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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 22 août 2024 94 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

SECURITE ET PROTECTION SOCIALE : UNE NOUVELLE RÉVOLUTION EST POSSIBLE | #Amfis2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 78 %Attaque 17 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:01OuverteRéponse directe

    Pour Monsieur Friot : si on augmente les cotisations de 36% à 55%, que reste-t-il du salaire de 100€ ? Pour Madame Chikirou : qu'est-ce qui empêche la LFI d'adopter ces propositions ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Suppression du budget de la Sécu, abolition des lois Jupé ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Différence entre salaire étudiant et allocation d'autonomie ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Position de la LFI sur la sécurité sociale de l'alimentation ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi désétatiser la sécurité sociale ? Qui gère alors ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Chiffre
    « le budget de la Sécurité sociale à 672 milliards d'euros »
  • 6:15Chiffre
    « 10,8 milliards d'euros de déficit »
  • 24:00Nicolas Da SilvaFait
    « la sécurité sociale c'est une idée moderne ce qui est archaïque ce sont les complémentaires »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes à tous merci infiniment d'être aussi nombreux devant derrière sur les côtés ça me fait très plaisir que le sujet de cette conférence et les invités évidemment attirent autant de monde euh avant de passer au sujet qui nous réunit euh je voulais vous dire quelque chose c'est ma première prise de parole depuis les vacances parlementaire ma première prise de parole publique j'ai passé euh un été difficile peut-être comme beaucoup d'entre vous parce que chaque jour les nouvelles de Palestine et de Gaza me font mal me font souffrir et je ne suis pas capable de les surmonter dans le silence et dans l'indifférence ou dans l'ignorance de ce qui se passe là-bas je voulais vous le dire parce que je sais que nous sommes nombreux dans cette situation à souffrir quoti ement des images abominables qui arrivent et pendant longtemps j'ai considéré que je n'avais pas besoin de voir pour savoir et j'ai longtemps dit je ne partage pas des images de sang ou de corps déchictés ou de gens qui pleurent et qui souffre désormais je le fais parce que les gens qui sont là-bas se film en train d'être massacré pour qu'au moins on parle d'eux qu'on ne les oublie pas qu'on pense à eux et je vais pas vous dire qu'on leur rende hommage mais qu'on ait ce moment de recueillement et de partage pour tous ceux qui se font tuer qui sont morts ceux qui souffrent en ce moment même et je sais pas si un jour ces messages cette paroles que j'essaie là de partager avec vous leur leur arriveront aux oreilles ou si certains ici sont en de transmettre ces messages là mais je veux vraiment qu'il soit dit que nous les insoumis nous n'avons pas passé une journée sans penser à eux sans essayer de porter la voix de la paix sans essayer de dénoncer le génocide qui est en cours le nettoyage ethnique et la colonisation de la Palestine par Israël et son gouvernement on va avoir besoin on va avoir besoin de beaucoup de force de solidarité parce que nous sommes quelques personnalités exposées médiatiquement en ce moment c'est Rima Hassan qui prend mais c'est chacun son tour et l'objectif qui est fixé par les relais de netanahou en France leur objectif c'est de nous faire taire donc on ne se tairera pas je vous promet qu'on ne se Terra pas voilà free Palestine merci merci infiniment ça fait du bien et c'est le moment que je redoutais je me sens très ému bon nous sommes ici pour un sujet qui est important en tout cas chacun d'entre nous nous considère que c'est un sujet vital parce que on a tous une petite anecdote une petite histoire en lien avec le sujet de la sécurité sociale et plus largement de la protection sociale vous avez entendu parler pendant les Jeux olympiques de ces athlètes américains qui qui trouvaient extraordinaire de se faire soigner gratuitement en France c'est génial il disait mais c'est de la folie dit une athlète américaine une autre dit c'est incroyable mais quoi what the fuck des soins médicaux gratuits B non ça s'appelle la sécurité sociale on n pas eu le temps de leur expliquer le concept et de leur expliquer les luttes et l'histoire qu'il y a derrière la sécurité sociale on a avec nous des gens qui pourraient euh vous passer passer des heures à vous expliquer à vous raconter cette histoire-là en fait c'est une fierté française vous avez vu comme les journalistes se se gargarisai de notre spécificité euh de cette sécurité sociale gratuite et pourtant le reste de l'année les mêmes journalistes sont les petits larbin et tout tout des du du des néolibéraux et du patronat et pour fendre le système de protection sociale à la française et notamment la sécurité sociale du soir au matin et du matin au soir les derniers exemples les derniers exemples dont qu'on a tous en mémoire évidemment c'est la bataille pour la retraite et pour empêcher la forme de la retraite à 64 ans qui est passé à coup de 493 hélas c'est le monde dans lequel on vit c'est-à-dire un monde où l'hypocrisie l'hypocrisie politique l'hypocrisie journalistique domine on est fier de quelque chose qu'on permet dont on permet la destruction petit à petit en réalité cela fait plus de 30 ans que ça dure bon a priori on a tous à peu près le même niveau de connaissance de ce qui est la sécurité sociale et la protection sociale à peu près on se dit je voulais quand je l'évoque vous pensez tout de suite à l'Assurance Maladie vous pensez à quoi d'autre à la CAF la caisse d'allocation familiale la branche famille les retraites les accidents du travail maladie professionnelle on pourrait ajouter il y a aussi je regardez j'ai un trou d'un seul coup mais j'ai mes notes heureusement il y a aussi le handicap et euh la branche autonomie donc handicap et euh vieillissement mais euh c'est c'est ces branche de la sécurité sociale ne font pas toute la protection sociale vous savez que la sécurité sociale ne couvre pas l'intégralité des risques comme on dit dans le jargon euh et il y a d'autres euh institutions presque qui s'en charge aussi par exemple euh laallocation chômage c'est l'URSAF euh le RSA qui fait aussi partie du système de protection sociale à la française et donc c'est pour ça que la conférence est intitulée sécurité et protection sociale on pourrait ajouter à tout cela et nos nos intervenants ne manquront pas de le faire notamment Nicolas Da Silva toute la partie privée de la protection sociale c'est-à-dire ce que vous connaissez aussi quand vous y avez accès les complémentaires santé les assurances privées donc la la sécurité sociale c'est une chose importante essentielle mais ce n'est pas la seule chose il y a tout le système de protection sociale on va pas faire un cours là-dessus c'est pas le sujet de la conférence mais je me permets de vous dire que si vous voulez en savoir plus si vous voulez connaître à la fois l'histoire de la protection sociale et de la sécurité sociale qui ne date pas de 1946 c'est né avant un peu avant he qui less nos intervenants vous le diront mais si vous voulez connaître tout cela si vous voulez connaître l'organe ation le financement il y a deux livres que je vous recommande j'avais prévu de le faire à la fin mais je vais le faire au début il y a la bataille de la SC une histoire du système de santé de 1789 à nos jours de Nicolas Da Silva et puis il y a les il y a trois livres que je je recommande vivement de Bernard Friot émanciper le travail de 2014 puissance du salariat de 2021 et prenons le pouvoir sur nos retraites de 2023 sachant que Bernard a préfacer le livre de Nicolas Da Silva et qu'il est évidemment j'ai j'ai pas besoin de vous le dire une référence dans ce domaine donc pour revenir à à au sujet et pour voilà juste mettre un peu à niveau tous ensemble sur le sujet vous entendez parler aussi beaucoup de la sécurité sociale à travers nos adversaires puisque c'est eux qui depuis 30 ans mettent systématiquement sur le tapis le sujet pour justifier des réformes me qui vise à faire reculer à amoindrir les les conquis les acquis sociaux que sont la sécurité sociale et puis systématiquement à nous obliger à mettre la main à la poche que ce soit rappelez-vous la baisse des aPL de 5 € que ce soit les 1 € de de consultation qui ne sont pas remboursé que ce soit les urgces à 18 € et cetera et cetera et cetera si on fait la liste elle est longue en tout cas c'est un détricotage méthodique on peut même dire un saccage méthodique de notre système qui vise certains disent à élargir le champ de la privatisation de la partie privatisée et donc des potentiels bénéfices pour de grandes multinational d'autres disent ça va encore plus loin Bernard Friot dit c'est un sujet certes mais ça va encore plus loin il l'expliquera tout à l'heure donc pour préciser de quoi on parle on parle donc d'un budget qui s'élève pour l'année 2023 juste le budget de la Sécurité sociale à 672 milliards d'euros on parle de dépenses liées à la sécurité sociale de l'ordre de 682,8 milliards d'euros en 2023 pour ceux qui font le calcul mental plus vite que leur ombre on est à 10,8 milliards d'euros de déficit vous vous rendez compte que c'est rien vous êtes d'accord avec moi je veux dire 10 milliards sur presque 700 milliards ça va on va s'en remettre il y a de quoi boucher le trou comme on dit donc ça c'est pour avoir des ordres de grandeur et et qu'on puisse tous ensemble se dire bon on parle de quelque chose qu'on connaît tous et en même temps on est tous pareil on se dit je le connais pas si bien que ça je sais pas exactement comment c'est financé la sécurité sociale la sécurité sociale elle est essentiellement encore aujourd'hui financé par ce que nos advers appelle des charges ce que nous nous appelons des cotisations donc c'est les cotisations qui a plus de 56 % finance la sécurité sociale s'ajoute à cela des contributions qui sont des sortes de taxes qu'on paye tous d'ailleurs c'est pas progressif ce qui est un problème c'est la CSG et la CSG par exemple elle contribue à hauteur de 20 % au financement de la sécurité sociale et il y a une autre d'autres contributions sociales à hauteur de 18 % et le reste c'est du transfert par l'État donc en gros ce qu'il faut retenir c'est grossier mais c'est c'est c'est ça c'est 56 % de cotisation et 44 % qui relève plutôt de l'impôt on va dire l'impôt ou de la taxe donc c'est un sujet intéressant parce que c'était pas comme ça que c'était prévu initialement la sécurité sociale elle était censée être financé par les les travailleurs les salariés avec ou sans emploi à la retraite ou actif ou inactif c'était c'était ça l'idée c'est-à-dire ce sont les travailleurs qui cotisent c'est de la solidarité et puis la caisse est gérée par les représentants des travailleurs et puis finalement le patronat s est mis le le le le patron cotise lui