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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 juin 2025 26 min

Retraites : "Certaines choses n'ont pas encore avancé", avoue la porte-parole du gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Sophie Prima. Bonjour. Bonjour Agath Lamb.

Et nous parlons avec vous des contre-coups de cet échec. Enfin, vous allez nous dire si vous considérez cela comme un échec. Le conclave sur les retraites s'est soldé par la fin des négociations.

Pas d'accord entre partenaires sociaux, mais le premier ministre ne veut pas rendre les armes. Il a donc reçu syndicat et patronat hier pour tenter une ultime conciliation. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin ce qu'on donnait ces discussions ?

Et bien, écoutez, le Premier ministre effectivement ne veut pas euh arrêter cette discussion si près du but. Il considère qu'il y a des points de convergence, il y a aussi des points de désaccord. Il a donc demandé à l'ensemble des partenaires sociaux de mettre sur papier clairement quels sont les points de convergence, quels sont les points de difficulté, de désaccord et puis essayer de faire converger.

Il continue cette négociation, il certaines choses ont avancé depuis hier soir. Alors certaines choses n'ont pas encore avancé parce qu'il y a eu un premier dialogue. Chacun doit rendre sa copie au premier ministre et on va travailler sur les points de convergence et essayer de diminuer les divergences sur le reste.

Il y a des points qui sont assez difficiles comme la la le financement par exemple de système de retraite ou de la pénibilité si jamais les salariés venaient à partir plus tôt en raison de facteur de pénibilité. Ça c'est un point c'est un point désaccord. C'est un point de désaccord entre les partenaires sociaux.

Il faut donc avancer sur d'abord sur les points de convergence et ça sera déjà bien. Avancer, dites-vous, ça fait déjà 4 mois que ce conclave se réunit. François Bairou avait déjà accordé une séance supplémentaire hier.

Malgré l'échec reconnu par les syndicats eux-mêmes, le Premier ministre s'accrochait, disait vouloir encore chercher une voie de passage. À un moment, est-ce que François Bairou ne pas l'évidence ? Vous savez, Agath Lambrel, la question des retraites, c'est une question presque existentielle de notre modèle social et de ce modèle assez extraordinaire qu'on a mis au point depuis euh des dizaines d'années en France qui permet de financer et qui ne permet plus aujourd'hui de financer les retraites de façon pérenne.

Donc, mais il y a déjà une réforme celle de 2023, c'est la réforme des retraites qui est existentielle ou c'est le maintien à Matignon de François Bairou ? disait qu'il cherchait seulement à gagner du temps. On est au-delà de la pérennité d'un gouvernement, d'un premier ministre.

Nous sommes dans une réforme qui est nécessaire. La réforme qui avait été conduite par Ellisabeth Borne avait fait évidemment euh plutôt des mécontents à cause du rallongement de la période de travail évidemment, mais beaucoup dans les discussions avaient pointé des difficultés notamment sur les carrières longues, sur la pénibilité ou sur la carrière des femmes. Et bien voilà des points qui nous permettraient d'améliorer cette réforme des retraites tout en ayant en tête qu'il faut pérenniser cette réforme des retraites.

Nous le devons aux générations futures de sauver cette réforme. Ce que vous nous dites, c'est que même si d'aventure le gouvernement dont vous êtes la porte-parole, le gouvernement de François Bairou tombait, cette négociation, cette discussion devrait se poursuivre. La question de la pérennité de notre système de retraite est toujours au cœur euh au cœur des discussions, au cœur de nos préoccupations et des la préoccupation des Français, queles que soient leurs pensées politiques.

Alors, pourquoi ça bloque aujourd'hui ? La faute à qui ? Est-ce que c'est le MDEF par exemple comme l'ont dit les syndicats et notamment la CFDT qui a joué l'échec ?

Non, pas du tout. Je crois que la la difficulté pour le MDEF et les points qui sont montés d'ailleurs par le patronat d'une façon générale, que ce soit les PME ou les ou les grandes entreprises représentées aussi par le MEDEF, c'est la question du financement de ce modèle social. et le financement, vous savez aujourd'hui pèse beaucoup sur le travail, donc sur la compétitivité des entreprises, mais aussi sur le salaire net des salariés.

