Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSénat (sur YouTube)· 15 mai 2025 85 min

Aides aux grandes entreprises : audition de Danone

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bien mes chers collègues, nous poursuivons les travaux de notre commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et alors sous-traitant avec l'audition de monsieur Antoine Bernard de Sainta-Afrique, président directeur général de Danon. L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct. Elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat.

Monsieur le président, directeur général, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête, outre bien évidemment vos fonctions chez Danon. N'oubliez pas de bien mettre votre micro quand vous intervenez.

C'est pour notamment les enregistrements et la et la la diffusion. Je vous invite, monsieur le président, à apprêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. Je le jure.

Merci. Notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux. Tout d'abord, établir le coût des aides public octroyé aux grandes entreprises, entendu comme celles employant plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial. d'au moins 450 millions d'euros par ante des aides versées à leur sous-traitant.

Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlés et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposées en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque des aides publiques sont versées à de grandes entreprises qui procédent ensuite à des fermetures de site, prononcent des licenciements voire délocalisent leur activité. Après une présentation succinte de l'activité de votre groupe, nous aimerions connaître votre regard sur les aides publiques aux entreprise.

Quelques questions pour guider vos propos. Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ? Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ?

En particulier, quel est le montant des subventions ? Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ? Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?

Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée, celle dont l'efficacité est douteuse ? Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ? Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions ou de critères qui permettent d'évaluer l'efficacité des aides ?

Et enfin, quel devrait être alors les limites à la conditionnalité de ces aides ? Monsieur le président, je vous propose de traiter ces questions dans un proposiminaire d'une vingtaine de minutes. Puis Fabien G, notre rapporteur, vous posera quelques quelques questions pour approfondir certains points.

Enfin, les membres de la commission pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Je vous souhaite maintenant la parole monsieur le président. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs.

Avant tout, je vous remercie de me donner la parole dans le cadre de vos travaux. Je vois dans cet exercice l'opportunité de continuer à nourrir un climat de confiance et dialogue transparent entre les acteurs économiques, les pouvoirs publics et les citoyens. Et ce type de dialogue ne peut-être que vertueux.

Comme vous me l'avez demandé, je vais vous présenter un panorama des aides publiques perçu par Danon et leurs usages. Je serai aussi précis et direct que possible avec une intervention organisée en trois temps. D'abord, quelques éléments très rapides de contexte pour vous donner une idée concrète de ce que représente le groupe d'Anon en particulier en France.

Ensuite, un panorama des aides publiques perçu par Danol en 2023, un de référence qui est choisie par votre commission d'enquête. et je vous expliquerai bien entendu comment ces aides ont été et sont utilisées par Danon. Et enfin, comme vous venez de m'y inviter, je partagerai avec vous quelques réflexions et recommandations que j'espère de bon sens concernant le fonctionnement de ces aides publiques.

Si vous le permettez, donc j'aimerais commencer en partageant avec vous quelques éléments synthétiques sur Danon. Dannon a développé son expertise autour de trois secteurs qui sont axés sur la santé par l'alimentation et dont nous sommes les leaders ou les co-leaders mondiaux, les produits laitiers frais et végétaux, les eaux minérales naturelles et la nutrition spécialisée qui regroupe la nutrition infantile et la nutrition médicale. La France où se trouve comme vous le saz vous le savez notre siège mondial et notre principal centre de recherche rassemble environ 9 % de nos objectifs totaux nos effectifs totaux pardon avec 8214 collaborateurs présents sur 25 sites dont 13 sites de production et deux centres de recherche.

Nous collaborons dans le pays avec plus de 13700 sous-traitants et plus de 1900 exploitations agricole partenair, ce qui peut donner une idée de notre empreinte. En 2024, nous avons enregistré un chiffre d'affaires de 3liard 489 millions d'euros en France sur un total mondial de 27ARD376 millions. Ce montant couvre bien sûr tout ce que nous produisons sur le territoire national, y compris la valeur générée par nos exportations.

Et même si le secteur de l'agroalimentaire est devenu particulièrement vulnérable en France ces dernières années, comme j'avais eu l'occasion de le partager avec la commission d'enquête de l'Assemblée sur la souveraineté alimentaire, nous continuons d'investir en France et malgré l'érosion de nos marges qui sont d'ailleurs en France aujourd'hui les plus basses d'Europe. Nous investissons dans la recherche d'abord comme témoigne notre centre international de recherche et d'innovation inauguré en 2023 et qui rassemble 550 chercheurs et ingénieurs à Paris Saclet. Notre investissement s'élève à plus de 100 millions d'euros pour le foncier et pour le bâtiment.

Et il s'agit, comme je le disait, de notre plus grand centre de recherche et d'innovation mondiale. Ce centre irrigue un large système de partenariat avec des organismes publics, des universités et des entreprises. Partenariat qui ont représenté un investissement de plus de 43 millions d'euros entre 2019 et 2024.

En 2023, nous avons dépensé en France 136 millions d'euros en recherche et développement. Nous investissons également dans notre outil productif comme dans les Haut de France où nous mettrons en service d'ici 2026 une nouvelle ligne de production consacrée à la médicale, pardon, j'y reviendrai plus tard dans mon propos. Enfin, nous investissons aussi pour renforcer la filière agricole en amont de nos activités.

Depuis 2015, Danon a consacré par exemple plus de 48 millions d'euros pour accompagner ses agriculteurs partenaires dans leur transition vers l'agriculture régénératrice. Si l'on se projette vers l'avenir pour la période 2023-2027, Danon investira plus de 500 millions d'euros en France, soit environ un tiers des investissements totaux dédiés à l'Europe, significativement plus que dans aucun des autres pays du continent. Il est important pour moi de partager avec vous ces chiffres tout simplement parce qu'ils illustrent à la fois la confiance que nous plaçons dans le marché français, mais aussi notre volonté de contribuer à notre échelle au renfercement de la compétitivité et de la recherche et développement en France et de notre appareil productif.

J'en viens maintenant au cœur de vos travaux qui sont les aides publiques perçues par notre groupe en 2023 et leurs usages. Au total, nous avons perçu exactement 33,4 millions d'euros d'aide publique en 2023. C'est une somme qui se trouve dans la moyenne des sommes constatées chaque année, hormis pour les années 2022 et 2021 pour lesquelles les montants sont supérieur car nous avons bénéficié d'être COVID visant à soutenir notre activité d'hôtellerie basée à Évian.

Si vous me le permettez, je vais détailler euh cette somme pour l'année 23 en lacindant pour plus de clarté en trois catégories distinctes : les subventions et avances remboursables, les mécanismes fiscaux et les dispositifs sociaux. Tout d'abord, sur l'année 2023, nous avons reçu 11 millions de subventions et d'avances remboursables. Une somme qui représente 11 % environ de nos investissements dans nos capacités de production industrielle en France.

Ces aides et ses avances sont réparties de la manière suivante. Premièrement et pour la grande majorité des sommes reçues, 9,1 million d'euros via des certificats d'économie d'énergie qui nous permettent en partenariat avec des acteurs de l'énergie verte de rénover une grande partie de nos sites en France dans le cadre de leur transition énergétique. Par exemple, notre usine au Molet Litri dans le Calvados, nous y avons mené un vaste projet de modernisation de nos installations énergétique entre 2022 et 2023 pour un coût total de 4,4 millions d'euros.

Ce sont des installations qui dataient des années 80 et qui étaient devenues obsolètes. Concrètement, nous avons installé une nouvelle station de refroidissement, donc des tours, des procédés desés d'eau et cetera. En terme de résultats, ça nous a permis d'améliorer notre efficacité énergétique et notre productivité.

Nous avons divisé par 4 euh nos gw sur 3 ans, ce qui représente une économie d'énergie de l'ordre de 300000 € sur ces 3 ans. Dans ce cadre, l'État a financé 3,7 millions d'euros en 2023, versé directement à notre prestataire closer et Danon a pris à sa charge un montant de l'ordre de 700000 €. Deuxièmement, nous avons perçu 125000 € par les agences de l'eau.

Les aides des agences de l'eau nous permettent de mener aussi bien des projets d'optimisation de la gestion industrielle de l'eau que de protection de la ressource en particulier sur nos bassins versants. Dans notre usine Badois, nous avons mis en place une station biologique en 23 pour un coût total de 1,5 million d'euros. Ça nous permet de réduire les nitrates qui proviennent de nos nettoyages industriels.

Ce projet en addition d'une précédente étude sur l'amélioration de Norges nous permet de réduire nos consommations industrielles de l'ordre d'eau industrielle pardon de l'ordre de 15 % par an, soit 8 millions de litres économisés par an. L'agence de l'eau finance une partie de cette station à hauteur de 250000 € dont ce premier versement de 125000 € en 2023. Le reste nous étant versé en 2025 si nous respectons les objectifs fixés.

Troisièmement, Danon a perçu cette même année 900000 € au titre du plan France 2030 qui se décompose en deux parties : 360000 € d'avance remboursable et 540000 € de subvention pour l'un de nos projets dans notre usine de Stenford situé dans les Haut de France. Comme je l'évoquais au début de notre propos, sera mis en place en d'ici à 2026 une nouvelle ligne de production dédiée à la nutrition médicale dans cette usine des Haut-Fance. C'est l'aboutissement de 4 ans de travaux et ça va nous permettre la localisation d'un savoir-faire stratégique en France avec la production de compléments nutritionnels euraux qui sont destinés aux personnes qui aux personnes âgées ou à des personnes qui sont atteintes de maladies chroniques.

