Michel-Édouard Leclerc : "Plein de profiteurs de guerre !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un éclat de magie dans votre vie. C'était votre rendez-vous avec Caféine. 2500 titres de presse dans une seule app.
Caféine, toute votre presse au même endroit. Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Michel Édouard Lecler.
Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le président du comité stratégique des centres Leclerc évidemment et ma première question c'est tout simplement de savoir si ça y est ça va baisser ou pas les prix de l'essence.
Ça devrait baisser mais je vais pas faire la même erreur que j'ai fait il y a 3 semaines où je l'ai annoncé un matin et l'après-midi se sont cognés dessus dans le détit d'Ormous et c'est reparti à la hausse. Et donc j'avais toutes les caméras de BFM qui faisaient le Tour de France pour dire "Elle est où la baisse ? Elle est où la baisse ?" Donc je vais être beaucoup plus prudent que monsieur le Chypre qui dit ce matin sur BFM TV que ça devrait baisser dès aujourd'hui ?
Et ben moi je pense que ça va baisser un tout petit peu aujourd'hui mais ça va bien mettre 3 à 5 jours à pétrole au prix du pétrole constant 3 à 5 jours pour arriver dans les dans les cuves parce que les cuves, elles sont pleines là, elles sont les gens achètent moins de carburant et donc il faut que ça se renouvelle. On n pas le droit de vendre à perte un carburant qui est qui est déjà dans la cuve. Donc il faut renouveler le stock.
Effectivement, il y a un petit mouvement de baisse mais vous avez vu tous les jours ça monte et ça baisse. Alors ça veut dire quoi ? Il y a plein de choses dans ce que vous nous dites.
Sur la question de de la vente à perte. Je vous poserai la question dans un instant, mais quand vous dites petite baisse, ça veut dire quoi petite baisse ? Ah bah hier matin, on pouvait compter sur 12 centimes et puis hier soir, c'est il le marché reprenait 9 centimes.
Ce matin sur les marchés asiatiques, au moment où vous leviez, moi j'étais pas encore levé mais c'était ça rebaissait. Au moment où on se parle, me semble-t-il, en tout cas, le baril de Brent lui-même alors que il était à 70 dollars avant le début de la guerre. Il est monté jusqu'à 115 dollars et ce matin, il est à 96.
Oui, moi je vends pas du Brent, je vends du gasoile. Alors, les essences ordinaires, ça grimme pas autant que le gasoil, mais en France, on est déficitaire en gasoil et je sais pas si vous vous rappelez, on en a parlé, mais les deux dernières années, 25 % du marché du gasoil en France, c'était des gasoiles russes qui descendaient en barge depuis l'Europe du Nord jusqu'à Paris. Aujourd'hui, avec les sanctions, on a plus de gasoile russe.
Donc faut aller chercher sur le marché international jusqu'au Golf du Mexique des bateaux de 100000 tonnes de gasoil qu'on se partage à plusieurs. Faut mettre des assurances, faut acheter du dollar qui va bouger pendant que ça vient. Donc je vous dis tout de suite, c'est pas pour vous euh emmêler le maintenant on a tous en tête le le chemin.
Il y avait la route de la soie, maintenant il y a la route de l'essence. La route de l'essence, elle va jusqu'aux États-Unis. Ça arrange bien Trump.
Et donc en fait dans la réalité aujourd'hui euh le il y a tous les jours c'est volatile. J'ai jamais connu ça de ma vie. Je suis quelqu'un qui a créé la société pétrolière des centres lecler.
Aujourd'hui, on approvisionne, on achète avec système U, on approvisionne aussi la RATP, les gros porteurs, la SNCF, les cars et tout ça. Le clair est très efficient en matière de on a on a des cadres qui sont des acheteurs extraordinaires, mais on n jamais vu une volatilité de 40 centimes en 2 jours comme ça, voire 60 centimes, vous avez vu, en 3 semaines sur le prix des carburants. Donc, je suis prudent, je la ramène plus comme j'ai pu le faire.
Donc contrairement à monsieur le Chypre pour qui ce sera un commentaire, moi ça va être traité en annonce. Donc je vais vous dire aujourd'hui à pétrole brut constant, je pense que il y aura des baisses pendant la semaine et j'espère qu'il a ils vont pas se castagner quelque part ou que Trump va pas déblatérer quelque part pour que ça reparte pas à la haute. Alors attendez, vous nous dites ça va baisser pendant la semaine donc ça va prendre quelques jours et ça va baisser de combien ?
