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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 22 octobre 2025 45 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Casse du Louvre : sa présidente reconnaît une sécurité obsolète

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'elle vous a convaincu, la présidente directe du Louvre ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Elle a été attaquée personnellement sur des rumeurs d'appartements privés. Comment a-t-elle réagi ?

  • 5:30RelanceRéponse partielle

    Le Louvre est-il laissé à l'abandon ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Combien de policiers sont mobilisés ? Quelle piste privilégier ?

  • 8:30OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ne pas exposer des répliques des bijoux volés ?

  • 11:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi Rachid Alati ne reconnaît pas sa part de responsabilité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:30Frédéric PlinFait
    « C'est un peu comme si vous aviez une bijouterie avec les plus beaux diamants de Paris et que la porte était ouverte. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous de débat chronique et reportage 90 minutes pour donner du sens à l'actualité et aux mutations de notre société. Voici le sommaire de ce 22 octobre.

Elle s'appelle Laurence L'écart. C'est la présidente du musée du Louvre. Elle passe cet après-midi sur le grille du Sénat.

Comment un tel cas ça a-t-il été possible ? Y a-t-il eu des défaillances humaines ou techniques ? Le plan annoncé en janvier par Emmanuel Macron prenait-il suffisamment en compte la sécurité du plus grand musée du monde ?

C'est aussi l'image de la France qui est en jeu et on en débat dans une minute. Et puis dans la seconde partie de ce sens public, notre pays confronté à la baisse de sa natalité, les couples hésitent et tardent de plus en plus à donner la vie. En 2024, on a réalisé une enquête auprès de la population française et aux plus jeunes, on leur a demandé quelles étaient leurs intentions quant au nombre d'enfants qui souhaitaent avoir.

Et on a pu comparer les résultats à une enquête qui a eu lieu il y a 20 ans et on voit une baisse importante des intentions de fécondité et du nombre d'enfants que les habitants de la France souhaitent avoir à la fin de leur vie. Moins d'enfants, une population de plus en plus vieille. et on analysera avec nos experts les conséquences importantes économiques de cette nouvelle donne démographique pour nos infrastructures, nos écolle, notre système de santé et bien sûr notre système de retraite.

Vous pouvez réagir sur ce thème en flashant notre QR code et poser également vos questions sur le vol des bijoux de la couronne. La présidente du Louvre était donc auditionnée par la commission de la culture du Sénat aujourd'hui. Cécile Sou après 4 jours, on attendait sa parole.

Laurence Descart sera en fin du silence. La directrice du Louvre le reconnaît. Les infrastructures et la sécurité du musée ne sont pas sans faille.

Elle avait d'ailleurs alerté sur la nécessité d'engager des travaux dès sa prise de fonction. Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention sur de notre tutelle de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre, ses bâtiments et ses infrastructures. Devant les sénateurs, Laurence Descart a décrit minute par minute comment les malfaiteurs ont dérobé les joyaux du Louvre.

Alarme mise en sécurité des visiteurs, alerte de la police. Sur les 7 minutes qu' a duré le braquage, les dispositifs de sécurité ont bien fonctionné. Mais selon elle, il manquait des caméras de surveillance.

Il y a quelques caméras euh périmétriques mais qui sont euh vieillissantes et le parc est très insuffisant, ne couvre pas l'ensemble des façades du Lou clairement et malheureusement euh du côté euh de la galerie d'Apollon, la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'Ouest et donc ne couvrez pas le balcon les fractions. C'est aussi la version défendue quelques minutes plus tôt par la ministre de la culture lors des questions d'actualité. Rachid Atati rejette la faute sur la mairie de Paris.

L'irresponsabilité de certains élus de Paris dans leur refus de sécuriser Paris. Ils refusent de sécuriser les sites sensibles par le déploiement de la vidéotection et ça nous le mettrons en œuvre, n'est-ce pas ? ensemble madame pour mieux sécuriser le Louvre, Laurence Descart préconise que les abords immédiats du musée ne soient pas accessibles au véhicules ainsi que l'installation d'un commissariat à l'intérieur du Lou.

Et en suivant cette aud cette audition, on avait cette réflexion grand musée petite sécurité, on va en débattre tout de suite avec Lord Darcose. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes sénatrice les indépendants République et territoire de l'essonne, vice-présidente de cette commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport.

Jean-Christophe Castelin, bonsoir et bienvenue directeur du journal des arts et de l'œil. Frédéric Plin, bonsoir et bienvenue à vous aussi. Vous êtes écrivain, vous êtes journaliste d'investigation, spécialiste de la criminalité organisée.

Vous publiez insécurité, stop à la descente aux enfers coécrit avec le commissaire Frédéric Lose et par chez Fillard. Et j'accueille également Michel d'Armont. Bonsoir Michael, éditorialiste pour Sens Public.

Lordcos. Euh vous vous venez de quitter hein euh cette audition de de Laurence Descard. Euh vous lui avez posé plusieurs questions.

Euh ma ma première question elle est très général. Est-ce qu'elle vous a convaincu, la présidente directe du Louvre ? En tout cas, je je l'ai remercié personnellement, mais au nom aussi de la commission d'avoir choisi euh le Sénat et notre commission pour s'exprimer pour la première fois depuis 4 jours.

Et euh en effet, sa parole était très très attendue. Euh elle paraissait euh extrêmement ému. Elle a répondu euh pas forcément d'ailleurs dans son euh son propos préalable, mais après à des questions extrêmement précises sur la sécurité, sur ce qu'elle aime être mis en place.

Euh le grand projet l'ouvre Nouvelle Renaissance. Euh et puis surtout je l'ai moi je j'étais obligé enfin je me suis senti obligé de lui demander de se justifier sur les attaques personnelles qu'elle a qu'elle a subi depuis plusieurs jours, hein sur soi-disant des appartements privés enfin de cuisine privée qu'elle aurait qu'elle aurait aménagé. Elle a bien sûr répondu très précisément que c'était une des lieux publics même pour les les grands messes et pour des groupes qui pouvaient venir au Louvre.

Euh j'ai senti euh alors vraiment très ému à titre personnel, blessé personnellement. Elle nous a bien dit qu'elle avait remis sa démission à la ministre de la culture dimanche qu'elle avait refusé. Et sur la sécurité euh ce ce sentiment d'un système alors elle a elle-même employé les mots défaillants, très défaillants.

Est-ce que vous diriez même obsolète d'une certaine façon ? Alors euh elle a bien elle a bien expliqué que tout c'était en les alarmes c'était bien enclenché. Elle est revenue aussi et ça j'ai trouvé ça très bien.