Ce compagnera de la création de 23 emplois directs et d'une quarantaine d'emplois indirects en logistique et en emballage. Notre investissement total s'élève lui à 60 millions d'euros incluant un soutien de BPI France à hauteur de 3,5 million d'euros dans le cadre du plan France 2030. Sur l'année 2023 précisément, nous avons bénéficié, comme je le disais à l'instant, d'une première part de 900000 € et nous devrions percevoir le reste de de l'aide publique, soit 2,7 million d'euros d'ici 2026.

Et pour être parfaitement exhaustif, je me permets de préciser que notre usine de Stanford bénéficie actuellement d'un second accompagnement public pour l'installation d'une chaudière biomasse de 6 MW et demi en substitution du gaz actuel en partenariat avec NG. C'est une installation qui nous permettra de réduire de près de 70 % l'empreinte carbone du site grâce à une énergie qui est à la fois verte et locale. Le budget total de ce projet s'élève à 10 millions d'euros.

Il est soutenu par le plan France 2030 via LAADEM à hauteur de 3,3 millions d'euros mais également par la région Haut-Fance et la communauté d'agglomération cœur de Flandre à hauteur de 600000 €. Le versement des fonds s'effectue de manière échelonnée sur la période 2022 2026. Là aussi en fonction des différentes étape du projet.

Il n'y a pas eu de versement en 2023 mais il me semblait important de vous informer de ces aides qui sont également en cours. Après les 11 millions de subventions et avances remboursables, j'env au mécanismes fiscaux exclusivement représenté en 2023 par le crédit impôt recherche. En 2023, nous avons bénéficié de 19 millions d'euros au titre de ce crédit pour des dépenses de recherche et développement en France. vend à 138 millions d'euros au total.

C'est un ratio qui en moyenne est similaire année après année. Euh le Crédit Impôt Recherche est un levier essentiel qui nous permet de développer de manière préférentielle une activité de recherche active dans notre pays. Pour vous donner une idée, environ 40 % de nos dépenses de recherche et développement total sont réalisées en France.

Si vous prenez le coup d'un chercheur sans le CIR en France comme étant la base 100, en Allemagne, ce coût serait de 84, en Italie serait de 71, en Espagne de 56 et en Inde qui est fort loin de 34. Grâce au Se le coût de ce chercheur en France devient 72. Donc le CIR nous permet de demeurer compétitif par rapport au grands pays de recherche sur un sujet qui est fondamentalement un sujet stratégique pour l'avenir du pays.

Et pour tout dire, notre confiance dans la pérenité de ce dispositif a largement contribué à notre décision d'investir 100 millions d'euros, les 100 millions d'euros dont je parlais en introduction dans notre centre de recherche et développement à Paris Saclet. Euh je pense que nous devons aussi garder en tête que ce dispositif facilite et stimule les collaborations au sein de l'écosystème français. En 2024, par exemple, nous avons noué 60 partenariats avec des acteurs français pour un total de 7 millions 7 € pardon 7,5 million d'euros investis et éligible au crédit impôt recherche.

Sur la période 2019-2024, le montant dépensé avec notre écosystème chercheur académique industriel s'élève à 43 millions d'euros. Il s'agit de partenariat public avec l'INRAE ou encore avec Agroparitech et de partenariat avec des entreprises comme SAM qui fait de la recherche sensorielle ou Cen qui fait de la recherche clinique sur les bénéfices de nos produits pour le bien-être digestif. Enfin, je voudrais couvrir une dernière catégorie d'aide publique qui est dispositifs sociaux.

Nous avons bénéficié, nous en avons bénéficié à hauteur de 3,4 millions d'euros en 2023, 2,8 millions d'euros correspondent à des réductions de cotisation sociale et 542000 € au crédit d'apprentissage. Les réductions de cotisation sociale correspondent aux ex-réductions fon, c'est-à-dire à des allègements de cotisation Ursaf et des réductions de charges sur les cotisations de retraite complémentaires. Les crédits d'apprentissage nous permet évidemment de soutenir à la fois la diversité en entreprise, la montée en compéten et facilite l'accès des jeunes au monde du travail.

Pour l'année 2023, nous comptons 378 apprentis. C'est un chiffre qui est en augmentation d'environ 13 % depuis 2020. Donc voilà pour les chiffres.

Si je résume 33 millions d'aqu dont 28 millions soit 80 % concentrés sur deux dispositifs correspondant à des objectifs prioritaires pour le pays. Les certificats d'économie d'énergie et le crédit impôt recherche. AL sont des aides que nous sollicitons avec discernement pour soutenir notre politique d'investissement et accélérer ou concrétiser des projets qui sont orientés vers la modernisation, vers la transition, vers la compétitivité et vers l'avenir.

Maintenant, vous m'avez demandé comment le fonctionnement de ces aides pouvait être amélioré. Je voudrais vous présenter trois pistes de réflexion simples au regard notamment de certains dispositifs qui ont pu être mis en place dans d'autres régions du monde. Mais avant de faire ceci, j'aimerais partager avec vous quelques convictions simples tiré aussi de 25 ans passés à travailler hors de France.

Euh je ne suis revenu qu'il y a un peu plus de 3 ans. Donc certains des mécanismes français sont encore mystérieux euh pour moi. Euh les aides publiques ont à mon sens vocation à s'orienter autour de trois grandes thématiques.

Euh tout d'abord des aides exceptionnelles en cas de choc exogène. Nous avons vu à quel point elle pouvait être efficace au moment de la crise Covid. Ensuite, des aides dans le cadre de pilotage de choix stratégique structurant pour la nation afin d'inciter et de soutenir des changements qui sont clés pour la souveraineté.

Ça a été le cas pour l'aéronautique, l'énergie ou la défense à une certaine époque. Cela me semble maintenant devoir être le cas pour la transition écologique, pour la souveraineté numérique ou pour certaines dimensions de l'éducation comme l'apprentissage. Et enfin, le troisième thème sont les aides visant à assurer la compétitivité et l'attractivité du pays dans des domaines stratégique où la compétition est mondiale et où sans ces aides le pays ne serait pas compétitif.

C'est le cas évidemment de la recherche et de l'innovation au travers du crédit importe. Si ces aides sont nature fondamentalement différente entre la première qui répond à des besoins conjoncturels et les deux suivantes qui répondent à des objectifs stratégiques nationaux, toutes doivent obéir à mon sens à un certain nombre de règles communes. celle de la transparence, où va l'argent du contribuable et celle de l'évaluation, quels en sont les résultats.

Mes recommandations pratiques vont se concentrer, si vous le permettez, sur le second type d'aide et tiennent en quatre points. Premièrement, il me semble important de favoriser les outils de cofinancement à l'image du plan France 2030. qui sont essentiels pour renforcer la compétitivité de la France parce qu'ils permettent de financer et d'accélérer les transitions nécessaires et massive que notre tissu industriel doit opérer et notamment la transition écologique.

Une transition qui dans le cas de l'agroalimentaire ne sera jamais financée par le consommateur par le biais de hausse de prix. Permettez-moi d'ailleurs à propos d'agroalimentaire et d'aide publique de pointer un manque à mon sens. L'agroalimentaire est un secteur absolument clé de la souveraineté de la France.

Or, il ne figure pas parmi les nouvelles priorités de France 2030 énoncé par le Premier ministre il y a quelques semaines, sur les 54 milliards d'euros du plan, seul 4 % à peine 2,3 milliards sont consacrés au développement d'une alimentation qui soit saine en et durable. Vous me permettrez de penser en tant que patron d'anon que c'est peu pour euh la première industrie de France, une industrie qui est au cœur d'enjeux économique mais aussi d'enjeux de société qui sont absolument essentiels. Deuxè deuxièmement deuxème proposition, je crois que certains dispositifs d'aide publique gagneraient à être simplifiés et je rejoins ici le les propos tenus par certains chefs d'entreprise que vous avez auditionné.

L'idée n'étant pas de baisser le niveau d'exigence ou de contrôle des pouvoirs publics qui est légitime une fois encore s'agissant de l'argent du contribuable, mais de faire en sorte que ces choses soient lisibles, prévisibles et efficaces. L'incertitude sur les délais de traitement peut freiner les projets au lieu de les encourager. La multiplicité des interlocuteur dans l'appareil administratif complexifie et dilue l'efficacité de ces dispositifs.

Face à cela, l'idée d'un guichet unique peut être une solution pragmatique et d'ailleurs, l'engagement de la Commission européenne à créer un cadre plus clair et plus rapide pour les aides d'État nous paraît également aller dans le bon sens. Quand nous observons et je vous l'ai dit, je je reviens de nombreuses années à l'étranger, les approches adoptées à l'étranger, nous voyons émerger des systèmes d'aide aux entreprises qui se distinguent par leur simplicité d'accès, leur rapidité de mise en œuvre et leur lisibilité, tout en restant extrêmement sélectif et exigeant. Euh à Singapour, pour prendre un exemple extrêmement concret, il existe un interlocuteur unique, le Conseil économique de développement Economic Development Board en anglais, qui en association extrêmement étroite avec les fonds souverains et le gouvernement offre non seulement des incitations financières puissantes au service de la compétitivité nationale sur des sujets qui sont stratégiques, mais également une visibilité sur plusieurs années dans un cadre administratif qui est extrêmement clair, extrêmement pragmatique.

