Arrivée au Conseil européen | Emmanuel Macron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes en faveur d'une prolongation pour...
- 2:00RelanceRéponse directe
Vous avez changé de position, M. le Président, sur le report...
- 3:00FerméeRéponse directe
De quel type ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Les Français ont voté pour l'heure d'été...
- 4:30OuverteÉludée
M. le Président, qu'est-ce qu'il se passe...
- 5:00OuverteRéponse directe
Mr President, what did you think of the speech of the Prime minister?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10E.MacronFait
« La Première ministre Theresa May a demandé, en cas de vote positif du Parlement britannique, une prolongation purement technique. »
- 0:35E.MacronFait
« L'accord de retrait, ça fait 2 ans que nous le négocions. Il ne peut pas être renégocié. »
- 1:05E.MacronFait
« En cas de vote négatif britannique, nous irions vers un no deal, nous le savons tous. »
- 2:05E.MacronFait
« Pas de prolongation pour renégocier un accord de retrait. Cela fait 2 ans que nous le renégocions. »
- 2:35E.MacronFait
« Depuis le début de mon mandat, j'appelle à ce qu'il y ait véritablement une prise de conscience et la défense d'une souveraineté européenne. »
- 3:35E.MacronPromesse
« Nous sommes prêts techniquement à toutes ces solutions. »
- 4:35E.MacronFait
« Je sais l'angoisse qui existe, en particulier chez nos pêcheurs. Et je veux ici les rassurer. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... -E.Macron: Bonjour.
Vous allez bien ? -Est-ce que vous êtes en faveur d'une prolongation pour... -E.Macron: Ecoutez, nous allons commencer un Conseil européen à un moment extrêmement important pour, évidemment, notre projet, avec d'abord une discussion sur le Brexit.
La Première ministre Theresa May a demandé, en cas de vote positif du Parlement britannique, une prolongation purement technique. Nous allons en discuter, mais je suis évidemment tout à fait ouvert à ce qu'il y ait une prolongation technique qui doit être la plus courte possible en cas de vote positif. Ensuite, il nous faut être clairs.
Clairs vis-à-vis de nous-mêmes, de nos amis britanniques et de nos peuples. La 1re chose, l'accord de retrait, ça fait 2 ans que nous le négocions. Il ne peut pas être renégocié.
La 2e chose, c'est qu'en cas de vote négatif britannique, nous irions vers un no deal, nous le savons tous. Et c'est absolument essentiel d'être clair dans ces jours et dans ces moments, parce qu'il en va du bon fonctionnement de l'Union européenne. Nous ne pouvons pas avoir des prolongations, je dirais, excessives, qui viendraient entacher notre capacité à décider et à agir.
Nous devons respecter le choix du peuple britannique. Et nous devons aussi préparer la relation future à laquelle nous tenons et qui est importante, qu'il s'agisse de la relation entre les Britanniques et l'Europe comme entre les Britanniques et les Français. Au-delà de ces discussions, nous aurons ce soir une discussion très importante sur la Chine.
Et je me félicite de ce réveil européen. Depuis le début de mon mandat, j'appelle à ce qu'il y ait véritablement une prise de conscience et la défense d'une souveraineté européenne. Je dirais, enfin, sur des sujets aussi importants que la Chine, nous l'avons.
Le texte de la Commission Européenne est à cet égard un très bon texte, qui, je crois, dit beaucoup des enjeux et de tout ce qui est aujourd'hui à attendre et à faire, avec la Chine ou vis-à-vis de la Chine. Nous aurons cette discussion ce soir. J'y attache beaucoup d'importance.
Nous avons ensemble à faire en matière de climat, en matière de multilatéralisme, mais nous avons aussi des intérêts européens à protéger. Et puis nous aurons demain matin, là aussi, une discussion importante sur la souveraineté européenne. Avoir une politique de commerce, beaucoup plus juste, et, je dirais, beaucoup plus efficace, avec le principe de réciprocité en matière d'ouverture de nos marchés publics.
Là aussi, nous avons trop attendu sur ce point. Et puis, réformer notre politique de concurrence pour l'adapter à cette mondialisation. Donc vous voyez, c'est aussi un Conseil qui va nous permettre de parler du futur, de parler de l'Europe dans le monde, ce qui est un sujet essentiel. -Vous avez changé de position, M. le Président, sur le report, puisque vous disiez il y a quelques mois que Londres pourrait enjamber des élections européennes.
Ca n'est plus le cas. -E.Macron: Nous aurons à discuter de la date de ce report.
Et j'attends de voir aussi ce que Michel Barnier comme Donald Tusk et l'ensemble des services juridiques nous diront. Et donc, je dis simplement que s'il y avait un report, il ne peut être que technique. Mais nous ne pouvons pas avoir une situation où, de manière durable, sans visibilité, sans projet, sans majorité politique, nous serions amenés à prolonger la situation actuelle.
Mais nous sommes obligés de nous adapter à ce qui est une crise politique britannique. A partir du moment où les Britanniques ne dégagent aucune majorité positive, sur aucun projet, il serait irresponsable de notre part de dire qu'on accorde des prolongations autres que purement techniques sans savoir ce qu'ils veulent en faire. Pas de prolongation pour renégocier un accord de retrait.
