Retraites : un risque de contestation sociale ? - Eric Ciotti - C à Vous - 10/01/2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse partielle
Éric Ciotti, en l'état, est-ce que les Républicains vont apporter leur soutien et leur voix à la réforme des retraites d'Elisabeth Borne ?
- 1:15RelanceRéponse directe
Un an de différence, on peut passer de 65 à 64, c'est moins brutal, ça change tout.
- 2:10ComplaisanteRéponse directe
Ça, c'est le constat, il fallait une réforme.
- 2:24OuverteRéponse directe
Que pas un euro n'aille financer aucun autre projet.
- 2:44OuverteRéponse directe
S'il ne le fait pas, ça fait partie des réserves que vous pourriez avoir.
- 3:10OuverteRéponse directe
Ah non, c'est acté, ça a été annoncé clairement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« il fallait une réforme. »
- 0:32Invité politiqueFait
« On a porté quatre réformes des retraites au cours des 30 dernières années. »
- 0:54Invité politiquePromesse
« J'avais dans mon programme cette réforme. »
- 0:58Invité politiquePromesse
« J'avais porté 65 ans. »
- 1:01PrésentateurFait
« Valérie Pécresse aussi. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Pendant six ans, M. Macron n'a pas réformé les retraites. »
- 1:24Invité politiqueFait
« M. Hollande les a très peu réformés. »
- 2:01Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on est à 1,7 actifs pour un retraité, et on nous dit que dans les années 2050, on sera presque pour un retraité. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Nous refusons notamment que l'argent des retraites complémentaires, ce qu'on appelle ARGIR, ARCO, soit prélevé par l'État. »
- 3:34Invité politiqueChiffre
« 60% des petites retraites, ce sont des femmes, parce qu'elles ont eu des carrières heurtées. »
- 4:56Invité politiqueFait
« Soit on augmente les cotisations. »
- 5:00Invité politiqueFait
« Ça veut dire une baisse des salaires. »
- 6:05Invité politiqueChiffre
« C'est entre 1 500 et 2 000 milliards d'euros pour la France. »
- 6:15Invité politiqueFait
« Tous les grands pays autour de nous sont autour de 65 ans. »
Temps de parole
- Éric Ciotti90 %
- Présentateur8 %
≈ 10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Éric Ciotti, en l'état, est-ce que les Républicains vont apporter leur soutien et leur voix à la réforme des retraites d'Elisabeth Borne ?
Moi j'ai toujours dit, dans un esprit de cohérence et de responsabilité, avec notre histoire, avec la situation du régime des retraites, qui aujourd'hui n'est plus viable, qu'il fallait une réforme. Donc je me réjouis qu'il y ait une réforme et je souhaite pouvoir la voter. Je dis pouvoir parce qu'il y a des éléments. Moi, je dis cohérence avec ce que les Républicains ont fait. On a porté quatre réformes des retraites au cours des 30 dernières années. Réforme Balladur, réforme Fillon et les deux réformes sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Ce que nous avons porté dans les projets présidentiels, plus modestement, j'ai été candidat à la primaire, j'ai été candidat à la présidence républicaine.
On va en parler d'ailleurs.
J'avais dans mon programme cette réforme. La présidentielle, c'est 65 ans. Oui, y compris dans votre programme. J'avais porté 65 ans.
Valérie Pécresse aussi.
Compte tenu de la gravité de la situation de beaucoup de familles, de la tension dans le pays, on a demandé, et on a été entendu manifestement, que la réforme soit moins brutale, que le rythme de la réforme...
Un an de différence, on peut passer de 65 à 64, c'est moins brutal, ça change tout.
Pendant six ans, M. Macron n'a pas réformé les retraites. M. Hollande les a très peu réformés. Ça veut dire que depuis dix ans, on n'a pas pris en compte les évolutions démographiques, le rapport entre actifs et retraités. Et nous, ce que nous voulons, c'est que le système de retraite voulu par le général de Gaulle à la libération, système par répartition qui fait que ce sont ceux qui travaillent aujourd'hui, qui payent la retraite de ceux qui ont travaillé hier. On ne paye pas notre propre retraite, c'est ce système de solidarité. C'est assez simple.
Dans les années 60, quand je suis né, plutôt au milieu des années 60, je ne me vieillis pas, il y avait quatre actifs qui payaient pour un retraité. Aujourd'hui, on est à 1,7 actifs pour un retraité, et on nous dit que dans les années 2050, on sera presque pour un retraité.
Ça, c'est le constat, il fallait une réforme.
Donc, il fallait une réforme, autrement, on ne tenait pas, et nous avons voulu, un, qu'elle soit moins brutale et qu'elle soit juste. Juste, pour moi, c'est d'abord que l'argent des retraites reste pour les retraites.
