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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 25 février 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalInstitutions & électionsTransports

Bonjour chez vous ! du 25 février 2026

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 34 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Faut-il s'inquiéter de violences durant la campagne des municipales ?

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Faut-il un cordon sanitaire autour de la France insoumise ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Le PS va-t-il s'allier au second tour avec des candidats LFI ?

  • 7:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous redoutez aussi des violences en campagne ?

  • 8:30RelanceRéponse partielle

    Vous ressentez ce climat de tension ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut un cordon sanitaire autour de LFI ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:53InvitéFait
    « Une démission acceptée par Emmanuel Macron, qui a salué, je cite, un acte de responsabilité. »
  • 2:14InvitéFait
    « Sébastien Lecornu tente de rassurer les agriculteurs. »
  • 3:28InvitéFait
    « Reprendre en main politiquement la question agricole, ça passe par une révision de la Constitution. »
  • 3:35InvitéFait
    « Ça passe par une loi organique, comme l'a fait un peu l'Italie. »
  • 3:44InvitéFait
    « Parce que certains services ont joué contre l'agriculture française. »
  • 3:52InvitéFait
    « L'ancien député appelle à une réforme immédiate du secteur agricole. »
  • 4:31InvitéFait
    « Le Rassemblement National et la France Insoumise veulent censurer Sébastien Lecornu sur la feuille de route énergétique. »
  • 4:35InvitéFait
    « Ils dénoncent notamment la méthode choisie par le gouvernement qui souhaite passer par un décret plutôt que par une loi. »
  • 4:40InvitéFait
    « Le RN proteste aussi sur le fonds qualifié, je cite, de politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes. »
  • 4:48InvitéFait
    « ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques. »
  • 13:08PrésentateurFait
    « Le statu quo n'est pas une option viable. »
  • 32:08Carole DelgaFait
    « Tout d'abord, il est absolument essentiel de rappeler mon opposition absolue à toute forme de violence. »
  • 32:34Carole DelgaFait
    « le combat premier, il est contre l'extrême droite parce que c'est la République qui est menacée. »
  • 32:46Carole DelgaFait
    « moi, dès 2022, j'avais indiqué que la gauche ne devait avoir aucune union avec LFI parce que nous avons des divergences majeures avec LFI. »
  • 32:51Carole DelgaFait
    « Pour moi, il n'y a pas un signe égal entre LFI et le RN, puisque le RN est un parti raciste qui prône la préférence nationale. »
  • 33:20Carole DelgaFait
    « nous avons des différences majeures sur la question de l'international, sur la question du soutien absolu au peuple ukrainien. »
  • 44:42Locuteur non identifiéFait
    « il n'y a plus de projet agricole pour la France »
  • 45:12Locuteur non identifiéPromesse
    « j'ai décidé que nous bâtissions, à l'échelle d'un petit pays qui est ma région, un projet de souveraineté : Produire pour nourrir sainement »
  • 46:36Locuteur non identifiéFait
    « la science nous permet, par exemple en matière agricole, de délivrer l'eau au bon moment de la croissance de la plante »
  • 46:47Locuteur non identifiéFait
    « En France, il manque un maillage de réseau optimal dans plusieurs territoires »
  • 47:05Locuteur non identifiéFait
    « Il y a aussi la question de la réutilisation des eaux usées. En France, nous avons un retard réglementaire »
  • 48:38Locuteur non identifiéChiffre
    « Si on prend le dernier sondage qui a été fait sur Toulouse, 90% des Toulousains veulent la LGV »
  • 49:05Locuteur non identifiéChiffre
    « C'est LGV, c'est 40% de financement des collectivités locales »
  • 49:16Locuteur non identifiéChiffre
    « L'Europe a confirmé sa participation sur Toulouse-Bordeaux-Dax. Montera certainement jusqu'à 25% entre Montpellier et Perpignan »
  • 50:06Locuteur non identifiéFait
    « Je pense que ce projet de décentralisation est essentiel. Il est essentiel pour aider au redressement de la France parce que de donner plus de pouvoir localement, aux communes, aux départements, aux régions »
  • 50:22Locuteur non identifiéFait
    « Mais est-ce que ça ne va pas être une décentralisation à minima ? »
  • 51:52Locuteur non identifiéFait
    « On lui disait qu'on allait aller dans le mur et que la France ne pouvait pas s'économiser d'une profonde réforme et de donner plus de pouvoir localement »
  • 52:01Locuteur non identifiéPromesse
    « Nous demandons les régions de gérer l'ensemble des aides aux entreprises »
  • 52:07Locuteur non identifiéPromesse
    « Nous demandons les régions d'avoir l'orientation scolaire parce que ce sont nous, les régions, qui faisons le lien entre l'enseignement et entre le monde de l'entreprise »
  • 59:30InvitéFait
    « La mouvance d'ultra-gauche à laquelle les meurtriers présumés de Quentin de Ranck avaient appartenu et le ministère de l'Intérieur a saisi la justice pour reconstitution de ligues dissoutes »
  • 1:20:39Locuteur non identifiéFait
    « on ne va pas retirer nos candidats pour une alliance et les filles Macron ça n'a aucun sens »
  • 1:25:15PrésentateurPromesse
    « ce que nous ferons c'est de démanteler notamment l'Empire Bolloré »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité8 %
  • Invité 24 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 25 février. Pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous, on regarde ensemble le programme. Faut-il s'inquiéter de violences durant la campagne des municipales ? Emmanuel Macron a fait part de sa préoccupation hier, appelant l'exécutif à veiller à ce que la campagne se déroule sereinement. On va en parler dans une heure avec nos éditorialistes Françoise Legoy et Mickaël Darmon.

Les municipales qui sont à la une de nos régions poursuivent notre tour de France de la campagne. Nous vous emmènerons à Molen, en Bretagne, qui ne trouve pas de candidat aux élections et qui pourrait bien se retrouver sans maire dans trois semaines. Et puis on irait également à Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord, où le patron du Parti communiste Fabien Roussel fait face à la montée du Rassemblement national. Faut-il un cordon sanitaire autour de la France insoumise ? C'est ce que demande une partie du bloc central. Le PS va-t-il s'allier au second tour avec des candidats LFI ?

Pour faire barrage au RN, on pose la question dans une demi-heure à Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, présidente de Région de France. Et puis quel avenir institutionnel pour la Nouvelle-Calédonie ? Après trois référendums contre l'indépendance, le Sénat a adopté hier un texte pour tenter de sortir de la crise. Le statu quo n'est pas viable. C'est ce qu'a déclaré Sébastien Lecornu, le Premier ministre, qui était présent lors de ces débats. La rapporteure de ce texte, la sénatrice Agnès Canaillé, est notre invitée. Bonjour, à tout de suite. Bonjour. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Guimet Allard. Bonjour Ariane. À la une de ce mercredi 25 février, la présidente du Louvre a démissionné.

1:53
Invité

Une démission acceptée par Emmanuel Macron, qui a salué, je cite, un acte de responsabilité. Laurence Descartes était très fragilisée depuis le cambriolage en octobre dernier du musée et la révélation de nombreux dysfonctionnements. Elle avait déjà proposé sa démission au lendemain du cambriolage, mais celle-ci avait été refusée par la ministre de la Culture de l'époque, Rachetadati. Sébastien Lecornu tente de rassurer les agriculteurs. Oui, une quatrième journée au Salon de l'Agriculture, marquée par la venue de Sébastien Lecornu. Il s'agit de sa première visite depuis son entrée à Matignon. Une visite dans un contexte agricole tendu.

En attendant, la loi d'urgence agricole, déjà sous le feu des critiques. Gaspard Bunel.

2:34
Présentateur

Bonjour monsieur. Vous allez bien ? Très bien.

2:38
Invité

Entre dégustation de produits du terroir et poignée de main,

2:43
Présentateur

c'est un baptême du feu pour Sébastien Lecornu sur fond de crise agricole.

2:47
Invité

Il faut défendre mon filial. Oui, alors ça c'est facile à défendre.

2:50
Présentateur

Pour sa première visite porte de Versailles, le Premier ministre s'affiche souriant, accompagné d'Annie Gennevard. Ils enchaînent les rencontres avec les agriculteurs, conscients des difficultés du secteur. Notre puissance agricole, pilier historique de notre nation, s'érodent à une vitesse et dans des proportions qui doivent résonner dans l'esprit de chacun, comme une alerte majeure.

3:13
Invité

Également présent, le président des Républicains

3:16
Présentateur

et désormais candidat à l'Elysée, Bruno Rotaillot, s'est prêté au jeu de la déambulation. Le sénateur de Vendée en a profité pour réaffirmer ses ambitions, en dévoilant notamment un projet de rupture pour le monde agricole.

3:28
Invité

Reprendre en main politiquement la question agricole, ça passe par une révision de la Constitution. Ça passe par une loi organique, comme l'a fait un peu l'Italie.

3:38
Présentateur

Ça passe par une reprise en main de l'administration. De l'administration. Parce que certains services ont joué contre l'agriculture française. Autre habitué du salon, le patron du Parti communiste, Fabien Roussel.

3:52
Invité

L'ancien député appelle à une réforme immédiate du secteur agricole, alors que le projet de loi d'urgence promis par le gouvernement se fait attendre.

3:59
Présentateur

Aujourd'hui, ce texte promis n'est pas encore inscrit. Il risquerait d'arriver seulement cet été ou en septembre. C'est trop tard. On ne veut pas d'un texte pour alimenter le débat des présidentielles. On veut un texte pour qu'il puisse tout de suite agir en faveur de l'agriculture française.

4:18
Invité

La valse des visages politiques va se poursuivre encore toute la semaine. Le Premier ministre a déjà annoncé, lui, revenir au salon dès demain.

4:26
Présentateur

Le Rassemblement National et la France Insoumise veulent censurer Sébastien Lecornu sur la feuille de route énergétique.

4:31
Invité

Le RN et LFI ont déposé deux motions de censure à l'Assemblée nationale. Ils dénoncent notamment la méthode choisie par le gouvernement qui souhaite passer par un décret plutôt que par une loi. Le RN proteste aussi sur le fonds qualifié, je cite, de politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes, ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques. Et l'Assemblée nationale qui doit se prononcer aujourd'hui sur les taxes fin de vie. Oui, les députés, dans un souci d'équilibre, ont à la fois acté la création d'un délit d'entrave au droit à l'aide à mourir, ainsi qu'un délit d'incitation.

Avant le vote sur l'ensemble du texte cet après-midi, les députés devront aussi se prononcer sur la possibilité de déléguer à un soignant le geste final.

5:14
Présentateur

Et puis à l'international, dans un très long discours sur l'État de l'Union, Donald Trump accuse l'Iran de concevoir des armes capables de frapper les États-Unis.

5:21
Invité

Des accusations contestées par l'Iran et critiquées par l'opposition démocrate, pour qui ce discours est, je cite, « déconnecté de la réalité ». Écoutez le président américain.

5:34
Locuteur non identifié

Ils ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases à l'étranger

5:39
Présentateur

et ils travaillent maintenant sur des missiles pour atteindre les États-Unis. Après Midnight Hammer, ils ont été avertis de ne plus tenter à l'avenir

5:49
Invité

de reconstruire leur programme d'armement, en particulier en matière d'armes nucléaires. Pourtant, ils recommencent tout depuis le début. Ils veulent tout recommencer encore une fois.

5:59
Locuteur non identifié

Merci Guimet.

6:02
Présentateur

On va revenir avec vous dans quelques instants sur ce qui s'est passé hier au Sénat, sur la Nouvelle-Calédonie. Et on va en parler évidemment ensemble. Agnès Canaillé, vous êtes sénatrice à l'ère de Seine-Maritime. Vous êtes la rapporteure de ce texte sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Il a été voté hier au Sénat. On va regarder les temps forts de la séance et en parler longuement dans quelques instants. Mais d'abord, on regarde les unes de la presse régionale. On a sélectionné trois titres. D'abord, la une du progrès, les groupuscules violents, dans le viseur de l'exécutif, dix jours après le décès de Quentin de Ranck.