Ça a été salué par nous tous. sur le rôle des agents qui ont aussi été mis en cause. Euh les agents, ils ne sont pas armés, ils ne sont pas là pour sont pas des policiers et ils ont fait leur job de sécuriser le périmètre et permettre aux gens parce qu'il faut vous souvenir qu'il y avait déjà du public et donc il n'y a aucune victime à déplorer et donc c'était bien qu'elle le soulligne aussi défaillant.

Elle n'arrête pas de elle n'a pas arrêté de le dire depuis que elle était présidente euh euh son depuis quand d'ailleurs elle est présidente depuis combien ? Depuis euh 2021. D'accord.

Euh il y a un grand grand plan euh de sécurisation qui est mis en place mais euh et qui va coûter euh plus de 80 millions d'euros. Et donc il est en train de de de commencer mais elle l'expliquait, c'est très très long pour trouver les bons les bonnes entreprise. Euh elle pouvait pas alors rentrer dans les précisions peut-être qu'avec nos autres interlocuteurs, mais parce que euh c'est un tellement vieux bâtiment qu'à priori, il n'est absolument pas aux normes pour pouvoir aujourd'hui accueillir tous les systèmes extrêmement performants et de caméras et de sonde, j'imagine.

Donc voilà, on va rentrer dans le détail évidemment. On a qu d'heure de débat pour pour ça Jean-Christophe Casselin. Est-ce que vous avez le sentiment à alors depuis le début de cette affaire avec votre connaissance particulière du Louvre et des musées français et puis peut-être en ayant entendu l'essentiel de de l'audition de Laurence Descart qu'on a laissé finalement ce joyau national un peu périclité ?

Non pas à ce point je dirai pas ça. Je ne dirai pas ça. Je crois que les le budget du Louvre est relativement important. ou la dotation de 100 millions d'euros par an est relativement importante.

Alors, c'est vrai que c'est à la taille, à la mesure de cet établissement, mais non, je ne dirais pas que cet établissement est laissé en jacher pour visiter beaucoup de musées en province. Je peux vous dire qu'il y a beaucoup plus de musées et de musées territoriaux qui sont dans un état beaucoup plus euh beaucoup plus critique. Alors, il est vrai qu'il y a un certain nombre de problèmes mais spécifiquement sur ce problème là en parlant de la galerie d'Appol, c'est on est toujours en train d'imaginer des plans marchal en France pour essayer de de revoir des systèmes.

C'est c'est vraiment un problème de bon sens. Un problème de bon sens. On a évoqué le problème de la caméra.

Ça fait des années que quand même on aurait pu se poser la question de mettre une caméra qui est braquée sur l'extérieur sur les gardiens. Alors, je suis d'accord avec vous madame Darcos. Ils ont suivi les instructions, c'est-à-dire de prévenir la police.

Excusez-moi, mais c'est pas forcément une instruction particulièrement pertinente d'autant que le le le la vitrine était branchée sur le système de sécurité. Donc les le PC de sécurité était informé. On aurait pu se poser la question depuis pas mal d'années d'armer ses gardiens comme c'est le cas à la tour de Londres avec les joyeux de la couronne de Londres. pas mettre forcément mettre des armes sur les 1000 gardiens du musé peut-être sur cette galerie spécifiquement spécifiquement celle-ci.

Voilà. Bon effectivement on va continuer de d'esquisser comme ça des solutions. Peut-être Frédéric Plin un un mot sur l'enquête.

Combien de policiers sont mobilisés ? Quelle piste ils ont en tête ? On est plutôt vers le grand banditisme que vers une éventuelle déstabilisation étrangère parce que ça a été évoqué aussi.

Mais juste pour compléter ce qui vient d'être dit, effectivement, c'est un peu comme si vous aviez une bijouterie avec les plus beaux diamants de Paris et que la porte était ouverte. C'est un peu ça. Dans les bijouteries, il y a des mesures de sécurité bien plus importantes que dans cette salle.

Visiblement les caméras, elles sont bien orientées. Euh, il y a des vigiles à l'entrée euh qui sont pas armés parce qu'on va pas armer tout le monde. Et si on commence à armer tous les gardienners du du musée du loup, ça pourrait vite tourner euh enfin poser un problème enfin en réalité parce qu'il faudrait les former parce qu'on on met pas comme ça au milieu du public des gens armés trop en tout cas.

Donc c'est un peu voilà, c'est un cambriolage dans le plus beau musée du monde qui s'avère où il s'avère ce qui a été dit, je trouve ça inoui cette histoire de la caméra. Oh ben elle est mal orientée sur cette fenêtre. On a l'impression d'être à Marseille à l'époque de Michel Gaudin qui était contre les caméras de surveillance et qui euh il y avait pas de Donc là il y a il y a un retard.

Non mais il y a un retard considérable. Je pense qu'il y a un problème culturel en fait. Je voudrais commencer par ça parce que si vous voulez quand vous dirigez un musée, vous avez d'abord à l'esprit l'idée d'exposer vos œuvres.

Vous avez à l'esprit la muséographie. Et je pense que dans la culture de ceux qui dirigent aujourd'hui les musées en France, il manque une case, il manque la case sécurité parce qu'en fait ils ont pas le temps d'y penser parce que c'est secondaire. Non mais c'est important que culturellement culturellement réond sur les pistes sur les pistes si vous voulez de deux choses l'unes.

Moi je parle de de l'idée, ils ont l'équipe là, ces quatre ces quatre personnes ont laissé tellement d'indices derrière eux. H je rappelle he quand même, ils ont pas pu brûler leur leur élévateur. Ils ont laissé un casque de moto, ils ont laissé des gants, ils ont abandonné un gilet jaune.

Ils ont laissé tellement d'indices derrière eux que pour moi de deux choses l'une, soit ce sont des étrangers, ils arrivent d'un pays étranger, un commando, je sais pas quoi, Serbe, russe, j'en sais ri n'importe quoi. Et de toute façon, ils sont pas euh dans les fichiers français et donc leur ADN, on le connaît pas et donc ça matchera pas. Et dans ce cas, ils s'en foutent, ils abandonnent tout.

