Compte rendu du Conseil des ministres du 24 mars 2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:01RelanceRéponse directe
Est-ce que vous envisagez d'attendre 15 jours ou d'autres mesures d'ici là face à la situation qui s'aggrave ?
- 12:01RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'avez pas été sourds aux appels des soignants qui alertent depuis des semaines ?
- 14:01OuverteRéponse directe
Que répondez-vous aux experts et syndicats de l'Éducation réclamant une demi-jauge dans certaines classes ?
- 16:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez renforcer les contrôles du télétravail dans les zones confinées ?
- 18:01OuverteRéponse partielle
Pouvez-vous détailler les ingérences turques évoquées par le président ?
- 20:01RelanceRéponse directe
Le financement de la mosquée de Strasbourg illustre-t-il les craintes sur les ingérences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Chiffre
« Plus de six millions et demi de Français ont reçu au moins une dose du vaccin. »
- 5:00Promesse
« Nous allons élargir les publics concernés et dès samedi, toutes les personnes de plus de 70 ans pourront accéder à la vaccination. »
- 6:00Promesse
« 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril, 20 millions à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin. »
- 7:00Fait
« Les grandes plateformes seront contraintes de financer la création dans notre pays. »
- 9:00Fait
« Nous avons été élus parce que nous refusions une France à plusieurs vitesses. »
- 23:00Fait
« Le laboratoire AstraZeneca ne tient pas aujourd'hui les engagements qu'il a pris. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien! Mesdames, messieurs, bonjour ! Partout sur le territoire l'épidémie s'accélère.
Dans certains territoires elle augmente même très fortement. Le 3 mars dernier, ici-même, je parlais devant vous de semaine de gros temps à venir. Nous y sommes.
Face à cela, face au danger pour les Français comme pour notre système de santé, nous agissons. Nous agissons en prenant des mesures de freinage fortes, exigeantes. Nous agissons aussi en tenant compte des enseignements d'un an d'épidémie car nous le pensons profondément, nous ne pouvions pas proposer aux Français des mesures ne tenant pas compte des disparités entre les territoires.
Nous ne pouvions pas proposer aux Français, non plus, des mesures invivables après déjà douze mois d'efforts. Nous savons que le virus se transmet particulièrement à l'intérieur, quand on se rassemble, quand on baisse la garde et quand on baisse son masque. Nous savons en revanche qu'en extérieur, quand les gestes barrières, les mesures barrières sont respectés, les risques de contamination sont infiniment moins puissants.
Nous savons enfin que la situation épidémique est mauvaise et qu'il nous faut agir, aller plus loin, là où le virus circule le plus, là où la dynamique virale est la plus forte, là où l'hôpital est le plus éprouvé. Sur ces critères, nous avons identifié, vous le savez, seize départements, seize territoires où des mesures de freinage supplémentaires ont été annoncées par le Premier ministre jeudi dernier. Pour endiguer la diffusion du virus, nous devons contraindre les déplacements, majoritairement dans un rayon de 10 km autour de son domicile.
Nous devons fermer un certain nombre d'établissements recevant du public, de commerces, pour limiter les interactions que nous avons en intérieur. Nous devons proscrire les déplacements entre régions et nous devons renforcer les protocoles sanitaires et les jauges, notamment dans nos établissements scolaires. C'est cela qui a été annoncé par le Premier ministre jeudi dernier.
Puisqu'on se contamine peu en extérieur et que les beaux jours arrivent, nous ne mettons aucune limite de temps, dans la journée, à la présence dehors et nous reculons d'une heure le couvre-feu, anticipant ainsi le changement d'heure et le passage à l'heure d'été, qui interviendra prochainement. Ce sont des mesures équilibrées, des mesures logiques, des mesures de bon sens, des mesures efficaces si elles sont pleinement appliquées. Nous le savons, le virus s'engouffre dans chacune des brèches que nous lui laissons.
Deux principales doivent retenir notre attention et entraîner une mobilisation: les rassemblements privés d'abord. Ces rassemblements en intérieur, souvent familiaux ou amicaux, je les citais à l'instant, où on retire son masque et on se retrouve en intérieur à plusieurs. Vous le savez, dans les seize départements dans lesquels des mesures de freinage supplémentaires ont été annoncées, nous demandons aux Français concernés de ne pas recevoir des personnes extérieures à leur domicile en journée ou de ne pas se rendre dans d'autres domiciles privés en journée.
Pour ce qui est des autres territoires, le couvre-feu s'applique le soir également, et en journée, évidemment, nous continuons à recommander la règle des six qui avait été annoncée. La deuxième brèche possible, c'est le télétravail. Un grand nombre de contaminations...
La deuxième brèche possible, c'est le travail, pardon. Un grand nombre de contaminations ont lieu sur le lieu de travail. Près de la moitié d'entre elles sont liées à des personnes qui sont allées travailler en étant symptomatiques, d'où la nécessité absolue de rappeler l'isolement nécessaire pour les personnes qui sont testées positives, pour les personnes qui sont contact d'un cas positif.