Le Conseil de développement économique de Singapour pratique un échange informel permanent avec les entreprises lors de l'instruction d'un dossier. Alors, ça permet de limiter les incertitudes et d'améliorer la qualité des candidatures. une bonne pratique qu'il serait ou qu'il pourrait être utile de généraliser par exemple dans le cadre de France 2030.

Troisièmement, nous avons besoin de mode de financement adapté. Par exemple, et pour un groupe comme Danon, les avances remboursables ne sont pas un levier très utile dans la mesure où elles se font aujourd'hui avec des taux d'intérêt qui sont très supérieurs à ceux du marché. Le principe de l'avance remboursable est un principe sain, mais d'autres pays ont réussi à en renforcer l'impact comme par exemple le Canada où les avances remboursables sont accordées sur la base de taux d'intérêt qui sont largement en dessous de ceux du marché, dans certains cas même à 0 %.

Et finalement et quatrièmement, comme je l'ai évoqué plus haut, s'enquérir systématiquement des meilleures pratiques de ceux avec lesquels nous sommes inévitablement en concurrence et si nécessaire les adopter de manière rapide et pragmatique est une pratique courante dans les entreprises. C'est la condition à la fois de notre survie et de notre compétitivité. C'est probablement quelque chose qui aurait vocation à s'étendre au-delà du monde de l'entreprise.

Voilà. Donc monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs, j'ai bien peur que mes suggestions ne soient pas très originales, mais elle se veul au moins simple et pragmatique afin de contribuer à rendre plus efficace pour tous des dispositifs qui sont des dispositifs extrêmement importants pour la compétitivité du pays. Du côté des entreprises, ces aides, en effet, pour ce qui est des aides structurelles, compétitivité, elles incitent, elles rassurent, elles stimulent, elle permettent d'accélérer, elles jouent un rôle fondamental de déclencheur.

Du côté des pouvoirs publics, quand elles sont attribuées avec discertement et qu'elles sont contrôlées, elles permettent à mon sens d'orienter l'effort du tissu économique vers des priorités qui vont assurer à moyen et à long terme la compétitivité et le rayonnement du pays et le renforcement de son appareil productif. dans un contexte géopolitique qui est particulièrement tendu, marqué notamment par une politique industrielle offensive des États-Unis et par une approche stratégique et de long terme de soutien à l'industrie, à l'innovation en Chine. L'Europe et singulièrement la France doivent à mon sens jouer avec les mêmes armes.

Voilà ce que je voulais partager avec vous dans mon propos liminaire qui j'espère a tenu dans le temps et je suis prêt à répondre à toutes vos questions. Merci beaucoup monsieur le président de toutes ces données à la fois très claires. On sentait qu'il y avait de la préparation de cette intervention.

Donc vraiment on vous remercie de l'importance que vous accordez à cette audition et puis des différentes pistes. Alors effectivement comme vous l'avez dit un certain nombre en avant par vos prédécesseurs à cette commission d'enquête mais c'est un signe comme quoi vous êtes quand même assez raccord les patrons sur certaines demandes et certaines impulsions. Donc ça ne peut que ça ne peut que nous indiquer des fois la marche à suivre sur notre rapport.

Moi, j'avais deux petites questions avant de donner la parole à notre rapporteur. Euh, la première, c'est plutôt titre de réflexion. Vous avez parler de produits laitiers végétaux ou laitiers et végétaux ?

J'ai parlé de produits laitiers et végétaux. Ah, pardon. Je ne serais pas permis de confondre l'un et l'autre qui correspondent à deux besoins antibusculés.

Non, non. qui qui correspondent à deux besoins différents dans un monde qui devient flexitarien. Comme vous le savez, nous sommes nous avons été pionniers et nous sommes toujours pionniers dans le le soutien aux éleveurs.

Très bien. Merci. Non, la deuxième question, elle est elle est plus en rapport avec notre commission.

Vous parlez vous parlez d'une érosion de la marge de la rentabilité de vos entreprises en France par rapport au ne serait-ce qu'au reste de l'Europe. Euh est-ce que vous pouvez nous donner un peu plus de détails ? Euh quelle est la marge aujourd'hui en France par rapport à la marge en Europe ou dans le monde du groupe d'Anon et de quelle manière cette éion euh euh se manifeste à à je veux dire à quelle à quelle amplitude ?

Alors je je vais vous l'expliquer en terme très simple. Factuellement, la marge que nous avons en France est la plus basse d'Europe. Le le la meilleure description qui en a été donnée, c'est un rapport de l'inspection des finances qui, si je ne me trompe dê de 2022 et regardait le l'évolution de l'exploitation brut, l'excédent bruit d'exploitation de l'industrie de la grande distribution et les agriculteurs sur la période du Covid, donc de près Covid à 2022. date du rapport, le l'excellent bruit d'exploitation des industriels avait diminué de 16 points.

Euh les l'excellent bruit d'exploitation de la grande distribution s'était maintenue, elle avait diminué d'un point et celle des agriculteurs avait augmenté 12 points. Alors, c'est la réflexion d'un certain nombre de choses. C'est la réflexion de du prix de l'alimentation en France qui est plus bas que dans le bien des pays, de la difficulté à valoriser euh l'alimentation et la recherche et l'innovation euh derrière l'alimentation.

D'où l'importance que j'ai affirmé d'ailleurs devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale de l'application de la loi égalime qui permet de protéger les agriculteurs. Sans agriculture il y a pas de nourriture. Et s'il y a pas d'avenir pour les agriculteurs et pas d'avenir pour la filière agroalimentaire française, nous avons collectivement un problème dans une filière qu'une filière à la fois valeur ajoutée à valeur ajoutée en terme d'innovation.

Notre métier chez Danon, c'est la santé par l'alimentation. Euh donc avec un un substrat de recherche dans une société comme Denon qui est extrêmement importante, un rôle absolument essentiel d'un point de vue de l'environnement. Les agriculteurs sont les premiers acteurs de l'environnement.

Les agriculteurs ne sont pas le problème, c'est la solution. Un pays sans agriculteur, c'est un pays sans avenir, hein. Vous pensez qu'on arrive au bout de ce système de toujours plus qualitatif, toujours plus vertueux ? mais de moins en moins cher pour le consommateur.

Alors, je pense que je pense que toute chose je pense que toute chose a un prix. Euh je pense que euh on se doit euh rémunérer à la fois décemment les agriculteurs et c'est ce que Danon fait depuis très très longtemps puisqu'on a euh pionné dans la fixation de contrat à long terme pour le prix du lait parce qu'on a parce qu'on y a ajouté euh des primes pour euh inciter à l'agriculture régénératrice un certain nombre de pratique parce qu'on aide à l'installation des des des jeunes agriculteurs. Donc il faut rémunérer le monde agricole.

Il faut rémunérer des gens comme nous qui dépensons comme vous l'avez vu, énormément d'argent dans de la recherche et développement. Alors la recherche et développement c'est très intéressant. Elle s'applique à la fois à des choses qui sont extraordinairement sophistiquées.

Danon est un des leaders mondiaux de la nutrition médicale. Quand vous êtes en traitement oncologique, quand vous avez des problèmes de grand âge, vous avez des problèmes de dénutrition. euh être capable d'adresser ces problèmes de dénutrition.

D'abord, ça vous permet de sortir plus vite de l'hôpital, de résister mieux au traitement, de revenir en forme beaucoup plus rapidement. Ça a un impact aussi d'un point de vue économique sur le coût pour la société. Euh et ce sont des produits qui ont un substrat de recherche et développement qui est extraordinairement important, qui est au cœur de ce que fait l'anon.

C'est le microbiome, donc c'est l'intestin, c'est ce que fait le yaourt d'anon depuis euh toujours, c'est l'hydratation, c'est euh la capacité à absorber, transmettre et euh transformer le euh j'allais dire le l'avenir ou impacter dans ce cas-là le le patient. cette technologie qui est extrêmement développée, vous la retrouvez, c'est un peu le le l'analogie de la Formule 1 et de la voiture de ville, vous la retrouver à un niveau un peu moindre dans les produits protéinés que euh que nous vendons où vous la retrouvez un seuil parfois équivalent dans la nutrition infantile que que nous vendons. Tous les degrés d'analyse et le la précision qu'on fait en matière de pureté, vous la retrouvez dans tout ce qui est hydratation.

Donc il y a une espèce de de d'écosystème qui est extraordinairement important et qui est différentiant bien sûr pour Danon mais différentiant pour pour le pays. C'est pour pour ça qu'on continue à investir en en recherche et développement. C'est pour ça que on continue à être un des grands leaders mondiaux euh et un champion français euh d'un agroalimentaire qui est un agroalimentaire très je veux dire particulier parce que c'est la santé par l'alimentation soutendue par la science.

Merci monsieur le président. Je laisse la parole à notre rapporteur. Merci monsieur le président, monsieur le directeur général, monsieur d'abord merci de vos propos introductifs.

Moi je partage une chose avec vous. Je pense que l'exercice que nous sommes en train de réaliser est un exercice d'intérêt général et d'intérêt public. Et pour la première fois, une trentaine de PDG d'un certain nombre de filières viennent échanger avec le Parlement, débattre autour de la question de l'utilisation de l'argent public et je vois aucun mal à ça.

