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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 21 novembre 2023 36 minComplaisantDivertissementTransportsEnvironnement & énergie

Après sa victoire à la transat Jacques-Vabre Armel Le Cléac'h fait escale au téléphone sonne

Au micro : Fabienne SintèsSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 88 %Attaque 4 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Quelles sont les différences entre les ultimes et les Imoca ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que les monocoques reviennent en force avec les foils ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que les monocoques retrouvent leurs lettres de noblesse ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est difficile de revenir en monocoque après avoir navigué sur un ultime ?

  • 7:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces bateaux sont faits pour être deux ou tout seul ?

  • 9:47OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous le sommeil à bord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:10InvitéChiffre
    « un ultime aujourd'hui peut faire le tour du monde en 40 jours »
  • 4:14InvitéChiffre
    « en monocoque on est plutôt autour de 70-75 jours »
  • 7:17InvitéChiffre
    « on a la capacité de faire quasiment 1500 km en 24 heures »
  • 7:20InvitéChiffre
    « de traverser l'Atlantique en moins d'une semaine »
  • 7:22InvitéChiffre
    « de faire le tour du monde en 40 jours »
  • 11:24InvitéChiffre
    « on a fini avec 5 heures d'avance »
  • 14:20InvitéChiffre
    « j'ai 46 ans »
  • 25:24InvitéFait
    « il y a Roland Jourdain notamment qui a fait la dernière route du Rhum sur un bateau avec un certain pourcentage de cette fibre là »
  • 25:48InvitéFait
    « le coût environnemental est effectivement important au moment de la construction avec cette fibre carbone »
  • 26:47InvitéFait
    « on a des panneaux solaires qui nous servent aujourd'hui à fournir l'électricité à bord »
  • 27:10InvitéFait
    « le fabricant avec qui on travaille pour lui c'est un retour incroyable il n'aura jamais l'occasion de pouvoir tester ces panneaux là dans ces conditions là »
  • 27:48InvitéFait
    « des foils ou une technologie assez proche sur des bateaux de commerce sur des bateaux de transport maritime qui permettront de diminuer fortement le coût carbone en termes de carburant »
  • 31:09InvitéFait
    « c'est ce qu'on appelle les sargasses ce sont ces fameuses algues qu'on voit notamment quand on voit aux Antilles »
  • 31:25InvitéFait
    « on a constaté depuis ces dix dernières années une forte prolifération de ces algues qu'on voyait très peu avant »
  • 31:44InvitéFait
    « l'impact de l'homme sur la nature il a vraiment un rôle sur ce qu'on voit en mer »
  • 33:31InvitéFait
    « c'est le passage de l'île de l'Ascension parce que c'est une île qui est au milieu de l'Atlantique Sud »
  • 33:49InvitéFait
    « je crois que l'île la plus proche après c'est l'île de Saint-Hélène célèbre et c'est vraiment un endroit incroyable »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur18 %
  • Invité 27 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Sintès Un bateau de 32 mètres c'est plus long qu'un terrain de tennis les amis 23 mètres de large avec les foils quand même c'est justement la longueur d'un terrain de tennis c'est plus qu'un bateau, c'est un monstre ce multicoque banque populaire avec lequel l'armée Lecléache a remporté la Transat Jacques Vabre avec Sébastien Joss un monstre de technologie surtout fabriqué également et nous y viendrons avec des artisans du Grand Ouest bientôt Armel Lecléache vous repartirez en solitaire cette fois avec le même bateau et vous nous direz ce qui vous ressemble le plus au fond, vous avez dit dans une interview précédente qu'à 8 ans vous étiez bien tranquille à faire ce que vous voulez dans votre petit optimiste cette caisse à savon que nous avons tous plus ou moins testé lors de vacances à la mer et je me demande d'ailleurs combien on pourrait rentrer d'optimiste dans votre bateau je ne sais pas si vous avez la réponse commencez à calculer, ça doit être possible Armel Lecléache vous nous raconterez ce qui vous fait partir pour des jours et des jours au milieu de la mer vous nous raconterez ce qui vous fait revenir vous nous direz ce que vous voyez lors de vos courses et ces océans que l'on mène, que l'on maltraite que l'on pollue ou que l'on cherche à exploiter vous nous direz si la course à la voile elle aussi doit travailler son empreinte carbone derrière la fibre de carbone et on vous remercie vraiment d'être avec nous c'est le téléphone son, soyez les bienvenus le téléphone son 0145 24 7000 la première question pour vous c'est celle de Ludovic bonsoir Ludovic

1:25
Invité

oui bonsoir je vous remercie pour vos émissions que je suis régulièrement et puis je salue particulièrement Armel Lecléache que je suis régulièrement dans ses courses voilà j'ai une question les multicoques ont toujours été les rois de la mer détrônant tous les records et aujourd'hui je constate que dans la classe ultime la classe ultime voilà Armel et son coéquipier ont mis 14 jours pour traverser l'Atlantique alors que le premier des Imoca traverse en un peu plus de 11 jours est-ce que aujourd'hui avec l'apparition des foils on voit le grand retour entre guillemets des monocoques si on peut encore appeler ça des monocoques dans la course à la vitesse et puis une petite question auxiliaire quelles sont les différences de sensation entre ces deux grands bateaux la classe ultime et l'Imoca avec des foils

2:34
Présentateur

Armel Lecléache va vous répondre d'abord je vous salue parce que je ne l'ai pas fait tout à l'heure et avant que vous démarriez tiens ça va être pour vous Jérôme Val que je salue aussi qui suivait la voile au service des sports je voudrais juste pour les gens qui nous écoutent que vous nous fassiez très très vite Ultima, Imoca juste 30 secondes avant la réponse Ultima, Imoca avant la réponse d'Armel