Soit deuxième hypothèse, ce sont des semi-professionnels, on va dire semi-rofessionnels et en fait qui qui ont conçu cette opération comme un cambriolage chez chez la grand-mère de de de X ou Y euh parce que finalement c'est ça au départ c'est ce n'est qu'un cambriolage soitdit en passant d'ailleurs si on les arrête étant donné qu'ils n'ont pas tiré menacé pas de prise qu'est-ce qui risque qu'est-ce que risque les les cambriolaires aujourd'hui en France ils sont relâchés quasiment systématiquement par les juges hein pe imaginer Non mais non mais s'ils ont de bons avocats. Non s'ils ont de bons avocats, excusez-moi, on peut plaider le cambriolage. Bon moi alors sur le laure de la sécurité, on va répondre là-dessus parce que effectivement Frédéric Plin ouvre une partie du débat que je trouve intéressante.

Je vais vous donner la parole là-dessus Lord Darcos mais on écoute d'abord un autre extrait de l'audition de Laurence Descart la présidente du du Louf qui a rappelé donc qui a eu un qui a un plan d'amélioration de la sécurité qui a été lancé et et elle c'est intéressant parce qu'elle dit on profite de d'expositions de nouvelles expositions pour renouveler installer une nouvelle caméra. Écoutez en regarde de l'urgence et des délais inhérents à de tels plans, j'ai demandé que des mesures rapides soient mises en place. Ainsi, depuis 2022, tous les projets de rénovation de salles ou de changement muséographiques s'accompagnent de manière systématique d'une reprise des dispositifs de sûreté, notamment en ce qui concerne l'extension de la vidéo protection.

À titre d'exemple, l'exposition Nap à Paris en 2023 qui accueillait les chefs du musée de Capodimonté. Donc en 2023 dans la grande galerie du musée, cette exposition a été l'occasion d'étendre le réseau de caméras numérique dans cet espace iconique du musée qui en disposéait en nombre insuffisant. Alors, vous allez pouvoir répondre sur la la la culture de la sécurité qui peut-être manquerait à au Louvre ou ou ailleurs.

Mais quand quand j'entends Laurence Descart, on se dit bon, on est obligé d'attendre qu'il y ait des qu'il y ait des expos un peu emblématiques pour faire le job, quoi. Mais euh oui, parce qu'on peut pas tout faire comme elle l'a dit. Enfin, c'était un des plus grands musées du monde.

Elle était quand même beaucoup plus critique à la fin disant que il ne l'est plus pour elle. euh le grand plan de Miterran avec euh la pyramide euh ça a 40 ans aujourd'hui et et c'est aussi pour ça qu'ils avaient décider euh ce grand projet euh du Louvre Nouvelle Renaissance. Mais comme vous l'avez dit très justement, je pense que euh comme on a des problèmes budgétaires comme vous le savez, c'est jamais très visible et très convaincant même pour les parlementaires de parler sécurité parce que ça ne se voit pas.

Il faut malheureusement des drames comme celui-là pour que ça redevienne ça revienne euh du coup grand public. Mais euh nous on a nous a plutôt exposé dans ce nouveau projet euh le réaménagement des salles, l'accessibilité qui n'est plus possible par la pyramide et aujourd'hui c'est très important bien évidemment pour que toutes les personnes même mobilies réduite puissent accéder aux salles. Là vous parlez du plan renaissance envie.

Mais donc je je parlais voilà du fait que c'est du coup on ne parle pas de sécurité mais oui dans ce plan on parle on parle même de de d'augmenter encore la fréquentation et bien sûr et donc et donc du coup en fait on la prend on la prend par ce drame. Moi je voulais juste revenir parce que c'est vraiment très étonnant et il y a une de mes collègues qui posait la question après moi à à la à la présidente. Si en effet la caméra était tournée vers l'extérieur, est-ce que les cambrioleurs le savaient ? parce que c'est quand même assez incroyable de se dire parce qu'il y a eu quand même des rumeurs.

Est-ce que ils ont pas été informés alors soit de l'intérieur soit par des gens qui le savaient et surtout est-ce que ils ne savaient pas qu'en effet le système était encore défaillant mais que dans les mois all à l'équipe Nien allait plus être le cas allit changer donc c'était la fenêtre d'opportunité on va pouvoir répondre à ça Michel vouit intervenir oui parce qu'effectivement on est on évoquait les plans. On disait qu'on était pas au courant de tous les plans qu'on a découvr maintenant. Mais une fois de plus et on l'a souvent dit ici le le le problème de politique publique vient au lié au problème des finances publiques.

Pierre Moscovici, la cour des comptes avait justement établi un point un un point extrêmement précis sur la l'état donc du Louvre notamment sur le plan de la sécurité et on on remote par exemple que il dit dans ce rapport que des parties importantes du musée ne sont pas protégées du tout. Par exemple, 60 % des salles de l'ELSulie et 75 % des salles de Richelieu ne disposeraient même pas de vidéo survie. Alors c'est c'est intéressant parce que Laurence Descar elle a elle a elle était pas très contente que parce que le rapport il est pas définitif.

On est dans la navette entre l'administration et la cour des elle a bien dit qu'il y avait des choses qui n'étaient qu'elle était pas très contente que ce soit sorti hein que il y avait peut-être des infos confidentiel qui qui devaiit pas sortir aussi vite. Mais effectivement on est en plein dans le dans dans notre débat et notamment sur ces caméras extérieures et sur l'hypothèse de complicité. Alors il y a aussi toujours cette question.

Fréoquin, je commence avec il y a pratiquement moi qui travaille depuis 40 ans sur les questions de sécurité et de criminalité organisée, il y a pratiquement eu il y a pratiquement aucun aucune attaque de fourgon blindé, aucune attaque de bijouterie, aucune sans une complicité intérieure parce qu'en réalité on peut pas le faire autrement et qu'il faut savoir où sont les alarmes et cetera. Donc évidemment que l'armada de policiers, vous m'avez demandé combien, je ne sais pas, mais c'est sûr que l'intégralité de la des membres de la brigade de répression du banditisme, mais probablement de de l'antigang à côté, probablement de la brigade criminelle, vous avez quand même une police judiciaire à Paris au bastion qui est assez qui est assez fourni. Ils sont là là-dessus.

Il est évident que l'une des premières questions qui se posent, c'est de savoir de quelles informations quelles informations on peut fuiter et donc ils vont travailler malheureusement pour les membres du personnel qui sont probablement à 99,9 % tous innocents, ils vont être obligés de déplucher les curilomés, les adresses où ils habitent. Si si des aventures en ça ça va très vite hein. Le monde charge il est volé dans le Valdoise ou c'est déjà une piste hein.

