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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 février 2025 24 min

Christine Lavarde : « Ce budget est le plus mauvais à l’exception de tous les autres »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Christine lavard on commence en regardant les une de la presse régionale on va la regarder ensemble on a sélectionner trois la Une de Sud-Ouest c'est la grande bascule des agriculteurs la Gironde qui bascule de la FNSE à la Coordination Rurale c'est le cas on l'a vu dans 13 autres départements la Une de Var Matin c'est sur les droits de douane le Var en danger face à la politique commerciale imprévisible de Donald Trump certaines entreprises varoises qui exporte aux États-Unis sont menacés et puis là une de cor ce matin c'est sur l'érosion du littoral la mer gagne du terrain reportage sur les zones côtières de l'île où l'érosion a déjà entamé son inexorable progression plage englouti habitation menacer le scénario les scénarios les plus alarmants sont annoncés pour 2050 quelle une choisissez-vous je pense que vous pouvez deviner non je pense mais je vous laisse choisir et ben je vais choisir la Corse alors pas parce que c'est vous qui faites la matinale mais parce que c'est un sujet enfin sur lequel je travaille pas mal depuis déjà de nombreux mois voir années au Sénat qui est la question en fait des risques naturels de leur prévention de leur indemnisation et en tant que tel le sujet dont parle cors ce matin c'est le recul du trait de côte qui est un peu un angle mort de nos politiques publiques parce que ce n'est pas un risque naturel au sens où on le voit on voit la mer inexorablement gagner du terrain à l'inverse dès qu'on passe en submersion marine là on est dans un risque naturel et d'ailleurs il y a eu des travaux à à l'Assemblée nationale des des amendements au Sénat dans lors des discussions du dernier PLF pour mettre des moyens financiers sur cette prévention de l'érosion côtière et euh donc j'avais repris en fait ces ces idées justement dans le programme de prévention des risques hein qui est dans au sein de la mission écologie et ce sont des dispositions qui ont perduré euh dans les discussions de la CMP donc qui sont dans le budget adopté adopté hier euh il va désormais falloir veiller attentivement à leur mise en œuvre on va parler d'un autre sujet sur lequel vous travaillez c'est l'intelligence artificielle la semaine prochaine aura lieu à Paris un grand sommet mondial sur l'intelligence artificielle Emmanuel malcon il prendra la parole dimanche soir à 20h sur le sujet est-ce que la France elle est en retard en matière d'intelligence artificielle en fait tout dépend de comment on prend le sujet de l'intelligence artificielle si on prend le sujet de la réglementation des usages de du cadre légal dans lequel on inscrit les modèles les outils la France l'Europe ont plutôt un cadre beaucoup plus avancé que le cadre américain c'est pas la jungle dit autrement après c'est vrai que si on regarde l'économie bah on constate qu'en fait tous les géants enfin en tout cas ceux qui qui font qui font le business aujourd'hui openi dipsi sont des géants américains chinois et que finalement nous nos géants français Mistral ils ont encore du du mal à se faire une place tout en haut et comment ça se fait ça alors comment ça se fait il y a des débats assez intéressants de savoir si on doit créer àouva pu réguler ou s'il faut réguler et en même temps créer et ça c'est un peu tout tout ce que les travaux de la délégation à la prospective ont essayé de montrer c'est-à-dire que l'intelligence artificielle c'est beaucoup d'opportunités c'est aussi un certain un nombre de risques dont il faut arriver à pouvoir se prémunir pour avoir à la fin un usage qui soit vraiment bénéfique pour la société donc moi j'estime que notre manière d'avancer de manière équilibrée et en même temps création régulation doit normalement nous permettre d'avoir à terme un usage pertinent de l'intelligence artificielle estce qu'à terme ça sera pas trop tard par rapport aux avancées des autres pays enfin juste regardons ce qui s'est passé avec dipsic lancer en grande pompe à à la fin du mois de janvier très rapidement on a appris qu'en fait une partie des données des util déjà les données des utilisateurs