2:53
Invité

c'est très simple on a des classes de bateaux qui sont classées en fonction du nombre de coques donc il y a les monocoques et même dans les monocoques on pouvait avoir différentes classes en fonction de la longueur des bateaux un Imoca c'est 18 mètres de long ce sont les bateaux qui font le Vendée Globe vous avez également les classes 40 qui sont des bateaux un peu plus petits et chez les multicocs aussi on a des classes et notamment celles des ultimes effectivement ces bateaux de 32 mètres de long vous avez bien donné les dimensions et qui sont très peu nombreux il y en a 5, 6, 7 dans le monde capables d'avoir ces vitesses et ces performances

3:23
Présentateur

voilà pour les gens qui nous écoutent et qui ne sont pas forcément au point merci beaucoup et pour la réponse à notre ami Ludovic alors Armel Lecléach

3:29
Invité

oui pour répondre à Ludovic bonsoir alors effectivement on a des temps de course différents avec les Imoca notamment sur cette Transat Jacques Vam alors il faut savoir que sur cette épreuve il y a une spécificité c'est qu'on n'a pas le même parcours c'est à dire que l'organisateur a voulu, a souhaité avoir des parcours différents en fonction de la vitesse des bateaux nous on avait le plus grand parcours il faisait environ 7500 000 donc 15 000 kilomètres environ les Imoca c'était un parcours qui a été raccourci parce qu'ils sont partis un peu plus tard que nous à cause de la tempête et du coup ils ont été en route directe donc ils ont fait quasiment deux fois moins de chemin que nous donc c'est aussi pour ça qu'ils ont été un peu plus rapides mais voilà nous on arrête quand même les bateaux les plus rapides on va quasiment deux fois plus vite qu'eux on va notamment autour du monde un ultime aujourd'hui peut faire le tour du monde en 40 jours en monocoque on est plutôt autour de 70-75 jours

4:17
Présentateur

l'objectif d'ailleurs c'est d'essayer de descendre au-dessous des 40 jours c'est ça c'est le record qu'on appelle le trophée Jules Verne

4:22
Invité

c'est le record absolu autour du monde à la voile et donc le record est de un peu plus de 40 jours et on sait qu'on arrivera à un moment donné à passer sous la barre mythique des 40 jours il y a encore il ne faut pas oublier il y a encore quelques années les premiers marins à tenter ce record c'était notamment Bruno Perron c'était le fameux record des 80 jours le trophée Jules Verne

4:41
Présentateur

alors effectivement vous le disiez des ultimes comme le vôtre il y en a très peu dans un mouchoir combien il y en a vous dites 5-6 c'est ça

4:47
Invité

pour la prochaine grande course qui va avoir lieu dans quelques semaines au départ de Brest on va être 6 ultimes au départ comme disait Jérôme Vall on est un peu moins de 10 à exister dans le monde ce sont des bateaux très compliqués très rapides très performants et puis c'est vrai qu'on a une culture notamment en France de la course au large en équipage réduit notamment en solitaire donc c'est aussi pour ça qu'on a cette chance d'avoir tous ces bateaux installés ou basés en France

5:11
Présentateur

et alors on va y revenir effectivement à ce que vous faites sur ces 10 là qui sont vraiment très particuliers dans la question de notre auditeur Ludovic est-ce qu'il y a l'idée d'un retour des monocoques si on enlève l'immense classe des vôtres en fait qui sont un peu à part est-ce qu'on se dit avec la technologie avançant que finalement le monocoque est en train de retrouver un peu ses lettres de noblesse ou pas ?

5:30
Invité

je crois qu'il a toujours gardé je crois qu'aujourd'hui il y a des événements qui sont plus appropriés pour différentes classes notamment on a le Vendée Globe qui reste quand même aujourd'hui la course la plus connue la plus difficile au monde à la voile en solitaire je connais j'y ai participé 3 fois et ça reste une course réservée au monocoque au Zimoka ils seront 40 au départ l'année prochaine nous les ultimes les multicoques on est surtout sur des courses on va dire plus côté transatlantique comme la roue du Rhum notamment qui était une course qui a eu lieu l'année dernière c'est la Transat-Jagvab aussi bien sûr et là on va tenter une nouvelle aventure ça c'est vraiment un nouveau pari qu'on va réaliser cet hiver et pour la première fois on va faire le tour du monde à la voile en solitaire en ultime c'est quelque chose qui n'a jamais été fait donc là on va être un peu les pionniers de ce nouveau défi un peu comme les premiers marins du Vendée Globe en 89 c'était la première édition il y avait Lamazou il y avait Jean-Huble Vendénède il y avait Alain Gauthier Loïc Perron c'était des pionniers ils sont partis on les prenait pour des fous moi je me rappelle j'avais 12 ans j'étais collégien et on suivait leurs aventures à travers les journaux la radio bien sûr et la télé

6:31
Présentateur

si vous mettiez des petites épingles sur la carte c'est ça

6:33
Invité

moi j'avais un agenda en fait qui était un peu un agenda Vendée Globe donc je cochais surtout les bateaux qui abandonnaient et c'est vrai que c'était une course incroyable avec des récits de dingue et puis ils ont réussi ce pari et depuis le Vendée Globe est devenu une course mythique

6:46
Présentateur

mais est-ce que ça veut dire Armelle Lecléage que quand on a touché à l'ultime on ne peut plus revenir en arrière en fait quand on a eu cette sensation là vous demandez à un pilote de Formule 1 de faire le Paris-Dakar c'est autre chose c'est pas pareil

7:01
Invité

ouais bien sûr il y a la sensation de vitesse sensation de voler aussi parce qu'on a ces bateaux qui ont la capacité de voler à quelques dizaines de centimètres dessus l'eau avec les foils ces fameuses voilà un peu ailes qu'on déploie sous les coques des bateaux et qui permettent aux bateaux de sortir les coques de l'eau et d'accélérer et c'est vrai que c'est une sensation incroyable on a la capacité de faire quasiment 1500 km en 24 heures de traverser l'Atlantique en moins d'une semaine de faire le tour du monde en 40 jours donc il n'y a que ces bateaux au monde qui sont capables de réaliser ses prouesses moi j'ai pris énormément de plaisir à faire cette transition notamment avec Sébastien on était tous les deux sur le bateau 14 jours c'était à la fois long mais c'était intense et rapide et oui c'est vrai qu'aujourd'hui de revenir en monocoque sur des bateaux qui vont un peu moins vite j'ai du mal à faire ce choix