S'il y a s'il y a 10 agents qui habitent dans le Valdoise, ils vont y passer tout de suite pour commencer pour commencer parce qu'en fait quand on regarde par exemple le cas de la bijouterie H Winston avenue Montigne gros gros truc et cetera et bien l'agent de sécurité qui gardait la bijouterie était dans la même salle de de boxe de sport en tout cas que le que que le cerveau du casse. Et donc c'est là en faisant de la boxe il y a toujours des des espèces de passerelles comme ça qui qui se passent. C'est là-dessus que la police judiciaire travaille évidemment avec une estimation qui a été donné par la procureur de la République de Paris.

Elle reprend d'ailleurs un chiffre estimé par la direction du Louvre 88 millions d'euros ce ce butin. On se demande Jean-Christophe Casselin quel sens ça a quoi à quoi ça correspond cette estimation. On prend toutes les pierres les unes après les autres et on se dit voilà combien assez précis.

Alors c'est assez précis. D'abord, soit c'est les valeurs d'achat puis un certain nombre de ces œuvres qui ont été acheté ou données par des mess et puis après c'est une évaluation en fonction de pièces qui sont comparables. Donc 88 millions c'est effectivement à peu près ce que tout le monde avait en tête.

Ce que l'on n pas encore aujourd'hui, c'est la valeur vénale. C'est-à-dire qu'est-ce qui se passe si on dessertit chacun de ses bijoux et qu'on les vend séparément pièce par pièce. Et j'ai vu aucune estimation.

Moi je la connais hein, c'est sur le marché 20 % 20 % 20 % de quoi ? 20 % du prix des 88 millions c'estàd sur le marché noir si vous allez à enverse chez les diamantaires qui vont vous les prendre parce qu'ils peuvent les retailler et cetera, vous les vendrez à 20 % de leur prix à peu près. Donc autour de 20 million d'euros en espèce donc ça vaut le coup de faire le cambriolage.

Bah évidemment parce que ça reste ça reste je rappelle quand même pe imaginer qu'il y avait quand même un 20 millions enfin c'est 20 % ça fait 20 millions vous le je rappelle quand même que le cas de Nice qui est le case du siècle et cetera, c'est le butin c'était 50 millions de francs. Ah oui ou calcul mais on est encore au-dessus avec 20 millions d'euros. Ouais calculer ce que ça donnerait aujourd'hui.

Sauf que en fait c'est inestimable d'une certaine façon. On parle je parlais de l'image de la France dans mes dans mes titres. C'est aussi ça ce qui était corné avec le c'est euh c'est c'est ça qui aujourd'hui nous aime tous.

Enfin en plus je venais de lire cet été un livre de Laurence Cossé qui s'appelle Briller qui est l'histoire en fait de tous les bijoutiers qui ont précédé chômé avec tous ces bijouxl en fait et leur histoire. comment est-ce que elles ont ils ont été fabriqués pour l'impératrice Eugénie, pour la couronne et pour les autres. Et j'ai bien aimé le le l'apostrophe de Sylvin Tesson en disant "J'habitais à 300 m mais je suis jamais allée" et au fond euh ça ça me ça me fait mal au cœur parce que c'est c'est notre histoire et c'est ça qui je pense tout le monde aujourd'hui c'est de se dire en effet que ces pierres vont pouvoir être peut-être toutes complètement dessert éparpillé et que c'est c'est notre patrimoine en entier qui voilà enfin un pan de patrimoine pardon qui qui qui va qui va en être totalement anéantique.

Tiens, d'ailleurs question très précise Jean-Christop Castelin. Est-ce qu'elles sont alors je sais pas quel terme poinçonné, tagué, identifiable ces pierres chacune à côté de l'autre ou pas ? C'est c'est le débat.

Si effectivement elles sont taguées, elles sont difficilement revendables cher Frédéric. Si elles ne le sont pas ce que je suppose à 99 %, elles sont plus facilement vendables. Ouis.

Sur le marché lo parce qu'elles sont trop anciennes en fait. C'est ça parce que non parce que il y a pas de marquage qui Oui, mais les marquages elles ont commencé à partir de quelle époque ? Enfin déjà même ah c'est c'est plus c'est plus récent mais en tout cas on ne les a pas dessertis pour les marquer et éventuellement pouvoir les revendre plus tard.

Alors deux questions de nos téléspectateurs, téléspectatrices. Merci de participer à l'émission en en flashant ce ce QR code. D'abord Jean-Marie euh qui écrit depuis entrant "Pourquoi ne pas exposer des répliques de ces bijoux ? 99,9 % des visiteurs ne verraient pas la différence.

C'est un peu frappé au coin du bon sens. Bon, faut pas le dire d'une certaine façon parce que peut-être que l'attractivité n'est plus la même. Et puis Jonathan qui nous écrit de Saint-L surloir à propos de la défense de la directrice présidente de du Louvre qui nous dit "Les dispositifs de sécurité ont fonctionné mais le cas ça a duré 7 minutes.

Si ça c'est fonctionné, c'est grave." C'est ça pose la question de la de la sécurité globale du bâtiment en fait. C'est peut-être peut-être qu'effectivement les alarmes ont fonctionné, les gardiens ont fait leur travail et cetera et cetera.

Ça prouve bien que le système en soit mais ils sont arrivés dans votre salon. Ils sont arrivés dans le salon directement. C'est si vous si vous quand quand vous faites un cambriolage d'un pavillon, si vous arrivez directement dans la pièce où il y a où il y a les les bijoux, les clés de la voiture et cetera, ça va beaucoup plus vite.

Donc ils arrivent pas à l'extérieur, ils ont pas des kilomètres de couloir à faire. Ou après le rôle des agents, c'est pour ça que moi aussi je trouve que c'est bien de l'avoir l'avoir souligné. Ils les ils les ont quand même un peu mis en fuite.

C'est qu'il y a quand même eu une mobilisation et donc il y a on sent qu'il y a de la précipitation dans le repli et d'ailleurs sinon parce que j'ai oublié dans les éléments oubliés dans les éléments qu'ils avaient perdu derrière eux, il y a quand même unuse non un bijou je veux dire quelque chose qui venait de voler et donc là donc ça ça signifie quand même que ils auraient peut-être aimé rester un quart d'heure et peut-être que s'ils étaient restés un quart d'heure la disqueuse elle aurait encore cassé d'autres d'autres vitrines et il n'auraiit peut-être pas abandonné ce bijou. Donc il y a il y a il y a quand même et puis après après il faut il faut penser au plan de repli parce que si vous avez la police qui se mobilise, on est quand même en plein cœur de Paris, en plein milieu, il faut en sortir même si vous avez des puissants scooters, il y a des caméras absolument partout. D'ailleurs, on a retrouvé les scooters parce qu'en fait, on peut tracer depuis le centre de Paris jusqu'au périphique l'intégralité des mouvements des voitures.

