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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 5 mai 2025 28 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesTransportsEnvironnement & énergie

Marc Ferracci : "La mise sous tutelle d'Arcelor n'est pas la bonne solutione

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut interdire les grèves à certaines périodes comme en Italie ?

  • 0:45OuverteÉludée

    L'équilibre un peu différent, Marc Ferat, bah c'est ça. Je je ce que je disais, les Italiens le font, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas nous ?

  • 2:15FerméeRéponse directe

    Est-ce que c'est envisagé aujourd'hui la renationalisation des autoroutes ?

  • 4:15OuverteRéponse partielle

    Contrôle technique obligatoire sur les véhicules. La Commission européenne défend l'idée d'un contrôle tous les ans pour les véhicules de plus de 10 ans. Ça vous paraît une bonne mesure ça ou ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    François Obayerou a une idée de proposer un référendum sur la réduction des déficits et la dette. Que pensez-vous de cette idée ?

  • 8:20ComplaisanteRéponse directe

    L'apprentissage fait appel à l'apprentissage beaucoup et il y a un paradoxe en France, c'est que le chômage des jeunes est élevé plus que dans d'autres pays d'Europe et parallèlement à cela, l'apprentissage qui était une piste formidable engagée par le président de la République et ben voilà qu'on commence à renier les crédits apporter à l'apprentissage.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:20Marc FerracciChiffre
    « On a aujourd'hui un niveau de dette tel que la charge de la dette dans les prochaines années pourrait atteindre 100 milliards d'euros par an. »
  • 8:30Marc FerracciChiffre
    « Il y avait 300000 apprentis en 2017, il y en a plus de 800000 aujourd'hui. »
  • 10:30Marc FerracciFait
    « On a des droits de douanes qui ont été imposées par l'administration américaine de 10 % sur tous les produits »
  • 14:40Marc FerracciChiffre
    « On importe 60 % de notre consommation énergétique à travers les importations de gaz de pétrole. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité Marc Ferat, ministre chargé de l'industrie et de l'énergie. Bonjour, merci d'être avec nous.

On va beaucoup parler d'industrie évidemment mais mais j'ai quelques questions sur le quotidien des Français parce que j'aime bien ça et notamment sur la grève à la SNCF parce que toute la semaine annonce deux syndicats, on le sait Sud et Sudraille et CGT. Bien. Euh pas trop de perturbation nous dit la direction SNCF.

Oui, mais enfin il y a déjà des perturbations notamment en région hein ce matin. Alors Marc Ferat le débat est toujours le même ouvert. Est-ce qu'il faut interdire les grèves à certaines périodes comme en Italie ?

Vous avez raison, le débat revient très fréquemment. Oui, le débat revient très fréquemment et il y a toujours un petit peu les mêmes arguments. D'un côté, le droit de grève qui est un droit qui est protégé par la Constitution et auquel il faut évidemment euh apporter euh une attention particulière parce que c'est ça qui a permis un certain nombre d'avancées sociales dans notre pays.

Euh et puis euh évidemment le quotidien des Français, vous l'avez dit, c'est-à-dire la capacité à aller au travail, la capacité à se déplacer voir sa famille. Moi, je crois en un principe assez simple, c'est l'esprit de responsabilité et le dialogue social. Le dialogue social, ça veut dire faire preuve de compromis, faire preuve de modération dans les revendications et dans une dans un contexte dans un contexte, ça peut marcher et je pense que sur le conflit qui a lieu ces jours-ci euh on a la capacité à trouver des points d'atterrissage.

Mais vous avez raison, vous avez raison de dire que c'est assez récurrent et que sur un certain nombre d'activités comme le ferroviaire, comme les transports, et bien l'esprit de responsabilité devrait peut-être amener à des équilibres un petit peu différents et à un petit peu moins de conflictualité. L'équilibre un peu différent, Marc Ferat, bah c'est ça. Je je ce que je disais, les Italiens le font, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas nous ?

Mais vous savez chaque pay c'est pas c'est pas parce que dans un autre pays d'Europe on fait quelque chose qu'on est obligé d'imiter mais tout de même. Si vous regardez ce qui se passe en Italie euh la législation qui a été passée ne résout pas tous les problèmes d'une part. Oui.

Et ensuite chaque pays a son histoire. Nous nous avons une histoire. Euh les Italiens et les syndicats italiens ont leur propre histoire.

