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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 18 novembre 2025 35 minContradictoireMixteSécuritéJustice

Narcotrafic, le deal est aussi dans ma ville

Source d'origine 4 locuteurs

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 3 %Défensif 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:34InvitéFait
    « il n'y a pas de zone de compétence »
  • 31:47AuditeurFait
    « il y a énormément de toxicos dans le quartier »
  • 34:46InvitéChiffre
    « c'est plus de 13% de la mortalité routière qui implique un conducteur sous l'emprise de produits stupéfiants »

Temps de parole

  • Présentateur29 %
  • Invité19 %
  • Invité 219 %
  • Invité 316 %
  • Auditeur5 %
  • Auditeur 25 %
  • Auditeur 35 %
  • Auditeur 43 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

En préparant cette émission, je me suis arrêté sur cette phrase prononcée l'année dernière au forum du Congrès des maires. Elle est prononcée par un gendarme, d'ailleurs. Aujourd'hui, en campagne, dit-il, il est plus facile de trouver un dealer qu'un docteur. En ce moment, on parle beaucoup de Marseille, évidemment. On en parle à juste titre. Un troisième règlement de compte, d'ailleurs, en un mois, cet après-midi. Et puis surtout, c'est cet assassinat terrible, donc le frère d'un militant, un assassinat d'intimidation. C'est la première fois, je crois, que nous avons tous entendu ces termes-là. Aujourd'hui, le président de la République s'en est mêlé.

Il a demandé d'amplifier ce combat contre le narcotrafic. Le Premier ministre, interpellé lors des questions au gouvernement, a souhaité s'inspirer de la lutte contre le terrorisme. Mais ce qui laisse le plus souvent démuni, c'est que ce narcotrafic n'est plus l'apanage, justement, de Marseille, ni de Paris, ni des grands centres urbains. Le narcotrafic a gagné les moyennes, les petites villes, il a gagné les zones rurales. Juste un exemple, le département du Gard. Une hausse du nombre de mises en cause pour trafic de drogue de 152%. Dans le Gers, plus 102% en 6 ans. La Creuse, la Charente, la Lausère, la Mayenne, la Sarthe, la Meuse.

Les petites villes, d'abord, n'ont rien vu, et puis ont vu les points de deal, et puis la violence qui monte. Et puis vous, les habitants, dépossédés parfois d'une partie de l'espace public, et puis la drogue qui circule vite, qui se distribue comme on commande une pizza. Vous qui vivez dans ces villes, vous allez nous raconter ce que vous voyez, l'impuissance à faire dégager ces points de deal, l'impuissance parfois du maire. Nous avons des élus autour de cette table, ou les réussites autour de votre ville, peut-être, pour stopper ce fléau.

Nous avons aussi un gendarme avec nous, nous, gendarmes et maires, d'ailleurs, qui travaillent et qui parlent régulièrement ensemble avec la police, avant qu'il ne soit trop tard. Parce que peut-on la poser cette question ? Est-elle encore gagnable, cette guerre contre les narcotrafiquants ? C'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus. Arne, vous êtes le premier, et vous êtes le bienvenu, bonsoir.

2:07
Auditeur

Bonsoir, et merci de prendre mon témoignage. J'habite un petit village en Ardèche, méridionale, donc on n'a ni gare, ni autoroute, ni aéroport qui mène jusqu'à nous. On est très, très touristique en été, très, très calme en hiver. J'y ai grandi, j'y habite toujours, et ça fait quelques années qu'on voit de plus en plus de cocaïne, jusqu'à dans les soirées les plus insignifiantes de nos mois d'hiver, qui sont très calmes. Et la question qu'on peut se poser, c'est d'où vient cette drogue, et pourquoi les amis proches aujourd'hui ont des problèmes d'addiction, à cause de ce produit qui, il y a quelques années, n'était absolument pas visible.

2:46
Présentateur

Et d'où elle vient, d'ailleurs, depuis votre village d'Ardèche, vous en avez une idée, vous ? Est-ce que vous savez dire, bah ouais, la ville moyenne d'à côté, on sait bien où se fournissent les gens ?

2:58
Auditeur

J'en suis absolument incapable.

3:02
Présentateur

Et vous voyez circuler, vous voyez les points de deal ou pas ?

3:06
Auditeur

Alors ici, on ne peut pas parler de points de deal à proprement parler. Je pense que les gens qui ont envie de s'acheter leur dose n'ont absolument aucune difficulté pour la trouver. Je pense que même ça doit être plus simple en hiver de trouver un gramme de coke chez nous, plutôt qu'une pizza chaude. Mais mon seul témoignage que je voudrais apporter, c'est vraiment la recrudescence de la consommation et la démocratisation aussi au niveau des jeunes. À l'époque, on fumait des pétards comme tout le monde, jusqu'au lycée, parfois au-delà. Aujourd'hui, même pour faire une partie de fléchettes, il y en a qui vont saupoudrer les narines avant.

Et c'est quelque chose qui se voit de plus en plus et qui inquiète peut-être aussi pour l'avenir de nos enfants, puisqu'aujourd'hui, nous sommes aussi parents. Et à quoi vont-ils être confrontés une fois au collège, au lycée, même dans nos petits villages, même dans nos petites villes, jusqu'à 2008-2500 habitants ?

