🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Laurent Nunez sur RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on en sait un peu plus sur le profil où se montre cet individu, à l'heure où on se parle ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Qui va bien ce matin, cette policière, de ce qu'on entend, elle est blessée légèrement ?
- 1:06OuverteRéponse partielle
Avant de parler de la sécurité autour des Jeux, j'aimerais peut-être un petit mot sur le remaniement annoncé hier avec la ministre des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques qui reste en place, Amélie Oudéa-Castera.
- 1:19RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une bonne nouvelle, quand on est préfet de Paris, à moins de six mois des Jeux, de garder les mêmes interlocuteurs ?
- 2:46ComplaisanteRéponse directe
Les consommateurs de krach dans le métro, Laurent Nouniez, vous disiez, le problème de consommation sera réglé au moment des jeux.
- 2:59RelanceRéponse directe
Mais on les croise dans le métro ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiqueFait
« il y a eu une policière qui a été agressée par un individu qui essayait de rentrer dans le ministère. »
- 0:15Invité politiqueFait
« elle est blessée, blessée légèrement. »
- 3:16Invité politiqueChiffre
« En 2022, on en a interpellé 285. En 2023, c'est 491. »
- 3:56Invité politiqueChiffre
« on a doublé le chiffre d'interpellation. »
- 5:07Invité politiquePromesse
« Pendant les Jeux, j'en aurai 700. 700. Quasiment 5 fois plus. »
- 5:24Invité politiqueChiffre
« ils ne sont plus que 100 à 150 à errer dans le nord-est parisien, là où ils étaient plusieurs centaines il y a encore deux ans. »
- 7:59Invité politiqueChiffre
« On a des vols violences qui baissent en 2023 par rapport à 2022 de bien au-delà de moins 20%. »
- 8:04Invité politiqueChiffre
« des violences aux personnes tout simplement dans les transports qui baissent de 17%. »
- 9:00Invité politiqueFait
« nos chiffres baissent sur des items significatifs. »
- 10:32Invité politiquePromesse
« On sera prêt en termes de sécurisation des Jeux. »
- 11:41Invité politiqueFait
« L'état de la menace, il est toujours très élevé. »
- 12:41Invité politiqueFait
« les services de renseignement déjouent des attentats et surtout, parfois même bien en amont. »
- 13:23Invité politiqueFait
« À la préfecture de police, nous avons des unités spécialisées dans la lutte anti-drones. »
- 13:53Invité politiquePromesse
« c'est le même, sauf que pendant les Jeux olympiques, ce sera un dispositif renforcé. »
- 15:03Invité politiqueChiffre
« on aura un pic à près de 45 000 forces de sécurité intérieure certains jours mobilisées pour la sécurisation des Jeux olympiques. »
- 19:25Invité politiqueChiffre
« On était encore à 400 il y a deux ou trois ans. L'année dernière, c'était 300. »
- 19:37Invité politiqueChiffre
« Il y a 40% d'élucidation. »
Temps de parole
- Laurent Nuñez71 %
- Présentateur25 %
≈ 10,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Hier soir, c'est bien cela ?
Oui, vous êtes bien informé. Oui, il y a eu une policière qui a été agressée par un individu qui essayait de rentrer dans le ministère. Et donc cette policière a été affectée à la garde du ministère. Et donc elle en a empêché. Il lui a à ce moment-là sauté dessus. Donc elle est blessée, blessée légèrement. Mais les effectifs qui assurent la protection autour du ministère sont intervenus très rapidement et ont interpellé effectivement cet individu.
Est-ce qu'on en sait un peu plus sur le profil où se montre cet individu, à l'heure où on se parle ?
Je peux difficilement en dire plus, si ce n'est que c'est un individu qui semble assez perturbé psychologiquement. Je n'ai pas d'autres informations à ce stade, si ce n'est évidemment que saluer la réactivité de cette policière et des effectifs qui ont immédiatement interpellé l'individu.
Qui va bien ce matin, cette policière, de ce qu'on entend, elle est blessée légèrement ?