Et je vois que un certain nombre, quasi la totalité des des PDG viennent ou des directeurs généraux viennent et donne en transparence les montants et moi je pense que ça participe à recréer de la confiance entre le pouvoir économique des salariés, des élus et des citoyens. Sachant que les trois premiers sont aussi des citoyens évidemment. Et donc je pense que ça participe à à un débat politique de haut niveau et un débat politique éclairé.

Voilà. Donc je partage ça avec vous et je vois que j'étais assez surpris de découvrir ce matin que il y avait un cabinet d'avocat qui était en train de préparer les PDG aux dernières auditions parce qu'il considère que le Parlement est devenu une zone de non droit. Alors je sais pas si vous avez été préparé par eux.

Je n'ai je n'ai pas été priori mais a priori pour noyer le poisson pour reprendre l'expression du président. Ça doit pas concerner notre commission d'enquête au Sénat. Ah, tu étais cité cher cher collègue.

Comme quoi le le président libéral social fait plus peur que le rapporteur communiste, donc on apprend des choses dans la presse. Bon euh mais non mais je dis ça, c'est que je je je pense que c'est un moment important et après il y a un débat, un échange, il y aura des solutions en tirées et je pense que c'est plutôt c'est plutôt sain de vrai comme ça. D'ailleurs dans ce souci de transparence, je vous pose la question puisqu'on l' posé à tout le monde mais vous venez d'y répondre avec vos propos introductifs.

Vous êtes plutôt d'accord avec la question de la transparence des aides publiques. Je je j'ai été d'une absolue transparence et et je pense que enfin pour faire écho à ce que vous venez de dire, je pense qu'il y a euh une vertu à la transparence et quand vous êtes dans une entreprise un vous avez vous gérer par objectif donc vous vous assurez que l'argent 1 est proprement alloué et de proprement mesuré. Et donc je suis à la fois pour une transparence sur les aides publiques et vous avez jusqu'au dernier détail de ce que nous recevons et aussi favorable à ce que alors de manière simple et pragmatique et sans en faire une usine à à gaz, les choses soient mesurées.

Quand j'investis dans une entreprise, je m'assure que l'argent est bien dépensé et je regarde si on a atteint les objectifs ou pas. Et donc vous me trouverez sans aucune préparation d'avocat d'aucune sorte. Vous avez économisé de l'argent.

C'est très bien. C'est très bien. Non, mais moi pour prolonger ça, je pense que le Parlement qu'il dispose d'une évaluation et d'un suivi des 2200 dispositifs fiscaux de subvention directe ou indirecte, je pense que lorsque l'on vote le budget, quel que soit après nos orientations politiques et notre vote final, mais je pense que pour un débat éclairé au Parlement, que nous disposions d'une suivi et d'évaluation est assez important et je pense que dans l'entreprise entreprise que les directions et les représentants des salariés et aussi un débat sur cette question de l'utilisation de l'argent public en disant voilà nous avons tel objectif, nous avons concuru à l'argent public par exemple j'en reviens sur le CR à peu près 15 % de nos dépenses sont de l'aide publique mais si on a on ne l'avait pas voilà ce que nous ne ferions pas et voilà ce que l'on peut développer avec l'argent public me paraît un débat tout à fait sain et tout à fait serein.

Donc j'en viens juste pour compléter le tableau. Donc comme vous avez des brevets puisque vous avez du du cir, vous ne recourez pas l'poox qui est la fiscalité, pas de messen et de famille de crédit famille. Et euh sur l'énergie, vous nous avez donné donc les aides au au C2E, mais vous pour les entreprises, vous avez pas eu une aide à la question énergétique euh ces dernières années.

J'imagine que la facture c'est un peu alourdi. Euh comme ça. Je je ne crois pas mais je regarde mais je ne je ne pense pas parce qu'on a alors pour le coup ça je l'ai préparé avec ma direction financière et donc tout ce que nous recevons en France a été en grand détail mis sur la table.

Très bien. Et peut-être pour avoir un débat là aussi complet, euh peut-être euh je je me permets de donner le le montant des dividend, c'est aussi un des questions. Euh donc si mais vous pourrez euh donc il y a 2,15 € et 679 millions d'actions euh en cours.

Donc ça fait 15AR5 de dividendes l'an dernier. et monde bien sûr. Ben toujours monde puisque non mais je je le précise toujours sans vouloir froisser notre rapporteur mais on examine des aides des chiffres français donc quand on donne des chiffres mondes c'est bien pour relativiser c'est bien de pouvoir préciser si on parle de chiffre monde ou de chiffre France.

Tout à fait. Donc j'en reviens. 1ARD5 de dividende. 2,7 millions de rachat d'action mais j'ai pas le montant total et un flux non 2,7 millions de rachat d'action mais j'ai pas le montant combien ça va coûter et un flux de trosori de 3 milliards je crois en 2024 ce qui est assez historique pour votre goû.

Euh et si vous pouvez nous compléter enfin sur le montant d'impôts en France puisque on on vous avez vu qu'on est dans ce débat économique, on est à la confluence de tout. C'est-à-dire, on parle de la question de l'imposition et d'ailleurs le peut-être si vous avez aussi le montant euh du des salaires payés en France et de la masse salariale et des cotisations, voilà, dividendes, achat d'action, impôts, voilà, ce qui nous permet d'avoir un débat économique global. Donc si vous pouvez nous nous donner si vous avez les chiffres hein alors ce que je vais vous donner ce que je ce que je sais je sais pas nécessairement tout par cœur.

Alors sur le sur le dividende effectivement euh 2,15 € cette année euh qui est un dividende qui est sur la base du profit mondial euh puisque la France représente simplement une partie de ce de ce profit mondial. deux ou trois choses sur le dividende. Euh, d'abord une première chose, le dividende c'est que ben les gens quand ils achètent une action, euh le dividende, c'est le loyer de l'argent qu'il place dans cette action.

Le rendement du dividende en moyenne sur les 10 dernières années pour Danon a été de 3,2 % à peu près. Donc il est à peu près au niveau de J'allais vous demander les de 2 € quel pourcentage il est à peu près au niveau de l'emprunt d'État français sans avoir la solidité et le niveau de risque de l'emprunt d'État français et il est largement en dessous de l'état d'emprunt du taux d'emprunt américain. Donc on est sur un rendement de l'action qui sans être mauvais ne reflète pas nécessairement le le niveau de risque des gens qui mettent leur argent dans dans l'entreprise.

Rachat d'action très très simple. Le jusqu'à cette année et depuis que je suis arrivé, nous n'avons pas fait de rachat d'action. Les seuls rachats d'action que nous faisons cette année, c'est pour racheter les actions qui vont être distribué aux salariés et au cadre de l'entreprise.

Euh et c'est uniquement tout. Donc c'est pour éviter si vous voulez une dilution des actionnaires mais ça n'est pas un rrache à l'action de manière très large. J'ai été extrêmement public sur le fait que l'utilisation du cash de l'entreprise au-delà bien sûr de la masse salariale, la masse salariale c'est si vous utilisez, regardez l'utilisation du du cash de l'entreprise, vous avez 60 % dans les salaires, à peu près 20 % dans l'investissement et à peu près 20 % dans les dividends, grosso modo, hein, pour vous donner une une un ensemble.

Euh l'utilisation du cash de l'entreprise, j'étais extrêmement publique là-dessus, y compris dans à la fois dans des scénarques financiers, dans des scénes plus larges. Première première utilisation, ben c'est investir dans l'avenir. Donc c'est investir derrière notre recherche et développement, c'est investir derrière notre outil industriel, c'est investir derrière notre marque.

C'est investir. La deuxième utilisation de ce cache, c'est effectivement du dividende pour rémunérer l'argent investi par les investisseurs dans notre société. La troisème utilisation, c'est une utilisation qui vise à commencer à acquérir des sociétés de façon à renforcer l'empreinte de Alors, vous avez peut-être vu qu'on a annoncé ce matin l'acquisition d'une d'une société.

Le le l'objectif étant une fois encore de continuer à faire avancer Danon. Et enfin, bah cette année, on a procédé effectivement au rachat de 2,7 millions d'actions si je ne me trompe qui correspond au actions pour les salariés et les cadres de l'entreprise de façon à à éviter la dilution de la dilution des euh des actionnaires. Juste peut-être si vous voulez les chiffres exacts.

Attendez, monsieur le directeur parce que vous n'avez pas prêté serment vous. Donc, est-ce que je fais prêter serment, monsieur le directeur ? Je je vais vous faire je vais vous demander de prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité.

En rappelant fonction en rappelant vos fonctions. Donc, vous êtes Je suis Laurence Saki, je suis secrétaire général du groupe d'Anon. Voilà.

Dire toute la vérité, rien que la vérité. En levant la main à droite en disant je le jure. Je le jure.

Voilà. Maintenant, vous pouvez prendre la parole, monsieur le secrétaire général. Donc non, c'est juste puisque vous avez demandé les chiffres précis, j'ai un certain nombre de chiffres précis.