4:00
Présentateur

Merci beaucoup, Arne, pour ce témoignage. Je voudrais ajouter ce témoignage avant de vous présenter nos invités, puisqu'il dit, notre ami Arne, attention à la consommation. Il y a cette phrase d'Emmanuel Macron à ce sujet qui dit « Acheter de la cocaïne, c'est aussi être complice ». Peut-être qu'on y viendra à cette idée autour de la table pour discuter ensemble. Il y a Frédéric Masquelier. Bonsoir. Vous êtes le maire de Saint-Raphaël, vous êtes coprésident de la commission prévention de la délinquance et sécurité de l'Association des maires de France. Il y a Jérôme Durin qui est avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Vous êtes l'auteur, M.

Durin, d'un rapport sur le narcotrafic qui met justement en évidence l'ampleur des trafics, et y compris dans des zones qui sont nettement moins denses. Et il y a le lieutenant-colonel Erwann Coiffard qui est là. Bonsoir. Bonsoir. Porte-parole de la Gendarmerie nationale. Frédéric Masquelier, est-ce que vous vous êtes reconnu ? Est-ce que vous avez reconnu, je ne sais pas, alors pas Saint-Raphaël, peut-être, on est plus petit là, dans le village d'Ardèche, mais est-ce que vous racontent vos collègues en écoutant le témoignage de Arne ?

4:58
Invité

Oui, parce qu'un peu partout, on voit les chiffres. Aujourd'hui, vous avez 80% des communes qui sont frappées par le trafic de stupéfiants, et vous avez près d'un million d'usagers réguliers de cocaïne. Donc, on voit qu'aujourd'hui, chaque coin de France peut être concerné. Ça appelle deux observations, parce que c'est d'une part l'explosion des usages. Effectivement, consommer de la cocaïne, c'est un délit. Et aujourd'hui, il y a une facilité à pouvoir trouver cette drogue qu'on ne trouve pas forcément sur des points de deal.

Dans la mesure où vous avez, c'est le rapport de la Cour des comptes, je crois que 25% des transactions en matière de stupéfiants peuvent aujourd'hui se faire par Internet, avec une ubérisation du trafic de drogue, y compris d'ailleurs dans les lieux les plus reculés. Donc, on n'a pas une pizza, mais on arrive à trouver de la consommation. Et puis, vous avez également un deuxième sujet, c'est une délocalisation des lieux de distribution, voire de production.

Et ça, on pourra peut-être en parler, où on s'aperçoit que vous n'avez plus que les grandes villes qui sont concernées, mais par capillarité, vous avez des trafiquants qui sont de véritables chefs d'entreprise, qui développent leur trafic, comme vous avez le développement de franchises dans des lieux déterminés. Et effectivement, quand vous êtes dans un coin plus reculé, vous êtes plus à l'abri de la police et de la gendarmerie, et c'est aussi plus facile de développer un trafic.

6:33
Présentateur

Et c'est ça qui est frappant, Jérôme Durin, c'est que, et je repense vraiment au témoignage de notre ami Arne, qui habite un village, c'est qu'on pourrait imaginer qu'on est quand même plutôt dans les zones de grands axes, éventuellement les proximités de frontières, enfin des choses où on peut comprendre comment la drogue arrive à cet endroit-là, et surtout pourquoi on l'a fait s'éloigner des grands axes, justement pour être à l'abri de la gendarmerie. Mais on a l'impression, en écoutant les témoignages et en lisant des choses, que cette logique-là, et même cette logique, est difficile à suivre.

7:08
Invité

Non, il faut parler de commerce. La quantité de cocaïne produite dans le monde a été multipliée par 4 en 10 ans. Les saisies, il y avait 1 000 tonnes, un peu moins de 1 000 tonnes en 2014, on est à près de 4 000 tonnes aujourd'hui. Les saisies, ça a été multiplié par 10. On saisissait 5 tonnes en 2014, on en a saisi 50 en 2024. Et la consommation, elle a été multipliée il y a deux ans de 600 000 à 1,1 million d'utilisateurs annuels en France, de cocaïne. Et le budget de la cocaïne, le chiffre d'affaires a dépassé celui du cannabis. Donc c'est juste du commerce. Il y a plus de produits, il faut les couler.

Quand j'étais gamin, moi je rêvais des McDonald's parce qu'il n'y en avait que dans les grandes villes. Ils sont arrivés jusque dans les campagnes. La cocaïne, c'est pareil, il y a un marché. Et la consommation, elle tient au fait que le produit est moins cher, il est plus facilement trouvable, il est plus pur, et il se développe en consommation dans des milieux qui, jusque-là, ne le connaissaient pas. Ce n'est plus une drogue festive, des CSP+, c'est la drogue des cuisiniers, des chauffeurs routiers, des marins pêcheurs, des gens du BTP, de ceux qui ont des boulots difficiles parce que ça devient une espèce de dopant. Donc ça dope en ville et ça dope aussi à la campagne.

8:24
Présentateur

Est-ce que l'impuissance qu'il peut y avoir notamment autour des maires lieutenant-colonel Erwann Coiffard, on la comprend, est-ce qu'il y a aussi une impuissance même du côté de la gendarmerie nationale parfois de se dire mais on voit arriver les points de deal, on se demande même d'où ça sort en fait et pourquoi ça a pris cette ampleur-là ? Est-ce que vous aussi, vous avez l'impression, hélas, de courir derrière d'un point à un autre ?