Elle a été blessée légèrement. Il y a une suspicion de fracture, je crois. En tout cas, elle a été quand même hospitalisée. Mais encore une fois, vous savez, autour des ministères, on a des dispositifs policiers qui sont très renforcés. Et donc, il y a pu avoir une intervention immédiate. Et puis surtout, elle a empêché un individu qui, manifestement, en profitant de l'ouverture de la grille, a essayé d'entrer. Mais voilà, je n'en sais pas plus à ce stade. Mais en tout cas, je vous confirme cette information.
Avant de parler de la sécurité autour des Jeux, j'aimerais peut-être un petit mot sur le remaniement annoncé hier avec la ministre des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques qui reste en place, Amélie Oudéa-Castera. Elle perd la tutelle de l'éducation. Est-ce que c'est une bonne nouvelle, quand on est préfet de Paris, à moins de six mois des Jeux, de garder les mêmes interlocuteurs ?
Écoutez, moi, je n'ai pas de commentaire à faire sur le remaniement.
Vous avez un devoir de réserve ?
En tout cas, Mme Amélie Oudéa-Castera a été en charge des Jeux dans son précédent portefeuille. Et donc, voilà, elle va continuer à l'être. Et pour nous, évidemment, pour nous, les hauts fonctionnaires que nous sommes, les opérationnels de la préparation des JO, c'est évidemment une bonne chose. On travaille très bien avec Amélie Oudéa-Castera, qui suit le dossier dans sa globalité. Pour la sécurité, c'est évidemment le ministre de l'Intérieur. Et moi, je suis sous l'autorité du ministre de l'Intérieur. Mais oui, c'est une bonne chose. Il y a une continuité qui, maintenant, à six mois des Jeux, évidemment, c'est une bonne chose, bien sûr.
À six mois des Jeux, Laurent Nouniez, il y a un reportage que j'aimerais vous montrer, qu'on l'a diffusé ce matin sur BFM TV et RMC. C'est celui de Romain Poiseau, qui a tourné à la station de métro Stalingrad à Paris, envahi par les consommateurs de krach. On regarde et je vous interroge par la suite.
Ce soir-là, il est seulement 21h, quand une toxicomane nous aborde. Elle nous demande un stylo et un tampon pour fabriquer une pipe à krach.
Ouais, là, on est complètement dedans.
Puis elle s'en prend à une passante et la menace.
Vous dites là, je n'ai pas.
Une scène habituelle pour Alicia.
Ah ouais, là, c'est... Il faut être neutre, le plus neutre possible. Encore quelqu'un qui ne sait pas marcher droit là-bas. Comme s'ils étaient épuisés, ils n'avaient pas dormi depuis trois jours, quoi. Comme des zombies. Il y en a quand même pas mal. 22h, il n'y a même que ça sur le quai. Ça veut dire que je suis tout le temps face à ça ?
Les consommateurs de krach dans le métro, Laurent Nouniès, vous disiez, le problème de consommation sera réglé au moment des jeux.
Le problème du krach sera réglé au moment des jeux. Du krach, pardon. Et même avant, même avant. Depuis octobre 2022...
Mais on les croise dans le métro ?
Depuis octobre 2022, on a démantelé le campement à ciel ouvert qui était sur la place Baron. Enfin, on l'a totalement démantelé. Le square, pardon, Baron, on l'a totalement démantelé. On mène des actions résolues contre les trafiquants. Parce que le problème, c'est les trafiquants de krach. Vous savez, en 2022, on en a interpellé 285. En 2023, c'est 491.
On va y revenir les trafiquants. Mais là...
Mais c'est important de lutter contre le trafic. Moi, je dirige des policiers...
Ils ne sont plus en surface, ils sont sous terre.
Je dirige des policiers qui mènent des actions résolues, déterminées contre les trafiquants, qui alimentent ces consommateurs. Et nous avons par ailleurs une action de voie publique. Moi, c'est ce que me demande le ministre de l'Intérieur. Nous sommes très présents partout dans le Nord-Est parisien pour disperser les consommateurs et veiller à ce que les services médico-sociaux puissent les prendre en charge. Parce que le problème, c'est plus un problème policier.
Mais ça veut dire, quand ils sont dans les stations de métro, ce n'est plus votre problème.
Attendez, je ne sais pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que le problème du crack, nous l'avons traité. On interpelle les dealers de crack. Encore une fois, on a doublé le chiffre d'interpellation. Et puis les consommateurs, j'ai un très gros dispositif de voie publique pour les disperser et faire en sorte qu'ils perturbent le moins la vie des riverains. Ils subsistent des endroits où il y a des consommateurs. Je ne le nie pas. En partie dans certaines stations de métro, dont celles qui figurent dans votre reportage.
