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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 27 mars 2023 35 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

« Uber files » : audition de Jacques Attali - 23/03/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous éclairer sur les débats autour de la libéralisation des taxis dans votre rapport de 2008 ?

  • 4:00RelanceÉludée

    Pourquoi avoir refusé d'auditionner les syndicats de taxis ou les représentants des plateformes ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement Sarkozy a-t-il appliqué vos recommandations sur les taxis ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que la régulation de l'époque a favorisé l'arrivée des VTC ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur la situation actuelle entre taxis et VTC ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la présomption de salariat pour les chauffeurs de plateformes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Jacques AttaliFait
    « nous avions proposé d'en créer autant que nécessaire mais des plaques incessibles c'est-à-dire des plaques qui ne créent pas une valeur marchande »
  • 7:30Jacques AttaliChiffre
    « il y avait 6000 personnes qui demandaient une plaque parmi ceux qui étaient salariés ou pas »
  • 15:00Jacques AttaliFait
    « le statut d'entrepreneur que d'ailleurs nous revendiquions comme une des propositions de ce rapport »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous avons l'honneur de recevoir aujourd'hui Monsieur Jacques Attali qui que l'on ne présente plus parmi ces nombreuses activités notamment présidé la Commission pour la libéralisation de la croissance entre juin 2016 et libération et non pas libéralisation et pas ça toutes les excuses la libération de la croissance entre juin 2007 et janvier 2008 monsieur adaïs je vous souhaite la bienvenue je vous remercie pour votre présence afin de nous éclairer sur des travaux anciens mais qui reste manifestement toujours d'actualité en juin 2007 le Président de la République française Nicolas Sarkozy vous demande de constituer une équipe et de rédiger un rapport fournissant des recommandations et de propositions afin de relancer la croissance économique de la France après 6 mois de travaux la commission que vous présidez a rendu son rapport final le 23 janvier 2008 lequel préconisé notamment de supprimer les rentes réduire les privilèges et favorisé les mobilités plus précisément dans le secteur de la mobilité même si parler de beaucoup de différents secteurs d'activités dans ce rapport naturellement la proposition 209 de votre rapport préconisé une ouverture complète du marché et taxi et des véhicules de petites remises parisiens de nature à générer un gain d'emploi de 35000 à 45000 personnes si vous auditionnons 15 ans après la remise du premier rapport de cette commission Monsieur Attali c'est qu'il est ressorti des premières auditions de notre commission d'enquête que cette recommandation c'est à commencer à ouvrir un débat un débat d'ailleurs qui était ancien en l'occurrence sur la question de des licences de taxi l'ouverture à la concurrence ou la dérégulation du secteur des taxis avant même l'arrivée des acteurs que l'on connaît et auxquels notre commission s'intéresse de près uber et les différentes plateformes de VTC notre commission d'enquête à deux objectifs d'une part pour objet d'identifier l'ensemble des actions de lobbying qui a été men par uber pourra s'implanter en France le rôle des décideurs publics de l'époque et mettent des recommandations concernant l'encadrement des relations entre les décideurs publics et les représentants d'intérêt et d'autre part pour ambition d'évaluer les conséquences économiques sociales environnementales du développement du modèle uber en France et les réponses apportées et à apporter par les décideurs publics évidemment ce qui nous intéresse dans le fait d'avoir votre perspective sur les débats de l'époque et peut-être d'ailleurs les débats même qui ont précédé la remise de votre rapport et la présidence de Nicolas Sarkozy c'est qu'on voit que cette question de la pénurie ou non de l'offre de