Et donc la question qui est derrière, au-delà même des négociations euh qui sont en cours aujourd'hui, c'est de se dire comment est-ce que l'on euh est-ce que l'on dédoine, en tout cas pas que l'on dédoine, mais qu'on allège en fait les charges qui pèsent sur les salariés pour trouver un autre système de retraite. Une autre discussion qui aura lieu probablement à l'occasion des élections présidentielles, mais nous devons là en ce moment essayer de réduire des inégalités qu'auraient pu apparaître pendant la réforme des retraites précédentes. Alors, le paradoxe, c'est que vous dites il faut discuter, c'est un sujet existentiel et en même temps, vous avez un Parti socialiste qui accuse le Premier ministre de refuser de poursuivre la discussion au Parlement comme il s'y était engagé.

Le Parti socialiste qui dépose donc une motion de censure face à ce refus. On va parler du pourquoi de cette censure, mais d'abord est-ce qu'elle vous inquiète ou c'est devenu la routine ? Ce sera la 7e, je crois, pour François Bayon.

C'est la 7e motion de censure qui sera déposée à l'encontre de du premier ministre et de et de notre gouvernement. C'est une responsabilité, une prérogative des groupes politiques à l'Assemblée nationale. Donc moi, je suis parlementariste, je crois en la puissance du parlement.

Je suis moi-même parlementaire à l'origine, donc je crois à l'importance du parlement, à la liberté des groupes politiques. Chacun prendra la responsabilité d'une instabilité politique supérieure à celle que nous connaissons aujourd'hui et chacun dans une période où nous avons des enjeux qui sont des enjeux extrêmement importantes pas pour nous personnellement mais pour la France des enjeux budgétaires, des enjeux sur la pérennité du modèle sociu du Rassemblement national vice-président du RN annonce que le Rassemblement national ne votera pas cette censure. Il donne rendez-vous au moment du budget.

Vous vous saluez euh l'attitude du Rassemblement national. Vous êtes un peu entre les mains du RN aujourd'hui. On n'est pas entre les mains du RN.

On est très entre les mains des 577 députés, quelle que soit leur appartenance politique qui ont la possibilité de voter ou pas une censure et de façon libre et indépendante. Mais d lors que vous perdez le le soutien tacite du Parti socialiste, vous vous retrouvez dans la même position que Michel Barnier, c'est-à-dire encore une fois entre les mains du bon vouloir de du Rassemblement national. Mais nous ne trons pas.

Les Français ont choisi une Assemblée nationale qui est diverse, qui n'a pas de majorité absolue et donc en fonction des textes, en fonction des sujets qu'on évoque, en fonction des positions de l'histoire politique aussi de chaque groupe, on n'est pas complètement naïf sur le moment où tout cela arrive. Bien sûr, ça arrive sur les retraites, mais on sort, voilà du Conseil national des socialistes, des élections socialistes, d'une question pour les socialistes. Est-ce qu'on on va on part dans le nouveau Front populaire ou est-ce qu'on renaide de nos cendres ?

Parce que dire qu'ils font ça pour exister les socialistes et c'est aussi une façon de montrer qu'ils sont là, que le Parti socialiste existe, qu'ils ont une ligne. C'est aussi un positionnement politique naturellement des socialistes et ce n'est pas une critique de ma de ma part. Je on connaît ce ce type de de de pardon, mais il y a du fond aussi dans la critique que la critique que vous adresse les socialistes, enfin qu'ils adressent surtout à François Baou.

Euh, ils accusent le Premier ministre de leur avoir menti. C'est ce qu'a dit le premier secrétaire du PS Olivier Fort. François Baou a-t-il mentialistes ?

La promesse et l'engagement du Premier ministre, c'était de dire c'est très simple. Si nous arrivons par la voie de la négociation sur les partenaires sociaux à un accord avec des dispositions qui doivent passer par le Parlement, bien nous présenterons un texte devant le parlement. S'il n'y a pas d'accord, nous euh resterons euh sur la réforme Ellisabeth Borne.