sont stocké c'est-àdire que tout ce que vous donnez à manger à cette intelligence artificielle est stocké en Chine et les autorités chinoises ont la capacité de pouvoir en gros les réquisitionner et les regarder sur simple demande donc avis à tous les utilisateurs actuel ou potentiel de dipsic vous partez dans une inconnue sur ce qui va à devenir de vos données aujourd'hui le le cadre d'usage si on utilise un outil qui répond au droit européen et à laayct n'est pas du tout celui-là Elisabeth borne la ministre de l'Éducation nationale elle annonce le lancement d'un appel d'offre de 20 millions d'euros pour créer une IA à destination des professeurs ainsi que des formations pour les enseignants est-ce que l'IAA dans l'éducation nationale c'est un plus ou c'est un moins B alors j'invite tout le monde à regarder le rapport très intéressant des de de la délégation à la prospective justement qui traite de ce thème on en a un autre sur la santé on en a un autre sur les services publics et très prochainement deux autres un sur les collectivités et l'autre sur l'environnement et justement sur comment l'IA vient modifier ou pas la manière dont on exerce les politiques publ dans ces domaines et en matière d'éducation déjà le le premier constat c'était de constater que finalement les élèves eux ils savent se servir de l'intelligence artificielle là où les professeurs ne le savent pas donc on a déjà un un billet entre le le l'enseignant et l'enseigné qui n'utilise pas forcément les les mêmes outils et il faut se souvenir que à l'époque où Gabriel Atal était ministre de l'éducation nationale il avait d'ailleurs envisagé de d'utiliser l'intelligence artificielle pour remettre à niveau les élèves de de seconde en mettant en place une sorte de tutora adapté à chaque élève on lui proposait des exercices et au fur et à mesure de sa progression voilà c un outil adapté ce qui permettait bah d'avoir une une éducation plus en fonction des besoins de l'élève et permettre d'avancer au rythme au rythme des enfants là finalement ce que propose ellisabeth born c'est peut-être déjà de revenir au au fondamental c'est-à-dire le constat qu'effectivement aujourd'hui il va être urgent de former les professeurs à ce que l'intelligence artificielle peut faire ou ne pas faire à la manière dont elle change aussi la façon dont les élèves travaillent eux-mêmes parce que et là c'est je pense quand même un un quelque chose de primordial et c'était très bien rappelé par pareil une audition que je vous invite à regarder sur le site de la de la prospective de dire que avant toute chose il faut quand même que l'homme reste le maître de ses outils et que pour rester le maître le plus c'est de savoir lire mais de savoir de voilà savoir lire et ce que fait l'intelligence artificielle en fait elle lit toute la journée donc nous en tant qu'humain déjà continuons aussi à lire et à voir les processus neuronaux qui fonctionne allez on va parler du budget puisque ça y est le budget est définitivement adopté le Sénat a approuvé l'accord trouvé entre députés et sénateurs on revient sur tout ça avec Quentin [Musique] calm bonjour Quentin bonjour orien bonjour Christine Lavarde bonjour et Quentin ça y est on peut le dire le budget 2025 est donc officiellement voté par le Parlement voilà j'aurais pu rapporter des cotillons on entendu votre enfin de soulagement tout à l'heure effectivement la dernière étape du processus parlementaire a été franchi hier par un dernier vote le Sénat a adopté les conclusions de la commission mixte paritaire voyez les images 219 voix pour 107 voix contre 19 abstention il reste une dernière étape quand même c'est le passage par le Conseil constitutionnel qui doit vérifier la conformité du projet loi de finan mais pour l'heure le gouvernement se réjouit oui c'est une victoire pour François baayrou il a en plus réussi à survivre à la motion de censure déposée en début de semaine à l'Assemblée nationale il a donc fait mieux que Michel Barnier en décembre dernier l'exécutif qui insiste sur les main tendues notamment au socialiste et qui ont permis d'adopter ce budget écoutez à notre micro Amélie Montchalin à la ministre du Budget elle a répondu à nos question à la sortie de l'hémicycle juste après le vote final du projet VO finance elle reconnaît que ce n'est pas un