aussi enfin il appelle ça décharges mais il cotise lui aussi pour le bien de tous et cetera et puis finalement ça devait être une plutôt une contribution sur le travail et là on arrive à autre chose et un financement qui est de moins en moins lié à la cotisation et de plus en plus lié à bah des décisions de l'État voilà en gros je dis bien en gros c'est pour faire schématiquement parce que je sais que ce sont des des des sujets qui si on se met pas un peu au niveau sur savoir de quoi on parle on risque de perdre des gens n'hésitez pas à nous poser des questions on va organiser la la conférence de la façon suivante une fois que j'aurais terminé cette introduction et que je vous aurais Pr présenter nos intervenants ils auront chacun la parole 10 minutes on arrive sur 40 minutes à peu près d'un de prise de parole et ensuite on voudrait répondre à vos questions avec l'idée que on on vous précise des choses et n'hésitez surtout pas à poser les questions que vous avez envie de poser il y a pas de mauvaises questions il n'y aura que des bonnes réponses voilà donc c'est le sujet de la conférence vous savez que on a l'habitude nous de dire résistance on résiste depuis des années à ce ce mouvement de saccage de la sécurité sociale on résiste mais à un moment donné il va on se rend bien compte que en attendant en face ils avancent leur pion et puis parfois ils ont des propositions qui nous mettent un peu tiens pourquoi on y a pas pensé peut-être qu'il faut le faire ou alors il a repris notre idée mais c'était pas tout à fait ça qu'on mettait comme contenu je pense notamment à la création en 2020 par Emmanuel Macron de la branche autonomie on se dit bah c'est une bonne idée la branche autonomie c'est vrai il y a un vrai sujet sur les personnes en situation de handicap sur les personnes âgés et cetera et pourtant dans la réalité des choses ce qu'il en a fait c'est quasiment une coquille vide donc on se dit bah et nous qu'est-ce qu'on a à proposer alors avec l'avenir en commun il y a éor mément de propositions qui ont été mises sur la table notamment la proposition phare celle qui fait très plaisir à Nicolas Da Silva qui est le 100 % sécurité sociale absorption des complémentaires santé par la Sécurité Sociale puisque les complémentaires santé c'est quelque chose c'est quelque chose qui coûte très cher en réalité parce qu'on paye le marketing la pub et tout le tralala et autour alors qu'on pourrait très facilement faire faire je sais pas combien d'économie si les complémentaires santé étaient intégré à la sécurité sociale et si on avait du 100 % c'est la proposition for qu'on a on en a beaucoup d'autres et si vous interrogez tout à l'heure on reviendra sur un certain nombre de propositions on pourrait se dire aussi on résiste on propose d'aller plus loin mais il y a pas que la maladie nous aujourd'hui on se rend compte que bah depuis le covid mais pas seulement depuis 2017 notamment des gens qui sont en grande insécurité alimentaire il y en a beaucoup il y a de plus en plus de gens qui sont en insécurité alimentaire et on le perçoit parce tout simplement parce qu'en tant que militant insoumis on organise des collectes alimentaires et on voit bien que les associations aujourd'hui nous disent s'il vous plaît oui faites-le faites des collectes alimentaires on a besoin de votre aide on voit aussi des gens qui disent bah ils mangent pas leur faim on a toutes les tous les sondages qui nous qui nous le démontrent donc la sécurité alimentaire elle est à la fois par la difficulté d'accès à l'alimentation mais elle est aussi sur la qualité de l'alimentation quel sens tout cela peut-il bien avoir de continuer de se nourrir d'une façon qui vous rend malade et ensuite on va à la sécurité sociale pour essayer de faire soigner ou rembourser des choses qui auraient pu être évité si on avait une alimentation plus saine donc on se dit bah peut-être qu'il faut penser aussi à une sécurité sociale de l'alimentaire ça a un sens dans une société qui veut boucler la boucle donc c'est un des sujets par exemple qui pourrait élargir et c'est la question de l'élargissement de la sécurité sociale et des nouvelles conquête que l'on aura à faire il y a comme ça d'autres sujets peut-être que vous aurez des idées donc vous n'hésiterez pas à poser la question je passe maintenant sans plus tarder à l'introduction de mes intervenants donc le premier à qui je passerai la parole c'est Nicolas Da Silva que je vous demande d'accueillir chaleureusement qui est un économiste maître de conférence à Paris- 13 et dont la spécialité donc c'est un économiste de la santé et des politiques sociales il a beaucoup travaillé sur la transformation de la sécurité sociale il dit d'ailleurs la la sécurité sociale c'est une idée moderne ce qui est archaïque ce sont les complémentaires et donc c'est le privé qui est archaïque il travaille aussi sur les inégalités sociales dans le système actuel notamment il dit les réformes néolibérales AFF fait en premier lieu les personnes les plus vulnérables et il défend l'idée de la sécurité sociale comme d'un bien commun un outil de justice sociale ce que va nous dire aujourd'hui Nicolas dasselvva c'est comment d'une certaine façon on doit s'organiser non pas avec l'idée que nos propositions passeront facilement que nos idées d'élargissement d'extension de la sécurité sociale seront facilement admises une fois voté il dit il y a il y a un rapport de force et il y a des conflits d'intérêts qui se passent autour de ces sujetsl et donc il va nous proposer une lecture de ce point de vue et qui nous sera très utile parce que la sécurité sociale comme la protection sociale c'est une affaire de mobilisation populaire ensuite je passerai la parole à Bernard Friot et à Marvin dupu Bernard Friot vous le suivez certainement sur les réseaux sociaux sur Youtube les vidéos économiste sociologue professeurs donc ces travaux sur la sécurité sociale sont connus sur les retraites sur le salariat alors il est très engagé au sein du réseau salariat il propose une alternative radicale au modèle capitaliste modèle capitaliste qui est basé sur le chômage de masse on a tous fini par comprendre que le chômage de masse n'était pas un accident du capitalisme et issu de la crise mais fait partie intégrale de du système capitaliste et donc il dit bah une des façons de répondre à cela c'est de créer un salaire à vie alors voilà il y a des fans un salaire à vie donc il expliquera mieux que moi en quoi consiste l'idée mais globalement c'est l'idée de le le salaire ne dépend pas de votre situation de d'emploi ou pas si vous êtes en emploi ou pas elle ne dépend pas non plus de de votre rapport de force au patronat on va dire le salaire dépend de votre qualification de votre expérience et vous êtes potentiellement un travailleur salarié mais vous pouvez aussi faire le choix de consacrer votre temps à d'autres un autre travail qui est pas directement salarié le travail domestique le travail d'éducation populaire le travail associatif et cetera et donc tout le monde travaille en réalité donc tout le monde mérite un salaire voilà l'idée j'espère que je la tronque pas ou à peine mais vous la direz mieux que moi je l'ai peut-être un Olivé à ma manière je sais pas ah il m'a dit un peu détruite carrément j'ai rien compris moi j'ai compris ce que je voulais comprendre voilà bon il le dira je m'étais dit je ne dis rien sur le salariat à vie je le laisserai le dire parce que quand on quand on invente un concept une idée souvent on est le mieux passé pour la la présenter mais il faut aussi accepter que les autres la fassent tiennent et la présentent comme ils veulent monsieur le professeur c'est le principe voilà bon allez il est pour déprivatiser l'économie moi j'aurais dit collectiviser disons socialiser l'économie mais j'arrête de de de le provoquer parce que sinon voilà Marvin Marvin Dupuit qui accompagne Bernard Friot alors Marvin est membre du réseau salariat je vous conseille vraiment d'aller voir ce site internet c'est réseau-salariat.info donc c'est une association d'éducation populaire qui rassemble des travailleur travailleus et donc clairement positionné contre le capitalisme c'est pour une pensée révolutionnaire vers l'appropriation collective des moyens de production dans la pure tradition communiste révolutionnaire donc voilà vous pouvez l'applaudir ça un bon réseau avec Bernard Friot nous parlerons des quatre éléments qui ont qui ont caractérisé ce qu'il dit ce qu'il appelle la mise en sécurité sociale du soin il a défini quatre éléments pour cela il va nous proposer de voir comment on pourrait euh passer cela transposer cela pour la mise en sécurité sociale de la production avec Marvin ce que nous allons voir c'est un partage de d'expérience déjà de son association et puis peut-être des des idées plus concrètes c'est-à-dire la proposition en matière d'alimentation en matière de logement de culture de transport de funérailles de travail domestique et de bifurcation écologique donc il va nous parler concrètement des propositions défendues par par ce réseau donc voilà chacun à 10 minutes je donne tout d'abord la parole à Nicolas merci merci beaucoup merci d'abord pour cette invitation merci aux militantes aux militants qui rendent des manifestations comme celles-ci possibles euh merci vraiment énormément pour cela évidemment je peux pas prendre la parole sans m'associer au mot de solidarité qui a été dit à l'égard du peuple palestinien mais je pense aussi à tous les peuples qui sont en lutte contre le colonialisme en kanaki ou ailleurs alors ceci étant dit moi ce que je voudrais essayer de faire c'est de de de vous montrer comment est-ce qu'on peut manipuler une idée qui peut paraître très abstraite de sécurité sociale de socialisation très rapidement comment est-ce qu'en fait on peut par la vie quotidienne amener et raconter un peu à tout le monde bah oui la sécurité sociale la socialis des moyens de production c'est une institution qui est extrêmement moderne et beaucoup plus intéressante alors ona le qualificatif qu'on veut un moderne efficace égalitaire tout ce qu'on veut que le privé mais enfin allons un peu plus loin le marché bien entendu le capitalisme et donc l'idée je laisserai à Marvin et à Bernard peut-être le soin de d'élaborer un peu plus théoriquement c'est de vous montrer à partir un cas très concret comment est-ce qu'on fait pour convaincre des gens on est bien dans une manifestation il y a plein de militant bah voilà alors c'est la question que je me suis posé autour de du travail que je fais sur les complémentaires santé et en fait très concrètement alors il se trouve que je suis en vacan là-bas de l'autre côté de la montagne en ardèch et que je sais pas vous mais quand je vais en vacances en ardèch voir mes beaux-parents que j'adore bah en fait ils sont pas très d'accord avec ce que je raconte tout le temps he et surtout quand j'arrive la sécurité sociale la socialisation les trucs les machins c'est compliqué alors du coup ben j'adopte une autre stratégie je leur dis et la complémentaire tu en penses quoi et