Quand on a un doute ou quand on sait qu'on est malade, il faut impérativement s'isoler. La deuxième voie, c'est celle du télétravail, que je citais il y a un instant. Nous renforçons le télétravail, nous incitons encore davantage les entreprises à y avoir recours.
Nous allons, cela a été dit, renforcer et augmenter les contrôles et les sanctions pour des entreprises qui, manifestement, ne voudraient pas appliquer le télétravail là où c'est possible, et évidemment, nous avons une exigence toute particulière vis-à-vis des administrations, à la fois pour des raisons sanitaires, mais aussi pour des raisons d'exemplarité. Enfin, s'agissant du travail, c'est aussi l'adaptation du protocole national en entreprise, et vous savez que, s'agissant de la restauration collective en entreprise, un certain nombre de mesures ont été annoncées ces derniers jours, là aussi pour limiter au maximum les risques de contamination au moment du repas. Il est essentiel de respecter ces règles.
Ces mesures sont efficaces dès lors qu'on les respecte. Il est essentiel de les respecter pour tenir et pour nous donner une chance de ne pas avoir à prendre des mesures beaucoup plus dures encore. Ces mesures, encore une fois, doivent être appliquées.
À la suite du Conseil de défense et du Conseil des ministres ce matin, des concertations auront lieu cet après-midi, en vue de placer trois départements supplémentaires, le Rhône, l'Aube et la Nièvre, dans la liste des départements qui connaissent des mesures de freinage renforcées, les fameux seize départements qui ont été annoncés jeudi dernier. Le Président de la République a rappelé hier notre mot d'ordre: vacciner matin, midi et soir. Depuis le début de la campagne vaccinale, plus de six millions et demi de Français ont reçu au moins une dose du vaccin.
Parmi eux, la quasi-totalité des résidents en EHPAD, où la vie a pu reprendre davantage, et la moitié des plus de 75 ans chez qui le taux d'incidence a baissé. Grâce à plusieurs opérations fortes, à des livraisons supplémentaires, nous vaccinons davantage. Hier encore, ce sont par exemple près de 300 000 injections qui ont été réalisées sur la journée.
Mais nous continuons à aller plus vite, à aller plus loin, à aller plus fort. Nous allons élargir les publics concernés et dès samedi, toutes les personnes de plus de 70 ans pourront accéder à la vaccination, quel que soit leur état de santé. Nous allons aller chercher tous ceux qui ont du mal aujourd'hui à trouver un rendez-vous.
Un numéro de téléphone, dit Coupe-file, sera mis en place pour des prises de rendez-vous prioritaires, dès ce week-end, pour les plus de 75 ans qui n'auraient pas encore de rendez- vous fixé pour leur vaccination et les caisses primaires d'assurance maladie vont contacter les personnes âgées de plus de 75 ans qui n'ont pas encore été vaccinées pour leur proposer des rendez-vous rapidement. Nous allons mettre en place, aussi, des méga-centres de vaccination dans les départements où le virus circule le plus et progressivement, partout, dans notre pays. En plus des médecins de ville, des pharmaciens, des professionnels libéraux, des centres de vaccination, ces grands centres complèteront notre stratégie pour vacciner tous azimuts.
Du Stade de France aux officines, nous allons vacciner partout, toujours, tout le temps, et évidemment continuer à monter en puissance. Le mois d'avril devrait être un nouveau mois de montée en puissance considérable pour la campagne vaccinale, avec une augmentation des livraisons d'un certain nombre de laboratoires et avec l'arrivée du vaccin unidose Johnson & Johnson. Nous sommes en ordre de bataille, nous allons crescendo, nous maintenons nos objectifs: 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril, 20 millions à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin, et l'intégralité de ceux qui le souhaitent d'ici à la fin de l'été.
Mesdames et messieurs, ce Conseil des ministres a été l'occasion d'adopter un certain nombre de textes sur lesquels je vais revenir rapidement. Le premier d'entre eux est un projet de loi transposant la directive européenne relative à la fourniture de services de médias audiovisuels. Cette directive comporte un certain nombre de mesures importantes et des avancées majeures, qui démontrent que la voix de la France a été entendue et que notre exception culturelle est protégée.
Ce texte permet ainsi à chaque État membre de décider de son propre régime de contribution à la production d'oeuvres cinématographiques et audiovisuelles. Cette liberté est clé. Elle va nous permettre de garantir la pérennité de notre système de financement de la production, notamment indépendante.
En 2021, pour la première fois, les grandes plateformes seront contraintes de financer la création dans notre pays. Autre point important de ce texte: la régulation des plateformes de vidéo. Ces plateformes, vous le savez, ont pris beaucoup d'importance dans nos vies, dans nos usages, notamment chez les jeunes.