budget parfait elle parle d'un budget de compromis écoutez on a intégré les priorités les avancées des différents groupes politiques pour mieux refléter des sur des sujets qui sont importants pour les Français un certain nombre d'avancé je pense à la transition écologique je pense à la recherche je pense à l'éducation à universités donc voilà c'est un budget qui est le fruit de ce travail et puis c'est aussi un un un point important à souligner c'est un budget qui enclenche très fermement la réduction des déficits avec ce budget le déficit ouais ça vous fait sourire le déficit qui devrait revenir à 5,4 % du PIB contre 6 % en 2024 avec au total un effort partagé avec d'une part 30 milliards d'euros d'économie un effort jamais fait à dir Lombard et 20 milliards d'euros de hausse d'impôt proportionnel aux capacités contributive de chacun selon le ministre de l'Économie alors madame Lavarde est-ce que vous vous réjouissez du vote de ce budget même si on entendu que pour tout le monde c'est un budget imparfait ah ben je vais pas j'ai pas changé d'avis d'ailleurs j'ai eu des propos au moment du du vote solennel au Sénat en disant que ce budget était le plus mauvais à l'exception de tous les autres qui a été largement repris dans la presse et je n'ai pas changé et d'ailleurs vous disiez 5,4 % de déficit les les calculs qui avaient été fait avant l'annonce de annoncement à l'abaissement du seuil de TVA on était à 5,445 % de déficit donc il fallait pas grand-chose pour qu'on passe à 5,5 he d'ailleurs l'arrondi devrait plutôt et là comme hier les ministres viennent de de mettre on va reparler voilà pour 700 millions de recettes autant vous dire que là on est déjà à plus que 5,5 % de déficit ce matin bah alors il va falloir qu'on ait vraiment de très très bonnes recettes ce qui ne s'est jamais fait d' dans les derniers exercices vous avez plutôt constaté comme moi que nos prévisions de recett étaient toujours trop optimistes et que c'est comme ça qu'à la fin de l'année bah on ateint 6 donc voilà on a mais en fait enfin je dis ça les préision de croissance par exemple sont sont surévalué selon vous est-ce que c'est un risque le Haut Conseil des finances publiques là puisque les prévisions de croissance ont été revues on est passé de 1,1 % dans le PLF Barnier à 0,9 % dans l'article liminire adopté enfin du PLF de la loi finance désormais désormais voté le Haut Conseil des finances publiques voilà souligne que c'est une prévision réaliste mais qui va quand même va falloir la tenir et surtout le Conseil dit que le gouvernement a fait une prévision d'inflation un peu élevée et en fait il y a une corrélation directe entre l'inflation et le niveau des recettes encaissé donc si l'inflation est plus faible on aura déjà une diminution des recettes toutes chos égal par ailleurs Quentin on continue parce enc questions qui se POS sur ce Budet voilà François Baou qui n'en est qu'au début de l'ascension de son Himalaya budgétaire he c'est une expression qu'on a eu notamment dans le monde cette semaine deux mesures pourrai poser un problème mais elles sont essentielles au budget il s'agit de la taxation exceptionnelle sur les haut revenus et celle sur les entreprises qui réalisent d'importants chiffres d'affaires ces de ces deux mesures qui sont vraiment au cœur du projet lo de finance de la loi de finance elles doivent rapporter 10 milliards d'euros mais le Conseil constitutionnel pourrait retoquer ces deux mesures car il est interdit de voter des mesure rétroactive alors pas d'inquiétude pour la ministre écoutez un deuxième extrait de l'interview la commission mixte paritaire les députés les sénateurs quand ils se sont réunis la semaine dernière ont écrit des choses pour que nous soyons pas dans la rétroactivité il y a eu des changements sur la manière dont les choses sont techniquement faites vous nêtes pas inquiète aujourd'hui donc le Conseil constitionnel est souverain dans notre pays c'est pas à moi de décider ce qu'il doit dire par définition évidemment c'est un moment important pour la garantie de la sol validité des textes et donc ce sera dans les prochains jours les prochaines semaines que ce budget sera définitivement donc promulgué appliqué madame laavard est-ce que ça vous inquiète alors effectivement comme le dit la ministre on a eu un vraiment