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InterviewRMC (sur YouTube)· 27 juin 2022 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesLogementSolidarités & familleInstitutions & élections

🔴 EN DIRECT - Bruno Le Maire invité de RMC

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39RelanceRéponse partielle

    Vous jouez un peu sur les mots, vous me dites qu'ils sont gelés, mais gelés à 3,5%, donc ils sont gelés mais ils augmentent.

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Si on regarde dans le portefeuille d'un locataire qui paierait un loyer de 600 euros, avec cette augmentation de 3,5%, ça fait quand même 273 euros.

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Ça veut dire que vous prévoyez combien d'inflation au mois de juin, au mois de juillet ? Est-ce que vous avez déjà une idée ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut imaginer que l'inflation va continuer à monter, mais de manière peut-être un peu moins abrupte ? Ou est-ce qu'on imagine un plateau, voire même une décrue ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Les loyers qui pourraient augmenter jusqu'à 3,5 et bloquer au-delà de 3,5, qu'est-ce qui lancera des APL ? Vous aviez promis qu'elles seraient revalorisées, de 3,5% également, c'est ça ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Sobriété énergétique, les patrons d'EDF, d'ENGIE et de Total Energy, qui appellent hier à la sobriété. Est-ce que ça veut dire que vous appelez plus que jamais les Français à la sobriété énergétique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Invité politiqueFait
    « Il y aura une augmentation effectivement de l'indice de 3,5%, mais ce sera pour l'année qui vient, c'est-à-dire que les loyers seront gelés, on ne pourra pas dépasser les 3,5%. »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « on pourrait avoir du plus 4, du plus 5, du plus 6, c'est bien une protection que nous garantissons aux Français »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « les prix d'électricité n'ont pas augmenté de plus de 4%, comme les prix du gaz ont été gelés. »
  • 2:10Invité politiqueChiffre
    « On a une inflation aujourd'hui qui atteint les 5%. »
  • 2:13Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'en moyenne annuelle sur 2022, nous devrions avoir une inflation de l'ordre de 5%. »
  • 3:00Invité politiquePromesse
    « Nous espérons une décrue de l'inflation dans le courant de l'année 2023. »
  • 3:29Invité politiquePromesse
    « Elles seront revalorisées de 3,5%. »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « Je salue effectivement cette tribune des énergéticiens français. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « notamment les champs éoliens offshore, construire six nouveaux réacteurs nucléaires et faire preuve de sobriété. »
  • 9:37Invité politiqueFait
    « Il faut également que les entreprises fassent un effort. »
  • 9:39Invité politiqueChiffre
    « Total l'a fait sur le prix du carburant. Ils ont accordé une remise de 10 centimes d'euros sur le prix du litre de carburant qui complète la remise de 18 centimes de l'État. »
  • 12:47Invité politiqueChiffre
    « des dépenses supplémentaires de l'ordre de 20 ou de 25 milliards d'euros sur le carburant, comme le proposent certaines formations politiques, elles sont trop coûteuses. »
  • 13:17Invité politiqueChiffre
    « la dette a encore augmenté de 90 milliards au premier trimestre. On est à 2 900 milliards d'euros de dette. »
  • 13:26Invité politiqueFait
    « les conditions de financement ont changé. Que nous pouvions emprunter à 0%, voire à des taux négatifs, et qu'aujourd'hui, nous empruntons à plus de 2%. »
  • 13:41Invité politiqueFait
    « une partie de la charge de la dette est indexée sur l'inflation. Donc quand l'inflation augmente, la charge de la dette augmente aussi de plusieurs milliards d'euros. »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire69 %
  • Invité22 %
  • Invité 23 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Le Maire

sur le gaz, nous l'avons complété par des mesures sur l'essence. Nous mettons maintenant en place un bouclier loyer. Il y aura une augmentation effectivement de l'indice de 3,5%, mais ce sera pour l'année qui vient, c'est-à-dire que les loyers seront gelés, on ne pourra pas dépasser les 3,5%, alors que si on regarde aujourd'hui le niveau d'inflation, on pourrait avoir du plus 4, du plus 5, du plus 6, c'est bien une protection que nous garantissons aux Français, les loyers n'augmenteront pas pendant un an de plus de 3,5%, comme les prix d'électricité n'ont pas augmenté de plus de 4%, comme les prix du gaz ont été gelés. C'est une nouvelle protection que nous garantissons aux Français.