transport particulier de personnes en France en particulier à Paris de la régulation et donc de la possibilité de créer des emplois préexister bien sûr à l'arrivée des plateformes et au lobbying de ces plateformes donc c'est pour toutes ces questions que nous aurions nous voulons vous vous interroger et bien sûr avoir votre perspective sur les débats qui ont suivi et les débats liés à l'implantation du beurre et des autres acteurs des des VTC je vous rappelle que cette audition est ouverte à la presse qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale je vous précise également que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires imposent de personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure voilà merci Monsieur Je vous laissais la parole mais vous le voyez nous sommes très intéressés par la perspective que vous avez sur les débats au moment de votre commission mais aussi avant et après sur la question du secteur des de transport particulier de personnes alors je vous remercie monsieur Président c'est une occasion de revenir 15 ans en arrière d'abord cette commission et le petit échange précédent elle a bien montré était pour moi quelque chose qui ne pouvait être accepté par moi homme de gauche qu'à condition que le président de l'époque Nicolas Sarkozy et son premier ministre ont parfaitement accepté à savoir que ça soit une commission bip artisan dont j'étais libre de premièrement de choisir les membres et ils n'ont fait aucun effort pour m'imposer qui que ce soit et ça a été une commission bipartisane il y avait à la fois des leaders syndicaux des leaders patronaux des intellectuels des étrangers enfin c'est une commission aussi équilibrée possible deuxièmement décrire moi-même la lettre qu'il m'enverrait et ils l'ont respecté parfaitement et troisièmement et ce fut d'ailleurs les points les plus discutés à ce moment-là de choisir moi-même les rapporteurs de cette commission de façon à ne pas me laisser imposer et quoi que ce soit par du pouvoir public et je dois le dire que ces conditions ont été respectées nous avons pu travailler librement et cette commission a ensuite rendu un rapport unanime consensuellement nous n'avons jamais voté au sens propre mais nous avons tous j'ai tout fait en tout cas moi en tant que président de cette commission pour que nous n'acceptions aucune proposition qui ne soit pas acceptée par tous inutile de dire comme vous l'avez vous-même signé que la question des taxis était une question très minoritaire presque minuscule au regard de tout ce que nous avions traité puisque sur 316 propositions s'en est que l'une d'entre elles mais nous avions conscience que cette proposition allait susciter beaucoup de bruit et d'ailleurs ça a pas manqué puisqu'il y a une des manifestations de taxi le soir même de la remise du rapport au point que les débats que nous avons eu c'est au fond on pourrait très bien de pas en parler parce que ça va un peu noyer tout ce que nous avons à traiter par ailleurs je rappelle ainsi le manque une des propositions que j'avais en fait c'était la retraite par point qui se trouve dans ce rapport parmi beaucoup d'autres réformes radicales que nous avions proposé dans ce contexte sur la question proprement dit des taxis comme vous l'avez éteint justement signalé à l'époque pas question de quoi que ce soit j'ai d'ailleurs moi-même sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres refusés d'entendre le point de vue qui que ce soit en particulier je n'ai pas auditionné les compagnies de taxi ni accepter de les recevoir d'ailleurs je dois dire que c'est à leur honneur ils me l'ont pas demandé même si André Rousselet était un ami personnel mais personne m'a demandé quoi que ce soit et ça c'est une façon très passée très élégamment notre préoccupation a été d'abord de faire en sorte de ce sujet ne cannibalisent pas la totalité du rapport ce sur One auront un peu échoué puisque quand souvent on parle de commission par les taxis et de se trouver une solution simple il y avait trop peu de taxis à Paris il en fallait plus il fallait donc plus de plaques mais il fallait pas que plus de plaques nuisent à ceux qui en avait