La mécanique des procédures de dissolution des groupuscules déjà pratiquées dans le passé par Gérald Darmanin et Laurent Nunez redevient donc d'actualité. Est-ce vraiment la solution ? S'interroge le progrès. Deuxième une, c'est celle du Courrier de l'Ouest. Et les inondations, toujours l'obèse, mais les dangers guettent. Ouvrages d'art sous surveillance, menaces de troncs, d'arbres flottants. La décrue ne signifie pas la fin des soucis. Et puis la dernière une, c'est celle de la dépêche. On en parlait dans le journal. Trump va-t-il frapper l'Iran avant une troisième round de négociations à Genève ? La tension monte entre États-Unis et Iran.

Les prochains jours seront déterminants pour éviter une escalade régionale. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Écoutez, plutôt des groupuscules violents, effectivement, dans le viseur de l'exécutif, parce que c'est un enjeu, notamment dans le cadre de cette campagne municipale. C'est vrai qu'il ne faut pas tronquer le débat et que la violence n'a pas lieu d'être. Je pense que le vrai débat, c'est le débat des projets, c'est le débat des idées, d'autant plus que nous sommes dans des enjeux municipaux, donc des enjeux de proximité, auxquels les Français sont particulièrement attachés.

Et la violence, elle ne fait que cliver des positions, elle ne fait que réduire le débat démocratique et tuer le principe même de l'élection. Emmanuel Macron, lors de cette réunion hier à l'Elysée, il a exprimé son inquiétude sur des violences lors de la campagne des municipales. Est-ce que vous le redoutez aussi ? Écoutez, peut-être. Moi, j'ai le souvenir d'une campagne municipale au Havre en 2020, quand Édouard Philippe était Premier ministre et qu'il avait engagé le 49.3 sur la réforme des retraites, où c'était extrêmement violent. Et c'est vrai que, quand on fait campagne dans ces conditions-là, on n'a pas toute l'attitude d'aller expliquer ses idées. Et c'est dommage.

C'est vrai qu'on voit aujourd'hui que les extrêmes, qui sont très présents dans le débat démocratique, utilisent parfois plus le recours à des formes de violence qu'à la présentation et du débat, et au débat vraiment aux échanges d'idées. Mais vous, vous êtes en campagne sur le terrain. Vous ressentez ce climat ? Il s'est tendu ces derniers jours ? Écoutez, moi, je ne ressens pas jusqu'à chez moi. Enfin, franchement, quand je suis dans les rues du Havre, je n'ai pas cette tension, cette violence.

Au contraire, je pense qu'on a plutôt des électeurs qui sont ouverts, attentifs aux idées, pas forcément d'accord, mais qui échangent verbalement et on n'en vient pas, effectivement, à la violence gestuelle. Il y a une question qui a été relancée dans le débat ces derniers jours, notamment par le LR. C'est la question de la position, du positionnement de la France insoumise. Est-ce qu'il faut un cordon sanitaire autour de LFI, comme le demandent les Républicains ? Oui, je pense que, très clairement, la France insoumise a montré qu'ils avaient parfois des propos, qu'ils avaient des bottes de fonctionnement qui ne sont pas compatibles avec des partis qui sont dits républicains.

Donc, je pense que, dans ce cas-là, toutes ces alliances qui sont contre nature ne sont pas, aujourd'hui, nécessaires et que, je pense qu'une partie, notamment de la gauche, grandirait à prendre ses distances avec les partis LFI. Elle ne le fait pas assez ? Le PSI n'est pas assez clair, selon vous ? Non. Alors, j'entends, aujourd'hui, des positions qui émergent. Néanmoins, maintenant, j'attends les faits. Aurore Berger, la ministre, elle, elle va plus loin. Elle appelle le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire d'un candidat de la France insoumise. Vous allez jusque-là ? Écoutez, je ne sais pas, c'est toujours pareil.

C'est qu'il y a beaucoup de situations qui restent des situations locales. Notamment, la campagne municipale, je le redis, c'est une campagne de proximité. C'est une campagne où, souvent, même, des candidats n'ont pas forcément d'étiquette politique affichée. Parce que ce qui prime, c'est quel est le projet pour notre commune, pour notre territoire. Retirer des candidats à l'ERN, je pense que chacun doit prendre ses responsabilités et ce n'est pas à nous donner. Parce que là, on n'est pas dans un basculement. Parce que jusqu'à il y a peu, il y avait un front républicain contre l'ERN. Là, on a des personnes du bloc central qui disent qu'il faut un front républicain avec l'ERN contre l'FI.

Pour moi, je pense qu'il y a des lignes rouges des deux côtés. Ni l'ERN, ni l'FI. Et je pense que le bloc central se grandirait à ne défendre que ses idées en n'ayant pas des alliances, justement, électorales. C'est ce qu'on a reproché, notamment, au Nouveau Front Populaire. C'est d'être une alliance purement électoraliste. Et pas du tout de projet. Parce qu'il y a vraiment un gap énorme entre ce que défend un centre gauche ou un centre droit et les projets que défendent des extrêmes gauches et des extrêmes droites. Donc, il y a un moment donné, les électeurs ne comprennent pas. Et les électeurs nous le reprochent sur le coup d'après.

Donc, je pense que c'est des calculs court-termistes qui ne grandissent pas la politique que de faire des alliances avec des extrêmes. Quel avenir institutionnel pour la Nouvelle-Calédonie. Le Sénat a voté hier un texte sur le sujet. Vous en étiez la rapporteure. Et Sébastien Lecornu, le Premier ministre, était présent dans l'hémicycle. C'est l'objet de votre éclairage, Guimet. On va revenir évidemment sur cette séance. Mais d'abord, pour bien comprendre, quel est le contexte de ce texte ?

11:43
Invité

Alors, pour expliquer la raison d'être de ce texte, il faut remonter presque deux ans en arrière. En mai 2024, un projet de loi constitutionnelle vise alors à élargir le droit de vote pour les élections provinciales aux résidents français vivant dans l'archipel depuis au moins dix ans. Alors que depuis 2007, seules les personnes résidant en Nouvelle-Calédonie avant le 8 novembre 1998, date de l'accord de Nouméa, et leurs descendants pouvaient voter à ces dernières. Ce nouveau projet de loi est donc perçu comme une menace pour beaucoup de canaques et d'indépendantistes qui craignent un nouveau rapport de force en mai 2024.

L'examen puis l'adoption du texte à l'Assemblée nationale déclenche de violentes émeutes qui font 14 morts, plus de 2 milliards d'euros de dégâts et plongent l'archipel dans une crise profonde, politique, sociale et économique. En juin, Emmanuel Macron annonce la suspension de la réforme, mais la crise perdure. Alors, face au risque d'enlisement, un an plus tard, Paris réunit les différents responsables politiques calédoniens pour de nouvelles discussions. Et le 12 juillet, un accord est signé à Bougival.

Il prévoit la création d'un statut d'État de Nouvelle-Calédonie à l'intérieur de la France et celle de la nationalité calédonienne, le DGL partiel du corps électoral, la capacité d'auto-organisation de territoire, ainsi que le transfert de certaines compétences, comme par exemple celle de la politique étrangère. Car pour Sébastien Lecornu, le statu quo n'est pas tenable. Écoutez.

13:08
Présentateur

Le statu quo n'est pas une option viable. Il n'est pas un choix politique, mais davantage un renoncement aux idéaux républicains, au progrès social, au développement économique et à la construction renouvelée de la paix sur le territoire. Et pour conclure, je le dis clairement, le passage en force serait une faute. Il raviverait les fractures et délégitimerait toute solution. Mais je le dis avec la même force, et c'est là notre problème. L'immobilisme serait tout aussi dangereux. Il prolongerait l'incertitude institutionnelle, fragiliserait l'économie et laisserait s'installer le doute sur la parole durable de l'État.

Avant de revenir sur le fond du texte, Agnès Canellier, est-ce que c'est bien que Sébastien Lecornu soit venu ? Il a fait le discours d'introduction de la séance. Il est resté. Il fallait remettre la Nouvelle-Calédonie au niveau de Matignon. Oui, c'est vrai que c'est un sujet extrêmement sensible, compliqué. L'avenir de la Nouvelle-Calédonie avec des enjeux forts pour la France. C'est un sujet qui a toujours été piloté par Matignon. Et notamment à l'époque d'Edouard Philippe, quand il était Premier ministre, il était extrêmement investi dans ce dossier de la Nouvelle-Calédonie. Depuis, c'est vrai que les premiers ministres successifs avaient plus ou moins lâché l'affaire, entre guillemets.

Il est important aujourd'hui, alors il y a eu Manuel Valls, ministre d'État, qui est beaucoup intervenu, on en reparlera, mais c'est vrai que c'était important que le Premier ministre reprenne la main sur ce dossier en lien avec la ministre de l'Outre-mer. Patrick Cannaire, il a pointé hier, c'est le président du groupe socialiste, il a pointé hier un manque de méthode, de continuité de l'État dans le dossier calédonien. Qu'en dites-vous ? Non, je pense que, alors, c'est ma propre dossier calédonien. Le dossier calédonien a subi les conséquences politiques de la métropole. Aujourd'hui, on a des stop and go permanents, des changements gouvernementaux.

Et c'est vrai que la constance dans l'action publique, elle est compliquée. Et malheureusement, cela a collé au timing de l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie. Eh bien, ça n'aide pas à trouver une solution apaisée. On va parler du fond du texte, Guimet, mais d'abord une petite question à Nescanallier. Ce texte est le seul chemin vers la stabilité. C'est ce que dit Sébastien Lecornu. Vous partagez ? Oui, parce qu'il faut remonter. Alors certes, il y a eu les émeutes de mai 2024 qui ont été sanglantes, qui ont largement fracturé, déstabilisé et appauvri la Nouvelle-Calédonie. On y reviendra. Mais il faut remonter un peu plus en amont.

C'est-à-dire que c'est le cycle des trois référendums qui a été prévu par l'accord de Nouméa. Trois référendums de sortie de la dépendance de la Nouvelle-Calédonie à la France. Et à chaque fois, les néo-calédoniens en disent non par trois fois. Donc, il fallait trouver un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie. Il fallait travailler à une issue puisque les accords de Nouméa ne produisaient plus leurs effets. Et donc, c'est ça qui est en jeu. C'est ça auquel a essayé de répondre l'accord de Bougival, complété et éclairé par l'accord d'Élisée-Oudino de janvier dernier.

Et que nous tentons de transposer dans la Constitution, dans le parallélisme avec ce qui s'est passé sur l'accord de Nouméa, pour tenter de trouver une solution. Alors, justement, on va en parler. Mais, Guimet, que contient précisément ce texte ?

16:30
Invité

Eh bien, ce projet de loi constitutionnel vise à traduire, justement, dans la Constitution, les mesures de l'accord de Bougival et à affirmer la continuité avec celui de Nouméa. Alors, il prévoit notamment l'organisation, avant le 26 juillet prochain, d'un scrutin en Nouvelle-Calédonie sur l'accord de Bougival et l'accord complémentaire Élisée-Oudino du 19 janvier dernier. Il vise aussi à créer la Nouvelle-Calédonie à l'intérieur de l'État français, donc une organisation institutionnelle unique en son genre, dite « sui generis ».

Et il réagrit entièrement le titre 13 de la Constitution, qui porte sur la Nouvelle-Calédonie, avec notamment la création d'une nationalité calédonienne indissociable de la nationalité française. Par ailleurs, les modalités de transfert de certaines compétences sont renvoyées à une loi organique ultérieure qui devrait être présentée au premier semestre 2026. Écoutez Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer. Bougival encadre ensuite la question des compétences. Les compétences de défense, de sécurité, de justice et de monnaie demeurent exercées par l'État.