Nous devions donc en tenir compte et le CSA sera désormais en charge de la régulation des plateformes établies en France, notamment pour protéger les mineurs et empêcher la diffusion de contenus incitant à la haine ou à la violence. Deuxième texte adopté ce matin: un projet de loi autorisant un accord de partenariat entre la France et le Kenya. Le Président de la République, vous le savez, a affirmé dès son discours de Ouagadougou, l'importance d'une relation forte et nouvelle entre la France et l'Afrique, qui est le continent de la jeunesse et de l'avenir.
Cet accord va consolider notre relation bilatérale avec le Kenya, notamment en promouvant les échanges de savoirs et de talents entre étudiants, enseignants, universitaires, et en amplifiant les relations culturelles entre nos deux pays. Troisième projet de loi à l'ordre du jour de ce Conseil des ministres : un projet de loi ratifiant l'ordonnance sur l'égalité des chances, pour l'accès aux écoles du service public. J'avais déjà eu l'occasion d'évoquer ce texte ici-même.
Il s'agit de mettre en oeuvre la promesse du président de la République, d'avoir une Haute Fonction Publique au reflet de la société française, et de créer des voies d'accès réservées aux boursiers, dans les concours qui permettent de devenir hauts fonctionnaires. Quatrième texte adopté: un décret sur la désignation des membres du Conseil économique, social et environnemental, le CESE. Ce texte va permettre d'aller au bout de la réforme du CESE qui a été engagée, de tenir compte de la baisse d'un quart du nombre de ses membres et de permettre une meilleure représentativité de la société civile, notamment dans les domaines de la cohésion sociale et de l'écologie.
Cette évolution, je veux le rappeler, accompagne une réforme en profondeur du CESE, pour impliquer davantage la société civile, pour mieux l'impliquer et pour développer le recours aux conventions citoyennes, comme celle qui a eu lieu sur le climat. Cinquième et dernier texte examiné ce matin: un décret relatif aux compétences du préfet de police en cas de menaces et de crises sanitaires graves. Il s'agit de proroger les compétences qui sont données à la préfecture de police de Paris dans la crise sanitaire, conformément à la prolongation de l'état d'urgence sanitaire qui a été votée.
Enfin, la ministre de la Cohésion des territoires et le secrétaire d'Etat en charge de la Ruralité, Joël Giraud, ont présenté un bilan de notre action en matière de ruralité. Nous avons été élus parce que nous refusions une France à plusieurs vitesses, que nous voulions rapprocher les Français, réduire les fractures entre les territoires. Cela vaut pour tous les territoires et notamment pour les territoires ruraux, qui sont au coeur de notre action depuis quatre ans.
Après de vastes consultations, un agenda rural a ainsi été lancé en septembre 2019, avec 181 mesures articulées autour de quatre objectifs ambitieux, que je veux rappeler : faire des territoires ruraux les fers de lance de la transition écologique, renforcer leur attractivité, améliorer la vie quotidienne des habitants, appuyer les élus locaux dans leur action. En dix-huit mois, 60% des mesures du plan ont été mises en oeuvre et 25% sont en cours de réalisation. Je ne vais pas me lancer dans une énumération et dans un point d'étape de chacune de ces 181 mesures, mais je veux quand-même en citer quelques unes.
D'abord, une action en faveur de la jeunesse rurale avec le doublement du nombre de bénéficiaires des Cordées de la réussite en zone rurale. Ensuite, la réduction de la fracture numérique, avec des résultats extrêmement probants. Le taux de déploiement de la fibre a plus que doublé dans notre pays depuis que nous avons lancé cette mobilisation.
La part du territoire couvert par la 4G est passée de 73% à 84% et nous maintenons nos objectifs pour que l'intégralité du territoire français puisse être couvert. Un engagement pour le service public partout, avec la création de plus de mille maisons France Services, des aides concrètes pour la vitalité de toutes les communes, avec le programme Petites villes de demain. Il y avait déjà eu le programme Action coeur de ville et je vous invite vraiment à aller voir concrètement ce qui se passe dans ces territoires, dans ces communes, grâce à cette mobilisation de l'ensemble des acteurs impulsée par l'Etat, pour recréer, faire revenir des services, faire revenir des commerces et relancer finalement une dynamique dans des territoires où, malheureusement, la dynamique s'est étiolée depuis un certain nombre d'années.
Nous sommes engagés pour l'égalité, engagés pour la ruralité. Voilà, mesdames, messieurs, ce que je pouvais vous dire du Conseil des ministres de ce matin et je me tiens maintenant à disposition pour répondre à vos questions. Bonjour Monsieur le ministre.
Mathieu Coache, BFM TV. Une question qui est posée par de nombreuses rédactions et dont je me fais le porte-voix : dans un mail envoyé au personnel de l'AP-HP, Martin Hirsch indique : nous n'avions pas connu un nombre d'entrées aussi haut en 24 heures depuis la première vague. Alors, le président de la République disait hier à Valenciennes qu'il fallait attendre quinze jours pour voir l'efficacité d'une mesure.
