Karima Delli
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Pourquoi vouloir changer d'échelon ? Pourquoi la région plus que l'Europe désormais ?
- 1:44OuverteRéponse directe
Vous, quelles sont vos priorités ?
- 2:27RelanceRéponse partielle
Mais pour que ces maisons de santé fonctionnent, encore faut-il que ces médecins acceptent de venir travailler dans ces régions.
- 3:05FerméeRéponse directe
Et vous comptez les salariés à quelle hauteur ? Quel niveau de salaire ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Que prévoyez-vous pour l'école, pour les lycées ?
- 4:49OuverteRéponse directe
On parlait du chômage. Qu'allez-vous faire ? Que proposez-vous ? Comment soutenir les entreprises des Hauts-de-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiqueFait
« Tous les indicateurs sont au rouge. »
- 0:47Invité politiqueFait
« On est dernier en tout. »
- 0:59Invité politiqueChiffre
« Deux points de plus que la moyenne nationale. »
- 1:01Invité politiqueChiffre
« 31% de jeunes qui sont au chômage. »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« C'est 6% de plus que les autres régions. »
- 2:14Invité politiquePromesse
« On recrutera 200 médecins salariés. »
- 3:10Invité politiqueChiffre
« 6 900 euros par mois qui va être géré par l'État. »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« L'agriculture bio, c'est moins de 2%. »
- 4:12Invité politiquePromesse
« Nous allons pousser l'agriculture pour avoir au moins 30% de bio dans les 6 ans. »
- 5:57Invité politiquePromesse
« Nous lancerons le plan de transformation écologique et sociale, 100 000 emplois verts. »
Temps de parole
- Karima Delli80 %
- Présentateur20 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Dans cinq jours, dimanche, donc, ce sera le premier tour des élections régionales. Socialistes, insoumis, écologistes et communistes se déchirent partout, sauf dans les Hauts-de-France. C'est la seule région où ils présentent une liste commune, région actuellement dirigée par la droite, et celle qui incarne l'espoir à gauche. C'est vous, Karim Adéli, bonjour. Bonjour. Vous êtes la tête de liste de cette gauche unie. Depuis 12 ans, vous êtes députée européenne, sous la bannière Europe-Écologie-Les Verts. Pourquoi vouloir changer d'échelon ? Pourquoi la région plus que l'Europe désormais ?
Tout simplement parce que je voyais ma région malmenée, maltraitée, mal gérée. Tous les indicateurs sont au rouge. Je ne peux pas me résoudre à faire que, dans ma région, l'indicateur qu'on appelle l'espérance de vie montre que nous avons trois ans de vie en moins que les autres habitants des autres régions. On est dernier en tout. On est miné par un chômage très fort. Plus que la moyenne nationale ? Plus que la moyenne nationale. Deux points de plus que la moyenne nationale. Il y a ce chiffre terrible de 31% de jeunes qui sont au chômage. Ça veut dire quoi ? C'est 6% de plus que les autres régions. Et puis, nous vivons au rythme de la pollution.
Nous avons été une région polluée, une région amiantée. Et aujourd'hui, on nous dit quoi ? Qu'on est les derniers de la transition écologique. Donc, moi, je prends mes responsabilités. Vous avez raison. Je suis à la tête du rassemblement unique en France des écologistes et toute la gauche. Et mon combat aujourd'hui, mon engagement, c'est de faire que tous ces indicateurs qui sont rouges soient au vert demain.
Et face à vous, il y a notamment Xavier Bertrand pour la droite et Sébastien Chenu pour le RN qui, tous deux, mettent en avant dans leur programme l'emploi et la sécurité. Vous, quelles sont vos priorités ?
Ma priorité, elle est la question notamment de la santé. Aujourd'hui, vous savez, nous sommes une région où nous vivons notamment avec des déserts médicaux. Il est hors de question de laisser cette question-là pour lutter contre les déserts médicaux. C'est très simple. Nous allons mettre en place ce qu'on appelle une garantie santé-proximité. Ça veut dire que chaque habitant des Hauts-Trans aura droit à une offre de soins à moins de 20 kilomètres. Comment on fait ça concrètement ? Un, on crée des maisons de santé, des centres de santé. La région, avec l'aide de l'ARS, l'Agence régionale de santé, on recrutera 200 médecins salariés. Aussi des infirmiers, des infirmières.
Mais on mettra aussi en avant le fait que chacun doit avoir une mutuelle régionale.
Mais pour que ces maisons de santé fonctionnent, encore faut-il que ces médecins acceptent de venir travailler dans ces régions. Si personne ne postule, il n'y aura personne ?
Il y a ça, mais il faut surtout leur créer de bonnes conditions de travail. Les médecins, aujourd'hui, pour pouvoir s'installer dans les régions, il faut des collectifs de travail. Il faut faire en sorte que, justement, ils soient dans de bonnes conditions de travail. C'est ce qu'on leur offre. Et aujourd'hui, on en a réellement besoin. Parce que quand je regarde dans l'Oise, le département de l'Oise, c'est 27 médecins pour 10 000 habitants. Hélène, qui a été complètement abandonnée, 23 médecins pour 10 000 habitants. Et bien, vous voyez, c'est ça, être responsable. C'est de vouloir avoir une région en pleine santé. Et vous comptez les salariés à quelle hauteur ? Quel niveau de salaire ?
Alors, c'est très simple. C'est avec l'Agence régionale de santé. Tout d'abord, c'est 6 900 euros par mois qui va être géré par l'État. Mais aussi des financements pour l'installation qui, eux, sont de 40 000 euros par an.