Et euh c'est ce qui euh voilà, c'est son engagement était celui-là. Il est donc conforme à son engagement. C'est pas tout à fait ça pour le Parti socialiste parce que Olivier fort insiste bien sur le fait que François Bairou a dit au socialistes que le parlement aurait le dernier mot accord ou pas accord.

Et effectivement, quand on vérifie ce qu'a écrit le premier ministre socialiste dans sa lettre début janvier, François Baïou avait effectivement écrit que si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à un accord pas à un accord global, les avancées issus des travaux seraient quand même présentés via un nouveau projet de loi au Parlement. Le Parlement aura en tout état de cause le dernier mot, avait insisté le premier ministre pour amadouer les socialistes. Les socialistes, c'est le dindon de la farce.

Sophie Prima. C'est bien la raison pour laquelle à Agath Lombray le Premier ministre continue les discussions et veut obtenir des accords entre les partenaires sociaux sur des points qui sont des points, je le répète, de la retraite des femmes ou de départ de à plein à plein droit de la retraite. L'âge de départ à plein droit de la retraite.

Il a pas cultivé une certaine ambiguïté tout simplement pour éviter la censure ? Non, je ne pense pas. Il a été il a été très clair et si nous avons un accord euh sur ces points-là, et bien ces accords seront présentés devant le devant le Parlement.

Il y aura vraisemblablement une censure à l'automne. En tout cas, c'est ce que le rendez-vous que donne ce matin le député RN Sébastien Chenu. Qu'est-ce que vous allez faire ?

Comment est-ce que vous allez mettre à profit les quelques semaines puisque désormais on parle en semaine dans quelques mois, on va dire qu'il reste vraisemblablement à ce gouvernement ? Alors moi je je ne lis pas la la déclaration de monsieur Sonu de la même façon. Euh effectivement, il donne rendez-vous au budget pour décider s'ils voteront une censure ou pas.

Ce qui veut dire que ils attendent à la fois les arbitrages et les discussions qui auront lieu avec tous les groupes politiques entre y compris le RN. Y compris le RN. Euh nous écoutons tous les groupes politiques et la méthode de François Berou c'est évidemment d'écouter l'ensemble après sa responsabilité personnelle et de faire des arbitrages et d'essayer de trouver la voix du consensus.

Je le répète, les Français nous ont envoyé une Assemblée nationale qui n'a pas de majorité absolue. À partir de ce constat, nous devons faire avec ce gouvernement qui est polyphonique, vous le savez, qui a des sensibilités différentes à l'intérieur du même gouvernement. Et polyphonique, c'est une façon de parler.

Et nous, on a le sentiment parfois que c'est cacophonique. Mais oui, mais moi je préfère polyphonie parce que à situation inédite, situation aussi du gouvernement inédite et chacun sait que il y a pas tout à fait les mêmes sensibilités politiques, c'est le moins qu'on puisse dire à l'intérieur du gouvernement. Le premier ministre nous a donné liberté de parole et puis ensuite respect des arbitrages qui sont trouvés avec l'Assemblée nationale dans le cadre d'une majorité absolue qui n'existe pas.

Sophie Prima. Euh, le ministère des transports a ordonné aux constructeurs automobiles toute marque confondue, d'immobiliser 800000 véhicules supplémentaires équipés d'airbag Takata. En France, ces airbags mises en cause dans plusieurs accidents.

Euh, c'est quoi ? C'est une application stricte du principe de précaution à la veille de l'été alors que cela fait des mois qu'on est au courant du problème. Bien, il y a eu une émotion évidemment renforcé puisqu'il y a eu un décès d'une jeune femme il y a très peu de de temps qui a conduit Philippe Tabarot en responsabilité à demander le retrait et de de et le le le contrôle de l'ensemble de ces véhicules DS3 et C3.

C'est une question de responsabilité mais qui incombe d'abord au constructeur. Donc il a travaillé avec les constructeurs pour demander le retrait, la vérification de l'ensemble de ces véhicules. C'est bien sûr entre guillemets l'application d'un principe de précaution.

Mais ça fait 14 mois, c'est ce que rappelait ce matin la présidente de l'UFC, que choisir, association de consommateurs sur France info. Ça fait 14 mois qu'on est au courant. Bien, bien sûr.

