Philippe Juvin : « Chaque heure compte si nous voulons un budget avant la fin de l’année »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Al juste avant de discuter du fond, ce qui est un petit peu difficile à comprendre, c'est sur quoi est-ce que Sébastien Lecournu a réellement avancé en 48 he ? Qu'est-ce qu'est-ce qu'il y a de neuf en réalité ? Bah, écoutez, il y a eu des discussions en particulier sur la construction du budget. sur des constructions qui ont eu lieu en off qui nous laisse espérer que le budget qui va être construit sera un budget qui va être plus construit sur des économies nouvelles que des recettes supplémentaires, c'estàd taxes et des impôts.
C'est un point qui est qui est fondamental pour nous et nous attendons maintenant que tout ça soit mis sur la table. Mais des économies sur quoi pardon ? Et ben c'est la question les économies probablement sur la GAPJ.
Euh vous savez qu'on dépense beaucoup en France et on dépense assez mal également. Euh il y a euh dans quel domaine des économist dans tout. Non mais en fait c'est tout le sujet.
Les les Français ont une sorte de fantasme vous savez la grosse fuite qu'on identifierait, on arriverait avec et puis on on colmerait la grosse fuite. En fait il y a pas de grosses fuite, il y a des multiples fuites partout. Ce que ce qui nous a été dit off évidemment, c'est que nous ils sont prêts à s'attaquer à une revue générale des dépenses publiques.
C'est la seule solution d'ailleurs. Et regarder ligne à ligne là où on peut là où on peut faire des économies. Il y aura pas d'économie massive dans un endroit où on dira "On va faire moins 10 milliards, ça n'existe pas." C'est une revue générale des dépenses qu'il faut faire.
Mais ça a pas déjà été fait ça ? En tout cas, pas suffisamment parce que il nous a pas échappé que notre déficit ne fait qu'augmenter. Il y a il y a un exemple qu'il faut regarder dans l'histoire qui est très intéressant, c'est celui de du Canada chrétien dans les années 70-80. chrétien et face à le premier ministre chrétien est en face d'un un déficit qui est assez similaire à celui que nous portons et que nous subissons aujourd'hui.
Et euh en 3 ans, il arrive à rétablir les comptes publics justement par une revue générale des dépenses. Mais juste ça veut dire que vous euh vous savez déjà à peu près quel budget va être déposé lundi s'il est déposé lundi. On nous a donné des des impressions mais c'est tout mon sujet en tant que rapporteur général de budget.
J'aimerais avoir le texte de la copie pour comme j'ai dit à un des ministres ouvrir le capot. C'est l'expression que j'ai utilisé et comprendre précisément le mécanisme des choses. Euh comme il y a pas de budget actuellement, qu'est-ce qu'on fait pour gagner du temps à l'Assemblée nationale ?
Ben depuis 2 3 jours en fait, je vois chacun des whip des responsables des listes politiques, bloc commun, mais aussi Parti socialiste que j'ai vu hier, en essayant de construire quelque chose le plus consensuel possible. Nous essayons de gagner du temps sur du temps qui est perdu par l'absence du gouvernement. Le budget, vous l'avez dit d'ailleurs tout à l'heure, j'ai entendu dans l'émission que le budget aurait dû être déposé cette semaine.
Il ne l'a pas été. Donc, ce sont des jours perdus. Et comme le le temps est compté, que nous voulons avoir un budget avant la fin de l'année, euh nous avons nous essayons de rattraper ce temps euh en tant caché à l'Assemblée.
L'assemblée est faite de gens très différents qui pensent différemment mais qui ont qui sont de bonne volonté, qui essayent de travailler sans budget. Donc, nous voulons avoir le texte. Voilà.
Donnez-nous le texte. Donnez-nous le texte. Alors, une dernière question avant d'aller dans le détail du budget.
Euh vous avez participé à la Réunion des Républicains euh hier à 21h, hier soir. Euh le qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il en sort ? Qu'est-ce qui a été décidé précisément ?