une donc la solution était assez simple c'était de créer les conditions pour qui est plus de plaques mais indemniser ceux qui pouvaient y perdre c'est ça que nous avons proposé avec aussi d'ailleurs une réglementation beaucoup plus sévère pour les voitures de place ce qu'on appelait ainsi cela à cette époque j'ai toujours pensé même si je l'ai pas approfondie cette question beaucoup ensuite que si les syndicats de taxi à l'époque avaient accepté cette proposition leur situation était meilleure que ce qu'elle a été quand ils se sont trop confrontés au tsunami des des plateformes ultérieures mais ça c'est leur choix nous ne l'avions proposé je crois de créer quelques milliers de place en plus je crois qu'il manque les 6000 plaques à Paris à cette époque en tout cas il y avait 6000 personnes qui demandaient une plaque parmi ceux qui étaient salariés ou pas et nous avions proposé d'en créer autant que nécessaire mais des plaques incessibles c'est-à-dire des plaques qui ne créent pas une valeur marchande voilà j'ai rien de plus à dire à vous dire que cela je pense que dans les circonstances à la fois politique culturelles et technologiques de l'époque c'était la seule solution qu'on pouvait proposer mais encore une fois c'était vraiment un aspect tout à fait particulier et minuscule de ce rapport d'ensemble oui merci de le préciser effectivement je voudrais pas induire en erreur c'est un rapport avec des centaines de propositions sur énormément de secteurs qui étaient potentiellement source de création d'emplois ou de richesse en les ouvrant les modernisant ou les libérants sur est-ce que vous pouvez nous parler un peu de la réaction politique et la réaction des taxis je crois que le présent Sarkozy donc avait reçu votre rapport et il avait lancé une tentative alors de suivre vos recommandations d'abord ce rapport au moment où il a été élaboré a été l'objet de d'énormément de publicités séance inaugurale de la Commission a été retransmise en direct à la télévision il y a tous les débats ont été suivis de façon très très approfondie et la séance de remise du rapport à l'Élysée a été également télévisée en direct à la télévision et le président Sarkozy avait dans son discours dit que il approuvait et appliquerait toutes les propositions sauf 3 à mon souvenir les trois étaient la une certaine propulsion sur la décentralisation rapprochement entre commune et Communauté de Communes une proposition sur une deuxième que j'oublie mais je me souviens que la troisième était la vente des produits libres non non sur ordonnance en grande surface dans l'une des pharmacies il y a une troisième qui n'était pas les taxis mais je vais peut-être elle va peut-être me regarde mais il avait dit tout le reste je l'appliquerai et donc y compris y compris cette proposition sur les taxis et à ce moment-là nous n'avons pas eu comme rôle de faire un service après-vente sauf si bien que nous avons fait je crois 6 ou un an plus tard un autre rapport de suivi dans lequel à mon souvenir il n'était plus question des taxis puisque assez vite le gouvernement avait dit qu'il ne l'appliquerait pas et est-ce que vous pouvez nous expliquer donc la la raison pour laquelle le gouvernement décide de ne pas suivre la conception je pense que il y a eu une sorte de avoir en tout cas lobbying énorme visible des syndicats des peut-être aussi des propriétaires ça je ne sais pas mais en tout cas c'était visible il y avait des blocages partout je dois dire que ma vie personnelle n'était pas facilité non plus et même si moi même je m'étais pas occupé de ça d'ailleurs pour l'historique de cette commission j'avais chargé un second de travail composé de trois membres de la commission de s'occuper de cette de cette question mais je pense que il a sans doute a juste titre considérer que c'était créer un abcès de fixation qui permettait pas de voir tout le reste et moi-même je comme dans la commission nous étions assez nombreux à penser que peut-être il aurait mieux valu pas traiter cette question du tout ce qui était une certaine forme de l'acheter mais c'est pour ça qu'on l'a fait quand même mais ça nous aurait permis de focaliser sur le reste donc