Et d'ailleurs euh ça fait 14 mois que nous demandons au constructeurs de rappeler ces véhicules, de mettre en en musique euh si le le l'avertissement à l'ensemble des propriétaires de ces véhicules-là et de remplacer et de trouver des solutions de remplacement. Donc là, le ministre des transports, pardon, tape du point sur la table, a convoqué le constructeur et met en œuvre des dispositions qui sont des dispositions assez sévères dont on connaît l'impopularité puisquon est à 15 jours des départs en vacances et qu'effectivement qui avaient besoin de leur voiture. Voilà, mais je crois qu'ils veulent partir en vacances tranquille aussi.

On a demandé aux constructeurs de trouver des solutions de substitution pour permettre aux Français de partir en vacances. Sophie Prima, est-ce qu'il faut une commission d'enquête sur ces airbag comme le réclame l'UFC que choisir Ça c'est la liberté du parlement de l'Assemblée nationale ou du Sénat. Mais vous sur le principe gouvernement vous y vous voyez ça d'un bon œil ou pas ?

Moi je pense que ce qui est urgent maintenant c'est qu'on trouve une solution. Après on pourra faire une commission d'enquête si les parlementaires le souhaitent. L'urgence et la responsabilité de Philippe Taboraux de l'ensemble du gouvernement c'est d'être assez directif assez volontaire pour demander au constructeurs d'assumer ses responsabilités très vite.

Sophie Prima la porte-parole du gouvernement et l'invité de France info jusqu'à 9h. C'est l'heure du fil info pour le moment 8h45. Maurine Signard.

On apprend ce matin la mort de deux personnes en Moselle, un policier belge et un occupant d'un véhicule que les autorités belges poursuivaient. Ils sont morts la nuit dernière percutés par une autre voiture. La voiture poursuivie était soupçonnée d'être un Gofast, un véhicule transportant de la drogue.

Les orages ont déjà commencé à éclater ce matin. 8000 foyers sont privés d'électricité, des routes sont coupées et des trains sont supprimés en retard. Pourtant, le département du côté de La Rochette n'est pas concerné par la vaste vigilance orange aux orages. 47 départements au total de la somme à la Haute Garonne.

L'Iser et le Rô sont en orange pour la canicule. Une première nuit s'en frappe après 12 jours de guerre. Le cesser le feu semble tenir.

Ce matin hier soir, l'armée israélienne a annoncé son intention de se concentrer de nouveau sur Gaza. Les secours palestiniens dénoncent la mort de 46 personnes hier touchées par des tirs israéliens près de centre d'aide. C'est un coup terrible pour tous ceux qui aiment l'OL, réagit l'ancien président du club Jean-Michel Holas.

L'Olympique Lyonnais rétrogradé en Ligue 2 par le gendarme financier du foot français. L'OL annonce qu'il va faire appel. France info le 830 France info.

Agath Lambré Jérôme Chapui. Toujours avec Sophie Prima, porte-parole du gouvernement. Un premier ministre fragilisé dont la méthode doit encore faire ses preuves.

On en parlait à l'instant. Dans ce contexte, François Bairou doit dévoiler mi-juillet comme il s'y était engagé ses pistes pour trouver les 40 milliards d'euros nécessaires pour le budget 2026. Est-ce que vous en savez un peu plus sur les intentions du Premier ministre ou c'est toujours le grand brouillard même pour la porte-parole du gouvernement ?

Non, c'est un travail qui est réalisé avec Éric Lombard et Améli avec le premier ministre. Toutes les pistes sont étudiées, je le répète, sans sans tabou, si j'ose dire. Euh et euh le Premier ministre tranchera dans les premiers dans les prochains jours puisqu'on approche de mi-juillet à grand pas et donc le travail est réalisé.

Trouver 40 milliards, c'est très ambitieux. Oui. D'ailleurs, vous dites pas de tabou mais à chaque fois qu'une mesure euh sort dans la terre, il y a notamment des ministres qui remettent en cause euh son bien fondé.