Et puis actuellement, dans le 19e arrondissement, en surface, j'ai envie de dire, on a un souci du côté du canal, du côté de la forêt du linéaire. On continue à avoir des consommateurs qui sont systématiquement dispersés. Maintenant, le problème du crack, ce n'est pas qu'un problème de police et de court terme. C'est un problème de prise en charge médico-sociale.
Mais qui ne fait pas son travail ?
C'est un problème médico-social. Et les autres pouvoirs publics chargés de ce dossier montent en puissance sur ce sujet. Et le problème va évidemment se résoudre par la prise en charge des consommateurs. On est un collectif. Moi, je ne jette la pierre à personne. Il y a un collectif. Il y a le volet répressif et judiciaire que je dirige avec madame la procureure de la République de Paris. Et puis, vous avez évidemment l'Agence régionale de santé, la préfecture, la ville de Paris, tous les acteurs qui travaillent à nos côtés pour prendre en charge ces consommateurs. Mais je peux rassurer, en tout cas, pendant les Jeux, là, actuellement, dans le métro, tous les jours, j'ai 125 patrouilles.
Pendant les Jeux, j'en aurai 700. 700. Quasiment 5 fois plus.
C'est-à-dire qu'il n'y aura plus ces images-là ?
Vous pouvez prendre l'engagement aujourd'hui qu'on ne verra plus de consommateurs de craie. On ne verra plus des policiers partout. Mais on ne réglera pas la solution en chassant les consommateurs. Ce qu'il faut maintenant, c'est les prendre en charge tous. Alors, des progrès énormes sont faits. Vous savez, ils ne sont plus que 100 à 150 à errer dans le nord-est parisien, là où ils étaient plusieurs centaines il y a encore deux ans. Donc, on a fait d'énormes progrès. Mais en tout cas, ce que je peux vous le garantir, c'est ce que me demande le ministre de l'Intérieur, c'est que pendant les Jeux, il y aura une présence forte de policiers sur la voie publique.
Et évidemment, nous interviendrons pour éviter que ces individus ne viennent perturber, des individus qui ne sont pas toujours forcément dangereux, mais qui éviter qu'ils viennent évidemment...
Ils participent du sentiment d'insécurité, on entendait...
Absolument. En tout cas, on interviendra pour disperser, comme nous le faisons déjà actuellement. Mais là, on va le faire à la puissance 5.
Vous évoquiez les trafics. Est-ce qu'on sait d'où il vient ce krach ?
C'est un krach qui vient essentiellement des Antilles, essentiellement d'ailleurs anti-Guyane, on va dire. Et ils passent, donc, ils arrivent par des mules, des personnes qui transportent de la cocaïne. Et donc, il y a une action qui est menée déjà en amont.
C'est par les aéroports, notamment ?
Il y a une action qui est menée en amont aux aéroports. Chaque année, c'est plusieurs centaines de cocaïne qui est saisie. Et puis ensuite, il arrive à la main de trafiquants. Le réseau de krach, ce sont des petits réseaux de krach et qui ensuite vont vendre leurs galettes de krach qu'ils transforment de la cocaïne à des consommateurs qui sont en grande détresse. Mais on a doublé, j'insiste, on a doublé entre 2022 et 2023 le nombre de trafiquants interpellés. Donc, 491 en 2023, 285 en 2022.
Cinq fois plus de patrouilles pendant les Jeux. Elles ont vocation à persister ou ce sera juste pendant un moment donné ?
Ce sera évidemment pendant les Jeux. Mais comme le demande le ministre de l'Intérieur, il y aura aussi un héritage en matière de sécurité. C'est-à-dire que tout ce que nous faisons actuellement pour la préparation des Jeux, toute cette action de lutte contre la délinquance partout dans l'agglomération parisienne, qui a produit en 2023 d'excellents résultats. Je vais profiter pour dire que la délinquance en région parisienne a baissé.
