Bexpression libre ! Les bouleversements climatiques
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'humanité est une mosaille de culture, de diversité, de croyance, d'histoire, mais nous avons une source commune. Nous vivons dans un même lieu, un même espace limité en équilibre fragile dans la périphérie d'un univers infini. C'est la Terre, cette petite planète bleue vue de l'espace.
Nous devons prendre particulièrement soin de sa biodiversité car il en va de notre propre survie à court terme. Du 10 au 21 novembre 2025 à Bem a lieu la COP 30. 30e conférence sur les changements climatiques.
La trajectoire est d'éviter un réchauffement de nature à mettre la population en danger. Les conséquences sont déjà là sous nos yeux avec l'élévation du niveau des mers menaçant les états insulaires, les presquils, les côtes, les sécheresses en Afrique, les ouragans aux Caraïbes, les tyfons en Asie, les canicules mortelles et les incendies en Europe, la fonte des glaces, les pandémies, les problèmes de santé publique, l'affessement des habitations. Nul ne peut findre d'ignorer cette réalité.
Météo France a réalisé un rapport intitulé le futur climatique de l'hexagone et de la Corse avec des avec des éticulaire avec une augmentation des nuits chaudes avec la réduction de nombre de jours de gel avec des pluies intenses plus fortes avec une diminution de la ressource en eau avec davantage de sécheresse, avec un risque de feu de forêt généralisé avec un enneigement en baisse pour signaler l'urgence d'adapter notre société. Ce rapport nous alerte et il fournit aux décideurs locaux un grand nombre d'indicateurs climatiques proposant ainsi une véritable aide à la décision en matière d'élaboration des stratégies d'adaptation en changement climatique. Le débat budgétaire au Parlement était l'occasion de mettre en cohérence les politiques publiques avec les objectifs climatiques.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Pour justifier leur coupe budgétaire, un des arguments le plus souvent répété par les responsables de la dette serait que nous allons laisser un fardeau pour les générations futures. Ils oublient de mentionner la transmission de notre patrimoine national de 20000 milliards d'euros.
Par leur inaction, ils n'évoquent pas leur culpabilité dans la détérioration rapide de notre environnement et la soutenabilité de la vie sur terre pour les générations futures. Sensibilisé par cette question universelle, de nombreuses personnes ont déjà adopté un mode de vie plus sobre. Mais dans un monde où certains se promènent sur la planète, en jet dans le ciel, en ya sur les océans, scè des guerres, profite des ventes d'armes, polluent à grande échelle, infamment les populations, détruisent des forêts, signent des traités de libre échange, construisent des autoroutes en Amazonnie ou entre Toulouse et Castre.
Nous devons agir collectivement. Il est temps de passer où tous ensemble le capitalisme financiarisé épuise les humains et les écosystèmes. Construire une société de l'harmonie avec la nature suppose donc de rompre avec ce système.
Le fossé s'élargit entre les discours et et la réalité. Les subventions au combustibles fossiles ont atteint un niveau record de 7000 milliards de dollars. Le temps des engagements volontaires est terminé.
Exigeons des engagements contraints avec un indispensable renforcement du droit pour la reconnaissance de la notion de crime contre la nature. Au niveau national, le gouvernement est dans le déni. Il refuse d'orienter son budget pour investir massivement.
Sous prétexte de compétitivité, il privilégie la rente. Il a encore prévu une coupe budgétaire pour les collectivités locales de plusieurs milliards en 2026. Pourtant, les collectivités locales sont en première ligne pour intervenir, pour décarboner les déplacements, pour isoler les logements, pour assurer une protection agricole saine et locale.
La bataille pour le climat est une bataille pour la démocratie en exerçant une pression nationale et internationale pour une vaste mobilisation des populations sur l'ensemble de la planète contre des pouvoirs autoritaires et réactionnaires. Et je conclurai mon propos. Avec ce proverbe africain cité par Antoine de Saintexupéri, "Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants." Et je me tourne maintenant vers notre invité pour lui poser cette première question.
Julian, en tant que chercheur et habitant de Carbone, vous êtes témoin des changements climatiques sur notre territoire. Que pouvez-vous nous dire des évolutions climatiques et en particulier de la récurrence et de la multiplication des aléas climatiques ces dernières années ? OK, merci beaucoup pour l'invitation et pour la question.
Oui, donc effectivement, je suis habitant de Carbone et j'ai été cette année directement touché par les les conséquences du réchauffement climatique puisque j'ai sur le le terrain que j'ai en bord de Garonne, j'ai j'ai 12 arbres 12 arbres qui sont tombés donc certains de plus de 25 m de haut qui sont tombés sur le le terrain où j'habite euh des grands résineux et et donc il y en a 11 qui sont tombés pendant la la tempée de Nils et le dernier qui est tombé pendant l'empédro Et donc j'ai vu pour la première fois vraiment des conséquences très concrètes de du réchauffement climatique puisque là on était en train de parler de la combinaison d'une d'une forte tempête avec également également des pluies qui ont été extrêmement extrêmement importantes et ça me donne l'occasion de rappeler que le on parle souvent du réchauffement climatique avec ce seul mot qui fait allusion à à la température à la température moyenne. on se dit bon il fait un peu plus chaud mais en fait tout ce que montrent mes collègues mes collègues scientifiques sur le sur le sujet c'est qu'il s'agit pas seulement juste de la température moyenne qui qui augmente quand on est dans un monde plus chaud par exemple ben en fait on a on a plus de vapeur d'eau. Donc on va avoir des des précipitations qui sont également modifiées.
