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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 23 janvier 2026 80 minContradictoireFond programmatiqueTransportsÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergie

Présidence de la RATP : audition de Xavier Piechaczyk, candidat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 9 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles motivations et raisons motivent ce changement de cap pour la RATP ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment envisagez-vous la transition entre présidence d'une entreprise monopolistique et gestion d'un groupe en concurrence ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quel type de président de la RATP comptez-vous incarner et quelle méthode de management pour le dialogue social ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Comment comptez-vous mener le dialogue social avec les syndicats dans un contexte d'ouverture à la concurrence ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle vision de l'avenir de la RATP dans un contexte d'ouverture à la concurrence en Île-de-France ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Considérez-vous nécessaire d'aller chercher de nouveaux marchés en France et à l'étranger ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Président du SénatFait
    « Une telle nomination ne peut intervenir qu'après l'audition de la personnalité pressentie devant chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat suivie d'un vote à bulletin secret. »
  • 21:30Xavier PiechaczykFait
    « La RATP a considérablement redressé sa qualité de service tant sur l'offre que sur la ponctualité pour retrouver celle de l'avant Covid. »
  • 7:30candidatFait
    « Le gros programme d'arrivée des métros, le MF19, il est à l'heure. »
  • 9:00candidatChiffre
    « Il y a 1000 escaliers mécaniques sur le patrimoine Île-de-France. D'en faire plus dans le cadre du programme de rénovation des gares. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers collègues, nous entendons ce matin monsieur Xavier Pichasic que le président de la République propose de désigner comme président directeur général de la Régie autonome des transports parisiens plus connu sous le cycle de la RATP. En application de l'article 13 de la Constitution, vous prendriez monsieur le candidat ainsi la succession de Jean Castex dont le mandat a pris fin le 2 novembre dernier à la suite de sa nomination comme PDG de la SNCF. Comme vous le savez, une telle nomination ne peut intervenir qu'après l'audition de la personnalité pressentie devant chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat suivie d'un vote à bulletin secret.

Monsieur le candidat, avant de céder la parole à Daniel Guéret, notre rapporteur, permettez-moi de revenir brièvement sur votre parcours. Ingénieur des ponts des eau et forêt et diplômé de l'École nationale des travaux publics de l'État. Vous êtes actuellement et ce depuis 2020 président du directeur de réseau transport d'électricité RTE.

Pour autant, le monde des transports ne vous est pas tout à fait étranger. Vous avez en effet exercé plusieurs fonctions au sein du ministère des transports. Vous y avez notamment été sous-directeur à la politique routière au développement puis sous-directeur du développement du réseau routier national, respectivement pendant deux périodes d'un an avant d'exercer des fonctions d'adjent au directeur général des infrastructures et des transports la DJM pendant 3 années.

Nous avons ensuite exercé un cabinet sous la présidence de François Hollande en 2012. Vous avez rejoint le cabinet de Jean-Marcot, alors premier ministre comme conseiller développement durable des transports. 2 ans plus tard, vous êtes devenu conseiller énergie, environnement et transport auprès de la présidence de la République où vous êtes resté un peu plus d'une année.

Pendant quelques semaines, vous y avez donc côtoyé le secrétaire général adjoint de l'Élysée de l'époque qui a depuis été appelé à des fonctions plus élevées. C'est à la suite de cette expérience que vous ai rejoint RTE en 2015 en tant que directeur adjoint en charge des réseaux, clients et territoires. Comme je l'ai dit en introduction, vous présidez le directoire depuis 2020.

À l'issue d'un premier mandat de 5 ans, vous avez été reconduit dans vos fonctions le 1er septembre 2025. Ma première question sera donc la suivante. Quelle motivation et quelles sont les raisons qui vont motiver ce changement de cap ?

Et comment envisagez-vous cette transition entre d'une part la présidence d'une entreprise monopolistique et celle d'un groupe confronté à la concurrence en France comme à l'international ? Et d'autre part, la gestion du réseau de transport d'électricité et de l'exploitation des services de transport représente plus de 3 milliards de voyages par an rien qu'en Île-de-Fance. Sans plus tarder, je vais céder la parole à notre rapporteur Daniel Guéret pour conduire votre audition.

Vous pourrez ensuite nous présenter votre candidature et nous faire part de votre retour d'expérience et vos motivations avant de répondre aux questions du rapporteur. Et à l'issue de cet échange, mes collègues ici présents vous interrogeront à leur tour puis vous serez invités à leur répondre. Monsieur le rapporteur, vous avez la parole.

Merci monsieur le président. Mes chers collègues, monsieur le président du directoire, à quelques semaines du dépôt au parlement du projet de loi 4 sur les transports tant attendu et alors que les transports franciliens sont à la croisée de multiples défis, il serait préjudiciable que la RTP reste durablement sans président directeur général de plein exercice. C'est donc avec une attention toute particulière que notre commission va examiner votre candidature à la tête de cet opérateur qui occupe une place prépondérante sur le marché des transports publics.

Comme l'a rappelé le président Longot, vous connaissez bien le domaine des transports, en particulier le transport routier. Vous êtes également rompu au management puisque vous dirigez le groupe RTE depuis 2020. Je souhaite en premier lieu aborder le sujet du management et des relations avec les partenaires sociaux qui a été un axe majeur des deux mandats, pour ne pas dire point fort, de Jean Castex.

Il a en effet mené une action volontariste pour renforcer l'attractivité de la RATP et signer de nombreux protocol sociaux avec les organisations syndicales. Cette politique de dialogue renforcée avec les partenaires sociaux a permis de rétablir la qualité de service notamment pour les réseaux de bus qui souffraient d'une crise de recrutement. Elle a en revanche pu être perçue comme une forme de politique du chèque coûteuse.

Jean Castex a également imposer un mode de direction fondé sur de très nombreux déplacements, souvent impromptu sur le terrain afin d'échanger directement avec ces équipes. Vos relations avec les syndicats ont parfois été plus fraîches. un délégué syndicat syndical pardon CGT de RTE ayant par exemple dénoncé je le cite une direction en mode buldoire en guerre contre les représentants du personnel en guerre contre les grévistes ne supportant aucune contestation interne à la suite du licenciement de quatre membres du personnel qui étaient intervenus frauduleusement sur le réseau lors d'une grève.

Or, l'ouverture à la concurrence des bus en Île-de-France et les transferts de salariés vers d'autres entreprises et des filial adocent particulièrement crucial ce dialogue social. IDFM a d'ailleurs publié un cahier d'exigence sociale en 2022 à la suite de difficultés rencontrées lors de l'ouverture à la concurrence des bus en grande couronne. Avant toute chose, nous aimerions donc savoir quel type de président de la RATP vous entendez incarner, quelle sera votre méthode de management, comment comptez-vous mener le dialogue social avec les organisations syndicales ?

Cette méthode de travail doit être au service d'objectifs stratégiques. Il me paraît indispensable de comprendre quel serait votre vision de l'avenir de la RP dans un contexte d'ouverture à la concurrence en Île-de-Fance et de développement des activités du groupe hors de son périmètre géographique historique. Vous n'ignorez pas que Jean Castex a cherché à se désengager d'activités peu rentables à l'international ces dernières années, notamment à Londres et à se recentrer sur le cœur de métier de l' RATP.

Cette évolution a marqué un tournant par rapport à la politique de diversification et de filialisation menée par sa prédécesseur madame Guilloire. La RATP reste une entreprise avant tout francilienne. Elle réalise encore les 3/4 de son activité en Île-de-Fance et 5e en France.

L'ouverture à la concurrence des lignes de bus francilienne qui est déjà à l'œuvre et bientôt des lignes de tramoué T1 et T8 entraînera mécaniquement des pertes de marché pour la RATP en Île-de-France. Considérez-vous nécessaire d'aller chercher de nouveaux marchés en France et à l'étranger ? RATPDEV a été choisi pour exploiter l'étoile ferroviaire de camp.

Vers quel mode de transport souhaiteriez-vous porter la croissance du groupe ? Les transports collectifs routiers, les métros automatiques ou non ? Le transport ferré classique ?

Considérez-vous que le groupe doiv répondre à de plus nombreux appels d'offre dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des ter ? Souhaitez-vous rester uniquement dans le cadre de délégation de service public ou un développement dans les services librement organisés vous semblerait-il envisageable ? Comme vous le savez, en Île-de-France, l'activité de la RTP se construit en partenariat avec Île-de-France mobilité.