En plus, un dimanche matin, il y a pas grand monde, c'est encore plus facile. Donc ils ont pas intérêt à s'attarder. Donc effectivement, ça a fonctionné dans ce sens-là, dans le sens où sinon ils auraient pu rester un quart d'heure.

Le cas de Nice, ils sont restés 48 he dans les sous-sols de de la banque. On continue de de de de de filer la comparaison. Euh un mot tiens, on va écouter une réaction de euh d'un syndicat du musée qui euh affirme avoir alerté sur ces questions de sécurité euh et d'obsolescence depuis des années. syndicalement, on a alerté depuis des mois et même des années sur euh des certaines obsolescances d'équipement technique euh qui n'ont pas été entretenus en temps voulu, dont les les travaux ont été reportés d'année en année et pour en arriver à probablement certains dysfonctionnements.

Louvre, on a perdu en 10ant 190 postes sur ce qui relevait de la surveillance. Et au niveau du ministère de la culture où on a une filière dédiée vraiment à ces questionsl de sûreté, de sécurité et de protection du patrimoine, bah c'est 25 % de la filière qui a été détruite au cours de la dernière décennie. Donc de fait quand on on supprime les postes des professionnels à un moment ou à un autre, ça se paye.

Alors, il y avait en question au gouvernement cet après-midi la sénatrice Agnè Sverren qui disait, je la cite, un concours de la défausse, voilà les termes qu'elle a employé. Voici aussi une question de Sopiane qui nous écrit depuis Paris. Pourquoi Rachid Alati ne reconnaît pas sa part de responsabilité si les systèmes sont dépassés ?

Est-ce aussi parce qu'il y a eu des coupes budgétaires ? concours de la défaus, c'est est-ce que vous emploiriez cette formule madame la sénatrice ? Non non non pas même si j'apprécie beaucoup cette collègue.

Non, je n'irai pas j'irai pas jusque là. Mais je vous dis, c'est malheureusement souvent parce quand on a des drames qu'on se rend compte des choses. Regardez pour Notre Dame, on a remis en question finalement un fond de sécurisation des cathédrales simplement quand il y a eu ce drame.

Aujourd'hui, bon la ministre a nommé ben mon collègue Jérémy Patrier Lettus d'ailleurs qui travaillait avec Georgelin sur sur Notre Dame. qui voilà général Georgelin pour pour pouvoir ben vérifier la sécurisation des monuments patrimoniaux culturels et cetera j'entends votre argument et je suis pas là à réclamer la démission de quiconque mais c'est quand même assez français c'estàd que dans un pays du nord de l'Europe je pense qu'il y aurait eu des démissions. Oui, je je je peux comprendre ça.

Je peux comprendre ça simplement. Je ce que je disais tout à l'heure, honnêtement la sécurisation c'est pas très sexy. On en parle pas et du coup c'est souvent la ligne budgétaire qui va rester après l'embellissement de telle ou telle chose.

On a eu d'autres cambriolages d'autres musées. On en a moins parlé mais le Québranli euh un musée de Alimoges derniers temps. Moi je pense aussi au culot des cambrioleurs, même à domicile.

Enfin moi j'ai des amis qui sont fait homme jajaquer comme on dit chez eux alors qu'ils étaient là et c'est une recrudescence absolument dingue. C'est à la mode et ça devient à la mode et ils ont pas peur, ils rentrent quand les gens sont là. Et donc je pense qu'il y a aussi une période qui a changé par rapport à à avant où on avait peut-être des monuments moins sécurisés et on pensait plus à la mise en valeur qu'à la sécurisation.

Alors euh on va rester sur cette question des alertes qui ont été euh données. Alors là, on est on entendait un un syndicat, on va voir avec Clémentine Louise qui a eu d'autres alertes depuis euh plusieurs mois, voir certains diraient plusieurs années. Euh bonjour Clémentine, bienvenue à à vous euh des administrateurs du Louvre, on en a entendu hein au Sénat cet après-midi qui eux aussi tirent cette sonnette d'alarme.

Oui, le Louvre est dans un état de délabrement. Voilà ce que soulignait déjà en février l'administrateur général de l'établissement. C'était lors d'une audition au Sénat.

Kim Fam pointait alors un voilà dressé d'un tableau alarmant de la situation du musée. Pas il ne se passe pas une quinzaine de jours sans que nous ayons des incidents en terme de fuite d'eau, en terme euh de de de difficultés quant à la maintenance. Et tout ça est lié à cette à cet état défectueux, parfois délabré de nos équipements.

Et Kim Fam n'était pas le seul à à alerter sur cette Oui. Un rapport de la Cour des comptes couvrant la période allant de 2019 à 2024 pointe des failles de sécurité, des retards de mise au norme et des travaux insuffisants. Alors si le rapport n'est pas encore officiellement publié, il le sera dans 15 jours.

Et bien le président de la Cour des comptes assure que les administrations avaient bien conscience des problèmes. Le rapport n'apprend pas des choses qui ne sont inconnu l'administration et et par ailleur nous sommes dans ces phases de contradiction. Autrement dit, le prérapport que moi je n'ai pas lu d'ailleurs, il a été adressé aux administrations concernées bien en amont.

Mais ces choses-là que je ne peux pas connaître aujourd'hui que je ne peux pas divulguer, elle ne donne pas d'hier. Oui. Puis alors on l'a déjà évoqué dans dans ce débat.

Le président de la République Emmanuel Macron lui-même annonçait en c'était en tout début d'année au mois de janvier un plan de réhabilitation du bâtiment. Oui. Baptisé Renaissance nouvelle du Louvre.

Ce projet pharamineux est estimé à environ 800 millions d'euros. Et alors, si le président de la République assure que la rénovation comprend un renforcement de la sécurité, le plan poursuit d'abord deux objectif : augmenter le nombre de visiteurs et fluidifier leur visite. Oui, les chiffres qu'il avait donné c'était passé de 9 millions à 12 millions de visiteurs par an.

C'est énorme. Oui, c'est énorme. D'autant plus dans un bâtiment Vust à titre de comparaison, le British Muséum à Londres accueille par an pas plus de 6 millions de visiteurs.

Alors au Louvre, les agents d'accueil les agents d'accueil avaient fait grève, c'était en juin dernier. Il protestait justement contre cette surfréquentation et il pointait également le manque de personnel pour assurer la sécurité. Et on a cette impression que qu'à vouloir ouvrir le Louvre à toujours plus du monde.