voilà j'ai pas été d'ailleurs informé autrement que par la presse du fait que cette décision n'était pas pris en compte quand nous avons rencontré des représentants par exemple syndicaux de des taxis aujourd'hui on a posé la question de la de l'insuffisance de l'offre par rapport à la demande alors vous parlez des 6000 plaques là on parle même des emplois potentiellement créés mais par rapport à la demande quand on compare à d'autres grandes capitales il y a toujours les fameux exemple de Londres New York ou même ou même Madrid ou Berlin est-ce que l'analyse que vous portiez à l'époque dans ce rapport était qu'en effet la France à cause de cette régulation avait une offre c'était à l'époque une évidence personne trouve un taxi à Paris quoi c'était c'était une évidence il y avait un manque claire de de plaque tout le monde les chiffres que vous venez de rappeler le disait mais c'était vécu de façon très très précise oui la plaque elle est très chère je pense d'ailleurs qu'elle vaut aujourd'hui pratiquement le même prix qu'elle va aller à l'époque un peu moins peut-être pas beaucoup pas beaucoup moins peut-être peut-être 30 ou 40% de moins donc pas beaucoup moins me semble-t-il à l'époque et on est plutôt sur 48 et quel regard d'économistes vous portez à ce moment-là sur l'arrivée du secteur des VTC est-ce que en France comme ailleurs est-ce qu'on est là dans un nouvel entrant qui vient disrupter pour faire un anglicisme un marché qui était selon vous en fait trop protégé trop régulier qui n'a pas su se remettre en question c'était l'opportunité oui c'est la régulation qui n'a pas su s'adapter si la régulation s'était adaptée il y avait pas eu de place pour ses mains pour ces nouveaux entrants quand vous avez une digue qui résiste trop et si vous la modifiez pas la dix-seine et c'est pire et c'est ce qui s'est passé la digue ACD et le pire est arrivé j'ajoute qu'à l'époque il y avait non seulement pas les plateformes mais il y avait pas non plus le GPS donc la formation nécessaire des chauffeurs de taxi était un peu non plus exigeante qu'elle pourrait l'être aujourd'hui donc la situation était complètement différente je pense qu'une une très belle exemple ou métaphore de ce que quand la religion ne s'adapte pas elle saute pour le pire voilà et c'est ce qui s'est passé pour le pire alors je vais filer là dessus est-ce que quel regard vous portez sur le marché aujourd'hui en fait entre les taxis et les VTC est-ce que selon vous en fait on aurait été dans une meilleure situation si précisément les taxis au lieu de faire un lobby ou des blocages à l'époque pour empêcher les tentatives de réformes que vous et d'autres préconisiez est-ce qu'on serait aujourd'hui dans une situation qui serait plus favorable ou finalement on a une nouvelle forme de concurrence qui est arrivée je construis dans une situation plus favorable pour tout le monde parce qu'il y aurait une offre plus grande et les chauffeurs de taxi aurait été davantage protégés dans leur statut aujourd'hui le fait qu'on n'arrive pas encore à l'échelle européenne contrairement à ce que pour ma part je souhaiterais tout en ayant pas de mon mois à dire évidemment que les les collaborateurs de ces plateformes soient considérées comme des salariés et en ayant tous les droits des salariés à créer une condition de une situation de d'exploitation extrême qui n'est pas conforme à l'esprit français du droit de vous dites vous vous êtes favorable à l'avancée de la directive européenne par exemple de présomption de salariat exactement et permettez-moi cette question un peu malicieuse donc si certains des rapporteurs qui auraient pu travailler à vos côtés dans cette commission avait été amenée à travailler sur sur ce sujet par la suite en tant que décideur pour vous il y a une continuité sur le constat en fait qui était fait de l'insuffisance de l'offre et de la nécessité non je ne sais pas si les rapporteurs ou qui que ce soit ensuite continué d'une façon d'une autre à travailler sur ce sujet je n'ai jamais été saisi de cette question par personne est-ce que vous avez des questions oui alors pour revenir à l'époque et à votre rapport vous choisissez