Est-ce que vous envisagez d'attendre ces quinze jours ou bien est-ce qu'il est possible que vous preniez d'autres mesures d'ici là, étant donné la situation qui s'aggrave? Je disais à l'instant que la situation épidémique est tendue et préoccupante sur notre territoire. Elle l'est plus encore dans certaines régions, dont la région île-de-France.
Sur le territoire national, le taux d'incidence a très fortement augmenté la semaine dernière et les entrées en réanimation ont elles aussi augmenté. En moyenne, ces derniers jours, ce sont, chaque jour, quarante lits supplémentaires qui sont occupés, en réanimation, dans notre pays, quand on fait le bilan des entrées et des sorties. C'est donc une pression qui augmente, une pression qui est particulièrement forte dans plusieurs régions, dont la région île-de-France.
C'est pour cela que nous avons annoncé des mesures supplémentaires jeudi dernier, qui font suite aux mesures qui avaient déjà été annoncées, et je redis que l'essentiel, aujourd'hui, est que les mesures qui ont été annoncées soient pleinement appliquées. Je ne vous renverrai pas aux déclarations qui ont été formulées par, y compris des grands scientifiques, qui sont bien souvent des références pour vous, dans la gestion de cette épidémie, qui le disent : si ces mesures sont pleinement appliquées, elles auront un effet sur l'incidence dans notre pays, elles auront un effet sur les entrées en réanimation dans notre pays. Je vous ai rappelé ces mesures, je ne le refais pas une nouvelle fois, mais la priorité aujourd'hui, c'est que ces mesures soient appliquées.
Ensuite, comme vous l'avez rappelé, nous attendons de pouvoir commencer à mesurer un effet de ces dispositions qui ont été annoncées, dans le courant de la semaine prochaine, puisqu'on l'a vu, depuis le début de cette épidémie, il y a toujours une forme de palier de deux semaines avant qu'on puisse mesurer très concrètement, sur le taux d'incidence, l'impact de mesures supplémentaires qui sont prises. Bonjour Monsieur le Ministre, Jean-Rémi Baudot, pour Europe 1. Je me permets de rebondir, malgré tout, sur la question de mon collègue.
Vous parliez à l'instant des scientifiques qui donnent leurs avis. Est-ce que vous n'avez pas été sourds aux appels des soignants, des patrons d'hôpitaux, qui vous alertent depuis des semaines sur l'ampleur de la crise? Est-ce que finalement, à pousser les feux le plus loin possible, on n'arrive pas une situation, où c'est trop tard?
Je vous ai rappelé les propos que je tenais devant vous ici-même, il y a plus de trois semaines, en vous disant que nous nous attendions à des semaines de gros temps et c'est pour cela que nous avons pris des mesures progressivement et que nous continuons à en prendre. Encore une fois, les mesures qui ont été annoncées sont des mesures puissantes, dès lors que les acteurs économiques, que chacune et chacun d'entre nous nous en emparons et les respectons. Quand on augmente très fortement le recours au télétravail, on se donne une chance de limiter les contaminations qui ont lieu sur le lieu de travail.
Quand on augmente les jauges et la distanciation dans les lycées, on se donne aussi une chance de limiter les contaminations qui peuvent intervenir dans ce cadre-là. Quand on limite les possibilités de déplacements, les flux, quand on réduit sa bulle sociale, on réduit le nombre d'interactions qu'on peut avoir dans la journée et donc le risque de contaminer ou d'être contaminé soi-même. Quand on ferme - malheureusement - un certain nombre de lieux recevant du public en intérieur, là aussi, on réduit le brassage et c'est des mesures supplémentaires, s'agissant des commerces, qui viennent s'ajouter à des mesures qui avaient déjà été prises sur les grands centres commerciaux, par exemple.
Donc l'enjeu, c'est d'appliquer fortement et pleinement les mesures qui ont été annoncées pour nous donner une chance de ne pas avoir à prendre des mesures supplémentaires ultérieurement. Bonjour, Jérôme Rivet, de l'AFP. Que répondez-vous aux experts et aux syndicats de l'Éducation, qui réclament justement des mesures supplémentaires dans les écoles, et notamment ceux qui réclament une demi-jauge, dans certaines classes du collège, comme les quatrième et les troisième?
Alors, d'abord nous prenons des mesures supplémentaires dans nos établissements scolaires. Je rappelle ce qui a été annoncé jeudi dernier: dans les seize départements qui ont été annoncés jeudi dernier pour des mesures de freinage supplémentaire, la règle, c'est désormais d'avoir la demi-jauge, donc les 50 % au lycée, dans tous les lycées, ce qui n'était pas le cas jusqu'à maintenant, et donc ça permet de mieux appliquer la distance, la réduction du brassage dans tous les temps de la vie du lycéen. Mesure de renforcement.