À quoi doivent se préparer les Français ? Prima vous dites 40 milliards c'est beaucoup. Ça veut dire quoi ?

Ce sera quoi ? On peut parler de rigueur, d'austérité ? Non, on on parle surtout de réforme de l'État.

On parle de se questionner sur l'ensemble de nos dépenses, sur leur efficacité, sur les méthodes avec laquell avec lesquelles elles sont dépensé. Ça ça demande un travail de fond qui est assez colossal et qui portera ses fruits sur 2 3 4 ans. Donc on parle de pluré et annualité sur la réforme de l'État.

On regarde on regarde évidemment les gros postes de dépenses de l'État. Vous savez clairement 50 % des dépenses de l'État, c'est sur la sphère sociale. Un/4 pour les retraites, un/art pour les dépenses d'assurance maladie.

Donc vous avez certainement vu qu'on a des questions à se poser puisqu'il y a des dérapages de dépenses assez rappel ce chiffre dont on a parlé sur France info ce matin. Non parce que c'est important là vous parlez des dépenses sociales 41 milliards d'euros de déficit selon les prévisions de l'assurance maladie un rapport qui a été rapport de prévision qui a été rendu hier et des propositions. un bonus malus par exemple pour la prévention de de l'absentéisme, la fin de la prise en charge à 100 % pour les les affections longue duré avec voilà un changement du dispositif, c'est des choses que vous voyez d'un bon œil.

Écoutez, ce sont des propositions qui ont été faites par l'assurance maladie aujourd'hui compte tenu du déficit. Ce qui est important pour Catherine Votrein et pour le gouvernement, c'est effectivement de ne pas laisser ce déficit perdurer parce que là aussi c'est une question de pérennité de notre système social. Donc Catherine Votrein fera des annonces dans les heures ou dans les 2 jours qui viennent.

Voilà dans dans les voilà dans les heures qui viennent. J'ai pas la date exacte donc je veux pas trop m'avancer. Mais vous n'avez pas de tabou Sophie Prima quand on parle de mettre fin au 100 % euh pour les personnes en rémission de cancer quand on parle de de malus pour les entreprises qui ne feraient pas assez pour lutter contre l'absent.

Vous savez à Gat Lambré, on a on a une société qui structurellement est en train de vieillir et on a une une société qui est fragilisée également par quelque chose que Michel Bernier avait fait, une thématique que Michel dont Michel Bernier avait fait la grande cause nationale qui est la santé mentale et qui a été repris par le premier ministre François Berot. On a des difficultés qui sont liées aux arrêts maladies par exemple dont vous parlez aux infections de longue durée. Il est hors de question de brader la solidarité et que représente aujourd'hui notre modèle social sur ces questionsl quand on a dit il faut trouver des solutions pour rendre notre système pérenne.

Donc je sais que Catherine Vautrin travaille d'arrache-pied sur des questions par exemple de prévention pour éviter les maladies pour éviter les dépenses. qu'elle travaille sur des questions de prévention, ça sera évidemment au cœur de son action. Mais là sertion, on se met par exemple à la place d'un malade du cancer qui nous écoute ce matin qui entend la proposition de l'assurance maladie.

Vous revenez de votre traitement, vous êtes en début de rémission, on vous donne un arrêt maladie d'un mois et on se revoit dans un mois pour constater qui n'est pas la proposition du gouvernement qui n'est pas le choix pour l'instant de Catherine Vrin. Et donc je laisserai Catherine Vrain faire ses annonces. Pour l'instant, c'est des propositions qui sont faites par l'assurance maladie au regard du dérapage des dépenses de santé.

Il y a ensuite un arbitrage qui est un arbitrage politique évidemment que portera Catherine Votrein ? Sophie Prima, vous parliez des pistes du budget 2026, vous dites que rien n'est à bout. Parmi les pistes, il y a celles de l'année blanche.

Donc ça reviendrait à geler l'an prochain les dépenses de l'État, les dotations aux collectivités, les dépenses de la sécurité sociale à leur niveau actuel. Est-ce que c'est l'option la plus facile politiquement selon vous ? Il me semble sans trahir de secrets parlementaires que c'est une hypothèse sur laquelle travaille le Sénat sur des propositions qui nous seront faites dans les prochains jours par le Sénat sur comment est-ce qu'on économise 40 milliards.

