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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 6 février 2018 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesOutre-mer

Corse : Macron face aux nationalistes - Les questions SMS #cdanslair 06.02.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Quels sont les moyens de rétorsion des corps si le gouvernement refuse leurs exigences ?

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Il y a peut-être un danger vis-à-vis de la jeunesse corse ?

  • 2:01RelanceRéponse directe

    À la question des moyens de rétorsion, vous avez répondu sur la jeunesse ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Macron nous refait le coup du « et en même temps » ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas poser franchement aux Corses la question de leur indépendance ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Les Catalans et les Corses, même combat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11PrésentateurChiffre
    « Un enfant étudiant qui vient faire son master aux archives nationales à Paris, 4 fois 250 euros d'avion dans le mois, 1000 euros. »
  • 1:53PrésentateurChiffre
    « Vous faites un TGV ex-Paris pour 13 euros aujourd'hui avec les tarifs préférentiels. »
  • 2:29InvitéFait
    « Macron nous refait le coup du « et en même temps ? » »
  • 2:32InvitéFait
    « La République est indivisible, mais en même temps elle est plurielle. »
  • 3:11InvitéFait
    « Si on organise un référendum encore sur l'indépendance aujourd'hui, nous perdons. »
  • 4:31InvitéChiffre
    « 7 millions d'habitants en Catalogne, 300 000 en Corse, un PIB qui n'a rien à voir entre les deux. »
  • 4:41InvitéChiffre
    « On était à 50-50 en Catalogne. »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • Invité16 %
  • Invité 214 %
  • Invité 313 %
  • Invité 410 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Invité

Quels sont les moyens de rétorsion des corps si le gouvernement refuse leurs exigences ?

0:09
Présentateur

Non, mais écoutez, il y a peut-être un danger vis-à-vis de la jeunesse, parce que là, on a beaucoup parlé évidemment du passé, très légitimement, de la cérémonie en l'honneur d'Érignac, vous l'avez bien dit tout à l'heure, tous les collégiens, tous les lycéens qui sont allés mettre à la bande-rôle sur le rectorat d'Ajaccio hier ou avant-hier avec Parlons Corse, il n'y a aucun d'entre eux qui a connu Érignac. Ils sont tous nés il y a 16 ou 17 ans. Et donc à 20 ans, on est déjà en troisième année de licence à l'université de Corté.

0:41
Invité

Et donc on est déjà nationaliste, c'est ça que vous voulez laisser entendre ?

0:45
Présentateur

On est quand même très majoritairement derrière les jeunes élus d'aujourd'hui, et donc des gens aussi âgés que moi ou que Chevenement, c'est vraiment des dinosaures. Et donc c'est les étudiants qui ont des préoccupations tout à fait actuelles. Alors j'entends dire les avantages, vous achetez 4 tablettes de chocolat par mois, un Corse va économiser 10 euros sur l'achat de ces 4 tablettes. Vous avez un enfant étudiant qui vient faire son master aux archives nationales à Paris, 4 fois 250 euros d'avion dans le mois, 1000 euros. Alors il peut bien gagner 10 euros sur le chocolat s'il en dépense 1000 en avion.

Et donc ce que disait la maman tout à l'heure du prisonnier politique, je prends l'avion, je vais, dit politique, je prends l'avion, je vais, le taxi, etc. C'est pareil pour des centaines d'étudiants. Je loge en ce moment, moi, une étudiante, quatrième année de Sciences Po, ajaxienne, fille d'ajaxien, elle ne peut pas payer 1000 euros d'avion tous les mois. Et moi je milite beaucoup pour qu'on s'occupe justement de l'égalité des citoyens, que ce soit les prisonniers dits politiques, que ce soit les jeunes, que ce soit les étudiants. Vous faites un TGV ex-Paris pour 13 euros aujourd'hui avec les tarifs préférentiels.

1:58
Invité

Ce que je retiens, c'est qu'à la question, quels sont les moyens de rétorsion des corsiers si le gouvernement refuse leurs exigences ? Vous avez répondu très justement, la jeunesse, la suite et l'avenir.

2:06
Présentateur

Je suis au contact de 400-500 jeunes par jour depuis 40 ans. Et je vous assure que les jeunes n'ont pas forcément le discours qui est celui de ma génération, où on a connu les anciens combattants de 14 et ceux de 39-45.

2:19
Invité

Ménager un avenir à la Corse et garder celle-ci dans le giron républicain. Macron nous refait le coup du « et en même temps ? » On est là-dessus. Le discours de Furiani quand il était candidat, c'était « la République est indivisible, mais en même temps elle est plurielle ». Donc voilà, tout le monde avait gagné. Et donc là, il faut sortir de l'ambiguïté au bout d'un moment. Est-ce qu'il va sortir de l'indicité ? Est-ce qu'il n'a pas le choix ? Oui, mais il y a un chemin de crête en disant « on rappelle un certain nombre de principes, il n'y a pas d'amnistie, etc.

» Mais en revanche, rapprocher les prisonniers, comme on a dit tout à l'heure, aménager les dérogations fiscales, éventuellement donner un coup de pouce économique, c'est jouable. On a bien organisé un référendum sur un aéroport. Pourquoi ne pas poser franchement aux Corse la question de leur indépendance ? Ah, de leur indépendance ? Je ne suis pas sûr qu'ils gagnent. D'ailleurs, Jean-Guy Talamoni a répondu il y a quelques semaines, juste avant les élections du mois de décembre, en disant « écoutez, si on organise un référendum encore sur l'indépendance aujourd'hui, nous perdons.