Je sais pas vous ne savez pas. Vous ne savez plus. Vous aviez dit 30 centimes effectivement il y a 3 semaines.
Chaque chaque heure ça bouge. Alors je veux vous dire un un un truc aussi que euh j'en parlais avec le Chypre juste là après sa prestation. Il il parlait euh du marché du Brent de En fait le marché de cotation du gazoile c'est Amsterdam.
D'accord. C'est c'est Rotterdam, pardon. C'est Rotterdam.
Le marché de Londres que dont tout le monde parle c'est du marché papier. euh 95 % des cotations du pétrole dont vous entendez parler qui montent à 190, c'est la spéculation. C'est de la spéculation.
Ce que vous appelez du marché de papier, c'est ça, c'est qu'en vérité ça n'est pas basé sur le produit lui-même mais sur une spéculation financière. Voilà, c'est pareil. Euh si vous invitez Philippe Chalmin par exemple, vous savez qui est un grand professeur que j'ai souvent reçu sur BMV, voilà et qui connaît bien le marché des matières premières.
Le marché des matières premières est devenu un marché où des banquiers, des financiers placentur argent, font des gains à court terme, à la vente, à la baisse et nous utilisateurs, on est peinuts dans ce marché mondial. Alors, il y a des gens qui se sont fait plein de fric pendant cette période. Il y a les États, les États producteurs, il y a les producteurs, il y a des raffineurs, il y a des transporteurs, il y a des traders, il y a des brokers.
Il y en a pas beaucoup qui sont français là-dedans, mais ce qui est certain, c'est que nous, quand ça arrive en France, la marge sur laquelle on peut jouer, c'est très faible. La marge des centres lecler, c'est 04, 4 % de tout ce qui est les centres lecler. Là, on est sur le prix d'un L, vous prenez 04 %, ça fait 1 centime du litre.
Alors, je voudrais quand même comprendre ce qui se joue derrière. Quand vous dites il y a désormais cette spéculation, est-ce que ça veut dire qu'on ne retrouvera pas le prix d'avant-guerre ? Bah, je le sens pas ça.
Ouais. Vous pensez qu'on ne reviendra pas au prix d'avreer ? Non.
Puis je pense que l'intérêt de ceux qui ont fait cette guerre, c'est qu'on retrouve pas le niveau d'avant. Je pense il y a un intérêt économique. Ouais.
Ouais. Ou vous vous avez bien vu, c'est pas la libération du peuple iranien là aujourd'hui hein. C'est c'est ça veut dire Michel le ce matin vous dites au fond parmi les objectifs de guerre, il y avait peut-être cette question aussi de déstabiliser économiquement le système.
Ouais. Ben vous avez même il y a deux fronts hein. Il y a le front enfin il y a plusieurs fronts mais il y a le front iranien et ormuse.
Donc vous voyez bien là que c'est un jeu de de poker menteur hein. Mais quel serait l'intérêt de Donald Trump d'avoir la fermeture du D3 d'ormous et maintenant une éventuelle une éventuelle un éventuel péage même iranien. Alors, je lis mes manuels de géopolitique édité par l'IRIS don que j'anime.
C'est l'intérêt de la guerre aujourd'hui pour beaucoup d'oligarques là, c'est c'est le pétrole. C'est c'est pour ça que la famille Bush avait été faire les guerres en Irak. Tout le monde a oublié.
Les oligarques, ça date ça date pas d'Elon Mosque et de la nouvelle technologie. Vous réduisez cette guerre à un enjeu uniquement économique. Je réduis pas.
Je dis que parmi les moteurs de cette guerre, parmi les moteurs de cette guerre, bah le le Venezuela c'était clair aussi. Justement, Michel Édouard Lecler, quand vous dites euh désormais, il va y avoir effectivement tous ces problèmes d'approvisionnement, ces problèmes de route et cette spéculation, il y a-t-il des profiteurs de guerre ? Oui, oui, oui, il y en a plein.
Il y en a plein mais ils sont pas sous notre sous nos juridictions. Alors, euh ce qui alors euh quand on écoute une partie de LFi, ils estiment d'ailleurs que Total et Total a fait beaucoup de profit profit ces derniers temps. Ils en parlent comme d'un profiteur.
Est-ce que Total au fond n'est pas un profiteur quand même ? Alors euh Total, il a fait deux choses. Il a fait un coup euh il a je dirais un coup de génie de Pouyané, hein.