là on on tire le fil et on va voir à quel point on peut convaincre du fait évident en réalité que il faut se débarrasser des complémentaires santé et il faut évidemment étendre la sécurité sociale sur les soins de santé et il sera question d'autres secteurs d'activité avec mais les intervenants suivants et en fait bon bah tout simple la complémentaire santé souvent bon bah on en parle pas directement on parle de la S et on dit toujours de la SQ les débats publics euh médiatiqu euh politique par fois ont envers la sécu voilà t tous ces tous ces discours absolument comment dire attristés il y a le trou de la SCU c'est très difficile c'est une bonne idée mais pour la sauver il faut la réformer la réformer ça veut dire réduire l'accès au au droit ça peut être les soins mais ça peut être aussi la retraite et donc on est là et puis on se dit ah c'est quand même c'est c'est très difficile alors qu'en fait non pas du tout la sécurité sociale ça marche vachement bien et ça il faut pas hésiter il faut pas hésiter à le dire et il faut le le le marteler et quand on compare la sécurité sociale dans le cas des soins de santé au complémentaire santé en fait c'est évident que ça marche bien et c'est tellement évident que c'est écrit dans tous les rapports publics qui puissent qui peuvent exister hein en fait les complémentaire santé c'est cher c'est plus cher que la CQ et c'est beaucoup plus inégalitaire donc en fait chaque euro dans une complémentaire bah c'est 1 € d'inégalité mais c'est aussi un €o d'inefficacité donc si vous êtes d'accord pour un accès des soins au soins plus égalitaires mais aussi moins coûteux parce que quand même ça sert à rien de jeter de l'argent pour payer de la publicité et ben il faut développer la sécurité sociale et il faut la sécurité sociale en tant que moyen de financer une production alternative au capitalisme alors ça coûte cher ça veut dire quoi ça coûte cher mais en fait il y a plein de statistiques alors évidemment moi je vous invite à lire les rapports mais c'est surtout c'est c'est difficile de trouver les informations qui nous intéressent dans les rapports mais je vais essayer d'aller un peu vite et je vais pas vous donner trop de chiffres mais d'abord elles sont chères ça veut dire quoi qu'elles sont chères bah ça veut dire qu'en fait on mesure le coût de ces complémentaires santé parce ce qu'on appelle les frais de gouvernance c'est-à-dire que quand vous donnez 100 € à une complémentaire il y a combien qui vous revient en soins de santé et combien qui reste pour alors évidemment la publicité mais aussi pour la gestion quotidienne bon en fait ce dont on se rend compte c'est qu'en France on est l'un des pays records du monde des frais de gestion pourquoi on est un pays des record du monde des frais de gestion parce qu'en fait on a un système double un système de complémentaire vous es déjà essayé de réfléchir à cette à cette comment dire à ce mot complémentaire c'est parce que ça veut dire quoi ça veut dire qu'en fait le financement de la sécurité sociale est complété par une assurance privée il est complété ça veut dire que sur un soin qui est jugé légitime le soin du médecin généraliste on dit c'est 70 % la CQ 30 % la complémentaire mais le soin il est il est important quand même et pourtant on donne 30 % de ce marché aux assureur et en fait c'est ça qui coûte cher parce que vous l'avez tous moi je l'ai là dans dans enfin on comprend très visuellement le le problème du coût de gestion vous allez chez le médecin allez plutôt chez le pharmacien pour acheter des médicaments vous sortez une carte la carte vitale mais c'est pas fini vous sortez l'autre carte la carte de mutuelle B en fait ce qu'il faut imaginer c'est que derrière ces deux cartes et ben en fait bah il y a deux réseaux qui travaillent et qui en fait font le même travail parce qu'il y en a un qui va rembourser 70 % du soin l'autre qui va rembourser 30 % en fait ça double tous les coups ça double tous les coups ça fait qu'on a un des systèmes de soins les plus chers du monde derrière alors le très mauvais élève états-uni bien entendu mais loin devant tous les pays comparable européen notamment donc ça coûte cher parce que c'est dou double travail on comprend bien ça coûte cher évidemment parce que la structure du marché fait que bah les les complémentaires elles se font concurrence et donc quand on regarde les coûts de gestion à l'échelle de la complémentaire c'est quelque chose de c'est moins de 5 % pour la SQ et c'est en moyenne une vingtaine de pourc pour les complémentaire c'est veut dire vous donnez 100 € à la SQ il en revient 95 pour la complémentaire en fait il en revient beaucoup moins il en revient 85 donc en fait c'est un pognon de dingue et tout le monde le sait le dernier rapport du hcam haute autorité sur l'avenir de l'assurance maladie dit en fait si la sécurité sociale plutôt te rembourser 70 % elle rembours c'est 100 % on ferait 5 milliards d'euros d'économie par an alors 5 milliards d'euros d'économie par an on se dit bon c'est beaucoup c'est pas beaucoup moi je sais pas je les ai pas on manipule pas ça tous les jours B en fait dites-vous que le segure de la santé avec l'investissement massif pour l'hôpital public qui nous avait été vendu euh en en en 2020 c'était combien c'était globalement 6 milliards d'euros h c'était un gros package de 19 milliards où on avait 13 milliards qui étaient de la reprise de la dette donc pas d'investissement nouveau HM et vous aviez le reste c'était des investissements nouveaux ça veut dire qu'en fait en se débarrassant des complémentaires on fait un segéure de la santé tous les ans presque c'est ça que ça veut dire c'est énorme et donc ça veut dire que en fait on facilite l'accès aux soins euh donc ça c'est elles sont chèes euh alors il y aurait plein d'autres trucs à dire pour dire qu'elles sont cherres mais elles sont aussi inégalitaires parce que la SQ tout le monde l'a ou presque mais ce qui est encore plus inégalitaire que la CQ c'est les complémentaire il y a des millions de gens qui n'ont pas de complémentaire santé encore aujourd'hui parce que ça coûte cher de se payer une complémentaire santé h euh même si il existe des dispositifs gratuits pour les personnes sous un certain seuil de revenu il y a plein de gens qui ont pas de complémentaire donc la première inégalité c'est le fait pas en avoir et quand on en a et là on pourrait regarder hein mais en fait on n pas tous la même elle rembourse pas tout le temps la même chose hein et donc ça fait des prix différents et alors ce qui est très étonnant c'est que en fait les gens qui sont les plus malades bah globalement c'est les plus pauvres et les plus vieux je vais un peu vite hein bon mais c'est ça ce sont eux les plus malades mais c'est à eux à qui on demande des des des un prix le plus élevé pour la complémentaire santé ça veut dire ils peuvent pas se la payer ils sont très malades ils doivent s'acheter une complémentaire très santé très cher pour pouvoir se payer les son ils peuvent pas et à l'autre bout de la société il y a ceux qui sont plutôt riches mais qui sont plutôt en meilleure santé que les autres et en fait ils peuvent se payer des complémentaires santé très cher et en fait ça leur sert pas bah qui gagne là-dedans bah évidment c'est des complémentaires elles-mêmes qui sont assis sur une rente monumentale il y a un gars qui avait appelé ça la loi de l'accès inversé c'est-àdire que dans les systèmes de santé plus vous avez besoin d'accès au soins parce que vous êtes malade bah moins vous pouvez parce que vous avez pas les sous pour vous les payer donc il faut se débarrasser de ça non seulement ça coûte très cher beaucoup plus cher que la SC et en plus et ben ça crée des inégalités qui sont qui sont très importantes alors en fait du coup là on se dit mais si ce que ce garslà il est en train de dire c'est vrai mais pourquoi ça n'existe pas déjà hein bizarre vous en connaissez vous des des réformes qui peuvent aussi facilement étendre l'accès au soins et en plus faire des économies je reconnais pas vraiment des masses et en plus c'est écrit dans les rapports publics hein c'est pas du tout la documentation la France insoumise même si on en parle un petit peu ici euh pourquoi mais parce qu'en fait benah il y a des gens qui en profitent évidemment les complémentaires elles-mêmes et en fait l'obstacle majeur ce sont les complémentaires et tout leur soutien politique parce qu'elles sont assis sur une rente une rente qui est monumental hein enfin je veux dire c'est des dizaines milliards d'euros ce marché alors donc là il faut rentrer dans le détail ce que c'est qu'une complémentaire pour savoir quels sont les acteurs sociaux qui ont intérêt est-ce que ça perdure bah les complémentaires c'est évidemment les assureurs privés à but lucratif euh donc je pas avec ça par exemple et donc qui fait qui font un profit avec les les les soins de santé sauf qu'en fait ces acteursl sont en tendance ils augmentent ils prennent de la place mais ils restent minoritaires dans les contrats de complémentaires santé ceux qui sont là et qui pèent de tous leur proid ça veut pas dire que les complé les les assureurs ils sont pas qui sont favorables pour le 100 % pas du tout mais ceux qui pèsent de tout leur poids c'est les instituts de prévoyance à but non lucratif et les mutuels à but non lucratif et là c'est très importante parce que ça interroge les pratiques militantes hein parce que en fait euh quand on dit les des complémentaires qu'elles se font un pognon de dingue qu'elles font du profil et cetera en fait la plupart du temps c'est pas les les organisations qui font du profil parce qu'elles sont à buocréatif ça peut être les gens qui travaillent dedans parce que il y a certains très hauts salaires qui sont difficiles à légitimer pour des gens qui se disent mutualistes ou ceci ou cela mais surtout c'est pas ça l'enjeu l'enjeu c'est que euh les complémentaires qui sont institut de prévoyance et mutuel en fait euh elles font vivre tout un tas d'organisations de gauche hein euh on sait que historiquement euh les mutuels sont très lié au monde politique à gauche en particulier le Parti socialiste mais pas seulement hein et donc évidemment il freineent des cas de faire alors moi on est là je posé une question parce que je sais qu'après c'est moi qui vais y répondre est-ce que c'est parce que il y a le PS dans le NFP qu'on n pas mis dedans la proposition du 100 % c'est que je sais pas c'est une question je sais pas mais attendez c'est pas fini parce qu'on peut se dire oui le PS ils sont méchants on a l'habitude de leur taper dessus bon il en faut pour tout le monde mais il y aussi les Institutes de prévoyance et dans l'Intitut de prévoyance c'est des des organismes gestion paritaire paritaire c'est veut dire qu'il y a le patronat et des syndicats alors pas tous les syndicats bien entendu mais des syndicats et donc les syndicats aussi freine des cas de fer pour une politique qui en fait une politique de progrès social hein et donc en fait on voit bien que il suffit pas de se dire que la SCU ça marche