0:39
Invité

Vous jouez un peu sur les mots, vous me dites qu'ils sont gelés, mais gelés à 3,5%, donc ils sont gelés mais ils augmentent.

0:44
Bruno Le Maire

Parce qu'il faut trouver des compromis. J'ai reçu pendant plusieurs semaines les associations de bailleurs, j'ai reçu le logement social, les associations de consommateurs, les propriétaires. Il faut tenir compte des intérêts de chacun. C'est comme ça qu'on pourra avancer. Nous avons discuté et après la discussion vient le moment où il faut décider en trouvant le compromis. Je pense que ce bouclier loyer est le meilleur compromis pour tous.

1:10
Invité

J'imagine que le mot compromis n'est pas tout à fait choisi au hasard dans le contexte évidemment où on parle beaucoup de compromis. Mais quand même si on regarde dans le portefeuille, par exemple d'un locataire qui paierait un loyer de 600 euros, 600 euros par mois, avec cette augmentation de 3,5%, ça fait quand même 273 euros.

1:26
Bruno Le Maire

Mais il a la garantie, Apolline de Malherbe, il a la garantie que ça n'augmentera pas pendant un an. C'est une garantie forte. Qu'est-ce qui est important ? C'est de pouvoir se projeter aujourd'hui au-delà de cette période de pic d'inflation dont j'ai parlé à plusieurs reprises. Donc là chacun peut se projeter et savoir que son loyer n'augmentera pas de plus de 3,5% alors que je le redis, ça pourrait être 4, 5, 6 dans les mois qui viennent. Et par ailleurs, ça permet de garantir qu'on va continuer à construire. Parce que si vous avez des loyers qui sont complètement gelés, des revenus qui sont complètement gelés, ça n'est pas une incitation à construire.

Et chacun sait que nous avons besoin de construction, notamment dans les zones temps.

2:02
Invité

Vous dites que ça aurait pu être beaucoup plus. Ça veut dire que vous prévoyez combien d'inflation au mois de juin, au mois de juillet ? Est-ce que vous avez déjà un petit peu une idée ?

2:10
Bruno Le Maire

On a une inflation aujourd'hui qui atteint les 5%. Je pense qu'en moyenne annuelle sur 2022, nous devrions avoir une inflation de l'ordre de 5%. Ça va continuer donc à augmenter dans les semaines et dans les mois qui viennent. Je l'ai toujours indiqué. Nous sommes au cœur du pic d'inflation. Raison de plus pour protéger nos compatriotes. Mais je le rappelle, nous avons le niveau d'inflation le plus faible de la zone euro parce que nous avons été, la France, les premiers à prendre des décisions fortes, que nous les avons maintenues et que nous les renforçons maintenant avec le paquet qui est en cours de préparation.

2:41
Invité

Est-ce qu'il faut imaginer que l'inflation va continuer à monter, mais de manière peut-être un peu moins abrupte ? Ou est-ce que vous imaginez un plateau, voire même une décrue ?

2:50
Bruno Le Maire

Non, je pense que l'inflation continuera à monter dans les semaines qui viennent. Et je ne l'ai jamais caché. Ça fait des mois que je dis que le plus dur est devant nous. Nous y sommes. Nous espérons une décrue de l'inflation dans le courant de l'année 2023. Et ensuite, nous aurons une inflation structurellement plus faible, plus forte que ce que nous avions précédemment, tirée par la situation géopolitique, l'Ukraine, les blocages en Chine, et tirée par le coût de la transition énergétique.