7:44
Présentateur

est-ce que c'est des bateaux d'ailleurs qui sont faits pour être deux ou est-ce que c'est plus compliqué à naviguer à piloter d'ailleurs est-ce que je dis naviguer ou piloter parce que c'est tellement sophistiqué tout ça est-ce que vous pilotez ou est-ce que vous naviguez Armelle Lecléage

7:56
Invité

on fait un peu les deux c'est vrai que quand on prend la barre du bateau quand on le pilote quand on le dirige effectivement on est là en train de piloter le bateau parce que c'est vrai qu'à haute vitesse ça devient vraiment de la précision après voilà on est quand même des marins on doit on doit régler le bateau on doit le mener de la façon la plus intelligente possible bien sûr mais avec les conditions à côté de nous les conditions extrêmes et puis quand on a un équipage réduit c'est la complexité de ces bateaux parce que là on était deux dans quelques semaines je vais être tout seul sur ce grand bateau et c'est vraiment un autre exercice

8:26
Présentateur

avant de retourner au standard pardon parce que j'ai mangé moi-même ma propre question ils sont faits pour être à deux ou tout seul est-ce que c'est plus facile à naviguer comment ça se passe qu'est-ce qui est le plus facile sur un bateau pareil parce que celui-là il a été taillé pour vous je trouve ça incroyable il paraît que la hauteur de cabine est suffisamment grande pour que vous soyez debout vous mesurez 1m88 donc on l'a taillé autour de vous ce bateau-là c'est plus facile tout seul ou plus facile à deux

8:47
Invité

c'est plus facile à deux c'est même plus facile en équipage le bateau est polyvalent donc on peut naviguer en équipage l'année prochaine on veut tenter justement le trophée Jules Verne et on sera 6 ou 7 à bord du bateau là actuellement le bateau est en mer et revient de la Martinique par la mer avec un équipage ils sont 7 à bord du bateau donc il est adapté pour cela bien sûr on rajoute quelques bannettes

9:05
Présentateur

pour en dormir moi là c'est ce que j'allais vous demander pardon parce que moi j'ai vraiment des questions de dé haussienne je vois bien quand on est tout seul qu'il suffit d'un lit quand on est 2 il en faut 2 mais alors 6 ou 7 vous rajoutez quoi on a 3 bannettes

9:14
Invité

en fait on se relaie c'est à dire que tout le monde ne dort pas en même temps il y a quand même certains qui sont là pour veiller à la sécurité du bateau et puis le faire le diriger donc on se relaie par groupe de 3 et là quand on est à 2 bien sûr c'est à chacun notre tour et puis quand on est tout seul et bien là on peut finalement compter que sur soi-même donc quand on va dormir il y a le pilote automatique qu'on va mettre en place bien sûr qu'on va s'endormir pendant quelques dizaines de minutes on ne peut pas forcément faire des grandes siestes ça va être 20, 30, 40, 50 minutes et puis on a une alarme sonore qui nous réveille ou des alarmes sur les dangers extérieurs et là bien sûr il faut bien sûr vérifier que tout va bien et puis éventuellement retourner dormir quelques minutes

9:47
Présentateur

David est avec nous bonsoir David bonsoir on vous écoute

9:52
Invité

voilà bravo à Armelle et bravo à Sébastien parce qu'ils étaient deux je voulais savoir vu qu'on s'est un petit peu ennuyé tactiquement vu qu'il n'y avait pas trop d'options la Transat s'est surtout jouée sur de la vitesse pure et Bank Pop était toujours plus rapide surtout au portant je voulais savoir à quoi tu attribuais cette vitesse un peu supérieure au foil au jeu de voile ou à votre cheveu bonsoir Sébastien il y a eu quand même quelques David il s'appelle Sébastien c'est la personne vous souvenez

10:20
Présentateur

c'est votre équipier

10:20
Invité

c'est mon équipier j'ai eu l'habitude pendant 14 jours parler avec Sébastien c'est pour ça non mais il y a quand même eu quelques stratégies qui nous ont permis de prendre la tête de la course notamment à Madère je ne sais pas si vous vous rappelez on a eu cette île qui était pas marque de parcours justement une île assez haute en altitude qui fait quasiment 3000 mètres de haut qui crée pas mal de dévents et donc on est passé très près on était plusieurs bateaux à la contourner nous on a décidé de passer au nord les autres passaient au sud et ça a été un événement un moment important parce qu'on a pris la tête de la course quelques heures après ce passage ensuite bien sûr il y a eu notamment le passage de l'île de l'ascension aussi qui était un des points clés de la course donc il y a eu quand même quelques moments clés en termes de stratégie et bien sûr il y a eu aussi la vitesse qui est essentielle bien sûr en sport mécanique et bien sûr aussi en bateau on avait effectivement une bonne vitesse sur cette course on a bien travaillé cet hiver avec l'équipe pour optimiser le bateau pour le faire progresser et c'est vrai que ça nous a permis notamment de devancer l'équipage de SVR François Gabbard et Tom Laporche qui n'était pas très loin de nous pendant toute la course on a fini avec 5 heures d'avance donc c'est pas grand chose au bout de 14 jours de mer et c'est vrai que c'était un point positif pour nous parce que on sortait d'une roue du rhum difficile on avait eu un problème technique on avait été reparti moi j'avais terminé 7ème donc c'était un peu le bas du classement et derrière bien sûr on a travaillé on a progressé et on est contents d'avoir réussi ce projet