On écoutera avec attention ces propositions parce qu'elles sont faites de façon partagée politiquement au Sénat avec un travail de fond qui a été réalisé sous la tutelle bien sûr de de Gérard Larch mais aussi du rapporteur général aux finances Jean-François Husson et vous connaissez dans la situation politique actuelle l'importance des propositions du Sénat. On sent que c'est une proposition qui vous intéresse en tout cas l'année blancheou c'est pas une proposition qui est écartée. Il faut la regarder comme les autres comme les autres propositions.

Alors qu'à l'instant vous nous parliez de réforme structurelle de l'État. L'année blanche c'est c'est pas la solution la plus facile qui frappe tout le monde sans distinction. Mais vous avez absolument raison à Gadombress.

Sauf que les réformes de structure les réformes aux profondeurs, il faut les initier tout de suite. Leurs effets, c'est l'effet de la politique et la politique c'est le temps long. Et donc nous avons besoin de plusieurs années pour mener à à bien toutes les réformes.

On parle beaucoup des agences par exemple, les agences, les autorités indépendantes qu'on veut réformer. Moi, je suis tout à fait favorable à cette réforme et Amédine Lonchalin travaille, les services de Bercite travaillent sur ces questions-là mais derrière les agences, il y a des personnes et donc si on fusionne, si on enlève, si on ramène dans la sphère du public ces agences, il faut faire attention au personnel et ça demande pas de mois. Mais Sophie Prima, on parlait de réformes structurelles, il y a aussi sujet de la gabie de l'État.

Est-ce que vous entendez monter cette petite musique ? C'est Nicolas qui paye cette expression qui est devenue virale sur les réseaux sociaux. Alors à l'origine relayé par des comptes d'extrême droite.

Nicolas donc personnage fictif qui incarne leur albol fiscal face à cette gabie de de l'État notamment. Est-ce que c'est desmago c'est populiste ou est-ce que Nicolas a raison ? En réalité ce que je viens de vous dire c'est que la politique c'est le temps long. le temps long et la gestion de la complexité.

Ça veut pas dire qu'il faut pas s'y attaquer. Euh et après euh le premier le ministre de l'intérieur, le ministre d'État hier a parlé euh de la République des Yakaca Faucon dans euh la République TikTok ou en tout cas le parlement TikTok ou en tout cas la politique telle que on l'assume aujourd'hui sur les réseaux sociaux avec un nombre de caractères limités et des idées simples. Elles sont l'expression d'une préoccupation de la population mais elles ne peuvent pas être une politique qui doit être une politique du temps long.

Quand je dis du temps long, c'est pas 15 ans. Une politique du temps long, c'est mener des réformes de structure de l'État qu'on qu'on peut conduire sur de sur 3 ans. Voilà.

Ben je ça ça correspond à une volonté du peuple, à un ralbol, à des idées qui sont des idées communément partagées. Mais la complexité de la gestion de l'État, euh la politique c'est du temps long. Ça nécessite du temps long et et vraiment en profondeur.

Et le temps long, c'est aussi de savoir comment est-ce qu'on va se défendre notre pays, l'Europe aussi face aux nouvelles menaces dans les prochaines années. Il se trouve qu'aujourd'hui c'est le sommet de l'OTAN que dans ce cadre sous la pression des États-Unis, l'OTAN propose de consacrer 5 % de la richesse nationale à la défense d'ici 10 ans, d'ici 2035. pour donner un ordre de grandeur, aujourd'hui, c'est à peu près 2 % pour la France.

Dans le contexte budgétaire dont on vient de parler, est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est raisonnable ? Ben, c'est obligatoire.