Ils ont pas le même système ferroviaire. C'est un pays qui est par ailleurs décentralisé. Donc je pense que on peut pas transposer les législations étrangères à cette il y a une proposition de loi qui a qui qui est qui a été discuté qui le sera à nouveau.

Vous dites non. Écoutez, moi je suis jamais contre le débat parlementaire autour d'une proposition de loi. Les arguments s'échangeront mais je pense que les arguments doivent aussi tenir compte de la nécessité de faire du dialogue social.

Le vrai point de sortie des con. Pour vous la seule solution c'est le dialogue social. Je pense que c'est quelque chose sur ce genre de sur ce genre de problématique qui doit prévaloir Alors, puisqu'on est dans la circulation euh au sens large du mot, il y a aujourd'hui une grande réunion à Marseille euh euh je vais pas vous poser 1000 questions dessus mais simplement la renationalisation renationalisation des autoroutes.

Est-ce que c'est envisagé aujourd'hui ça ne fait pas partie des pistes qui sont sur la table. Donc pas question de renationaliser les autoroutes. Moi je vais pas parler pour l'intégralité du gouvernement surtout qu'il vous aura pas échappé que ça n'est pas dans mon portefeuille.

J'ai un collègue des transports qui s'appelle Philippe Tabarot qui s'occupe de ce genre de sujet avec beaucoup d'engagement, beaucoup de détermination et beaucoup de talents. Et donc sur ce sujet c'est un c'est aussi c'est un petit peu comme les grèves. C'est un peu un serpent de mer.

La renationalisation des autoroutes. Vous savez que les autoroutes elles ont besoin pour assurer un bon service aux usagers. Vous parlez du quotidien des Français d'investir constammentinvestir constamment dans la qualité du réseau et les investissements ça coûte cher.

Donc il faut trouver un système équilibre économique qui permettent ces investissements constants. Et ceux qui évoquent la nationalisation d'ailleurs pas simplement sur le sujet des autoroutes. Peut-être qu'on va en parler à propos de l'industrie parce que c'est un terme qui revient très fréquemment dans le débat public. euh oublie d'abord euh que nationaliser, ça veut dire payer avec l'argent des Français des actionnaires pour racheter les parts d'une société.

Et ça, c'est quelque chose euh qui peut générer euh quelques contraintes parce que l'argent public ne pousse pas sur les arbres comme chacun comme chacun le sait. Oui. Et et par ailleurs, il faut aussi trouver un modèle économique, c'està-dire faire en sorte que et bien les contribuables n pas à payer au fil du temps des pertes.

Moi, je ne dis pas non, je dis simplement que ça n'est pas aujourd'hui un sujet de réflexion au sein du gouvernement. Voilà, le gouvernement n'y réfléchit pas. Contrôle technique obligatoire sur les véhicules.

La Commission européenne défend l'idée d'un contrôle tous les ans pour les véhicules de plus de 10 ans. Ça vous paraît une bonne mesure ça ou ? Bon, écoutez, moi je suis toujours attaché à ce que euh les gens circulent en sécurité.

Euh évidemment que pour rendre euh les mobilités attractives euh pour toutes les types de mobilités d'ailleurs hein, pour les voitures, pour les deux roues, euh on a besoin évidemment euh que la réglementation euh soit suffisamment stricte pour que la sécurité soit assurée. Est-ce que le rythme, le bon rythme, c'est tous les 10 ans ? La réalité c'est que il y a beaucoup d'hétérogénéité en matière de contrôle technique contrôle technique tous les ans pour les véhicules de plus de 10 ans.

Oui, j'ai compris. J'ai compris. Vous êtes opposé ou vous êtes plutôt favorable à cette idée ?

Compris ? Moi, très sincèrement je pense que ça mérite des bas parce que ça génère évidemment des coûts, le contrôle technique et on sait que le pouvoir d'achat des Français est aujourd'hui un sujet de préoccupation essentielle. Euh et donc je pense que il faut trouver des équilibres.

L'équilibre entre sécurité et pouvoir d'achat ici euh m'amènerait spontanément à penser, mais je ne suis pas le spécialiste de ce sujet du contrôle technique, m'amènerait à penser que tous les ans c'est quand même c'est quand même assez fréquent. Voilà. C'est trop fréquent peut-être.