11:45
Présentateur

c'est un peu votre est-ce que c'est votre je sais pas votre cauchemar votre objectif je sais pas très bien comment qualifier ça la route du rhum parce qu'un jour vous tombez ça a quand même enfin en tout cas vous renversez ça a quand même été violent pour vous un autre jour vous êtes 7ème à un moment vous dites quoi elle est maudite pour moi cette route du rhum ou

12:02
Invité

non je me dis pas ça je me dis que je vais finir par y arriver je suis un peu têtu moi je suis breton donc je me dis que je suis capable de réussir ce projet enfin en tout cas je vais essayer encore une fois maintenant c'est vrai que les 3 dernières éditions ont été compliquées il y a eu une blessure une casse majeure et puis derrière une avarie technique l'année dernière donc oui c'est une course qui pour l'instant ne me réussit pas mais bon j'ai mis 3 Vendée Globe avant de le gagner je sais que avec la durée avec le temps on peut y arriver comme dans tout projet je crois qu'il faut de la persévérance c'est pas forcément pour moi à la première tentative que je réussis donc je me dis qu'il faut y retourner bien sûr et j'y retournerai en 2026

12:43
Présentateur

Jérôme Ball

12:44
Invité

je crois qu'il faut quand même mesurer ce que représente un homme seul à bord de ses bateaux il y a les dimensions même moi je suis la voile depuis une quinzaine d'années maintenant je suis toujours quand vous voyez un départ de course vous voyez ces énormes bateaux et vous voyez un tout petit bonhomme à l'intérieur à la barre et forcément sur ces bateaux tout est plus dur Armelle Lecléache manipuler une voile c'est dur déplacer à bord du bateau quelque chose c'est dur manœuvrer lever la voile faire les tours de manivelle tout est plus dur sur ce genre de bateau comment on arrive à encaisser et surtout à répéter les efforts au cours de 24 heures et qui plus est au cours de 40 45-50 jours c'est toute une préparation en amont qui est essentielle d'abord avec toute une équipe moi je ne suis pas tout seul à préparer ces grands rendez-vous moi j'ai une équipe le Team Banque Populaire qui est basé à Lorient on est une vingtaine de personnes à travailler toute l'année autour de ce bateau c'est notre outil de travail bien sûr qu'on travaille tous les éléments de la préparation bien sûr la préparation physique moi je fais du sport au quotidiennement la préparation en mer on s'entraîne régulièrement bien sûr avec le bateau mais il y a tous les aspects liés à la préparation mécanique il y a la préparation sur la météo sur le sommeil sur l'alimentation le médical tous ces éléments qui sont importants parce qu'il faut savoir tout maîtriser à bord d'un bateau notamment quand on est en solitaire on est amené à vivre différents événements et on est prêt à finalement à tous les aléas maintenant c'est sûr que ça demande beaucoup d'expérience aussi c'est aussi pour ça que les marins qui sont sur ces bateaux-là ont des palmarès ou des expériences assez importantes parce que c'est compliqué à mener un bateau de cette dimension-là vous avez 46 ans moi j'ai 46 ans Charles Codrelier par exemple va avoir 50 ans bientôt Thomas Coville 54-55 on ne fait pas ses armes là-dessus mais cela dit

14:28
Présentateur

on ne fait pas ses armes en Formule 1 non plus on commence doucement quand on fait toute forme de sport est-ce que ça vous embête quand on vous compare à ça ou quand on dit qu'on est presque en sport mécanique est-ce que vous dites quand même vous exagérez ou est-ce qu'après tout c'est vrai que c'est ça les ultimes

14:41
Invité

oui les ultimes c'est vrai qu'on dit que ce sont les Formule 1 de la mer maintenant je pense que la victoire elle se joue aussi à la fois avec le bateau et le marin donc il y a une grande part du bateau bien sûr c'est vraiment le bateau s'il est fiable et qu'il est performant ça va aider on l'a vu sur la Troyes-Jac-Vabre mais le marin bien sûr il y a une part importante donc c'est un ensemble

15:01
Présentateur

mais comme en Formule 1 en fait c'est toujours les mêmes on va dire parce que c'est aussi ceux qui ont le plus gros budget qui finissent à la fin pour être tout à fait honnête

15:08
Invité

la preuve que non parce que nous l'année dernière fois on n'avait pas réussi alors c'est sauf avarie ça peut arriver aussi en Formule 1 ça peut arriver sur d'autres sports mécaniques on sait que la casse elle fait partie du jeu c'est aussi comme ça qu'on apprend qu'on progresse là on part quand même sur ce tour du monde c'est quand même pour nous une grande première c'est-à-dire qu'il faut imaginer des pilotes de Formule 1 qui n'ont jamais couru sur un circuit qui n'auront même pas le temps de faire une reconnaissance donc il va y avoir beaucoup d'inconnus beaucoup d'aléas il va falloir d'abord pour pouvoir gagner il va falloir d'abord finir

15:35
Présentateur

comme vous dites une note vocale qu'on découvre ensemble c'est celle de Romain

15:38
Invité politique

bonjour Armel bonjour à toute l'équipe j'avais une question sur la performance des bateaux et notamment la performance au niveau technologique on a vu l'arrivée des foils aujourd'hui et comment la performance des bateaux a explosé depuis est-ce qu'il y a aujourd'hui des recherches ou une technologie qui laisse entrevoir un autre saut technologique comme celui que les foils ont pu apporter est-ce qu'on sera capable bientôt de faire le tour du monde à la voile en 20 ou 30 jours

16:07
Présentateur

donc deux fois moins c'est peut-être beaucoup

16:09
Invité

oui c'est effectivement ça peut être un rêve un petit peu fou mais je dirais pourquoi pas aujourd'hui non je pense que effectivement les foils ont été une vraie révolution dans le monde de la voile clairement ça a permis à beaucoup de de support d'évoluer en vitesse en performance on a vu notamment aujourd'hui on voit des foils sur un peu tous les les jouets qu'on peut utiliser au bord de la plage il ne suffit pas forcément d'aller sur un ultime pour voler on peut faire de la wing du kite avec des foils et tout le monde peut tester ce genre d'exercice