Il y aura une participation des Républicains au gouvernement. Il est en sort il est en sort que nous sommes d'accord sur le principe de participer au gouvernement. Quel que soit le premier ministre sans premier ministre de gauche, d'accord ? que nous avons donc de retour dans un gouvernement macroniste, dans un gouvernement euh de de bloc commun, de centre commun.
On verra la person la personnalité est importante. Vous avez raison. Donc on va voir le le Premier ministre que choisi le président de la République.
Donc rien n'a changé en fait. On est toujours ce n'est pas vrai. Non, ce n'est pas vrai.
Nous avons désormais une feuille de route que nous n'avions pas il y a encore 3 semaines. Celle de dimanche dernier. Celle de dimanche dernier.
Nous avons probablement acté le fait que nous allons euh refuser d'avoir un certain nombre de peut-être de personnalités euh marquantes. Il y a eu tout un débat sur Bruno Lomè qui a été à tort ou à raison. qui a mis mi mis pointé du doigt.
Donc ça a été une difficulté. Une équipe qui n'ait aucune connexion avec les ambitions présidentielles pour 2027, c'est les mots de Sébastien Lecordnu. Ça veut dire sans retaillot.
Ça c'est ça c'est la ça c'est la position de monsieur le cornu. Maintenant il y a une il va y avoir une une discussion entre le parti et le futur premier ministre. Ce qui a ce qui a été décidé c'est de donner un mandat de négociation à Bruno Rotaillot ainsi qu'au président de groupe pour discuter notre participation au gouvernement.
Je ne peux pas en dire plus parce qu'on maintenant c'est une négociation à deux têtes, pardon. C'està-dire il y a Bruno Rotaillot et Laurent Voquet et le et le et et le président du Sénat et le président des des sénateurs. Voilà.
Euh je vais pas vous dire au début d'une négociation quelles sont euh nos lignes de négociation, sinon ça s'appelle plus une négociation. Mais nous sommes prêts à assumer nos responsabilités. Nous avons considéré que euh il fallait mieux participer à un gouvernement plutôt que ne pas participer à un gouvernement, c'est-à-dire faire le lit de la gauche.
Parce que vous faites pas d'illusion si nous ne sommes pas nous au gouvernement, bah il y aura une alternative de gauche et nous pensons que je n'est pas n'est pas il n'est pas souhaitable. Mais du coup pourquoi vous êtes partis dimanche soir et et vous avez fait chuter le gouvernement le cornus ? pour aboutir à cette conclusion mercredi soir et parce que et vous l'avez bien compris, nous n'avions pas les certitudes que la ligne politique générale que nous souhaitions suivre soit soit soit réalisée.
Vous avez bien vu toute le drame qu'il y a eu autour des personnalités. Nous avons voulu une clarification. Cette clarification, je pense, aura lieu.
Donc là, vous l'avez obtenu. Donc, il y aura moins de macronisme, moins de renaissance dans le gouvernement. Et ben, nous verrons cette aussi au futur, ça veut dire quoi ? plus de républicains.
Nous verrons avec le premier ministre. En tout cas, c'est nous nous souhaitons un engagement sur une ligne politique qui est plus proche des républicains que celle que nous apprêtions à voir apparaître. Donc il y a des engagements d'un gouvernement plus à droite.
Nous verrons en fonction des négociations. Il y a il y aura des négociations entre le futur premier ministre. La question de la personnalité du premier ministre va être évidemment importante.
Elle est à la main du président de la République, c'est son c'est son droit. Mais nous souhaitons que ça soit un premier ministre qui soit peu J'aimerais bien j'aimerais bien que le premier ministre soit LR et que le gouvernement soit LR. Il se trouve que nous n'avons pas la majorité donc je me fais pas d'illusion mais probabl enfin j'espère que ça pourrait être un premier ministre qui soit plus ouvert à une discussion générale avec les républicains.
Ce qui veut dire ça peut être aussi une personnalité neutre. la thèse d'un gouvernement technique de de de gens qui Mario Dragy français de gens qui soient assez peu imp enfin qui soient moins peu coné. Oui, pourquoi pas ?