Donc ça ça c'est c'est également on voit dans les modèles dans les modèles climatiques et c'est pas seulement la moyenne, c'est aussi la répartition au cours de l'année qui peut changer. Donc là, ce qu'on voit, c'est qu'on on commence à assister à finalement avoir une saison sèche qui est plus sèche et une hiver qui est qui est plus plus vieux. Alors ça c'est dans notre région mais ça peut être ça peut être aussi différent différent dans d'autres régions du monde, différent dans d'autres dans d'autres régions de France également.
Donc c'est pas il y a pas de de de règles absolues là-dedans. Mais surtout ce qu'on ce que cache mal finalement cette cette notion de température moyenne, c'est tout ce qui est extrémat de température. C'est-à-dire qu'on peut avoir vraiment des des des extrémats de température qui sont extrêmement importants et qui sont d'ailleurs pas toujours très bien prédits par les modèles par les modèles climatiques. par exemple, il y a eu de très grosses canicules en Europe en 2023 et là euh les collègues les collègues climatologues étaient en fait surpris par euh les les valeurs qui étaient atteintes euh des maximums qui ont été atteints en France, au Royaume-Uni, en en Allemagne et cetera euh parce que finalement les extrémats de température, c'est des choses qui sont pas forcément faciles à produire dans les modèles parce que c'est rare, c'est localisé et cetera alors que les températures moyennes sont relativement bien prédites.
Donc on a ces extrêmement de température, on a ces c'est l'augmentation des de l'importance des des de la force des tempêtes et tout ça des conséquences très concrètes sur sur la vie des gens et notamment en particulier sur l'agriculture. Je discuta avec des des collègues qui sont qui sont agriculteurs en plus d'être scientifiques et qui me disaient bah ça devient de plus en plus compliqué de savoir quand est-ce qu'on doit planter le bléfiant parce qu'on on sort d'une saison dans laquelle on a beaucoup beaucoup de pluie, on peut pas aller avec les tracteurs dans les champs et cetera et puis on il y a une transition avec une période qui est vraiment très sèche dans laquelle on peut avoir des canicules. Alors dans tout ça, quand est-ce qu'on planque le blé ?
C'est pas toujours ça devient plus compliqué qu'avant. Et puis j'ai un collègue maréché de de carbone qui disputais tout ça l'autre jour et qui qui me disait "Ouais mais en fait on on s'aperçoit qu'on est plus aucune saison ne se ressemble. Effectivement, on rentre dans une période où on a un espèce de chaos climatique quoi.
Ça devient très compliqué de prévoir même de profiter de l'expérience qu'on avait accumulé pendant des décennies d'agriculture dans sur nos territoires pour se dire bon voilà, je sais que si je fais ça, ça va plus ou moins fonctionner. Et là, on commence on commence à avoir de moins en moins de règles. On sait pas exactement où on va en terme en terme climatique.
Donc espèce d'incertitude aussi qui rend bah l'agriculture qui est quand même à la base à la base de de nos besoins fondamentaux plus compliqués. Alors ça c'est vrai que l'agriculture nous a percuté bah il y a une crise agricole, il y a souvent des crises agricoles encore une en début d'année et c'est vrai que cette perte de repère comme tu disais de transmission de les pères les grands-pères faisaient ça ce qui peut aussi expliquer le fait que ce malaise agricole ça accentue le malaise agricole et surtout avec le manque d'eau. Et justement, je veux savoir toi qui a vécu ça directement, en quoi sur l'impact nourrit ton travail de chercheur et quel conseil ?
Parce que là on fait des constats, on constate ben tu vois les moyens de température mais il y a des extrêmes, ça a des impacts directs sur la vie des gens et sur l'agriculture. Et quel conseil aurais-tu, je vais te tutoyer, ça sera plus plus fluide, aurais-tu à apporter pour que nous soyons collectivement mieux préparés pour anticiper la suite au niveau de la population, au niveau de la production et puis au niveau des transports pour qu'on puisse bah déjà alerter les pouvoirs publics et puis tout simplement la population parce que autour de nous plus personne ne peut nier le changement climatique parce que ça nous impacte directement et quelle action on pourrait mettre en place rapidement ou simplement ou collectivement. Ouais.
Euh vaste question. Alors, je voudrais juste rebondir sur ce que tu viens de dire à la fin sur plus personne ne peut nier le le réchauffement climatique. Alors ça, si tu veux, c'est quelque chose qui est justement qui est extrêmement surprenant parce que euh finalement on se disait avec les collègues scientifiques il y a encore une dizaine petite dizaine d'années, quand les quand les impacts du réchauffement climatique vont devenir extrêmement visibles ne pouront plus de nier.
Alors là, on voit avec les les méga feux, la sécheresse et cetera. Donc là, c'est c'est clair. Il devrait y avoir à ce moment-là une prise de conscience citoyenne et le fait que du coup on va se mettre en mouvement parce que là on n'est plus en train de parler de prédiction de modèle de de petites courbes qui augmentent un petit peu mais qu'on ressent pas.