J'y viens, Laurent Nouniez. Vous posez la question des patrouilles parce que précisément, il y a d'un côté les résultats du ministère de l'Intérieur qui montrent qu'effectivement, les chiffres de la délinquance pour 2023 ont plutôt tendance à être en recul pour la région Paris. Et puis, il y a en parallèle ce qu'on appelle une enquête dite de victimation de l'Institut Paris Région. C'est une enquête qui est menée tous les deux ans auprès de 9000 personnes. Plus d'un tiers de ces personnes interrogées disent avoir peur dans les transports. Ça reste l'un des points noirs de l'insécurité. Vous allez peut-être me dire du sentiment d'insécurité qui persiste en région ?
Moi, je ne parle pas de sentiment d'insécurité. D'abord, vous dire, merci de rappeler les chiffres puisqu'on entend parfois dire des choses contraires. La délinquance, elle baisse significativement sur le territoire dont j'ai la responsabilité, c'est-à-dire l'agglomération parisienne. Notamment, et vous avez raison de le souligner, dans les transports. On a des vols violences qui baissent en 2023 par rapport à 2022 de bien au-delà de moins 20%. Et puis même des violences aux personnes tout simplement dans les transports qui baissent de 17%.
Et compte tenu du poids que pèse l'agglomération parisienne dans la délinquance générale, on représente un tiers des vols violences au plan national, 30% des atteintes aux biens. Donc évidemment que ces bons chiffres se répercutent sur la délinquance au niveau national qui enregistre aussi de très bons chiffres.
Mais les Franciliens disent quand même avoir peur.
Oui, alors je vais y venir. Mais quand les chiffres sont bons, il faut le rappeler. Vous savez que si les chiffres n'étaient pas bons, je pense qu'une partie des oppositions et autres nous le signaleraient. Mais bon, les chiffres sont bons, ce sont des faits constatés qui sont enregistrés de manière beaucoup plus neutre et beaucoup plus sincère que ça a pu se faire il y a quelques années. Je tiens quand même à me le dire. On a eu quand même une réforme de l'outil statistique. Je ne ferai pas d'autres commentaires. Mais quand on parle des chiffres de la délinquance, il faut se souvenir aussi de ce qui se faisait dans le passé.
En tout cas, nous, nos chiffres baissent sur des items significatifs. Évidemment que c'est souvent insuffisant pour jouer sur le sentiment d'insécurité qui peut tenir lieu à un fait, un fait grave, le fait de croiser effectivement des consommateurs de krach dans le métro alors même qu'il n'y a pas forcément d'actes délictueux, ça entretient ce sentiment d'insécurité. Et c'est pour ça que l'action que nous demande de mener le ministre de l'Intérieur, elle porte évidemment sur les chiffres. Bien sûr, il faut faire baisser la délinquance. Mais il souhaite aussi que nous soyons visibles. Il faut rassurer les gens par une présence qui va d'ailleurs au contact pour être rassurant.
Et ça, c'est extrêmement important aussi.
Et je précise, les chiffres sont meilleurs sur la région dont vous avez la charge, au national. En revanche, les indicateurs principaux sont plutôt à la hausse sur les agressions physiques, les cambriolages et les violences sexuelles. Je vous pose une question.
Les cambriolages au plan national progressent bien moins que par le passé. Donc en région parisienne, ils baissent. Au national, ils progressent moins bien. Et vous avez des items au plan national, notamment sur les transports qui intéressent beaucoup les Français, qui sont aussi en baisse significative au plan national. Je veux le signaler.
Quand on voit ces chiffres, pour ceux qui nous écoutent et qui disent « mais je vois que les chiffres sont à la hausse en France », est-ce que vous, vous n'êtes pas que le Préfet de Paris, vous avez accès à beaucoup plus d'informations... Le Préfet de Paris, c'est Marc et Villon. Le Préfet de Paris, vous avez accès à beaucoup plus d'informations en réalité que sur le seul périmètre qui est le vôtre. Est-ce que vous dites « mais on sera prêt, on sera prêt le 26 juillet, il n'y aura aucun problème sécuritaire pendant ces Jeux ? »
Mais écoutez, aucun problème sécuritaire. D'abord, il faut rester modeste. Il faut rester modeste sur les questions de sécurité. On sera prêt en termes de sécurisation des Jeux. Évidemment, on y travaille complètement. D'ailleurs, les dispositifs de sécurisation des Jeux, de protection des sites, de protection de la cérémonie, tout est calé en réalité. Et puis, on sera prêt sur la lutte contre la délinquance parce que le ministre nous demande de mettre en place ce qu'on appelle des plans délinquance zéro, notamment dans les endroits où il y aura des sites olympiques. C'est ce que nous faisons notamment dans le nord-est parisien, dans le centre de Paris et puis en Seine-Saint-Denis.