8:47
Invité

Non, je ne parlerai pas d'impuissance. Les constats ont été faits, effectivement, si on parle d'une économie de marché, il y a plusieurs points qui peuvent être relevés par rapport au témoignage qui a été fait également. Il y a une hausse de l'offre. Dans ce que disait l'auditeur, il parlait de la facilité d'accès et la vitesse à laquelle ça pouvait se diffuser. Il y a une hausse de la demande puisqu'il parlait de certaines personnes qui, dans des lieux qui avant ne voyaient pas ce type de produit arriver, désormais il y avait cette présence. Il y a une adaptation par les personnes qui le vendent. Ça entraîne une obligation que de tout temps nous avons eue et que la Germanie nationale a.

C'est celle de s'adapter également puisque jusque dans un village reculé, à un endroit où il n'y aura pas effectivement un point fixe de trafic, il va y avoir une autre façon d'offrir la substance. Donc ça va être via des réseaux sociaux, via des cercles fermés, des boucles qu'il faudra potentiellement infiltrés et des moyens d'acheminement qui seront à identifier. Donc vous évoquiez tout à l'heure l'aspect de guerre et le ministre en a parlé et je pense que le terme est important. Dans une guerre, il y a des batailles. On ne peut pas toutes les gagner, mais on en gagne. On en gagne beaucoup. Il y a des mots qui ont été employés. On n'a pas de sentiment d'impuissance.

On a de toute façon la conscience de la difficulté et de l'ampleur de la tâche, mais la détermination est intacte. Il y a des mots qui ont été employés

10:13
Présentateur

et qui disent qu'il faut faire avec la drogue ce qu'on a fait avec le terrorisme. Est-ce que c'est le mot qu'il faut employer ? Est-ce que c'est à ça que ça ressemble ? Ça vous parle ça Frédéric Masquelier ou pas ? De se dire après tout, oui, ça veut dire très très grande manœuvre.

10:23
Invité

Quand on voit les dégâts qui sont causés, ce sont des crimes de sang qui se multiplient en plein jour, dans des lieux publics, avec des nouveaux profils de délinquants, de plus en plus jeunes, sans aucune limite, avec des comportements barbares comme ceux que l'on peut voir dans une certaine série télévisée. Donc oui, c'est une guerre, mais une guerre à mener en France. Et puis une guerre également à l'international. Dans la mesure où vous avez des états qui sont producteurs, vous avez des trafiquants extrêmement organisés, et puis vous avez aussi une guerre à l'égard des flux financiers.

11:05
Présentateur

On va y venir, mais ce n'est pas à l'échelle de votre ville que vous allez pouvoir faire cette guerre-là. Mais justement, on va voir ce qui est possible à l'échelle de la ville et ce qui est évidemment derrière. Vous vouliez ajouter quelque chose, M. Coiffeur, et on retourne au standard.

11:15
Invité

Oui, par rapport justement à cette comparaison à la lutte contre le terrorisme, c'est aussi dans la façon dont on va s'organiser. On parlait tout à l'heure d'adaptation. Il y a un état-major de la criminalité organisée qui a été créé, un parquet national anti-criminité organisée qui va voir le jour à compter de janvier. On est aussi sur la réponse, l'adaptation de la réponse. Et cette organisation, elle est importante. C'était pour faire le parallèle avec le terrorisme.

11:38
Présentateur

On va y venir à la réponse, évidemment. Je voudrais qu'on écoute Mali d'abord, qui est à Lyon. Bonsoir, Mali. Oui, bonsoir. On vous écoute.

11:44
Auditeur

Oui, voilà. Je me suis autorisée à vous appeler parce que j'ai été submergée par une très grande colère lorsque notre maire à Lyon s'est légitimement indignée face à l'assassinat du frère de monsieur, alors j'ai oublié son nom, mais à Marseille, légitimement en disant qu'il fallait qu'on mène une guerre contre le narcotrafic. Je voulais juste dire une chose, un témoignage. Donc moi, j'habite dans le centre de Lyon, un quartier qui s'appelle Guillotière. Et à la Guillotière, ça fait des années en tant qu'habitant qu'on essaie de communiquer avec la mairie pour dire, attention, vous savez, on voit qu'il y a des choses qui se passent dans la rue.

Il y a des hommes qui occupent le territoire à des points stratégiques et qu'au départ, ça semblait être uniquement du trafic de cigarettes. Et que nous, en tant qu'habitants, on voit des choses évoluer. Et on voit bien qu'il y a des échanges de cachets, qu'il y a des libres de drogue. On le voit, on le voit, on le dit. Et vous savez ce qui nous est posé ? Un total mépris. C'est-à-dire que là où on demandait juste à ce que les choses ne s'enquittent pas et que peut-être même si nous savons que la réponse est régalienne, mais la mairie a aussi un rôle. Elle s'est opposée à beaucoup d'installations de vidéosurveillances. Là où nous, les habitants, nous commençons à avoir peur.