Emmanuel Macron qui est à ce moment-là et je n'ai Narc pour en être le rédacteur quel lien ensuite pourrez-vous avoir avec lui je voudrais surtout savoir à l'époque par rapport au conflit que poser les taxis vous dites j'assume et je revendique finalement de n'avoir auditionné aucun taxi ni les syndicats patronaux représentants des intérêts de la G7 pour faire vivre ni les syndicats de salariés ou de locataires gérantes taxi pour autant à la fin il va tout ça va aboutir un accord alors peut-être qu'il faudrait que je me fasse repréciser la situation mais il me semble que les fédérations je dirais pas trop mal des plus proches d'intérêt de la G7 vont finalement signer un accord pour qu'il n'y ait pas de nouvelles licences de taxi mise sur le marché en échange de la création et le lancement de beaucoup plus de de VTC et donc de la libéralisation du secteur et que c'est ce c'est ce je pars reprendre le terme guide mais c'est ce cette négociation finalement qui va qui va avoir lieu et vous vous avez dit par la suite quand la législation ne s'adapte pas elle explose pour le pire donc finalement peut-être que l'enjeu n'était pas tant d'introduire plus de libéralisme mais de faire évoluer la régulation parce que là aujourd'hui on a quel regard vous portez vous qui avez donc porté ce rapport pour la libération de la croissance et je sais que pour moi les mots ont un sens et j'ai toujours été très choqué de l'utilisation de ce terme-là je dirais vu le projet très néolibéral qu'il portait qu'elle regarde vous portez sur le fait que par la suite par la loi Novelli et par la suite les plateformes type Hubert et bien d'autres on puisse développer dans la suite logique idéologique de votre rapport mais en bas foi plein de lois de la République et plein de réglementations qu'elle regarde vous portez là-dessus alors que vous venez en même temps de dire que finalement il faudrait revenir à la direction présente son de salariat donc à une défense du Code du travail très renforcée madame pour vous de dire que il n'y avait rien de néolibéral ni dans l'idéologie de ce rapport ni dans mon idéologie personnelle ni dans les logis de la commission il faut le dire et pas se contenter de quelques approximations à la volée ce rapport est en rapport qui a été signé par des noms que je pourrais citer très proche de la CGT très proche de la CFDT très proche de la gauche dans ce cas-là de meilleur et qui n'est rien en rien ni idéologiquement ni dans les mesures qu'il propose néolibéral selon moi et selon les membres de cette commission dont j'ai l'honneur de vous dire que la moitié était et se considère aujourd'hui encore comme de gauche ils sont très fiers de ce rapport et sont très fiers d'être encore de gauche quant au choix du rapporteur je l'ai dit tout à l'heure le président Sarkozy ou c'est collaborateurs auraient souhaité que je prenne les collaborateurs du Président comme rapporteur ce qui est évidemment une façon de se mettre entre les mains de ne pouvoir en place pour écrire les choses et j'ai donc demandé à avoir la liberté de choisir les rapporteur et je n'avais pas de nom en tête et donc j'ai simplement demandé au Conseil d'État et à l'Inspection des finances de me fournir le nom de trois jeunes brillants et j'ai choisi comme rapporteur général Jocelyne de Clausade membre du Conseil d'État et comme rapporteur général adjoint un jeune inspecteur des finances qui était extrêmement compétent l'actuel président de la République nous avons tous travaillé ensemble il y avait d'ailleurs énormément d'autres personnes et la plume n'a pas été tenue seulement par les rapporteurs mais elle a été tenue aussi par les membres de la commission nous avons tous travaillé beaucoup des dimanches des samedis et des dimanches entiers à écrire ce texte qui est donc un texte tout à fait collectif ensuite je n'ai pas la moindre idée de ce qui s'est passé sur les taxis je ne sais pas si quelqu'un a été entendu je ne sais pas si il y a eu des négociations sur des lois aucune idée j'ai rien à dire pour ce qui est de du fond ce que nous avions en tête c'était vraiment tout simplement de faire qui est plus de taxi à Paris et en