16:41
Présentateur

ils sont plus petits disons qu'ils sont plus petits mais voilà

16:43
Invité

la sensation de voler franchement ça vaut le coup quand on n'a jamais essayé c'est beaucoup plus facile qu'avant pour apprendre ce support en tout cas avoir ces sensations là mais après le monde de demain qu'elle sera en voile c'est vrai qu'il y a 20 ans on était incapable de dire qu'on allait faire un tour du monde à la voile en 40 jours donc je dirais que c'est peut-être pas possible parce que 20 jours ça commence à être très peu parce qu'il y a la météo bien sûr qui reste quand même l'élément primordial pour battre des records là aujourd'hui le record ça fait maintenant une dizaine d'années qu'il n'a pas été battu donc ça on sent qu'on commence à atteindre une certaine limite un petit peu comme au 100 mètres ou comme sur un marathon on sait qu'il y a une barre qui va être difficilement franchissable mais oui les bateaux continuent à progresser l'ère des bateaux volants finalement est très récente nous les ultimes c'est la première fois qu'on va partir justement en course sur des bateaux volants autour du monde ça n'a jamais été fait peut-être que dans 10 ans ce sera une course qui sera devenue une grande classique et que finalement les marins tourneront plus facilement en 40 jours mais voilà de là à se dire qu'il y aura de nouveau une nouvelle révolution technologique dans le monde de la voile je ne sais pas il y a des travaux sur des voiles notamment rigides qui sont utilisés sur la coupe de l'América mais qui sont un peu complexes aujourd'hui à utiliser sur nos bateaux parce qu'on a du mal à les réduire en mer avec le vent qui peut forcir

18:00
Présentateur

voile rigide c'est un truc de fou quand on y songe parce que le principe de la voile précisément c'est que le vent rentre dedans je trouve ça incroyable Jean-François bonsoir on vous écoute

18:09
Invité

oui je voulais poser une question comment ça se fait que les français sont les meilleurs dans les transats et ils ont des difficultés dans la voile olympique et la coupe de l'América

18:17
Présentateur

et c'est vrai ça merci Jean-François pourquoi on est si bon sur les le long cours en fait et moins bon sur ces transats là c'est rigade

18:28
Invité

déjà sur la course au large c'est vrai qu'il y a une vraie culture en France depuis longtemps d'avoir la course au large notamment en solitaire qui est devenue une spécialité française on commence à avoir pas mal de pays qui maintenant viennent nous concurrencer on le voit sur le Vendée Globe il y a plusieurs nations nations un peu de partout dans le monde mais c'est vrai qu'aujourd'hui les français dominent ces courses là parce qu'il y a eu des grands marins avant nous comme Tabarly comme Loïc Perron Florence Arteau et bien d'autres qui ont permis d'avoir aujourd'hui les bateaux sur lesquels on navigue les moyens et puis aussi la popularité les médias qui nous suivent et bien sûr les sponsors qui vont derrière parce qu'il faut des sponsors pour pouvoir avoir ces bateaux là et c'est vrai qu'en voile olympique ou en Coupe de l'Amérique on a peut-être une domination qui est moins forte voire quasiment inexcessante la Coupe de l'Amérique on n'a jamais gagné mais en Olympique on a quand même des très bons athlètes à chaque fois on ramène des médailles en voile il ne faut pas l'oublier il y a eu encore trois médailles à Tokyo il y a trois ans l'année prochaine en France bien sûr à Marseille parce que la voile ce sera à Marseille on a vraiment une très belle équipe de France qui ont dominé le dernier test event où ils ont eu je crois quatre ou cinq médailles d'or donc il y a vraiment un bel espoir de faire de dominer on va dire la voile aux Jeux Olympiques de Paris bien sûr après la Coupe de l'Amérique c'est autre chose ce sont des budgets beaucoup plus importants la culture de la Coupe de l'Amérique en France est plus difficile à vendre parce que les gens je pense que la population française en tout cas l'opinion française est plutôt attirée par la course au large les marins qui partent tout seuls sur des bateaux c'était côté aventure et finalement cette régate entre trois bouées fait moi rêver

20:00
Présentateur

du coup vous par exemple c'est Jean de Dijon qui vous demande est-ce que ça vous intéresserait de faire la Coupe de l'Amérique

20:04
Invité

une fois ?

bien sûr d'abord c'est le plus vieux trophée sportif au monde donc c'est quand même un challenge incroyable qui n'a jamais été gagné par les Français et c'est vrai que ça reste quand même le must de la voile parce que si aujourd'hui on a l'air avec des folles c'est aussi grâce à la Coupe de l'Amérique c'est eux qui ont développé ça notamment sur les bateaux à San Francisco maintenant c'est vrai que ce sont des projets incroyables beaucoup d'argent on a une équipe française qui va être au départ de cette Coupe de l'Amérique l'année prochaine à Barcelone mais c'est une équipe jeune qui a je pense des ambitions sur le long terme et en tout cas on va les suivre j'aurais aimé faire ça effectivement ça reste des bateaux de haute technologie et qui sont entourés d'équipes incroyables beaucoup d'ingénieurs beaucoup de scientifiques

20:49
Présentateur

rien de dit vous ne le ferez pas après tout un moment ou un autre pourquoi pas

20:53
Invité

il faut quand même aussi dire que la course au large commence timidement peut-être mais à s'internationaliser aussi Alex Thompson le britannique a animé plusieurs éditions du Vendée Globe vous en savez quelque chose Armelle il y a également des allemands qui se mettent Boris Herrmann qui a fait une bonne prestation sur la transat Jacques Vabre des Suisses il y a eu les Suisses longtemps avec notamment Laurent Bourgnon etc donc ça commence timidement certes assez internationale mais c'est vrai qu'à un point de vue culturel parfois les anglo-saxons regardent un peu ces marins français comme un peu des fous qu'est-ce qu'ils font à partir comme ça pendant plusieurs jours plusieurs semaines tout seul et que ça n'est pas dans leur culture où il faut quelque chose de rapide de spectaculaire et de médiatique tout de suite