Karim Adéli, la compétence phare des régions, ce sont les lycées. Que prévoyez-vous pour l'école, pour les lycées ?
Alors, tout d'abord, pour moi, les lycées vont être une nouveauté parce que nous allons mettre en place ce qu'on appelle les budgets participatifs. C'est-à-dire que les lycéens, les enseignants doivent absolument redevenir des citoyens. Donc, les budgets participatifs permettent vraiment de faire des projets, notamment dans la transition. Il va falloir rénover. Hier encore, j'étais à Gemont, une ville à côté de Maubeuse. Je peux vous dire, ils tirent la sonelle d'alarme, ce corps enseignant où personne n'écoutait, où c'est toujours vêtement délabré et amianté. Les lycées, c'est aussi que nos enfants mangent bien.
Vous savez, nous sommes une région agricole et pourtant, nous sommes la dernière puisque l'agriculture bio, c'est moins de 2%. Ce qui est un scandale absolu, vous voyez. Donc, nous, nos lycéens, nous allons pousser l'agriculture pour avoir au moins 30% de bio dans les 6 ans, avec 80% de circuits courts. Et faire en sorte que, eh bien oui, nos lycéens mangent bien et mieux. Et moi, je veux mettre à disposition un vélo par lycéen parce que je ferai la gratuité des transports partout dans la région, puisque les moins de 26 ans auront la possibilité de prendre le train pour aller à l'école, pour aller à l'emploi, pour aller voir sa famille ou même la mère.
Mais je veux que les lycéens aussi puissent bénéficier d'un vélo parce que, justement, il faut faire en sorte que les nouveaux moyens de mobilité douce soient accessibles à tout le monde et notamment pour les jeunes.
On parlait du chômage. Tout à l'heure, vous regrettiez que le taux de chômage soit plus important dans votre région que la moyenne nationale. Qu'allez-vous faire ? Que proposez-vous ? Comment soutenir les entreprises des Hauts-de-France ?
Alors, tout d'abord, je ne vais absolument pas faire comme Xavier Bertrand, c'est-à-dire qu'il a fait ces espèces de gadgets, notamment avec un mot qu'on appelle proche-emploi, qui n'a absolument pas fonctionné. Monsieur Xavier Bertrand, c'est monsieur sans avenir, sans emploi et surtout sans salaire à la fin du mois. Il est hors de question de donner des chèques en blanc à ces entreprises qui licencient et qui délocalisent. L'argent public doit aller à l'emploi. C'est pour ça que, tout d'abord, je vais conditionner l'ensemble des aides sur des critères environnementaux, sur des critères sociaux. Il a ras-le-bol d'aider, par exemple, une grande entreprise comme Bridgestone.
On les a aidées et figurez-vous qu'ils ont licencié. C'est la région qui a aidé Bridgestone ? Une partie de la région a mis de l'argent et ensuite, l'État a participé au plan, notamment, de licenciement. Moi, je ne suis pas dans cette stratégie. Je veux véritablement investir dans des filières d'avenir, dans des emplois d'avenir. C'est la raison pour laquelle nous lancerons le plan de transformation écologique et sociale, 100 000 emplois verts. Ça veut dire quoi ? D'abord, d'investir dans des filières qui marchent. On parlait tout à l'heure d'agriculture. Dans ma région, la majorité des maraîchers partent à la campagne.
Donc, on va les former pour pouvoir faire en sorte que des jeunes prennent. L'agriculture, par exemple, biologique, c'est 30 000 emplois directs, 15 000 emplois directs sur les circuits courts. On est dans une région amiantée. Les sites de dépollution, ça crée de l'emploi. Relance du ferroviaire, ça crée de l'emploi. On a aussi tous les plans de rénovation du logement qui créent de l'emploi. Vous voyez, ça c'est possible. S'il y a juste un dernier, et je termine par là, levier d'action, il faut absolument un fonds d'aide à la création des entreprises pour les emplois.
C'est-à-dire que la région prendra en charge une partie des cotisations sociales des entreprises qui iront vers des emplois verts. Ça aussi, c'est gagnant-gagnant.
Karim Adélie, il nous reste une poignée de secondes. Actuellement, vous êtes troisième dans les sondages, avec environ 20% des voix, derrière le candidat du RN et le président sortant. Si finalement pas un score très élevé pour une candidature unique à gauche ?
On n'a parlé que très, très, très tardivement des élections régionales, parce qu'on a nationalisé ces élections, ce qui est un scandale. Alors, vous avez la chance, chers auditeurs de France Inter ce matin, maintenant de réveiller justement de l'héros de France. Vous avez ce vote et ce bulletin de vote qui s'appelle « Pour le climat et pour l'emploi ». Voilà, c'est l'alternative à la droite et l'alternative à la gauche. Allez, prenez votre bulletin de vote, c'est maintenant ou jamais. Le 20 juin prochain, on compte sur vous, parce qu'il est grand temps de changer notre région.
Pour le climat et pour l'emploi, c'est le nom de votre liste. Karim Adélie, dans les Hauts-de-France, vous représentez la gauche dans cette région. Et les écologistes. Et les écologistes pour les élections, dont le premier tour a lieu dimanche prochain. Et je précise qu'il y a sept listes au total dans cette région. Et elles sont toutes en détail sur le site de France Inter avec tous les enjeux de ce scrutin.
Karima Delli