Ça peut être ça peut être une sym encore une fois euh il faut retrouver un peu de la clarté dans le dans le sujet et dans le débat et c'est au président de la République de donner le premier minist. Donc ce n'est pas nous qui allons dire c'est lui ou lui mais nous sommes prêts désormais à discuter avec le futur premier ministre que le président de la République choisira à condition qu'il ne soit pas de gauche. Alors on revient au budget parce que effectivement c'est c'est un sujet central.
Donc vous dites que vous discutez vous à l'Assemblée avec les représentants du bloc central. Donc les les trois parties du camp présidentiel, les LRSA évidemment et le Parti socialiste, c'est tout à gauche. Non, non, pas du tout.
Je compte bien euh rencontrer tous les représentants de tous les groupes politiques et y compris du Rassemblement national. C'est qui qui fait partie de la de la discussion politique. L'idée est assez simple, complexe mais simple.
Enfin complexe dans son application, simple dans son principe qui consiste à rencontrer les uns et les autres puisque je n'ai pas de texte du gouvernement, leur demander quels sont leur leur leur demandes en matière de de budget et voir les amendements de compromis que l'on peut créer les uns et les autres. J'ai été député européen pendant 10 ans. C'est la technique qu'on emploie dans les parlements où il n'y a pas de majorité.
On essaie de se mettre d'accord. L'important et que les gens qui nous écoutent, que ça soit les Français ou les opérateurs économiques, comprennent que nous ne voulons pas que le pays soit laissé à volot sans budget. Alors où le gouvernement nous en donne un tout de suite et il le faudrait le plus tôt possible, on est déjà en retard le plus tôt possible mais en attendant nous travaillons nous à la construction d'une maquette.
Hier soir, Sébastien Lecorn, il a dit qu'il y avait une majorité relative prête à s'accorder sur un budget commun. Est-ce que de vos discussions vous faites le même constat ? Oui, bah la majorité relative, on la trouve dans ce qu'il a probablement voulu dire mais enfin il faut lui demander.
C'est c'est j'imagine le le bloc commun des des LR au camp au camp d'Emmanuel Macron. Pas au-delà, pardon, pas au-delà. Encore une fois, je crois que avec les socialistes, il y a pas un chemin possible sur crois que lors d'une réunion interne à Maton, les députés du groupe Liot qui é un groupe intermédiaire à assemblée ont été invités.
Je je je cru comprendre ce qui est nouveau par rapport à la situation hantée avec monsieur Berou. Donc si les lieotes entrent, bah ça fait partie d'une d'un élargissement de la majorité relative. Oui enfin oui pas de majorité absolue si c'est votre question.
Il y a pas non mais et mais surtout avec le Parti socialiste. Est-ce qu'il a est-ce qu'il y a un budget de compromis possible avec le Parti socialiste ? Alors sur un budget je ne crois pas un budget.
En tout cas peut-on trouver des voix avec quelques députés socialistes qui ont des propositions intelligentes ? J'en suis persuadé, il y a dans tous les groupes politiques, les socialistes compris, mais aussi ailleurs, des gens qui sont prêts probablement à discuter. C'est enfin la France est un pays qui enfin nous n'avons pas la culture de la discussion parlementaire, je crois, suffisamment développée tel que d'autres l'ont.
Et donc l'idée c'est justement de les rencontrer en leur demandant quels sont leur leur leurs demandes et de travailler techniquement. Il faut entrer dans le détail parce que sinon on est dans de l'incantation, voyez. H mais est-ce que vous pensez qu'il y a donc Oui, j'ai vu les socialistes par exemple hier et pardon, je vous interromps, j'ai vu un des représentants du Parti socialiste à la commission des finances, membre éminent et je lui ai demandé quelles étaient ces lignes.