Mes propres enfants me demandent de déménager alors que j'habite un quartier qui est juste formidable. Et tout ça pour dire que oui, le déni de certaines autorités politiques ont un impact sur l'installation, sur le fait que ces phénomènes s'enquissent et ont un impact terrible sur la santé mentale des habitants,

13:23
Présentateur

sur leur qualité, etc. Merci beaucoup Mali. Merci pour votre témoignage qui vient de l'Ange. Je voudrais ajouter, parce que moi aussi j'ai dû chercher, je m'en excuse, il s'appelle Madi Kessassi, le jeune homme qui a été assassiné et qu'on vient dans les obsèques viennent d'avoir lieu. La réponse, Jérôme Durin, c'est ce qui est le plus compliqué, encore une fois, à l'échelle d'une ville et surtout si elle est petite et moyenne. C'est quoi la réponse, en fait ? Qu'est-ce que je fais si moi je suis maire d'une ville de, je ne sais pas, moi, 5, 6, 8000 habitants et que je sais qu'il y a du trafic, je le vois de loin, le point de deal, qu'est-ce que je fais moi ?

13:56
Invité

Alors, c'est un sujet planétaire, des organisations internationales, criminelles, extrêmement organisées avec des compétences très fortes en logistique, en marketing, en numérique. Donc, il faut bien imaginer que le maire, lui, il est en bout de chaîne. Et d'ailleurs, on a eu des débats puisque je suis l'auteur de la loi qui a organisé avec Étienne Blanc, on a produit cette loi, coproduit avec le gouvernement cette loi qui réprime le narcotrafic, le parquet national, l'état-major, toute une série de dispositions et sur certaines dispositions, on s'est posé la question, est-ce qu'il faut que ce soit le maire ou le préfet ? Pourquoi ?

Parce qu'un des phénomènes qu'on a décrypté dans la commission d'enquête, c'est celui de la corruption. Et les maires, ils vont se trouver en proximité avec une somme d'argent considérable qui peut leur être proposée à eux, à leurs adjoints, à leurs employés municipaux. Et donc, nous, on a proposé que ce soit les préfets qui aient la main, par exemple, pour fermer ces fameux commerces qui blanchissent l'argent de la drogue. On les connaît tous. Les kebabs, les barbeurs, il y en a partout dans toutes les villes. Les maires, ils peuvent faire du signalement. Ils peuvent demander à leur police municipale d'être sur le terrain. Mais du coup, c'est intéressant,

15:12
Présentateur

pardon Jérôme Durand, vous leur dites, n'intervenez pas. En fait, il faut que ce soit le niveau du dessus qui intervienne. Mais vous, ne le faites pas.

15:19
Invité

Pas du tout. Il faut qu'ils contribuent. Et on leur a dit, vous ne faites pas assez de signalement à Traquefin, par exemple, quand vous avez des doutes. Les maires, ce sont des capteurs. Traquefin, c'est pour les flux financiers, pour les gens qui nous écoutent. Et donc, du coup, ils ont un rôle. Ils peuvent mettre des caméras. Mais on a vu que même dans des communes qui étaient très dotées en caméras, ça ne suffit pas toujours. Et l'armement de la police municipale, ça ne suffit pas toujours. Donc, il faut qu'on ait une très bonne articulation. La loi va produire tous ses effets. Parfois, d'ailleurs, les citoyens s'en mêlent. La dame m'appelait de Lyon à Villeurbanne.

Il y a des citoyens qui sont organisés au Tonquin pour résister face aux narcotrafiquants. C'est une mobilisation de tout le monde avec de nouveaux outils. Mais attention à ne pas se rapprocher trop quand on est maire de ces sujets-là parce que le sujet de la corruption, le sujet des menaces, il est très présent dans le narcotrafic.

16:06
Présentateur

Je voudrais vraiment qu'on revienne là-dessus, Frédéric Masquelier. Vous, M. le maire, j'entends, je l'entends, cet argument lié à la corruption effectivement qui peut y avoir. On sait comment ça marche. Mais aussi à la violence qui peut y avoir autour, aux menaces qui peuvent y avoir autour également. Vous, M. le maire, quand on vous dit n'intervenez pas, posez des caméras s'il le faut, vous avez une loi qui permet de faire fermer un certain nombre de petites échoppes, faites-le. Pour le reste, c'est les forces de l'ordre que vous appelez. Comment vous réagissez et surtout, est-ce que ça a une forme d'efficacité, ça pour vous, le maire ?

16:37
Invité

Tout d'abord, c'est notre responsabilité parce que vous ne pouvez avoir aucune politique publique à l'échelle d'une ville lorsque vous avez de l'insécurité et en plus de l'insécurité liée au trafic de drogue. Ça ne sert à rien de faire des pissicables si on ne peut pas les fréquenter et si on ne peut pas sortir de chez soi.

16:54
Présentateur

Mais sur l'intervention ?

16:55
Invité

Alors, sur l'intervention, la première chose, c'est coopérer avec la justice et avec les forces de l'ordre. Donc, on a des organes de coopération, d'ailleurs, dans des cadres aussi qui sont relativement confidentiels, qui permettent d'avoir effectivement des échanges d'informations. Donc, c'est tout d'abord un domaine qui relève du régalien, évidemment, mais on ne peut pas se contenter de dire « Ce n'est pas moi, c'est l'État ». Donc, cet après-midi, j'ai eu l'occasion d'ailleurs...