Un nouveau contrat d'investissement et d'exploitation couvrant la période 2025-2029 a été signée entre la RATP et IDFM en juillet 2025. Il marque une forte hausse des efforts d'investissement + 30 % par rapport à la période 2021-2024 afin de moderniser le réseau et d'accélérer le renouvellement des matériels roulants et comprend des engagements ambitieux pour poursuivre l'amélioration de la qualité de service. Bien sûr, il faudra aussi relever le défi de la livraison des ouvrages du Grand Paris Express dont la RATP assure une partie de la maîtrise d'ouvrage.

Je voudrais à cet égard vous interroger sur deux points. D'une part, la livraison du nouveau matériel roulant pour le RERRB accuse un retard préoccupant. 146 trains neufs doivent être construits par le consortium Alstom CAF en partenariat avec les RATP pour remplacer les rames aujourd'hui en circulation pour un montant avoisinant les 3 milliards d'euros.

En parallèle, l'automatisation du RERB prend également du retard. IDFM a mis en place un plan d'urgence pour faire face à cette situation et remettre à plater. En tant que président de la RATP, quelle serait votre approche sur ce sujet ?

D'autre part, si les subventions d'investissement versé par IDFM vont fortement augmenter sur les 5 prochaines années, la RATP devra également réduire ses coûts et améliorer sa performance économique, le nouveau contrat plus annuel passé avec IDFM comporte par ailleurs un objectif de 1,2 % de productivité par an pour l' RATP. Or, les résultats financiers du groupe n'étaient pas au beau fixe ces dernières années. Si le résultat net est proche de l'équilibre en 2024, il a connu 2 années de perte nette consécutive en 2022 et 2023, notamment du fait de l'inflation et de difficultés rencontrées sur les bus londoniens et dans le cadre de certains contrats en Île-de-Fance.

Quelle serait votre stratégie pour renforcer la performance économique de la RATP ? Les voyageurs, comme vous le savez, seront tout particulièrement attentifs à l'enjeu de la qualité de service. Sur ce point, Jean Castex est parvenu à impulser des progrès considérables alors qu'en 2022, la régularité du service sur les réseaux franciliens était fortement dégradée du fait en grande partie de difficultés de recrutement, elle s'est significativement améliorée.

Des difficultés persistent néanmoins sur certaines lignes de métro et de RER. Quelle serait votre approche pour garantir la qualité du service dans la durée ? Le réseau d'autobus parisien suscite en particulier des inquiétudes.

Sa fréquentation diminue considérablement du fait d'une baisse tendantielle de la vitesse d'exploitation. Ces difficultés sont liées à une dégradation des conditions de circulation dans un contexte de démultiplication des usages, mobilité douce, livraison urbaine et cetera et de partage imparfait de la voirie. Si vous deveniez président de la RATP, compteriez-vous vous attaquer à ce problème en lien avec le ou la future maire de Paris ?

Outre la qualité de service, la sécurité des usagers est un levier majeur de renforcement du report modal vers les transports collectifs. Malheureusement, ces derniers mois, plusieurs faits d'hiver ont encore rappelé la forte exposition des réseaux de transport à toutes sortes de menaces. La loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports d'avril 2025 dite loi Tabaro va permettre de renforcer les prérogatives des services de sûreté interne de la RATP et de la SNCF et d'améliorer le continum de sécurité avec les forces de sécurité intérieure.

Elle ne résoudra néanmoins pas toutes les difficultés. Deux me préoccupent plus particulièrement. D'une part, l'ouverture à la concurrence va fortement faire évoluer les conditions d'intervention du GPSR sur le réseau francilien, le service de sûreté interne de la RATP.

Il ne pourra intervenir qu'à la demande de l'opérateur ou d'IDFM sur les parties du réseau qui ne sont plus exploitées par les RATP. Afin que les conditions de sécurité des usagers ne se dégradent pas et qu'il n'y ait pas de rupture d'égalité entre eux, une coordination fine entre l'action du GPSR et celle des nouveaux intervenants sera indispensable. Il me semblerait intéressant dans ce cadre de réfléchir à conférer à IDFM une mission de coordination des missions de sûreté sur l'ensemble du réseau francilien.

Quel regard portez-vous sur une telle proposition ? D'autre part, si environ 80000 caméras sont réparties sur le réseau de transport d'Île-de-Fance, très peu d'entre elles, en pratique, font l'objet d'un visionnage en continu par des agents de police et peuvent donc permettre une intervention en temps réel en cas d'incident ou d'agression. Les zones considérées comme peu criminogènes ne font donc pas l'objet d'une réelle surveillance en dépit de la présence de caméras de sécurité.

Une mesure permettant de prolonger jusqu'en 2027 le dispositif de vidéosurveillance algorithmique expérimenté pendant les Jeux Olympiques avait été introduite dans la loi Tabarot, mais elle a finalement été censurée par le Conseil constitutionnel comme cavalier législatif. Quelle appréciation portez-vous sur l'idée de développer de manière pérenne ce type de vidéosurveillance intelligence afin de faciliter la détection en temps réel des agressions sur l'ensemble du réseau de transport et ainsi de faciliter une intervention rapide des forces de sécurité. Enfin, la qualité de service doit bénéficier à tous.

L'accessibilité des transports publics constitue le chantier du siècle. Valérie PCR a annoncé vouloir lancer le chantier estimé à plus de 20 milliards d'euros et 20 ans de travaux de la mise en accessibilité du métro historique 21 ans après la loi du 11 février 2005 quel rôle la RATP pourrait-elle jouer dans l'accessibilité universelle des transports qu'elle opère ? Monsieur le président, chers collègues, monsieur le président du directoire, je vous remercie.

Avant de conclure, permettez-moi, monsieur le président, d'exprimer mes profonds remerciements à nos deux administrateurs Carole et Grégoire qui m'ont accompagné dans la préparation de ce rapport. Je vous remercie. Je vous donne la parole, monsieur le candidat.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, merci pour vos propos. Mesdames et messieurs, les sénatrices et les sénateurs, c'est un honneur pour moi d'être aujourd'hui devant vous, devant cette commission. Je vous remercie de m'y accueillir pour cette audition pour la présidence du groupe RATP qui est, vous le savez, un acteur central de la mobilité durable.

Alors, je voudrais dire quelques mots sur mon parcours pour me présenter. Après avoir suivi, vous l'avez effleuré, monsieur le président, une double formation d'ingénieur et en sciences sociales, toute ma vie professionnelle a été consacrée au service public. D'abord comme fonctionnaire ayant occupé plusieurs postes dans l'administration puis entre 2012 et 2015 en tant que conseiller du premier ministre puis de président de la République en charge des transports déjà de l'énergie du logement et de l'environnement puis à RTE grand service public de notre pays pendant plus de 10 ans comme membre du directoire et enfin comme président depuis 2020.

Alors cette vie professionnelle, elle est marquée par quelques fils rouges. Le premier est celui de la maîtrise d'ouvrage d'infrastructure de transport. J'ai exercé ce métier au ministère de l'équipement, des transports puis de l'écologie.

Je l'exerce chez RTE en tant que maître d'ouvrage du réseau public de transport d'électricité. Cette fois-ci, le deuxième fil rouge est celui de la performance industrielle. Chez RTE, j'ai eu en charge la maintenance des actifs industriels haute tension et télécommunication, mais aussi des clients qui sont des industriels eux-mêmes avant de devenir président de cette belle maison.

Ce fit aussi le cas précédemment comme directeur adjoint des services de transport au ministère des transports. Le troisème fil est celui des transformations des organisations et du dialogue social qui les accompagne en ayant été chef de la modernisation du ministère de l'équipement puis chef des assises du projet des assises du ferrovire en 2011. Et enfin chez RTE où beaucoup de choses ont évolué dans une conflictualité faible pour en faire un service public adapté aux enjeux absolument colossaux de la décarbonation et de l'électrification du pays.

Alors ces fils rouges me guident de même que ma passion pour la construction de la ville et en étant devant vous aujourd'hui, je continue à suivre ces fils rouges. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, vous m'avez interrogé sur ma vision stratégique pour le groupe et les défis qu'il attendent. Je veux vous dire que ces trois dernières années, la RATP a relevé concomitamment trois défis très importants sous l'autorité de Jean Castex dont je salue ici l'engagement et l'action.

D'abord, la RATP a considérablement redressé sa qualité de service tant sur l'offre que sur la ponctualité pour retrouver celle de l'avant Covid. concomitamment, la RATP a relevé le défi des JO des Jeux Olympiqués paralympiques de Paris 2024. De ce point de vue-là, zéro faute avec la mobilisation très exemplaire des salariés et l'excellente coopération entre toutes les autorités, en particulier avec IDFM, Île-de-Fance mobilité. concomitamment toujours les équipes ont préparé et mis en œuvre l'ouverture à la concurrence des bus avec des chantiers considérable dont le transfert de 20000 salariés de réseau de surface vers les fidèles du groupe ou de nouvelles entreprises attributaires.