Là là plus personne ne peut nier. On sent dans notre corps le réchauffement climatique. Et on pensait que ce moment-là donc qui arrive depuis maintenant je pense une petite décennie, je dirais l'été 2018 probablement était le début.
Euh mais en fait ça a pas ça a pas eu ces conséquences là. d'abord et c'est qu'au contraire on a l'impression que les forces qui s'opposent, les forces du déni sont devenues de plus en plus de plus en plus puissante et ça c'est du coup c'est c'est ces problématiques. Alors après pour répondre à ta question, je dirais que la première chose qu'il faut avoir en tête avant de parler d'adaptation, c'est de dire il faut absolument éviter que les choses empirent parce que là je rappelle on est pour l'instant au niveau mondial à 1,3 degrés de de réchauffement.
L'accord de Paris nous enjoint de si possible rester 1.5 donc ce qui paraît maintenant complètement h de porté et le plus possible en bien en dessous de 2 degrés pour éviter vraiment des des processus irréversibles et vraiment catastrophiques. Et là on s'aperçoit que déjà à 1.3 on a quand même des très grosses conséquences sur sur l'économie sur l'agriculture dans dans d'autres pays du monde.
Et donc la première chose qu'il faut avoir en tête, c'est que il faut absolument réduire le plus rapidement possible nos euh nos nos émissions. Ça c'est vraiment le pour éviter déjà euh pour éviter que ça s'empire. Donc la meilleure adaptation, c'est déjà essayer de stabiliser euh la situation, de stabiliser les les températures.
Et ça ça ne peut se faire que en atteignant la neutralité carbone. C'est vraiment les lois de la physique qui nous disent si on veut que la les températures se stabilisent, on n pas le choix. Il faut qu'à un moment on réduise nos nos émissions.
Il y a pas d'autres il y a pas d'autres solution. Ça c'est la c'est la physique qui nous dit. Alors une fois qu'on a dit ça après oui effectivement euh il y a comme on dit il faut on va dire éviter ce qui est éviter l'ingérable.
Donc ça c'est éviter que la situation pire et puis gérer l'inévitable. C'est-à-dire là où on est là, on s'aperçoit qu'on a déjà qu'on a déjà un certain nombre de un certain nombre d'effets concrets. Et là-dedans, là aussi ce que ce que montre bien les les études scientifiques là-dedans, c'est que la première chose à éviter, c'est ce qu'on va appeler la la maladaptation.
La maladaptation c'est quoi ? c'est se dire "OK, on a un problème, c'est le réchauffement climatique, on va trouver des solutions." Mais le problème, c'est que ces solutions peut-être qu'elles fonctionnent un peu ou pas à court terme, mais elles ont tendance à empirer le le problème à à court terme.
Le plus évident, le plus connu, c'est la clime. C'est-à-dire dans la en ville, on a chaud, on installe les climes. Et à ce moment-là, quand on installe les climes, en fait, on rejette on rejette de l'air chaud dans les dans les rues.
On crée des îs des îs de de chaleur. Donc ça c'est un exemple assez assez classique. Puis les climesin consomment beaucoup d'électricité mais également rejettent des gaz à effet de serre extrêmement puissant.
Donc ça tendance également à amplifier le phénomène, même quand on parle de de montée des eaux puisqu'on commence à avoir euh des des premières des premières communes qui sont touchées par ce genre de ce genre de problème. Et évidemment si on si on dézoome par rapport à juste la France dans certains pays, on commence à avoir des zones qui sont vraiment submergées. en fait construire des construire des di pour éviter tout ça on peut le mettre dans la catégorie de la de la maladaptation parce que ça nécessite ben de construire des énormes infrastructures en béton qui vont émettre qui vont émettre beaucoup de CO2 qui doivent être maintenu pendant des décennies voire des voire des siècles et qui en plus peuvent parfois avoir des des répercussions sur d'autres parties de de la COP.
Donc là aussi, il faut essayer de trouver des solutions qui n'empirerent pas le qui n'empièrent pas le problème. Donc ça c'est quelque chose qu'il faut toujours avoir toujours avoir en tête. Donc éviter les éviter ce genre de ce genre de solution.
Oui, essayer de de rafraîchir mais avec les méthodes les moins les moins énergivores possibles. Adapter l'agriculture mais sans aller épuiser les nappes par exemple pour aller aller pomper dans les nappes pour faire des immenses des immenses réservoirs puisqueen fait ça quand on met de l'eau dans des énormes bassines dans des méga bassines on évapore on évapore beaucoup plus d'eau de l'eau qui normalement serait dans les nappes. Donc donc il y a tout un ensemble de choses comme ça qu'il faut déjà a priori éviter de faire.
Alors justement, je discutais avec des agriculteurs et dans la dans la vallée enfin dans la vallée de l'ALS, il y a beaucoup de producteurs céréaliers qui se sont tournés vers le maïs parce qu'ils peuvent pas faire pousser autre chose parce que la la terre n'est pas riche. On est un des départements rural peut-être avec les revenus agricoles les plus faibles de France et donc ils font pousser du maïs. Le maïs gros consommateur d'eau parce d'eau pardon parce qu'il se récolte à l'automne contrairement au blé.