C'est-à-dire que euh alors dans les 5 % que vous euh que vous indiquez, il y a aussi euh des euh des dépenses euh Oui. sur sur la menace sur la cybécurité et 3,5 % pour l'armement, pour l'armée, pour euh la refondation euh des des de l'armée de et de notre défense. Euh c'est une obligation dans ce concert des nations qui est un concert de plus en plus difficile, un concert qui une ambiance qui se tend au niveau international. l'Europe, la France singulièrement a besoin d'avoir une voie qui porte et on est respecté quand on peut se défendre et quand on a les moyens comment fait-on encore une fois faut donner des ordres de grandeur aujourd'hui le budget de le budget de la défense aujourd'hui pour que nos auditeurs comprennent 50 milliards en 2035 si on suit cette trajectoire ce serait 172 milliards voilà ce sera le premier budget votre programmation militaire prévoit 75 milliards 76 milliards on aura doublé en une dizaine d'années le le budget de l'armée qui était beaucoup trop faible parle d'un triplement.

Si on suit les chiffres de l'itlements alors c'est pas tout à fait à périmètre égal. Je répète qu'il y a des il y a des dépenses d'infrastructure de cybersécurité qui rentrent dans les 5 %. Donc on n'est pas tout à fait sur les mêmes chiffres.

Il faut suivre la loi de programmation militaire. C'est une des données du budget de 2026 mais aussi de 2027 jusqu'à 2030. Donc ça fait partie des données du problème.

Pardon mais cette loi de programmation elle sera tabou après l'accord qui va être signé vraiment. sera pas tabou parce que je le répète, il y a des dépenses qui sont extrailitaires qui sont aussi comptabilisées dans ces 5 % mais c'est clair que la France doit avoir une politique sur sa défense qui soit ambitieuse et qui nécessite aussi des efforts de la nation. C'est la raison pour laquelle ce budget doit prendre en considération ses efforts sur la loi de programmation méditaire.

Sophie Prima, le président iranien a déclaré hier être prêt à revenir à la table des négociations alors qu'un un cessé le feu est entré en vigueur avec Israël. Vous dites merci Donald Trump. Écoutez, vous savez avec l'Iran, il y avait les accords de Vienne qui ont été décidés en 2015 et qui permettait une non prolifération de l'arme nucléaire en Iran. en contrepartie de quoi euh les sanctions vis-à-vis de l'Iran pouvaient être baissées.

Les États-Unis ont décidé de de quitter les accords de Vienne. Donald Trump lors son premier mandat a quitté ses accords de Vienne amenant des perturbations notamment sur les inspections, sur notre capacité à tenir les engagements de l'accord de Vienne. Nous nous privilégions aujourd'hui il y a une opération militaire.

Euh la France, l'Europe euh qui l'a clairement dit euh sont contre euh l'obtention de l'arme nucléaire euh par l'Iran euh mais sont pour la voie diplomatique. C'est aujourd'hui la voie que nous prenons. Euh tant Mais la France a regardé euh passer les balles.

Non Sophie Prima. Non, la France a pas du tout regardé les balles passées. Le ministre des affaires étrangères est en permanence en lien et avec les États-Unis, avec son homologue américain, mais surtout avec ceux de la de la région et son homologue iranien.

Et nous poussons pour une voie diplomatique depuis le début et nous avons con. Emmanuel Macron a d'ailleurs lancé une initiative diplomatique. Où en est-elle ?

Elle a fait pit. Il y a un cessé le feu. Non, non.

La preuve, c'est que effectivement euh Laayatola veut veut revenir aux tablees de négociation et que la position qui a été défendue par l'Europe est aujourd'hui une position qui va arriver, je l'espère et je souhaite compr la France est dans un rôle de médiateur dans ce moment. Je veux juste avoir un un mot pour nos deux otages. Il faut pas les oublier parce que ils sont au cœur de de ce drame.

Et et vous n'avez pas de nouvell depuis le bombardement de la prison des vines où il s Alors alors Jean Noël Barreot, le ministre des affaires étrangères a pris à tâche auprès de son homologue iranien qui nous a affirmé que nos autotages étaient en vie. Je crois pas qu'à ce jour et à cette heure nous ayons des preuves de vie mais nous avons une certitude de la part du ministre et nous attendons à la fois les visites consulaires immédiate rapide et nous avons demandé de nouveau leur libération immédiate. Merci Sophie Prima.

La porte-parole du gouvernement était l'invité de France info ce matin. [Musique]