Oui. Oui, c'est bien compris. C'est trop fréquent.

J'ai bien compris votre avis Marc Ferat. Bon bah tant mieux, tant mieux pour ceux qui s'opposent à cette idée. Bon je passe au pas moi le décisionnaire sur ce sujet.

Je sais Mar là, vous êtes membre d'un gouvernement et vous êtes vous travaillez euh sous l'égierre qui s'appelle François Obayerou qui a une idée. Il a une idée de proposer un référendum sur la réduction des déficits et la dette. Et la dette.

Que pensez-vous de cette idée ? D'abord, c'est une piste de réflexion et vous l'avez bien lu. Je pense que vous êtes rigoureux dans vos analyses et vos lectures comme l' coutumé Jean-Jacques Bourdin.

Euh c'est une piste de réflexion pour résoudre au fond quel problème ? C'est le problème d'une prise de conscience. On a aujourd'hui un niveau de dette tel que la charge de la dette dans les prochaines années pourrait atteindre 100 milliards d'euros par an.

La charge de la dette, c'est simplement les intérêts que nous payons sur notre dette. Ça veut dire que un certain nombre d'investissements dans l'école, dans la santé, dans notre modèle social et bien ne seront plus possibles du fait même que on paye une charge de la dette trop importante. Ce que le Premier ministre a souhaité faire avec l'interview qu'il a réalisé hier et puis il y a quelques jours avec une grande conférence de presse sur laquelle il a mis sur la table avec un certain nombre d'autres ministres des constats, c'est montrer ce qu'est la réalité aujourd'hui de notre modèle économique et social. cette réalité c'est que nous dépensons trop et parfois de manière inefficace et et que nous ne produisons pas assez.

Mais le constat est là. Mais cette solution, cette idée premièrement un, n'est-ce pas euh euh violer la Constitution parce que qui vote le budget ? les parlementaires.

Non, mais c'est pour ça que je pense qu'il faut beaucoup de prudence sur la mise en œuvre d'une telle idée, mais l'idée de consulter les Français de manière générale, pas forcément sur le texte du budget parce que là, je vous rejoins le texte du budget, la Constitution précise de manière extrêmement rigoureuse la manière dont il doit être examiné et adopté. Mais euh au-delà du budget euh on peut interroger les Français avec le référendum ou avec d'autres modalités sur des questions un petit peu plus générale. Comment vous voyez l'équilibre de notre de notre modèle social ?

Comment est-ce que on finance la protection sociale ? Comment toutes ces questions elles sont légitimes ? Et je pense que s'adresser aux Français pour leur demander leur avis, que ce soit par le voix du référendum, que ce soit par la voix de convention citoyenne comme on en a lancé ces derniers temps et comme le président de la République en a lancé une sur les questions scolaires, ça a du sens.

Est-ce que on va concrétiser cette idée quelle question référendum sur la dette et sur la réduction des déficits, quelle question pourrait-on poser ? Je vous savez que je je la vois pas ou alors un référendum un référendum doit porter sur un projet législatif. C'est le principe.

Donc la question c'est qu'est-ce qu'on mettrait ? Moi très sincèrement je pense que cette question cette question elle vise et le premier ministre je pense l'a posé en ces termes-là et avec cette finalité là elle vise à montrer que c'est aussi les Français qui doivent avoir leur mot à dire sur cette réflexion là. Ensuite, quelles sont les modalités par lesquelles on leur donne voix au chapitre ?

Et bien ça, nous aurons l'occasion d'en discuter. Euh et je pense que euh le Premier ministre aura aussi l'occasion de préciser ses idées. Ah ben c'est toujours une bonne idée de demander leur avis aux français quel que soit les modalités.

Pas une façon de gagner du temps Marc Ferat. Bah non, c'est pas une façon de gagner du temps. C'est pas une façon de gagner du temps pour une raison assez simple, Jean-Jacques Bourdin, c'est que de toute façon, on aura besoin d'un budget à la fin de l'année.

Donc le calendrier, vous savez, il exerce une forme de contrainte à laquelle vous ne pouvez pas échapper. Alors, vous avez besoin d'un budget. La France a besoin d'un budget avant la fin de l'année, on est bien d'accord. 40 milliards d'euros à trouver, au moins 40 milliards d'euros à trouver.