21:34
Présentateur

voilà une note vocale c'est celle de Hal qu'on découvre ensemble

21:36
Invité

comment les skippers les gens qui travaillent dans ces écuries qui sont pour la plupart des gens extrêmement brillants bosseurs etc comment justifier que très souvent les financeurs sont des boîtes du 440 qui n'ont pas forcément des valeurs de transition écologique très prononcées dans leurs investissements et leur développement la construction des bateaux était extrêmement polluante la mise en oeuvre du composite est extrêmement dangereuse pour ceux qui mettent en mer très souvent les bateaux sont abandonnés régulièrement sur des routes du Rhum des Vendée Globe et il n'y a aucun sujet de compensation donc on laisse des gros morceaux de carbone couler au fond de l'eau sans que les sponsors ne soient inquiétés et je ne vous parle pas du transport des équipes du changement des voiles etc comment justifier ça aujourd'hui correctement

22:24
Présentateur

il n'est pas tout seul notre ami Armel Leclèche il y a Cathy qui dit par exemple sur Whatsapp je voudrais savoir comment est compensée l'empreinte carbone de l'ultime bien que ce soit un voilier la fabrication l'entretien et tout le reste est énorme et ces matériaux ne sont pas très écolos est-ce qu'on y pense à ça en fait ?

22:40
Invité

bien sûr qu'on y pense bien sûr qu'on est sensible à cette évolution qui est importante aujourd'hui effectivement déjà avec les organisateurs de course on a des compensations carbone notamment sur les gens qui sont déplacés pour les arrivées de course pour aller notamment en Martinique il y a des compensations qui sont prévues dans les règles de course après il faut savoir par exemple nous les ultimes nous le bateau sont ramenés par la mer c'est à dire qu'on ne les transporte pas en cargo le bateau est en mer actuellement avec l'équipe donc finalement on transporte le bateau il navigue à la voile il revient à la voile donc c'est quand même très positif très important et puis aujourd'hui les bateaux la personne qui parlait tout à l'heure disait que effectivement ça peut arriver qu'il y ait des naufrages ou des accidents moi j'ai vécu un naufrage sur la route du Rhum en 2018 nous avons récupéré quasiment 95% du bateau alors bien sûr il était en morceaux mais nous avons mis les moyens Banque Populaire a mis les moyens pour aller chercher les différents morceaux qui étaient un peu à la dérive et qui ont été récupérés certes sur plusieurs semaines mais qui ont été tous récupérés ensuite ces pièces là sont recyclées donc voilà on est bien sûr à étudier comment on peut utiliser justement l'impact de nos bateaux sur l'environnement ce sont des bateaux qui ont quand même une durée de vie assez longue voire très longue c'est à dire moi j'ai un par exemple le bateau sur lequel j'ai fait mon premier Vendée Globe en 2007 il va prendre le départ du prochain Vendée Globe l'année prochaine donc il va après 17 ans de vie il sera encore au départ de la course donc ce sont des bateaux qui sont recyclés entre guillemets qui vont être réutilisés par d'autres projets d'autres marins qui n'ont pas forcément un objectif de résultat de victoire mais qui veulent d'abord vivre une aventure participer au Vendée Globe faire vivre des gens enfin faire rêver des gens raconter une histoire avec un sponsor une équipe et donc ces bateaux vont durer comme ça pendant des années et puis certains en plus qui sont des bateaux un petit peu historiques et bien ils vont être réutilisés comme ça très longtemps après on a vu par exemple le bateau de Florence Arteau qui est un bateau mythique qui a gagné la route du Rhum en 90 donc c'est il y a maintenant plus de 30 ans qui a été remis à flot rénové pour participer à la route du Rhum avec Philippe Poupon donc ce sont des bateaux qui ont une vie qui ont une histoire et voilà aujourd'hui bien sûr ce sont des bateaux qui sont encore en carbone pour la plupart parce que c'est le matériau pour l'instant qui est le seul qui répond au cahier des charges en termes de structure et de sécurité et de performance mais on travaille avec d'autres marins avec d'autres entreprises pour notamment avec la fibre de lin donc il y a des bateaux qui commencent à être fabriqués avec en partie avec la fibre de lin il y a Roland Jourdain notamment qui a fait la dernière route du Rhum sur un bateau avec un certain pourcentage de cette fibre là et donc c'est l'avenir bien sûr qu'on est à l'écout de tout ça bien sûr on a envie de faire progresser notre sport dans ce cadre là

25:39
Présentateur

Jérôme Ball vous pouvez y ajouter quelque chose

25:41
Invité

oui c'est vrai sur la construction des bateaux le coût environnemental est effectivement important au moment de la construction avec cette fibre carbone vous évoquiez Armelle la fibre de lin on en est vraiment aux prémices elle n'a pas les mêmes non plus caractéristiques que la fibre de carbone est-ce qu'on peut envisager un jour dans ce monde de la voile peut-être faire une concession sur la performance en interdisant ou en tout cas en bannissant le carbone pour aller vers effectivement un bateau plus écologique mais peut-être moins performant est-ce que ça vous semble envisageable ou la performance sera toujours malgré tout la primauté je pense que c'est une réflexion sur laquelle il faut vraiment prendre du temps aujourd'hui je pense que la performance elle est essentielle ça reste un sport de haut niveau avec on l'a dit on est là pour prendre le départ des courses pour battre des records mais pas que on est aussi des bateaux laboratoires nous allons faire le tour du monde en ultime sur des bateaux extrêmement rapides extrêmement grands puissants mais nous allons aussi avoir à bord de nos bateaux des technologies qui vont être utilisées dans notre domaine notamment on a des panneaux solaires qui nous servent aujourd'hui à fournir l'électricité à bord parce qu'on a quand même pas mal de capteurs d'ordinateurs pour pouvoir faire fonctionner nos bateaux et donc c'est notamment les panneaux solaires qui vont fournir cette électricité et c'est essentiel et ces panneaux solaires là vont être testés dans des conditions extrêmes et le fabricant avec qui on travaille pour lui c'est un retour incroyable il n'aura jamais l'occasion de pouvoir tester ces panneaux là dans ces conditions là et ça va lui permettre derrière pouvoir d'avoir des débouchés sur d'autres éléments industriels ou d'autres débouchés pour pouvoir faire progresser ces panneaux solaires