J'ai pas j'ai pas encore le le le chiffre précis de la masse salariale en France, mais euh donc nous avons distribuer le 5 mai dernier l'équivalent de 1 de 1AR392 millions en dividende. 1ARD 392 millions en dividende. Nous avons racheté donc des actions pour un montant de 192 millions qui correspond exactement à la compensation des émissions d'action nouvelles pour dans le cadre qui ont été faites dans le cadre du plan d'actionnariat salarié et du plan d'action gratuite à un certain nombre de cadres de l'entreprise plus de euh 154 de l'entreprise en bénéficie.

Je pense que vous avez aussi dans vos lignes l'impôt payé par la société par le groupe d'Anon. Oui oui, on va vous donner ça. Alors la la contribution fiscale en en France s'élève à 413 millions d'euros.

Euh il y a 110 millions de d'impôts de type impôt de production euh impôts et taxes euh ESG et euh taxes sectoriel. Euh il y a euh 303 millions de cotisations et taxes sur les salaires à la charge euh du groupe d'Anon. Euh Danon ne paye pas d'impôts sur les sociétés sur les cotisation salari non, c'est sur à la charge de à la charge de l'employeur l'entreprise euh patronal.

Oui. Euh euh non non non non, c'est patronal. Euh nous ne payons pas de de d'impôt sur les solicités en France pour deux raisons très simples.

He la première c'est que on a un endettement qui est extrêmement important du fait de notre expansion internationale qui est faite à partir de la de la France. On a racheté une énorme société qui s'appelait Numico qui fait à la fois la nutrition médicale et la nutrition pour bébés il y a quelques années. On a racheté White Waves qui faisait à la fois du lait bio et des produits végétaux.

Et puis la France est en fait un centre administratif, donc un centre de coût extrêmement important. C'est là où on a notre plus gros centre de recherche. C'est là où on a les fonctions euh globales.

Euh al je veux pas dire de bêtises, mais au siège, on emploie plus de 60 nationalités euh avec des gens de tous les pays euh qui donc travaillent au service du groupe mondialement. Donc les coûts liés à ça et les coûts liés à la dette absorbent en fait l'impôt sur les sociétés en France. Donc 100 bah 110 millions3 millions d'impôt j'ai dit 413 millions d'impôts qui se décomposent en 110 millions charge pardon non mais non bah là c'est un désaccord mais que j'ai pas qu'avec vous monsieur le c'est 100 voilà c'est 110 millions d'impôts de production taxes diverses et 303 millions de cotisation patronale et taxes et pas d'impôt sur et pas d'impôt sur Mais 303 millions qui qui sont qui sont une partie du salaire différé.

C'est c'est pas pareil que l'impôt. Cela n'engage que le rapporteur, monsieur le président. Ah ben comme tout le monde ici, mes paroles n'engagent que moi.

Comme les tiennes n'engagent que toi et celle Voilà. Bon euh j'en viens maintenant sur le cirque parce que je pense que c'est intéressant d'avoir un échange avec vous. Euh donc à peu près 15 %, c'est ça des dépenses à peu près je Ouais, moi j'ai compté 13, 13 et demi.

Allez, on va prendre le le chiffre exact 13 et demi. Euh est-ce que euh de fait vous pouvez nous expliquer euh est-ce que s'il y avait pas le tir, on a compris que c'était de la compétitivité sur la question de l'emploi. Vous nous l'avez donné, vous avez même fait de la comparaison avec d'autres pays européens, voir l'Inde.

Donc ça, très bien. Est-ce que s'il y avait pas le cire, il y aurait des activités de recherche et développement que vous ne feriez pas en France et que vous pourriez développer ailleurs en Europe ou en Inde puisque vous avez cité l'Inde. Et combien ça représente à peu près de dossiers chaque année ?

Euh plusieurs dizaines, plusieurs centaines. Euh est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? Est-ce que ça concerne aussi que Paris sacé ou il y a d'autres centres de recherche ?

Enfin, est-ce que vous faites tout en interne ou est-ce que vous en externalisez une partie ? Et est-ce que vous en réalisez à l'extérieur de la France, au sein de l'Union européenne ? puisque je rappelle qu'il y a vous pouvez en faire 30 % à peu près euh en sous-traitance et une dizaine de pour des activités dans d'autres filiales européennes, je préside au sein de l'Union européenne.

Hm hm. Alors le pour en venir au début de de votre question, quand vous installez un centre de recherche qui est extrêmement important puisqu'on parle de 550 chercheurs, que on parle de d'un investissement immobilier qui est extrêmement important, pas uniquement immobilier, d'ailleurs, investissement dans les machines, dans vous regardez, c'est un investissement à très très long terme. Vous établissez pour pour le futur.

Vous regardez fondamentalement deux choses. Vous regardez les compétences et l'écosystème qui sont disponibles. Donc la qualité des gens, la qualité de l'écosystème autour de de votre entreprise et vous regardez l'équation économique qui va avec cet écosystème.

Euh et les deux sont importants. On a un centre de recherche aussi au Pays-Bas où vous avez une un excellent écosystème à la fois d'université et et et d'ingénieur. Donc le lorsque vous prenez ces décisions qui sont des décisions à très très long terme, vous regardez ces deux chosesl et le crédit impôt recherche et je l'ai dit dans mon proposiminaire joue un rôle extrêmement important pour combler des déficits ou des écarts d'attractivité ou de coût qui vous permettent de jouer à jeu égal ou à terrain égal avec d'autres nations, toute chose étant égale par ailleurs.

Donc si l'écosystème est équivalent. Donc oui, le crédit impôt recherche a joué un rôle extrêmement important. Alors, c'est pas le seul parce que vous n'allez pas pour euh simplement pour une aide, vous allez vous allez enfin l'aide permet de faire un choix dans un contexte d'écosystème, mais l'aide est absolument euh importante pour euh orienter euh pour orienter ce choix, hein.

Alors, je vous parlais d'écosystème et ça va répondre à votre deuxème ou à la deuxème partie de votre question. le la manière dont on travaille chez Danon. D'abord, on fait énormément de choses nous-mêmes.

On a une on a une base de je crois 1900 souche de ferment à sa clé. D'ailleurs, si vous voulez venir visiter sa clé, je recevrai les membres de la commission avec grand grand plaisir. On fait des recherches qui sont absolument phénoménales.

On a des gens qui sont des gens d'extraordinaire qualité. Et parmi euh nos équipes, alors c'est vrai à SaL, c'est vrai ailleurs, nous avons des gens qui sont à la fois euh chercheurs chez nous et enseignants à l'extérieur. Euh et donc on travaille beaucoup avec un écosystème d'université euh avec une double intention qui est bah de bénéficier des savoirs euh qu'on trouve dans les universités. euh on a trait euh on prend des post-doctorants, ce qui permet d'avoir des gens qui pensent différemment sur des sujets qui sont euh importants.

Ça nous permet de faire vivre aussi l'écosystème de des universités. Donc un c'est un un premier cercle. Il y a on travaille beaucoup avec euh des entreprises euh partenaires.

On fait parfois des choses un peu curieuses. On a fait un joint venture avec Michelin sur la fermentation de précision. Parce que Michelin est un un chimiste, nous sommes dans les sciences de la vie. nous intéressons tous les deux à euh la fermentation en venant d'angle extrêmement différent et donc ça donne lieu à des choses qui sont extrêmement euh qui sont extrêmement intéressantes.

Donc on travaille avec notre écosystème, on travaille avec Agroparitech, je l'ai dit, on travaille avec l'INRA, je l'ai dit, il nous est même arrivé d'aller travailler avec le CERN sur de la structuration très très compliquée de produit. Je ne sais pas d'ailleurs qui étaient les plus excités de nos ingénieurs ou de ceux du CERNE qui faisaient quelque chose de radicalement de de radicalement différent. Euh donc on travaille en écosystème, on travaille pas uniquement en en cercle fermé.

La très très grande majorité, si ce n'est la la totalité, alors je sais pas s'il y a pas Pouillem, se fait en France. Alors, sachant que nos chercheurs français ont vocation à rayonner puisque c'est un champ un centre de c'est un centre de recherche globale, hein. Donc ce qu'on développe en France ou au Pays-Bas puisqueon les deux se parlent tout le temps, vocation à à rayonner dans le monde.

Peut-être si je peux me permettre, permettra de faire une pause. Vous avez posé la question de du nombre de centres de recherche en France. Oui.

Euh et on a un deuxième centre de recherche plus petit euh à éviant euh qui est consacré euh essentiellement à la question de des emballages et qui travaille notamment sur les emballages du futur, à la fois la réduction du poids de nos emballages, la réduction de l'impact environnemental de nos emballages, mais aussi les prochaines générations d'emballage. Et peut-être quelque chose que qu'Antoine de Sainta-Afrique ne pouvait pas dire parce qu'il n'était pas euh là à l'époque où la décision a été prise euh d'investir sur le plateau de sa cl euh pour réaliser notre notre centre de recherche, pour implanter notre centre de recherche. C'est un moment où nous devions quitter euh notre centre de recherche précédent qui était plus petit, moins ambitieux mais qui était déjà basé sur le enfin implanté sur le le plateau de sa clé.