Il a fallu faire évoluer le cadre social, juridique et technique avec l'appui des conclusions de la mission Bayi Grosset que je salue ici. Cela a porté ses fruits puisque la conflictualité a été faible et le premier transfert s'est déroulé sans bug opérationnel majeur. Cela a été possible grâce à un bon dialogue avec Valérie PC et Laurent Propst.

J'irai bien sûr à leur rencontre si le parlement valide ma nomination. Je je parlais de conflictualité, elle a d'ailleurs globalement baissé ces dernières années tout sujet confondu. Il faut s'en féliciter et poursuivre le dialogue social en ce sens.

Ces trois défis dont je viens de parler montrent aussi que l'entreprise est capable de se transformer. Une entreprise où l'adaptabilité et la continuité du service sont de vraies valeurs. Alors, de nombreux défis restent encore devant nous.

Il y a d'abord des défis opérationnels de court terme pour 2026. Je peux pas tous les citer, j'ai juste en évoqué quelques-uns devant vous qui sont majeurs à mes yeux. Il faut continuer les transferts dans les meilleures conditions possibles des salariés de réseau de surface, les salariés des bus.

Quatre bascules de ces salariés sont prévus entre le 1er mars et le 1er novembre 2026. Et le travail du PDG, c'est d'être attentif aux conditions précises de transfert et de travail de ses salariés. Il faut aussi mettre en service le nouveau métro.

Ce sont les rames, les nouvelles rames MF19 qui arrivent sur la ligne 10 d'abord. D'ailleurs, il y a une première rame qui est en test en ce moment puis sur la 7 bis puis sur d'autres lignes dont la ligne 13. Bien connue pour sa saturation.

Ce que je veux dire, c'est que cet investissement est absolument considérable. Le programme atteint 7 milliards d'euros sur 10 ans. Ça correspond à 410 trains et ça va renouveler 50 % du parc du métro.

Cet investissement concerne aussi les systèmes au sol et je salue IDFM pour ce financement sans précédent. Il faudrait aussi dès 2026, vous l'avez donc évoqué monsieur le rapporteur, la remise en gestion de la première ligne du grand Paris Express, la ligne 18 à la RATP en tant que gestionnaire d'infrastructure. On en parle peu mais ces bascules progressifs de 170 km de ligne du Grand Paris vont considérablement augmenter le patrimoine d'infrastructure dont la RATP a la charge.

C'est un moment techniquement et économiquement très délicat. C'est la qualité de service de demain qui se joue. Autre défi, préparer dès maintenant la mise en concurrence du tram qui est projeté en 2030 et continuer à être présent chaque jour dans les territoires en France et à l'étranger avec RTP Capile-de-Fance pour concourir aux délégations de services publics ouvertes à la compétition.

Dernier exemple, le déploiement et l'appropriation des nouveaux titres de transport. Encore un chantier à mener ou à terminer pour la meilleure satisfaction possible des voyageurs avec le devoir d'accompagner les usagers les plus éloignés du digital grâce à un accueil renforcé de la pédagogie mais aussi des supports adaptés. Tout cela en lien avec la mission sénatoriale en cours sur la bioéthique.

Alors, on ne pilote pas ces mutations à venir qui sont nombreuses sans repères et sans boussol. Boussole et repères pour les voyageurs, pour les salariés et pour les élus. La première boussole est évidemment la satisfaction des voyageurs et la satisfaction de tous leurs besoins.

Je parle volontiers de qualité globale. Ils ont besoin d'offre et de ponctualité. Bien sûr, en Île-de-France, l'enjeu sera d'atteindre les objectifs plus exigeants.

Prévu, vous l'avez dit, monsieur le rapporteur, dans le cadre du nouveau contrat Fertram 2025-2029. J'ai dit atteindre voir si possible faire mieux en Île-de-France comme dans les autres délégations remportées en France par RATP d'Eve. Je souhaite en outre apporter une attention particulière, vous avez pointé le sujet au bus notamment sur la question de leur vitesse moyenne de circulation.

Je souhaite en discuter dès que possible si le parlement valide ma candidature avec les communes concernées. Dans cette qualité globale, il y a bien sûr la sûreté des voyageurs et du personnel et je veux insister là-dessus car les résultats ne sont pas encore satisfaisants. Pour progresser, je crois que quatre leviers doivent être activés en même temps.

Le premier, c'est celui des ressources humaines. Il faut commencer par la présence humaine. C'est dissuasif et c'est très efficace en intervention.

Le deuxième levier, c'est celui des compétences d'intervention, des compétences juridiques d'intervention. À cet égard, je veux saluer la loi Tabarot et j'appelle de mes vœux sa déclinaison réglementaire rapide et complète. Le troisème levier est celui de la coordination opérationnelle des différents services de sécurité au sein du SOS.

Il faut les utiliser et les affecter de manière cohérente et complémentaire. Toutes ces unités de sûreté n'ont pas les mêmes compétences. Le 4è levier enfin est l'utilisation des technologies actuelles.

Je suis très satisfait de la publication du décret du 18 décembre dernier qui permet l'utilisation définitive des caméras piéton et qui vont protéger les salariés du contrôle. Ceux du GPSR et aussi globalement apaisé la relation au voyageurs. Cela a fait ses preuves lors des JOP 2024.

Je veux aussi m'engager, je veux vous le dire personnellement pour lutter contre les atteintes sexuelles faites aux femmes dans les transports en commun. La parole s'est libérée et c'est tant mieux. Et nous devons être à la hauteur de cette parole en formant les salariés d'abord, en écoutant mieux les victimes et en dissuadant mais aussi en réprimant les auteurs.

La qualité globale, c'est aussi les besoins, vous l'avez pointé, d'accessibilité sur le métro historique parisien. Je rappelle que le bus, le tram et toutes les stations de sous la responsabilité du coopé AATP sont déjà tout accessible ainsi que les nouvelles stations de métro. Donc le sujet concerne le métro historique et ce programme continue pour les personnes à mobilité réduite.

Par exemple, la RATP est en train d'étudier actuellement la mise en accessibilité de la ligne 6. étude financée par IDF mais par la ville de Paris et je serai pleinement engagé dans le plan Métro pour tous initié par Valérie PCR métro pour tous sans exclusion. Cette qualité globale, c'est aussi enfin la santé, le confort avec la propreté, la qualité de l'air, le contact avec les agents d'accueil, l'information voyageur ou encore la signalthique.

Alors, cette qualité de service n'est possible que si les ariers de RATP sont satisfaits eux-mêmes et c'est ma deuxième ambition. Et je veux à cet égard poursuivre le travail développé par Jean Castex au regard au-delà pardon des accords signé notamment sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail ainsi que sur les locaux sociaux et aussi sur le logement avec le levier de RATP habitat notamment qui sera nécessaire pour l'attractivité. De ce point de vue, mon CV montre que ce monde du logement est loin de m'être inconnu et nous allons redoubler d'effort sur ce point.

Il s'agit de travailleurs essentiels comme beaucoup de ceux de RTE que je connais bien. La troisème ambition doit être celle de l'excellence opérationnelle, de la sécurité et de l'exploitation bien entendu, sécurité ferroviaire cruellement d'actualité mais aussi du développement. Il faut bien exécuter le plan qu'un canal d'investissement du renouvellement et de la maintenance.

La maintenance, on en parle peu, mais c'est un domaine stratégique où l'attractivité, la rigueur et la performance permettent souvent le reste de la qualité et ce doit être un lieu d'innovation technologique notamment en tirant tout le parti des données numériques. La 4e mobilition est celle du rayonnement du groupe RATP en France et à l'international. Les deux.

La RATP le trème groupe de mobilité mondiale. C'est un bien national, c'est une fierté, c'est un groupe pétri de savoir-faire et ces savoir-faire doivent profiter à toutes les collectivités si elles le souhaitent avec des repères clairs que je vais vous livrer. Le premier repère, c'est faire des offres lorsqu'un est en mesure de faire progresser le service au voyageurs.

C'est le but. Il faut conserver au sein du groupe l'exploitation d'un mix équilibré du bus jusqu'au mode les plus lourds afin que le groupe sache tout faire. Il faut valoriser les expertises techniques particulières du groupe notamment sur les modes lourds et enfin chercher une rentabilité nécessaire mais sans moins 10ance sociale.

Alors ces ambitions elles doivent prospérer soutenu par un style le mien est coopératif coopératif parce que c'est mon caractère. Vous noterez qu'il est nécessaire d'être coopératif pour faire fonctionner et pour projeter le système électrique français. Coopératif ensuite parce que c'est pragmatique et de bon sens.