L'accord ouvre en revanche la possibilité d'un mécanisme de transfert progressif, fondé sur une majorité qualifiée du Congrès et sur l'approbation par consultation des Calédoniens. – Agnès Canaillé, c'est difficile de se prononcer sur un texte qui renvoie à une future loi organique concernant les transferts de compétences.

17:51
Présentateur

– Oui, alors c'est vrai que l'exercice de constitutionnalisation est compliqué parce que, je l'ai dit, on est dans un calendrier extrêmement contraint avec les soubresauts politiques de la métropole. Et dans ce calendrier extrêmement contraint, on est obligé de travailler en temps masqué et quasiment à l'aveuble parce que dans le texte constitutionnel, il y a le cadre des accords qui ont été obtenus de manière imparfaite, je le rappelle quand même à Bougival, puisque si au moment de la signature, le 12 juillet, l'ensemble des six partenaires étaient autour de la table, quelques semaines plus tard, le FLNKS a retiré sa signature et n'est toujours pas revenu à la table des négociations.

Donc c'est un consensus imparfait, il faut l'acter, il faut le prendre comme tel et considérer que c'est pour ça que ce n'est pas une fin en soi, qu'il faut continuer à travailler, à négocier pour essayer de raccorder, retrouver les discussions avec le FLNKS, les indépendantistes, qui sont une partie prenante forte en Nouvelle-Calédonie. C'est vrai que c'est compliqué parce qu'on a le cadre et que la déclinaison concrète va être dans le projet de loi organique.

Mais le projet de loi organique, c'est plus de 300 articles et il sera adopté en octobre, notamment, si on respecte le calendrier annoncé par le gouvernement, ce qui demande tout un travail de préparation, de co-construction avec les Calédoniens, toujours dans cette recherche de dialogue avec l'ensemble des parties prenantes. Nous, nous avons demandé à ce que les parlementaires soient aussi associés en amont pour ne pas découvrir le texte le jour du vote ou au dernier moment, parce que ça demande une analyse fine pour faire en sorte que tout cela fonctionne conformément aux engagements qui ont été pris sur l'accord de Bougival et aux accords successifs.

19:41
Invité

Et justement, selon vous, quelles sont les compétences régaliennes qui pourraient, à terme, être transférées ?

19:46
Présentateur

D'abord, le transfert de compétences régaliennes, ce qu'il faut bien comprendre, c'est pour sortir de la logique binaire des référendums d'autodétermination qui ont montré l'impasse et qui n'ont pas permis de résoudre cette situation en Nouvelle-Calédonie. Donc, au lieu d'être dans une position binaire, pour ou contre, maintenant, c'est progressif et consensuel. Je pense que c'est la bonne méthode. Donc, il y a quatre compétences régaliennes, la sécurité, la monnaie, la justice, et elles seront transférées à la demande de l'État de Nouvelle-Calédonie de manière progressive, avec une méthode qui sera précisée, justement, dans le projet de loi organique.

Et par ailleurs, via un amendement, le projet de loi reporte aussi la tenue des prochaines élections provinciales au 20 décembre. Prochain ou plus tard, Guimet ?

20:32
Invité

Oui, alors, il s'agit du quatrième report de ces élections. Cette mesure a été très critiquée par l'opposition qui souligne que cela augmentera de 20% la durée des mandats des élus actuels. Écoutez la sénatrice socialiste de la Seine-Saint-Denis, Corinne Narassiguin. Parmi les points problématiques, le premier et le quatrième report des élections provinciales jusqu'au 31 décembre 2026. D'abord, cela est contraire à une décision du Conseil constitutionnel de septembre 2025 qui considérait que toute prorogation au-delà de 28 juin 2026 serait contraire à la Constitution.

Ensuite, cela pose une véritable question de légitimité démocratique pour des élus en place depuis 2019 et sans cesse prolongée dans leur mandat. Agnès Canelier, est-ce que vous comprenez ces critiques, ces craintes que ces élections soient une nouvelle fois reportées, notamment peut-être à cause de l'élection présidentielle de 2027 ?

21:24
Présentateur

Non, effectivement. Alors, reporter des élections, ce n'est pas une idée auxquelles on adhère naturellement. Ça pose évidemment des questions de légitimité démocratique, ça pose des questions de la force de la parole publique portée par les élus qui ont des mandats qui sont prolongés sans avoir été relégitimés par les électeurs. Donc c'est certain. Mais dans la situation actuelle, il n'y a pas d'autre solution. C'est la conséquence du calendrier. Parce que dans les accords, donnant, donnant, l'accord de Bougival, il n'est pas parfait. Ce sont des concessions des indépendantistes et des non-indépendantistes.

C'est l'État de la Nouvelle-Calédonie dans l'État français, c'est la nationalité calédonienne, mais la contrepartie, c'est le dégel du corps électoral. Aujourd'hui, il y a près de 20 000 citoyens de Nouvelle-Calédonie qui ne peuvent pas voter. C'est aussi le transfert des compétences aux provinces. Donc ça, c'est l'équilibre. Et si on provoque les élections provinciales avant, eh bien, quel corps électoral ? Le corps électoral gelé, vous cassez les équilibres de Bougival.

22:30
Invité

– Mais est-ce qu'on peut dire que c'est vraiment le dernier report, le quatrième et dernier report ? C'est ça aussi la crainte des oppositions ?

22:34
Présentateur

– Oui, mais je rappelle quand même que là, on a été obligés d'inscrire dans la Constitution, parce que le Conseil constitutionnel, sur le troisième report, sur lequel je rapportais avec Corinne Narassiguin à l'époque, vous avez dit que c'est le dernier, parce que vous tordez notamment les règles constitutionnelles. – Oui, effectivement. Là, c'est inscrit dans la Constitution. Donc on ne va pas remodifier encore la Constitution. Donc on voit bien que techniquement, on ne pourra pas reporter au-delà de ce quatrième report, donc fin 2026. – Et on va aller à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, justement. On retrouve Nicolas Vignol. Bonjour Nicolas, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes journaliste à la Voix du Caillou. Nicolas, quel est l'état d'esprit des habitants, des Calédoniens, après le vote du texte au Sénat hier ? – Si vous voulez, dans l'opinion, il y a assez peu de réactions, parce que les Calédoniens sont résilients et désabusés. Et ensuite, ils savent que le parcours institutionnel, la mise en œuvre institutionnelle de l'accord de Bougival

23:39
Invité

sera particulièrement longue et délicate. Donc, j'ai envie de dire, d'une certaine manière,

23:45
Présentateur

ils vont voir et ils laissent voir. Quand je dis qu'ils sont désabusés, c'est-à-dire qu'il faut quand même se rappeler que, comme le leur obligeait l'accord de Nouméa,

23:57
Invité

ils ont participé à trois référendums, à l'issue desquels, à trois reprises, ils ont exprimé leurs sentiments, leur volonté, leur conviction que la Nouvelle-Calédonie devait démarrer dans la France. Et qu'à ce titre, comme le stipulait l'accord de Nouméa,

24:13
Présentateur

on examinait, à l'issue de ces référendums, la situation ainsi créée. Mais la situation ainsi créée, elle était connue de tous. Elle était que les Calédoniens, dans leur majorité, souhaitaient que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France. Et les Calédoniens, on leur a dit, c'est bien d'avoir donné votre avis, mais ça ne suffit pas. Et donc, s'est enclenchée une très longue période de quatre ans, au cours desquels il y a eu, puis il n'y a plus de discussions, de négociations, de rencontres, etc., jusqu'à Bougival. Et Bougival a suscité, effectivement, un véritable espoir. On a même vu, de manière assez éphémère, évidemment, un début de reprise économique.

Et puis, tout s'est effondré à la suite de la décision du FLNKS nouveau de retirer sa signature, puis des intermoiements des uns et des autres vis-à-vis de Bougival. Donc, ils sont désabusés. Néanmoins, et je tenais à saluer votre invité, dont le rôle en tant que rapporteur a été extrêmement important dans l'adoption du texte de loi par le Sénat. C'est une première étape. Elle est importante. Mais maintenant, on attend la suite.

Néanmoins, si je peux me permettre, j'aimerais revenir sur la séance d'hier, qui a été importante, et au cours de laquelle il s'est dit beaucoup de choses, notamment, et vous l'avez souligné tout à l'heure, de la part du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a posé une question fondamentale, qui est, s'il n'y a plus d'accord de Bougival, que reste-t-il ? C'est ça, le souci. C'est qu'il n'y a pas de plan B. Il n'y a pas d'alternative. C'est Bougival ou rien. Et ça, les Calédoniens sont angoissés à cette idée que Bougival puisse s'effondrer si l'Assemblée nationale ne vote pas le texte et qu'il n'y ait pas de suite. Et la suite, ça pourrait être…

Et Nicolas, justement, vous avez une question, Agnès Canaillé, sur ça et sur la suite. Absolument. Parce que dans sa prise de parole, madame la sénatrice, vous avez appelé vos collègues sénateurs au sens de la responsabilité. Est-ce que vous pensez que vos collègues députés à l'Assemblée nationale auront eux aussi ce sens de la responsabilité vis-à-vis de la Nouvelle-Calédonie ? Ça, c'est une lourde question. Effectivement, je l'espère. C'est pour ça que cette étape, et vous l'avez dit, était une étape importante au Sénat parce qu'elle acte du fait qu'on peut avoir une majorité.

Alors, c'est vrai que la répartition politique au Sénat n'est pas la même qu'à l'Assemblée nationale, mais qu'il peut y avoir un bloc central élargi, majoritaire, qui accompagne la Nouvelle-Calédonie. Parce que nous, ce que nous disons, c'est que parlementaires français constituants, notre rôle, c'est d'accompagner les Calédoniens dans le choix, et c'est le principe de l'accord de Bougival, qu'ils font pour l'avenir institutionnel.

D'autant plus, et vous le dites, que c'est important aussi, parce que concrètement, aujourd'hui, la Calédonie souffre, que les néo-calédoniens souffrent, parce qu'ils ont, suite aux émeutes de 2024, perdu beaucoup d'activités économiques, et que toutes les personnes que nous avons auditionnées, tous les partenaires nous ont dit, il y a une urgence sociale aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie. Mais il faut redouter de nouvelles violences, encore, selon ce qui va se passer au Parlement ? Les avis sont très partagés, je ne l'espère pas. C'est pour ça que je vous rejoins.

Il faut que nos collègues députés soient responsables et bien conscients de ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie, et bien conscients de l'enjeu direct et social aussi, parce qu'il n'y aura pas de reprise économique, il n'y aura pas d'apaisement social, s'il n'y a pas de visibilité institutionnelle.

28:25
Invité

– Au moment de l'accord, les responsables disaient, maintenant il va falloir aussi convaincre les Calédoniens, rien n'est fait, rien n'est gagné ?

28:33
Présentateur

– Écoutez, je ne sais pas, les Calédoniens, il y a quand même, de ce que je comprends localement, un gros travail qui est mené par l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des partenaires, pour essayer de convaincre. Alors le problème, c'est qu'il y a aussi une fracture, chacun défend sa position. Aujourd'hui, il faut qu'ils aient conscience que tout ne va pas se régler non plus d'un coup de baguette magique. Nous, l'objectif, c'est de leur donner les moyens d'accompagner, parce qu'en parallèle de cette stabilité institutionnelle et de ce processus que nous menons ici au Parlement français, il y a aussi tout un travail économique.

Le Premier ministre en a parlé hier d'accompagnement de la Nouvelle-Calédonie pour qu'elle ait les moyens de son autonomie. Parce qu'il ne suffit pas de distendre les liens avec la France d'un point de vue institutionnel, mais il y a aussi une distension économique. Aujourd'hui, 17% du PIB de la Nouvelle-Calédonie, c'est de la subvention publique de la France. Donc il faut aider la Nouvelle-Calédonie à trouver aussi son autonomie économique. Il y a la filière nickel, mais il y a peut-être d'autres filières à développer, à accompagner, je pense, notamment dans le tourisme.