Pour l'instant, on n' pas les pistes, hein. On ne sait pas. Le Premier ministre nous dira tout au mois de juillet, si j'ai bien compris.

C'est bien cela hein, Marc. Bon, il va bien falloir prendre des décisions, hein. Euh, mettre à contribution les retraités.

Je crois que c'est évacué ça. Mais Jean-Jacques Bourdin, oui, vous venez vous-même de dire que le Premier ministre fera des annonces en juillet. Aujourd'hui, on est dans une phase où on discute, où on pose avec un certain nombre d'acteurs, avec les partenaires sociaux, avec les groupes parlementairire des constats et aussi des pistes de solution, mais ça va se faire dans le dialogue.

Et aujourd'hui ne m'appartient pas d'ouvrir ou de fermer des hypothèses. Vous me parlez des retraités, on pourrait parler de tout un tas d'autres sujets. Vous savez que quand j'étais député et dans ma vie professionnelle d'avant, quand j'étais universitaire, j'ai beaucoup travaillé sur l'évaluation des politiques publque avec l'idée qu'il y a des dépenses publiques qui sont pas efficaces, qui créent des effets d'obè comme on les appelle, c'est-à-dire qui ne changent pas le comportement des entreprises.

Mais moi, j'ai eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet-là. Il y a des dépenses qui touchent aux prestations sociales, qui touchent aux aides pour les entreprises. Il y en a qui sont efficaces, qui créent des emplois, il y en a d'autres qui le sont moins.

Il faut les aides, il faut réduire les aides àorter aux entreprises. Il faut ben justement vous avez une approche très générale, mais c'est pas avec une approche générale qu'on résout les problèmes. Il faut évaluer chaque aide au cas par cas.

On a des centaines de niches fiscales par exemple, c'est-à-dire de réduction d'impôts. Certaines sont très utiles, d'autres le sont probablement beaucoup moins. Et donc le sujet, c'est un sujet de méthode.

Moi, je suis pour que les Français en aient pour leur argent. C'est-à-dire que chaque euro qu'on dépense en leur nom soit efficace et atteigne les objectifs. C'est pour ça que je défends le principe d'une évaluation systématique des dépenses publiques et je pense que c'est ça qu'on doit mettre en place d'ici juillet.

Alors, Marferat, l'industrie fait appel à l'apprentissage beaucoup et je je il y a un paradoxe en France, c'est que le le chômage des jeunes est élevé plus que dans d'autres pays d'Europe et parallèlement à cela, l'apprentissage qui était une piste formidable engagée par le président de la République et ben voilà qu'on commence à renier les les crédits apporter à l'apprentissage. Alors là, je peux pas vous laisser dire ça Jean-Jacques Bourdin d'abord parce que il y avait 300000 apprentis en 2017, il y en a plus de 800000 aujourd'hui. Donc c'est un formidable succès l'apprentissage.

Pourquoi c'est un succès ? Parce que on a fait une loi qui a complètement déverrouillé le système d'apprentissage avec la possibilité pour toutes les entreprises qui le souhaitaient et pour toutes les institutions qui le souhaitaient de créer des CFA, c'est-à-dire des centres de formation, des apprentis. Et on a multiplié par trois le nombre de CFA.

Oui, ça c'est la base sur laquelle on s' que les crédits vont être réduits. Maintenant, je vous parle des crédits, même si encore une fois ça n'est pas mon champ ministériel, mais je vous en parle parce que j'ai été impliqué sur ce sujet. Euh, les aides à l'apprentissage et en particulier les aides à l'embauche des apprentis, ce sont des aides qui ont été mises en place à une date très précise.

C'était en mars 2020 pendant le Covid avec un but, c'était d'éviter que le système d'apprentissage ne s'effondre. Et ces aides, elles avaient vocation à l'époque à n'être que provisoire. aujourd'hui euh que l'apprentissage a très fortement progressé et bien on les limite parce que la réforme qui a été faite produit une dynamique positive d'apprentissage sans qu'on ait forcément besoin d'avoir des aides à l'embauche extrêmement massives et moi je trouve ça qu'on se préoccupe de l'efficacité des aides et je pense que on est aujourd'hui fonctionner autant poursuivre peut-être mais vous savez à un moment un autre si on arrive à faire progresser l'apprentissage en dépensant un petit peu moins d'aide et ben je pense qu'il faut pas s'en priver bien Marc Ferat Les droits de douane pour l'industrie européenne et française, c'est essentiel.