Le monde des transports publics est d'une grande complexité technique mais aussi juridique en matière de répartition des compétences notamment en Île-de-Fance. Il ne fonctionne pas si des conflits pérennes s'installent. Beaucoup de choses se jouent et se joueront aux interfaces. ainsi qu'aux interfaces intermodales d'ailleurs.

Coopératif enfin avec les salariés du groupe car ils ont souvent des idées à donner pour améliorer l'efficacité collective. Il faut commencer par les par les écouter et par les rencontrer. Souvent, ils connaissent leur métier.

Le portrait que j'ai dessiné à grand trait, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs, dessine à grand trait un groupe RATP comme un acteur majeur de la ville, un acteur de la ville durable, un acteur en création les mobilités d'abord anciennes et nouvelles qui façonne les formes et les géographies urbaines, mais aussi un acteur capable de mobiliser ses expertises techniques et économiques ainsi que les miennes au passage. sur les consommations d'énergie et les services énergétiques. Je pense au gain récent de l'appel d'offre sur le réseau de chaleur de la ville de Paris avec Dalkia, sur l'eau pour les eaux d'exort notamment qui sont un gros enjeu sur l'économie circulaire, sur l'aménagement durable, sur le tertiaire et sur l'habitat.

Tout cela pour la transition écologique du groupe RATP, mais aussi et surtout pour celle des villes et des territoires qu'elle sert et qu'elle desserr objectif est que le groupe RATP soit un acteur majeur de la transition des territoires dans lesquels il opère, un apporteur de solutions et de qualité grâce à ses salariés et sur lequel les voyageurs et les élus peuvent compter. Je vous remercie de votre attention. Merci.

J'ai un grand nombre de demandes de parole et la la première demande de Franck Derzin. Je vous donne la parole chers collègue. Oui, quatre questions courtes, je vous rassure monsieur le président.

Donc à l'occasion euh de l'Assemblée plinire du 15 décembre 2025, les élus du conseil régional de Normandie ont confirmé donc la désignation de RATPDF comme concessionnaire de l'étoile de camp pour les 12 prochaines années avec un démarrage d'exploitation prévu donc à compter de juillet 2027. J'aimerais savoir quel regard vous portez sur l'ouverture de la concurrence des lots de TER et comptez-vous continuer à aller sur ce marché du TR régional ? Est-ce l'une de vos priorités ? 2è question.

Le droit européen impose que les compensations de services publics ne créent pas d'avantage économique indu pour les activités exposées à la concurrence dans ce contexte. Comment garantirez-vous que les compensations publiques ou garanties dont bénéficient l'AR RTP en tant qu'opérateur de services publics ne profitent pas directement ou indirectement à ces filiales ou activités opérant sur des marchés ouverts à la concurrence ? Pouvez-vous donc engager vous engager sur des mécanismes précis de séparation comptable de gouvernance et de contrôle permettant d'en attester de manière vérifiable.

L'ouverture et la concurrence des réseaux de transport français constitue une transformation majeure d'un service public essentiel. Comment garantirez-vous pour les usagers que cette mise en concurrence se traduira ni par une dégradation de la qualité de service ni par une fragmentation de l'offre notamment en matière de continuité de tarification d'information voyageures et de sécurité ? Quel rôle la RATP entend-elle jouer pour assurer une homogénéité de standard de service entre opérateurs, y compris lorsqu'elle ne sera plus exploitante de certaines lignes ?

Dernière question, vous avez dirigé RTE, opérateur donc stratégique, on l'a dit, du système électrique français avec une expertise reconnue donc en matière de pilotage des réseaux, d'optimisation énergétique et d'intégration des énergies décarbonées. Comment comptez-vous vous appuyer sur cette expérience pour faire de la RTP un acteur exemplaire de la transition énergétique tout en réduisant durablement ses émissions de gaz à effet de serre et en maîtrisant voire en faisant baisser la facture énergétique d'un groupe fortement exposé au prix de l'électricité et d'énergie. Voilà.

Merci. Merci. Je vais donner la parole à je vais donner la parole à plusieurs de mes collègues puis vous répondrez après.

Euh je vais donner la parole à Alexandre Basquin. Merci monsieur le président. Mes chers collègues, monsieur le président directoire, je voudrais tout d'abord saluer le rapport de notre collègue Daniel Guéré qui pointe évidemment les interrogations de chacune et chacun voire même les inquiétudes puisque votre possible nomination se fait dans un contexte particulier de tension sociale mais aussi de tension politique et institutionnelle notamment au regard de l'avenir des transports publics franciliens.

Cela a été dit. La RTRTP est confrontée à quelques défis et pas des moindres. L'ouverture à la concurrence du réseau de bus, les problématiques de recrutement, le mécontentement de certains usagers qui considèrent qu'il peut y avoir une dégradation du service et on peut évoquer la problématique de la dématérialisation et enfin les pressions accrues de la part d'Île-de-France Mobilité.

Alors, il y a des défis majeurs, je vais pas rentrer dans le détail, mais en même temps, je voudrais revenir sur les JIO parce que paradoxalement avec lors des Jo, le renforcement des moyens humains, des moyens matériels et des moyens financiers, il a été constaté une véritable amélioration des services. Preuve s'il le fallait que le service public des transports peut être efficace dès lors que des moyens importants y sont consentis. Et donc, les difficultés structurelles des transports franciliens relèvent selon moi moins d'une incapacité du service public. que d'un manque d'investissement et d'un manque de moyens en matière de fonctionnement.

Donc, j'aurais quelques questions. Vous avez déjà esquissé euh quelques éléments, j'aimerais quelques précisions notamment sur les ressources humaines. Comment allez-vous rendre beaucoup plus attractif les euh les postes et donc les recrutements paliés aux difficultés de recrutement ?

Comment comptez-vous améliorer les conditions de travail ? La deuxième question serait liée au service aux usagers parce que vous avez évoqué effectivement la billéthique, les moyens humains. Mais comment vous pensez renforcer justement ces moyens humains dans les services administratifs, dans les services de maintenance mais aussi en matière de sécurité ?

Je suis pas trop fan de la vidéo surveillance algorithmique et je pense que les moyens humains en matière de sécurité seraient un plus indéniable. Et enfin, une dernière question un peu peut-être un peu provocatrice, ne m'en veuillez pas, mais qui entend poser des enjeux de fond. Considérez-vous la RATP comme une entreprise publique au service de la population ou comme un opérateur dans un marché des mobilités ouvert à la concurrence ?

Je vous remercie. Merci. La parole est à Olivier Jacquin.

Merci président. Euh monsieur Pier Chazic, dans les travaux préparatoires à cette audition, j'avais été plutôt rassuré. sur la question du dialogue social, mais dans votre exposé liminaire, euh je me repose un certain nombre de questions.

D'ailleurs, j'ai eu la chance d'écouter euh trois syndicats de la RATP FO, UNSA, CGE, CGC qui ont été incroyablement élogieuses et ditirambique envers Jean Castex. J'ai tenu à le à lui signaler directement. J'avais rarement entendu ça en précisant en autre qualité qu'il était aussi impolitique, une attente de votre part.

Alors euh quelques questions, une question euh essentielle sur la sécurité avec le GPSR où il y a une impensée dans l'ouverture à la concurrence euh qui devrait porter cette fonction euh selon vous dans le nouveau contexte d'ouverture à la concurrence. Question ouverte. Une question technique sur l'automatisation.

Il y a deux dispositifs, l'automatisation complète avec des métros automatiques sans chauffeur, un investissement très coûteux mais performant et puis un dispositif d'aide à la conduite qui s'appelle Octis dans les métros, l'équivalent de le RTMS pour le ferroviaire. Comment envisagez-vous d'aller dans cette direction de l'automatisation ? Une question ouverte, vous n'êtes pas IDFM, vous n'êtes pas Valérie PCR, mais quelles améliorations principales au transport en Île-de-France ?

Et puis ma dernière question, elle est importante, je vous attends avec précision là-dessus. Avec l'ouverture à la concurrence et la fin des monopoles publics, il me semble que nos grandes entreprises publiques doivent être plus que des simples entreprises industrielles, sinon elles seront un jour destinées à être privatisées. Je pense donc à RATP devateurs mondial de transport qui peut-être en concurrence quelque fois avec d'autres entreprises publiques anciens monopole comme SNCF voyageur ou entreprise du type Kolis.

Ne pourra-on espérer mieux pour notre pavillon français que des bagarres d'entreprise publique ? Je vous remercie. Merci.