Et donc, on monte en puissance, on mène des opérations de lutte contre la délinquance.
C'est ce qui vous inquiète le plus, la délinquance ? Plus que par exemple le risque terroriste ?
Écoutez, il y a une multitude de risques. Il y a les risques, les attaques cyber, il y a évidemment l'attaque terroriste. Mais là, nous avons des dispositifs renforcés, les services de renseignement travail, nous avons des dispositifs renforcés aux abords des sites, partout dans la capitale. Et puis, il y a la sécurisation des millions de personnes qui vont venir aux Jeux olympiques. Et ça, évidemment, c'est aussi une préoccupation forte d'éviter que ces personnes soient victimes d'actes malveillants, d'actes de délinquance.
Laurent Nunez, préfet de police. Hier, à ce même micro, se trouvait l'avocat Thibaut de Montbrial, président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure, qui lui, s'alarmait précisément du risque d'attaque terroriste. Quel est l'état de la menace à l'heure où on se parle ?
L'état de la menace, il est toujours très élevé. Je ne vais pas la redétailler, évidemment.
On est au même niveau, il n'y a pas eu d'alerte supplémentaire ?
On est toujours au même niveau de menaces terroristes. Et le ministre de l'Intérieur a rappelé encore récemment qu'il y a évidemment cette menace endogène qui peut provenir d'individus qui sont présents sur le territoire national. Mais la menace exogène, celle d'équipes projetées, n'est pas du tout écartée. Et elle demeure aussi une de nos préoccupations. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que les services de renseignement sont totalement mobilisés pour détecter ce type de menace dans le partenariat étroit qui s'est bâti entre eux depuis 2017.
Une menace élevée, ça veut dire que là, à l'heure où on se parle, des attentats continuent à être déjoués régulièrement, y compris depuis le 1er janvier, par exemple.
Écoutez, ça, c'est la compétence des services de renseignement. Mais vous savez qu'on a déjoué plus...
Vous avez, je crois, une partie de la compétence du terrorisme, de brigades anti-terroristes.
J'ai sous mon autorité un des 10 services de renseignement de la communauté française du renseignement. Et puis aussi un service judiciaire en matière de lutte anti-terroriste à la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. Mais voilà, les services de renseignement déjouent des attentats et surtout, parfois même bien en amont,
y compris depuis le début de l'année.
Détectent des individus, y compris depuis le début de l'année. C'est en permanence. En permanence, les services de renseignement travaillent et resserrent les mailles du filet pour éviter que ce ne soit commis des attentats.
Est-ce qu'on sait aujourd'hui empêcher des drones d'accéder à certaines zones aériennes comme on fait avec des voitures, où on peut mettre des blocs de béton à l'approche de zones piétonnes, où on peut mettre des zones rouges de circulation ? Ça, on sait faire avec des drones ? Oui, bien sûr, on sait faire.
D'abord, il y a des mesures...
On sait éviter un périmètre aérien, on sait empêcher toute pénétration de drones.
Bien sûr, vous avez des mesures réglementaires qui empêchent... Vous savez, il y a des techniques qui sont mises en place par les services de police. À la préfecture de police, nous avons des unités spécialisées dans la lutte anti-drones. Et puis, nous avons des techniques de brouillage qui permettent de prendre évidemment le contrôle des drones, dès lors qu'il est détecté comme étant un drone ennemi. C'est-à-dire quand c'est un drone ami, un drone de télévision, ou un drone qui a une autorisation, parce qu'il y a aussi des dispositifs réglementaires qui autorisent le pal sur le vol des drones. Évidemment qu'on sait détecter tout cela.
C'est un dispositif dont je tiens d'ailleurs à dire qu'il a parfaitement fonctionné pendant la Coupe du monde de rugby.
Vous avez déjà utilisé... Le dispositif qui a été utilisé pendant la Coupe du monde de rugby sur les drones, nous dites-vous, c'est le même qui sera déployé pendant les Jeux.