C'est un c'est un chef d'entreprise assez atypique, complètement allumé mais euh qui qui fait des grandes choses. Euh il a acheté, il l'a senti, il a acheté toutes les cargaisons qui passaient pas par Ormous et il les a acheté pas cher. Et aujourd'hui jour et je crois que le Financial Timre à 1 milliard le surprofit que ou le profit.
Donc là, il faut bien expliquer ce qui s'est passé. il a il a acheté dès que la guerre a commencé, il a acheté donc au prix du baril d'avant, c'est-à-dire au 70 dollars le le baril puisque ça n'avait pas encore monté et il s'est retrouvé avec ce stock donc de brut. Il a acheté 70 bateaux. 70 bateaux qui étaient pleins.
Oui. Et désormais, il peut les vendre au prix actuel et et nous assurer aussi un approvisionnement. C'est pour ça que c'est c'est pour ça que c'est plus complexe.
Vous dites c'est pas uniquement pour se faire du fric, pardon. De de il a bien joué même stratégiquement pour sa boîte qui n'est pas que française hein. C'est pas parce que c'est un PDG français.
Son capital c'est des fonds norvégiens, c'est des fonds c'est des investisseurs. Mais il y a ça. OK.
Après la LFI posera la question des surpris. Il y aura toujours ce genre de polémique. Je crois que c'était le titre de l'huma.
Exactement. Bonité. Voilà.
Je lis l'uma aussi. Et par contre non, l'autre truc qui est plus près de moi, c'est que pendant 3 ans là, les le le réseau total était alors pour les meilleurs Total Access, ils sont pas nombreux, ils sont pas chers. Chauffeurs pour les chauffeurs de taxi, ils étaient à 5 centimes plus cher que nous, mais le l'ensemble du réseau total était 12 centimes plus cher que le Clair Système ou Intermarché.
Donc aujourd'hui, ça c'est par contre que le gouvernement obtienne de total qui bloque ses prix euh et qu'ils arrivent même à vendre moins cher que nous, on peut discuter juridiquement mais au moins euh ils se rachètent une virginité. Au moins ça sert à ça. Donc vous estimez quand ça quand on comprend euh enfin ce qu'on comprend quand même dans ce que vous dites, c'est qu'ils ont les moyens de le faire.
Ils ont bien cagnoté. Ouais. Ouais.
Parce qu'ils ont cagnoté derrière. Est-ce que l'État est un profiteur ? L'État est un on peut pas moraliser ce que fait l'État parce que c'est l'État est bon si être profiteur si être bon gestionnaire vous voyez c'est assez contradictoire mais mais ils ont au début de cette crise mis sur votre dos les distributeurs.
Ça on a pas aimé hein. Ouais. Et d'avoir en plus un ministre du commerce qui vient de chez nous et qui sait qu'on prend pas de marge on n pas aimé.
D'accord. Là vous parlez de Serge Papin qui a été l'ancien patronou. Ouais. dans la distribution, nos collaborateurs tout ça, on dit bon ça va c'est on a l'habitude, on nous envoie les paysans souvent sur les parkings quand il y a pas de politique agricole bien défini là d'avoir un de chez nous qui est ministre du commerce et qui vient se balader en bagnole avec des caméras pour dire je viens contrôler dans les stations des grandes surfaces c'est sûr que c'est pas notre truc Michel aujourd'hui Sébastien Lecornu demande au distributeur c'est-à-dire à vous de faire un effort et que ce soit visible d'ici la fin du weekend voilà mais il faut pas qu'il soit aussi imprudent que moi je ne l'ai été il y a 3 semaines il aura pas de grosses baisses et il va décevoir le public.
Donc faut pas dire ça. Voilà, vous n'avez pas voulu vous engager sur premier ministre ne devrait pas dire ça aussi vite. Et je pense que si ça se calme, on aura des baisses pendant la semaine.
Euh les Mais vous ne voulez pas vous engager, vous ne voulez pas vous engager sur la proportion de cette baisse. Je vous repose quand même la question. Lorsque, on a compris la la règle maintenant mathématique, lorsque le baril de Brent baisse de cet ordre là, c'est-à-dire de 15 dollars le baril environ, c'est normalement une répercussion de 15 centimes à la fin au prix à la pompe.
Est-ce qu'on peut être dans cet ordre là entre 10 et 15 centimes ? On peut être dans là ce matin, on peut être dans cet ordre là si cet après-midi ça reflbe pas. D'accord ?
C'est ça le problème. Donc c'est à l'instant, vous dites oui, vraisemblablement dans la semaine qui vient, il y aura une baisse de 1050. des conditions de ce matin, on peut imaginer une dans la semaine une baisse progressive qui s'installe en France de 10 à 15 centimes, mais ça suppose que le marché repart parce que les cuves sont pleines.