bien pour réussir à faire en sorte que la SQ s'étende il va falloir se bagarrer et en fait la SQ c'est le conflit et donc il faut mener le conflit et c'est une lut entousias mon parce qu'on va arriver là je vais retourner voir Eveline ma belle-mère et je vais lu dire mais Eveline vous rendez compte c'est c'est vachement bien les complémentaires nous coûte un pogon de dingue et en lui expliquant et en se battant et ben peu à peu bah on va reprendre le les choses de l'avant on va lever la tête et on va étendre la sécurité sociale 100 % SCU et quand on sera arrivé à faire ça ce sera pas fini il faud dire 100 % SCU oui mais jusqu'où qu'est-ce qu'on soigne et vous savez il y a toujours des trucs alors est-ce queon fait la cure thermale est-ce qu'on fait le CECI est-ce qu'on fait le cela récemment le gouvernement a décidé de transférer des soins dentaires de la Sécu vers les complémentaires alors qu'ils savent que les complémentaires ça marche moins bien bon et du coup vous dire mais où est-ce qu'on met la frontière entre C et autre chose parce que évidemment peut-être qu'il faut pas tout rembourser avec la CQ on sait pas la question se pose mais qui va décider bah il faut que ce soit une décision populaire et donc c'est pour ça qu'il faut revenir aux origines de la sécurité sociale qui est une institution populaire démocratique ou dans les caisses à tous les niveaux il do avoir des élections désintéressés parce que eux seuls savent ce qu'ils veulent et peuvent défendre leurs intérêts beaucoup mieux queah ceux qui aujourd'hui sont ceux qui décident de la politique de santé donc voilà un chemin pour se réapproprier la sécurité sociale en disant tranquillement à des gens qui a priori se disent que bon voilà le réseau salariat Frio tous ces théories c'est un peu bizarres non non regarde ça marche mieux et ça marche tellement mieux qu'on peut aller beaucoup plus loin et ça on va le faire prêt à enchaîner effectivement la en finir avec les mutuels est est tout à fait fondamental et avec aussi le reste à charge c'est-à-dire que les les 100 % doivent couvrir tous les soins de santé sans exception ce que je voudrais maintenant dire c'est comment ce qui a présidé à la mise en sécurité sociale du soin à partir de la fin des années 50 jusqueà la fin des années 70 pendant une vingtaine d'années à peu près peut être transposé euh dans euh d'autres mises en sécurité sociale dont euh Marvin pourra parler à la fin des années 50 lorsque le régime général est encore géré par les travailleurs comme Nicolas vient de le rappeler hein cette cette gestion était supprimée par De Gaulle euh en 77 lorsque le régime général est encore dirigé euh par les travailleurs des travailleurs élus tous les 5 ans sur des dans des élections sociales qui sont des très grands moments politiques le système de santé c'est très peu de choses c'est très peu de choses parce que l'hôpital jusque dans les années 40 est réservé aux indigens un lieu pour indigent n'est pas un lieu de haute technicité vous pouvez bien vous en douter et puis parce que les soins de ville ne sont pas remboursés parce que le le syndicalisme des des infirmières des des kinés des tbib se construit dans les années 30 pour refuser le conventionnement avec les assurances sociales de 2830 donc ces soins de ville non remboursé sont réservés à une clientèle riche c'est alors Vichy a créé la PMI la médecine du travail les des mairies socialistes ou communistes ont créé des centres de santé gratuit mais globalement la médecine enfin les son ambulatoires c'est très peu de choses euh et les soin hospitaliis aussi or 20 ans plus tard à la fin des ann 70 début des années 80 nous allons être au premier rang mondial alors les classements mondiaux valent ce qu'il valent mais enfin on va être au premier rang mondial dans les comparaisons de production de soins de santé comment les choses se sont-elles faites comment ce miracle s'est-il opéré et bien à l'époque où les travailleurs géraient le régime général de sécurité sociale l'élément fondateur de la mise en sécurité sociale des soins qui existait sur le papier hein depuis depuis 1900 des années 30 mais qui n'existait pas en réalité c'est la hausse du salaire socialisé dans les années 50 le taux de cotisation est stable il est de 33 % du salaire brut sans trop bouger alors un taux de cotisation c'est le les cotisations salarié plus employeur au numérateur et dénominateur le salaire brut du salarié le tau de cotisation stagne alors pas qu'à l'assurance maladie à l'ensemble de de la sécurité sociale stagne à 33 % et à la au début des années 80 nous serons à 55 % nous avons une hausse absolument considérable du taux de cotisation moi qui fait des archives on cherche en vain un trac de la CGT ou du Parti communiste de l'époque sans hausse du taux de cotisation un truc qu'on a complètement abandonné y compris globalement LFI et et la la la cette cette riche dotation euh des caisses les années 60 sont des années de hausse du salaire mais pas que du salaire qui va au compte postal c'est d'abord du salaire socialisé bah d'abord de la cotisation ces caisses richement dotées euh vont pouvoir euh contribuer à une production communiste du soin c'est-à-dire débarrasser des institutions capitalistes de la production quand on pense SQ il faut toujours penser production hein c'est pas d'abord un un lieu de consommation la sécu hein c'est d'abord un lieu où on change la production la sécurité sociale et pourquoi le changement de production a été possible parce que la monnaie qui a financé la mise en sécurité sociale des soins était une monnaie marquée comme on dit c'estàd une monnaie qui n'est pas utilisable de manière universelle qui n'est utilisable qu'auprès de professionnels conventionnés la carte Vitale c'est de la monnaie bien sûr hein c'est de la monnaie qui n'est utilisable qu'auprès de de soignants de ville ou d'établissement hospitaliers qui ont passé convention avec l'assurance maladie les autres ne sont pas remboursés et euh cet outil là c'est évidemment un outil qui permet une politique publique très volontariste on ne va pas conventionner n'importe qui si on fait la sécurité sociale de de l'alimentation on va pas conventionner Carrefour d'accord évidemment on va pas conventionner l'agrobusiness on ne va conventionner que tout les Alternatifs de la production alimentaire de la distribution alimentaire de la restauration et qui existent qui sont très nombreux mais qui sont marginaux qu'il s'agit de sortir de la marge avec cet outil du conventionnement qu'est-ce que l'assurance maladie a pu faire qui soit une production communiste alors elle n pas totalement communiste sont des prémises du communisme bien sûr mais il faut mettre le mot communiste sur cette affaire l'assurance maladie va partiellement subventionner l'énorme investissement qui va être fait dans les années 60 70 pour créer les CHU pour transformer les hospices en hôpitaux en hôpitaux locaux pour créer des quantités de maternités pour faire passer l'hôpital psychiatrique de l'aide sociale à la à l'assurance maladie en gros dans les années 60 il se crée ou se rénve un hôpital par jour les sommes nécessaires pour une telle une telle constitution d'outils sont considérables et il y aura aucun appel au marché des capitaux aucun partenariat public privé il y aura du crédit public à travers la caisse dépt et consignation mais ce sur quoi je voudrais insister c'est sur le fait que ce salaire socialisé de l'assurance maladie va être utilisé pour une avance monétaire sans dette pour produire il faut une avance monétaire mais cette avance monétaire dans le capitalisme elle se fait à crédit soit par une création monétaire mais qui est à crédit soit par un prêteur ou un actionnaire mais qu'il va falloir rémunérer d'une façon ou d'une autre avant même que nous travailonss nous sommes endettés ça c'est la réalité capitaliste les soignants des années 60 ne sont pas endettés parce que une grosse partie de l'investissement est subventionné l'assurance maladie avance les salaires naire pour payer les ouvriers les ingénieurs qui construitent les CHU qui pour payer tous ceux qui conçoivent et fabriquent les outils à l'époque le médicament relève d'entreprises qui ne sont pas encore privatisé bref la production repose sur une avance des salaires il faut une avance monétaire bien sûr pour toute production mais pour produire qu'est-ce qu'il faut il faut de la nature et du travail pour produire de la richesse pour produire de la valeur économique il ne faut que du travail et pour qu'il y ait travail il faut qu'il ait des travailleurs et pour qu' les travailleurs faut qu'il a du salaire la seule avance nécessaire pour toute production ce sont les salaires et c'est ce que nous avons fait partiellement dans les années 60 ce n'est pas le capital qui a avancé et qui a dit ainsi pris le pouvoir parce que si c'est le capital qui avance il prend le pouvoir évidemment sur le travail c'est le salaire socialisé dans l'assurance maladie qui a avancer les fonds nécessaires pas tous encore une fois il y a une partie de crédit mais ce qui m'intéresse moi c'est de voir la nouveauté communiste évidemment les fonds nécessaires pour produire sans endettement préalable et là j'interroge j'interroge évidemment le programme du Front populaire hein qui propose un pôle public de crédit c'est une proposition aliénée à la religion capitaliste c'est une proposition qui ignore et c'est ça qui moi me m' triste on va dire je vais dire ça depuis 20 30 40 ans que je j'essaie de de faire entendre une voix alternative j'ai renoncé au parti communiste où je suis mais où je suis ré lien acharné mais le le le le le le en revanche en revanche en matière de programme et les fil c'est aussi nul que le Parti communiste c'està-dire c'est-à-dire que c'est-à-dire que proposer un pôle public de crédit c'est piétiner ce conquis de l'avance des salaires pour produire il ne faut que des travailleurs pour dire de l'investissement pour extraire des matières premières concevoir des machines et cetera il ne faut que des travailleurs il ne faut que du travail il ne faut que du salaire la seule avance monétaire de la production c'est les salaires et ça c'est cette mutation qui s'opère les années 60 et que la gauche je parle de la gauche radicale les autres même pas en parl d'accord et que la gauche radicale est incapable de promouvoir aujourd'hui absolument capable tellement elle est enraciné dans l'aliénation au pôle public de crédit la deuxième chose qu'a fait l'assurance maladie parce qu'il y aura il y aura une deuxème occasion de contester le programme du Front populaire de chose qu'a fait l'assurance maladie c'est de nommer des fonctionnaires pour les soins hospitaliers qu'est-ce que c'est qu'un fonctionnaire un fonctionnaire c'est quelqu'un dont les droits ne sont pas liés au contrat de travail les droits sont liés à sa personne parce qu'un fonctionnaire a un grade alors le vocabulaire est militaire parce que c'est né à l'armée au 19e siècle mais qu'importe le fonctionnaire a un grass c'est-à-dire que la qualification