Donc il faut il faut l'arroser en juillet, en août et en septembre. Donc il y a de moins en moins d'eau disponible. Tu parlais de méga bassine mais il parle souvent de retenu collinaire pour justement arrê arrêter l'eau parce que eux ils seraient justement on aimerait bien pouvoir retenir l'eau pour arroser au lieu de pomper dans les cours d'eau comme l'ariège ou la Garonne.
Et comment comment envisager justement l'avenir autour de la gestion de l'eau ? Parce que eux ils seraient prêts à faire pousser peut-être d'autres types de plantes mais ils ont pas tellement le choix. Ils vont pousser du maïs parce que c'est il y a que ça qui pousse.
Et là, quelle réponse on pourrait apporter aux producteurs, aux agriculteurs ? Tout en parlant de la gestion de l'eau, est-ce que qu'est-ce que tu penses des retenus collinaires qui pourraient être mis en place pour éviter que l'eau parte ben dans la Garonne et dans l'ariège et quand ou quand il y a des inondations, ça part dans la mer et on n'est pas dans le cas des bassines qui justement profitent à quelques-uns puis c'est des gros espaces d'évaporation d'eau et je voulais avoir ton point de vue sur la gestion de l'eau et une alternative je sais pas une alternative au maïs qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on pour faire pousser ? Avant, il y avait des vies, c'est plus le cas.
Et ils ont mis du maïs pour beaucoup, c'est du maïs. Oui. Oui, c'est clair.
Alors, pour les effectivement alors les retenu collinaire, c'est mieux, je dirais comme l'agriculture. On avait déjà chez chez les maillas, le fait de d'avoir des réservoirs des réservoirs d'eau, c'est très différent effectivement des mégabassines qui sont qui consistent à vraiment pomper dans les nappes. Et là, donc ça c'est quelque chose qui très clairement très clairement il faut pas faire.
Donc les des retenus collinaires locales euh pourquoi pas. Après sur le l'adaptation des cultures, là très clairement, je sortirai de domaine de compétence donc je pas je vais pas m'aventurer sur cette sur cette question qui est qui est extrêmement extrêmement complexe. Mais en une chose qui est qui est sûre, c'est qu'à un moment donné, on va atteindre des limites des limites en en terme d'eau d'eau qui est disponible.
On on sait que l'enneement euh l'enneement va diminuer. On sait que la la Goronne, il y aura moins d'eau dedans. Donc on sait qu'à un moment donné, on atteindra les limites de l'adaptation de fait ben à certains moments et certaines cultures pouront plus pousser.
Donc ça c'est ça c'est clair. Alors on peut continuer à essayer de le faire jusqu'à ce que ce moment-là arrive. Euh peut-être que l'anticiper et commencer déjà à à changer de de méthode de culture le plus en amont possible pour éviter de se retrouver à un moment donné vraiment face au mur sans avoir anticipé ça.
C'est ce qu'il y a c'est ce qu'il y a de mieux. Euh je du du point de vue agronomique, ce que j'ai lu, c'est que quand même toutes les techniques d'Agroforesterie était quelque chose de de très a priori de très vertueux puisque les arbres créent un microclimat local, il contribuent il contribuent au cycle au cycle de l'eau. Donc ça c'est quelque chose qui est qui est à priori plutôt bénéfique.
Et globalement, tout ce que j'ai lu sur ce qu'on appelle l'agroécologie, c'est que globalement, il fallait revenir à un modèle agricole où euh on évite les grandes spécialisations euh à l'échelle de la France entre d'un côté des régions qui ne font que de l'élevage, d'autres qui ne font que de la bettera, d'autres qui ne font que que telle culture et que tout ce qui consiste à avoir sur un même territoire à la fois de l'élevage, de l'agroforesterie, de la culture céralière, C'est quelque chose qui est extrêmement vertueux. Bah, d'une part, parce qu'on a des cycles euh pour plein de raisons, hein, on peut avoir des cycles courts locaux, c'est-à-dire que bah le fumier le fumier des animaux peut être utilisé euh peut être utilisé euh localement. Euh le fait d'avoir des arbres, ça permet aussi de de se protéger des gros effets de la chaleur, même quand on a de la la culture céréalière.
Euh donc c'est des choses qui sont plutôt vertueuses et puis ça permet aussi euh ben je pense sur nos territoires de produire euh un ensemble de de de cultures qui sont nécessaires à l'alimentation. Donc euh pour produire sur son territoire la la nourriture, je pense c'est quelque chose auquel tout le monde aspire. Je pense les les agriculteurs et les agricultrices comme les citoyennes et les citoyens, c'est quelque chose je pense que tout le monde serait content serait content d'avoir et c'est euh c'est également vertueux du point de vue purement purement de l'adaptation réchauffement climatique.
Ça c'est ça c'est clairement dit dans les dans les études scientifiques sur le sujet. Et ça permettrait aussi pour le producteur de diversifier ses ressources. Oui.