un très très gros travail parce que finalement ouvre de soulagement aussi pour nous ça fait plus de 4 mois qu'on est sur ce sur ce texte et donc même une fois le vote solennel au Sénat il y a eu une semaine d'intense travail des deux rapporteurs et puis des membres de la commission mix par pour justement arriver à à modifier les articles déjà pour tenir compte du fait que les mesures on est on était déjà passé le 1er janvier donc en fait il y a plein d'endroits si on regarde où c'est des corrections rédactionnelles juste de date pour permettre que ça colle avec le fonctionnement normal et donc du cou est-ce que ça vous inquiète ce recours au Conseil constitutionnel qui pourrait trouver que c'est un peu du bricolage alors le recours au Conseil constitutionnel toute façon il est classique donc en fait c'est pas quelque chose d'exceptionnel mais parce qu'il y a eu tout tous ces arrangements et tout ces modifications le le fonctionnement justement de ces deux taxations exceptionnell et temporaire et j'insiste sur le côté temporaire parce que pour nous c'était un préalable indispensable au fait que nous les soutenions euh désormais en fait ce sont des des des des des impôts qui sont levés sur les revenus de 25 et de 24 pour éviter aussi tout mécanisme d'optimisation fiscale qui aurait voulu qu'on ramène les bénéfices en 24 pour finalement avoir un niveau d'imposition faible en 25 5 et donc avec un mécanisme parce que l'idée était quand même d'encaisser les recettes sur 25 donc d'un compte mais pour une somme qui sera officiellement constaté qu'à la fin de l'exercice fiscal ok donc c'est solide donc on est bien sur une imposition de l'année dans la loi de finances de l'année et les acteurs économiques sont informés avant de clôturer leur compte ok il y a une mesure qui était passée inaperçue qui inquiète les petits entrepreneurs c'est un article du budget qui abaisse le seuil d'exemption de TVA cela concerne it 250000 entrepreneurs hier Éric Lombard a fait une annonce au journal de 20h de France 2 on l'écoute cette mesure effectivement qui faisait l'objet d'une demande en réalité des artisans pour maintenir plus d'égalité entre les auto-entrepreneurs et les artisans enfin c'était surtout pour aussi rapporter 700 millions au budget c'était pas l'objectif principal nous avons entendu les demandes des auto-entrepreneur je peux annoncer ce soir il y aura un communiqué que Véronique louvagi la ministre du Commerce qui fait partie des six ministres de Bery va lancer une concertation afin d'ajuster cette mesure si c'est nécessaire et pendant le temps de cette concertation cette mesure sera suspendue c'estàdire que les auto-entrepreneurs ne devront pas s'inscrire pour payer la TVA donc on aura le temps du dialogue madame Lavarde vous étiez passé à côté de quelque chose ah non parce que si vous regardez avec beaucoup d'attention toute l'histoire de cette mesure au Sénat vous pourrez constater que le Sénat dans sa sagesse avait re jeté le dispositif donc c'était dans la première partie il y a eu ensuite cette fameuse seconde délibération à plus de 20 27 voilà 27 votes et il y avait notamment ce ce petit article dans les 27 votes que le gouvernement avait remis euh au au vote du que là on a voté et ensuite c'est vrai que dans la commission mixte paritaire on n absolument pas discuté de ce sujet mais personne hein il y a eu aucune prise de parole aucune intervention sur ce sujet euh mais il a eu raison de revenir sur cette mesure Erric lomar hier soir ou pas alors euh je je là où j'entends effectivement le sous-jacent de la mesure c'est qu'effectivement aujourd'hui on a un seuil de TVA qui finalement n'incite pas euh le régime de l'auto entre prise euh tel qu'il a été imaginé doit être un régime transitoire voir si effectivement l'idée qu'on a développé trouve son marché fonctionne pour ensuite basculer vers la vie d'une d'une entreprise euh avec euh enfin voilà la vie d'une entreprise aujourd'hui le seuil très élevé des niveaux de TV en fait n'incite pas les voilà entretiens ce fait de rester dans un statut qui est qui n'est pas aussi très protecteur parce que on n' pas les mêmes droits on Acquier pas les mêmes droit sociaux et autres que quand on est un statut d'entreprise voilà donc c'est pour ça ça c'est aussi un souci de de donner des enfin