17:23
Présentateur

Surtout vos administrés, c'est ce que disait d'ailleurs aussi le témoignage de Mali, vos administrés viennent vous voir en vous disant « Qu'est-ce que vous faites, monsieur le maire ? » Faire de la politique,

17:30
Invité

c'est faire des choix. Cet après-midi, j'étais avec le procureur de Marseille qui est directement concerné. Vous avez une différence aussi entre des villes qui investissent directement dans des moyens humains, dans leur police municipale et d'ailleurs, il va y avoir un accroissement prochain des prérogatives des policiers municipaux, des villes qui décident d'armer aussi leur police municipale, des villes qui choisissent aussi d'avoir une police municipale pendant la nuit. Vous, par exemple,

17:54
Présentateur

à Saint-Raphaël, armer les municipaux, vous dites oui, vous dites non, c'est déjà fait ? Ils sont armés,

17:59
Invité

ça n'a jamais posé aucune difficulté parce que c'est pour les protéger. Ce n'est pas pour agresser les citoyens, c'est pour se protéger eux-mêmes parce que les policiers municipaux sont de plus en plus des primo intervenants. Et puis, vous avez également la nouvelle technologie qui apporte un certain nombre de solutions de vidéoprotection qui permettent évidemment d'intervenir sur des lieux où on peut détecter un certain nombre de trafics et puis surtout qui servent à l'élucidation d'un certain nombre d'affaires.

18:27
Présentateur

Lieutenant Colonel, je me mets à la place du maire d'une ville de 8-10 000 habitants, je vois effectivement qu'il y a un point d'huile qui existe, je vois bien que les gens se fournissent avec une facilité absolument déconcertante. Je vous appelle, qu'est-ce qui se passe ? Alors,

18:39
Invité

il y a 33 337 communes qui sont dans le ressort de la compétence de l'agent Amorée. Tout maire, tout élu dans sa commune a un sous-officier Jean Amorée qui est un référent de sa commune. Donc, le maire qui voit se dérouler ces faits va logiquement, très rapidement solliciter le commandant de la brigade ou ce sous-officier référent. Pour revenir à l'intervention de l'auditrice, il y a un dialogue à maintenir évidemment entre les administrés et leurs élus mais ce type de sujet qui peut être constaté puisque vos auditeurs nous écoutent, c'est quelque chose qu'ils peuvent reporter directement via une application qui s'appelle Ma Sécurité.

où ça permet de préserver leur anonymat mais de porter à la connaissance de la force de sécurité compétente territorialement donc la police nationale ou l'agent Amorée de ces différents faits. Et donc, ça va permettre derrière d'initier une enquête et d'apporter une réponse.

19:26
Présentateur

Mais, donc, partons du principe que je le fais, je le mets là sur l'appli. Vous déboulez dans la foulée, il se passe quoi ?

19:33
Invité

Non, alors, si c'est quelque chose qui est urgent, il faut faire le 17. Ça, c'est évident. Si vous passez par l'application, vous allez porter ces faits à la connaissance.

19:40
Présentateur

Je passe par l'appli, je dis, moi je sais, en bas de chez moi, il y a un point de ville, je les vois très régulièrement, je vois circuler. Qu'est-ce que vous... Je le mets, donc je mets une adresse, c'est comme ça que ça marche ? Tout à fait, en fait, on va vous demander

19:52
Invité

le plus d'éléments possibles que vous pouvez donner tout en préservant votre anonymat. Ces éléments, ensuite, ils vont être renvoyés directement à l'unité territorialement compétente qui va le recevoir sur sa boîte mail. Donc, typiquement, moi précédemment, quand on est une compagnie de gendarmerie départementale, j'étais à Lorient, je recevais ces sollicitations, je les orientais vers mon unité territoriale qui était compétente où je décidais de le donner à une unité d'un niveau supérieur, ce qu'on appelle la brigade de recherche, qui est une unité qui s'occupe des enquêtes de police judiciaire et ils vont se mettre à travailler sur le sujet.

20:17
Présentateur

Ça s'appelle comment l'appli, encore une fois ?

20:18
Invité

C'est ma sécurité, l'application de ma sécurité, voilà. Donc, c'est immédiatement disponible via Internet et ça permet de solliciter directement l'unité qui est territorialement compétente et ça va permettre d'apporter la réponse. que la réponse derrière des unités et de la justice n'est pas la même que celle des préoccupations et je le comprends encore des citoyens.

C'est-à-dire que quelque chose qui est rapporté de cette façon, ça peut être quelque chose qu'on sait, qu'on connaît, qu'on a déjà constaté et on est en train de travailler sur l'échelon supérieur au niveau de cette branche de trafic ou alors on la découvre et on va essayer d'avoir le plus d'éléments possible pour ne pas juste mettre de côté les deux personnes qui sont en bas sur le point mais bien de remonter la filière.

21:03
Présentateur

Parce que c'est le sens dans ma question en fait le point de deal celui de Saint-Raphaël pardon monsieur Masquelier vous savez qu'il existe mais vous savez évidemment que ce n'est pas une entreprise privée ce n'est pas une petite start-up qui s'est installée donc est-ce que du coup effectivement est-ce qu'on a intérêt à le faire descendre le point de deal de Saint-Raphaël ou au contraire de savoir d'où il vient et d'arrêter le précédent c'est pour ça qu'il faut qu'on échange. Exactement, d'arrêter le précédent, le précédent, etc.