27:24
Présentateur

ou d'autres bateaux par exemple est-ce qu'on peut imaginer sur des cargos par exemple est-ce que vous testez du coup cette technologie au fond qui pourra servir à d'autres après

27:32
Invité

et là je pense notamment aux foils c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a parlé des foils qui nous permettent de faire voler nos bateaux qui nous permettent d'aller plus vite qu'avant mais on peut imaginer dans un futur proche d'avoir pourquoi pas des foils ou une technologie assez proche sur des bateaux de commerce sur des bateaux de transport maritime qui permettront de diminuer fortement le coût carbone en termes de carburant parce que c'est vrai qu'aujourd'hui on est tous dépendants de ce fameux transport maritime nous on le voit au quotidien quand on navigue on croise des cargos régulièrement avec beaucoup de containers on est tous quand on achète des produits on passe tous par ce marché là et donc aujourd'hui ils utilisent beaucoup de ces énergies fossiles qui est importante et donc il faut arriver à faire développer améliorer ce transport maritime en termes d'empreintes carbone donc ça passe par éventuellement des bateaux qui sont plus rapides avec des foils qui ont aujourd'hui on travaille avec des entreprises qui travaillent avec des ailes ou des voiles sur des cargos finalement on revient un petit peu en arrière sur le transport maritime

28:32
Présentateur

voilà on a Dôme qui nous dit oui ben la fibre de carbone est employée depuis des années sur les vélos de compétition ça pose de problème à personne les vrais défis écologiques ne sont pas là boum voilà c'est ce qu'il dit puisque vous parliez des foils rapidement avant de retourner au standard Olivier sur l'appli France Inter ces bateaux très rapides sont-ils équipés de dispositifs pour éviter les collisions avec des cétacés et notamment durant la nuit ce qui paraît que c'est charp enfin je veux dire vous pouvez décapiter une baleine avec vous

28:55
Invité

non ?

non bien sûr qu'on ne souhaite pas du tout ça on a aujourd'hui effectivement des systèmes à bord qui ont énormément progressé on a notamment une caméra thermique en tête de mât donc une caméra qui nous permet d'avoir de détecter à la surface de l'eau à environ 1500 mètres devant nous tout objet ou tout animal qui pourrait être en route de collision et ça fonctionne très bien on l'a encore testé sur la Transat Jacques Vabre on n'a rien tapé avec Sébastien et ça tant mieux je pense que la caméra nous a aussi beaucoup servi parce qu'elle a énormément progressé elle a été mise en place il y a quelques années et aujourd'hui elle commence à être vraiment très efficace c'est un élément important pour nous pour la sécurité parce que c'est vrai que comme on va à haute vitesse quand on tape quelque chose et notamment on appelle les ovnis c'est souvent des déchets qui traînent dans l'eau ça peut faire des dégâts sur le bateau et ça peut mettre en danger l'équipage, le marin donc oui il y a une vraie une vraie prise de conscience par rapport à ça et il y a d'autres systèmes qui sont utilisés sur les bateaux on a aussi ce qu'on appelle un pinger qui est une espèce d'écho sonar qu'on met dans la dérive ou sur la quille des monocoques qui permet effectivement d'alerter un petit peu on va dire les animaux qui pourraient être sur la route

30:07
Présentateur

et c'est vrai qu'on a nos auditeurs qui sont là en train de vous parler de la fibre de carbone etc on a l'impression que vous êtes au fond dans un sport très paradoxal parce qu'à la fois il y a tout cet aspect là effectivement qui peut être polluant et en même temps vous êtes aux premières loges quand vous nous parlez du plastique dans la mer vous le voyez quand vous voyez la pollution constante y compris d'ailleurs qui peut être en danger si vous rentrez dans quelque chose qui aurait traîné est-ce que ça vous ça fait 20 ans que vous naviguez à Hermel Le Cléache est-ce que vous avez vu la différence ?

Est-ce que vous vous dites en passant à tel endroit c'est complètement dingue parce que cette espèce d'océan de plastique je ne l'avais pas vu il y a encore 5 ans 10 ans ?

30:42
Invité

Alors même si j'ai fait j'ai vu naviguer sur beaucoup d'océans et je vais retourner faire le tour du monde pour la quatrième fois je n'ai pas encore vu ce fameux océan de plastique Le continent

30:52
Présentateur

Vous ne l'avez pas vu ? Le continent de plastique parce qu'il n'est pas forcément sur notre route