Et au moment où la décision a été prise, la tentation a été grande, c'est certain. euh de euh de réunir euh nos deux centres donc deux grands centres de recherche qui était l'un à Saclet et l'autre à UtreT euh au Pays-Bas puisque quand nous avons acheté Numico, nous avons acheté un très gros centre de recherche spécialisé dans l'alimentation infantile, l'alimentation médicale, extrêmement performant et la tentation a été de se dire "Bah, mettons toute la recherche à Utre." Et l'un des éléments qui a été important euh pour dire que non, il fallait qu'on investisse en France et pas investir au Pays-Bas, c'est la visibilité que nous avions sur le CR.

C'est rentré en ligne de compte. C'est pas ce qui nous a décidé hein, mais c'est un des éléments extrêmement importants parce que ça ça permettait de rééquilibrer l'équation économique qui était plus favorable à à Utrecht. Et merci pour les les précisions.

Et la part en est-ce que vous faites tout en interne ou une part en sous-traitance et une part à l'étranger ou tout en France ? Non, c'est c'est euh tout en France ou peut-être un Pouillem euh mais c'est vraiment tout en France quoi. Et tout en interne et tout en interne en dehors des des quelques euh des quelques cas que qu'on évoquait qui sont des cas de coopération, on a dans lequel on a besoin de coopérer avec Inrae par exemple et cetera, mais c'est piloté, c'est toujours piloté en interne, on sous-traite pas une recherche complète à l'extérieur. ce que ce que je disais dans mon promoinaire, le nous pilotons en interne parce que le cœur du cœur de et aussi de la propriété industrielle doit rester en interne, mais en revanche, on irrigue un un réseau de gens qui ont des capacités qui sont intéressantes.

Donc, il y a un échange et une irrigation. J'ai dû mentionner le à la fois le nombre de projets et je sais plus si de l'ordre de 7 ou de 8 millions euh en 2024 60 projets je crois et 7 8 millions, je peux pas dire de bêtises. Euh donc on on exploite un écosystème euh de façon à s'enrichir, de façon aussi à à faire évoluer l'écosystème.

Sur le nombre de dossiers, pardon, excusez-moi, je pose la question. Euh c'est entre 80 et 100 par an de dossier cirable de dossier c Ouais, à peu près. 100 dossiers cirable.

Voilà. à peu près par an. Voilà.

D'accord. Et et qui sont et on est contrôlé hein puisque on a eu aujourdhu en tout cas aujourd'hui tous les 3 à 5 ans. Voilà, on a eu on a eu se contrôles en 3 ans sur le cire.

Oui. Qui sont bien passés. D'accord.

J'ai une dernière question monsieur le président. Enfin deux dernières, c'est très plutôt assez courte. Euh une aide d'une collectivité locale qui a dont la presse l'a relayé, c'est celle de 450000 € de la communauté de commune de Flandre intérieur pour l'usine Blina de Stenw.

Je suis désolé si je ne cite mal mais je je vois que vous voyez de quoi je parle. Donc voilà a fait débat lors de son dernier conseil. Euh est-ce que vous pouvez nous préciser euh pourquoi et comment euh une collectivité locale qui n'est pas la région euh vient donner 450000 € pour assurer le maintien de votre activité sur le site et comprenez-vous que ce là puisse être perçu par certains comme un chantage à l'emploi ?

Et tant qu'on est sur ces questions d'emploi et de site, j'ai été lorsque j'ai préparé cette audition alerté mais là je n'ai que des rumeurs. Donc je pose la question par plusieurs syndicalistes que l'usine Blina de Villefranche près de Lyon qui a 150 ans je crois donc qui est une usine assez ancienne, il y a plusieurs rumeurs insistantes comme quoi vous pourriez soit stopper l'activité soit la vendre. Est-ce que vous pouvez confirmer ou infirmer évidemment cette rumeur ?

Alors euh vous euh m'entendrez dire que je ne commande pas sur les euh rumeurs et je n'ai pas vocation à le faire. L'usine de Ville-Franche, une usine qui souffre énormément hein puisque l'activité a été en déclin depuis très longtemps, continue à faire énormément de choses et nous ont tout notre possible à Ville-Franche, mais je ne commenterai pas sur les rumeurs des uns ou des autres sur la communauté. Excusez-moi, je je me permets, je le fais rarement mais de de Donc euh euh Non, pour être clair, vous essayez de sauver l'activité sur place mais euh vous prendrez pas une décision de fermeture du site dans les prochains mois.

C'est ça la question. Ce que je suis en train de de dire, c'est d'abord vous ne prenez jamais une décision de fermeture de site de gaié de cœur. Un, parce que c'est un drame pour les employés. de parce que euh c'est la dernière chose à laquelle vous voulez vous résoudre.

Cela dit aussi et je ne vous parle pas de ville franche mais de manière générale, vous avez la responsabilité de vous assurer que votre société continue à fonctionner. On est investisseur, on continuera à être investisseur net en France. Est-ce que ça veut dire que chaque site restera dans l'état dans lequel il est euh à Déternam ?

Non, on a fait le le l'exemple de ville est probablement un très très bon exemple. où on avait une une activité qui était complètement déclinante. On a transformé totalement le site.

Dans certains autres cas, on a été amené à à clore des sites. On le fait jamais de gâté de cœur, on le fait toujours à la Danon, c'est-à-dire de manière extrêmement responsable, de manière extrêmement respectueuse et en parlant dans un premier temps aux représentants du personnel, hein, sur euh votre question de la communauté d'agglomération de de cœur de Flandre. Euh je l'avais mentionné dans mon discours liminaire, ça rien à voir avec l'emploi en l'occurrence.

C'est euh lié à la réduction, c'est la chaudière, une contribution à la chaudière de de biomasse euh qui est liée d'une part à la réduction euh de euh l'empreinte carbone du site et qui est lié d'ailleurs à l'écosystème agricole autour du site puisqu'on emploie euh des déchets de produits ou des coproduits de production agricole sur un rayon alors ne tenez pas au kilomètres près mais qui doit être de l'ordre de 70 km autour de l'usine et qu'on donne de ce fait un déboucher à des agriculteurs sur la zone de la communauté de commune pour valoriser leurs coproduit qui vont dans une chaudière de biomasse. Donc la subvention c'est celle-là vous l'avez je vous l'ai indiqué d'ailleurs dans mon discours leur et et et propos n'était pas de dire que vous l'avez pas communiqué au départ. Non et et sur Stanford euh vous avez parlé de de chantage à l'emploi donc qui avait été un mot employé employé c'est ce qui a été employé dans la presse locale et par exemple euh Stenfor c'est c'est au contraire un site qui se développe puisque c'est un site sur lequel on a fait un investissement important pour diversifier la production et installer une ligne de nutrition médicale justement puisque le marché marché de la nutrition médicale se développe très fortement.

C'est un marché sur lequel on avait peu de capacité en France. On en avait plus par exemple en Angleterre, plus en Allemagne, plus aux Pays-Bas et on a décidé d'installer de la capacité en France et donc on l'a installé à Stenford. Donc c'est une usine qui se développe, c'est pas une usine qui est une usine menacée ou l'aide est versée au titre de la compétence à l'immobilier d'entreprise des communautés de des communautés d'ablo.

J'ai pas l'information ça donne ça. Je sais je pense que faites un gros investissement de construction alors sur Ouais, on fait un gros investissement de construction. Alors sur l'aide et je revenais à mon à mon proposiminaire, je pense que enfin le l'aide qui est versée par la communauté d'agglomération cœur de Flandre est liée à la chaudière biomasse et cette chaudière biomasse est liée évidemment à l'écosystème agricole autour de cœur de Fland.

La chaudère, c'est un investissement de 100 millions, hein, c'est ça ? C'est un investissement euh de 100 millions absolument euh qui est soutenu par LAADM à hauteur de 3,3 million d'euros. et par une combinaison de la la communauté la région des haut-france et la communauté cœur de Flandre à hauteur de 600000 €.

Oui. Donc c'est il ne finance pas le le l'investissement dans la nouvelle ligne, il finance voilà mais ce qui nous permet aussi ce qui contribue aussi au développement de ce site. Merci monsieur le président.

Merci monsieur le directeur. Je me tourne du côté de nos collègues de la commission d'enquête. Je vais je vais ils ont ils ont chacun une ou deux questions à vous poser.

On va leur laisser poser leurs questions puis vous répondrez euh pour l'ensemble. Donc Michel Massé et Éveline Renault Garabédian. Bien merci monsieur le directeur général. monsieur et euh euh vous dire que je je rejoins une grande partie de de vos pistes de réflexion notamment dans les conditions d'attribution quand vous avez parlé à la fois d'un événement exceptionnel soit de projets structurants pour l'autonomie de la nation si j'ai bien compris en deux et en trois la compétitivité au niveau recherche j'adhère complètement à ces idéesl bien sûr dans une transparence et une évaluation régulière Euh voilà.

Alors, je je connais je connais votre engagement pour le monde agricola, le soutien que vous avez aussi pour ce monde-là, vous l'avez dit, la santé par l'alimentation, si j'ai bien compris, vous accompagnez à hauteur de 48 millions la filière agricole si je me trompe pas. Oui, depuis 2015, on l'a accompagné à hauteur de d'à peu près 48 millions. Voilà, pour une agriculture euh régénératrice en fait, c'est ces termes que vous avez employé.

Je voudrais savoir comment vous euh euh sélectionnez ou quel type de contrat avec vos partenaires. Est-ce que c'est avec les chambres consulaires ? Est-ce que ça comment cela cela fonctionne ?