– En fait, une question, c'est peut-être un petit peu novice, mais Nicolas l'a rappelé, il y a eu trois référendums, trois référendums qui ont dit que les Calédoniens voulaient rester dans la France. Pourquoi on en est encore là ? Et est-ce qu'on peut vraiment en sortir ? – Ça, c'est la question centrale. C'est pour ça que l'accord de Bougival a suscité autant d'espoir, c'est que l'accord de Bougival, c'est un compromis. Parce qu'il y a quand même deux thèses qui s'opposent, et deux visions pour la Nouvelle-Calédonie qui s'opposent. Bougival a tenté, et je pense en faisant des concessions des deux côtés, de trouver le point d'équilibre. Malheureusement…

– Mais ça peut avancer alors que les indépendantistes, que la FLNKS s'y oppose ? – C'est la question centrale, parce que c'est vrai que l'avenir pérenne de la Nouvelle-Calédonie s'est toujours fait dans un accord assez global. Aujourd'hui, seules les élections et seule la consultation de les populations calédoniennes en juillet prochain permettront de savoir si vraiment il y a une adhésion ou pas. – Merci Nicolas Vignol, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Journaliste à la Voix du Caillou, on regarde votre une, Bougival contre vents et marées. Merci d'avoir été avec nous depuis Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Et merci infiniment Niaz Canaillé d'avoir été là ce matin.

Je le rappelle, vous étiez rapporteur de ce texte et on suivra évidemment son parcours à l'Assemblée nationale. On en reparlera ensemble.

30:58
Invité

Merci d'avoir été notre invité. Guimet, nous, on se retrouve dans 20 minutes ? – Oui, et on parlera notamment du projet de panthéoniser Georges Sand.

31:05
Présentateur

– Et c'est effectivement à suivre, c'est la une de la presse régionale. Mais d'abord, on accueille l'invité de notre entretien, c'est Carole Delga, la présidente de Région de France, qui nous rejoint. – Et notre invitée, c'est Carole Delga, bonjour. – Merci beaucoup d'être avec nous, présidente sociale de la région Occitanie, vous êtes la présidente de Région de France. On est ensemble pendant 20 minutes pour un entretien en partenariat avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesterudon du groupe Ebra, les journaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. – Bonjour Oriane, bonjour Carole Delga. – Bonjour.

– Carole Delga, on va parler du salon de l'agriculture, vous y étiez hier, on va parler de décentralisation. Mais d'abord, le climat politique se tend un peu plus ces derniers jours après le meurtre de Quentin Deran que la France insoumise est sous pression politique. Est-ce qu'il faut un cordon sanitaire autour de LFI ? – Tout d'abord, il est absolument essentiel de rappeler mon opposition absolue à toute forme de violence. Bien sûr, personne ne doit mourir de par ses opinions. Et il faut toujours être très très ferme sur la lutte contre la violence, sur le soutien aussi aux forces de sécurité.

Et au niveau, bien sûr, du climat politique, rappeler que le combat premier, il est contre l'extrême droite parce que c'est la République qui est menacée. Et concernant LFI, moi, dès 2022, j'avais indiqué que la gauche ne devait avoir aucune union avec LFI parce que nous avons des divergences majeures avec LFI. Pour moi, il n'y a pas un signe égal entre LFI et le RN, puisque le RN est un parti raciste qui prône la préférence nationale et je combats ces idées-là. – Ça veut dire que c'est un candidat RN, un candidat LFI, vous votez pour la France insoumise ?

– LFI, pour moi, ne peut pas être dans une union avec les idées de la gauche et du parti socialiste parce que nous avons des différences majeures sur la question de l'international, sur la question du soutien absolu au peuple ukrainien, sur la condamnation du Hamas comme organisation terroriste et sur les questions aussi de laïcité. – Mais vous pourriez encore voter pour un candidat de la France insoumise, notamment s'il est face au Rassemblement national ?

– Que ce soit bien clair, ce duel que vous échafaudez LFI et RN, il peut être séduisant comme ça médiatiquement, mais ça ne va pas arriver parce que si on ne combat pas absolument à gauche le fait que ça soit LFI qui représente la gauche, il faut combattre cela, il faut que la gauche à laquelle j'appartiens, elle soit en affirmation et qu'elle soit vraiment en volonté d'accéder. – Il n'est pas échafaudé médiatiquement ce duel, Jean-Luc Mélenchon lui-même, il en fait un duel.

– C'est un des protagonistes, si vous verrez Mélenchon ou Vardella ou Le Pen, bien sûr que ça les arrange d'avoir cette confrontation des extrêmes, mais moi mon engagement politique, c'est pour que la République gagne et pour que les idées socialistes et les idées de gauche gagnent. – Non, moi je ne vais pas accepter d'intérioriser une défaite à gauche où LFI serait notre représentant. – Ce serait une défaite, avoir un représentant LFI pour la gauche c'est une défaite.

– Mais bien entendu qu'on va à gauche, on doit avoir des représentants qui se qualifient, et c'est tout mon engagement politique depuis des années, pour cette gauche républicaine, avec un combat absolu contre l'extrême droite, ce sont des ennemis de la République, il faut le rappeler, c'est extrêmement nocif pour la France, mais pour autant rien ne justifie une union avec LFI, rien ne le justifie. – Vous savez qu'aux dernières élections, Jean-Luc Mélenchon était quand même un refuge pour des électeurs de gauche. On l'a vu, il est passé pas très loin du deuxième tour. Aujourd'hui il crie au complot. Est-ce qu'il subit un procès injuste, comme il le dit ?

– Vous savez, c'est le principe des populistes, ils ont toujours cette rhétorique comme quoi ils sont victimes d'un complot, comme quoi le système veut les écarter, alors que Jean-Luc Mélenchon a été quand même un des grands bénéficiaires du système aujourd'hui qu'il dénonce. Et je pense que les Français sont tout à fait lucides sur ce que représente Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de France. Vous allez sur le terrain, que ce soit en Bretagne, que ce soit en Occitanie, que ce soit dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, c'est l'homme le plus détesté de France.

Donc il faut être conscient qu'il ne sera pas un vote refuge comme il a pu l'être à des précédentes élections. Cela, c'est fini. Les Français ont ouvert les yeux sur Jean-Luc Mélenchon, mais surtout nous, nous devons républicains, ouvrir les yeux aux Français sur le danger de l'extrême droite parce qu'il faut être lucide. Aujourd'hui, il y a trop de Français qui pensent à voter à l'extrême droite. Et ça, il faut rappeler les dangers pour la réalité. – Mais vous dites-nous républicains, ça veut dire que pour vous, Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, il n'est plus républicain ? – Non, je vous l'ai dit, je ne mets pas un signe égal entre l'extrême droite et LFI.

– Mais en moins des signes distinctifs entre vous et lui, quand même. – Mais bien entendu…

36:56
Invité

– C'est la question d'Oriane sur l'arc républicain.

36:58
Présentateur

– Dans l'arc républicain, je considère que l'extrême droite ne fait pas partie de l'arc républicain. Pour moi, LFI est dans l'arc républicain. Pour autant, je le dis depuis maintenant 4 ans, je le martèle et j'ai été minoritaire dans mon parti sur ce sujet et j'ai maintenu la ligne, et personne ne peut me prendre en défaut sur ça. Depuis 4 ans, je martèle que nous ne devons avoir aucune union, aucune collusion avec LFI, parce que ce n'est pas notre gauche. Nous avons une gauche qui est universaliste, une gauche qui soutient le peuple ukrainien, qui est dans un combat absolu contre l'antisémitisme, contre le racisme, une gauche qui aime l'entreprise.

– On a bien compris sur l'Union, si au municipal, et ça pourrait être le cas dans votre région, au second tour, il y a des candidats LFI devant des candidats socialistes, est-ce que les socialistes doivent se désister pour faire barrage au RN ? – Il n'y aura pas, dans ma région, de candidats LFI devant des socialistes. – Ça peut arriver ? – Oui, en l'occurrence, dans ma région, ça n'en arrivera pas. Je vous le dis, clairement. Mais si cette hypothèse, on va dire, arrive dans d'autres territoires que ma région, à ce moment-là, nous devons faire en sorte que le RN ne gagne pas sans faire l'Union. Donc, en effet, il y a des désistements. – Mais où il y a des désistements.

Est-ce que vous, vous l'avez dit, vous avez toujours été claire sur le sujet, et ce depuis 4 ans, est-ce que le PS, la direction du PS, doit encore clarifier ses positions, ou est-ce que pour vous, désormais, c'est clair ? – Je pense qu'il est toujours nécessaire que la direction du Parti socialiste, en effet, clarifie ses propos. Et moi, pour ma part… – Donc, Olivier Faure, il n'est toujours pas clair là-dessus ? – Pour ma part, avec cohérence et avec rigueur intellectuelle, je maintiens ma position. Il n'y aura, de ma part, en tant que personnalité de gauche, aucun soutien à une liste où il y aura LFI. – Aurore Berger, la ministre, elle va plus loin.

Elle appelle le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire d'un candidat LFI. Qu'est-ce que vous en dites ? – Non, j'en dis rien, voyez, là, j'en dis rien parce que ça s'appelle ça le degré zéro de la politique et de l'irresponsabilité. Et si vous préférez, en France, il y a quand même de sacrés problèmes. Il y a de sacrés problèmes, je veux dire, la misère progresse. On est dans un contexte géopolitique extrêmement menaçant où nous devons retrouver de la souveraineté, souveraineté industrielle, souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire. Nous sommes en plein salon de l'agriculture. Donc moi, je parle de la France et je travaille pour les Français.

Et voilà, ces commentaires qui sont complètement hallucinants, je ne les commente pas. – Un dernier mot là-dessus, Fabrice, avant de parler de l'agriculture.

39:54
Invité

– Pour parler des municipales, vous n'irez pas à Toulouse,

39:58
Présentateur

vous ne vous présentez pas à Toulouse. – Je l'ai annoncé il y a un an. – Vous l'avez dit, vous l'avez confirmé, et les viser alors. – Je pense qu'en effet, il faut travailler pour faire une proposition aux Français, un projet de gauche qui rassemble, parce que, voilà, 2027, il faut de nouveau parler de la France, d'une France qui produit, qui produit au niveau de son agriculture, qui produise pour la réindustrialisation, une France aussi qui redonne les moyens à l'éducation nationale, à l'hôpital, d'exercer pleinement ces missions. – Vous avez déjà votre programme, en fait. – Oui, j'ai des idées. – Vous êtes déjà candidate, pratiquement. – Non, non, non, j'ai des idées.

On va arrêter cette course des candidatures. – Il y en a trop ? – Ah oui, oui, je pense qu'à... – À gauche, il y en a trop ? – Non, il y a trop de candidatures, voilà, parce que, si vous voulez dire, personne... – Bien que sur votre ligne. – Oui, mais je veux dire, personne ne réalise, il me semble quand même, vu le nombre de candidats, ce que c'est qu'être président de la République française ou présidente de la République française, voilà. Donc, ce genre de candidatures spontanées, tous bords confondus, ce n'est pas à la hauteur des problèmes des Français. – Donc, vous ne rajouterez pas votre nom à la liste ? – Donc, je ne rajouterai pas mon nom à la liste.

En revanche, je serai toujours autour d'une table de travail pour faire des propositions, parce qu'en effet, nous devons avoir une France qui retrouve sa puissance, qui a l'échelle internationale et un poids, mais aussi une France qui construise une Europe plus forte, parce que nous avons besoin de nouveau d'être dans une Europe et dans une France de la production. Et nous devons redonner les moyens à nos enseignants pour lutter contre le déterminisme social. C'est absolument indispensable. Et puis, c'est bien sûr stopper le démantèlement de l'hôpital public, de la santé. Quand vous êtes sur le terrain, de quoi vous parlent les gens ?