3:16
Invité

Les loyers qui pourraient augmenter jusqu'à 3,5 et bloquer au-delà de 3,5, qu'est-ce qui lancera des APL ? Vous aviez promis qu'elles seraient revalorisées, ces aides personnelles au logement, de 3,5% également, c'est ça ?

3:29
Bruno Le Maire

Elles seront revalorisées de 3,5%. Vous nous le confirmez ce matin. Je vous le confirme ce matin. Avec la même philosophie, qui est de protéger ceux qui ont les plus grandes difficultés. C'est bien cela, toute la logique de la protection que nous voulons apporter. Une protection qui est temporaire, parce que l'inflation, le pic d'inflation est temporaire, et qui doit être le plus ciblé possible sur les ménages qui en ont le plus besoin, sur les jeunes qui en ont le plus besoin, sur les familles qui en ont le plus besoin. L'augmentation des APL de 3,5%, c'est une façon de répondre aux difficultés de toutes ces personnes.

4:01
Invité

Ça va venir en le disant, parce que quand même, les APL, c'était une des premières mesures. Vous aviez quand même choisi comme première mesure très emblématique du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, de l'Ibdc de 5 euros, on s'en souvient bien.

4:11
Bruno Le Maire

Nous sommes là pour protéger nos compatriotes, en particulier ceux qui ont le plus de difficultés, qui ont les revenus les plus faibles, à passer ce cap du pic de l'inflation. Changement de philosophie, donc ? Non, ce n'est pas un champ de philosophie, c'est simplement une très grande attention aux difficultés des Français, aux difficultés de nos compatriotes.

4:29
Invité

Sobriété énergétique, les patrons d'EDF, d'ENGIE et de Total Energy, qui appellent hier à la sobriété. La meilleure énergie reste celle que nous ne consommons pas. Les patrons qui encouragent à ne pas consommer, c'est quand même suffisamment rare pour être souligné. L'effort doit être immédiat, collectif et massif. Chaque geste compte. Est-ce que ça veut dire que vous appelez plus que jamais les Français à la sobriété énergétique ?

4:53
Bruno Le Maire

Je salue effectivement cette tribune des énergéticiens français. Je pense qu'elle va dans le bon sens et que c'est un signal très fort de leur part. Je rappelle que c'est un message qui a été passé par le président de la République il y a maintenant plusieurs mois. Quand il a défini notre stratégie énergétique à Belfort, elle repose sur trois piliers. Accélérer la réalisation de nouvelles structures renouvelables, notamment les champs éoliens offshore, construire six nouveaux réacteurs nucléaires et faire preuve de sobriété.

Chacun doit comprendre que la sobriété est un point de passage obligé pour réussir notre transition énergétique et lutter avec efficacité contre le réchauffement climatique. Il n'y a pas d'alternative à la sobriété. Elle est nécessaire. Et tant mieux si les énergéticiens se saisissent de ce sujet. Je rappelle aussi que la Première Ministre a lancé le plan sobriété énergétique il y a maintenant quelques jours.

5:43
Invité

Est-ce qu'on en est là ? Est-ce qu'on se dit qu'on va manquer de gaz cet hiver ? Est-ce qu'on pourrait aussi avoir des blackouts, des moments où on n'a plus d'électricité, où on ne sait pas faire face à la demande ?

5:53
Bruno Le Maire

Notre rôle, c'est justement de faire face à cela, de tout prévoir. Les décisions qui sont prises sur l'usine de Saint-Avold, elles vont dans ce sens-là. Il s'agit de prévoir cette usine à charbon. Nous maintiendrons la décision de fermeture de toutes les centrales à charbon. C'est l'engagement du Président de la République. Il sera tenu. Mais il faut pouvoir faire face à l'imprévu, à des situations qui sont hors normes, d'autant plus que sur le gaz russe, nous ne savons pas quelles sont les décisions.