L'Union européenne négocie avec les États-Unis en ce moment. Où en est-on ? Mais écoutez, la négociation a lieu et ça c'est une bonne nouvelle parce que ce que nous souhaitons en européen, d'abord quelle est la situation ?

On a des droits de douanes qui ont été imposées par l'administration américaine de 10 % sur tous les produits et c'est beaucoup 10 % c'est beaucoup pour des chaînes de valeur pour des industries comme l'aéronautique où il y avait pas de droit de douane et où il y a des échanges transatlantiques très importants. Ça déstabilise complètement la production 10 % de droit de donc il faut revenir à la situation antérieure, c'est-à-dire quasiment pas de droit de douane. Sur certaines productions, l'acier, l'automobile, il y a même 25 % de droit de douane.

Voilà où on en est. On négocie pour revenir à la situation antérieure. Pourquoi ?

Parce que les ont une oreille attentive ou pas ? Écoutez moi je ça avance ces négociations ou pas ? Les négociations peu à peu se débloque.

C'est l'Union européenne qui les mène hein. Il faut bien il faut bien rappeler que ça n'est pas la France. C'est une négociation et c'est très important qu'il en soit ainsi parce que l'Union européenne est dotée d'une force considérable.

C'est 450 millions de consommateurs et c'est un marché dont les États-Unis ne peuvent pas se passer. C'est pour ça qu'il faut qu'on reste un. Je pense que aujourd'hui on a la bonne position, l'unité, la fermeté.

On a préparé une réponse très ferme aux droits de douan américain, c'est 10 % ou 25 % sur certaines productions. Et si la négociation dans les 90 jours, maintenant c'est un peu moins de 90 jours, mais d'ici juillet ne permet pas de revenir à une situation satisfaisante pour tout le monde, et bien l'Union européenne appliquera une repost en terme de droite de douane. Mais nous ne souhaitons pas l'escalade parce qu'il y a que des perdants à une guerre commerciale. des emplois détruits, c'est des prix qui augmentent pour les consommateurs et vous parliez du pouvoir d'achat des Français.

Et donc notre position en européen, c'est de trouver une désescalade et j'espère que nous allons y parvenir. Les choses avancent peu à peu nous avons encore un petit peu de temps pour y parvenir. Alors évidemment pour l'acier européen conséquence hein c'est droit de douane l'acier européen harcelor mithal géant qui est très installé en France avec de très nombreux sites et qui prévoit 636 postes la suppression de 636 postes sur les sites français.

Arcellor Mital s'était engagé à décarbonner notamment son site de Derkqu. Est-ce qu'aujourd'hui Arcelor reprend cet engagement de décarbonation du site de Derk ? Et ben c'est tout l'enjeu.

C'est tout l'enjeu. Pour ça que je vous pose la question. Pourquoi est-ce que où en est-on ?

Est-ce que je vous réponds ? Pourquoi cet investissement très important dans la décarbonation du site de Derk qui a été suspendu ? Moi j'étais la semaine dernière après les annonces de restructuration. ses suppression d'effectif avec la direction d'harceleur mital France et Europe.

Oui. Oui. À Ber.

Oui. Et je les ai interrogé sur les raisons pour lesquelles l'investissement sur la décarbonation était suspendu. Ils m'ont dit des choses très claires, très nettes.

Aujourd'hui, l'acier européen est en difficulté parce qu'il fait face à une concurrence déloyale de l'acier chinois. En particulier, l'acier chinois rentre en Europe de manière trop significative. Il y a trop d'aciers chinois qui rentrent en Europe et cet acier, il est massivement subventionné.

Donc donc ce que nous défendons depuis déjà des mois avec la France et ce qui a été repris par la Commission européenne, c'est plus de protection commercial avec des droits de douane augmenté sur l'acier chinois. De premières annonces ont été faites et qui sont en vigueur au 1er janvier au 1er avril pardon 2025 et nous nous poussons et c'est ça que Attend Har Arcellor et d'autres sidérurgistes européens pour plus de protection commerciale, c'est plus de droits de douane. Ça mais les droits de douane les droits de douane sont négociés par la Commission européenne également donc ça n'est pas à moi de les négocier.