En même temps, je crois que vous avez à peu près 186 de production à travers le monde, il me semble, à peu près. C'est cela. 53 je crois.

Je vais pas vous dire mais c'est je pense que c'est à peu près 153. D'accord. Euh et des usines de production bien entendu hein aussi.

Voilà. Et ça c'est juste à titre comparatif. Est-ce que vous touchez d'autres des ailes euh émanant d'autres pays sur les autres projets à travers le monde ? simplement à titre informatif ou prom cultural.

Euh monsieur le directeur général, si si vous voulez, je peux répondre direct. On va on va on va si ça vous dérange pas euh demander à Eveline Renault Garabédian de poser sa question puis vous répondrez aux deux en même temps. Monsieur le président, merci monsieur le président.

Monsieur le président, vous nous avez indiqué percevoir environ 33400000 d'aides publiques. Euh je voudrais savoir quelles sont la part d'aide affecté pour les outresemes par type d'aide ainsi que les sociétés qui en sont bénéficiaires dans lesquelles bien entendu Danon détient des participations ? J'ai eu du mal à comprendre comment est structuré votre implantation notamment à la réunion avec l'entreprise Sorelet qui op qui est opéré par GBH sous licence d'Anon.

Ce que je voulais savoir, c'était une société dans laquelle est-ce que Danon détient une participation et touche à ce titre des aides. Bon, je pense pas que là maintenant sur quelque chose d'ussi détaillé vous ayez les éléments. Donc je voulais savoir si vous ne les avez pas, si vous pouvez nous les communiquer à la commission dans le cadre d'une contribution écrite et sur le sujet qui serait les aides publiques qui sont perçues par Danon notamment dans le cadre de l'outre.

Alors sur cette sur cette dernière question, je je dois vous vous avouer que je je n'ai pas le le détail, mais Laurent peut-être non, j'ai pas on on vous transmettra le détail par écrit, mais c'est vrai que dans les outresem, nous n'opérons pas directement, que ce soit la Réunion ou dans les Antilles françaises. Nous nous intervenons sous licence, c'estàd que des entreprises locales ont une licence d'Anon et fabrique à marque d'Anon avec le cahier des charges d'Anon. Mais c'est des entreprises dans lesquelles nous n'avons pas forcément de capital.

Euh voilà. Et donc et donc elles ne sont priori pas euh euh destinées à recevoir une partie une partie des aides. Mais on vous fera une réponse très précise parce que c'est c'est pas le même acteur selon les selon les territoires d'outreemer.

On s'impose de toute manière un problème mais comme on est dans dans une commission d'enquête qui qui ne traite que le problème des aides publiques, il y a le problème quand même sur ce point particulier. micro de la structure oui le micro particulier de la structure peut-être que je pourrais en profiter pour poser la question à l'écrit et avoir une réponse est écrite qui ne concerne pas tout à fait cette commission d'enquête mais surtout pour le problème de la vie chère enrre mer et où vous travaillez avec une société à la réunion avec qui appartient à un groupe particulier donc vous n'avez peut-être pas de participation à l'intérieur et sur lequel il y a quand même un texte de du sénateur Lurel dans lequel il y d'interdiction, d'exclusivité de distribution et j'ai l'impression que tout le monde est obligé de passer par ce gélet pour acheter. Donc j'en profiterai pour poser la question.

Merci. Alors sur vos questions monsieur Mass le dans tout ce qui est laitier nous travaillons avec des organisations de producteurs, donc en fait des groupements de producteurs organisés comme vous le savez de manière régionale avec lequel nous avons des relations qui sont des relations de très très long terme. les relations qui sont faites au travers de contrats laitiers qui sont généralement pluriannuels de façon à donner de la visibilité à l'éleveur et lui permettre de lui permettre d'investir.

C'est structuré avec à la fois un prix du lait qui comme vous le savez varie de région à région parce que la productivité les conditions sont différente région par région auxquels vient s'ajouter ou viennent s'ajouter un certain nombre de rémunérations spécifiques lié à la qualité liée à l'implication dans l'agriculture régénératrice liée à la préservation d'un certain nombre de choses. Donc il y a cette première dimension sur laquelle on est très très impliqué. Il y a une deuxième dimension sur lesquelles on est impliqué à la fois d'un point de vue pratique et d'un point de vue symbolique qui est l'installation ou l'aide à l'installation des jeunes agriculteurs.

Donc en coordination avec les OP, on aide et on essaie de financer l'installation de jeunes éleveurs alors de diverses manières en dans un certain nombre de casidant le financement des installations, donc payer ou contribuer à payer une partie des intérêts d'emprunt en trouvant des remplacements pour les vacances de façon à ce que la vie puisse être un petit peu plus normal et puis on fait des choses très symboliques mais très importantes. Vous avez peut-être vu qu'avec Antoine Dupont qui est un un partenaire de Danon, on a lancé une opération qui s'appelle du neuf dans les champs qui vise à essayer de d'encourager euh bah de jeunes agriculteurs dans le domaine de l'innovation et dans le domaine de la de la durabilité. Donc on fait ça bien sûr dans l'élevage parce que c'est le le le produit principal, mais on fait ça aussi et on l'a fait au travers de d'un certain nombre de de de filiales de Danon en France.

On fait ça aussi sur les les fruitiers dans la région d'aiguillon. On a des coopérations sur des fruits bio. Donc on est assez large dans la manière dont on travaille avec l'intégralité de nos partenaires.

On a généralement des partenariats qui sont très très long terme. Une chose très importante, nous sourçons 100 % de notre lait en France. On est en fait on source autour de nos usines dans un périmètre qui généralement est al je sais pas si 60 70 km mais dans un périmètre relativement limité.

Alors, qu'est-ce qui se passe à qu'est-ce qui se passe à à l'étranger ? Vous me posiez la question. Est-ce qu'on reçoit des aides à l'étranger ?

Oui, en soit des aides à l'étranger qui peuvent prendre des formes différentes. Il y a des équivalents de crédit impôt recherche. quand euh quand vous parlez avec le gouvernement singapourien et que vous faites des études sur le microbiome qui est quelque chose qui intéresse énormément le gouvernement de Singapour parce que la population est âgée, parce qu'ils ont des problèmes de ils veulent repousser très loin l'âge de la retraite avec une population en en capacité de travailler très longtemps.

Vous travaillez sur les conditions sur l'impact de de l'impact de l'alimentation sur la santé et en particulier sur le microbiome qui est quelque chose qui nous intéresse beaucoup. Donc on a négocié il y a pas très longtemps un crédit de types crédit impôt rechercher avec le gouvernement de Singapour dans le cadre de ce que je décrivais dans mon propos liminaire. Un autre exemple alors qui date d'avant monsieur Trump mais qui est un un exemple assez intéressant. les Américains à l'époque de ce qu'ils appelaient le l'AR, hein, euh l'inflation Reduction Act, euh ont mis en place à l'époque de monsieur Biden, là aussi un certain nombre d'aides qui sont des aides structurantes et qui sont des aides qui visent à encourager euh des innovations de rupture ou des changements dans des filières. typiquement décarbonation de la filière laitière et quelque chose qui les intéresse énormément parce que l'élevage est extrêmement important, la filière laitière est extrêmement importante et donc le [Musique] gouvernement américain nous a accordé avec notre écosystème donc avec un certain nombre de de d'éleveurs, des subventions pour faire des choses extrêmement innovantes dans le domaine de la diminution de l'empreinte de carbone de l'industrie laitière.

Donc on est dans des logiques qui rejoignent un peu ce que j'ai dit à la fin de mon proposiminaire qui est dire une logique qui est utiliser l'argent public pour soit améliorer structurellement la compétitivité du pays dans les choses qui sont stratégiques, soit aider à des transitions qui sont des transitions qui conditionnent l'avenir du pays, qu'elles soit environnementale ou qu'elle soit technique ou technologique. Alors, rien de neuf sous le soleil ce qui s'est passé dans les années 50 avec l'énergie, la défense, l'aéronautique, mais qui est quelque chose que font extraordini bien les Chinois, que font extraordini bien les Américains et que je pense que l'Europe et la France en particulier ont vocation à faire de façon à ne pas être coincé entre un marteau et une enclume. Merci monsieur le président.

Une dernière question, moi j'en aurai une toute petite pas hors contexte mais une dernière question du rapporteur. Moi dans le contexte non ma dernière question, je pensais que vous allez le citer, vous avez été une des premières sociétés à mission euh d'un homme. Vous insistez beaucoup sur un dialogue social extrêmement construit.

Je tiens à le préciser, le dernier PSE qui avait fait un peu débat. C'était pas sous sous votre direction puisque c'était votre prédécesseur Emmanuel Faber qui a fait en pleine crise Covid une entreprise aidée CICE qui avait je crois conduit à la suppression de 500 emplois décidé le 23 novembre 2020 mis en œuvre en 2021. Non, moi la question c'est combien d'ouvriers encore et de et la part d'ouvriers de cadre dans votre entreprise sachant qu'après il y a toujours et je crois que c'est mis en œuvre ce que vous appelez le local first plan de départ certains diraient plan de licenciement plan de départ sur un long terme de cadre pour vous séparer de cadre.