province tout simplement dans le respect du droit du travail donc notre seul préoccupation sur ce sujet encore une fois minuscule sur regarde l'ampleur du rapport notre seul préoccupation était de faire en sorte que il y ait davantage de taxi disponible qu'ensuite ça s'est négocié de cette façon et à bien après la maladie il faudra regarder le calendrier que la Commission est rendu son rapport avec une chose qui m'a totalement été étranger et quel regard vous vous portez aujourd'hui sur toutes les nuisances en fait des plateformes à la fois pour l'économie des finances publiques puisqu'elle ne paye pas de cotisation sociale puisqu'elle prétendent avoir à faire à des indépendants alors que beaucoup de décisions de justice montrent qu'il s'agit en fait de fausses indépendants il y a aussi un non-paiement d'impôt sur les sociétés puisque bien souvent ces plateformes se déclarent dans des pays alors soit propice au paradis fiscaux soit une fiscalité autre non paiement de la TVA également distorsion de concurrence par rapport au taxi qu'elle regarde vous portez sur sur tout cela d'abord je vous dis si je peux me permettre madame la parlementaire c'est à vous de faire votre travail c'est à vous de faire la loi et de faire en sorte que la loi assure la protection du travailleur s'il faut la faire à Paris il faut la faire à Bruxelles mais il faut la faire il y a des parles il y a un Parlement européen c'est à vous à faire en sorte que les conditions de travail soient les plus protectrices possibles des salariés vous ce que vous dites est exact et je partage ce diagnostic il est d'ailleurs beaucoup plus vaste là encore que la question des taxis il renvoie à quelque chose dont je parle beaucoup dans beaucoup de mes travaux par ailleurs mais à la domination du marché sur la démocratie le marché mondial la démocratie est nationale le marché mondial l'emporte et impose sa loi sur la démocratie et ça c'est un des grands enjeux que cours nos sociétés dont on voit quelques manifestations ici mais de manifestations beaucoup plus importantes dans beaucoup d'autres domaines où aussi longtemps qu'il n'y a pas une réglementation nationale forte ou une réglementation internationale capable de rivaliser avec la puissance des multinationales nous allons vers une un marché mondial sans État de droit qui imposera sa règle au en droit du travail comme dans d'autres domaines à des sociétés qui ensuite pour le pire choisiront de se faire former de se fermer en totalitarisme ou en populisme pour éviter provisoirement la règle du marché parce que ça ne marchera pas non plus la seule chose qui marchera c'est une règle internationale forte ou les démocraties imposeront ensemble une règle forte internationale qui protégera les travailleurs ces règles existent elles ont été édictées par dans le domaine qui nous importe par l'Organisation internationale du travail il faudrait simplement que l'organisation internationale soit écouter par exemple si on disait qu'un pays qui ne respecte pas les réglementations internationales du travail n'est pas autorisé à exporter selon les règles de l'OMC on aurait changé pratiquement toutes les sujets qui nous concernent très loin c'est de la science-fiction politique dont je parle là un protectionnisme social écologique n'est pas forcément une fiction politique ça peut être tout simplement un projet politique ma question à condition qu'il ne s'inscrivent pas dans du populisme vous définirez cette donnée parce que il peut y avoir deux interprétations voilà se préoccuper respecter la souveraineté du peuple et celle et l'expression de ses représentants peut être considérée par certains de populisme quand ils abusent de dispositions certes constitutionnelles mais anti-démocratique vous dites il faut faire la loi Paris comme à Bruxelles je suis pour ma part très fière de la participation de députés européens comme les lâchébie France insoumise dans la bataille pour la directive européenne présentation du salariat j'ai assumé d'interpeller monsieur Dussac qui se dit lui toujours de gauche et qui afin qu'ils mettent en débat la position de la France à l'Assemblée nationale sur cette directive