Que pas un euro n'aille financer aucun autre projet.
Je vous donne un exemple, la Première Ministre n'en a pas parlé, mais c'est au cœur de nos discussions. Nous refusons notamment que l'argent des retraites complémentaires, ce qu'on appelle ARGIR, ARCO, soit prélevé par l'État. C'est dans la loi, aujourd'hui. Nous demandons au gouvernement de revenir sur ce prélèvement. C'est une demande de tous les partenaires sociaux.
S'il ne le fait pas, ça fait partie des réserves que vous pourriez avoir.
Ça fait partie des réserves qu'on pose aujourd'hui. Nous demandons également, alors ça a été esquissé, pas complètement dit, mais qu'il y ait une revalorisation pour les retraités actuels. La Première Ministre l'a annoncé clairement pour les nouveaux retraités, et c'est bien. Et nous avons, et je l'ai demandé lorsque je l'ai vu, je l'ai vu à plusieurs reprises, qu'il y ait une revalorisation des petites retraites.
Ah non, c'est acté, ça a été annoncé clairement.
Elle parle de nouvelles discussions encore, qu'on doit avoir encore. Au premier septembre, ça a augmenté de 100 euros pour tous.
Pour les retraités futurs et actuels.
C'est un objectif pour nous, et c'était une condition très claire. Donc vous avez entendu là-dessus. Et notamment pour les indépendants, dans ces petites retraites, il y a beaucoup d'artisans, de commerçants, d'agriculteurs. Il y a beaucoup de femmes aussi. 60% des petites retraites, ce sont des femmes, parce qu'elles ont eu des carrières heurtées. Un point positif, c'est notamment la prise en compte des congés parentaux dans les trimestres de cotisation. C'est une mesure que nous avions aussi réclamée pour les familles. Donc aujourd'hui, il reste des points à discuter, à débattre, des amendements, notamment sur les carrières longues.
Nous souhaitons qu'on aille un peu plus loin, parce qu'aujourd'hui, il faudra cotiser pour de 18 à 20 ans, vous l'avez dit, 44 annuités pour avoir une retraite à taux plein. Nous souhaitons que ça soit harmonisé sur le reste, c'est-à-dire plutôt à 43 ans.
Vous voulez aussi une revoyure à 63 ans avant d'aller jusqu'à 64.
Nous avons dit que nous voudrions une clause de revoyure. Après, il y a une élection présidentielle en 2027. Et on sera précisément à 63 ans. Mais il faudra qu'il y ait un débat à ce moment-là, voir l'état des régimes de retraite. Il y a plusieurs hypothèses qui ont été posées par le Conseil d'orientation des retraites. Elles sont quelquefois un peu contradictoires. Nous verrons où nous en sommes. Mais je pense qu'on est un parti de gouvernement. On aspire à gouverner à nouveau le pays. Il faut être responsable. On ne peut pas être démagogique. Vous savez, si on ne réformait pas les retraites, on ne tenait pas le système. Donc il y a trois solutions. Soit on augmente les cotisations.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire une baisse des salaires. Ça veut dire des coûts de production plus élevés pour les entreprises. Perte de compétitivité. Soit, de l'autre côté, autre solution. On baisse massivement les pensions. D'ailleurs, le corps parle d'un taux de remplacement, c'est-à-dire l'écart entre la retraite et le dernier salaire qui s'effondrerait en 2050. Moi, je récuse ces deux options. Je ne veux pas qu'on baisse les salaires. Enfin, je ne veux pas qu'on augmente les cotisations et donc qu'on baisse les salaires. Et je ne veux pas qu'on baisse les pensions. Donc, il n'y restait qu'une solution. C'est travailler un peu plus. Tous les pays l'ont fait. Tous.
On n'est pas plus intelligents.
Les Français sont majoritairement opposés à cette réforme.
Mais je le comprends. Ça ne fait jamais plaisir de dire qu'il va falloir travailler plus.
Donc, vous comprenez ceux qui vont éventuellement descendre dans la rue, manifester, voire appeler à la grève.
Mais après, il y a un esprit de responsabilité. Si on en est là, c'est parce qu'on n'a pas fait ces efforts avant. Je calculais le coût de la retraite à 60 ans porté par François Mitterrand. Il y a maintenant 40 ans. C'est entre 1 500 et 2 000 milliards d'euros pour la France. Si on était resté à 65 ans, ce qu'ont fait tous les grands pays. Tous les grands pays autour de nous sont autour de 65 ans. L'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, les États-Unis. Ça veut dire qu'on aurait 2 000 milliards d'euros de dettes en moins. Vous imaginez la marge de manœuvre ?
Éric Ciotti