30:54
Invité

mais bien sûr qu'il existe et bien sûr qu'il n'y a pas de doute par contre effectivement on voit des évolutions dans notre terrain de jeu un des exemples concrets qui peut peut-être parler aux gens c'est ce qu'on appelle les sargasses ce sont ces fameuses algues qu'on voit notamment quand on voit aux Antilles on y était en Martigny il y a quelques jours donc voilà qui peut être un peu en plus contraignant pour les gens qui viennent un peu en vacances sur les plages parce que ça pollue les plages et puis au bout d'un moment ça fait un peu d'odeur et surtout nous les marins on a constaté depuis ces dix dernières années une forte prolifération de ces algues qu'on voyait très peu avant de façon assez isolée aujourd'hui ce sont des nappes très importantes sur l'Atlantique on le voit même du côté Afrique quand on est passé au large du Cap Vert on a vu ces sargasses qu'on ne voyait pas du tout avant on se rend compte que finalement l'impact de l'homme sur la nature il a vraiment un rôle sur ce qu'on voit en mer alors bien sûr ça touche que les marins finalement parce qu'on est les premiers concernés aujourd'hui ça ne touche pas les gens qui restent à terre mais finalement il y a un vrai impact de l'homme sur la nature sur l'océan donc ça c'est des choses qu'on peut voir vraiment réellement après les microplastiques finalement on ne les voit pas parce que c'est invisible donc moi j'ai eu la chance là encore de faire ça donne la 25ème transatlantique on se retrouve au milieu de milliards de mètres cubes d'eau et finalement on ne voit aucun déchet et ça c'est quand même assez ça donne aussi un côté positif moi je suis plutôt quelqu'un d'optimiste donc je me dis que tout n'est pas fichu tout n'est pas foutu il y a encore moyen d'améliorer les choses et je l'ai vu encore sur l'océan voilà il y a quand même de belles choses on a vu beaucoup d'oiseaux beaucoup d'animaux donc on peut améliorer les choses bien sûr que nous on a un rôle en tant que marin et notamment quand on fait des grandes courses comme le Vendée Globe ou le Tour du Monde en ultime on est suivi par beaucoup d'écoles avec des élèves des jeunes moins jeunes qui suivent nos parcours qui suivent nos aventures et c'est à nous aussi de témoigner de ce qu'on voit mais aussi de leur faire prendre conscience que l'océan est fragile il ne suffit pas forcément d'aller au milieu de l'Atlantique pour voir les choses il suffit d'aller au bord de la plage et de ramasser finalement les déchets qu'on peut avoir juste devant soi

33:06
Présentateur

Guillaume est avec nous bonsoir Guillaume oui bonsoir vous serez le dernier mais on est ravi de vous entendre allez-y eh bien merci en tout cas de prendre ma question en parlant de belles choses je voulais savoir Armelle Lecléache quel est le plus beau souvenir de cette transat Jacques Vabre partie du Havre qu'est-ce qui vous a marqué et quel souvenir vous garderez de cette transat

33:26
Invité

merci un des plus gros souvenirs c'est le passage de l'île de l'Ascension parce que c'est une île qui est au milieu de l'Atlantique Sud je crois que l'île la plus proche après c'est l'île de Saint-Hélène célèbre et c'est vraiment un endroit incroyable parce que c'est vraiment au milieu de nulle part je crois que c'est une île qui est utilisée par la NASA en tout cas il y a quelques on a vu quelques éoliennes et puis quelques sûrement centaines satellites on était après je crois 6-7 jours de mer où on n'avait vu aucune terre on se retrouve avec ce gros bout de caillou c'est assez impressionnant

34:04
Présentateur

ça veut dire qu'on a le temps de regarder autour de soi bien sûr même si on est en compétition et que ça ne rigole pas vous regardez quand même autour de vous

34:09
Invité

il faut je pense qu'en plus avec Sébastien maintenant on a un peu plus d'expérience on a moins la tête dans le guidon comme on dit on profite un peu plus de cette nature de ce qu'on vit et puis voilà on a pu faire quelques photos et puis surtout je me dis que c'est peut-être la première la dernière fois que je verrai cette île parce que c'est quand même loin de tout et pour y aller je pense que c'est très compliqué je ne suis pas sûr qu'il y ait un aéroport je ne crois pas et quand même un port tout court donc c'était incroyable de passer cette île en plus on l'a contournée donc on est vraiment passé très près et c'était un très très beau souvenir

34:37
Présentateur

Une toute dernière question celle de Fabienne de Paris je voudrais savoir si on a plus ou moins le mal de mer sur un ultime ou pas puisqu'on vole est-ce qu'on s'évite

34:44
Invité

oui si si alors moi j'ai la chance que je n'ai plus trop le mal de mer vous êtes en train

34:48
Présentateur

de changer ma vie là

34:49
Invité

depuis l'âge de 10 ans mais c'est vrai que les deux premiers jours de course on a été bien secoués on n'avait pas forcément un grand appétit avec Sébastien ça arrive que des marins soient malades les premières 24 heures

34:59
Présentateur

ça me fait tellement plaisir ce que vous me dites

35:00
Invité

non non vous inquiétez pas il y a des marins célèbres on reste des humains vous inquiétez pas

35:04
Présentateur

mais du coup moins sur un ultime ou pas puisque vous volez pas forcément

35:09
Invité

moi je sais qu'à bord de mon bateau qui est en train de revenir par la mer ils sont 7 à bord et je sais qu'il y a eu quelques malades encore très récemment je ne donnerai pas les noms mais je crois que c'est un petit peu secoué même en ultime

35:21
Présentateur

et bien j'ai une bonne pensée et je vous remercie beaucoup merci vraiment Armelle Leclerc c'était un plaisir de vous avoir avec nous merci Jérôme merci à tous

35:27
Invité

et je conseille les auditeurs de France Inter de venir à Brest la semaine du 7 janvier voir ses bateaux c'est juste magnifique

35:31
Présentateur

et bien écoutez on y sera vous y serez vous aussi et ce sera avec grand plaisir merci vraiment à tous la question des petits bateaux ce soir c'est celle de comment s'appelle-t-elle déjà Alma je crois Alma allez

35:41
Invité

je voudrais savoir pourquoi la lettre H ne s'entend pas merci et bonne journée

35:49
Présentateur

et bien merci et bonne journée Alma aussi pourquoi la lettre H ne s'entend pas des fois je me demande qui répond à ces questions et on leur souhaite surtout bonne chance allez merci à tous

Après sa victoire à la transat Jacques-Vabre Armel Le Cléac'h fait escale au téléphone sonne · Pourquijevote