C'est au lieu d'être en monoculture. Là on va prendre un peu de champ, on va un peu s'éloigner de de la haute garon. On va regarder ce qui se passe actuellement en Iran et en au Liban avec la guerre, avec le contexte géopolitique qui fait monter le prix de l'essence à la pompe et je pense que quand il arrive des périodes de crise, c'est peut-être là qu'il faut bifurquer, c'est quand on arrive à un moment de crise, comme tu disais, le changement climatique, c'est faut vraiment qu'on est le nez dans le parbrise, que les gens changent de direction et là aujourd'hui, on pourrait se servir de la crise autour du pétrole pour changer de direction et accompagner notre sortie des énergies fossiles.
Et au lieu de ça, la France ou même les États-Unis, enfin partout, ils ont débloqué des millions de baris qu'ils ont dans leur réserve stratégique aux États-Unis ou en France pour permettre de maintenir le système, réinjecter sur le marché, faire baisser le prix à la pompe au lieu de prendre d'autres mesures que nous préconisons. Et cela signifie que le gouvernement n'est pas prêt à faire un quelconque pas vers une autre politique. On continue malgré les guerres et au lieu d'utiliser cette circonstance.
Et quel est ton avis ou tes préconisations pour sortir justement de la dépendance aux fameuses énergies fossiles où on voit qu'on a encore investi 7000 milliards de dollars pour la prospection pétrolière ? Ouais. Euh alors peut-être avant de répondre à la question, peut-être pour les personnes les personnes qui nous qui nous écoutent, j'aimerais rappeler un chiffre qui est quand même pour moi vraiment très emblématique de l'ampleur du problème, c'est qu'au niveau mondial, on a 80 % de notre énergie qui dépend des énergies fossiles.
Donc quand je dis énergie fossile, on est en train de parler du pétrole, du charbon et et du gaz. 80 % qui dépend qui dépend de tout ça. En France euh on a euh on est dans une situation un petit peu particulière parce qu'on est vraiment le pays euh le pays qui est le plus nucléarisé au monde.
Donc on a notre électricité qui est qui est qui est bas carbone mais l'électricité c'est pas toute notre énergie. Donc en France, on a quand même 60 euh plus de 60 % de notre énergie globalement qui dépend des des énergies fossiles. Donc toute notre vie en gros, qu'on le veuille ou non, qu'on soit content ou pas content des énergies fossiles, on peut pas actuellement on peut pas actuellement s'en s'en passer.
Donc ça c'est le ça c'est le premier point. Le deuxième point c'est que euh du point de vue scientifique, il y a strictement aucun doute là-dessus. la majeure partie du réchauffement climatique à l'immense majorité provient de la combustion de ces énergies fossiles.
Et donc si on veut limiter le réchauffement climatique, il n'y a pas d'autre solution que de que d'arrêter d'en que d'arrêter d'en brûler. Donc ça c'est ça c'est ça c'est très clair. Et euh le problème alors parfois souvent dans dans je dirais peut-être dans l'imaginaire collectif, il y a des gens qui pensent que bon de toute façon au bout d'un moment on en aura plus donc c'est pas un problème quelque part.
Le réchauffement climatique va s'arrêter lui-même parce qu'au bout d'un moment on aura plus de pétrole de gaz et cetera. Donc ça c'est vraiment une idée une idée fausse hein que je voudrais vraiment combattre très clairement. Le problème est que nous avons trop d'énergie fossil hein par rapport à l'accord de Paris.
Il faut qu'en fait on ait entre 60 et 80 % des énergies fossiles connues qui restent dans le sol. Donc en fait c'est pas un problème. Autant parfois gérer la pénurie c'est on sait faire on peut développer une nouvell technologie.
Là on a un problème d'abondance. On a trop d'énergie fossile. Et gérer l'abondance dans notre système économique, ben c'est compliqué.
C'est-à-dire qu' un moment donné, il faut se mettre d'accord euh pour dire "Ben en fait, on a ce truclà, vous voyez, c'est plein d'énergie, c'est pas cher, ça fait plein de trucs trop bien, mais en fait, on va pas y toucher." Et donc c'est là qu'interviennent très clairement la politique. Là, le les scientifiques peuvent pas euh trouver une méthode pour juste garder le charbon dans le soleil.
Voilà, c'est c'est vraiment le le domaine le domaine de la politique. Donc la première chose, c'est de réussir politiquement à toutes les échelles, réussir à se passer des énergies des énergies fossiles par plein de par tous les moyens par tous les moyens possibles. Alors la là-dedans, il y a quand même quelques bonnes nouvelles.
La bonne nouvelle, c'est que techniquement on a plein de voies pour permettre pour permettre cette de s'en passer. On les connaît, elles sont sur la table, elles sont elles sont elles sont connues. C'est la c'est la boîte à outil et notamment c'est ce qu'on va mettre en on va appeler globalement l'électrification, c'est-à-dire en gros transformer tout ce qui dépend actuellement des énergies fossiles par quelque chose qui va dépendre de l'électricité.
Et ensuite deuxième axe évidemment que cette électricité soit bas carbone parce qu'évidemment si vous remplacez n'importe quel procédé par l'électricité mais que cette électricité est produite par des centrales à charbon ce qui actuellement au niveau mondial est la majorité forcément ça fonctionne pas. Donc il faut à la fois électrifier et à la fois produire de l'électricité euh bas carbone. Donc ça veut dire par exemple euh dans le domaine du chauffage, remplacer des chaudières à fiou par des par des pompes à chaleur, remplacer les les voitures électriques par les voitures thermiques par des voitures électriques, remplacer les procédés, beaucoup de procédés, on a encore parlé des engrais là lors de la crise, les la production d'engrais dépend du gaz naturel.