Deuxième chose, nous renforçons les protocoles dans les établissements scolaires, avec le déploiement des tests salivaires pour identifier des enfants, des jeunes qui peuvent être porteurs du virus, qui peuvent être asymptomatiques, donc pour leur permettre de s'isoler dès lors qu'ils sont testés positifs. Sur la question que vous évoquiez, qui est celle des collèges, c'est déjà aujourd'hui possible. Il y a aujourd'hui des collèges qui ont passé certaines classes, certains niveaux de classes, en demi-jauge.
Il y a des exemples un peu partout sur le territoire. Ce sont des décisions qui sont prises par le rectorat en fonction de la nature des collèges, de l'organisation des lieux et de la nécessité de le faire ou pas. Bonjour, Julien Lécuyer, La Voix du Nord.
Deux questions principales. Le président de la République avait jugé, en effet, que les encombrements en région parisienne n'étaient pas caractéristiques d'une région massivement en télétravail. On a compris que vous aviez renforcé ces contrôles.
Est-ce que vous allez concrètement les renforcer, particulièrement dans les zones qui sont à l'heure actuelle confinées, et va-t-il y avoir un objectif de contrôle ? Va-t-il y avoir aussi des objectifs de nombre de salariés en télétravail ? Est-ce qu'il va falloir reprendre les négociations avec le Medef et les organisations syndicales?
Deuxième question, qui a trait à ma région du Nord. Milan-San Remo, Paris-Nice, Bruges-La Panne, ce sont des grandes classiques du cyclisme. Vous aurez remarqué qu'elles ont eu lieu, elles se sont tenues parfois même dans des territoires confinés.
Pourtant, le Paris-Roubaix, cette institution cycliste, a été annulée l'année dernière, et il semble qu'elle soit de nouveau partie pour être reportée. Est-ce que, alors même que, partout en Europe, on est capable d'organiser des courses cyclistes, la France n'est pas capable de le faire ? Merci.
Sur le premier point, vous demandiez quel était notre objectif en matière de télétravail, je redis que tout ce qui peut être télétravaillé doit être télétravaillé. Donc quand on peut télétravailler pleinement, on doit télétravailler pleinement. Je sais que c'est très difficile pour beaucoup de salariés qui ne vivent pas forcément bien cette situation.
C'est pour ça que vous vous souviendrez qu'en janvier, on a donné la possibilité à des salariés qui pourraient télétravailler cinq jours sur cinq, de revenir physiquement une journée par semaine dans leur entreprise, parce que c'est aussi essentiel à leur santé mentale et psychologique. Et nous ne sommes pas revenus sur cette mesure, parce que nous sommes conscients que ça peut être très difficile. Mais l'objectif, je le redis, c'est de télétravailler au maximum.
Cela impose une mobilisation collective des employeurs en premier lieu. Oui, il y aura une augmentation des contrôles. Il y a eu, depuis un an, 65 000 contrôles en entreprise, sur le respect du protocole national en entreprise.
Depuis le mois de janvier, nous avons annoncé une remobilisation en matière de télétravail ; ce sont 24 000 contrôles qui ont eu lieu. Il y a eu plusieurs dizaines de mises en demeure dès lors qu'il était constaté que, manifestement, le protocole n'était pas respecté presque par choix. Donc, ces contrôles vont continuer à augmenter.
Je redis qu'un contrôle de l'Inspection du travail, c'est d'abord un accompagnement, du conseil. Il peut arriver que des entreprises n'aient pas totalement identifié des fonctions ou des missions qui pourraient être télétravaillées. Dans ces cas-là, ça se passe assez bien avec l'Inspection du travail.
Mais je redis que, si nécessaire, il y a cette possibilité de sanction, qui a déjà été appliquée, et qui le sera. Le télétravail, encore une fois, c'est un enjeu essentiel pour limiter les contaminations et la circulation du virus dans notre pays, et particulièrement dans les régions concernées. Donc pour répondre à votre deuxième question: oui, évidemment que c'est principalement dans ces régions que l'augmentation des contrôles aura lieu, même s'il y a un protocole national en entreprise.
Ce protocole est national, il doit être appliqué partout, et donc des contrôles continueront évidemment à avoir lieu et à se tenir. Encore une fois, c'est important d'être clair sur les contrôles et les sanctions, mais je redis qu'il y va de l'intérêt de tous, y compris des entreprises et des employeurs. Ils le disent d'ailleurs, quand on les rencontre, quand on va sur le terrain : il est de l'intérêt de tous que les contaminations soient les moins nombreuses possibles, y compris pour que les entreprises puissent continuer à fonctionner.
Sur le deuxième point que vous évoquez, je n'ai pas d'annonce particulière à faire sur le Paris-Roubaix. Ce que je vais dire, en revanche, c'est qu'il est arrivé à un certain nombre de reprises, depuis le début de cette crise, qu'on ait à prendre des décisions très difficiles, y compris pour des grands rendez-vous populaires. On sait qu'un certain nombre d'évènements occasionnent des rassemblements en très grande proximité, parce que ce sont des évènements populaires, parce que tout le monde a envie, en ce moment, aussi de pouvoir profiter de ces évènements, et que dans ces conditions, il peut y avoir un risque en matière de contamination.