21:26
Invité

C'est beaucoup de partenariats beaucoup de dialogues et c'est là-dessus aussi où il faut renvoyer à l'intelligence locale parce qu'effectivement c'est une problématique qui est transnationale mais ce qui est ressenti c'est immédiatement local et c'est dans le cadre de ce dialogue qui est entre le commandant de la brigade le maire qu'on va au moins se permettre même s'il y a une enquête judiciaire d'expliquer en donnant les éléments qui permettent de patienter.

21:46
Présentateur

On va parler d'échanges aussi gendarmeurs et police parce qu'il n'y a pas de frontière pour ce qui est du deal et des points de deal également. Je voudrais d'abord qu'on écoute François vous êtes à Poitiers François bonsoir

21:54
Auditeur

Oui bonsoir merci de prendre mon appel On vous écoute Je vous appelle parce qu'aujourd'hui on parle de narcotrafic dans les moyennes villes Poitiers qui est 80 000 habitants à peu près l'année dernière un jeune issu d'un quartier difficile est décédé dans une fusillade liée au trafic de drogue J'habite Poitiers depuis toujours c'est quelque chose qui n'arrivait pas à l'époque et pour lequel on n'était pas au courant Aujourd'hui moi je voudrais juste qu'on admette une chose il y a un constat très clair c'est pourquoi aujourd'hui le trafic de drogue prospère c'est parce que on a des institutions et des gouvernements qui pendant une quarantaine d'année a créé des cités où on a parqué des immigrés qu'on a abandonné à leur sorte et qui aujourd'hui n'ont plus que ça pour vivre autant les grands-parents se sont intégrés ces immigrés se sont intégrés aujourd'hui leurs enfants et leurs petits-enfants ne se sont pas intégrés et aujourd'hui on a un retour de bâton et voici les conséquences finalement d'une politique qui a visé à stigmatiser une partie de la population qui on rappelle c'est autre chose mais a reconstruit en partie la France aujourd'hui la seule réponse valable c'est de détruire cette cité et d'intégrer ces populations il n'y a pas d'autre solution j'entends des gendarmes des maires personne n'a la solution et personne ne l'aura parce que finalement il n'y en a pas tant que vous mettez une population à part et qu'elle n'a que ça pour survivre le narcotrafic survivra à n'importe quelle ville c'est aussi simple que ça

23:34
Présentateur

merci beaucoup pour votre témoignage François c'est votre réponse à vous Jérôme Durin que je voudrais vous qui avez écrit ce rapport sur le narcotrafic et qui êtes à l'origine de cette loi il y a où le trafic se concentre et là-dessus il a probablement raison François et puis il y a aussi l'ampleur qu'il prend parce que hélas ensuite il y a le consommateur qui profite de ce petit guet de la cité dont a parlé notre ami François et celui qui en profite il peut être aussi bien médecin, boulanger et tout ce qu'on veut également

24:07
Invité

c'est un phénomène qui est d'une telle complexité qu'on ne peut pas le réduire à une population à un quartier il est évident que c'est un phénomène d'emprise et que les narcotrafiquants ces criminels ils s'appuient sur les faiblesses de la société et y compris d'ailleurs dans des régimes totalitaires ou dictatoriaux il y a du trafic de drogue donc le tout répressif quand les gens sont désespérés ils prennent de la drogue quand même donc c'est la poule et l'oeuf de l'offre et de la demande donc sur l'offre effectivement il faut qu'on soit dans une guerre du quotidien ce qu'a dit le gendarme ce qu'a dit monsieur le maire pour continuer pied à pied face au point de deal à lutter et on enregistre des victoires puisqu'il y avait 4000 points de deal il y a 2-3 ans on est à 2700 aujourd'hui et puis il y a une guerre plus large planétaire contre la production comment on substitue à de la coca d'autres productions comment on démantèle des filières donc ça c'est de l'investigation c'est de la recherche sur les avoirs criminels des enquêtes patrimoniales et financières et puis c'est vrai et puis il a raison

25:11
Présentateur

il a raison en soi François monsieur Durin tant que pour un gamin c'est ce qu'il citait dans ces banlieues là ça reviendra tellement ça rapportera tellement plus d'être un chauffeur dans un quartier que d'aller travailler la porte sera fermée à ce genre de débat 400 milliards

25:28
Invité

à l'échelle mondiale 40 milliards pour l'Europe 7 milliards en France des points de deal à 90 000 euros par jour évidemment c'est l'argent qui explique tout ça c'est très rémunérateur et parfois même les dealers font de l'action sociale ils achètent des jeux pour enfants des fournitures scolaires et parfois effectivement ils se substituent à un service public qui est parti ou à une économie qui n'intègre pas donc la drogue il faut l'avoir sous une forme répressive sous l'angle répressif il faut aussi qu'on s'intéresse à la consommation et je pense que maintenant qu'on a fait cette loi répressive qui n'a pas produit encore tous ses effets il faut aussi qu'on se penche sur la question de la prévention de l'entrée dans la consommation de l'entrée dans le trafic et là on a encore beaucoup de boulot à faire parce qu'il faut aussi s'intéresser à la consommation et aux racines de la consommation

26:13
Présentateur

alors la prévention ça va sans dire la consommation il y a beaucoup d'appels lieutenant-colonel de gens qui disent mais d'ailleurs c'était la phrase d'Emmanuel Macron que je citais tout à l'heure qui disait acheter de la cocaïne c'est aussi être complice est-ce que ça existe cette idée qu'il faudrait aussi au fond aller chercher les consommateurs vous le gendarme est-ce que vous dites peut-être qu'il faudrait aussi inquiéter le consommateur ou pas ?