Absolument, c'est le même, sauf que pendant les Jeux olympiques, ce sera un dispositif renforcé, puisque nous aurons le concours du ministère des Armées. On aura un dispositif de sécurité aérienne renforcé, notamment pendant la cérémonie.
Donc j'apprends ce matin qu'on sait interdire à des zones...
On sait intercepter des drones.
On sait intercepter des drones. Laurent Niaise, quel sens ça a ? Je vous pose cette question. On a vu une campagne lancée par le Dijob, c'est la délégation interministérielle aux Jeux, pour recruter des retraités, pour sécuriser les Jeux olympiques et paralympiques. Quel sens ça a de faire appel à des retraités ? Je rappelle qu'aujourd'hui, un policier part à la retraite à 57 ans. Mais ça veut dire que sur les Jeux, on va aller chercher des personnes qui ont plus de 64 ans. on va leur dire qu'on a besoin de vous.
D'abord, on mobilise... D'abord, avant d'en arriver à la mobilisation de réservistes, je tiens à dire quand même qu'il y a un effort très conséquent qui va être fait à la demande du ministre de l'Intérieur par le directeur général de la Gendarmerie nationale, le directeur général de la Police nationale, pour malouer, pour la gestion des Jeux, sur toute l'Île-de-France, énormément de renforts de policiers. Donc on aura un pic à... on aura un pic à près de 45 000 forces de sécurité intérieure certains jours mobilisées pour la sécurisation des Jeux olympiques.
Mais on va avoir besoin de faire revenir des retraités.
Il y a des missions qui sont des missions de volontariat, de sécurisation aux abords, où on aura énormément de volontariat. et t'appelles à des volontariats. La ville de Paris mobilise des volontaires, le Cojo mobilise des volontaires. Et des retraités, Laurent Nunez. Nous-mêmes, à la préfecture de police, nous allons mobiliser des volontaires.
Des personnes qui ont été considérées comme étant... comme ayant droit au repos, parce que peut-être fatiguées par la vie.
Enfin, je ne connais pas l'appel du Dijob, je ne sais pas ce dont... Je ne sais pas ce dont vous parlez. Ce que je peux vous dire, c'est que nous allons avoir des réservistes de la police nationale, de la gendarmerie, qui vont intervenir également pour la sécurité des Jeux, qui peuvent être des personnes qui sont retraitées, mais pas que. Ce sont peut-être des personnes qui sont... Mais ça ne vous choque pas, vous, des retraités qui sont sécurisées ? Absolument pas. Non, mais attendez. Absolument pas. Enfin, absolument pas.
Indépendamment, encore une fois, de la valeur de chacun. Mais le principe même d'aller chercher des personnes qu'on a jugées, voilà, trop fatiguées pour continuer à exercer leur...
Moi, je vous parle des réservistes de la police nationale, de la gendarmerie nationale, dont certains peuvent être des rentres... Non, je réponds à votre question. Donc, nous avons besoin, effectivement, d'un certain nombre de volontaires pour des missions d'orientation, pour des missions de l'appoint, de la sécurisation. Mais ça n'a rien de choquant. Non, absolument pas. Absolument pas. Côté des forces de sécurité intérieure, le ministre de l'Intérieur a validé tous nos plans de déploiement. Et donc, on travaille maintenant à l'accueil de ces fonctionnaires de police et de ces militaires de la gendarmerie pour sécuriser les Jeux.
Et sur les plans de circulation, juste avant d'entrer dans ce studio, j'ai consulté le site Anticiper les Jeux. Franchement, quand on voit la liste des restrictions, Laurent Nouniez, livraison à domicile à éviter pendant les Jeux. Les déménagements... Je vous interromps tout de suite, c'est complètement faux. Si possible, je vous cite le site. Si possible, pas pendant les deux mois. Conseiller dans la mesure du possible de diminuer ses déplacements ou de décaler ses horaires. Ma question est simple. Est-ce qu'il faut fuir l'île de France quand on est francilien pendant ces Jeux ?