préparer l'avenir parce qu'on malheureusement trop souvent on raisonne sur ce qu'on a en temps ha sur son compte bancaire sans penser a préparé sa qu qui va se passer en chômage donc derrière les raisons pour lesquelles les gouvernements successifs Barnier puis berou soutenait la mesure ont un sens après nous on maîtrise pas toutes les concertations ou pas et si les uns et les autres avaient été sollicité av bah en fait on découvre là maintenant que personne n'était au courant mais c'est vrai que ça on n pas enfin vous pensez qu'il y aura d'autres annoncements de ce type dans les jours à venir alors disons que là où je suis un peu inquiète c'est que euh la à mesure et voté enfin personne nen avait jamais entendu parler là quelqu'un doit découvrir je pas quelqu'un qui a lu les tous les plus tr près de 300 article du PLF qui découvre le sujet et tout de suite renoncement renoncement à 700 millions est-ce que ça ne va pas entraîner un effet de dire ah bah moi je suis pas content de ça allez je montre et nouveau renoncement aujourd'hui comme je l'ai dit on est quand même sur une ligne de crête 5à 54 on a déjà basculé du côté des 55 et malheureusement au-delà de ce chiffre de 54 55 c'est toutes les conséquences que ça aurait sur les conditions de financement de la France sur la confiance que nos partenaires européens peuvent placer en nous et donc plus on recule plus on retarde à redresser nos finances publiques plus on plus l'effort va être important dans les mois et les années à venir Gérard Larché ce matin le président du Sénat il donne une interview au journaux régionaux du groupe ébra il dit il faut dès maintenant préparer le budget 2026 en réfléchissant à la réduction de la dépense publique et des normes à la réorganisation de l'État et des agences publiques con conitement ça veut dire quoi ah mais il a complètement raison bah d'ailleurs voilà comme ça ça permettra d'avoir le temps de concerter largement en amont toutes les mesures comme ça qui pourrait donner lieu à des des des discussions des contestations et puis d'ailleurs nous aujourd'hui le groupe LR du Sénat va prendre cette part à la réflexion notamment avec la commission d'enquête sur les agences et le démembrement de l'État pour voir si on a moyen de rationaliser la dépense publique et surtout de la rendre plus efficace et plus efficiente merci Quentin à tout à l'heure mercian oui à tout à l'heure on vous retrouve évidemment dans le club on va voir l'actualité du côté de chez vous de votre département on va retrouver Jacques Paquier bonjour Jacques merci d'être avec nous directeur de la rédaction du journal du Grand Paris Jacques on va se projeter avec vous sur l'élection municipale de 2026 et la campagne débute déjà oui la campagne débute avec un mouvement qui est né cette année cette cette semaine qui s'appelle les grands parisiens les grandes parisiennes et qui propose madame Lavarde de euh de aux candidats au municipal de porter en fait deux programmes un programme pour leur commune et un programme pour la métropole pour l'agglomération parisienne en partant du constat que une série de problèmes que ce soit la qualité de l'air que ce soit la le logement que ce soit l'emploi les rapports entre emploi et mobilité ne saurait se régler à l'échelle communale et j'aurais voulu savoir madame la sénatrice ce que vous pensez d'une telle proposition ah ben là je pense que que ma réponse vous la connaissez à l'avance c'est-à-dire que c'est une réponse négative parce que souvenons-nous des conditions de naissance de cette métropole du Grand Paris par deux fois les maires à plus de 90 % des communes qui composent la métropole du grandpis se sont opposé à sa création et on voit bien elle fonctionne depuis le 1er janvier 2016 donc ça fait maintenant près de 5 an de fonctionnement effectif pardon 10 ans oui 10 quasiments oui à force de cont milliard on sait plus content en unité euh et ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas parce que aujourd'hui on a quelque chose d'hybride qu'on peut pas exclure le reste de la région île-de-fance du fonctionnement de la métropole notamment quand on pense à la mobilité il y a aujourd'hui tout un tas d'artisans qui vivent enfin artisans chef d'entreprise qui travaillent enfin qui vivent qui habitent qui ont leurs sièges sociaux dans la