Des fins de mois difficiles et de la difficulté d'avoir un rendez-vous chez le médecin. Donc, on doit répondre à ces sujets-là. Et je pense qu'aujourd'hui, on doit être conscient des dangers pour la France à la chaîne internationale et des dangers de l'extrême droite pour notre pays. Et on ne peut convaincre les Français qu'en ayant une force de proposition, qu'en ayant un projet pour la France, et certainement pas juste en disant l'extrême droite est un danger. On doit proposer, comme je le fais à la région Occitanie depuis maintenant dix ans, entre ma première élection et la deuxième élection, le Front National, il a reculé de dix points.

Il a reculé de dix points parce qu'avec ma majorité régionale, on a fait un projet clair, on a démontré qu'on avait de la conviction, qu'on avait de la cohérence, et surtout qu'on avait de la fidélité à nos propositions. Et on a changé la vie. La rentrée scolaire la moins chère de France, c'est en Occitanie. C'est 14 millions de billets à 1 euro pour que chacun puisse prendre le train. Les salariés, 1 euro le trajet. Les jeunes, la gratuité d'usage. L'ordinateur, les manuels scolaires, le transport scolaire, c'est gratuit en Occitanie. C'est bon pour le pouvoir d'achat des familles et c'est bon pour que les jeunes aient confiance en eux. C'est ça la politique, c'est changer la vie.

Et la région qui investit le plus pour son agriculture, c'est aussi l'Occitanie. Vous étiez hier au salon de l'agriculture, Carole Delga. Les agriculteurs qui font face à de multiples crises. Il y a les crises récurrentes, les crises du revenu, les crises de trop de normes, de trop de transpositions, de trop d'administratives. Et il y a aussi les crises conjoncturelles, il y a les inondations, il y a la question du Mercosur, la question de la dermatose. Comment on sort de ça ? On sort justement en ayant un projet agricole pour la France. Parce que le premier mal de l'agriculture française, c'est qu'il n'y a pas de cap, c'est qu'on n'explique pas aux agriculteurs ce que l'on entend d'eux.

Ils ont des injonctions contradictoires et ils n'arrivent pas non plus à tirer un revenu de leur travail. Et donc, il faut bâtir un projet agricole pour la France. Et l'Occitanie, on ne fait pas que réclamer. On a dit, on se prend en charge. En Occitan et en Catalan, on dit Porto Teni. Ça veut dire, prends-toi en charge. Et donc, il y a de ça maintenant neuf mois, avec la profession agricole, avec le président de la Chambre régionale d'agriculture, on a dit, on va bâtir un projet de souveraineté alimentaire. Et le titre, il dit tout, Produire pour nourrir sainement. Et c'est cela qu'il faut faire aussi à l'échelle de la France. Ce n'est pas le cas.

Parce que le gouvernement, on a l'impression d'un plan tous les mois en ce moment. Voilà, donc quand vous avez un plan tous les mois, ça veut dire qu'on n'en avait pas. Ça répond beaucoup d'urgence aussi, mais vous avez l'impression que l'État n'est pas au rendez-vous sur la question agricole ? Je pense que depuis plusieurs années, il n'y a plus de projet agricole pour la France. C'est une accumulation de mesures, dont certains sont nécessaires, mais il faut avoir à la fois une capacité à répondre à des mesures en urgence, mais en même temps, il faut avoir une vision d'ensemble. C'est un manque de projet agricole de la part de l'ensemble des acteurs de l'agriculture.

Depuis Stéphane Le Folle, l'agroécologie, depuis Edgar Pisani, quel est le projet agricole pour la France ? Il n'y en a pas. Et c'est pour ça que moi, en tant que présidente de la région Occitanie, en tant que présidente de la région de France, j'ai décidé que nous bâtissions, à l'échelle d'un petit pays qui est ma région, un projet de souveraineté, Produire pour nourrir sainement. Vous avez un sujet que vous partagez d'ailleurs beaucoup avec l'Espagne, c'est celui de l'eau dans votre région. Vous faites partie de ces régions qui coupent le plus tôt possible d'ailleurs les remplissages de piscines, les particuliers. C'est assez symptomatique. Comment on sort de cette problématique de l'eau ?

Parce que vous avez une question de tourisme, vous évoquez, vous parlez beaucoup de l'industrie, et vous avez ce sujet agricole. Comment, dans une région comme la vôtre, vous pensez pouvoir vous en sortir ? Est-ce qu'il y aura des restrictions déjà sur le tourisme ? Petite question comme ça. Alors là, si vous préférez entre les pluies des dernières semaines plus la neige qui est fortement tombée sur nos montagnes, je pense que cet été, nous allons avoir des nappes phréatiques qui seront quand même le plus haut. Mais la question de l'eau touche en effet prioritairement le contour méditerranéen, mais malheureusement, avec les effets de réchauffement climatique, ça va monter.

Pour l'eau, en fait, il y a plusieurs solutions. Il n'y a pas une solution unique, une solution magique. Tout d'abord, on doit faire en sorte de consommer le moins d'eau possible en tant que citoyen. Il faut aussi utiliser l'eau au bon moment, au bon usage. Les techniques satellitaires, la science nous permet, par exemple en matière agricole, de délivrer l'eau au bon moment de la croissance de la plante. Et donc, les solutions, c'est quoi ? Tout d'abord, en plus d'être économe à eau, c'est tout d'abord d'avoir un maillage de réseau. En France, il manque un maillage de réseau optimal dans plusieurs territoires.

Ensuite, il faut avoir des retenues collinaires, ces petites retenues, soit qui ont été créées il y a 30, 40, 50 ans, qu'on peut remettre en fonctionnement, soit en créer de nouvelles. Il y a aussi la question de la réutilisation des eaux usées. En France, nous avons un retard réglementaire, c'est-à-dire que c'est la paperasse administrative qui empêche d'utiliser les eaux qui sortent de nos stations d'épuration pour pouvoir vraiment arroser, par exemple, toute l'arboriculture, nettoyer aussi les trottoirs dans nos villes.

Et puis, en Occitanie, c'est le prolongement du grand tuyau qui s'appelle Aquadomicia, qui prend l'eau dans le Rhône, qui arrive jusqu'à la limite de l'Hérault et de l'Aude, et que nous avons comme projet de dégrandir jusque dans les Pyrénées orientales. Et c'est là où j'ai demandé au président de la République d'avoir en fait une dérogation sur des procédures administratives qui sont trop longues. On a une urgence absolue à mener de l'eau, de l'eau potable, de l'eau pour l'industrie, de l'eau pour nos agriculteurs. Et il faut qu'on stoppe ces procédures à rallonge. Il y a des procédures d'exception qui ont été faites pour Notre-Dame.

Moi, je demande une procédure d'exception pour ce tuyau qui amène de l'eau pour la population. Fabrice, sur un autre sujet. Oui, là, on va parler de transport. C'est un autre gros sujet dans votre région. Deux lignes, grande vitesse, Toulouse-Bordeaux, Montpellier-Perpignan. Est-ce que vous pensez que les calendriers sont tenables ? Vous êtes confronté à la fois à une question de coûts et aussi à une question d'opposition, notamment des écologistes. Alors, sur la question des oppositions, elles sont très minoritaires. Elles sont très minoritaires. Si on prend le dernier sondage qui a été fait sur Toulouse, 90% des Toulousains veulent la LGV. 90%.

Donc, là, les oppositions, je les respecte, mais il faut les ramener à leur juste proportion. Sur la question budgétaire, j'ai été ancienne ministre et nous avons fait des propositions au gouvernement pour financer la part de l'État. Je rappelle, c'est LGV, c'est 40% de financement des collectivités locales. C'est la première fois en France que des collectivités locales montent à ce niveau-là. Ça demande un gros effort. Donc, 40% de collectivités locales, 20% de l'Europe. L'Europe a confirmé sa participation sur Toulouse-Bordeaux-Dax. Montera certainement jusqu'à 25% entre Montpellier et Perpignan et ensuite, il y a 40% de l'État. Il y a des dispositifs de financement.

Donc, les solutions budgétaires, elles y sont pour l'État. Ce qu'il faut, c'est une volonté politique. Pour aller sur quel calendrier ? Sur le calendrier de 2032 pour Toulouse-Bordeaux-Dax. Un dernier mot, puisque vous présidez Région de France, Carole Delga, on l'a dit, la question de la décentralisation, finalement, ce seront trois textes qui seront examinés sur le grand acte de décentralisation promu par le gouvernement. Trois textes examinés au Sénat avant l'été. Est-ce que vous approuvez la méthode et le fait que ce soit autant divisé ? Je pense que ce projet de décentralisation est essentiel.

Il est essentiel pour aider au redressement de la France parce que de donner plus de pouvoir localement, aux communes, aux départements, aux régions, ça me permettra d'avoir une meilleure efficacité de l'argent public. Mais est-ce que ça ne va pas être une décentralisation à minima ? Aujourd'hui, je crains que ce soit une décentralisation à minima parce que les associations d'élus ont été peu consultées. C'est pourquoi nous avons... Il ne vous a pas assez consulté, Sébastien Lecourne ? C'est rien de le dire, nous n'avons pas été beaucoup consultés et c'est pourquoi nous avons écrit la semaine dernière avec Renaud Muselier pour s'étonner du manque de réunion de travail.

Nous l'avions rencontré fin novembre lors du Congrès des Régions. Nous devions nous revoir avant le début de l'année 2026. Nous ne l'avons toujours pas vu. Donc rien depuis le Congrès des Régions. Voilà, donc c'est pour ça que c'est quand même assez étonnant de vouloir parler de décentralisation et en particulier le couple État-région a démontré ces dernières années sa pertinence sur des grands projets et sur des grandes transitions, en particulier de lutte contre le réchauffement climatique. Donc oui, je suis un petit peu étonnée de ce manque de travail en commun. Cela veut dire que ça peut franchement amener à une loi qui ne transforme pas la vie. Et je pense que les Français en ont assez.

Une loi inutile, quoi. Pour le dire, tout simplement. Je crains qu'on se dirige vers cela et c'est pour ça que nous avons alerté avec Renaud Muselier et l'ensemble des présidents de région la semaine dernière dans un courrier assez grave par le temps au Premier ministre. Vous lui disiez quoi ? On lui disait qu'on allait aller dans le mur et que la France ne pouvait pas s'économiser d'une profonde réforme et de donner plus de pouvoir localement. Nous demandons les régions de gérer l'ensemble des aides aux entreprises. Nous demandons les régions d'avoir l'orientation scolaire parce que ce sont nous, les régions, qui faisons le lien entre l'enseignement et entre le monde de l'entreprise.

Et sur l'orientation scolaire, nous avons besoin d'être beaucoup plus offensifs, d'expliquer à nos enfants toute la diversité des métiers et tous les parcours de formation. Sans réponse, j'imagine ? Sans réponse, à l'effet. Vous lui demandez donc un rendez-vous rapidement ? Oui, tout à fait. Ce serait bien que Matignon réponde quand on écrit que ce soit en tant que présidente de région de France ou que ce soit présidente de la région occidentale. Je crois que le message est bien passé. Merci beaucoup. Merci Carole Delga d'avoir été notre invitée. La Une du Progrès, Fabrice, ce sont les groupuscules violents dans le viseur de l'Église. Suite de l'affaire Quentin.

Voilà, évidemment, sur ce qui s'est passé à Lyon, La Une du Progrès à Lyon. Merci beaucoup, Fabrice. Et on va parler des municipales. On va faire un petit tour de la campagne tout de suite. C'est La Une de nos régions. Et c'est l'heure de notre reportage en région. Pour commencer, demain, c'est le dernier jour pour déposer sa liste aux élections municipales et certaines communes n'ont toujours pas de candidats. C'est le cas à Molenne, au large du Finistère où le maire ne se représente pas et ne trouve pas de successeur. Alors, la semaine dernière, une réunion a été organisée pour susciter des vocations, mais pour le moment, sans succès. Aurélien Romano.