n'est pas celle de son poste dans le privé la convention collective définit la qualification des postes et si le salaire que l'on touche respecte la convention collective c'est pas vous qui êtes payé c'est votre poste qui est payé à à tel niveau de qualification ce qui est un très grand progrès ceux qui pendant le confinement avaient un CDI avec un salaire respectant la convention collective ont conservé 84 % de leur salairirees quoi qu'ils aient fait parce qu'ils ne sont plus payés pour ce qu'ils font ça c'est le capitalisme mais ils sont payés pour la qualification de leur postees et là c'est déjà antiapitaliste mais là où ça devient communiste c'est lorsque les personnes sont payées pour elles-mêmes pendant le confinement les fonctionnaires ont conservé 100 % de leur salaire bien sûr pourquoi parce qu'ils ne sont pas payés pour ce qu'ils font ils sont payés pour ce qu'ils sont dans l'ordre de la valeur ils ont une qualification qui leur est propre une qualification qui est personnelle et cette cette qualification là elle n'est pas liée au contrat de travail si votre qualification est liée à votre contrat de travail si vos droits sont liés à votre de travail est-ce qu'il pourra y avoir une rupture écologique il y en aura jamais moi j'irais pas faire la morale écologique au salarier de fa d'accord je n'irai pas tant que leur droit non pas parce que je suis pour le nucléaire ça je laiss ça à Rousell mais tant que leurs droits tant que leurs droits ne sont sont liés à leur emploi tant que les droits sont liés à l'emploi il n'y aura aucune rupture écologique mais c'est évident personne n'est assez fou pour voir son emploi disparaître dès lors que pour des raisons écologiques pour lesqueles il fait qu'il disparaissent pourtant dès lors que cette cet emploi support de leur droit nous avons inventé un salaire dont le support n'est pas le contrat de travail la création de la Sécurité soci dans les années 60 a augmenté considérablement le nombre de fonctionnaires la loi Torz qui crée la la la la fonction publique d'État en octobre 46 c'est 500000 fonctionnaires aujourd'hui c'est 5600000 d'accord quand on dit que tout fou Lecamp c'est pas vrai le communisme avance bien sûr et et c'est c'est c'est c'est piétiné là encore ce conquis énorme que de proposer quand on est communiste la sécurité en ple formation quand on est insoumis l'État employeurs en dernier ressort la proposition du Front populaire et je pense encore une fois au au au aux radicaux de de de de de cette union la proposition c'est continuité du salaire par la continuité des contrats quelqu'un n'a pas de contrat avec un employeur et bien il aura un contrat formation ça c'est le parti communiste quelqu'un n'a pas de contrat avec un employeur privé et bien une collectivité publique va lui proposer un contrat ça c'est LFI ces deux propositions sont réactionnaire ces deux propositions continuent à faire reposer les droits sur le contrat de travail c'est pour cela que j'étais effectivement avec une petite rétiscence dans la façon dont Sophia me disait disait tout le monde travaille donc tout le monde a droit à un salaire c'està-dire faire faire fonder là là là nous sommes aux antipodes du communisme quand on fait une proposition pareil fonder le droit au salaire sur le contrat de travail c'est nous laisser en permanence dans la subordination le ne confondons pas deux droits absolument nécessaire mais qu'il ne faut pas confondre le premier c'est le droit au salaire actuellement 17 des 50 millions de plus de 18 ans dans ce pays ont un salaire qui est lié à leur personne et non pas un contrat de travail c'est un salaire c'est pas une prestation sociale de je sais pas quoi moi de de de subsistence vous avez la moitié des retraités quand une pension égale ou supérieure au SMIC parce qu'en dessous du SMIC on peut pas parler de salaire bien sûr ça fait 9 millions de personnes des hommes surtout vous avez donc les 5600000 fonctionnaires un certain nombre d'autres ça lisez mes bouquins pour avoir la statistique vous arrivez à 17 millions le tiers des plus de 18 ans qu'est-ce que c'est qu'une proposition révolutionnaire bah passons à 100 % évidemment revenons pas en arrière avec le droit au salaire lié au droit au contrat qu'il faille par ailleurs un droit au contrat bien sûr que chacun puisse être accompagné par un service public de la qualification pour pouvoir exercer réellement sa qualification en passant contrat avec une entreprise ou en montant sa boîte c'est évident qu'il y a un service public de la qualification qui accamp les personnes bien sûr mais ne confondons pas le droit au contrat et le droit au salaire ce sont deux choses très différentes donc nous avons encore beaucoup à faire pour devenir communiste mais nous allons le devenir bien [Applaudissements] sûr euh bonjour euh je je m'associe au au aux remerciements qui ont été faits par rapport à cette invitation euh on est très content parce nous-même on il nous est arrivé d'organiser nos nos universités d'été dans une à une beaucoup beaucoup plus petite échelle et en fait on est on est vraiment ravi de pouvoir interagir avec des parties des syndicats ça peut nous arriver aussi euh pourquoi parce qu'en fait euh on on s'oppose à l'idée que à réseau salariat on s'oppose à l'idée que le salaire à vie ce serait une une espèce d'utopie qui serait pour dans très très longtemps euh comme Bernard l'a rappelé il y a il y a un immense déjà là euh et en fait nous on réfléchit finalement pas mal à des revendications des mesures qui pourraient être prises aujourd'hui en fait par des partis et voilà et des courants de pensées progressistes voilà et ça nous semble d'autant plus important que il y a un enjeu de lutte contre l'extrême droite par rapport auquel nous on considère que une manière efficace de lutter c'est de sortir de deux choses bah la première c'est l'idée de de de de l'attachement du salaire à l'emploi et la deuxième c'est l'idée de l'impôt l'attachement du salaire à l'emploi parce que en fait et ben ça donne l'impression que n'est défini comme travail que ce qui relève de l'emploi donc et nier toute la partie travail domestique travail artistique créatif travail étudiant enfin en fait on est n en permanence comme travailleur et donc ça donne l'idée qu'il y a une espèce de de quantité de travail un peu finie dans la société qu' faudrait se partager une espèce de gâteau qu'on va diviser en d'autant plus de parts qui y a de personne et du coup bah ça ça conduit à l'idée à la fin que les étrangers sont trop euh ou euh si on considère la question de la question de de l'impôt si vous prenez l'impôt l'idée de l'impôt la philosophie c'est de faire la redistribution la redistribution c'est euh on vous on vous octroie d'abord de l'argent euh du salaire du profit peu importe et ensuite on vous en reprend une partie pour le donner aux pauvres euh et donc bah ça aussi c'est une machine en fait à créer de la stigmatisation à créer euh euh du syndrome de Roussell de la gauche des aloques et cetera et donc nous on considère que bah en fait une une bonne manière de lutter contre ça c'est vraiment de considérer le travail comme en fait contenu en nous euh et de penser pour ça la le la la transformation du système par redistribution euh vers euh un système de répartition primaire de la valeur ajoutée et donc par cotisation parce que ce que contient la cotisation euh c'est l'idée euh que en fait les les par exemple le les traitements des fonctionnaires les salaires des fonctionnaires euh sont inclus dans le PIB et et quelle est la valeur qu'on compte là-dedans ben en fait c'est les sal des fonctionnaires donc en fait on considère la cotisation comme en fait l'anticipation de la valeur que vont créer les salariés à hauteur de leur salaire voilà et donc nous à réseau salariat moi je suis arrivé dans l'association par la question du logement parce que c'est là-dessus que j'étais très politisé et je voyais pas trop dans le spectre un peu politique de gauche des idées un peu un peu disruptif sur la question du logement le mieux c'était des questions comme le bloc des loyers des choses comme ça un peu à la sauce fondation abépierre et tout ça et donc en fait je je me suis retrouvé dans cette association parce que il y avait vraiment l'idée de d'une espèce de de projet de de lutter contre toutes les formes de propriétés lucrativ et de construire un projet de société qui nous fasse prendre compte qui nous fasse en fait naître en nous une espèce de désir de communisme et donc prendre compte prendre conscience du fait que non le loyer est illégitime que en fait n'importe quelle rente est illégitime dans dans un contexte où la concentration de la propriété dans tous les secteurs le logement mais en fait partout ailleurs est énorme aujourd'hui que ce soit en France ou dans le reste du monde par exemple dans l'agriculture vous avez la moitié des terres qui appartiennent à 2 % de ferme vous avez la moitié du parc locatif privé de logement qui appartient à 3 % de propriétaire ces chiffres vous les retrouvez un peu partout dans la culture et ben le le par exemple les galeries d'art les maisons d'édition les cinémas et cetera tout ça c'est quand même accaparé par un petit nombre de firmes et donc qu'est-ce que ça crée et ben de la subordination et donc énormément de précarité de travail précaire flexible de travail migrant par exemple dans l'agriculture une logique de beaucoup de de franchisation par exemple au niveau des au niveau de la distribution alimenta bah en fait les firmes de distribution développent des vous savez des des filiales immobilières pour gérer leurs franchises donc elles vont être propriétaire du sol et des murs et puis elles vont ponctionner par exemple pour McDo va ponctionner 20 de chiffre d'affaires d'un d'un magasin à chacun de ses franchisés voilà et donc en fait le capitalisme fonctionne énormément sur sur cette logique de rente et crée cette subordination vis-à-vis desquelles nous à réseau salariat on cherche dans chaque secteur mais aussi de manière transsectorielle des moyens de s'émanciper et du coup aussi des déjà là par rapport à une revendication de salaire avis par exemple si on peut prendre le secteur de l'alimentation bah qu'est-ce que c'est un un des déjà là c'est le fait que par exemple la la philosophie originale des AMAP c'est un peu du salaire VI c'est l'idée que des consommateurs et des consommatrices s'engagent à payer un ou une paysane à lui verser de l'argent tous les mois ou pendant plusieurs mois en tout cas quel que soit le succès mensuel de ces récoltes la création de régies publique maréchè pour alimenter les cantines ça s'inscrit aussi dans une logique de salaire à vie dans l'agriculture voilà si on prend le secteur du logement ben on a un immense déjà là en fait qui est le parc de logement social qui est 20 % du parc en France qui qui tend à être détruit dans sa logique communiste mais qui en tout cas bien moins qui qui assujétit bien moins les occupants et les travailleurs et travailleuses qui produisent le logement qui le rénov et cetera qui le