26:36
Invité

Oui tout à fait alors il faut il y a quand même certains leviers comme il était expliqué juste avant c'est vrai que souvent c'est quand on tape au portefeuille que ça fait mal ça vaut tant quand on tape sur les structures criminelles qui inondent le réseau avec les produits stupéfiants c'est 256 millions de saisies d'avoir criminels sur moins que le premier semestre pour l'agent amoureux national donc ce sont des sommes qui sont énormes et pour le consommateur nous avons certains leviers l'amende forfaitaire délectuelle c'est une amende qui permet de sanctionner le consommateur ce qui fait que sa consommation va lui revenir tout de suite beaucoup plus cher si jamais il vient à être pris mais comme je le disais tout à l'heure on a une adaptation aussi

27:17
Présentateur

et puis ce qui réclamerait pour vous et pour vos collègues policiers par ailleurs des effectifs qui seraient quand même sacrément démultipliés pour pouvoir non mais disons les choses clairement pour pouvoir être derrière chaque consommateur

27:25
Invité

on a un volume des points de deal qui diminue qui passe de 4000 à 2000 c'est un constat mais quand il n'y a plus de points de deal je disais il y a une adaptation dans le commerce sur d'autres façons d'acheminer donc il faut qu'on évolue en permanence sur la façon dont on peut déceler les personnes qui vendent tout en dissuadant les personnes qui achètent et ça passe effectivement avant tout également par la prévention parce que le tout répressif à notre niveau ne pourra pas fonctionner

27:51
Présentateur

Frédéric Masquelier est-ce que vous voyez la pression sur le voisinage Jérôme Durin parlait à juste titre c'est dans sa loi effectivement la capacité à fermer parfois les petits magasins les kebabs les barbeurs dont on sait qu'ils peuvent servir de points de deal et de points de relais est-ce que vous la sentez monter la pression comme une ville comme la vôtre est-ce que vous sentez aussi monter une forme de violence autour tout à l'heure notre auditeur nous parlait d'un assassinat qui a mis tout le monde dans un grand étonnement à Poitiers est-ce que vous sentez cette atmosphère la bouger ou pas ?

28:22
Invité

Je constate beaucoup d'inquiétude je pense qu'il faut aussi distinguer entre la situation du petit guetteur sur lequel on peut discuter de causes sociales et puis bien entendu des traficants à Dubaï pour lequel je vous dirais il faut une répression qui soit tout à fait impitoyable et il n'y a aucune excuse lorsqu'on est des têtes de réseau ou des sous-têtes de réseau donc il y a une distinction quand même à faire sur cette problématique sociale oui on le voit on le voit à l'occasion de sessions de fonds de commerce quand vous avez des ventes qui se font à des prix qui sont disproportionnés par rapport à l'activité réelle donc il y a un certain nombre de sujets à travers la question du blanchiment où les maires peuvent également être très vigilants et on peut échanger avec le procureur de la république sur ces questions et puis l'inquiétude des citoyens qui sont souvent à la périphérie parce que ce ne sont pas toujours ceux qui sont au coeur du trafic où les malheureux ne s'expriment pas parce qu'ils n'osent pas d'ailleurs s'exprimer et puis vous avez les habitants en périphérie qui sont évidemment très inquiets qui voient aussi leur mode de vie se modifier et qui voient aussi un certain nombre de personnes qui prennent le contrôle de l'espace public et tout ça c'est évidemment inacceptable c'est pour ça qu'il faut aussi des effectifs de police ce n'est pas du répressif la présence la présence policière et de la présence sur le terrain et les polices municipales font un réel travail dans ce domaine

29:46
Présentateur

j'avais dit qu'on passerait qu'on évoquerait cette question le lieutenant-colonel est-ce qu'on empiète un peu sur les territoires des uns et des autres pour les gendarmeries on travaille très différemment sur ce genre de sujet parce qu'on sait bien qu'effectivement la circulation de la drogue y compris d'une ville moyenne à une autre ville moyenne qu'on soit en zone police ou en zone gendarmerie pour les trafiquants ça ne change pas grand chose

30:04
Invité

on échange quotidiennement quelles que soient les structures quelles que soient les formes on échange en lien avec tous les acteurs tant les élus qu'associatifs on échange évidemment en interne police et gendarmerie je parlais de mon poste précédent on avait une réunion par semaine avec la sous-préfète de l'orient et également la commissaire qui commandait l'arrondissement mais je l'avais au téléphone tous les jours parce que c'est logique parce que c'est normal et parce qu'effectivement il n'y a pas de zone de compétence c'est dans le dialogue les unités qui enquêtent elles-mêmes participent à ça et c'est tout l'état d'esprit de ce partage d'informations et de renseignements qui a donné naissance à la création de l'état-major de la criminalité organisée puisque ce sont bien les différentes structures de renseignements et d'informations de la police de la gendarmerie qui échangent un maximum sur les informations pour que là où on pourrait penser qu'on travaille en silo en fait on décloisonne tout pour d'autant mieux taper ces structures