53:25
Invité

Molenne, île bretonne au large du Finistère, 184 habitants, fait partie des communes qui n'ont toujours pas de maire candidat. L'édile actuelle doit rejoindre le continent pour raison familiale. Alors, des habitants ont organisé une réunion de la dernière chance pour former une liste. Agathe, à l'origine de l'initiative, présente les conséquences de l'absence de candidats. Elles-mêmes ne souhaitent pas être en tête de liste.

53:47
Présentateur

Alors, s'il n'y a pas de liste déposée au 26 février, ça veut dire qu'on n'a pas d'élection le 15 mars. Et ça veut dire que les élus vont aller jusqu'à la fin de leur mandat le 15 mars. Ensuite, c'est la préfecture qui va désigner trois personnes pour gérer les affaires courantes.

54:02
Invité

Durant la soirée, les questions fusent sur les charges et responsabilités d'être maire. Bilan de la rencontre, 13 personnes acceptent de figurer sur une liste. Mais aucun ne souhaite être maire ou premier adjoint.

54:15
Locuteur non identifié

Moi, j'ai mis mon nom en tant qu'ancien élu pour donner un coup de main. Mais bon, après, le reste, on verra suivre. C'est pour ça que je disais à Agathe qu'il vaut mieux décaler trois mots qu'on ait le temps de voir venir et d'avoir, j'espère, des nouvelles inscriptions.

54:30
Invité

Les habitants se sont donnés trois mois pour susciter plus de vocations. Une fois ce délai passé, la conséquence pourrait être le rattachement à une autre commune sur le continent. La municipalité pourrait ainsi perdre certaines de ses spécificités insulaires comme l'absence de cadastres et d'impôts locaux.

54:47
Présentateur

Et à noter qu'en 2020, lors de la dernière municipale, 106 communes n'avaient pas eu de candidats. On poursuit notre tour de la campagne et on va tour, justement. Bonjour Luc Bouriane. Merci d'être là, Luc. Vous êtes directeur de la rédaction de la Nouvelle République. Luc, à moins de 20 jours maintenant du premier tour des municipales, la campagne bat son plein et alors que l'on évoque les difficultés de certains maires écologistes à Lyon, à Strasbourg, voir à Bordeaux, qu'en est-il des maires écolos à Poitiers et à Tours ?

55:16
Invité

Pour Emmanuel Denis à Tours et pour Léonore Monconduit à Poitiers, la configuration est un peu similaire et elle ne leur est pas défavorable. D'abord, parce que leurs opposants se présentent en ordre dispersé. À Tours, le maire sortant écologiste affronte trois listes de droite en plus de celles du Rassemblement national. Il y a une liste conduite par l'ancien maire Christophe Boucher, investie par Les Républicains et par Renaissance. Une autre conduite par Benoît Pierre, investie par le Modem et une dernière menée par Henri Alfandéry, députée horizon.

À Poitiers, la maire écologiste, elle, elle voit ses principaux opposants à gauche, déchirés entre deux listes, l'une investie par le Parti Socialiste, menée par François Blanchard et soutenue par l'ancien maire socialiste Alain Claes, l'autre conduite par l'ancien macroniste Anthony Brottier. Ensuite, que ce soit à Tours ou que ce soit à Poitiers, les deux maires écologistes font certes face à des listes insoumises, mais tout indique dans ces deux villes qu'au second tour, ils pourraient se réunir.

Enfin, dernier point, dans ces deux villes, le poids du Rassemblement national semble, ne semble pas en mesure de perturber le scrutin, même si on constate tout de même un certain dynamisme, notamment à Tours, derrière la liste conduite par Alexandre Nikolic. Donc, bien entendu, rien n'est fait. Les enjeux nationaux aussi peuvent venir peut-être perturber les dynamiques locales que l'on constate. Enfin, vous le voyez, Oriane, les maires écologistes de Tours et de Poitiers ne semblent pas dans de mauvaises positions pour prétendre à être réélus.

56:49
Présentateur

Et Luc, au-delà des débats politiques, la campagne municipale semble avoir d'autres vertus.

56:55
Invité

Oui, la campagne et la présentation de toutes les listes candidates communes par commune que nous proposons sur nos cinq départements ont des vertus de révélateurs. Révélateurs de certaines dynamiques, on en parlait, révélateurs de certains constats que nous faisons et de certains profils. Ainsi, ce matin, dans notre réduction, nous exhumons le passé pour le moins radical d'un candidat RN d'une toute petite commune de 180 habitants, ancien conseiller régional RN, aujourd'hui candidat d'hiver droite. Sa campagne électorale, son profil, indique bien que le parti d'extrême droite n'en a pas fini avec les polémiques liées à des profils pour le moins problématiques.

C'est donc à lire dans notre édition de l'Indre et sur notre site internet. Autre exemple, autre exemple des vertus révélatrices de la campagne, c'est à Blois que nous le trouvons ce matin dans les colonnes de la Noire République. Le président de la Globe Lesoise, Christophe De Gruel, a fini enfin par sortir de son silence sur l'affaire Epstein, affaire dans laquelle le nom de ce proche de Jack Lang est sorti, en tant que président de l'association, ayant reçu un don de 50 000 euros pour financer un film à la gloire de Jack Lang, ancien maire de Blois, faut-il le rappeler.

Sous pression, là aussi dans le cadre de la campagne électorale, il a fini donc par répondre à nos questions en justifiant de la destination de ces fonds et c'est donc à lire cette fois dans notre édition du Loir-et-Cher.

58:14
Présentateur

Merci beaucoup, merci Luc Bouriane d'avoir été avec nous. On vous retrouvera évidemment très vite avant le premier tour pour faire le point sur les dernières infos de la campagne dans votre région. On regarde la une de la Nouvelle République, c'est l'édition de l'Indre Panthéon, une pétition pour Georges Sand. Merci Luc Bouriane et Georges Sand justement, on va en parler avec vous, Guimet,

58:34
Invité

vous allez nous en dire plus sur cette pétition. Oui, car 2026, Auriane marque le 150e anniversaire de la disparition de Georges Sand. Alors, pour la troisième fois après 2004 et 2013, la question de sa panthéonisation est de nouveau à l'ordre du jour. Une pétition a été lancée par le comité de soutien pour l'entrée de Georges Sand au Panthéon et la presse bérichonne en début de semaine a noté cette demande ne concerne pas le corps de l'écrivain qui repose chez elle à Nohans dans le Berry. Et voilà,

59:05
Présentateur

on en sait désormais plus. Alors, dix jours après le décès de Quentin de Ranck à Lyon, Guimet, Emmanuel Macron a convoqué hier une réunion sur les groupes

59:12
Invité

d'action violente. Oui, des groupuscules violents dans le viseur de l'exécutif comme le titre Le Progrès. Alors, en plus, des procédures de dissolution contre deux groupes d'ultra-droite et un groupe d'ultra-gauche. Le gouvernement a annoncé des procédures similaires contre cinq émanations locales de la jeune garde. La mouvance d'ultra-gauche à laquelle les meurtriers présumés de Quentin de Ranck avaient appartenu et le ministère de l'Intérieur a saisi la justice pour reconstitution de ligues dissoutes à la suite du lynchage du jeune homme dans les obsèques ont eu lieu hier dans la plus stricte intimité.

59:45
Présentateur

Et à Lyon, justement, la mort de Quentin de Ranck était au cœur des échanges. Hier soir, il y avait un débat qui était organisé entre les candidats aux municipales. Oui,

59:55
Invité

et qui a donné lieu à un échange entre Grégory Doucet, le maire sortant et le favori des sondages. Jean-Michel Aulas, écoutez.

1:00:04
Présentateur

Monsieur Aulas, je vous le dis ici, les yeux dans les yeux, j'ai été choqué par votre demande de mettre le portrait de Quentin de Ranck sur les grilles de l'hôtel de ville. Ça a été fait par votre ami Laurent Wauquiez sur l'hôtel de région. Non, c'est une récupération politique indécente. Ce n'est pas respectueux ni de la famille ni de l'état de droit. Je trouve normal qu'on ne relativise pas ce qui s'est passé. Je pense qu'il faut éviter de diviser les Lyonnais comme vous essayez de le faire et montrer au contraire qu'il y a une solidarité. Honorer une victime n'a jamais divisé une ville. C'est rappeler une limite que personne ne doit franchir. On continue notre tour de la campagne.

On va à Paris à 48 heures de la clôture des candidatures. Vous allez nous parler d'un atterrissage.

1:00:53
Invité

Oui, un atterrissage en urgence même. Lucie Casté, l'ancienne candidate à Matignon du Nouveau Front Populaire, va remplacer la maire écologiste du 12e arrondissement de la capitale en tant que tête de liste d'Emmanuel Grégoire. Emmanuel Pierre-Marie, la maire du 12e arrondissement, est accusée de management toxique. Elle est visée pour une enquête pour harcèlement et elle a annoncé son retrait. On va à Marseille. Avec cette question, serait-ce un tournant dans la campagne des municipales ?

En tout cas, c'est ce que semble annoncer ce sondage, Opinion Nouveau, pour les médias du groupe Bolloré, pour qui, pour la première fois, il place le Rassemblement national en tête du second tour dans le cadre d'une cadre angulaire. C'est donc à la une de la Marseillaise. Franck Alizio, le candidat RN, devancerait d'un point le maire sortant d'hiver gauche, Benoît Payan. Et en cas de retrait du candidat insoumis, Benoît Payan, l'emporterait alors avec 47% des voix.

1:01:48
Présentateur

Merci beaucoup, Guimet. Et on poursuit notre Tour de France. Vous l'avez compris, toutes les infos de la campagne. C'est ici, Tour de France également. De ce qui se passe sur le terrain, on va aller dans le Nord où le patron du Parti communiste est candidat pour la première fois sur son nom à une élection municipale. Fabien Roussel est devenu maire de Saint-Amand-les-Eaux il y a un an après la démission de son prédécesseur. Mais il tentera cette fois de gagner son mandat dans les urnes. Merci pour celui qui a été battu aux législatives en 2024 par le Rassemblement national. Reportage à Saint-Amand-les-Eaux signé Jérôme Rabier.

Il est le patron du Parti communiste français mais à Saint-Amand-les-Eaux dans le Nord, Fabien Roussel ne veut pas de cette étiquette nationale. Élu maire en janvier 2025 après la démission d'Alain Boquet qui dirigeait la ville depuis 30 ans, le chef de parti mène campagne loin des caméras. Il refuse toute présence médiatique et a décliné nos sollicitations. Seule une équipe de l'AFP a pu couvrir son lancement de campagne fin janvier et l'interroger

1:02:50
Invité

sur cette double casquette nationale et locale.

1:02:54
Présentateur

Une élection municipale, on vote pour des hommes et des femmes, on ne vote pas pour des étiquettes. Et donc, c'est pour ça que nous avons construit, j'ai construit cette liste de cette manière-là avec des hommes et des femmes de sensibilité différente mais qui se retrouvent au service de Saint-Amand. Ici, on n'a qu'un seul parti, c'est Saint-Amand.

1:03:11
Invité

S'il mène campagne loin du bruit médiatique, une défaite de Fabien Roussel créerait sans doute une petite déflagration.

1:03:18
Présentateur

Déjà battue aux législatives en 2024 dès le premier tour, un nouvel échec pourrait aussi le fragiliser dans son parti. Le faire tomber, c'est un des objectifs du candidat soutenu par le Rassemblement National. Sur ses affiches comme sur ses tracts,

1:03:33
Invité

Éric Castelin affiche fièrement l'image de Guillaume Florquin, celui qui a pris la circonscription à Fabien Roussel. On a un député qui a été élu il y a 18 mois. C'est certain que ça apporte un poids supplémentaire dans une campagne. Sur le marché, Éric Castelin découvre le bon accueil fait au candidat

1:03:55
Présentateur

étiqueté RN car c'est pour lui une nouveauté. Il était auparavant le représentant de la droite plus traditionnelle avant de recevoir un soutien de poids.