6:25
Invité

Pour ce que vous nous dites, c'est que si vous ne baissez pas le chauffage, on sera obligé de rallumer le charbon cet hiver.

6:30
Bruno Le Maire

Ce n'est pas ce que nous disons, ce n'est pas une question de menace. C'est simplement essayer, sur le long terme, de changer nos habitudes, de changer chacun nos comportements, pour que nous réussissions cette transition énergétique et que nous soyons plus efficaces dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et ça commence d'ailleurs avant les particuliers, par les administrations et par les entreprises. Et nous, membres du gouvernement, responsables politiques, tous ceux qui ont des administrations sous leur autorité, ont une responsabilité très lourde pour réduire la facture énergétique de leurs bâtiments.

7:03
Invité

Est-ce que vous allez demander à ces patrons, tous les patrons d'usines, etc., de faire eux-mêmes un effort ? Est-ce que c'est simplement un encouragement, une demande que vous leur faites ? Ou est-ce que vous pourriez aller jusqu'à couper les usines la nuit, comme l'Allemagne commence à l'envisager dans certains de ces scénarios ?

7:19
Bruno Le Maire

Dans ces temps difficiles, ça vous donne un état d'esprit profond. Il n'y a de solution que collective. Soit nous sommes capables, les particuliers, les entreprises, les administrations, l'État, de définir un cap, une stratégie de long terme, une planification sur la sobriété, sur l'énergie, qui nous permettra d'accélérer la lutte contre le réchauffement climatique. Parce qu'il faut la gagner, cette bataille. C'est indispensable. C'est l'avenir de nos enfants qui en dépend. C'est l'avenir de notre planète. Et là, nous réussirons. Soit on commence à rentrer dans des chicaillées interminables, à se rejeter la responsabilité des uns sur les autres, et ça ne marchera pas. Ça vaut pour le climat.

Ça vaut pour le pouvoir d'achat. Ça vaut pour tous les grands sujets qui concernent la France.

8:00
Invité

Moi, je veux bien. C'est-à-dire que c'est beaucoup mieux de faire ça tous ensemble et de ne pas avoir le sentiment qu'on fait chacun dans notre coin. Mais je regarde simplement les plans en Allemagne, avec un plan à trois niveaux. On est déjà au niveau 2 d'alerte en Allemagne. Ils sont beaucoup plus dépendants, évidemment, des Russes. Mais ils ont la possibilité désormais de permettre aux gestionnaires de réseau de couper le robinet des usines.

8:20
Bruno Le Maire

C'est des discussions que nous avons déjà avec Agnès Pannier-Renacher et avec un certain nombre de secteurs économiques. Est-ce qu'il y a des opérations, à mon avis, de délestage ? C'est-à-dire de dire, voilà, quelles sont les entreprises à qui nous serons obligés de couper le gaz, parce qu'il n'y en aurait plus. Nous n'en sommes pas là, je veux le dire tout de suite. Mais bien entendu, que nous prévoyons et que nous planifions ces situations-là, c'est notre rôle d'anticiper.

8:42
Invité

On se souvient de mesures très problématiques.

8:44
Bruno Le Maire

Mais ça ne se fait pas contre les entreprises, ça se fait avec elles. C'est avec elles que nous déterminons les entreprises qui sont les plus stratégiques, celles dont on peut éventuellement couper le gaz et celles dont on ne peut pas couper le gaz.

8:53
Invité

Vous avez rendez-vous avec le patron de Total juste après, non ?

8:55
Bruno Le Maire

J'ai rendez-vous avec le patron de Total. Vous voulez vous demander quoi ? Mais c'est une discussion que nous avons depuis plusieurs mois. Vous voyez bien, quand vous fermez, par exemple, une verrerie, vous cassez l'outil de production, parce qu'elle ne peut pas redémarrer ensuite. Donc il est évident que ce n'est pas là qu'il faut délester en premier. Donc ce sont des discussions que nous avons avec les entrepreneurs pour faire face à toutes les situations possibles.