Je vais donner la parole parce qu'il y a quand même trois trois questions de mes collègues mais il y a quand même beaucoup de questions. Donc je vais donner la parole au candidat pour répondre à mes trois collègues. Merci.

Merci euh merci de vos questions. Je vais essayer de ne euh rien oublier. Vous m'avez interrogé, monsieur le sénateur Derin, sur la question de la concurrence sur le ter monsieur Chacun également plus globalement.

Euh bon, la concurrence dans le transport public, c'est le choix de la France et ça peut être le choix des autorités administrative euh des autorités organisatrices, pardon. Euh c'est aussi le choix qui est fait en Île-de-France. Et de ce fait, mécaniquement, vous l'avez dit, monsieur le rapporteur, mécaniquement l'ancien vu du groupe RATP, l'ancien périmètre du du monopole va décroître ces mécaniques.

Ça s'est passé avec le bus. 8 DSP conservé sur 12 pour RATP. La mise en contrance du tram est projetée en 2030 et puis à la fin 2039 le R et le métro dans cette perspective là et parce que aussi des autorités organisatrices dans les territoires le souhaitent.

Effectivement euh ma vision est que euh le groupe RATP euh réponde à ces à ces appels euh qu'il s'agisse de transport urbain euh ou euh strict au sens strict du terme ou de ter tout en étant sélectif. Le but est pas de courir tous les lièvres à la fois. tout en étant sélectif.

Et c'est pour ça que c'est important d'avoir une grille, une grille d'appréciation et une grille de critères. Je vous les ai cité tout à l'heure. Euh le premier, c'est faire en sorte que le groupe RATP apporte plus de de qualité euh à l'occasion de ces nouvelles DSP pour les voyageurs.

Le le deuxième c'est qu'au sein du groupe RATP, on continue à savoir tout faire et je rappelle que le groupe RATP exploite déjà des modes ferrés avec le RR A et B, mais aussi à l'étranger. Euh, ça valorise notre expertise et enfin qu'il y ait des conditions de rentabilité mais j'insiste sur l'absence de moins 10 an sociale. qu'il s'agira d'être euh sélectif et de choisir au cas d'espèce.

Vous m' interrogé sur la séparation des comptes. Dès lors que une DSP donc est signée, ça fait l'objet d'une société indépendante parce que tout simplement créer une société, une filiale, c'est la manière la plus simple de séparer les comptes et d'être transparent. Il faut que ça que tout ça soit auditable, soit contrôlable.

Euh c'est fait et je compte bien continuer à ce que ce soit fait. C'est important que les opérateurs nationaux soient exemplaires sur ces questions là et puissent garantir l'absence de subvention croisée. Vous m'avez interrogé sur la question finalement de l'optimisation ou de la désoptimisation qui peut être une qui peut être la conséquence de la mise en concurrence.

C'est c'est d'abord une question qui s'adresse à l'autorité organisatrice et en l'occurrence IDFM. Euh et bien évidemment la question de l'alottissement est absolument stratégique. Euh la question est ni trop peu ni trop.

S'agissant de cela, la RATP s'est mobilisé pour désintégrer un certain nombre de ces systèmes et les mettre à disposition des des autres opérateurs pour en faire un modèle multiopérateur. Ça a été fait par la par le bus de manière remarquable sur les questions de régulation notamment. Euh, il faudra le faire d'ici 2030 sur la question du tram euh qui est un système technique, lui probablement beaucoup plus enchevétré et de ce point de vue, c'est un c'est un défi.

Euh et enfin, vous m'avez interrogé sur les questions de climat et d'énergie. Alors, je vais essayer d'être bref, il y a beaucoup beaucoup d'autres questions. Euh les transports routiers, c'est le tr c'est 30 % des émissions de gaz à effet de du pays.

Et au sein de ce transport là, la voiture individuelle, c'est la moitié, donc c'est beaucoup. Et bien évidemment, le principal adversaire, c'est euh la voiture individuelle qui émetin. Voilà, donc celle qui marche aux hydrocarbures.

Donc la première réponse pour pour permettre au pays de respecter ses objectifs énergétiques et climatiques, c'est d'être bon. parce que si on est bon, les gens viennent dans les transports et ont tendance à délaisser leur voiture. Une fois que j'ai dit ça au périmètre du groupe RATP qui lui a pris des des des ambitions euh sur les émissions et sur l'énergie, plusieurs éléments déjà continu à basculer des usages fossiles vers les usages électriques.

Ça a été l'objet de l'opération BUUS 2025 qui a été largement financée par IDFM et réalisé avec succès. 22 des 25 centre bus ont été adaptés au nouveaux combustible, le biogaz et l'électricité. Euh ça c'est quasi terminé.

Reste aujourd'hui, je crois que 27 % de la flotte de bus qui est qui est diesel. Il faut aller jusqu'au bout là-dessus. Euh euh donc ça c'est pour la bascule.

Une fois qu'on a basculé vers des modes propres et bien écoutez, il faut faire de l'efficacité. De ce point de vue-là, l'arrivée des rames MF19 sont une bonne nouvelle parce qu'elles sont du point de vue énergétique 20 % plus performantes que les que les présidentes. La RATP aussi un gros patrimoine bâti.

Il faudra y faire de la rénovation thermique parce que l'efficacité ça se joue pas que sur ce qui roule. Ça se joue aussi dans le dans le bâtiment. Et puis une fois qu'on a fait ça ou plutôt pendant qu'on fait ça, il faut mieux acheter et bien payer sa facture d'électricité.

Alors vos collègues de la commission des affaires économiques m'ont souvent entendu plancher devant eux et donc discuter les prix de l'électricité. Vous savez que le marché spot est très volatile. Pas trop parler d'électricité aujourd'hui, mais simplement vous dire que la bonne stratégie me semble être de se couvrir par des contrats à long terme pour éviter les fluctuations des prix sur les prispot donc du marché forward et du contrat long terme.

Voilà donc à grand trait euh monsieur le sénateur les réponses à vos interpellations. Je vais continuer, monsieur le président, si vous le permettez. Vous me dites si je suis si je suis trop long.

Euh vous m'avez interrogé euh je vais retrouver mes papiers sur euh sur les questions euh de d'investissement. monsieur le rapporteur euh euh et pointer le sujet du RRB dont je voudrais dire deux mots. Euh le sujet de RURB est confronté à des difficultés de livraison de son nouveau train, le MI20.

C'est un contrat qui a été signé avec le groupement Alstom CAF historiquement avec Bombardier CAF mais le groupe bombardé a été racheté par le Stom. C'est un chantier qui rencontre beaucoup de difficultés techniques. Ça fera partie, j'ai pas eu le temps de de l'évoquer dans dans mon propos introductif d'un des sujets industriel majeur à mon arrivée si le parlement la valide puisque puisqueeffectivement Valérie PCR a raison c'est des ces retards de livraison ne sont pas du tout satisfaisants sur le le RRB qui est en terme d'offre et aujourd'hui dans le dans les services RATP donc en Île-de-France et le RER qui fait l'objet de l'offre la moins performante, même si le service a été redressé puisqueaujourd'hui l'offre est réalisée à quasiment 90 %.

Bien évidemment, il y a des gros sujets matériels roulants. J'ai été interrogé euh sur euh sur les questions de sûreté. Monsieur le rapporteur, monsieur Jacquin.

Euh moi je n'ai aucune difficulté à discuter avec l'autorité organisatrice de la manière dont le GPSR intervient. Simplement se dire que le GPSR est un service de sûreté qui a des pouvoirs spécifiques qui sont définis par la loi. Voilà. et son périmètre d'intervention est lui-même est lui-même défini par la loi.

Euh c'est un service de sûreté qui aujourd'hui exerce en exerce en monopole. Euh tout est toujours discutable sur le sujet, mais euh sur ces coûts, il faut dire que ce sont des des fonctions qui sont régulées et qui font l'objet d'un examen de l'ART. Je note aujourd'hui, je l'ai dit dans mon propos introductif que ce qui me semble est davantage la coordination très opérationnel que la question du rattachement à telle ou telle unité au sein du groupe RATP puisque l'enjeu c'est bien de coordonner l'intervention de la police nationale du GPSR euh de la Brigade régionale des transports qui a été financée par IDFM des agents de sécurité privée qui sont financé et qui sont et qui sont sur le réseau et des services de police municipal à 40 conventions qui a été signé avec les communes quand je pointais le besoin de coopération tout à l'heure au sein du centre de coordination.

C'est bien ça. Il y a quand même du monde. C'est-à-dire qu'il y a des effectifs de police nationales qui sont spécialisées.