On le découvre, on le découvre encore à l'occasion de cette crise. Donc euh électrifier les procédés de production d'engrais et cetera et cetera. Donc tout ce qui peut être électrifié doit être électrifié si on veut se passer des des énergies fossiles.
Et ça nécessite aussi donc de de développer des des au niveau mondial hein de la production d'énergie d'électricité bas carbone. En France, on a déjà de de l'électricité qui est bas carbone avec le nucléaire. Donc là après il y a deux écoles hein, il y a des gens qui qui disent on va cour poursuivre avec le nucléaire ou bien on va remplacer le nucléaire par les par les donc ça c'est je vais pas me lancer dans un débat là-dessus mais de dans tous les cas dans tous les scénarios vu qu'il va falloir plus d'électricité euh de toute façon il va falloir plus de d'énergie renouvelable d'une manière ou d'une autre que ce soit du nucléaire plus des énergies renouvelables que des des renouvelables. dans tous les scénarios en fait il y a pas de il y a pas de de scénario dans lequel il y a pas de d'augmentation des énergie renouvelable au niveau de la transition transition en France et au niveau mondial c'est également le cas.
Alors la bonne nouvelle là aussi peut-être c'est quelque chose à rappeler parce qu'on a quand même beaucoup de mauvaises nouvelles dans le domaine de la transition écologique mais c'est que les coûts du du solaire donc des panneaux photovoltaïques ont diminué de manière incroyable au cours de la dernière décennie toutes les personnes qui anticipaient faisaient des prédictions sur le prix du panneau photovoltaïque au niveau international se sont trompés et les prix sont beaucoup plus faibles. Donc actuellement, on a des projets assez gigantesques en fait de production d'électricité. En Chine par exemple, actuellement, ils produisent des fermes solaires qui font, tenez-vous bien, 700 km².
OK ? Donc là, on est vraiment en train de parler de de de projet de projets énormes. Alors, évidemment, si cette électricité supplémentaire bas carbone est utilisée à autre chose que c'est les énergies fossiles par exemple à des alimenter des data center pour de l'intelligence artificielle, on a tout faux quoi.
C'est-à-dire qu'on va à la fois avoir des impacts environnementaux qui sont non négligeables évidemment de 700 km² par exemple de panneau photovoltaïque. C'est pas voilà, c'est c'est pas neutre. C'est beaucoup de matériaux, c'est beaucoup de pollution, c'est beaucoup de choses.
Mais à la limite, si ça nous permettait de faire cette transition et de nous passer d'énergie fossile, très bien. Mais si en fait ça vient juste comme ça a été historiquement le cas, se rajouter à aux énergies fossiles pour juste alimenter des data center pour avoir chat GPT sur nos smartphone, ça ne sert strictement strictement à rien. Donc il faut également limiter donc vraiment remplacer les énergies fossiles par de l'électricité. pas que cette électricité vienne vienne s'y ajouter.
Donc ça c'est vraiment un point important. Et puis peut-être dernier point, rappelez que une fois qu'on a parlé des énergies fossiles, c'est pas tout. Il y a aussi d'autres gaz à effet de serre.
Vous avez le méthane qui est émis par nos par nos ruminants, vous avez le protoxyde d'azote qui est émis par les engrais azotés. Vous avez des gaz des climes justement qui un puissant gaz à effet de serre. Donc là, il y a pas vraiment de solution technologique et là, on est plutôt en train de parler de changement des régimes alimentaires avec plus de protéines végétales ou bien d'essayer d'avoir des des engrais moins azotés, enfin meilleur gestion de ces engrais là et cetera et cetera.
Voilà. Alors, tu as ouvert pas mal de pas mal de sujets en parlant du nucléaire justement qui est une énergie assez nouvelle he qui date de la fin de la seconde guerre mondiale qui est une énergie qui va pas durer dans le temps parce que les réserves d'uranium sont pas illimitées et je crois que le nucléaire ça concerne à peu près 3 % de l'énergie dans le monde et en France on est à 14 % et 75 % électricité. Après le nucléaire soulève d'autres questions, je vais pas les aborder mais la gestion des déchets et c'est une énergie qui coûte très très cher.
Après c'est quand même une énergie quelque part qui vient du sol, l'uranium mais on peut pas la qualifier d'énergie fossile. On a tendance à dire qu'elle est décarbonée, mais malgré tout elle a quand même pas mal d'impact au niveau de de notre dépendance énergétique et de la gestion des déchets. Et puis tu as abordé au sujet de l'énergie solaire la ferme en Chine de 750 km².
C'est-à-dire qu'on utiliserait des terres agricoles qui normalement devraient servir plutôt à alimenter ben la population. Donc on va neutraliser les terres agricoles. On a des sujets justement dans le Volvestre à ce sujet-là.
