ce que la France a le même rôle à jouer qu'à une certaine époque sur ce dossier là où parfois elle elle était en en tête en tant qu'interlocuteur vis-à-vis de tout le monde ? Est-ce que c été modifié ces derniers temps ? Je pense que les changements de pieds réguliers du président de la République depuis 10 ans maintenant depuis 8 ans maintenant ont quand même particulièrement décrédibilisé l'action de la France à l'étranger.

Et on le voit bien en Afrique, on le voit dans une multitude d'endroits où on d'où on se fait sortir. Je pense qu'on est faible et qu'on ne prend pas les décisions parfois qu'on doit prendre par par peur peut-être et d'autres les prennent à nos place et on voit bien qu'aujourd'hui la méthode de Trump qui est une méthode violente peut parfois fonctionner en tout cas dans les résultats immédiats. On verra dans la dans la durée si ça peut fonctionner.

Je suis assez dubitatif. Merci Philippe Piot. Merci.

La une de l' républicain. C'est un rapport qui a été rendu par le Sénat hier sur la filière automobile. Le Sénat sonne l'alarme.

C'est à la une de votre journal et merci Cédric Perin. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.

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