1:04:05
Invité

Ce que les gens attendent aujourd'hui, c'est une rupture avec des pratiques qui sont un peu anciennes, avec une sorte d'inefficacité de la sphère publique et donc le Rassemblement National ça incarne cette rupture.

1:04:21
Présentateur

Éric Castelin peut espérer l'emporter à la faveur d'une triangulaire qui rend le résultat incertain. Le troisième homme de cette campagne c'est Éric Renaud qui rêve lui aussi de prendre la mairie. Ce jour-là, il met la dernière patte à son document de campagne. Sur comment éventuellement on retravaille le maquettage pour mettre en exergue tel ou tel point pour le faire ressortir. Éric Renaud se présente sans affiliation partisane mais l'élu d'opposition a bien un passé militant. 40 ans au PCF et un poste de premier adjoint au maire avant une rupture brutale en 2017.

en 2020 déjà il était candidat et avait réuni près de 30% des voix face à son ancien mentor Alain Bocquet c'est désormais son ancien chef de parti qu'il rêve de battre.

1:05:09
Invité

Il n'y a pas d'héritier désigné. L'élection elle se gagne d'abord et avant par le choix de la population par le choix des habitants. Là depuis un an les habitants de Saint-Amand ont un maire qui leur a été imposé qui est un maire ce que nous on appelle un maire par intérim et que je pense que le 15 mars prochain il y aura peut-être là encore une fois des réveils douloureux. Avec trois listes sur la ligne de départ

1:05:37
Présentateur

tout le monde prédit un premier tour qui ne tranchera rien et les trois mêmes candidats au second tour sans que personne ne s'avance sur le résultat final au soir du 22 mars. Et on va revenir sur ces municipales et sur la campagne à Saint-Amand-les-Eaux pour commencer avec vous Françoise de Gois. Bonjour Françoise. Merci d'être avec nous et Mickaël Darmon merci également d'être avec nous Mickaël Saint-Amand-les-Eaux on l'a vu dans le Nord Fabien Roussel qui se présente pour la première fois sur son nom. Il joue gros Fabien Roussel au-delà du municipal ? Oui parce qu'il a besoin d'un mandat.

Fabien Roussel il a été balayé comme député alors c'est très intéressant d'être le patron du parti communiste mais en réalité ce n'est pas suffisant donc il n'y a rien de mieux qu'un mandat local donc voilà il joue le local il faut qu'il s'ancre quelque part. En plus de ça paradoxalement c'est une des personnalités préférées à gauche je rappelle que quand on regarde qui le préfère c'est souvent la droite qui adore se communiquer C'est la personnalité de gauche préférée de la droite C'est vraiment ça donc bon il en joue il aurait tort de se gêner mais il y a une limite si vous voulez au village Potakine donc là maintenant il faut conquérir le vrai village enfin la vraie ville certainement.

Et il est face à un rassemblement national on l'a rappelé il a perdu aux législatives face au RN est-ce qu'on est dans ces bastions qui étaient communistes avec un électorat communiste et cet électorat qui a basculé désormais au rassemblement national Tout d'abord la politique c'est une école d'immunité donc il a été très haut il a été candidat avec son présidentiel il prétendait sur les tribunes avoir le code nucléaire dans la poche et s'occuper de nos impôts et puis voilà maintenant il veut un mandat local c'est l'immunité la politique donc il a compris cela après effectivement il a toujours au fond été confronté au symbole le voilà opposé effectivement au RN alors que le RN a siphonné les forces communistes depuis longtemps le gaucho-lupénisme mis au jour notamment par Pascal Perrineau en 1995 montre bien le basculement des forces et de l'électorat populaire prolétaire qui se sont abandonnés vers le RN devenu le premier parti ouvrier de France donc c'est une forme quand même de je dirais à la fois de courage politique et au fond également de tragédie politique il regarde il est opposé maintenant face à la force politique qui a siphonné son parti on se rappelle ce qu'était le communisme municipal qui était quand même qui couvrait deux tiers du territoire il y a encore deux tiers c'est pour ça que je dis bastions parce que deux tiers du territoire et aujourd'hui des bastions symboliques on voit bien l'évolution politique et puis voilà il est sur effectivement candidat dans une région qui aujourd'hui je disais au fond mangé par le RN et de ce point de vue là effectivement on verra le résultat qu'il fera mais il peut être un des symboles de ce scrutin selon ce que l'électeur du coin décidera mais quand même Françoise est-ce que ces terres du nord Mickaël a rappelé le concept de gaucholopénisme est-ce que ces terres du nord elles sont le symbole de l'échec de l'un gauche qui aujourd'hui n'est plus une réponse pour cet électorat en partie ouvrier qui aujourd'hui se tourne vers le RN alors d'abord c'était vrai en 95 moi je le vois très bien à Toulon quand Jean-Marie Lecheval il prend la ville c'est tous les quartiers populaires du côté de la Seine-sur-Mer c'est tout le parti communiste hop qui glisse sur le Front National mais ça n'est plus tout à fait vrai c'est-à-dire que je rappelle quand même par exemple que l'île

1:09:12
Locuteur non identifié

qui reste non non ça n'est plus tout à fait vrai dans le sens

1:09:15
Présentateur

dans le sens que non non la caricature de la gauche Terra Nova etc c'est de moins en moins vrai c'est de moins une caricature c'est une réalité est-ce que je peux finir bien sûr la réalité de ce qui est en train de se passer dans ce pays et c'est ça que je trouve assez savoureux on peut rester coincé comme mon ami Mickaël sur les vieux concepts de Pascal Perrineau et de l'archipélisation si parce que c'est en train de bouger c'est en train de bouger et les faits sont têtus et la réalité vous fait mentir les ouvriers reviennent vers le parti socialiste regardez je termine regardez toutes les villes phares un certain nombre de villes regardez Saint-Etienne par exemple Bastion s'il en est en tout cas de l'idée populaire qu'on se fait du monde ouvrier qui va gagner Saint-Etienne je vous le donne en mille et mille Régis Jouanico je ne veux pas présager parti socialiste un des membres les plus actifs du parti socialiste regardez je voulais juste vous dire que cette ancienne qui consiste à dire voilà le vote ça a été vrai ça a été réel ça ne l'est plus tout à fait c'est de moins en moins alors j'entends j'entends l'explication très sophistiquée elle n'est pas sophistiquée c'est le réel c'est le réel mon ami regardez les circonscriptions au rivière c'est le réel pardon sophistiquée ne renvoie pas à quelque chose de critique c'est une réalité mais il faudra aussi expliquer pourquoi au soir de l'élection européenne donc en juin 24 et bien pourquoi 93% des communes ont mis le RN en tête non mais ça c'est donc de ce point de vue là c'est autre chose c'est une évolution territoriale il y a un problème il y a un peu litière de votre analyse alors là l'évolution territoriale elle n'est pas là où vous dites je dis que la gauche du côté de LFI mais également du côté du parti socialiste également du côté de cette union PCP etc d'abord reprend les couleurs je rappelle qu'elle est arrivée le nouveau front populaire est arrivé en tête que ça vous plaise ou pas aux législatives ça c'est un premier point c'est pas la peine de disséquer ça c'est la réalité là écoutez je finis je finis je vous dis juste que là où il y a une réalité qui change c'est que je pense que et la gauche et les républicains sont en train de perdre la partie dans le petit monde rural ça c'est la réalité c'est à dire les petites communes c'est tout le travail de Marine Le Pen en 2017 en 2017 et en 2022 où elle était quasiment la candidate des champs face au candidat des Gilles qui était Emmanuel Macron l'élite mondialisée enfin voilà et bien ça c'est le réel si la gauche et la droite traditionnelle perdent pieds depuis quelques années c'est pas c'est pas le baston ouvrier etc que nous sommes en train que la gauche est en train de récupérer c'est sur le monde rural la gauche récupère des ouvriers qui n'existent plus donc de toute façon c'est le sujet sociologique mais si c'est une classe sociale qui n'existe pratiquement plus en revanche les zones périurbaines les zones périurbaines les zones périurbaines qui effectivement ont été investies dans une sorte de déclassement généralisé qui a fait que l'ERN a pu progresser sur l'ensemble du territoire et arriver sur des catégories socio-professionnelles et géographiques jusqu'à présent on ne les trouvait pas c'est une réalité regardez la réalité électorale le monde rural vous avez entièrement raison d'ailleurs ce qui sera intéressant deux choses et que l'on mesurera à partir du 15 mars au soir c'est-à-dire que comment et si effectivement l'ERN a pu réussir à rentrer via les petites listes d'hiver droite dont on sait qu'elles sont sponsorisées généralement par l'ERN en secret en tout cas en coulisses et la deuxième des choses effectivement c'est dans quelle mesure l'ERN va continuer à avancer dans le monde rural ce qui amènera aussi à la vérification d'un autre principe très important qu'on a vu exprimé dans un sondage justement diffusé sur Public Sénat c'est-à-dire le fait que pour la première fois l'envie des électeurs est de ne pas renouveler leur premier magistrat 55% ça peut être qui veulent changer de mer jusqu'à présent le principe directeur des municipales c'est on conforte les sortants alors oui et non mais c'est vrai aussi que les sortants sont confortés si on regarde les sondages de toute façon les sortants font la course en tête la plupart Benoît Payan c'est le cas en tout cas c'était le cas il y a encore quelques jours Emmanuel Grégoire c'est le cas et Emmanuel Grégoire c'est le cas il est à 32 Rachida Dati non mais écoutez je veux dire moi je veux bien qu'on s'amuse à expliquer que le soleil se lève à l'ouest et qu'il se couche à l'est on ne s'amuse pas si vous démontrez des choses vous dites des choses que les résultats électoraux vous font démontre absolument vous êtes en train de m'expliquer que les résultats électoraux sur les législatives par exemple regardez les circonscriptions gagnées par le nouveau front populaire c'est à dire on est quasiment à 190 députés en tête bien largement devant le rassemblement national on peut m'expliquer qu'on a mis un fusil sur la tempe des électeurs pour faire le front avec le piquin ils n'en ont pas eu besoin ils ont barré le rassemblement national et bien vous regardez les circonscriptions c'est extrêmement état restez approchés au nouveau front populaire c'est exactement nostalgie mais ce n'est pas une nostalgie c'est une réalité électorale vous ne voulez pas la voir c'est d'autant que la France insoumise vous faites partie des gens non non je finis vous faites partie des gens qui répètent c'est du psytacisme excusez-moi de vous le dire on connaît la France mais non mais vous répétez la gauche est morte elle n'est pas morte on va parler de la gauche en tout cas la gauche est divisée atomisée même ça fait 100 ans que ça dure et on va écouter ce qu'on dit Carole Delga la présidente socialiste de la région de Clitanie depuis longtemps opposée à une alliance avec la France insoumise elle était avec nous il y a quelques minutes dès 2022 j'avais indiqué que la gauche ne devait avoir aucune union avec LFI parce que nous avons des divergences majeures avec LFI pour moi il n'y a pas un signe égal entre LFI et le RN puisque le RN est un parti raciste qui prône la préférence nationale et je combats ces idées là si on ne combat pas absolument à gauche le fait que ça soit LFI qui représente la gauche il faut combattre cela est-ce qu'on est vous allez nous refaire toute l'histoire Françoise et Mickaël on a entendu Carole Delga elle n'est pas un signe égal entre LFI et le RN pas d'union avec LFI mais éventuellement des désistements pour faire barrage au Rassemblement National il est clair le positionnement du PS ?