présomption de salariats alors que pour l'instant tous ceux qui nous revient c'est plutôt que la France souhaite torpiller cette directive européenne et cette enquête cette commission d'enquête parlementaire travaille également sur l'ensemble des manquements de l'État dans le dans le contrôle donc vous avez exprimé vous votre soutien pour cette directive présomption de salariat et du coup quel regard vous portez sur les conséquences d'une application de la présomption de salariat face à une situation lubérisation s'est étendue à plein de secteurs à chaque fois d'ailleurs on mépris des des régulations de ces secteurs je pense par exemple à la filiale Stuart de La Poste à staffie qui propose des aides-soignants à l'hôpital ou à brigade dans les hôtels café-restaurants ou à getir et flingue dans le Quick commerce je ne parle pas de ces sujets que je ne connais pas de façon spécifique mais je crois que le droit du travail tel qu'il est défini dans un pays doit s'appliquer d'une façon générale et le droit du travail doit être il doit y avoir une sorte de clause du travailleur le plus le plus protégé qui s'applique à tous J'ai rien de plus à dire à nos collègues pour voir s'il y a des questions complémentaires je vous en prie si j'ai essayé d'être à pile parce que je sais que vous devez être libéré à midi alors je voulais premier point que vous me confirmiez que vous avez refusé de recevoir les taxis deuxième point et vous n'avez pas demandé donc en fait vous ne l'avez pas souhaité voilà deuxième question pourquoi et troisième question chirurgiendrai c'est à dire que vous avez interpellé tout à l'heure ma collègue députée en disant vous c'était au parlementaire comme s'il n'y avait une responsabilité tout ça que sur les députés et on y reviendra tout à l'heure je voudrais d'abord que vous répondiez à ma deuxième question pourquoi avoir refusé les taxis et étiez-vous conscient que pensez-vous plutôt de [Musique] des inconvénients que ça allait procurer à la profession est-ce que vous étiez sensible à ça que pensez-vous de ça comment vous vous voyez les choses à ce moment là encore une fois personne m'a demandé d'être sûr en tout cas par mois peut-être par d'autres membres de la commission j'en sais rien et d'autre part j'avais veillé très soigneusement à ne pas recevoir les lobbies j'ai je pourrais vous raconter pendant des heures les pressions des uns et des autres dans d'autres professions qui ont souhaité être su faire valoir leur point de vue et qu'on a essayé autant qu'on a pu de tenir à distance de nos travaux mais là dans ce secteur je dois dire qu'amorce à mon souvenir je peux être contredit par d'autres souvenirs à mon souvenir personne ne nous a rien demandé et c'était encore une fois un sujet qui nous a pas occupé beaucoup de temps dans la dans la totalité de nos travaux donc non pas beaucoup de temps je vous dis une sur 360 316 propositions donc très peu de temps donc nous et encore une fois je continue à penser que si les conclusions ne se rapportent avaient été appliquée la situation était bien meilleure pour les pour les taxis oui peut-être ne pensez-vous pas quand les recevant et à leur expliquer ça ça aurait faciliter les choses encore une fois je ne sais pas si d'autres membres de la commission ont pu ce que j'ai souvenir d'assez précis que j'ai délégué ce travail un petit groupe peut-être ce petit groupe à trouver utile de les voir ou de d'en parler avec eux mais le rapport était lui-même assez explicite sur le fait que nous essayons d'être convaincants sur le fait que c'était utile pour eux s'il avait fallu faire sur tous ceux qui étaient concernés par le rapport de d'avant-vente ou il aurait fallu voir tout le monde pour dire à tout le monde vous avez intérêt à prouver ce rapport si tu étais une tâche insurmontable juste la troisième question rapide parce que tout à l'heure vous avez dit à ma collègue vous êtes le menteur donc en gros c'est sur vous que pèse la responsabilité mais ne pensez-vous pas quand on est chargé d'une commission les membres d'un gouvernement ont aussi leur rôle à jouer sur la législation et sur le respect d'une législation protectrice [Musique] pour un peu