grande couronne et qui pour autant viennent dans la petite couronne donc il faut bien penser euh les les réseaux de transport à l'échelle de ces deux de ces deux aires géographiques et puis pourquoi ça ne marche pas parce que aujourd'hui est-ce que vous pensez qu'un plan de logement il peut être construit à l'échelle de 7 millions d'habitants gardons des unités de vie qui soient plus plus locales et qui prennent en compte justement la manière dont fonctionne et fonctionne de manière historique les zones d'habitation les zones d'activité mais dans un bassin de vie qui soit à taille humaine accessible en transport en commun et ça pour moi la métropole du Grand Paris elle n'a pas apporté ces réponses là je l'ai toujours dit la métropole du Grand Paris si elle doit continuer à exister elle aurait dû uniquement se focaliser sur des grands projets structurants renforcement des lignes de RER et là en fait elle vient qu'en accompagnement de la région Île-de-France et donc comme nous nous travaillons à la rationalisation et à l'efficacité de la dépense publique pourquoi avoir deux instances la région et la métropole qui font la même chose donc il faut supprimer la métropole du Grand Paris il faut supprimer la métropole du Grand Paris est ce que porte les grands parisiens et ben finalement c'est c'est un projet à l'échelle de la région où là on a des listes départementales ce qui permet déjà d'avoir une une aire de réflexion plus large que l'aire de la commune et ensuite de s'inscrire dans des schémas directeurs qui existent déjà à l'échelle régionale Jacques voulez interroger si j'osais être un tout petit peu impertinent je dirais que vous vous vous dites que les problèmes de logement ne sauraient se régler à l'échelle de 7 millions vous proposez qu'il se règle à l'échelle de 12 millions non mais les problèmes de logement les problèmes de logement il peuvent se régler aujourd'hui à l'échelle des intercommunalités et d'ailleurs aujourd'hui on a des plans locaux de l'urbanisme intercommunaux qui sont déjà sur des bassin de vie énorme en nombre d'habitants par rapport à ce qu'on peut observer sur le reste du territoire national le plus petit territoire de la métropole du Grand Paris quand même je vous le dis c'est 330000 habitants c'est beaucoup plus que certains départements français Jacques vous avez une deuxème 3è du coup question oui oui vous l'avez abordé madame la sénatrice sur la la les les mobilités euh entre la pérénisation des voies réservées sur le périphérique les la zone à faible émission métropolitaine bientôt ou déjà la zone à trafic limité dans Paris beaucoup de mesures visent à réduire la pollution liée à la circulation des véhicules qui fait quand même 5000 morts j'aurais voulu ça par an prématuré j'aurais voulu savoir là votre votre opinion est-ce que vous faites partie des gens qui pensaient que qui pensent qu'on on empiète sur la liberté des automobilistes ou au contraire pensez-vous que ces mesures sont totalement légitimes au nom de la santé alors vous savez il y a une maxime qui dit ma liberté commence là où s'arrête celle des autres donc là en matière de santé publique je pense qu'il faut faire prendre conscience aux uns et aux autres des conséquences de la circulation automobile mais aussi j'ai envie de le dire des transports en commun et je vais m'expliquer par là aujourd'hui toutes nos actions de mobilité elles sont centrées sur la diminution des émissions de CO2 de gaz carbonique il faut aussi avoir conscience que la pollution de l'air c'est les particules de freinage et en la matière il y a de très gros progrès à faire euh sur le métro les RER pour venir diminuer ses émissions de particules fines donc voilà déjà informons prenons tous les moyens et il y a des technologies qui existent pour y arriver et on aura à ce moment-là une véritable action sur la santé publique merci Jacques Paquier merci d'avoir été avec nous réindustrialiser l'île-de-fance du rêve au projet c'est à la Une du journal du Grand Paris merci beaucoup Christine Lavarde d'avoir été avec nous bah bon repos après ce marathon budgétaire du coup merci d'avoir été avec nous dans le club on va parler des 150 ans du Sénat ce sera à suivre dans 20 minutes mais d'abord on va parler de la gauche et de l'idée de gauche avec le sociologue michelor [Musique]