Euh le les ventes de carburant, c'est - 05 aujourd'hui. Donc pour vider une cuve, ça fait plus longtemps que quand il y a de l'inflation où tout le monde se précipite et fait la queue chez Total ou chez Leclerc ou peu importe. Et là, il faut une semaine pour que ça se mette en place et qu'une caméra de BFM arrive et voit une baisse dans le massif central ou dans le lote.
Une question sur les tensions sur les pompes. Vous disiez d'une part qu'il y avait effectivement moins de consommation, c'est le volume de vente a baissé. Ce qui pouvait se passer d'un plein supplémentaire l'ont fait.
Est-ce qu'il y a eu également des risques de pénurie ? Est-ce qu'il y a des risques de tension ? Il pourrait y avoir des risques, il y a des risques de tension notamment avec les professions qui sont ceux qui transportent le carburant.
C'est énorme pour beaucoup de transporteurs aujourd'hui, c'est des problèmes de trésorerie et c'est des problèmes de surcoo. Donc nous sommes très attentifs et et très alignés sur les demandes de nos transporteurs pour répercuter leur facture de transport. Aujourd'hui, on peut dire que pour on a 16 régions Lecl d'approvisionnement.
En 3 semaines, on a 2500 € par région qui qui de de surcoût de carburant. Donc vous voyez, si ça dure, ça va être par million. Et donc aujourd'hui, nous sommes ouverts à discuter avec nos transporteurs.
Ce sont d'ailleurs parmi les rares fournisseurs et prestataires avec lequel on ouvre cette discussion. Nous avons besoin d'eux. On a super bien travaillé pendant le Covid, rappelez-vous hein, c'était quand même le sujet numéro.
Quand vous dites c'est les seuls avec qui on est OK pour revoir en quelque sorte les prix, les tarifs auxquels ils vont vous vendre. Euh j'imagine que là ce que vous avez en tête quand vous dites les seuls, c'est qu'il y en a d'autres qui vont commencer à frapper à la porte et qui sont notamment ceux qui avaient prévu des prix lorsqu'il y a eu les fameuses négociations commerciales avec vous sur une base de l'énergie, du prix de l'énergie et donc de la fabrication des biens qu'ils vous vendent qui évidemment a changé. Est-ce que les négociations commerciales pourraient rouvrir ?
Et bien nous ne voulons pas. Vous refusez les résultons ? Oui.
Vous résisterez. Oui. D'abord on nous a imposé ou enfin si le l'agriculteur au départ il vous a non c'est pas l'agriculteur.
Attends on trouvera toujours une solution avec plus petit que nous avec les PME. C'est quoi ? C'est les industriels là qui voudrai en profiter.
Ouais. Ouais. Il y a une pour le moment ça se passe au téléphone.
Pour le moment c'est la plainte enfin c'est le camp des pleureuses. Chaque ligne du compte d'exploitation nous explique que ça va augmenter mais ce qui est vrai hein probablement. Mais par contre ce qui est semé aujourd'hui, ce qui a été acheté en chocolat, ce qui a été acheté en Asie ou qui passait par le des trit Dormous avant et est déjà là quoi.
Tout tout ce qui est dans nos magasins aujourd'hui n'a pas été affecté par cette augmentation à l'achat. Par contre, l'État français euh poursuit les distributeurs français qui ne clôturent pas les négociations commerciales à la fin février. Donc qu'on viendrait qu'on on viendrait nous dire il faut renégocier maintenant tintin euh c'est non.
Voilà. Donc est-ce qu'il y aura une inflation ? Je je vous dis d'où je parle.
Moi je gère pas les finances publiques. Pas encore je gère pas les finances publiques. Le pain encore sera commenté.
Je gère je gère l'intérêt des consommateurs. Je vis de l'intérêt des consommateurs en tant que commerçant, en tant que distributeur. C'est mon camp.
Ouais, c'est mon camp. Donc aujourd'hui, on a bien négocié. On est sorti des négociations nationales et internationales européennes avec un taux d'inflation minimum pour 2026.
OK. On laissera passer des hausses de transport, c'est évident. Monsieur Saadé va me téléphoner le propriétaire de RMC BFM TV qui est aussi transporteur notamment. discuter le par contre tous les gens qui viendront nous dire nos engrais le cours de ceci le cours de cela, ce sera pour l'année prochaine.