réhabilite à au parc au parc privé si vous prenez le secteur de la culture on a aussi un immense déjal là qui est en fait bah le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle donc ça c'est un régime euh qui est distinct de de de l'Unedic et qui dit qu'en fait à partir de 500 heures travailler dans l'année et bien on a le droit à la continuité du salaire et donc à une forme une forme de salaire à vie c'est pas vraimment du salaire à vie parce qu'il y a quand même une espèce de seuil minimal d'affiliation qui est c'estes 500 heures mais ça c'est quand même le résultat d'un conquis euh avant 79 on était à 1000 he donc en fait personne n'y avait accès personne ne travaillait 1000 he dans l'année dans la culture à part les vettes qui n'avaient du coup pas besoin de de ce chômage de cette continuité de salaire et puis avec notamment les luttes de la CGT en 79 on est passé à 500 he donc ça équivalit à 13 semaines de travail de 39h personne n'a revendiquer le passage à 450 he au moment on est passé au 35 heures de travail 13 x 35 ça aurait fait 450 aujourd'hui aller dans le prolongement aller vers le salaire à vie dans le secteur de la culture et ben c'est proposer une extension verticale de ce régime d'assurance chômage pour les intermittents du spectacle en baissant par exemple le seuil d'affiliation par exemple à 300 he dans la année en augmentant les indemnités par exemple 1700 € parce bon 1700 € c'est un peu le le premier niveau de salaire que nous on revendique à réseau salariat par exemple dans une fourchette de 1 à 3 ou de 1 à 2 enfin ça c'est ça c'est la démocratie d'en décider euh ça peut être aussi l'idée bah de de ne plus limiter dans le temps ces indemnités ou aussi de proposer une extension horizontale de de ce régime d'assurance chômage dont sont exclus dans le secteur de la culture et ben en fait tous les artistes auteurs aut où là on est sur une logique de rémunération qui est très liée au droits d'auteur à la propriété ça date de la révolution mais donc intégré dans ce régime d'assurance chômage les créateurs et créatrices bah c'est une manière en fait de de bah de mettre en sécurité sociale ce secteur de la culture et on peut aussi l'imaginer dans le secteur du logement on peut imaginer par exemple l'extension du parc de logement social et pas uniquement le blocage des c'est le blocage des loyers et cetera en fait une ces sécurité social donc ce n'est plus l'employeurs qui paye les salaires mais ça passe par une caisse des salaires qui ensuite verse les salaires au travailleurs selon des critères qu'on do définir démocratiquement par exemple de l'ancienneté ou pas par exemple un niveau de qualification par exemple l'implication dans le travail de de démocratie macroéconomique qui s'agit de mettre en place pour définir quelles sont les entreprises qu'on souhaite mentionner sur quels critères environnementaux et cetera donc tout ça l'idée c'est que ces caisses de sécurité sociale elles soient gérées démocratiquement par toutes les citoyennes et tous les citoyens à des échelles plus ou moins locales selon la nature du produit considéré selon le secteur et cetera et l'idée bah c'est vraiment de sortir du coup de cette de cette logique capitaliste et euh on se réjouit de voir que ces propositions de mise en sécurité sociale en fait elles sont portées par beaucoup de de syndicat et qu'elles sont anciennes prenez le le salaire au travail artistique ça ça remonte ça ça remonte aux années 60 avec la work Act coalition aujourd'hui en en 2019 vous aviez beaucoup de mouvements dans le dans le secteur artistique à en grève et cetera qui proposait vraiment de reconnaître les trava les les les auteurs et les créateurs et les créatrices non plus comme des propriétaires de leurs œuvres mais vraiment comme des travailleurs des personnes qui travaillent en dehors du contrat qui travaillent à énormément de moments lorsque ils montent des dossiers administratifs lorsqu'ils créent des compagnies lorsque ils font du résotage lorsqu'ils font des recherches et des projets un peu ambitieux peut-être infructueux et cetera voilà et euh donc l'idée donc voilà c'est c'est de socialiser une part toujours plus grande de la valeur ajoutée en commençant alors à quel niveau on commence avec toutes ces caisses de sécurité sociale et ben on commence avec l'État en fédérant l'état actuel des alternatives au capitaliste au capitalisme qui existent peut-être qu'au début dans l'alimentation il va s'agir de de de mettre sur la carte vitale des consommateurs et des consommatrices uniquement 50 € par mois et ensuite au fur et à mesure des réappropriations de moyens de production et bien de d'augmenter d'augmenter ce chiffre jusqu'à inclure l'ensemble du secteur de l'alimentation il y a des revendications aussi transsectorielles par exemple le salaire étudiant donc l'idée c'est de reconnaître les étudiants et les étudiantes comme bah du coup des personnes majeures économiquement donc qui sont travailleurs et travailleuses qui se forment pour un métier qui ont le droit de participer à la démocratie macro-économique qui s'agit de mettre en place et donc en fait de leur octroyer bah déjà à 18 ans ou au moins si on décide de de baisser l'âge de la majorité bah un salaire et là pareil on a des des syndicats par exemple l'UNEF ou l'union des éion communistes qui revendiquaient ça dès 45 il y a eu même une proposition de loi qui a qui a abouti en 51 qui a pas été présenté en plinière à l'Assemblée à cause des socialistes mais voilà en fait par exemple le salaire étudiant il y a il y a un long mouvement de de revendication aux États-Unis au Canada récemment avec le le mouvement de des stagiaires cute avec notamment une revendication féministe parce qu'il y avait une inégale rémunération des des stages entre entre femmes et hommes donc il y a une grève une grève des stages voilà d'autres revendications un peu transsectorielles bah c'est ça peut être la question des retraites passer les retraites à 50 ans parce que c'est l'âge à partir duquel lorsqu'on se fait licencier on galère énormément à retrouver du boulot et considérer la retraite comme le moment où on devient inlicenciable et donc là bah si on est un licenciable donc c'est plus le patron qui paye les salaires mais il paye le salaire en fait à une caisse qui elle va reverser au au travailleur ou à la travailleuse et donc et donc là ça crée une espèce de d'insoumission de la personne vis-à-vis de son employeur voilà donc on a plein de de caises de sécurité sociale sur lesquelles on réfléchit qu' s'agit d'articuler euh il y a un enjeu de réappropriation des moyens de production par exemple si on pend par exemple la question des bureaux la question des logements bah peut-être qu'il a il y a une réflexion à faire sur une grève des loyers pas une grève revendicative mais une grève perpétuelle qui affirme le fait que on n'est pas censé en fait payer des loyers lorsqu'on est habitant lorsqu'on est commerçant lorsqu'on a une franchise à payer à Carrefour ou à casino et donc en fait bah l'enjeu d'un d'un d'un d'un état d'un gouvernement progressiste bah ce serait d'accompagner toutes ces ces grèves de faire naître un sentiment de dillégitimité de la propriété lucrative dans la population euh et de bah et de protéger les grèvistes et de créer les conditions que à partir d'une telle grève et bien une réappropriation du parc de logement locatif puisse s'opérer euh pour les personnes qui sont propriétaires accédantes donc qui qui ont un crédit à rembourser et ben d'accompagner un mouvement de grè du remboursement des dettes là aussi en insistant sur l'illégitimité de l'intérêt du crédit de de intérêt sur le crédit mais aussi du crédit en lui-même voilà et puis bah toute une réflexion qu'on a sur les enjeux féministes avec par exemple euh à partir du constat de de l'inégalité énorme de du travail domestique qui va presque du du simple au double aujourd'hui pour les notamment pour les couple avec enfant une réflexion sur une sécurité sociale du travail domestique donc avec la question de externaliser une partie du travail domestique et en fait bah donc créer une sécurité sociale où là c'est par on aurait une carte Vitale là-dessus pour pouvoir bah disons consommer mensuellement des services de travail domestique ça peut être de la restauration collective ça peut être de l'aide à domicile ça peut être pas mal de choses avec une parité au niveau des travailleurs et des travailleuses qui sont affiliés à cette sécurité sociale du travail domestique pour aller dans le sens de davantage de d'égalité voilà et bah l'idée que que cette sécurité sociale du travail domestique elle contribuerait à réduire l'inégalité de salaire qu'on observe dans l'emploi mais aussi au niveau de la retraite les retraites les femmes gagnent un tiers de moins que les hommes donc les hommes gagnent 50 % de plus que les femmes et ça ça vient notamment de carrière d'avantage à trou de d'une division horizontale du travail du fait que les les types de métiers sont pas les mêmes et sont pas valorisés de la même manière donc là il y a un enjeu si on socialise une partie de la production à assurer l'égalité des salaires selon les différents types de métiers de pas faire une espèce de hiérarchie des métiers et voilà je peux terminer [Applaudissements] là merci merci beaucoup bon peut-être que vous avez des questions à posé alors il est temps de lever la main et c'est Zoé qui est ici qui va vous identifier et euh Zoé alors il y a plusieurs personnes moi je voulais en poser une mais je veux vraiment vous donner la parole parce que je vois que vous êtes impatient alors un homme une femme un homme une femme oua donc bonjour euh pour Monsieur Friot je voudrais savoir quand vous dites augmenter les cotisations si on prend 100 € d'un salaire en fait qu'est-ce qui se passerait en augmentant la personne bon mant elle a 36 % aujourd'hui sur ces 100 € qui partent dans cette caisse est-ce que aujourd'hui si on montait à 55 elle n'aurait plus que 50 45 € de salaire dans sa poche pour vivre et à Madame Chikirou qu'est-ce qui empêche aujourd'hui l fi de s'emparer plus pleinement de ses propositions [Applaudissements] merci bonjour merci pour vos interventions euh je les ai trouvé très intéressantes moi je me présente je suis médecin hospitalier et je subis tous les jours les les foudres du budget de la SC vous savez c'est quelque chose qui a été instauré en 1995 euh par les HUP et euh depuis 1995 avant il y avait pas de budget de la CC et depuis 95 il y a un budget qui est voté tous les ans au Parlement et cette année encore le Parlement enfin le le la CNAM vient de décider d'un budget de la CQ euh avec l'accord de beaucoup de syndicats d'ailleurs euh qui entraîne une diminution des budgets de fonctionnement des hôpitaux avec des milliards d'euros d'économie qui qui qui qui sont qui directement s'impliquent sur la vie de tous les jours des patients alors on peut toujours dire on va augmenter le taux de remboursement il y a pas de problème il y aura moins de mutuel et cetera je suis d'accord on peut toujours dire