Est-ce que c'est bon de faire des grandes fermes agricoles au lieu de centraliser euh des fermes pardon euh solaires au lieu de neutraliser des friches industrielles ou des toitures où là on a on aussi de la surface mais c'est vrai que c'est plus intéressant de faire 750 km² de panneau euh photovoltaïque parce que c'est du coût d'installation, des coûts de gestion. Donc c'est vrai qu'à chaque fois qu'on ouvre une porte derrière forcément il y a il y a il y a des des sujets. Mais c'est vrai que en électrifiant, ça c'est une idée, enfin c'est une idée, c'est vers ça qu'il faut aller et prendre l'énergie comme je dis toujours qui vient du ciel, l'eau, le solaire et et le vent et non pas prendre ce qui vient de la terre qui est nocif et qui pollue et prendre l'énergie et on peut développer avoir des panneaux beaucoup plus performants, des éoliennes en mer et utiliser tous les cours d'eau, les barrages et tout ça pour faire de l'électricité à toute heure de la journée parce que le solaire est dépendant du soleil.
Hm hm. Euh question suivante, pour limiter le changement climatique, tu évoques la sobriété. Hm hm.
Et dans la société actuelle, parler de sobriété peut sembler utopique et inatteignable pour beaucoup d'entre nous. Comment commencer à changer nos habitudes de vie pour tendre vers cette sobriété ? Alors là, c'est la responsabilité individuelle qui peut agir mais aussi surtout quelle est la responsabilité des gouvernement à ce sujet parce que le petit geste au quotidien et je le dis sobrement faire pipi sous la douche c'est un bon geste mais c'est pas ça qui va modifier fondamentalement le cours des choses quoi.
Oui. Je pense qu'il faut quand même toujours regarder en tête et je pense que tu me contras pas sur ce pointl qu' a il y a il y a quand même quand dès qu'on parle de sobriété, il faut parler il faut prendre en considération de qui on parle et à qui on parle. C'estàd que le le potentiel de de sobriété ou de modification du niveau de vie des des classes des classes supérieures, des classes les plus aisées et est très est très important.
C'est-à-dire que pour les personnes qui ont un revenu un revenu très élevé et je je fais partie j'en fais partie euh avec mon salaire, je pourrais me permettre de manger du rot tous les dimanches, d'aller passer des vacances en Thaïlande, de chauffer à 21°gr tous les ma maison et cetera. Bon, à type personnel, j'ai choisi de faire radicalement différemment et je vis bien, je peux me le permettre. Mais là, on est en train de parler parfois de de personnes qui n'ont pas vraiment le choix.
Alors là, c'est plus la sobriété, c'est la pauvreté. Et donc faut bien être clair que quand on parle de la sobriété, on est en train de s'adresser avant tout euh au aux gens qui peuvent se réduire leur niveau de vie sans que cela ce problème pour leur leur bonheur ou leur leur bien-être au quotidien. Et là-dessus, là-dessus, on a très clairement euh un volet politique très important et notamment on peut penser à la limitation des salaires, la limitation des des revenus du patrimoine et cetera euh qui sont des mesures qui allient justice climatique et et justice sociale puisqu'on sait que les gens globalement toutes les études montrent et ça c'est vraiment au niveau mondial, on le voit dans les rapports du J que globalement finalement contrairement peut-être à ce qui est ce qu'on dont on a l'impression les gens sont relativement prêts à faire des changements de mode de vie pour limiter le réchauffement climatique.
Mais par contre, il y a quelque chose auquel les gens sont vraiment allergiques et ça c'est partout dans le monde, c'est d'avoir le sentiment que c'est les mesures sont injustes. C'està-dire que les riches vont y échapper, que les riches vont continuer, tu parlais du budget privé tout à l'heure et cetera. Et ça les gens du coup ont l'impression que bah eux vont faire des efforts mais qu'on va rien demander au aux personnes qui sont qui sont les plus aisées et ça ça passe pas.
On l'a vu encore avec euh on l'a vu bien entendu avec les gilets jaunes. Les gilets jaunes, nous on le connaît bien en France mais faut faut vraiment avoir en tête que l'épisode des gilets jaunes euh a eu des des répercussions internationales. C'est-à-dire les gilets jaunes sont cités dans les rapports du J comme l'exemple type de de moment où en fait le fait de pas allier justice climatique et justice sociale fait que ça ça marche pas.
Donc c'est vraiment c'est et c'est vraiment sociologiquement très bien établi ce besoin de de justice sociale qui accompagne la la justice la justice climatique. Donc ça c'est c'est vraiment c'est vraiment très important. Et donc au-delà effectivement comme tu le disais au-delà de la sobriété individuelle on est en train de parler de sobriété collective c'est-à-dire qui doit être cette fois-ci organisée par le gouvernement.
Donc là, c'est plus on n plus en train de parler des petits gestes, on est en train de parler d'une politique globale qui vise à limiter la consommation et cetera. Donc moi, ce que j'appelle en tout cas à titre personnel pour moi la sobriété collective, c'est vraiment la politique de décroissance. C'est-à-dire, on va limiter limiter notre consommation dans le but de préserver euh de préserver les euh les écosystème et le climat pour les pour les générations les générations futures.