Il m'a fait des propositions dont certaines sont pourraient pourrait pourraient prospérer mais encore faut-il les travailler maintenant techniquement. Est-ce que vous êtes optimiste sur Est-ce que vous êtes optimiste sur l'adoption d'un budget par le parlement d'ici à la fin de l'année ? Bah, d'abord, il y a un problème de de de planning en au-delà du fond, on a un tout petit sujet, c'est que euh il est probable que si on dépassait le 15 octobre, c'est-à-dire dans quelques jours, hm euh on n'aura pas de budget.
La date butoire, c'est lundi, lundi prochain, ça démar lundi ça serait pas formidable parce qu'on aurait déjà peu de temps, mais euh il faut pas dépasser lundi ou mardi. Oui. Sinon, je pense que c'est techniquement impossible en fait.
Mais en fait, très simplement, quand vous échangez avec vos vos collègues socialistes et qui vous donnent un certain nombre de de suggestions ou de points, est-ce que là, au moment où on se parle, est-ce que vous pensez qu'il est imaginable d'arriver à un budget de compromis avant la fin de l'année qui ne passe pas par un 493, ce qui paraît très particulièrement difficile et surtout qui ne fasse pas l'objet d'une censure, c'est-à-dire est-ce que à quelles conditions les tout partis des députés socialistes ou peut-être de d'autres formations de gauche pourraient ne pas censurer le gouvernement futur sur son budget. Non mais moi je peux pas m'avancer pour les députés capables de voter à censure essentiellement le Rassemblement national et le Parti socialiste pour faire ça. Je peux pas m'avancer pour eux.
Je vous dis simplement que quand je je vais reformuler ma question. Je vous dis simplement que ils mettent sur la table des propositions que je suis en train d'analyser et je vais voir si on peut avancer de façon consulté. par exemple exigent des choses on est en train de les étudier donc je vais pas vous les donner sinon elles vont être considér mais je vais reformuler ma question très bête enfin très simplement mais est-ce qu'ils exigent par exemple l'instauration d'une taxe zu la suspension voir l'abrogation de la réforme des retraites est-ce qu'ils mettent sur la table des choses qui vous paraissent totalement incompatibles ou inconciliables sur lesquelles il peut pas y avoir de compromis possible oui il y a des propositions sur lesquelles il va être difficile d'avoir des compromis clairement vous en avez cité il y en a d'autres où probablement il y a des chemins en fait une négociation budgétaire et la et la rédaction de ce qu'on appelle des amendements de compromis que ça soit entre nous et les socialistes mais aussi les amendements de compromis ça plusieurs.
Il faudrait plusieurs groupes qui se mettent d'accord. C'est c'est une chirurgie très précise qui fait que je ne peux pas vous dire au début si on va y arriver. C'est-à-dire qu'on je vais essayer de prendre des uns et des autres des éléments différents et essayer de construire quelque chose qui sera pas idéal. qui ne sera idéal pour aucun des groupes mais qui sera acceptable.
Donc je ne sais pas si on va y arriver mais je veux vous dire que nous nous y attelons. Donc vous vous êtes sur une méthode où le parlement doit avoir la main. Est-ce que vous demandez au prochain premier ministre de renoncer au 493 ?
Ah non, moi je enfin il y a deux choses. Je crois qu'effectivement le parlement de toute façon à la main puisque c'est quand même chez nous que ça va se passer. Et quand je dis parlement, c'est l'assemblée mais j'ai rencontré Husson, mon collègue du Sénat, rapporteur général du Sénat. et il faut qu'on travaille aussi ensemble.
Euh donc le le parlement a un rôle très important cette année. C'est pour ça que j'ai commencé ce travail de de discussion les uns avec les autres, chose qu'on a pas fait jusqu'ici où chacun arrivé avec ses amendements. J'espère qu'on va arriver avec des amendements communs.
Deuxièmement, faut-il le la question du 493, elle est différente. Je moi je je pense que c'est une erreur de la part du premier ministre d'avoir d'emblé pas de 493 parce que du coup le 493 qui est prévu par la constitution qui n'a rien de scandaleux est est un outil qui permet aussi de de de peser dans la discussion. Donc moi je Donc vous demandez au prochain premier ministre de ne pas renoncer au 49.