Ce que je dis donc, c'est que toutes les décisions que les services de l'État sont amenés à prendre dans l'ensemble des territoires regardent précisément l'ensemble de ces dimensions, l'importance que revêtent ces évènements pour la vie des Français, mais l'importance aussi de limiter au maximum la circulation du virus, a fortiori dans un moment où le virus circule beaucoup, ce qui a été moins le cas au moment d'autres manifestations où le virus circulait beaucoup moins dans notre pays, et dans des régions où il circule tout particulièrement et où le niveau de contamination et de saturation des centres de réanimation est très élevé. Bonjour, Ania Nussbaum, de Bloomberg News. Une question qui ne porte pas sur le Covid.
Hier, le président de la république évoquait, dans une interview télévisée, les ingérences, selon lui, de la part de la Turquie dans l'élection à venir. Le président n'a pas précisé de quelle élection il s'agissait, si c'étaient les régionales ou la présidentielle. J'aimerais savoir si vous pouvez expliciter ceci, et nous détailler de quelles ingérences il s'agit.
Parle-t-on de consignes de vote données à la diaspora par exemple, ou de propagande sur les réseaux sociaux, de fermes de trolls ? De quoi exactement le président parlait-il quand il parlait d'ingérence de la part de la Turquie ? On a vu, depuis un certain nombre de scrutins, et notamment aux dernières municipales à certains endroits dans notre pays, qu'il pouvait y avoir des pressions de la part d'associations, de communautés, comme on dit, auprès de candidats à des élections.
On sait qu'il peut y avoir des liens avec certains pays ou certains organes de propagande, comme on dit, pour les pousser à faire pression et effectivement à avoir une ingérence dans un certain nombre de scrutins. Donc, je vais terminer mon propos, ce que je dis, c'est que nous avons une vigilance à la lumière de ce que nous avons pu constater. Et nous continuerons à avoir une vigilance sur cette question-là, pour limiter les ingérences, parce que c'est un enjeu démocratique pour les Français.
Donc, cette vigilance, nous l'avons pour toutes les élections qui sont organisées, et c'est ce qu'a dit le président de la République hier. Je n'ai pas davantage de précisions à vous donner. Mon collègue ministre de l'Intérieur intervient, je crois, régulièrement sur ce sujet, et pourra répondre à vos questions, évidemment.
Juste une précision sémantique : quand vous parlez de pressions, vous voulez dire des appels au vote? Bien sûr, oui, ça peut se traduire par des appels au vote, ou des pressions auprès de candidats pour qu'ils tiennent compte d'un certain nombre de points de revendications en échange de voix, évidemment. Bonjour, [INAUDIBLE], pour C News.
Je rebondis sur la question de ma collègue : est-ce que ce qui s'est passé à Strasbourg avec le financement et la subvention à la mosquée, au-delà de la polémique, peut illustrer les craintes du président de la République sur cette ingérence ? Ce qui a été annoncé à Strasbourg, et mon collègue Gérald Darmanin est revenu sur cette question ce matin, est dans la droite ligne de notre mobilisation contre les séparatismes, pour la promotion des valeurs de la République partout sur le territoire. En l'espèce, il s'agissait, je crois, d'une association qui ne se reconnaît pas dans la charte des valeurs de la République qui a été signée par les principales fédérations de l'islam de France, qui rappelle, je le rappelle, l'attachement à l'égalité femmes-hommes, au respect des valeurs de la République ; et puis une association qui reçoit des financements étrangers.
Et donc, effectivement, la décision qui a été prise, c'est de déférer au Tribunal administratif la délibération qui prévoit, par la municipalité, une subvention à cette association. C'est dans la droite ligne de notre action sur le projet de loi confortant les principes de la République, qui, je le rappelle, est toujours en train d'être examiné par le Parlement, et est examiné en ce moment par le Sénat. Pour revenir au Covid, est-ce que vous pourriez nous donner des nouvelles de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui a été hospitalisée cette nuit ?
Est-ce que cela démontre la nécessité, pour les ministres, de respecter des règles plus strictes et de se faire tous vacciner comme le premier ministre ? Sur le premier point, ce sont évidemment les ministres eux-mêmes qui communiquent pour donner des nouvelles. Je crois qu'ils, elles le font en l'occurrence, puisqu'il s'agissait ces derniers jours de ma collègue Elisabeth Borne, qui est sortie de l'hôpital, et de ma collègue Roselyne Bachelot, qui a été hospitalisée.
Vous me permettrez, j'ai eu l'occasion de le faire directement, mais d'avoir évidemment une pensée pour elles, et ici de leur souhaiter un prompt rétablissement. Vous demandiez si cela illustre la nécessité, pour les membres du gouvernement et les ministres, de faire particulièrement attention ? Évidemment, mais je crois que cela illustre la nécessité que chacune et chacun d'entre nous fassions attention.