la Constitution française vous avez raison de dire que le Parlement n'est pas seul responsable de faire la loi donc je m'adresse au Parlement parce que je suis en face de parlementaire ça ne veut pas dire que la responsabilité est unique et qu'elle n'est pas partagée Monsieur Attali les conséquences en fait de votre rapport c'est pas simplement les conséquences sur la question des taxis et je j'entends votre votre précision qui était de dire vous votre la commission interdit elle proposait elle préconisait l'augmentation du nombre de plaques et l'indemnisation de ceux qui pouvait y perdre mais elle ne préconisait pas forcément la création du statut du VTC qui allait permettre par la suite aux plateformes de prospérer et donc de risquer même à un moment donné d'amener la perte totale de la profession de taxi il y en a certains qui se sont suicidés face à l'effondrement de leur de la valeur de leur licence pour autant c'est bien suite à la commission que vous avez présidé que la création du statut d'auto-entrepreneur alors pour protéger en fait celles et ceux qui souhaitaient commencer dans le micro entrepreneuriat a été créé or aujourd'hui les plateformes et l'ubérisations dans son ensemble s'appuie énormément sur la surexploitation de ce statut qu'est-ce que vous en pensez malheureusement il y a peu de temps avec un sujet passionnant je pense en effet que le statut d'entrepreneur que d'ailleurs nous revendiquions comme une des propositions de ce rapport à mon souvenir est une bonne idée j'ai d'ailleurs moi-même en tant que président d'une association qui travaille dans les quartiers pour aider les jeunes à créer leur emploi dans les qpv en particulier fait beaucoup pour essayer de faire en sorte que ce statut soit pris et permettre aux entreprises de créer leur entreprise pour commencer sans doute faudrait-il mais j'improvise ici en parlant distinguer les auto-entrepreneurs indépendants des auto-entrepreneurs qui s'inscrivent dans un réseau à partir du moment où il s'inscrit dans un réseau il rejoignent assez vite un statut de quasi salarié dans ce cas-là touchant mais quelqu'un qui est auto-entrepreneur pour envoyer une boutique c'est pas la même chose que quelqu'un qui auto-entrepreneur pour prendre du franchise c'est pas du tout pareil donc c'est là où je crois que se trouve la frontière et une réponse effectivement très claire et très intéressante qui va je pense pas mal nous aider dans l'avancée nos travaux sur sur le sujet je présente mes excuses à mon collègue députés isards comme nous avons pris Monsieur Attali en retard je veux pas en plus lui infliger la double peine je veux bien prendre une dernière question merci beaucoup pardon merci beaucoup je veux vraiment pas être cette double peine mais simplement moi j'avais une question très très rapide c'est vrai que l'arrivée de des VTC de manière générale en France ont un petit peu comblé un point de votre apport qui est le manque d'offres de manière générale mais est-ce que vous croyez que donc c'est arrivé qui amène certains points positifs qui comble cette offre là mais certains autres points négatifs une limite un capacité profonde de continuer à développer le taxi en parallèle du développement de ces plateformes là c'est ce qui se passe en France je crois qu'il y a aujourd'hui des taxis et des VTC donc ça prouve que ça fonctionne il faut simplement éviter que les taxis soit en situation de rente et de monopole et que les VTC soit en situation d'exploitation catastrophique de l'emploi donc c'est c'est il faut éviter les deux c'est à dire l'extrait de l'excès de la concentration et à l'inverse d'excès de l'exploitation bien monsieur attaque je vous remercie infiniment je pense que c'était vraiment un éclairage important de prendre aussi un petit peu de recul par rapport à la période sur laquelle nous concentrons pour voir à quel point ces sujets étaient prégnants avant et le sont toujours aujourd'hui effectivement certaines réflexion que vous venez de livrer sur la question de l'entrepreneuriat je pense en particulièrement utile dans nos travaux je vous souhaite encore une bonne journée je vous remercie merci de m'avoir entendu