30:59
Présentateur

Voici Olivier Bonsoir Olivier Bonsoir On vous écoute Olivier

31:03
Auditeur

Oui en fait mon témoignage c'est déjà merci pour vos émissions et puis mon témoignage c'est le fait que les débits de boissons sont gardés à distance des écoles et moi mes gavins ont eu un point de deal à 25 mètres de l'entrée de leur école et c'est un point de deal qui est très organisé avec les tarifs avec aujourd'hui ils ont mis les décos de Noël vous voyez au niveau des guetteurs donc depuis cette année la police est là tous les matins mais enfin ils se regardent simplement ils se jaugent et puis le matin c'est assez tranquille mais la difficulté c'est qu'il y a énormément de toxicos dans le quartier et lorsque à Nîmes il y a eu le pauvre le pauvre garçon de 10 ans qui est mort à Pisin d'une balle perdue mon fils était complètement terrorisé à l'idée de repartir à l'école et voilà

32:04
Présentateur

merci pour votre témoignage Olivier merci beaucoup Jérôme Durand moi ça me laisse toujours les bras ballants ce témoignage d'Olivier sur ce qu'il dit sur enfin c'est toujours s'il n'y a pas la carte des tarifs dans le point de deal les décorations de Noël enfin c'est fou quoi c'est fou de se dire que ça peut exister et donc au vu et au su et qu'à la seconde où ça apparaît on ne puisse pas le faire disparaître immédiatement ce point de deal là

32:29
Invité

ça paraît être une impuissance de la puissance publique on se dit quel échec quoi ces points de deal dont on sait où ils sont qui parfois se vendent comme un fonds de commerce qui se conquiert à la force des kalachnikov c'est effectivement un échec alors c'est aussi le signe d'un commerce qui est complètement décomplexé c'est à dire que pour les dealers c'est du business et donc ça renvoie quand même il faut le dire à plusieurs réalités de consommation il y a des gens qui sont malades et qu'on vient de les soigner je pense qu'il faut qu'on en parle il y a la consommation récréative et c'est peut-être là qu'il faut aussi responsabiliser les consommateurs c'est à dire que on s'achète des pulls en laine issues de production mais les responsabiliser

33:17
Présentateur

en leur disant vous êtes aussi responsable du trafic ou en rentrant dans le débat de la légalisation parce que si je vous montrais l'état du standard vous verriez que le débat

33:24
Invité

sur la légalisation il existe alors du coup moi j'étais pour la légalisation je vais vous donner l'exemple d'un parlementaire ex-parlementaire qui était pour la légalisation pour des raisons d'ordre public moi je suis contre la consommation mais je me suis dit on ne peut pas laisser nos forces de l'ordre s'épuiser à lutter contre le trafic parce que 80% de l'activité des forces de l'ordre ce n'est pas contre les trafiquants c'est contre les consommateurs mais la réalité au terme de cette commission d'enquête qu'est-ce que je vois c'est quand même que les substances elles sont toutes nocives elles sont toutes nocives le cannabis ce n'est plus une drogue douce la cocaïne c'est terrible il y a des substances de synthèse donc moi je suis contre la consommation je pense qu'il faut qu'on lutte contre la consommation mais ça va commencer aussi par de la prévention pour qu'on évite l'entrée dans la consommation dans la consommation

34:06
Présentateur

et d'ailleurs pardon de vous interrompre mais on arrive vraiment tout à la fin Jérôme Durand moi je voudrais savoir d'ailleurs sur les points de deal comme ça est-ce qu'on parle de cannabis est-ce qu'on parle de cocaïne le plus souvent désormais mais est-ce qu'on parle aussi de tout ce qui est nouveau les drogues de synthèse je ne me souviens plus du nom les MM je ne sais plus quoi est-ce qu'on parle aussi de tout ça en fait ou est-ce que c'est même un autre trafic un autre endroit une autre filière

34:30
Invité

rapidement pardonnez-moi oui non je vous en prie pour faire vite je pense que ça dépend il y a autant de choix qu'il doit y avoir de points de deal et de zones je vais juste revenir parce que bon très rapidement il ne m'appartient pas de débattre sur la légalisation mais je veux juste rappeler qu'il y a plus que des effets de bord à la consommation c'est plus de 13% de la mortalité routière qui implique un conducteur sous l'emprise de produits stupéfiants

34:53
Locuteur non identifié

j'ai vu votre tête vous êtes frustré mais je peux vous donner 15 secondes je suis désolé mais je vous écoute

34:58
Invité

dans un cas comme ça on peut le supprimer évidemment le point de deal le problème c'est qu'il se déplace mais on peut le supprimer et tous les jours vous avez des points de deal qui sont également supprimés il ne faut pas baisser les bras il faut agir il ne faut pas avoir un discours de résignation et notamment lorsque vous avez des points de deal qui sont en face des écoles qui sont en face des points de deal

35:16
Locuteur

qui sont en face des points de deal

Narcotrafic, le deal est aussi dans ma ville · Pourquijevote