On a négligé peut-être quelques aspects basiques mais essentiels. Oui. Et pour vous donner un exemple, le plan Louvre Renaissance prévoit la création d'une salle dédiée au chef-dœuvre mythique de Léonard de Vincil à Joconde.

Alors si cette expérience Joconde s'annonce bouleversante et très vendeuse, et bien la salle qui est prévue pour la Joconde se trouve en fait en zone inondable. On peut alors se poser des questions à vouloir rendre le Louvre toujours plus attractif. Est-ce qu'on n' pas un petit peu mis en danger nos œuvres en oubliant des aspects très praticau pratiqu ?

Je en zone inondable, c'est Ballot. Effectivement, merci beaucoup Clémentine. Sur le ce projet d'agrandissement, je veux bien vous vous entendre là-dessus Jean-Christophe Castona, est-ce que c'est raisonnable au avec tout ce qu'on est en train de dire de vouloir encore augmenter la fréquentation du Louvre et peut-être agrandir le le bâtiment ?

Il y a bien deux projets, je crois qu'il faut clarifier les choses. Il y a un projet qui consiste à ouvrir une porte du côté de Saint-Germain Luxaroi, la colonade de Péro et ainsi créer une salle dans laquelle on va pouvoir mettre la Joconde. Alors, on vient d'apprendre qu'elle serait en zone inendable et ça ça coûte à peu près autour de 300 millions d'euros.

Et puis il y a un autre projet qui consiste à faire la maintenance, la restauration de l'ensemble le reste du bâtiment. Sur le premier point, je voudrais repréciser ce que vient de dire votre journaliste. Il y a pas fondamentalement un problème de surfréquentation dans le Louvre.

Il y a un problème de surfréquentation sur certaines zones. 80 % des visiteurs, il y a les stars du Louvre que tout le monde veut voir. Exactement. 80 % des visiteurs vont dans 14 % des salles.

Voilà. Donc en revanche, si vous arriviez à diluer l'ensemble de tous ces visiteurs, faut donner envie au visiteurs d'aller voir ailleurs quoi, d'aller voir d'autres. Exement.

Et donc le projet de Laurence qui me paraît tout à fait raisonnable consiste à dire puisque 80 % des visiteurs veulent voir la Joconde, et bien créons un environnement spécifique avec une porte d'accès de sorte que on puisse leur donner un confort de visite parce qu'aujourd'hui c'est assez désagréable d'aller voir la Joconde et puis pourquoi pas passer à 12 millions parce que moi ça me choque pas de passer à 12 millions ou 13 millions si on a créé des flux pour autant de visiteurs. Ouais Mel. Alors une remarque générale parce que ce qui me frappe c'est dans une évolution de du rapport au Louvre, c'est la transparence.

Euh il y a quelques années, il était pratiquement impossible d'avoir une information sur la gouvernance de de ce musée. très difficile d'obtenir des interviews, d'obtenir des informations sur la gestion, les investissements, la gouvernance et je je note quand même avec intérêt que à la faveur ou en tout cas la défaveur de cette de cet épisode, on s'aperçoit qu'il y a quand même une mutation dans la gouvernance vraisement par la nouvelle direction et qui aujourd'hui n'hésite pas justement à aller exposer, expliquer comment ça fonctionne. Alors, il y a eu beaucoup de questions qui ont été posées à Laurence Descard, à la présidente du du Louvre cet après-midi au Sénat.

Le président de la commission de la culture en avait listé un un certain nombre. On écoute Laurent Lafond. Comment un vol de ce type peut-il s'expliquer ?

A-t-il seulement été anticipé dans les procédures de sécurité ? Le matériel, notamment de vidéosurveillance est-il suffisant ? Les forces de sécurité présentes dans le Louvre sont-elles elles-mêmes en nombre suffisant ?

On le sait, le Louvre a vieilli, mal vieilli. Les insuffisances en matière de sécurité sont connues depuis de nombreuses années et le prérapport de la Cour des comptes diffusé dans la presse partiellement montre qu'elles ne sont pas résolues à ce jour. Un schéma directeur de sécurité a été élaboré en 2019.

Le premier appel d'offre pour sa mise en œuvre vient seulement d'être lancé cette année. Pourquoi ces délais sont-ils si longs ? Est-ce que des arbitrages en interne ont été rendus au détriment de la sécurité ?

Alors, je voudrais vraiment vous entendre là-dessus Lord Darcos effectivement. Alors, c'est peut-être le les délices de l'administration à la française, mais schéma directeur de sécurité 2019, on est 6 ans plus tard et la mise en œuvre vient seulement d'être lancée parce que on n pas là l'explication principale de de de de ce cas. Mais oui, mais parce qu'en effet, il y a une lenteur administrative, ne serait-ce que pour chercher pour trouver enfin pour sélectionner les entreprises, regarder ce qui va mieux financièrement, si ça va pouvoir rentrer dans les cases qui est absolument phénoménal.

Mais on le voit même dans nos collectivités hein, sur le terrain. On a la même lourdeur pour quand on a décidé un un élu a décidé un projet, entre le temps où il va pouvoir réunir les subventions pour le financer et et le moment où il va le mettre en œuf, souvent c'est c'est un mandat. Donc on est entre guillemets à peu près dans cette dans cet esprit et ence du schéma, pardon interromp et et parce que j'entendais l'un des administrateurs cet après-midi devant votre commission qui disait "Mais on attend d'avoir les fonds pour lancer enfin ce qui est cohérent mais on sait bien parfois le le décalage entre les annonces publiques et le déblocage des des millions d'euros." C'est ce que je vous disais tout à l'heure en fait, c'est que enfin quand on a un budget, on a la mission patrimoine et c'est vrai que le Louvre a quand même entre guillemets une ligne un peu spécifique.

Euh à titre personnel, moi je regrette qu'il y avait eu une ligne villaire côté parce que je trouve que voilà quand on voit la désirance de du Lou, je trouve que les de 250 millions ou un peu plus pour construire ce cette idée internationale, j'ai je l'ai toujours un peu regretté. Mais euh du coup, il y a la ligne il y a les lignes de de sur le musée du Louf qui est un peu spécifique. Aujourd'hui, c'est clair que on ne va pas on va plus réagir de la même façon.

On regardera, en plus d'avoir, si possible un plan pluriannuel, on regardera euh la ligne sécurité comme euh on a l'accessibilité, comme on a euh la maintenance, la modernisation euh du circuit parce que je pense qu'en effet, c'est très intéressant de pouvoir trouver un nouveau modèle pour pouvoir circuler dans les salles et pouvoir faire peut-être vivre un peu plus certains certains secteurs qu'on ne qu'on les les gens ne visitent pas. Mais tout ça, on ne va plus regarder d'un bloc, d'accord ? Euh cette ligne et donc c'est là-dessus que vous m'interrogiez.