salaire à vie ou truc un peu compliqué comme vous avez dit moi je voudrais redescendre un peu d'un niveau et dire quand même il y a un problème les hôpitaux crèvent l'absence de financement ce financement c'est aujourd'hui et c'est aujourd'hui qu'il faut que à mon avis la LFI dise suppression de lâ suppression suppression de longâ suppression de la budget de la SC abolition des lois Jup je vous remercie [Applaudissements] merci est-ce qu'on a une femme s'il vous plaît merci bonjour euh moi j'avais une question pour Monsieur Friot vous avez parlé de salaire étudiant nous à la France insmise on parle plutôt d'allocation d'autonomie donc je voulais savoir un petit peu la subtilité ou la différence entre les deux merci allez on va peut-être alors allez on prend encore une question bonjour Merci pour tout j'aurais une question concernant la sécurité sociale etalimentation à poser à Madame Chikirou je sais notamment que au cas dans dans dans le groupe du NFP il y a Boris Tavernier qui vient d'être élu qui unancien président de vrac qui défend notamment qui est dans le collectif de la sécurité sociale desentation et à ma connaissance je ne connais pas la position de la dé F sur sur cette proposition et sur ce que pourrait faire ce que qu'on pourrait faire pour promouvoir cette solution merci merci pour vos questions on va essayer de récupérer le micro parce que celui-ci est pas très pratique moi j'ai aussi une question à poser à Nicolas concernant la question de la la gestion de la sécurité sociale vous avez beaucoup évoqué la question de la démocratie dans la gestion dans les décisions à prendre dans la sécurité sociale y compris dans la question du budget du financement de la sécurité sociale il y a pas de démocratie aujourd'hui les décisions sont prises contre nous sans notre notre accord la dernière date c'est la réforme de la retraite à 64 ans passé à coup de 493 mais il y a la démocratie parlementaire mais encore on se demande s'il y a vraiment une démocratie paritaire au sein de la sécurité sociale et à quel moment les usagers que nous sommes sont euh consultés et cetera donc il y a une question sur c'est quoi une révolution euh démocratique euh de de dans la gestion de la sécurité sociale question qui découle aussi derrière c'est euh vous parlez Nicolas de désétatiser la sécurité sociale ça m'intéresse beaucoup parce que j'ai une question peut-être un peu naïve mais pourquoi euh est-ce qu'on désatatatiserait la sécurité sociale c'est-à-dire pourquoi retirer la part de financement de l'État la participation de l'État la décision de l'État y compris sur le budget pourquoi favoriser comme ça une gestion qui serait soit une gestion par les cotisants ou ou les les syndicats qui les représentent sachant comme certains l'ont il est pas pratique ce micro par qu'il faut maintenir appuyer ça fatigue le pouce et tous les syndicats ne sont pas pris en compte de la même voilà ça c'est la question pour Nicolas à qui je demande si vous êtes tous d'accord qu'il réponde en premier on laissera répondre bah il a parlé il y a longtemps maintenant si vous permette il peut attendre me dit-il mais il il a parlé il y a déjà plus d'une demi-heure j'essaie de gérer mes invités en leur donnant aussi la parole vous êtes d'accord vous êtes d'accord bon je lui passe la parole merci beaucoup alors merci pour euh les commentaires les questions je voudrais réagir sur la question du monsieur qui est qui parlait de l'hôpital euh en disant que oui effectivement euh euh il faut des sous pour l'hôpital hein alors évidemment mon propos disait pas enfin cherchaz pas à dire qu'il en fallait pas je donnais un exemple concret qui permette d'étendre la sécurité sociale et avoir euh la possibilité ensuite bah évidemment de mettre des sous qui seraient économisés sur les rentiers des complémentaires pourquoi pas pour les mettre dans l'hôpital hein euh mais ce que je voudrais dire c'est que quand même sur cette question euh de l'hôpital vous avez raison vous vous mettez vous vous mettez le doigt sur la T2A c'est très bien de dire qu'il faut en finir avec la T2A pourquoi parce que la T2A c'est l'outil qui a tendance à ah vous avez pas dit la T2 excusez-moi B l'ONDAM bah alors du coup c'est encore mieux parce que c'est le deuxième bout je vais aller plus vite sur l'AM l'AM c'est le budget de la SQ alors l'AM c'est l'objectif d'évolution des dépenses d'assurance maladie tous les ans c'est voté ça va être bientôt enfin c'est voté ou alors c'est 493 euh euh et donc qui qui définit le budget pour évidemment les dépenses de santé euh enfin c'est un objectif qui est visé au Parlement et en fait c'est à ce moment-là à l'automne où en fait il y a une petite musique où oh il y a plus de sous à la SC et donc comme il y a plus de sous à la CQ il faut faire des économies où on fait les économie jamais et pourquoi on n'augmenterait pas le taux de cotisation euh et donc là là sur ce pointl là en fait enfin supprimer longame d'accord mais ce qu'il faut surtout c'est dire que il faut augmenter le taux de cotisation il faut augmenter les ressources parce que l' d'AM c'est jamais qu'un outil et j'y pensais parce que j'y pensais aussi enfin je pensais à T2A parce que je pensais aussi à à cet argument- là l'ONDAM et la T2A c'est des outils d'une pratique particulière de la sécurité sociale qui est de dire on vous donne un budget contraint vous vous débrouillez alors que l'enjeu au contraire c'est de défendre l'augmentation des ressources et comment on fait bah on augmente le taux de cotisation éventuellement réaffectant une partie des de ce qui est dépensé dans les complémentaires santé directement à l'hôpital et donc effectivement là ça permettra de faire ça par contre je voudrais donc de financer l'hôpital par contre je voudrais insister sur une chose le fait de dire plus de sous pour la CQ c'est bien mais c'est loin d'être suffisant c'est loin d'être suffisant pourquoi parce que comme on l'a dit un petit peu l'enjeu de la sécurité sociale c'est que c'est un outil de financement qui est merveilleux mais il est merveilleux si on a le pouvoir dessus et donc évidemment plus de sous pour la SQ mais surtout reprenons le pouvoir sur la CQ parce que aujourd'hui si on augmente les budgets de la sécurité sociale on n'est pas surûr du tout que ça a pour l'hôpital public ça'appelit très bien pour l'hôpital qui s'appelle privé vous savez par exemple que l'hôpital privé à but lucratif en fait il s'appelle privé à but lucratif mais en réalité à 90 % plus de 90 % les financements sont publics et donc l'argent public finance les cliniques privées qui ell organise des des inégalités d'accès qui sont terribles hein et donc vous voyez bien que dire plus de sous pour la SQ hein ça peut être aussi dire bah plus de sous pour financer le prix exorbitant des médicaments euh donc on voit bien que évidemment plus de sous moi je suis d'accord il y a pas de souci il y a plein d'endroits où il faut effectivement plus de sous pour la SQ mais plus de sous sans dire qu'il faut reprendre le pouvoir sur la sécurité sociale et bien c'est aller enfin c'est continuer vers vers ce qui se passe et ce qui se passe c'est quoi bah ce qui se passe c'est euh le pouvoir politique actuel étatisé qui décide comment est-ce qu'on alloue les les budgets et comment comment est-ce qu'on fait pour investir dans l'hôpital et donc je vais faire écoup un peu à ce à ce qu'a dit Bernard tout à l'heure comment aujourd'hui est financé l'investissement dans l'hôpital alors soit c'est l'hôpital public et il y a des emprunts qui mettent les hôpitaux le couteau sous la gorge et donc il faut en finir avec ça vous vous rappelez peut-être il y a quelques années où il y avait une grande crise où on disait qu'il y a eu une explosion de l'endettement hospitalier que les hôpitaux se sont endettés même ils ont eu des des emprunts toxiques et cetera et cetera ben il faut en finir avec ça évidemment en augmentant le taux de cotisation mais ce qui se passe aussi c'est que désormais dans les cliniques dans les lieux de production privé mais financés par de l'argent public et bien il y a ce qu'on appelle la financiarisation et en ce moment il y a une mission d'information au Sénat sur la financierisation des soins de santé et qu'est-ce qu'ils font et ben en fait ils étudient un phénomène qui existe depuis assez longtemps maintenant et qui se développe c'est que étant donné la lutte contre la cotisation des gouvernants bah il y a il y a plus de sous pour financer l'investissement sauf qu'en fait il y a des besoins qui se développent et en plus la sécurité sociale finance largement même le privé he je vous ai dit les les hôpitaux les cliniques elles sont financées à 90 % par l'argent public et donc en fait c'est un placement qui est extrêmement remptable pour les capitalistes et qu'est-ce qu'ils font et ben il rachètent tous les moyens de production privés qu' peuvent trouver dans dans le monde des soins c'est quoi par exemple bah on a on a entendu parler hein c'est les centres de la de biologie médicale on en a beaucoup entendu parler de la financierisation de ces centres c'estut dire racheté par des gens qui sont pas du du milieu de la santé qui sont des des capitalistes anonymes qui viennent là parce que ils veulent un rendement et qui savent que bah en fait c'est très rentable et c'est sans risque B il se passe la même chose pour les pour pour l'hôpital donc dire plus d'argent pour l'hôpital oui mais il faut le contrôle pour savoir comment est-ce qu'on fait et surtout bah c'est lutter beaucoup plus pour l'augmentation du T de cotisation d'abord et aussi pour le pouvoir et donc ça vient à la question sur la la gestion de la CQ et de la démocratie ça veut dire quoi critiquer l'étatatisation en fait critiquer l'étatisation c'est vraiment ce que je viens de dire c'est qui doit avoir le pouvoir sur la façon dont on utilise les financements de la sécurité sociale H qui a le pouvoir et bien le pouvoir il doit être au plus près des des des citoyens alors historiquement c'était ceux qui cotisaient mais évidemment on peut imaginer des caisses où sont représentés beaucoup plus que ceux qui cotisent et un niveau local et ça c'est très important pourquoi parce que justement ça conteste le pouvoir étatique ça conteste le pouvoir de la démocratie parlementaire dont on voit à quel point il est difficile à conquérir si tantz que ce soit possible hein qu'est-ce qui se passe dans la sécurité sociale en 45-46 je donne un exemple très rapide et je donne la parole euh bah par exemple en 4546 donc on fait euh la CQ type 45 46 il y a déjà des choses avant mais la nouveauté c'est pas le fait que il y ait des financements qui soient socialisés ça existe déjà en le le la nouveauté enfin qui soit mis en commun la nouveauté c'est qu'il y a un pouvoir ouvrier dessus ils sont élus et en étant élus ils ont le pouvoir sur les sous et ils vont décider d'améliorer la vie des gens un exemple concret c'est le cas de l'accès aux soins de euh au aux soins de médecin de ville Bernard l'a dit les médecins s'oppose à la SC depuis toujours alors