» Le pari de Jean-Guy Talamoni, qui lui, est indépendantiste, c'est de dire « il faut aujourd'hui qu'on aménage une autonomie, qu'on développe l'île, et peut-être que dans 10-15 ans, à la faveur justement de l'arrivée de cette génération, de cette jeune génération dont vous parliez, peut-être que le sentiment indépendantiste sera majoritaire. Mais voilà où on en est. D'ailleurs, il faut le dire, que sur la plupart des îles, alors là, la Corse, ce n'est pas un dôme, ce n'est pas un thôme, ce n'est pas un territoire ni un département d'outre-mer. Vous faites un référendum d'indépendance sur tous ces territoires-là, la réponse est majoritairement non, y compris en Nouvelle-Calédonie.

C'est-à-dire que la fièvre indépendantiste est minoritaire partout. Autonomie, oui. Mais autonomie, oui, bien sûr. Le rapprochement des prisonniers de leur lieu d'origine est-il la règle sur tout le territoire ? Normalement, oui. Normalement, oui. Et ce qu'il disait, c'est que vous nous déniez le fait qu'ils soient des prisonniers politiques. Donc, s'ils sont des prisonniers de droit commun, le droit commun doit s'appliquer. Et donc, ce n'est pas forcément dans votre ville, mais à proximité. Les Catalans et les Corses, même combat ? Non, on l'a dit tout à l'heure, déjà, il y a des effets de taille.

C'est 7 millions d'habitants en Catalogne, 300 000 en Corse, un PIB qui n'a rien à voir entre les deux, une pratique de la langue, la construction d'une large autonomie qui était beaucoup plus développée. Et pour autant, on a vu qu'on était à 50-50 en Catalogne. C'est-à-dire qu'alors qu'ils avaient beaucoup plus d'arguments à faire valoir, ou en tout cas d'atouts sur lesquels s'appuyer, donc on voit bien qu'aujourd'hui, on n'en est pas encore là. Quelle est la richesse de la Corse, à part le tourisme ? La matière grise. Je pense que c'est vraiment le tourisme. Il n'y a quasiment pas d'économie en Corse, à part celle du tourisme.

L'agriculture qui est mythifiée, à laquelle on se réfère sans arrêt. L'agriculture de montagne a quasiment disparu. Ça va être intéressant d'ailleurs, demain, la visite que va faire Emmanuel Macron dans le centre de recherche de l'INRA, l'Institut National de la Recherche Agronomique, puisque c'est l'un des secteurs un peu modernes, un peu dynamiques. La culture des clémentines qu'on connaît avec leurs petites feuilles vertes, ça vient de Corse. Oui, en dehors de ça, c'est le tourisme qui fait vivre la Corse de façon écrasante, et beaucoup trop écrasante d'ailleurs. Il faudrait qu'il y ait autre chose, d'autres alternatives au tourisme. Une question à l'historien.

Depuis quand la Corse est-elle française ?

5:42
Présentateur

Depuis le décret du 30 novembre 1789, et pas du tout depuis la bataille de Ponténauve. Et je crois effectivement qu'il faut instruire la jeunesse et lui apprendre sa vraie histoire.

Et donc les Corses sont devenues officiellement français, suite à ce décret qui a été pris par six députés de Corse envoyés à l'Assemblée Constituante, et qui ont demandé à Mirabeau, qui est quand même connu nationalement et mondialement, et qui était de grand-mère Corse, puisqu'il avait une grand-mère qui sortait de Morsiglia au Cap Corse, et il parlait lui le Corse couramment au point qu'on l'appelait le comte de Cazinck dans la fameuse campagne de Ponténauve en 1769, et c'est lui qui a fait prendre ce décret à l'Assemblée Nationale. Donc si nous sommes devenus Corse, c'est parce que nous l'avons demandé.

Et de 1769 à 1789, il y a un très bon livre de René Emmanuel qui s'appelle L'équivoque Corse, et qui montre que la monarchie Louis XV a combattu les Corses, mais pas la République, et que ceux qui ont été massacrés malheureusement dans le Nioul en 1774 ont été les victimes des troupes du roi et pas de la République.

6:54
Invité

Une autre question pour vous, pourquoi le drapeau Corse affiche-t-il la tête d'un mort ?

6:58
Présentateur

Sûrement parce que c'est Saint-Maurice, et donc la tête d'un sarrasin, c'est un peu une idée qui est reprise aujourd'hui malheureusement avec une vision raciste, en disant les sarrasins on leur a coupé la tête, on les a toujours chassés, mais la tête de mort qui apparaît très timidement au XVe siècle, elle entre vraiment dans l'histoire Corse avec Théodore de Neuhoff au XVIIIe.

7:19
Invité

Je suis Corse, mes parents parlaient Corse entre eux pour qu'on ne comprenne pas ce qu'ils disaient, c'est vrai que c'était palité de la transmission, ça vous est arrivé aussi ?

7:28
Présentateur

On ne comprenne pas les enfants, ce que disait mon grand-père.

7:31
Invité

Merci à vous tous, c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25, on se retrouve demain pour un nouveau C'est dans l'air à 17h50. Tout de suite c'était à vous, belle soirée sur France 5.

Corse : Macron face aux nationalistes - Les questions SMS #cdanslair 06.02.2018 · Pourquijevote