Nous allons on s'est fait avoir pendant la guerre d'Ukraine, on s'est fait avoir avec des hausses de pâtes de 38 % du tournesol de 25 % de la graine de moutarde qui n'était pas faite à Dijon. Donc on va pas recommencer une deuxième fois. Les consommateurs ont payé plus 25 % sur l'alimentation à cause de la G d'achat aujourd'hui est fragile.
Est-ce que vous le ressentez dans les régions ? Oui. Et donc quand pour revenir à à l'attitude de l'État, je comprends qu'en tant que gestionnaire, le premier ministre euh le ministre de l'énergie, le ministre de l'économie disent "On repart pas sur sur le moulin à vent de la distribution à tout le monde d'aide par la TVA, d'échec et tout ça." Par contre, à un moment donné, si ça atteint la si ça dure la guerre, on la voit pas finir, hein, j'écoute BFM, hein, c'est on la voit pas finir et euh si ça dure, ça va coûter plus cher à l'État.
Si la croissance est molle, si la consommation est nulle, parce qu'il y aura pas vert. Vous vous dites c'est tout à fait possible qu'on se retrouve avec une inflation qui remonte, une croissance qui baisse, une croissance au minimum molle comme vous dites. Ouais.
C'est pour ça que moi j'invite j'invite quand même le Premier ministre que j'aime bien, j'invite le Premier ministre qui a raison de faire de la rigueur budgétaire quand même à ouvrir des guichets et des chantiers peut-être ciblés mais aussi pour les consommateurs les plus modestes parce que la consommation le pouvoir d'achat va être atteint c'est évident avec des pleins comme ça et des à ce prix-là et donc l'État va y perdre s'il ne le fait pas si s'il ne baisse pas les taxes donc ou il a intérêt à baisser Voilà. Par contre, là où il a raison, oui, je pense que il faut qu'il s'y prépare. Et la deuxième chose, c'est il faut qu'il se prépare à baisser les taxes.
Je pense qu'il faut qu'il se prépare à élargir la mane de soutien à une population plus modeste qui consomme et qui consomme une grande partie de son budget. Et par contre euh ce que je voudrais dire c'est que il a raison quand il dit qu'il faut du coup s pour des raisons de souveraineté on va on va avoir ça sortir de la consommation aller vers l'électrique et nous et nous onattend pas le modote du gouvernement. On on y va 4500 bornes électriques.
Aujourd'hui la bataille va se porter pas simplement sur le prix des carburants, elle va se porter sur le prix du kilow. Michel et lecler vous avez glissé cette idée que vous n'étiez pas encore en train de gérer les finances de l'État. Il y a toujours cette idée de la question de d'une éventuelle candidature un jour.
Mais Michel Lec, est-ce que vous vous avez déjà déjeuné ou dîner avec Marine Le Pen ? Non non, je l'ai rencontré chez vous ici. Vous l'avez croisé mais vous n'avez jamais volontairement Je vous pose cette question parce que mes confrères de l'OPS ont révélé queich que que celui dont vous parliez à l'instant Patrick Pouillanais que le Bernard Arnaud avait déjeuné avec Marine Le Pen.
Ça vous D'abord je déjeûne pas et ensuite je fréquente pas particulièrement les patronsord euh et je m'intéresse les Ça vous a surpris ? Euh non non, plutôt qu'ils aillent dire des bêtises, autant qu'ils écoutent euh des chefs d'entreprise. Euh non non je suis je suis je bah quand c'est pas des bêtises mais c'est des mots d'ordre qui qui sont pas très conséquents.
Quand on vous dit euh faut lâcher tout après avoir dit qu'il fallait rien lâcher, quand on a critiqué la gestion d'un gouvernement et que maintenant on dit il faut il faut lâcher la TVA et cetera, donc il y a des contradictions et c'est bien que les gens responsables viennent. Ouais ouais ou mais est-ce que c'est bien que les patrons aient lui parler ? Oui oui qu'il va leur parler autrement.
Donc il faut leur parler. Merci Michel Édouard Lecler d'avoir répondu à mes questions ce matin. On l'a bien compris, il y aura une baisse mais pas énorme et progressivement sur la semaine.
Mais vous avez aussi dit qu'on ne reviendrait pas au prix d'avant. On lance la bataille du prix de rechargement électrique hein. Aujourd'hui Leclerc Lad c'est la bataille à long terme.
Non non non c'est dès maintenant. C'est dès maintenant. Michelard Leclerc, président du comité stratégique des Centres Leclerc.
Sébastien Leclerc