Cela fait 2 ans que nous le renégocions. Pas de prolongation s'il n'y a pas une majorité claire pour donner un mandat sur la relation future. Et donc, il faudrait un changement politique profond pour qu'il y ait autre chose qu'une prolongation technique. -De quel type ? -E.Macron: Il appartient aux Britanniques de nous le dire.
Nous ne pouvons décider qu'à partir de ce qui nous est donné. Mais je crois que cette clarté, c'est aussi celle, au moment où nous nous parlons, qui s'impose, compte tenu de la situation qui est la nôtre, à la fois pour respecter le vote des Britanniques, et pour protéger le projet européen et aussi l'intérêt de tous les autres Européens. (Propos inaudibles) Non, je suis quelqu'un d'extrêmement patient, de respectueux.
Respectueux de l'ensemble de nos souverainetés. Et je pense qu'il est très important dans ce moment-là de montrer que les dirigeants européens respectent et entendent le choix des peuples quand ils s'expriment, et défendent l'intérêt de leur peuple tout au long du projet, voilà. Donc je pense qu'il nous faut être cohérents.
On ne peut pas faire comme si les Britanniques, il y a maintenant près de 3 ans, n'avaient pas voté non, n'avaient pas voté en faveur du Brexit. Ce serait irresponsable et irrespectueux à l'égard de la souveraineté britannique. Mais nous ne pouvons pas aussi négliger notre propre souveraineté, la défense de nos intérêts et du fait que nos peuples, eux, ont choisi un projet européen pour qu'il avance, qu'il protège leurs intérêts et qu'il puisse défendre les Européens dans la mondialisation. -Les Français ont voté pour l'heure d'été.
Les Pays-Bas, pour l'heure d'hiver. Est-ce qu'on va réussir à s'accorder ? -E.Macron: C'est un débat qui va se poursuivre.
Vous dites ça parce que, je pense, le printemps arrive et les changements sont imminents. Tout ça viendra au bon moment. Mais ça n'est pas le sujet de discussion de ce Conseil.
Ca viendra. (Question inaudible) Je ne pense pas, je pense qu'il faut veiller à ce que nous ayons une unité. C'est quand même bon d'être harmonisés aussi sur ce point de la vie courante. -M. le Président, qu'est-ce qu'il se passe... -E.Macron: Non, je n'ai pas de jugement à porter et je dis simplement qu'il y a une crise politique qui doit trouver son issue.
Il appartient aux Britanniques de l'apporter. Nous, nous devons en tout cas, en tant que dirigeants européens, être clairs. Mais je n'ai pas de commentaires ou d'appréciations.
La Première ministre a été claire ce matin, je l'ai entendue. Elle souhaite qu'il y ait un vote, un choix rapide, qui doit être définitif, de manière imminente. -Mr President, what did you think of the speech of the Prime minister?
She seems to be blaming everyone but herself. Were you surprised by the tone yesterday? -E.Macron: Look, I am not here to comment any other political system.
I am just here to say we do respect the vote of British people. We do respect what the Prime minister and the Parliament are making. But we have to be clear.
We can discuss and agree on an extension if this is a technical extension in case of a yes vote on the agreement we negotiated during 2 years. In case of no vote, or no, I mean directly, it will guide everybody to a no deal for sure. This is it.
I have no other comment at this stage. (Propos inaudibles) Nous sommes prêts, nous sommes prêts pour toutes les situations et, évidemment, la France s'est préparée sur le plan juridique et pratique à toutes les situations parce que nous connaissons l'agenda et nous avons aussi vocation à protéger nos intérêts, nos frontières, nos concitoyens. Donc nous sommes prêts techniquement à toutes ces solutions. -Vous n'avez pas de griefs pour les petites entreprises ? -E.Macron: Nous sommes au côtés, évidemment, des petites entreprises françaises, des citoyens français, de l'ensemble des secteurs d'activités.
Je sais l'angoisse qui existe, en particulier chez nos pêcheurs. Et je veux ici les rassurer. Nous serons aussi à leurs côtés pour apporter des réponses très concrètes en cas de difficultés.
Mais, si je puis dire, le Brexit n'est pas le choix fait par la France. Il est le choix fait par le peuple britannique. Nous pouvons le déplorer, le commenter.
Mais nous avons eu le temps de nous préparer. Nous nous sommes préparés juridiquement, techniquement. Nous sommes là.
L'Etat français sera aux côtés de ses entreprises, de ses concitoyens. Nous sommes aussi très attachés aux Européens, et en particulier aux Britanniques qui vivent en France. Et donc nous avons pris toutes les dispositions pour que les choses soient prêtes.
Il y a maintenant une part d'inconnu. C'est ce que les Britanniques seront capables de décider dans les prochains jours et prochaines semaines. Mais nous, nous devons être clairs avec nous-mêmes, en tant que Français, et au niveau européen pour faire en sorte, là aussi, que le projet européen puisse se poursuivre et que l'Europe soit forte.
Je vous remercie. Merci à vous.
Emmanuel Macron