Je pense que euh cette réponse de l'administrateur montre bien en fait que ça faisait 2019 qu'ils avaient euh commencé le truc mais ils n'avaient pas en fait pour l'instant les fonds, voilà, et que de la même façon, il fallait euh peut-être ou alors de manière euh je vous dis vraiment au prata de ce qui pouvait rester euh en ligne budgétaire euh à la fin euh de manière assez modeste. Je je rebondis sur le mot transparence qui a été employé par par Michael tout à l'heure parce que Jean-Christophe Castelin ça ça vous fait réagir. Pourquoi ?

Oui, pardon Michael sur la transparence. Moi qui lit les les rapports d'activité du Louvre depuis depuis 15 ans, il y a de moins en moins d'information chiffrée et et on se pose beaucoup de questions sur quelles ont été les dotations budgétaires pour les investissements, quels ont été les investissements réalisés sur les travaux. Il n'y a plus du tout d'information de ce type dans les rapports d'actu avant.

Il y en avait jusqu'en 2019 et j'en trouve plus depuis 2019. Par ailleurs sur ce grand projet du Louvre, madame Darklos, euh on entend tout et n'importe quoi sur les chiffres. Je suis entièement d'accord.

À l'origine, on était à 800 millions. Si vous écoutter Laurence Descart sur la partie, on est descendu à 270, pardon, sur le projet Colonade, on est passé à 270 alors que 3 mois auparavant, elle donnait 400 millions, excusez du peu, 270 400 millions. On est quand même dans des montants qui sont assez considérables.

Donc, pardon Michaël, mais sur la transparence des des chiffres, je crois qu'il y a encore beaucoup de choses à dire. et deè à l'étranger cit très compliqué d'avoir les chiffres ou allez-y et deuxième information sur vous posiez la question sur l'appel d'offre je l'ai sous les yeux alors vous dites vous dites problème de budget moi je dis c'est un problème d'inertie un peu bureaucratique. C'est vrai qu'on a mis 3 ans pour faire l'appel d'offre, mais l'appel d'offre, il a été mis en ligne 27/1224.

La réponse c'était le 30 janvier 2025. On est 7 mois après. Aucune réponse, aucun suivi sur cet appel d'offre.

Donc la réponse que j'ai envie de madame appel d'offre en 2024 alors que le schéma directeur a été élaboré en 2019. Tout à fait ça le scandale est surtout. C'est pas un problème d'argent.

C'est pas un problème d'argent. Non trésorerie abondante, c'est un problème d'inertie, je pense. Mais tiens, dans dans ce projet, il y a il y a alors j'ai entendu ça aussi cet après-midi, l'idée de d'avoir un commissariat dédié au Louvre, à l'intérieur du bâtiment, il y a un côté dissuasif peut-être Frédéric Plin.

Ça c'est oui, un commissariat de proximité, on pourrait dire c'est ça une espèce de pourquoi pas mais ça peut ça peut en fait vu le nombre les les dizaines de milliers de personnes qui défilent, c'est comme dans une gare. C'est comme la gare de la gare de l'Est, la gare du Nord. Ça mérite un poste de police effectivement, mais pour d'autres raisons euh pas forcément pour faire face aux potentielles attaques terroristes parce que ça pose aussi cette question hein, cette attaque par la fenêtre, ce cambriolage par la fenêtre, la question de la menace, enfin de l'exposition au risque terroriste qui qui reste important.

Mais si vous voulez un commissariat, ça peut oui, ça peut rassurer les touristes, ça peut éviter peut-être les petites poquettes, ça peut faire mais mais ça va pas forcément dissuad intervenu plus vite dans la salle. Je suis pas sûr que ces individus ai été dissuadés par cela par la présence de policiers parce qu'ils savent très bien on est on est quand même qu'est François Mitteran à un endroit ultra je veux dire central dans Paris où il y a des voitures de même si c'est un dimanche matin pendant les vacances de la Toussin ce qui à mon avis fait partie de la programmation c'est pas complètement idiot hein d'attaquer un musée pendant les vacances de la Toussin il y a moins de il y a moins d'agent un dimanche matin il y a moins de circulation dans la rue mais néanmoins sur ce qu'est François Mitterrand il y a des il y a des voitures de police qui passent Mais mais la raison pour laquelle on en parle aujourd'hui, c'est ça, c'est je voudrais rebondir là-dessus sur c'est notre le Louvre, c'est un peu notre maison à tous. En réalité, c'est comme si nous avions tous était cambri et le Louvre, c'est bon qui est France Miterran un endroit où Emmanuel Macron a commencé son premier quinquena.

Ça fait beaucoup c'estàd en terme de symbolique, de force politique symbolique, il a Emmanuel Macron qui a démarré voilà ici et et et sur ce qu'est-l. Donc c'est ça c'est c'est c'est la c'est nous. Voilà, c'est nous.

Je pense que c'est pour ça que ça nous concerne à ce pointl qui avons tous été combriolés avec une une dernier chapitre que que j'ouvre tout de suite sur la question des fonds publics et des fonds privés. La solution pourrait-elle aussi venir de fonds privés ? Michael, vous êtes posé sur cette penché sur cette question.

Quand le messen privé redessine les musées publics, vous nous dites le le Louvre est un peu en pointe dans cette problématique. Oui. Puis effectivement, bon, on vient de le dire, on vient de le comprendre, c'est un joyau culturel de la France en blom d'un patrimoine national et pourtant le nerf de de l'art, c'est l'argent effectivement hein.

Il y a une réalité budgétaire, on le comprend bien, très prosaïque qui se dessine derrière les belles expositions et la réalité d'une dépendance aussi croissante aux messes privées. Et ce phénomène ne se limite pas au Louvre. Il touche d'ailleurs l'ensemble des musées français mais et il interroge aussi d'ailleurs profondément le modèle culturel républicain avec cette question de l'équilibre toujours difficile à trouver, n'est-ce pas, le curseur à placer entre intérêt général intérêt particulier.

Alors depuis le début, depuis plusieurs années, on le sait, on le comprend, la baisse des subventions publiques et bien amène avec les besoins croissants en restauration et bien amène effectivement à pousser les musées à chercher des financements ailleurs et le messen privé est effectivement devenu une ressource indispensable. Sans lui, certaines expositions majeures, acquisition d'œuvres ou rénovation et bien tout simplement ne verrait pas le jour. Avec quelle conséquences ?