Je ne demande pas au premier ministre de renoncer au 49. Je pense que même il c'est une erreur et il se retire une arme. Et le futur premier ministre j'espère ne sera pas la même erreur sur le fond parce qu'il va devoir aussi avoir des compromis du côté des républicains.
Est-ce que vous êtes prêt à accepter une taxation des plus riches ? Je sais pas ce que ça veut dire une taxation des plus riches. Les plus riches ils sont déjà taxés en France.
Soyez on se pardon je Oui. Bah d'accord. Il va nous falloir enfin on va avoir un trou de 150 160 milliards cette année.
Si vous trouvez 2 milliards de plus chez les plus riches, vous voyez, c'est pas ça qui Mais il y a ce besoin de justice fiscale. Vous l'entendez évidemment vous aussi. Mais on veut la justice fiscale, ça va ce que est-ce qu'il va falloir accepter une autre forme de taxation. que je crois dans les principes, c'est les choses suivantes.
Je pense qu'il vaut mieux plutôt taxer les revenus que le patrimoine parce que quand vous taxez le patrimoine, ben vous appuvrissez le groupe. Voilà. Et deuxièmement, il faut tout faire.
Deuxièmement, il faut tout faire pour préserver l'appareil productif puisque plus vous taxez l'appareil productif une année, moins il va produire les années suivantes et donc du coup, on s'appauvrit. Et troisème principe général, enfin on a quand même un problème de dépenses et je pense que les marges de manœuvre, elles sont plutôt sur les dépenses que sur les recettes. Une fois que je vous ai dit ces trois principes, vous allez me dire "Bon, so what ?" Mais c'est une philosophie générale que je vais essayer d'appliquer maintenant.
Je sais bien qu'il y aura probablement des taxes et des et des impôts en plus. Malheureusement, je souhaiterais arriver à un objectif où on est quand même plus de baisse de dépenses significatif que d'augmentation. de recettes et de taxes.
Voilà, une fois que je vous ai dit ça, c'est la copie que je jette sur le le bureau en disant voilà vers quoi j'aimerais qu'on aille. Non, euh je suis pas majoritaire. Voilà.
Hier soir, Sébastien Lecornu a reparlé de l'objectif de 4,7 % du déficit. Est-ce que pour vous cet objectif peut être tenu ? Alors, soyons très précis, hein.
Beou avait dit 4,6, puis monsieur le Cornu a dit 4,7 dans un premier temps et dans un second temps, il a même dit moins de 5. Oui. Et donc moins de 5, ça peut être 4,99.
Il a dit entre 4 7 et 5. Donc ouais pour que les gens qui nous écoutent comprennent quel est l'enjeu. Bien quand vous pass vous en retirez 01, donc 46 à 47 par exemple, c'est 3 milliards de différence.
Donc il faut qu'on trouve Donc vous vous souhaiteriez qu'il soit à combien cet objectif ? C'est l'engagement de la France vis-à-vis de l'Union européenne. C'est un sujet quand même.
On a dit qu'on serait à 46 cette année pour être à 2,8 en 2029. Si vous décalez, vous dites "On fait plus 4 mais 4 7" et bien en 2029 par définition vous ne serez pas à 28, vous serez au-dessus à 29 et où l'effort ou alors pour y être à 28 de 8, il faudra un effort plus important l'année prochaine. Donc vous vous souhaiteriez qu'on revienne au chiffre initial de François Vaou 46.
C'est pas moi qui souhaite. C'est c'est l'engagement de la France vis-à-vis de ses partenaires européens. Chacun fait un objectif.
Vous vous dites pour tenir l'engagement, il faut rester à Absolument. Idéalement l'effort que nous ne ferons pas cette année et bien il faudra le faire plus durement l'année prochaine et ensuite l'année suivante. Vous savez nous ne sommes pas dans un monde fermé où les Français se regardent entre eux aujourd'hui.