Mais le but c'est d'avoir ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde. Ça veut dire avoir des quotas d'importation au-delà d'un certain niveau d'acier chinois qui rentre en Europe. On taxe.

C'est ça que ça veut dire. Ça c'est la première condition pour que les investissements se fassent. La deuxième condition, elle est chez nous.

C'est donner à nosururgistes et notamment Arcellor plus de compétitivité notamment avec les coûts de l'énergie parce que vous savez que je suis ministre de l'industrie et aussi ministre de l'énergie. Et ça c'est un sujet absolument essentiel. On a besoin de faire en sorte que nos industriels électrointensifs, ceux qui utilisent beaucoup d'électricité, c'est le cas des producteurs d'acier, est accès à une électricité à des prix compétitifs avec 10 ans 15 ans d'horizon devant eux.

Et ça c'est ce que nous sommes en train de faire avec l'objectif que les négociations entre DF et les électrointensifs atterrissent avant le 1er janvier 2026. J'espère que en en soutenant les investissements aussi financièrement, en réglant le problème de la protection commerciale, en règlant le problème des coûts de l'électricité, ces investissements seront débloqués. Maintenant c'est Maintenant, c'est Arcelor qui prend la décision.

Moi, mon travail de ministre de l'industrie et de l'énergie, c'est de créer les conditions pour qu'on continue à produire de l'acier en France. Marc F vous savez très bien que si la le projet de décarbonation n'est pas engagé c'est la fin des haut fourneaux mais je ne me situe pas dans cette option je fais tout pour que ces investissements se fassent est-ce que s'est engagé à à reprendre ce projet mais vous savez c'est une méthode qui se déploie pas à pas la semaine dernière j'étais à CCOR cet après-mid serai avec le commissaire européen Stéphane Séjourné pour lui faire part de l'ensemble des conditions qui ont besoin d'être levés pour que les investissements dans l'acier se fassent. Et ensuite, je rendrai compte aux élus locaux, je rendrai compte aux organisations syndicales, je serai dans le dialogue parce que c'est ma méthode d'agir peu à peu et de débloquer l'ensemble des leviers qui permettent de continuer à industrialiser notre pays.

La mise sous tutelle provisoire du site d'Arcormital Kerk ce que proposent les socialistes. Aujourd'hui, aujourd'hui la priorité c'est de trouver une solution industrielle et de faire mais vous savez moi je n'exclus rien par principe mais aujourd'hui ça n'est pas la solution à privilégier. la solution à privilég pourquoi.

Mais je pense que ça n'est pas la bonne solution et je vous dis pourquoi Jean-Jacques Bourdin n'est pas la bonne solution dès lors que il existe des solutions industrielles et la solution vous l'avez dit vous-même c'est d'engager des investissements dans la décarbonation c'est de faire en sorte que l'acier chinois soit à la fois restreint et qu'il ait des quotas d'importation mais aussi qu'on taxe l'acier chinois dès lors que il émet beaucoup de carbone. Les Chinois produisent de l'acier avec de l'électricité produite à partir de centrale à charbon. Ça émet énormément de CO2.

Il y a une taxation carbone aux frontières qui va rentrer en vigure au 1er janvier 2026 et que nous nous proposons de renforcer et c'est d'ailleurs ce qui a été annoncé par la Commission européenne. La France est force de proposition sur ces sujets-là. J'ai moi-même créé une alliance des pays industri des pays industriels européens, une alliance de l'industrie lourde pour faire des propositions et pour mettre un petit peu de pression amicale sur la commission afin que les choses bougent.

C'est comme ça qu'on agit et c'est comme ça qu'on crée un environnement. Appeler à la tutelle ou appeler à la nationalisation comme certains le font, c'est une sorte de réflexe un petit peu pavlovien mais ça ne résout pas tout parce que on se le disait tout à l'heure à propos des autoroutes à un moment c'est l'argent des Français. Juste Arcelor c'est 22 milliards d'euros de capitalisation.

Donc racheter Arcelor ou racheter ne serait-ce que la moitié des parts d'harcelor c'est avec l'argent des français je pense qu'il y a de meilleurs usages de l'argent des français. Les Anglais l'ont fait mais bon non ils l'ont pas enf ils l'ont fait ils l'ont pas fait ils l'ont pas fait comme ça justement. Bon programmation pluriannuelle de l'énergie puisque vous êtes ministre de l'énergie alors est-ce que franchement est-ce que vous allez réduire la part des renouvelables dans les années qui viennent ?