À quel prix en quelque sorte ? En fait, il s'agit pas de rejeter en bloc le messenaire. On va pas être dogmatique hein parce que sans l'apport de certains donateurs des trésors comme les livres d'or de François 1er ou la la Victoire de Saint Motras n'aurait pas pu être tout simplement restauré retrouver jamais le réclam mais il est crucial de pouvoir réfléchir à comment on encadre ces partenariats et surtout pour préserver l'indépendance scientifique éditoriale culturelle de ces institutions.

Le problème c'est quand des grandes entreprises issu du luxe de l'énergie on les connaît apposent leur nom à une salle. Alors il y a la tendance la volonté peut-être et en tout cas la la la le risque que il y ait une orientation on va dire de l'exposition des œuvres que l'on choisit pour être plutôt plus rentable plus bquable toute tout ce que tout ce que l'on dit. C'est un enjeu politique majeur parce que les musées ne peuvent pas devenir des des vitrines de prestige pour ces grandes fortunes.

Mais les gouvernances évoluent. On l'a évoqué tout à l'heure, par exemple, l'établissement public qui a permis de de restaurer Notre Dame à à fonder son modèle économique principalement sur les dons privés. C'est ce que m'expliquait d'ailleurs à l'époque le général Georgelin, il me l'avait expliqué comme étant étant une très grande euh nouveauté, une grande mutation de ce point de vue-là. et il pensait que ce serait effectivement une sorte de de modèle, la philanthropie intéressée qui pourrait désintéressé pardon qui pourrait effectivement devenir un modèle de fonctionnement et au final les fidèles, les visiteurs retrouvent l'esprit de Notre Dame après donc tous les travaux.

Donc c'est une raison supplémentaire d'ailleurs on le sait aussi pour assaignir les finances publiques tout en étant créatif. Il faut donc repenser ce modèle de financement pour que la notion d'intérêt général ben tout simplement ne devienne pas un vestige destiné au musée de la souveraineté culturelle. commence avec vous.

Merci beaucoup Michel Jean-Christophe Castelin. Est-ce qu'il y a déjà beaucoup d'argent privé au Louvre ou pas tant que ça ? Alors il y a Abou Dhabi.

Oui, il y a Abu Dhabi qui donc ça c'est le Louvre Abu Dhabi qui a été qui a été créé et qui rapporte quand même de l'argent qui rapporte 20 millions en licence de marque et 20 millions en produits sur le fond de dotation hein puisqueil y a un fond de dotation très important de 320 millions d'euros. Donc 5 % par an, ben ça vous fait 15 à 20 millions de recettes, ce qui est pas ce qui est ce qui est pas rien. Le Messena, vous avez tout à fait raison, c'est à peu près 15 millions d'euros.

Un des problèmes du Mcenna, c'est que beaucoup de directeurs de musée me disent qu'il passent beaucoup plus de temps à rechercher les messenes qu'à s'occuper de leurs expositions ou des collections. H ne faudrait-il pas envisager de déplacer une partie des collections vers des musées en région plus petits mais plus adaptés ? Ça fait beaucoup réagir nos téléspectatrices, notre téléspectateur là, c'est Abel de Man les les hau qui qui fait cette proposition.

Alors, il y a 300 œuvres exposé dans le Louvre et 33000 qui sont exposés en région. Tout à fait. Du qui appartien à qui appartiennent au Louv et qui sont déjà exposés en région.

Donc cette proposition, elle existe déjà. L'argent privé, l'argent privé, je veux bien vous entendre pour conclure là-dessus. Ça existe déjà.

Alors ça existe déjà mais en effet avec nos problèmes budgétaires qui vont venir, moi c'est une obsession euh dans la culture générale mais notamment sur le patrimoine. D'ailleurs, Rachid Alati a commencé à parler de National Trust un peu à à la Britannique. Bon sauf que je pense que là où ça marche comment ça d'ailleurs ?

Et ben en fait, c'est des dons en effet privés enfin de vraiment de de de souscripteurs, totalement de particuliers qui se sentent investi, c'est plutôt pour des châteaux, pour des choses comme ça et ils ont en effet la possibilité d'avoir la possibilité de de de d'avoir accès à ces à ces à ces monuments. La seule chose, c'est que elle s'est arrêtée au milieu du chemin. Je pense que ça peut pas se faire sans la fondation du patrimoine et donc avant l'été, il y avait eu quelques frictions sur ce sur ce sujet.

Mais ce messen privé, moi j'y crois énormément. Alors, on parle de de des grandes compagnies, mais vous savez que quand vous mettez des bâches, je l'ai vu pour l'Institut de France que je connais bien par ailleurs, mais également sur le Louvre, des bâches pour des publicités. Oui.

Quand on quand on rénove les façades, c'est Ah mais c'est astronomique et c'est formidable parce que finalement c'est moche, hein, des échafaudages. D'ailleurs, s'il y avait eu d'échafaudages, ça aurait peut-être été plus compliqué. Enfin, quoi que euh mais du coup ces bâches de publicité souvent sur la scène font rapporter des centaines de millions euh de de enfin des cinquantaines de dizaines de millions d'euros en fait, on va dire.

Voilà, je dans les chiffres mais mais ça peut être intéressant, ça dépend du je pense que ce mcénat privé, il doit descendre. Moi ce qui me me m'attriste toujours, c'est que on va mettre le paquet sur le loup, on va mettre le paquet sur Pompidou qui va bientôt être en travaux. On a parlé longtemps du euh Grand Palais et en effet c'est du coup ça en moins pour nos musées de province et euh et nos nos collections.

Et le problème c'est que ils ont pas non plus les moyens et les collectivités non plus pour pouvoir les les rénover. Donc c'est toujours très compliqué. Moi, je veux que ça reste une pépite vraiment et je pense qu'en effet, c'est notre histoire et ça sera toujours notre plus beau musée.

Mais du coup, je pense qu'il va falloir trouver d'autres financements pour que ça puisse peut-être un peu plus s'aimer pour que les autres sur les nos territoires et en province puissent également bénéficier d'une rénovation. Merci beaucoup Lord Darcos. Merci à à tous et à bientôt.

Je vais rappeler le titre de votre livre Frédéric Plquin. Insécurité stop à la descente aux enfers. Donc coécrit avec le commissaire Frédéric L.

On parle beaucoup des cambriolages et publié publié chez Fard et puis Jean-Christophe Castella, on vous lit dans journal des arts et puis l'œil. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. Merci.

Merci encore.