Chacun, dans notre vie, nous faisons attention, nous respectons les mesures barrières aussi bien que nous pouvons. On voit les efforts qui sont faits par les Français, depuis un an, pour se protéger eux-mêmes, pour protéger les autres des contaminations. Évidemment, les membres du gouvernement doivent s'astreindre aux mêmes efforts.
Et nous nous astreignons aux mêmes efforts. Vous savez, le fonctionnement du gouvernement a été considérablement modifié en raison de la Covid. Je suis ici en train de vous faire le compte-rendu d'un conseil des ministres qui s'est tenu ce matin, où nous étions quatre autour de la table, physiquement : le président de la République, le premier ministre, Olivier Véran et moi-même, puisque maintenant la quasi-totalité des membres du gouvernement le suivent et y participent en visioconférences.
Les réunions que nous pouvons avoir entre ministres, avec le président de la République, le premier ministre, se tiennent quasiment exclusivement en visioconférences. Le fonctionnement de nos cabinets a été adapté aussi, avec le recours au télétravail. Les réunions physiques qui doivent se tenir, qui sont impératives, sont limitées à six personnes maximum.
Et elles ont très peu lieu, puisque l'essentiel se fait en visioconférences ou en audioconférences. Donc, dans la pratique gouvernementale, dans le fonctionnement du gouvernement, vraiment, les choses ont été adaptées de manière à limiter au maximum les interactions, et donc le risque de contamination. Sur la dernière question de la vaccination, le premier ministre s'est fait vacciner avec le vaccin AstraZeneca pour montrer la confiance que nous pouvons avoir, pour les Français qui ont plus de 55 ans, dans ce vaccin.
Je pense que c'était important qu'il le fasse. Pour le reste, je rappelle la règle qui a été fixée, c'est que les ministres sont concernés par la vaccination dès lors que leur tranche d'âge est concernée par la vaccination. Une question sur les propos d'Emmanuel Macron hier, qui souhaite que la vaccination soit élargie le plus tard possible, sept jours sur sept, qu'on vaccine tout le temps.
Est-ce que, concrètement, vous pouvez nous donner plus d'éléments ? À partir de quand est-ce qu'on pourra se faire vacciner le soir ? Est-ce qu'il y a aussi une date d'ouverture des centres de vaccination tous les dimanches?
Est-ce que vous pourriez être le plus concret possible sur cette question ? Ce qui bride, depuis le début, notre campagne de vaccination et celle de tous les pays dans le monde, c'est le nombre de doses. Vous le savez, plus on a de doses, plus on vaccine.
On a une organisation avec des centres de vaccination, bientôt des gros centres, avec le maillage territorial de nos officines de pharmacie, nos médecins traitants et des professionnels de santé libéraux qui peuvent vacciner, qui nous permettent de vacciner massivement. Je donne un exemple : quand nous avons des campagnes de vaccination antigrippale, nous pouvons monter parfois à plus d'un million de personnes vaccinées par jour, dans notre pays. On a vu des semaines, l'automne dernier je crois, à plus de 5 millions de Français vaccinés sur la semaine parce qu'on a ce maillage extrêmement précieux en France, avec encore une fois nos officines de pharmacie, nos professionnels de santé libéraux qui permettent de vacciner.
Donc, plus on a de doses, plus on peut vacciner massivement. Il y a eu, ces dernières semaines, et on en a beaucoup parlé, certaines mauvaises nouvelles sur le front des livraisons de doses, notamment liées au laboratoire AstraZeneca qui a considérablement réduit ses livraisons annoncées dans les prochaines semaines. Mais il y a eu aussi des bonnes nouvelles, et notamment le fait que le laboratoire Pfizer allait nous livrer davantage de doses.
Nous allons recevoir davantage de doses dans les semaines qui viennent, ce qui va nous permettre de tenir notre objectif qui a été annoncé, de 10 millions de vaccinations pour la mi-avril. On sait que ce vaccin Pfizer se conserve dans des conditions particulières, nécessite une présence médicale sur le site au moment de la vaccination. Donc, ce vaccin va être administré dans des centres de vaccination, et notamment dans des très grands centres de vaccination qui vont permettre d'accueillir toute la journée beaucoup de Français.
Je n'ai pas de calendrier à vous annoncer. Ce que je peux vous dire, c'est que les livraisons vont augmenter dès les prochaines semaines. Donc c'est dans les prochains jours, les prochaines semaines, que la cadence va pouvoir augmenter à mesure qu'on recevra davantage de doses.
Jean-Rémy Baudot, toujours pour Europe 1. Vous avez dit tout à l'heure : nous nous attendions à des semaines de gros temps. Rappelons quand même qu'il s'agit notamment de gens qui tombent malades et qui meurent.
Par rapport à ça, on se rapproche des 100 000 décès liés aux Covid. Le gouvernement prépare-t-il un hommage aux morts du Covid? C'est un sujet aux États-Unis, l'Angleterre l'a fait hier.