Mais aujourd'hui on est en train de débattre. Je serai demain au Sénat après avoir été la semaine dernière à l'Assemblée au banc pour animer avec le premier ministre un débat sur cette programmation plurinale et sur notre politique énergétique de manière générale. Quel est le sujet ici ?

Le sujet c'est de sortir d'une forme de dépendance, je vais même dire une forme de soumission aux énergies fossiles. Aujourd'hui, on importe 60 % de notre consommation énergétique à travers les importations de gaz de pétrole. Ça nous coûte 70 milliards d'euros par an.

Et quand Vladimir Poutine décide de faire du gaz, une arme de guerre, et bien ça nous coûte encore 70 milliards de plus pour protéger les Français avec du bouclier énergétique. Donc voilà ce que c'est le coût de la dépendance aux énergies fossiles. Il faut en sortir.

Et le sujet ça n'est pas d'opposer les renouvelables nucléaires comme certains le font et et comme notre question semble suggéréquilibrer. On a l'objectif de décarboner, c'est-à-dire de sortir des énergies fossiles. que la stratégie que nous avons choisi, c'est une stratégie équilibrée avec du nucléaire qui représente aujourd'hui les de tiers de notre production d'électricité et les énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables, elles sont importantes. En 2022 2023, quand notre parc nucléaire a eu des difficultés ou souous, il y avait le problème de la corrosion sous contrainte, il y avait beaucoup de réacteurs qui étaient à l'arrêt. Bah, les énergies renouvelables ont pris le relais et les importations d'électricité aussi ont pris le relais.

Ça veut dire qu'il faut rester dans le marché européen de l'électricité. Il y a une complémentarité entre le nucléaire et les renouvelables. Cette complémentarité, la programmation plurielle de l'énergie la prolonge.

Après, pour répondre à votre question, mais dans le mix énergétique, est-ce que la part du renouvelable va légèrement baisser ? Écoutez, nous avons faites favorable ou pas ? Nous faisons et développer encore plus le nucléaire.

C'est ce que propose la proposition de loi grémier. 14 nouveaux EPR2 au lieu de 6. Mais pardonnez-moi, mais la proposition de loi grémillet 14 au PR2.

Oui, c'est une annonce qui a été faite par le président de la République de manière optionnelle en 2022. On fait 6 si réacteurs, c'est sûr et on est en train de les lancer. Et en 2026 en 2020 à partir de 2038 pour le premier bon à part en 2026, je réponds à vos questions parce que vous posez plein de questions, j'essaie de répondre aux questions d'avance.

C'est toujours un petit peu un petit peu acrobatique, mais je sais que je sais que c'est le c'est c'est le style de l'émission et j'aime bien ça. Et on prendra la décision sur h réacteurs supplémentaire, ce qui fera 14. En 2026, nous sommes en train de faire un certain nombre de tests, de simulations pour savoir si on rajoute à ces six réacteurs qui vont être construits h réacteurs supplémentaires.

Donc on est bien est favorable, mais c'est une décision qui a des implications technologiques, économiques, industrielles. Il faut choisir les sites aussi. On est en train de réfléchir au site.

Donc je ne vais pas vous annoncer aujourd'hui Jean-Jacques Bourdin que on fait les huit réacteurs supplémentaires. Mais en tout cas c'est en train d'être instruit et c'est en train d'être décidé. Mais ce que je veux vous dire pour répondre à la question est-ce que on revoit cet équilibre entre les renouvelables et le nucléaire ?

Mais c'est justement l'objet des débats que nous avons. Est-ce que il faut changer les paramètres ? Est-ce qu'il faut changer les curseurs par rapport à cette programmation qui a été mise à la consultation ?

Peut-être qu'il y aura des évolutions et c'est d'ailleurs le sens de ce qu'a souhaité le premier ministre qui a souhaité un débat au titre de l'article 50-1 de la constitution et cette proposition de loi grémilien qui va être qui va être examinée au mois de juin. À la fin d'examen de la proposition de la grillier, nous verrons comment nous faisons évoluer le décret de la de la programmation pluriannuelle de l'énergie. Bien l'hydroélectrique aussi va falloir faire quelque chose parce que on produit pas suffisamment en France.