Pourquoi nous payons les retraites et les fonctionnaires ? Bah parce que il y a des gens qui acceptent de nous prêter. Et la dégradation de la de la note de AA à à AF aa à A seulement fait que désormais il y a des il y a des banques et il y a des prêteurs qui ne nous prêtent plus parce que dans leur contrat il est indiqué qu'on ne doit pas prêter à quelqu'un qui a à tout seul.
Donc tout ça nous coûte très cher. Alors tout ça nous coûte très cher. On comprend tout ce que vous dites mais je du point de vue du principe de réalité du pragmatisme le plus pur et le plus dur.
Si aujourd'hui on est on est on on vous disait on peut trouver un chemin de non censure qui permet d'aboutir à un budget à la condition de suspendre la réforme des retraites c'est oui ou c'est non ? Sachant que la suspension de la réforme des retraites estimée à 500 millions d'euros l'année prochaine, 3 milliards d'euros en 2027 mais que une absence de budget l'année dernière nous a coûté au total 15 milliards d'euros. Donc est-ce qu'il vaut pas mieux se dire "OK, acceptons la suspension de la réforme des des retraites pour ne pas avoir cette facture là ?" Vous dites en fait les retraites ça serait bien de les tenir mais si c'est la condition du de la non censure et du non cha on payera plus cher avoir le chaos.
C'est un argument budgétaire, enfin comptable qui n'est qui qui est à entendre et c'est vrai l'absence de gouvernement coûte probablement une dizaine de milliards. Donc c'est très cher. L'absence de budget et de gouvernement coûte une dizaine de milliards.
J'entends cet argument. Je je je moi je n'y suis pas favorable. Je pense qu'il faut que nous ayons il faut que nous gardions la réforme des retraites pour plusieurs raisons.
D'abord ça c'est un signal. Enfin, si nous sommes le seul pays qui revenons sur une réforme des retraite qui est nécessaire et qui est même insuffisante en fait, qui est insuffisante ce qu'on a fait euh les Français considèrent que c'est douloureux mais je suis obligé de vous dire que cette indispensable affaire c'est pas la réforme que nous aurions faite. Je pense que la vraie réforme des retraites, elle est ailleurs.
C'est de dire aux gens, il y a plus d'âge légal, vous partez quand vous voulez. Vous voulez partir à 60 ans, vous partez à 60 ans. Vous voulez partir à 65, vous partez à 65.
Et vous voulez partir à 70, vous partez à 70. Sauf que vous en assumez les conséquences. Mais mais est-ce que pardon est-ce que c'est la condition sinéquanon ?
Voilà, je je je trouve que ça serait une erreur de lâcher ça. Maintenant le futur premier ministre va en discuter avec les uns et les autres. Vous me demandez mon vous me demandez mon avis.
Je pense que c'est on a compris votre avis. Hier, il y avait une réunion, on le disait, de parlementaire LR hier soir. Est-ce qu'il a été acté qu'en cas de suspension de réforme de retraite, il y aurait censure ?
Non, ça n'a pas été acté. Mais euh globalement, il y a eu un un fort mouvement de de parlementaires qui ont dit que l'abandon de la réforme de retraite poserait un problème parce que c'est aussi un nom marqueur politique le problème qui n'irait pas jusqu'à la censure ou qui pourrait aller jusqu'à la censure. On verra, on verra.
C'est on verra, on verra. Vous me demandez quel est notre avis sur la ferme de la traite, je pense que ça sera une erreur de l'abandonner, une grave erreur pour le pays. Merci Philippe Juvin, merci d'avoir été notre invité.
La une de Westfance, Sébastien Lecornu, ma mission est terminée. C'est à la une de votre journal. Merci Stéphane.
On va voir ce qu'il fait la une dans nos régions. Et c'est l'heure de notre reportage en région. Direction Lisière.
Alors que se tient aujourd'hui le congrès des intercommunalités de France, vous vous demandez peut-être à quoi servent-ell ? On va voir une îice.
Philippe Juvin