Il y a le GPSR, quasiment 900 agents. Il y a la BRT, il y a des agents de sécurité privée, il y a il y a des policiers municipaux. Le but, c'est qu'on arrive à optimiser tout ça d'abord pour créer de la présence et de la dissuasion avant même de parler d'intervention.

Je crois que c'est possible. Euh il faut qu'on soit coopératif sur le sujet. Monsieur Jacquin, vous m'avez interrogé sur les questions d'automatisation.

Euh aujourd'hui, il y a des modes, il y a des dispositifs d'assistance à la conduite sur tous les métros euh à l'exception d'une ou de lignes, je crois et sur le R. Euh c'est une assistance à la conduite, ça permet, ça a déjà permis d'augmenter euh la sécurité et la fréquence. On peut aller plus loin, vous l'avez dit, euh on peut passer à des systèmes 10 et BTC, euh c'est Octis dans le métro et c'est Nextto euh sur le RB.

En fait, ça permet une assistance à la conduite, mais ça permet d'augmenter la fréquence entre les trains parce que ça permet de gérer une signalisation dynamique. Il a des cantons dynamiques entre les trains. Euh et c'est comme ça qu'on peut espérer atteindre une fréquence de train toutes les 2 minutes, ce qui est bien.

Et le stade ultime, c'est l'automatisation totale, cette fois-ci sans conducteur qui aujourd'hui sur les lignes automatisées permettent un train toutes les 85 secondes qui doit pas être loin du record mondial. Bon euh je suis pas sûr que toutes les lignes de métro de Paris évocation à être toutes totalement automatisé au sens du 3è stade que j'ai présenté. simplement nous avons commencé et c'est très bien par les lignes les plus fréquentées, donc les plus saturées euh pour les désaturer parce que l'automatisation c'est toujours moins cher que de creuser un deuxième tunnel et de construire de deuxième voie et de faire une deuxième ligne à côté.

Euh et donc à chaque fois, il faut prendre une décision entre ce que ça coûte et les bénéfic aux usagers parce que à la fin c'est le voyageur francien qui finance mais vous savez aussi que c'est le contribuable puisque dans les transports publics urbains en France globalement les recettes voyageurs ne recouvrent que en général un/ers des coûts complets Et lorsqu'on intègre l'investissement, probablement plus près de 25 % le reste doit être couvert par le contribuable. Donc c'est important d'avoir une approche pragmatique là-dessus. Gérer des paliers techniques progressivement, de l'aide à la conduite, oui, de plus en plus. et les plus gros investissements consacronsles d'abord aux lignes qui sont les plus saturées sur le métro sont automatique totalement la une 4 vous le savez la prochaine sera la ligne 13 dont j'ai parlé tout à l'heure.

J'étais sûr que j'aurais la question sur l'automatisation et aujourd'hui deux autres lignes sont à l'étude pour l'automatisation totale. la 7 et la 8. Le reste, commençons par mettre des systèmes de type octisme partout pour qu'on augmente la satisfaction voyageur.

Sans transition, euh j'ai été interrogé sur la question, j'aurais dû la traiter à la suite de la question de monsieur Derin sur l'ouverture à la concurrence non plus seulement en France mais à l'étranger. De ce point de vue-là, je suis très ouvert à ce qu'on discute une équipe de France avec Jean Castex et avec Kolis. Pas forcément qu'avec Kololis parce que dans l'équipe de France, il y a d'autres entreprises qui peuvent être les constructeurs de matériel roulant et nos grands BT pistes lorsqu'on va gagner un contrat à l'étranger qui comporte la construction d'infrastructure, la mise en place de systèmes de voie et cetera.

Donc je suis très ouvert à cette question euh et nous en discuterons dès que possible, non seulement donc avec Kolice mais aussi avec les constructeurs et les bénéfices. Bien évidemment, ça dépendra des cas. Bien évidemment, ça dépendra de ce que souhaitent les autorités organisatrices à l'étranger comme en France.

Le cas français est très différent hein, mais en tout cas pour l'export, je suis très ouvert à ce que nous en discutions. Si je suis trop long, monsieur le président, dites-le-moi. Certains vont partir.

OK. Avant de voter, il faut qu'il v sur l'attractivité. Sur l'attractivité.

Euh Jean Cassex et ses équipes ont fait un énorme boulot. Euh moi je crois profondément que l'attractivité ne se joue pas que sur le salaire, il se joue aussi sur les conditions de travail et sur la fierté. De ce point de vue, le baromètre social de de RATP a progressé.

C'est la raison pour laquelle j'ai donc évoqué dans mon proposiminaire ces questions de QVT euh et de euh et de bien-être au travail euh à l'intérieur de laquelle euh il y a euh euh la relation avec le management qui est cher à mes yeux. J'en profite pour dire un mot du dialogue social sur lequel j'ai été interpellé par plusieurs à travers plusieurs questions. Moi, je compte à RATP faire ce que j'ai toujours fait dans l'ensemble de mes fonctions et de mes responsabilités.

Avoir un dialogue social sincère et transparent. Ça sert toujours transparent aussi pour comprendre les contraintes des uns et des autres et toujours rechercher les compromis. C'est ce que j'ai fait chez RTE dans mes 5 ans et demi de présidence.

On a quand même signé une soixantaine d'accords dont certains unanimes. Un bon indicateur, c'est les NAO, les négociations annuelles obligatoires puisque là il y a forcément négociation chez RTE. ces 10 dernières années qui sont mes 10 dernières années de présence, nous avons signé 8 accords sur 10 et j'ai entendu ici ou là euh et vous avez donc évoqué euh des déclarations sur je cite un style buldozer.

J'ai du mal à entendre à comprendre ces critiques. Je vais vous donner juste quelques chiffres. Euh chez RTE, la fierté d'appartenance est à 93 %.

La confiance dans l'entreprise est à 87 %. La relation salarié manager doit être une des boussoles est à 85 % de satisfaction et l'indice de QVT qui est un indice agrégé dépasse 7/ 10. Tous ces indicateurs sont sous ma présidence sont en croissance constante depuis 4 ans.

Voilà. Moi, je tiendrai l'ensemble de ces documents bien évidemment à votre disposition si vous souhaitez qu'on en discute. En tout cas, je compte continuer à chercher des compromis avec l'ensemble des organisations syndicales parce que vous le savez, je tiens aussi à ce pluralisme syndical.

Merci. Je vais donner la parole à Jacques Fern. Merci monsieur le président.

Monsieur le candidat à la présidence. Donc ces cinq dernières années pour la RATP, ça a été particulièrement animé avec des défis, des enjeux compliqué qui évidemment ont déjà été évoqués ce matin. La qualité, la régularité de services, le le la question du recrutement.

Donc vous venez d'en parler, le climat social apaisé et là-dessus incontestablement Jean Castex a imprimé sa marque. Le besoin considérable d'investissement, de modernisation du réseau et de renouvellement du matériel. Vous avez évoqué question de ces rames qui tardent à arriver et tout cela dans un contexte compliqué de de mise en concurrence progressive. incontestablement par rapport à 2022 sur ces défis, la RATP est en meilleure position à l'issue du mandat de Jean Castex.

Bon, l'impératif, vous l'avez dit, des des de ne pas rater les J et les moyens exceptionnels qu'on a pu dégager pour cela, particulièrement le déplafonnement du VM, ça y a bien aidé. Au-delà de cette phase favorable, euh on sort de la conférence Ambition France Transport. Il y a la loi 4 qui arrive et peut-être la loi de programmation dans la foulée.

Comment envisagez-vous la stratégie pour poursuivre, conforter dans les territoires où la RATP est impliquée euh ce développement et le choc d'offre des mobilités durables avec des charges d'exploitation importantes pour cela, des investissements conséquents. Je crois qu'avec le nouveau contrat avec Île-de-Fance mobilité, c'est une augmentation de 30 % des investissements par rapport à la période précédente. Il y a la question très coûteuse donc de l'accessibilité.

Le réseau en tout enterré sera particulièrement problématique et on commence à comprendre combien l'adaptation au réchauffement climatique va changer la donne là-dessus. Je pense qu'à à RTE, vous en aviez particulièrement conscience. Et puis enfin, vous avez évoqué en début la notre mission sénatoriale sur la biététique parce que là l'attractivité des transports urbains, ça dépend fortement de l'information voyageur, de la billéthique, des services numériques multimodo.

Alors, il y a le conflit récent entre la RATP IED FM sur la vente du Navigo Liberté Plus. Donc comment avec l'expérience internationale de la RTP et son expérience dans différents réseaux en France, voyez-vous les perspectives d'optimisation, de modernisation pour cette biéthique et ces services qui nécessitent harmonisation, partage des données, fiabilité et simplicité ? Merci.