Mais vous avez tout à fait raison d'en parler. L'hydroélectricité, c'est une énergie souveraine, c'est une énergie pilotable. Ça c'est très important parce que on peut moduler la la production d'électricité avec les aisé.

C'est vrai, il y a des énergies qui sont intermit. Une petite parenthèse, vous êtes ministre de l'énergie. Est-ce que ce qui s'est passé dans la péninsule ibérique, c'est du justement renouvelable qui ne sont pas pilotables ?

Et ben, j'ai dans 3h, c'est-à-dire à midhi échange avec mon homologue espagnol qui a souhaité en visio échanger avec moi pour discuter justement des causes, des implications et des suites à donner à cette grande PE aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a une enquête qui est faite et vous savez c'est des enquêtes qui sont très compliquées. C'est un petit peu comme évaluer ce qu'il y a dans la boîte noire d'un avion qui s'est craché.

Euh, ça se fait pas en 2 jours, ça va prendre des jours, des semaines, peut-être des mois, je n'en sais rien. Mais on aura la réponse. Est-ce que les renouvelables Est-ce que le choix de de l'Espagne qui a fait le choix euh d'un mix énergétique avec énormément de renouvelables est à l'origine de ça ?

Je ne sais pas le dire et encore une fois, ça n'est pas à moi de répondre, c'est à l'enquête. Mais ce que je veux vous dire pour répondre à votre question, c'est que pour qu'un système électrique soit résilient, c'est-à-dire évite ce type d'épisode, il a besoin d'avoir et ça nous ramène à l'électricité et à l'hydroélectricité et au nucléaire. Il a besoin d'avoir une quantité significative d'électricité qui soit pilotable, c'est-à-dire dont on puisse moduler euh la quantité produite un petit peu à la demande.

Et la France a fait le choix, vous le savez, d'une électricité qui est majoritairement nucléaire. Aujourd'hui, je pense que ça rend notre système plus résilient à des épisodes comme celui comme celui qui a pu se produire. Mais encore une fois, je ne me prononce pas sur les causes de la panne espagnole.

Ce que je dis simplement, c'est que pour revenir à l'hydroélectricité, c'est une énergie extrêmement importante sur laquelle nous avons besoin d'investir pour renforcer les barrages existants. Il se trouve que nous avons un contentieux avec l'Union européenne qui veut depuis longtemps que nous mettions en concurrence les concessions. La France n'y est pas favorable et je le dis et je le redis. pas en concurrence les concessions.

C'est la position que nous portons et nous allons continuer de por nous proposons à la Commission européenne des solutions alternatives qui évitent la mise en concurrence et nous souhaitons sortir de ce contentieux parce que ce contentieux il empêche de faire des investissements dans les barrages qui nous permettront de produire plus avec l'hydroélectricité demain. Un mot Marc Ferraci sur le Paris Football Club. Ah hein montez en Ligue 1.

Vous montez en Ligue 1. Dites-moi, ça va être quoi la Ligue 1 pour le Paris Football Club ? D'abord beaucoup parce que tout le monde rêve avec la famille Arnaud, avec vous-même, enfin votre père, tout le monde rêve d'investissement colossaux de de créer une équipe qui va rivaliser avec le Parissaint-Germain.

Non, d'abord c'est une très belle aventure qui est faite de persévérance, de travail de travail collectif. La persévérance c'est un projet qui date d'il y a maintenant 13 ans 15 ans qui était de monter en Ligue 1 et de faire émerger un deuxième club à Paris en première division. Et ça c'est un objectif qui est atteint.

Donc moi je salue évidemment tous ceux qui ont participé à ce projet, les joueurs, les salariés du club. Euh vous savez que je suis évidemment un petit peu partie prenante indirectement de ce de ce projet. Euh mais pour répondre à votre question, non.

Le but je crois, mais Pierre Feratci euh il répondrait beaucoup mieux que moi à cette question, ça n'est pas de faire des folies. C'est de construire quelque chose de solide qui s'appuie en particulier sur l'identité de la région parisienne qui est en terme de bassin de formation pour les footballeurs euh peut-être le meilleur bassin au monde et donc l'idée de s'appuyer sur la formation et sur l'identité de l'Île-de-France. Bien merci et je salue d'ailleurs les féminines du PFC qui est 9h.