Et donc là, il y a un rôle il y a un rôle très important des politiques pour essayer de de faire ça parce que évidemment les gens quand on leur demande de faire des efforts individuels, ben en fait ils dirent "Oui, mais moi je vais faire des efforts mais pas les autres et cetera." Alors que si on est dans une société qui globalement valorise la sobriété, c'est-à-dire bah en limitant la pub ou en ayant plus de pub, en valorisant pas les produits de consommation, voir que certains produits dont on sait qu'ils sont néfastes sont tout simplement pas produits et cetera ou en tout cas que la production de certains biens soit soi débattu collectivement, ce qui pour l'instant n'est pas le cas parce qu'actuellement la liberté d'entreprendre je rappelle est placée au-dessus de toutes les libertés y compris celle de de vivre dans un environnement c'estàdire que une personne qui veut produire un objet complètement néfaste et et inutile a le droit de le faire et les gens ont la possibilité de l'acheter. Donc ça pour moi c'est c'est un problème que la liberté de de commerce ou d'entreprendre soit placé au-dessus de la liberté de vivre dans un environnement sain.
Donc oui oui à la sobriété et pas seulement la sobriété individuelle qui qui n pas à mon avis va pas assez loin. Il faut au contraire une organisation politique de la de la sobriété. Il faut réguler et c'est vrai que les détenteurs du capital du capital culturel du capital capitalistique les capitalistes utilise toujours l'argument pour raller le peuple à eux en parlant d'écologie punitive.
Voilà, on envoie cet argument et les gens disent oui ben l'écologie c'est une punition et comme du coup eux ça les douanes et ils renvoyent le débat auprès de près de la population et on l'a vu avec les affeux enfin cette mesure qui voulait limiter l'émission enfin les les vieilles voitures dans les villes sans prévoir des modes de transport. Enfin la personne qui n'a pas d'autre choix que de prendre sa voiture était forcément punie dans ce dans cette politique là. Donc ils ont toujours cet argument.
Tu fais partie aussi de la TCOPOL à Toulouse, un espace de réflexion qui cherche à structurer une communauté de chercheurs et chercheuses qui se reconnaissent dans l'écologie politique. Pourrais-tu nous expliquer en quoi cela consiste et pourquoi tu as choisi de participer à cela ? Il nous reste 3 minutes pour conclure sur cette dernière question.
OK, ça marche. Euh juste bah rappeler que l'écologie euh ce qu'on appelle l'écologie politique en France, souvent quand on prononce ces mots-là, on fait allusion au aux partis écologiques dans l'IVERS. Donc là, c'est pas du tout ça.
C'est vraiment l'écologie politique au sens scientifique du terme. C'est-à-dire c'est une discipline scientifique qui vise à faire le lien entre ce qui arrive aux écosystèmes et la politique. Donc par exemple si s'il y a un certain nombre de pollutions dans les dans je sais pas moi dans dans des rivières, c'est du fait de décision politique.
Donc c'est vraiment l'étude des écosystèmes à travers le prisme de la politique. Donc c'est ce qu'on appelle ça provient en fait du du terme political ecology en en anglais. C'est vrai qu'il y a pas cette nuance en français.
Et donc là, on est en train de parler de donc de cet atelier qui est né en 2018 et qui rassemble actuellement 300 scientifiques de la place toulousaine. Donc c'est c'est vraiment considérable. Et ce qui est intéressant, c'est qu'on a vraiment des gens de toutes les disciplines à la fois des sciences humaines et et sociales et des sciences naturelles qui se réunissent ensemble pour réfléchir aux enjeux écologiques.
Et c'est extrêmement riche en fait d'avoir justement bah toute cette toutes ces disciplines qui réfléchissent ensemble à ce même objet parce que moi je suis physicien. Bon, moi j'ai mon prisme initial quand je parle je parle des enjeux climatiques, mais quand vous discutez avec des historiens, des historiens, des sociologues, des agronomes et cetera ou des climatologues, mais on peut de cette manière-là réfléchir de manière de manière plus riche. Et donc c'est vraiment c'est vraiment intéressant d'être dans ce dans ce collectif pour moi pour cette raisonlà.
Et c'est aussi un collectif qui agit puisque notre objectif c'est vraiment d'éviter de enfin de changer la trajectoire de notre société pour éviter d'aller d'aller dans le mur. Donc c'est un c'est un collectif de scientifiques en en action et engagé auprès de la société par des formations, des interpellations dans les dans l'espace public. On a fait beaucoup de textes, on a fait deux ouvrages Green Washing et Creed Backlash qui sont sortis récemment et euh et donc je pense que c'est vraiment donc j'invite les les personnes qui sont intéressées aller sur notre site web pour voir nos productions à ce sujet.
Merci. Et ben merci beaucoup Julien pour avoir répondu à notre invitation sur ce sujet qui pour moi est essentiel parce qu'il en va de notre survie sur la sur la planète Terre mais aussi la la biodiversité et puis ça ça nous impacte tous directement. Et maintenant, il est l'heure de rendre l'antenne.
Et je rappelle que cette émission passera le 3 avril à 8h30 et à 18h30 sur 105 pardon, c'est 100 et j'ai perdu 105.1 Axe sud, la radio du Murtin que tout le monde écoute dans sa voiture ou chez lui ou chez elle. À très bientôt pour notre prochaine émission pour le mois prochain.
Christophe Bex