Pardon, je vous retourne une question. Avez-vous bien compris la démarche qu'on a engagée ? Ce que vous êtes en train de me lire, c'est ce que nous avons lancé dans le cadre d'une concertation fin novembre sur les périmètres de circulation. Là, on ne parle que de périmètres de circulation motorisés. Les gens peuvent marcher, se promener en vélo. Sur certains sites de Paris, certains sites de Paris, pardon, autour des sites olympiques, c'est quand même la moindre des choses.
Oui, mais autour d'un site olympique, une personne âgée qui se fait livrer ses courses,
une mère célibataire... Je vais y venir, je vais y venir. La moindre des choses, c'est quand même de prévoir des périmètres de circulation motorisés pour protéger les piétons qui se rendent sur les sites olympiques. Je ne ferai pas, vous me traiteriez d'incompétent. Donc on a prévu des périmètres de circulation et on a prévu de nombreuses dérogations qui sont en train d'être discutées. J'ai reçu tous les acteurs de la région Île-de-France, les acteurs qui comptent. J'étais encore hier dans une réunion publique dans le Paris Centre.
Vous dites que ça ne va pas être invivable.
Et tous les cas que vous avez cités, c'est marrant parce que justement, on a prévu des dérogations pour qu'ils puissent rentrer en véhicule dans les périmètres.
Donc il ne faut pas fuir Paris ?
Livraison de commerce, livraison de personnes âgées vulnérables à domicile, ce sera possible. Donc un, il ne faut pas fuir Paris. Deux, je crois qu'il faut quand même qu'on soit rigoureux sur l'information qu'on donne. Parce que les Jeux Olympiques, c'est quand même un événement exceptionnel pour notre pays. Et à force d'avoir une approche pessimiste des choses, on va décourager tout le monde. Donc nous travaillons avec mes équipes à faire en sorte que les personnes que vous avez citées puissent bénéficier de dérogations. J'insiste, pour pouvoir circuler en véhicule, simplement en véhicule, en piéton et en vélo, ce sera possible.
Laurent Nunez, préfet de police, il est 8h51, j'ai une question, réponse rapide s'il vous plaît. J'aimerais reparler d'un phénomène particulier, celui des homejackings. On a vu ces dernières semaines un certain nombre de personnalités, de célébrités ciblées pour des cambriolages avec violence, séquestration. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire à ce sujet ? Où en sont les enquêtes ? Est-ce qu'il y a une bande ou des bandes qui écument en ce moment l'île de France à la recherche de personnalités pardon du terme à dépouiller ?
Alors d'abord, il faut bien que vos téléspectateurs comprennent ce que c'est qu'un homejacking. Un homejacking, c'est quand des individus rentrent en général par ruse en se faisant passer pour un faux plombier, un postier, dans un domicile, donc souvent dans la tranche de la matinée ou la tranche de soirée, et commettent des violences physiques ou des violences psychologiques, et parfois souvent même les deux, pour commettre un cambriolage, avec violence. Donc l'infraction en tant que telle n'existe pas. C'est soit vol par effraction, c'est soit vol avec violence, donc voilà. Et donc ce phénomène est un phénomène qui est en baisse ces dernières années.
On était encore à 400 il y a deux ou trois ans. L'année dernière, c'était 300. On était sur 300 faits. Donc on est sur un nombre de faits limités, mais qui sont, évidemment, nous luttons contre ces faits. Il y a 40% d'élucidation, 40% d'élucidation. Je rappelle que c'est 13% pour les cambriolages. Et ce qui marque, c'est que ce sont évidemment des personnes connues qui sont ciblées. Et vous avez raison, pour certains auteurs, ils appartiennent à des bandes organisées, qui ont d'ailleurs souvent des commanditaires, et qui effectivement mandatent ces auteurs pour aller commettre un certain nombre d'hombre-jacking. Et nous avons d'excellents résultats. 40% d'élucidation.
Et on va évidemment continuer compte tenu de la notorité des personnalités qui parfois sont visées.
Beaucoup Laurent Nunez, préfet de police, 8h53 sur RMC et BFM TV.
Merci Neila Latrousse. Et bonjour à vous dans un instant de l'inédit dans ce live. Nouvelle révélation de BFM TV sur l'assassin du professeur Daras. Nouvelle ministre de l'Éducation ce matin. Et nouvelle gaffe monumentale de Joe Biden. A tout de suite.
Je m'inquiète. A tout de suite.
Laurent Nuñez