Donc moi ma question c'est combien il reste entre les ouvriers techniciens et cadres dans l'entreprise et est-ce que vous comprenez qu'un certain nombre de cadres s'exprime notamment sur ce plan de restructuration que vous avez commencé à mettre en œuvre à votre arrivée sur notamment parfois le fait que ça désorganise notamment ce que ça fait peser sur le reste des cadres l'ensemble l'ensemble des décisions. Voilà, c'était ma dernière question. Alors sur le il faut que je revienne vers vous en posant la question sur la proportion ouvrier par rapport à cadre parce que je ne je ne la connais pas par cœur.

Une chose qui est absolument certaine, c'est que local first que vous mentionnez n'a touché aucune des usines. Euh donc c'était uniquement des c'était uniquement des des cadres. C'était uniquement des cadres.

Tout à fait. Alors sur le sur le C force, vous l'avez dit, c'était c'était avant mon époque. que ce qu'on a essayé de faire certainement depuis que je suis là, c'est dans un monde qui continue à changer de manière extraordinaire rapide, hein, puisque bah vous regardez ne serait-ce que ce qui est en train de se passer en matière d'intelligence artificielle et les conséquences que ça a qui sont extraordinaires à la fois en bien, mais aussi avec les défis que ça ça ça offre ou ça auquel ça confronte, on a essayé de de rentrer dans une logique où d'abord on forme les gens, on forme les 90000 employés de d'Anon à l'intelligence artificielle où ensuite on essaie de gérer de manière pluriannuelle la pyramide des âges et la pyramide des savoirs de façon or et c'est pour ça qu'on fait de la GEPP chez Danon.

C'est pour ça qu'on a et vous l'avez mentionné, un dialogue social extrêmement intense. Vous essayez de planifier des transitions qui sont des transitions à long terme qui vous permettent de faire évoluer les gens dans un monde qui évolue extrêmement vite. Euh et donc c'est ce quoi on s'est on s'est engagé, sur quoi on avance extrêmement vite.

On a un accord de GEPP qui a été signé de manière majoritaire en France qu'on a commencé à à mettre en œuvre et qui se passe plutôt bien. Et juste un point en ce qui concerne Local First, l'ensemble des départs a déjà eu lieu. Le le plan est terminé.

Voilà, 756 départs accompagnés euh en France. Oui. Qui qui enfin qui selon les cadres je travaille pas dans l'entreprise continue de de fait qu'on a un plan sur le long terme comme ça de réorganisation uniquement pour les cadres et vous l'avez cité 756 départs j'avais pas le la pression plus les 500 avant du PSE.

Bon, je comprends que la réorganisation peut être parfois difficile. Alors, c'est toute réorganisation est extraordinement difficile. Le dire les niveaux pour ce que ça vaut les niveaux d'engagement dans l'entreprise sont plutôt excellents au-delà de la moyenne des entreprises.

Et al vous disiez tout à l'heure Danon est une société mission. Oui, Danon est une société mission. C'est une société qui a une intensité de dialogue social qui est extrêmement forte.

Tous les ans, je on doit être la seule société au monde. Tous les ans, tous les syndicats du monde viennent sous l'égide de l'Union de l'UNIT. On passe 3 jours.

Mon comité de direction passe une journée complète à expliquer les stratégies. Je passe une matinée complète à répondre aux questions, expliquer la stratégie et il passe et le reste des équipes passe une journée et demi à à ou tr4 de journée à à faire le reste tous les ans. Tous les ans, tous les ans.

Une vraie un vrai engagement qui est un engagement qui doit qui date d'Antoine Ribou hein. Donc qui n'est pas quelque chose que j'ai inventé. Merci monsieur le président.

Moi, j'aurais une question par rapport à une réflexion que vous avez fait tout à l'heure. Vous travaillez notamment sur la fermentation de précision sur les aliments végétaux. Euh et moi j'avais commis il y a 2 ans un rapport sur alors pas sur le côté laitier entre guillemets ni sur le côté végétal mais sur le côté développement cellulaire h pour faire un genre d'imitation de viande même si j'aime pas utiliser le terme viande dans cette dans ce milieulà et on se rend compte que au niveau des aides publiques, autant il y a une vraie volonté d'accompagner le développement d'aliments végétaux autant il y a une vraie volonté d'accompagner la fermentation cellulaire à la fois par des investissements de BPI, des accompagnements de BPI ou ou autres subventions.

Dès l'instant, on parle de développement cellulaire. Euh on a deux ou moins deux très belles entreprises dans le domaine en France. Euh je parle au niveau économique, hein.

Euh je défends pas forcément l'alimentation produit par développement cellulaire. Il y a des freins tout de suite qui sortent euh parce que c'est politiquement dangereux. H euh alors que la fermentation de précision vise le lait, les développement cellulaire vise plutôt le côté viande.

Euh comment vous expliquez qu'on ne vous a entre guillemets on ne vous attaque pas alors que vous êtes dans un et et et c'est concret en je dire on peut le constater perpétuelle défense du monde agricole des alberitiers et cetera et quand en parallèle vous développez de la la fermentation la fermentation de précision qui va quand même un quelque part à l'encontre de l'agriculture laitière telle qu'on peut la connaître et que d'un autre côté quand on parle de développement cellulaire. Euh bah là, on nous traite enfin on traite carrément ces gens-là euh de vouloir tuer l'agriculture traditionnelle. Ah alors et que les subventions les aides vont plus du côté de la fermentation de précision.

C'était Marc Fenot qui avait plus ou moins mis un barrage total à BPI d'aller sur euh le développement d'industrie sur le développement cellulaire. Alors, deux choses si si vous me le permettez, je pense que la précision ou la fermentation de précision ne se fait pas au détriment mais en complément de l'industrie laitière. Ça permet de développer alors on est encore au stade de la de la recherche là-dessus.

Ça permet de développer des fractions qui sans ça ne sont pas disponibles en quantité suffisante. Donc c'est c'est quelque chose qui vient à côté et puis en plus vous ne fermentez pas une abstracte, vous devez nourrir le fermenteur. Donc il y a aussi une dimension agricole là-dedans.

Donc je pense qu'il y a pas de il y a pas d'antagonisme, il y a une complémentarité entre les deux qui est extrêmement naturelle. Je pense que le le la question de la culture cellulaire et on est aussi investi dans des start-ups qui font de la culture cellulaire euh est quelque chose de beaucoup plus complexe. Euh et c'est beaucoup plus complexe que fermentation tout le monde comprend ce que c'est. orienter la fermentation, tout le monde comprend à peu près comment ça fonctionne, même si c'est techniquement extrêmement extraordinairement difficile.

Dès que vous commencez à parler de de culture cellulaire, vous rentrez dans un monde ou dans une perception qui euh peut être pour beaucoup de gens effrayant parce que vous sortez du domaine de ce que les gens peuvent trouver autour d'eux pour rentrer dans un domaine qui est le domaine de la science pure. AL, c'est quelque chose qui est très très facilement acceptable dans le monde médical parce qu'il s'agit de sauver les vies, parce qu'il s'agit de Exactement. C'est quelque chose qui a encore du chemin à faire dans le monde de l'alimentation parce que ça donne la perception d'être totalement artificiel.

Donc c'est vraiment une question de c'est vraiment une question de perception. Est-ce qu'il y a des développements intéressants ? Est-ce que vous pensez que ça doit pour autant guider le choix politique de l'accompagnement financier ?

Al, je pense que le le je pense que le on en revient à qu'est-ce qui doit guider le le choix politique ? c'est quelles sont les technologies d'avenir structurantes pour le pays et quelles sont les technologies dans lequelles la nation ou la communauté européenne puisque je pense qu'il y a aussi une dimension européenne qui est très très importante compte tenu de la masse critique de le comment est-ce qu'on crée des filières ou des domaines d'excellence dans lesquels on est capable d'avoir une différence marquée par rapport à au reste du monde. le al il y a encore plein de choses qu'on peut faire dans le domaine de la défense, il y a plein de choses qu'on peut faire dans le domaine du calcul quantique.

Il y a énormément de choses qu'on peut faire dans le domaine des sciences de la vie et de donc de la culture cellulaire. Je pense que ça ça commence par une définition extrêmement simple et claire de au niveau français, au niveau européen, quelles sont les trois quatre filières qui font que à un horizon de 10 ans, de 20 ans, de 50 ans, euh la nation est compétitive et une fois encore, on ne se retrouve pas entre prise entre deux géants. Euh donc c'est c'est un choix qui doit être à la fois européen mais nourri par la France parce que la France et l'Allemagne sont les moteurs d'Europe.

Mais il y a pas de sont des choix qui doit être des choix stratégiques. Vous pouvez pas faire de choix tactique là-dessus. Euh donc mais je ne suis pas un expert.

Merci monsieur le président. Merci monsieur le secrétaire général euh de cette audition. Bien évidemment, on attend même assez rapidement cette fois-ci parce qu'on arrive au terme les différents éléments que vous venez nous communiquer.

Euh il y en a pas beaucoup mais il y en a quelques-uns euh par contribution écrite. La répartition ouvri en France questions sur voà voilà les outresem et puis le montant de la masse salariale qu'on a pas non plus. Mais merci en attendant de cette j'ose le mot de cette audition de haute tenue et et vraiment on a senti qu'il y avait la recherche et la volonté d'avancer dans le domaine.

Merci beaucoup à tous les deux. Merci à vous.

Aides aux grandes entreprises : audition de Danone — Fabien Gay · Pourquijevote