les médecins la plupart des médecins les représentants enfin les syndicats les plus les plus les plus connus ils s'opposent encore aujourd'hui vous avez vu il a quelques semaines ou quelques mois il disait oui on va sortir de la S bon ils le feront pas parce que c'est la SQ qui finance leurs revenus mais bon il y a vraiment une mise en évidence une opposition à la su qui bon et du coup en fait qu'est-ce qui se passe en 45 les médecins refusent de signer des conventions mais plutôt que de rien faire les élus qui sont dans les caisses qui eux ont des problèmes concrets pour accéder aux soins parce que ils font partie de cette classe sociale là qui a besoin d'accéder aux soins eux ils ont pas le temps d'attendre queil y ait au niveau de l'État une décision qui permettent de d'accéder au soins et ben que ce soit au niveau local au niveau régional ou au niveau national dans la CC contestant le pouvoir des médecins contestant le pouvoir de l'État qui rechigne à favoriser des modes de financement public qu'est-ce qu'ils font ils disent ben maintenant on a pouvoir sur une partie des financements alors on va financer une certaine forme de production de soins les médecins libéraux veulent pas c'est pas grave et ben on va subventioner une subvention mention des des centres de santé et donc il y a une longue histoire dans le monde ouvrier de construction et mutualiste de centre de santé ben à partir du moment où la sécurité sociale une partie des fonds est géré par les les ouvriers qui sont dans des caisses et ben ils vont dire les médecins veulent pas ben nous on va filer des sous on va subventionner la construction de centes de santé et dans ces centres de santé il va avoir des médecins qui vont pourront être salariés qui vont travailler avec d'autres professionnels de santé et c'est comme ça que se développe par le pouvoir sur le financement un mode de production alternatif alternatif à ce libéralisme médical alternatif tu en as parlé tout à l'heure aux cliniques privé parce qu'il faut pas penser que 45 c'était le nirvana en 45 l'état refuse d'investir massivement dans les hôpitaux il faut des luttes il est plus facile d'investir dans en 45 il est plus facile d'investir pour construire une clinique privée que dans l'hôpital public c'est par les luttes et par le pouvoir sur les modes de financement qu'on va pouvoir renouveler le le l'hôpital en en France et donc c'est c'est bien ça qu'il faut faire merci beaucoup alors le le temps passe très vite je je laisse Bernard répondre aux questions qui lui ont été posées je conclurai moi par les les réponses qui restera àortter voilà chose s'agissant de la hausse des cotisations et ses effets sur le le salaire direct euh il y a plus de Haus taux de cotisation depuis depuis une quarantaine d'années le taux de cotisation n'a pratiquement pas bougé sauf pour l'agè Carco où il a doublé au cours des 20 dernières années mais en dehors de cela le taux de cotisation à la sécurité sociale hélas ne bouge pas lorsqu'il a bougé considérablement puisque il est passé de encore une fois on était à à 16 % en 46 [Musique] et donc à à 55 % en au début des années 80 ça s'est fait au détriment du profit pour l'essentielle c'està-dire que la part dans la valeur ajoutée àant au profit a baissé la hausse de cotisation toujour ça a accompagné une hausse massive de la part qui va au salaire et depuis qu'il y a plus de haau de cotisation la répartition de la valeur ajoutée qui était dans les années 80 70 % au salaire 30% au profit aujourd'hui c'est 60 % au salaire 40 % au profit donc la la l'abandon de la revendication d'ut cotisation est une est une catastrophe et et ça ça vaut hélas aussi pour la gauche radical mais ça vaut pour la CGT ENF c'est un abandon qui date des années 80 à peu près cela dit euh financé par une hausse taux de cotisation c'est-à-dire par un meilleur partage de la valeur déjà créée d'accord c'est resté aliéné à à une croyance capitaliste selon laquelle on ne peut distribuer qu'une valeur déjà produite dans le capitalisme c'est évident que nous ne sommes payés qu'après avoir produit puisque nous ne décidons pas au travail il faut donc que N nous soyons d'abord soumis à la subordination avant que nous soyons payés sinon on nirait pas faire le boulot avec lequel on est en désaccord donc le fait que nous ne soyons payés qu'après une production déjà faite et que sur cette base là une croyance soit enseignée je connais le catéchisme pour avoir enseigné l'économie à l'université pendant un certain nombre d'années hein la soit soit enseigner l'idée que il faut ponctionner sur une partie de la valeur déjà produite si on veut financer quelque chose ça reste une croyance très partagée à gauche augmenter les salair ah ben on va taxer les surprofit c'est c'est on imagine pas or c'est là qu'il faut maintenant venir si nous voulons la dynamique communiste de ce pays c'est avancer les salaires comme seule condition de la production et les avancés par création monétaire bien sûr et non pas par une ponction sur la valeur déjà produite par création monétaire qui va anticiper une création monétaire qui va anticiper une production de valeur et donc c'est évidemment il faut que la valeur produite soit égal à à la monnaie créée sinon inflationniste enfin part moment où nous devenons souverain sur le travail où c'est nous qui décidons euh où nous sommes titulaires d'un salaire qui fait de nous des responsables de la production mais évidemment que nous allons produire les pour que pour que les les 1500 milliards les qu'il faut pour que il y ait pour les tous les plus 18 ans de la de 18 ans à leur mort euh un salaire qui en moyenne soit de 25000 € euh de 30000 € par an enfin de 2500 € par mois c'est c'est c'est c'est 1500 milliards que nous allons créer par création monétaire qui va qui va être une avance sans dette d'accord mais évidemment qu'ils vont trouver leur équivalent en production c'est c'est clair c'est nous produisons 2 400 milliards on les produira 600 milliards donc la la la la ce qu'il faut c'est que nous retrouvions en revanche une souveraineté monétaire alors la souveraineté monétaire on peut la retrouver soit en quittant la zone euro comme les suédois ou autres qui ne sont jamais entrés dans la zone euro et qui ont bien raison hein cela dit soit en restant dans la zone euro des des collègues qui sont des spécialistes de la monnaie que je ne suis pas mais prenez Bruno terré et autres disent que l'on peut parfaitement dans le cadre même de la monnaie unique euro dans la zone euro retrouver une souveraineté monétaire dès lors que c'est un moyen de paiement qui n'est pas convertible en euros nous pouvons créer une un moyen de paiement non convertible en euros qui nous permettent de d'avancer les salaires dans toute production donc à réseau salarial nous avons bougé on est on est plus sur hausse du taux de cotisation h parce qu'encore une fois c'est aliéné à la religion capitaliste qui veut que on ne peut distribuer qu'une valeur déjà produite mais non pour pouvoir produire il faut distribuer du salaire c'est une anticipation absolument nécessaire par création monétaire sans dette et c'est la réponse à la première question la deuxième question salaire étudiant location d'autonomie le le le le problème n'est pas bien poséin je ne suis pas pour le salaire étudiant personnellement je suis pour le salaire à 18 ans lorsque je vois des propositions qui sont du genre euh les études c'est du travail donc les étudiants doent être payés et qui sont à juste titre contre l'allocation d'autonomie où là il s'agit de rendre autonome des jeunes que l'on méprise en tant que travailleur donc laallocation d'autonomie c'est vrai que ça c'est un truc qu'il faut absolument abandonner mais mais mais pas pour un salaire qui serait légitimé par le fait que les études c'est du travail tout comme payer le travail domestique en disant mais c'est du travail tout ce qui propose d'étendre le champ du salaire par la révélation de travail caché reste aliéné à ce par quoi Sophia concluit son propos introductif il faut ce qui fonde le droit au salaire c'est la reconnaissance de travail valider comme productif jamais nous ne construirons le communisme tant que le salaire sera conditionné par un travail préalable comment voulez-vous décider du travail décider être en permanence en responsabilité de la production si les droits économiques ne sont pas des droits du citoyen et non pas des droits du contrat de travail ce sera le mot de la fin pour Bernard jecieinent les intervenants je voulais avoir un petit mot de conclusion toutefois avant de de mettre fin à la conférence parce que la question pourquoi fi ne reprend pas ses propositions bah d'abord on n pas forcément d'accord avec toutes les propositions qui ont été évoquées l'idée de ces conférence c'est bien sûr à chaque fois de pousser plus loin et de permettre à nos militants et aux personnes qui fréquentent les les amphis d'élargir le champ de la réflexion les idées je suis d'accord j'apprécie j'apprécie pas je vais chercher un peu plus loin il faut savoir qu'on a énormément de propositions qui existent dans l'avenir en commun j'ai j'ai j'ai pas fait la liste mais la sécurité sociale de l'alimentation la sécurité sociale du logement on a la la l'allocation d'autonomie jeunesse qui n'est pas un salaire étudiant mais bien comme elle le dit une allocation d'autonomie jeunesse qui ne rémunère pas un potentiel travail mais qui est lié à la condition on est sur la sécurité sociale professionnelle par exemple qui n'est pas lié à votre à un contrat justement mais qui est une garantie qui est pas la garantie d'emploi mais la sécurité sociale professionnelle ces propositions là existent dans l'avenir en commun elles s'inscrivent beaucoup elles sont d'inspiration réseau salariat aussi mais pas seulement il y a réseau salariat il y a d'autres organisations et d'autres penseurs qui contribuent c'est un véritable comment dire un c'est quelque chose qui nous aide vraiment à pousser plus loin pour envisager la révolution moi je ne veux pas qu'on se dise qu'on termine réformiste et qu'on a fait tout ça pour faire les socio-démocrates il n'en est pas question donc on s'est pas battu toutes ces années pour créer la France insoumise pour se retrouver contraint à concéder beaucoup on refuse de céder sur le programme du NFP tout n'est pas dans le programme mais n'oubliez jamais une chose et c'est le deuxè enseignement de cette conférence notre objectif à nous c'est la mobilisation populaire c'est pour ça qu'on leur fait peur et c'est le mot d'ordre que chacun ici autour de cette table vous a bien fait passer c'est-à-dire que nous ne pourrons parvenir à mettre en œuvre l'entièreté de notre programme et à poursuivre encore notre programme parce qu'il n'est pas terminé qu'à la condition que le peuple s'y metent que les travailleurs et travailleuses s'y mettent avec nous et nous poussent en ça nous sommes différents de nos alliés et les mots aimables ou pas aimables qui ont été dit concernant nos alliés je peux vous dire que je les partage voilà merci si c'est