Moi je pense qu'il est dans la ligne alors moi je suis complètement sur la ligne de Carole Delga à une différence près c'est que je fais partie peut-être des gens et je ne devrais pas qui sont en train depuis une semaine peut-être de mettre un signe quasiment égal entre dans la manière de procéder dans la manière de faire de la politique entre le RN et LFI bien sûr que pour moi le RN évidemment c'est la préférence nationale et le RN je peux essayer d'utiliser la mort de Quentin pour se dédouaner de ce qu'il est lui intrinsèquement et surtout tout son écosystème ça ne marchera pas vraiment je rappelle là aussi que les faits sont têtus Marine Le Pen le RN a toujours été battu Jean-Marie Le Pen j'y reviens pas 2017 le barrage républicain Marine Le Pen contre Marine Le Pen 2022 contre Marine Le Pen Jordan Bardella si j'écoutais tous les éditorialistes en 2024 ils devaient être à Matignon il est barré ils sont barrés sur les régions donc je veux dire par là que moi je dis la gauche est divisée et il y aura des désistements j'imagine qu'il y a des gens de LFI qui vont se désister je peux l'imaginer mais ce que je pense vraiment ce que je crois moi véritablement c'est qu'on ne comprend rien à la gauche rien du tout et à chaque élection c'est la démonstration et on va voir à Nice est-ce que ça fonctionne ou pas contre Éric Ciotti on ne comprend rien à la gauche à Nice il n'y a aucun socialiste qui n'a aucune place à sauver à Nice mais le barrage républicain parce que la lutte contre l'extrême droite est intrinsèque du combat de la gauche le front populaire Léon Blum se construit sur le combat antifasciste donc si vous ne comprenez si vous ramenez ça à sauver des places et bien la vie vous démontre que c'est faux il n'y a aucune place à sauver à Nice et vous verrez il y aura le front républicain alors ça c'est effectivement intéressant parce que l'histoire est toujours intéressante à observer pour voir d'où on part et où on est arrivé vous dites qu'effectivement le RN a toujours été battu le FN a toujours été battu c'est vrai mais à la différence aussi c'est que la gauche n'a jamais été en situation de gagner donc de toute façon quand ça ?

en ce moment donc on voit bien qu'il y a une temporalité mais vous n'en savez rien on a rassemblé le pays la gauche ne peut pas le faire aujourd'hui vous le savez très bien et vous le savez très bien non non moi je ne l'étais pas très bien et en plus pardonnez-moi et le comportement actuel de Mélenchon c'est que jamais en ce moment plus que jamais la gauche est éloignée de la capacité de pouvoir rassembler le pays parce que vous avez un Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui que vous avez pu peut-être effectivement soutenir pendant un temps beaucoup bien sûr Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est en mode dégradé comparé à ce qu'était Jean-Luc Mélenchon dans les années 80-90 dans une posture de suicide politique je suis d'accord ne voulant pas aller en fait c'est comme s'il ne voulait pas aller au pouvoir c'est exactement comme était Jean-Marie Le Pen il va être le principal opposant le principal clivant la lumière sur moi et le reste après moi le déluge c'est exactement ce qui est en train de se passer alors vous vous dites vous savez bien que non moi je ne sais pas bien que je vous rappelle une équation en 2017 après c'est la faute profondément de son manque de maestria politique je vous rappelle que quand Benoît Hamon gagne la primaire et bien il est déjà crédité de 16 ou 17% moi je pense que cette primaire là elle est très importante parce que le candidat qui va en sortir aura un matelas de 16 à 17% c'est très malin les sondeurs sont très malins de s'amuser à sonder d'un côté Olivier Faure de l'autre Marine Tondoli etc et François Ruffin ce qu'ils n'ont pas compris c'est qu'à un moment donné à un moment donné tout ça s'affrapera tout ira à un seul candidat et à Jean-Luc Mélenchon à charge pour ce candidat d'empêcher que Jean-Luc Mélenchon enclenche le vote utile si ce candidat ou cette candidate je ne peux pas préjuger il parvient ça veut dire que en plus le ticket de second tour est assez bas et bien le ticket de second tour étant assez bas vous ne pouvez pas préjuger de qui sera au second tour voilà je vous le dis je ne sais même pas si Jordan Bardella sera forcément au second tour je partage c'est que la seule certitude dans une présidentielle c'est qu'on est toujours surpris donc de toute façon on aura des surprises également pour donc donc on est là il y a un discours un petit peu différent qui a été lancé par Aurore Berger la ministre qui appelle le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire d'un candidat de la France Insoumise on va écouter ce matin la réponse du Rassemblement National par la voix de Jean-Philippe Tanguy on ne va pas retirer nos candidats pour une alliance et les filles Macron ça n'a aucun sens et d'ailleurs Anna Berger aussitôt s'est rendu compte de l'énormité de ce qu'elle a dit et dans la suite de sa phrase c'est mais moi je ne vais pas retirer mes candidats pour la Rassemblement National alors que la Rassemblement National est le seul parti totalement opposé aux Insoumis la réponse est claire

1:20:56
Locuteur non identifié

elle est trop loin

1:20:57
Présentateur

la sienne est claire disons qu'il y a une sorte d'emballement notamment autour de l'expression anti-France qui montre qu'effectivement il y a un problème en tout cas de référence parce que l'anti-France c'est quand même mon race et tout ce que l'on a évoqué tout à l'heure c'est dingue avec François et les juifs les bolcheviques et les francs-maçons elles réalisent un peu de ce point de vue là on est sur une sorte d'emballement un peu contemporain mais ce qui est intéressant c'est que de son côté Jordan Bardella lui a fait la même proposition mais à la droite ça est l'air en disant il pourra examiner au cas par cas le soir du 15 mars la possibilité d'avoir des accords de désistement je pense que l'enjeu un des enjeux du scrutin à venir c'est celui-là on va observer cela dans quelle mesure cette tendance à l'union entre la droite et le RN sur des accords on va dire pas électoraux mais entre les électeurs qui eux-mêmes vont peut-être se mettre en phase ça ça peut être une dimension parce que justement ce que l'on sait aussi on a été d'accord sur ce principe mais c'est que dans ces élections locales bien souvent le terrain n'a que faire des consignes des états-majors et en fonction des situations et des drames locaux politiques locaux par exemple Marseille par exemple d'autres villes Toulouse et bien il peut y avoir des attitudes locales qui balancent par-dessus bord des consignes de Paris avec Mickaël on a assez de recul et moi bien sûr à droite et à gauche j'ai toujours ce souvenir de François Hollande tout le monde tape sur Olivier Faure mais avant c'était sur François Hollande premier secrétaire parce qu'il y a un moment donné danger municipal tout premier secrétaire du parti socialiste que vous soyez même si aujourd'hui le PS détient les plus grandes villes donc puissant le socialisme municipal c'est puissant mais vous ne maîtrisez plus rien c'est-à-dire vous ne maîtrisez pas la dramaturgie si vous voulez d'un soir de premier tour vous aurez beau dire pas d'accord avec LFI etc mais franchement tout le monde s'en tamponne quand il s'agit de garder la ville et c'est en ça que moi je pense que c'est dangereux je suis d'accord avec Mickaël également décidément sur l'idée qu'on va avoir peut-être oui il faut s'y faire non mais on va avoir peut-être des choses complètement surnaturelles enfin des cataclysmes en réalité moi je fais partie des gens qui pensent que si le parti socialiste et les écologistes sur les grands enjeux je pense à Toulouse où on a quand même le candidat social-démocrate Briançon François Briançon qui fait la course largement devant François Picmal mais il est à touche-touche quasiment avec le maire Jean-Luc Moudin mais qu'est-ce qui va se passer le soir du premier tour qu'est-ce qu'on peut faire est-ce que le parti socialiste peut gagner Toulouse sans les insoumis si les insoumis sont à 19 ou 20 à Marseille est-ce que Benoît Payan peut gagner sans Sébastien Delogu mais à l'inverse à contrario est-ce que Franck Salisio peut gagner sans Martine Vassal on va découvrir des comportements qui pourraient être très intéressants il y a les mauvaises langues qui disent que les accords sont déjà passés notamment entre Benoît Payan et Delogu ou les langues réalistes oui voilà il y a des choses il y a une sorte de réelle politique qui va s'appliquer au municipal qui à mon avis je vous le dis tout de suite est mortifère pour la présidentielle et la question elle se pose aussi à Paris où le cas de figure va se poser il y a une déclaration qui a fait beaucoup parler ces dernières heures c'est celle de Sofia Chikikou qui est la candidate insoumise à Paris qui s'en prend très violemment aux journalistes on va l'écouter et puis on va écouter derrière Mathilde Panot la présidente du groupe LFI à l'Assemblée est-ce qu'on n'en peut plus des...

il y a petits pieds qui portent la cravate ce fompeau nous la première chose que nous ferons dans ce pays c'est de libérer les médias et peut-être que ça va vous parler ici c'est de libérer les médias du pouvoir de l'argent et notamment des 9 milliardaires qui détiennent 90% des médias et ce que nous ferons c'est de démanteler notamment l'Empire Bolloré Qu'est-ce que vous pensez de ces déclarations ?

Écoutez, on nage dans le populisme c'était les révolutionnaires en peau de lapin d'abord tout le monde n'a pas le talent de Mélenchon et ce que je constate c'est que Mélenchon est un très grand homme politique avec toute l'odieuserie que je lui prête la réalité c'est que les Mélenchons au petit pied vous les voyez là déjà c'est quasiment du gras gus bas-boeuf si vous voulez à la sauce ou du Robespierre à la sauce Chavez c'est ridicule c'est-à-dire que là à mon avis ils sont en train de passer de l'autre côté du miroir c'est-à-dire que c'est tellement trop quand on enchaîne la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon Mathilde Panot ah je vais démanteler l'Empire Bolloré oui bien sûr et puis on remet la guillotine en place place de la Concorde et Chikirou qui cite Simone Veil ça c'est la tradition habituelle de la version pauvre Simone Veil qui doit se retourner dans sa tombe d'être citée par une femme je le rappelle qui a les yeux de Chimène pour le Hamas je veux pas refaire tout le 7 octobre mais à la limite ça m'écœure ce que fait Sophia Chikirou et de toute façon c'est une stratégie mais moi je pense qu'il ne faut pas en avoir peur car ils sont en train de devenir grotesques et quand on est grotesque à ce point on n'arrive plus à élargir alors je sais bien que le parti s'élargit en s'épurant mais là ils sont en train de sombrer de passer l'autre côté du miroir pardon Michael la conclusion pardon il suffit de se reporter au sondage les français ont la sagesse de considérer qu'à 75% au moins et Jean-Luc Mélenchon et son parti sont plus d'enjeu pour la démocratie que n'importe quel autre parti allez on va terminer avec la question du jour elle concerne aussi les municipales à Paris question plus légère avec quel candidat au municipal à Paris avez-vous le plus envie de boire une bière ?

c'était Emmanuel Grégoire je sais c'est Emmanuel Grégoire c'est le sondage débile je peux savoir qui fait ce genre de sondage c'est un sondage fait par Coriolink avec l'IFOP la réponse c'est Emmanuel Grégoire effectivement qui est le candidat de la gauche hors LFI on le rappelle 46% des suffrages 7 points de plus que Rachida Dattis et Pierre-Yves Bournazel le candidat horizon Renaissance qui arrive troisième alors dans le même temps il y a 33% des parisiens qui disent que faire campagne dans un bistrot c'est fait par opportunisme électorale il y a une petite forme de contradiction ils font que 10% avoir un réel intérêt pour les habitants la bière c'est donc à consommer avec modération elles sont fausses mais la vraie question c'est savoir à qui on a envie de boire une deuxième bière d'accord et la vraie question c'est est-ce que boire une bière équivaut à voter pour alors ça c'est non visiblement il n'y a pas de corrélation merci beaucoup merci François et merci Michael merci à tous les deux pour votre éclairage on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous

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Invité

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