Est-ce que la France va honorer les personnes décédées dans cette pandémie? D'abord, ce que je veux dire, c'est que, au quotidien, quand nous respectons les règles qui sont fixées, quand nous faisons des efforts pour lutter contre la propagation du virus, nous honorons nos soignants qui sont au front, qui sont éprouvés par un an d'épidémie dans nos hôpitaux. Et nous avons tous en tête, je crois, la mémoire des Français qui ont été emportés par cette épidémie terrible.
Nous avons aussi en tête les exemples de Français qui ont été contaminés, qui, heureusement, ne sont pas décédés, mais qui gardent des séquelles, parfois très longtemps, de cette épidémie. Je pense que c'est important de le rappeler. Ensuite, évidemment que ces réflexions, nous les avons.
Je n'ai pas d'annonce à vous faire aujourd'hui, mais vous avez raison, c'est un sujet qui est extrêmement important. Et il faut rappeler en permanence que cette épidémie a coûté la vie à beaucoup de Français, à beaucoup de Français! C'est important de le rappeler et de le garder, chacune et chacun d'entre nous, à l'esprit.
Ce matin, Gérald Darmanin a évoqué la possibilité de limiter les voyages vers l'Espagne, vers Madrid notamment. Est-ce que c'est quelque chose qui est envisagé? Question de la TV catalane.
Je n'ai pas d'information sur ce sujet à vous communiquer ce matin. Je reviens sur la vaccination, vous en avez parlé tout à l'heure : quelle est la position de la France sur la possibilité d'arrêter les exportations des vaccins pendant une durée de six semaines ? Sur la possibilité de bloquer les exportations du vaccin AstraZeneca, quelle est la position de la France ?
La position de la France est très claire. Nous considérons que le laboratoire AstraZeneca ne tient pas aujourd'hui les engagements qu'il a pris. Nous avons des contrats qui ont été signés, quasiment dans les mêmes termes qu'avec certains autres pays, quasiment au même moment, à un jour près.
Je crois que, s'agissant de la Grande-Bretagne, d'ailleurs le contrat avec la France a été signé un jour avant. Et on constate que les engagements sont tenus dans leur quasi-intégralité avec certains pays, notamment la Grande-Bretagne, et pas avec l'Union européenne. C'est une situation qui est totalement inacceptable.
Donc vous demandez quelle est notre position et la position de la France que nous défendons, et ce que défend aujourd'hui la Commission européenne. C'est de ne faciliter aucune forme d'exportation aussi longtemps que les contrats ne seront pas honorés et que les engagements ne seront pas tenus. C'est un sujet qui anime beaucoup les discussions entre les chefs d'états et de gouvernements au niveau européen.
Ça va être à l'ordre du jour des réunions qui auront lieu cette semaine, avec un nouveau mécanisme de contrôle des exportations. Vous savez qu'un certain nombre d'exportations qui avaient été prévues ont été interdites par la Commission européenne. Vous savez qu'un stock de près de 30 millions de doses a été identifié à l'occasion d'une inspection que nous avons mise en place puisque c'était dans les contrats et que, quand des laboratoires nous disent qu'il y a des problèmes de production, on peut mobiliser des inspections, qu'un stock de près de 30 millions de doses a été identifié près de Rome, qu'il a été mis sous séquestre, toujours dans cet objectif que les engagements qui ont été pris par le laboratoire pour l'Union européenne soient tenus. l'Union européenne ne sera pas le dindon de la farce de la vaccination.
Une question d'Isabelle Roberts, du site LesJours.fr. Dans l'affaire Menès, Marlène Schiappa qualifie Canal+ de lanceur d'alerte.
Est-ce que vous avez un commentaire ? Et surtout, est-ce que c'est la position du gouvernement, ou est-ce que c'est là un jugement personnel de Madame Schiappa ? Marlène Schiappa, j'ai vu ses déclarations, s'est exprimée assez clairement.
Elle a qualifié Canal+ de lanceur d'alerte parce qu'ils ont diffusé un documentaire sur les pratiques sexistes, les violences sexuelles dans le milieu du sport, le harcèlement sexuel dont ont été victimes certaines femmes, des journalistes, sur leur lieu de travail. Pour ces raisons-là, elle a dit effectivement qu'il y avait un rôle de lanceur d'alerte. Elle ne parlait évidemment pas de l'affaire que vous mentionnez.
Pour le reste, elle a condamné fermement les agressions qui ont pu être commises. Elle a invité les victimes à déposer plainte, en rappelant qu'une agression sexuelle est condamnée de cinq ans de prison et de 75 000 euros d'amende. La position du gouvernement, vous le savez, est de lutter fermement contre les violences sexistes et sexuelles.
Je ne vous rappellerai pas toutes les mesures que nous avons prises en ce sens, depuis quatre ans maintenant. D'ailleurs, Marlène Schiappa était responsable et à la tête pendant toute la première partie du quinquennat. S'il n'y a pas d'autres questions, je vous remercie, et je vous dis : à la semaine prochaine.