La parole est à Omar Saï Wali. Merci monsieur monsieur le président. Le groupe bien sûr RATP est présente un peu partout dans le monde notamment dans 16 pays où plus de 120 filiales opèrent et maintiennent des réseaux innovants et sûrs.

Je dirais l'Amérique, Europe, Afrique, Moyen-Orient, Asie, OAN. L'entreprise possède également des bureaux de représentation au Canada, à Dubaï et à Singapour. Alors, monsieur le président, moi je me pose la question, est-ce que la RATP envisage d'avoir une politique aussi de développement dans les autres mères ?

Parce que les autres mères, ce sont des territoires français. Nous aussi, on se déplace et l'entreprise française n'est pas représentée dans nos territoires. Donc ma question est là, est-ce que vous envisagez de d'avoir au moins une filiale chez nous dans les autres MA ?

Merci. Je vais donner la parole à Pierre-Jean Rochette. Oui, merci monsieur le président, monsieur le candidat.

Euh juste revenir sur quelque chose que vous avez dit tout à l'heure et où je suis pas d'accord. Vous avez dit la France a choisi de de d'ouvrir la concurrence au transport public. En réalité, c'est l'Europe puisque la RATP était protégée depuis le décret de 49 sur l'Île-de-France qui est une situation totalement anormale.

Et pendant que les opérateurs français allaient faire du transport public partout en Franc, en Europe et dans le monde, la RATP restait elle protégée par un décret qui était tout à fait unique en son genre. Moi d'ailleurs à titre perso, je suis pour la remise en concurrence régulière des régies et je trouve que la situation actuelle à Paris est plutôt la norme. Euh, on parle beaucoup trop de Paris.

La RATP, c'est pas un groupe uniquement parisien. Quelle sera la place de RATP Dev demain dans les réseaux de province ? Les réseaux de province ont besoin d'avoir de la concurrence aujourd'hui.

Il y a que deux offres maintenant. On a Keolis et Transdev. Est-ce que RATPDV qui a fait des belles réussites en province va continuer, va motiver la concurrence et surtout sur les petits réseaux urbains puisque le petit réseau rural semble ne pas intéresser grand monde.

Je parle des réseaux des tailles inférieures à 50 bus. Et puis enfin pour terminer, quelle est votre vision sur les robots taxis ? La France détourne totalement son regard des robots taxis alors que le monde est en train de voir la mobilité changer, nous sommes en train de prendre un retard considérable que nous payerons.

C'est une bombe à retardement de nous désintéresser à cause de notre réglementation beaucoup trop lourde. Des robot taxis. Les Ro taxis sont l'avenir pour la mobilité en zone rurale faiblement dense et aujourd'hui rien, aucune expérimentation vue par les majors du transport dans notre pays.

Ce que je regrette profondément. Quelle sera votre vision là-dessus ? Allez-vous être innovant, novateur et bousculer un petit peu les lignes ?

Merci. La parole est à Guillaume Chevrelier. Merci monsieur le président, monsieur le candidat. vous avez déjà conduit chez RTE un plan de transformation important dans la la décarbonation.

Donc vous allez à la RATP retrouver un peu les mêmes sujets sur des lignes de nature différentes et il y a déjà des des plans de mobilité avec des bus 100 % propres, avec des dates de mise en œuvre qui ne sont déjà pas respectées. Quel va être votre engagement futur pour faire en sorte que ce soit sur l'Île-de-Fance enfin et également dans les territoires pour qu'il y ait des bus 100 % propres sur l'ensemble du réseau RATP. Vous avez également évoqué votre volonté de vous engager dans le plan d'accessibilité pour les personnes handicapé avec le le plan métro pour tous qui est un plan extrêmement ambitieux et budget avec un budget significatif.

Vous avez évoqué la la ligne 6 dont les coûts sont quand même très importants. Donc de quelle façon vous comptez vous mobiliser et quelles seraient les les lignes prioritaires ? Et troisème point, notre commission a travaillé sur les nuisances sonores dans les mobilités.

J'ai commis un rapport avec mon collègue Gilberlu Devinaz à la fois sur les les bruits générés par les moyens de transport et également le bruit généré par les travaux. Et donc quand j'évoque l'accessibilité, ça nécessitera des travaux. Un certain nombre de mises en conformité des mobilités nécessiteront des travaux avec des nuisances. et je voudrais connaître votre approche par rapport à à la question de des nuisances sonores de la RATP d'une façon générale.

Je vous remercie. Merci chers collègues. Je vais donner la parole à Alain Dufour.

Oui, merci. Merci monsieur le président. Euh monsieur le directeur, je vais vous poser une question, je pense qui a déjà été évoquée.

Vous êtes bon le 3e opérateur mondial en matière de transport urbain et présent dans 780 villes. Le groupe RATP effectivement a de grandes ambitions, mais déjà au niveau parisien et francilien, bon quels sont les les moyens que vous allez mettre en œuvre pour ils ont assuré la et faciliter la le transport des voyageurs transiliens et étrangers ? Ça c'est la première question.

Et la deuxième face aujourd'hui à la à la concurrence qui est faite à la RATP, quels sont vos atouts quelle est votre stratégie et notamment aussi en matière de développement extérieur. Vous êtes présent aujourd'hui dans divers pays, ça a été souligné, mais notamment en Arabie Saoudite et en Serbie. Quels seraient vos vos projets pour l'année et les années à venir ?

Je profite aussi de de saluer l'action du rapporteur Daniel Guér et pour l'X sa contribution aujourd'hui à ce dossier. Merci. Merci.

Avant que je donne la parole au candidat pour répondre vos questions, euh y a-t-il des interventions ? Oui, Renc. Oui, rapidement, ça a été tout un tout petit peu évoqué dans l'introduction, mais je voudrais quand même revenir un petit peu sur RATP à l'international et entendre donc le le candidat sur le sur le contexte actuel.

Il y a évidemment des demandes de développement d'infrastructure dans beaucoup de villes, notamment dans les dans les grands pays émergents. Euh mais on est aussi dans un contexte quand même d'évolution notamment de de tout ce qui l'ide public au développement et et tout ce qui est garanti à l'export. Donc est-ce que le maintien de RATP International voire son développement international fait partie de la stratégie ou le contexte international y compris d'accompagnement financier des grandes entreprises françaises à l'export fait que c'est probablement un point sur lequel il va être difficile euh d'avancer et de développer dans les prochaines années.

Merci. Il y a-t-il d'autres interventions ? Non, je n'en vois pas.

Donc je vais donner la parole au candidats pour répondre aux questions de mes collègues. Merci. Merci monsieur le sénateur de Mayotte, je vais commencer par prendre votre question.

Il ne vous a pas échappé que j'ai parlé de la France et pas de l'hexagone dans mon propos liminaire. Donc les Dromcom sont en France et je suis tout à fait ouvert à ce que RATP réponde à des à des appels d'offre sur des DSP dans les outresem si les collectivités territoriales le souhaitent et bien sûr je me mettrai à leur disposition qu'on pour qu'on puisse commencer à en discuter euh si le Parlement valide ma nomination. Euh monsieur Rochette, vous m'avez interrogé sur et ça va un peu dans le même sens sur la place sur les ambitions des raté Pédèv en province dans dans les territoires.

Vous avez raison de dire qu'il n'y a pas que l'Île-de-France dans la vie. Euh RATPDV est déjà présent sur le sol français ainsi que avec deux DSP en Suisse juste à côté. Euh donc à travers 50 contrats, donc c'est beaucoup hein le chiffre le chiffre d'affaires des raté Pédev sur le sol français, ça dépasse 1 milliard d'euros par an.

Donc c'est déjà un gros opérateur, même si euh il reste un challenger parce qu'en matière de transport public, le numéro 1 c'est Keolis. Euh donc oui euh poursuite euh poursuite de ce développement sur le territoire français euh en étant sélectif dans nos réponses avec les critères dont j'ai parlé tout à l'heure, bien évidemment ne pas aller sur une DSP où on a l'impression de ne rien pouvoir apporter de nouveau, ni à la collectivité cliente, ni au ni à ses à ses voyageurs. mais donc examen effectivement pour voir si le groupe RATP peut apporter des choses.

Et c'est à dessin dans mon exposé liminaire que j'ai dit que c'était important à mes yeux que le groupe RATP garde un mix équilibré de tous les modes de transport, je dirais des plus légers au plus lourds. Et quand je disais ça, c'était aussi pour inclure dedans des DSP plus petites de bus ou de car, même si historiquement sur l'intérêt, c'est plutôt Transf qui est qui est devant. Donc oui, moi je tiens à ce que le groupe RATP sache tout faire et sache servir en tout cas proposer des solutions à toutes les collectivités territoriales qui le demanderaient.

Donc ça va du plus petit jusqu'au plus gros. Et donc le plus gros, c'est le mode lourd, c'est-à-dire c'est le métro, c'est le métro qui est automatique et c'est le transport ferroviaire avec les T. Les taxis autonomes.

Moi, ça m'intéresse beaucoup à titre personnel. J'ai pas de réponse technologique à vous faire aujourd'hui, mais c'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup. Je pense que ça fait partie d'une des branches d'avenir de notre mobilité et la RATP donc est grand étant un groupe innovant, c'est quelque chose que j'investi euh le plus vite possible.

J'ai été interrogé sur la question de la de la bioéthique. Euh moi, j'ai envie de répondre à travers deux choses. La biéthique, c'est des systèmes d'information et des systèmes.

De ce point de vue-là, c'est important que le groupe RATP est un savoir-faire et que il y ait une forme de mise en commun des expertises de ces systèmes d'information parce que c'est souvent des systèmes d'information et de télécom qui sont très chers. Euh et c'est bien que l'ensemble des parties de RATP, quel que soit la DSP qu'il sert, puisse profiter de ces systèmes d'information et de ces expertises. Euh c'est ça qui est intéressant quand on est un groupe, hein, c'est que ces savoir-faire de pointe d'ingénierie puissent puisse profiter à tous.

Après, la question de la bioéthique et de sa digitalisation, elle renvoie à une question de l'accessibilité. C'est pour ça que je vous ai dit que moi il il me paraissait important que l'on conserve. Alors, c'est toujours une ça relève toujours d'une décision des des des AO.

C'est intéressant, enfin c'est important qu'on conserve toujours des modes de paiement qui soient accessibles à tous. Voilà. Et donc ça veut dire que il faut qu'on conserve des systèmes qui vous permet de ne pas avoir de compte en banque parce que il y a certains de nos concitoyens qui n'ont pas de compte en banque ou qui sont interdits bancaires et donc c'est important que en plus de cela, ils se retrouvent pas discriminés dans les transports.

Donc moi la digitalisation ça me va très bien. C'est l'avenir, ça permet d'être performant. Mais il faut qu'on conserve des vois et des moyens pour pouvoir prendre les transports en commun avec une simple carte.

C'est le cas en Île-de-France avec le pass navigo easy qui reste un support physique. Monsieur le sénateur, vous l'avez vous voilà, j'ai le mien dans ma poche gauche devant vous. Vous m'avez interrogé sur la résilience des infrastructures.

Alors effectivement, c'est un sujet que je connais bien chez RTE à la fois pour parler de climat, d'énergie, mais aussi en tant que propriétaire d'un très d'une très grande infrastructure linéaire. La RATP a fait des études là-dessus pour la mise en résilience de son réseau. Ça concerne les bulles de chaud, les bulles de froid, les les risques inondation.

Il y a aussi des sujets géotechniques notamment euh sur des branches air vert. Euh on entamera avec Valérie PCR les discussions sur la manière dont dont tout ça peut être progressivement financé euh dans les futurs contrats les uns et les autres. Vous avez cité des retards en terme de matériel roulant.

Alors moi j'ai cité le MI20 sur le RB parce que c'est vrai que ces rames sont en retard et c'est un problème industriel avec Alstomcas. Je pas laisser croire que tout est en retard. Le gros programme d'arrivée des métros, le MF19, il est à l'heure.

Les trains qui sont faits par la stom, ils arrivent sur le réseau. Vous en avez vu un premier sur la ligne 10, vous en verrez dès la fin de l'année sur la ligne 7 bis. Donc de ce point de vue là, il y a des programmes industriels qui avancent et je compte bien faire en sorte que ça continue.

Monsieur Chevrolier, vous m'avez interrogé sur les sur les PMR. J'ai donc évoqué la ligne 6 qui qui est à l'étude pour sa mise en accessibilité. Vous avez aussi raison de dire euh que c'est un programme difficile parce qu'il y a des stations qui sont très profondes, très peu accessible.

Euh je veux dire que euh il n'y a pas que la mise en place d'ascenseur euh qui nous permettrait déjà de faire avancer les choses. développement donc d'escaliers mécaniques dans les stations euh historiques du métro est un élément qui qui est qui est très important euh et qui permet à des personnes à mobilité réduite de pouvoir prendre prendre les transports enfin celles qui marchent mal par exemple. De ce point de vue là, il y a un programme donc d'accroissement du nombre d'escaliers mécaniques.

Aujourd'hui, il y a 1000 escaliers mécaniques sur le patrimoine île de France. D'en faire plus dans le cadre du programme de rénovation des gares pour le gros œuvre. Il y a un autre sujet qui me tient à cœur, c'est celui qu'on euh qui en fait consiste à remplacer les tourniquets.

Mesdames et messieurs, je sais pas si il vous est arrivé de prendre le métro avec une poussette. Alors moi, ça m'est arrivé beaucoup. avec mes enfants.

Euh effectivement, passer un tournica avec une poussette et descendre les escaliers, c'était effectivement pénible et difficile. Sur les 4000 appareils de contrôle, il reste 2000 tourniquets. Et simplement, soyons pragmatiques, faisons du bon sens, commençons par remplacer les équipements qu'on peut remplacer facilement pour rendre l'ensemble de ces infrastructures le plus accessibles possible pour y entrer et pour y circuler déjà donc avec les escaliers. tout en étudiant sur long terme, vous l'avez dit bien évidemment, les gros investissements de génie civil et notamment l'accessibilité par les ascenseurs.

Vous vous m'avez interpellé sur les bruits des travaux. Alors, il y a des bruits de travaux, il y a des bruits de circulation. De ce point de vue-là, il y a des points noirs qui ont été repérés.

Monsieur le sénateur, la RATP s'est engagé à supprimer euh ses points noirs bruits d'ici la fin 2026. Donc, les travaux sont en cours. Euh, de manière générale, la l'AR RATP contribue au plan d'exposition au bruit puisque vous l'avez dit, le bruit est reconnu comme un sujet de santé.

C'est ces questions de bruit, c'est des questions qu'on gère le plus souvent de manière technique. Pour les bruits de roulement et les bruits de ventilation pendant l'exploitation, on n'a pas eu le temps de parler de la qualité de l'air, mais c'est un défi. Il faut mieux extraire l'air des tunnels et des stations, mais un ventilateur, ça peut faire du bruit.

Donc c'est souvent des questions technologiques et vous avez raison des questions de réduction du bruit pendant les travaux. de ce point de vue-là, pour avoir fait euh beaucoup d'infrastructures dans ma vie, je sais qu'il existe des solutions techniques et technologiques pour minimiser ces bruits, même si probablement que le programme de travaux colossal qui est la conséquence des investissements de RATP sur ses fonds propres, mais aussi des subventions du contractement état région et des subventions d'IDFM euh bah vont générer beaucoup de travaux et que probablement que pour le voisinage, ça va être un une discussion croissante. De ce point de vue-là, moi je crois que c'est important qu'on fasse de la concertation et de l'information.

C'est important qu'on présente ce qu'on fait et qu'on informe les riverins d'éventuels désagréments. Mais pour avoir été confronté à la question plusieurs fois dans ma vie, je sais que des solutions existent. Les bus propres sur l'ensemble des exploit des DSP donc exploités par le groupe RATP relèvent le plus souvent des financements des AO.

Et donc c'est une discussion qu'il faut avoir avec elle. Enfin, j'ai été interrogé, j'ai l'impression de n'avoir oublié personne. J'ai été interrogé sur les questions d'international et de la baisse des aides au développement.

Cherant d'Ax, c'est vrai que c'est quelque chose qui me préoccupe. Aujourd'hui, RATPDV est présent dans certains pays euh qui ont fait historiquement l'objet d'ados développement, je pense au Maroc, à l'Égypte et cetera. C'est quelque chose qu'il faudra qu'on adresse avec l'AFD.

Mais vous avez raison, c'est une question critique. Il faudra euh redoubler des forces sur le sujet pour pouvoir aider à ce queil y ait des financements qui se bouclent. C'est le plus souvent des sujets de financement d'infrastructure, hein, lorsqu'on fait du Greenfield dans ces pays-là.

Sujet que je connais. Voilà. Pardon d'avoir été trop bref, monsieur le président.

J'ai l'impression d'avoir balayé l'ensemble des questions. Euh si j'en ai oublié une, n'hésitez pas à m'interpeller. Bien.

Et ben merci. Euh merci monsieur le candidat. Je vais On va vous libérer.