9:13
Invité

Et cette rencontre avec le patron de Total, vous en attendez ?

9:15
Bruno Le Maire

On va parler sobriété, on va parler évidemment transition énergétique et puis on va parler prix du carburant. Parce que quand je dis que chacun doit mettre la main à la patte, ça veut dire aussi en matière de lutte contre l'inflation que tout l'effort ne peut pas reposer uniquement sur l'État et sur la dépense publique. Il faut également que les entreprises fassent un effort. Total l'a fait sur le prix du carburant. Ils ont accordé une remise de 10 centimes d'euros sur le prix du litre de carburant qui complète la remise de 18 centimes de l'État. Je vais demander au président de Total, Patrick Pouyanné, de faire à nouveau un effort.

Parce que le prix du carburant reste très élevé et que c'est très dur pour beaucoup de nos compatriotes qui n'ont pas d'autre possibilité, qu'ils soient apprentis, qu'ils soient salariés, qu'ils soient ouvriers, que de prendre leur voiture pour aller travailler, qu'ils ne s'en sortent pas pour que chacun fasse un effort.

10:04
Invité

Bruno Le Maire, ça veut dire que vous vous apprêtez à demander ce matin au patron de Total d'allonger cette ristourne ou de la doubler ?

10:10
Bruno Le Maire

Nous devons discuter. Est-ce qu'il peut l'allonger ? Est-ce qu'il peut l'augmenter ? L'effort doit être équitablement réparti. Les entreprises, l'État, les particuliers qui le peuvent, c'est comme ça que nous parviendrons à surmonter cette crise de l'inflation et que nous en sortirons, j'en suis persuadé, plus fort.

10:28
Invité

Ça veut dire, Bruno Le Maire, qu'après la fin août, après la ristourne des 18 centimes, vous êtes en train de vous dire que ce sera aux entreprises de prendre le relais. J'imagine que l'État ne va pas se retirer totalement de ses aides.

10:38
Bruno Le Maire

Non, l'État ne va pas se retirer. Ça sera une aide qui n'est pas d'ambiguïté. Main dans la main. Aujourd'hui, c'est quoi les deux postes de dépense qui inquiètent le plus nos compatriotes ? Les carburants et l'alimentation. Sur les carburants, nous avons la remise de 18 centimes. Nous travaillons sur des dispositifs qui permettraient de soutenir plus ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Mais je souhaite aussi que les entreprises, notamment une entreprise comme Total, contribuent à l'effort collectif. Vous voyez que c'est une philosophie différente du rôle des entreprises.

J'ai toujours considéré que les entreprises avaient un rôle dans la cité, un rôle aussi pour le bien public. Eh bien là, c'est l'occasion de le montrer. Total l'a fait dans les mois qui sont passés. Je souhaite que Total poursuive son effort et pourquoi pas l'augmente.

11:21
Invité

Bruno Le Maire, le groupe LR va proposer une baisse des taxes sur le carburant. Évidemment, c'est déjà le cas du RN, c'est déjà le cas de LFI. Ça veut dire qu'aujourd'hui, la majorité des députés nouvellement élus demandent une baisse de la taxe sur les carburants. Est-ce que vous seriez prêt à un compromis là-dessus ?

11:38
Bruno Le Maire

On va discuter évidemment avec toutes les formations politiques. Et maintenant, je pense que c'est bien de rentrer dans le vif du sujet. C'est très bien dans les discussions globales, mais on voit bien qu'il n'y a pas d'accord de gouvernement possible, qu'il n'y a pas d'union nationale possible.

11:50
Invité

Ça, c'est fini. Vous ne faites plus semblant d'y croire.

11:53
Bruno Le Maire

Moi, je ne pense qu'aux Français. Je ne pense qu'à mes compatriotes. Et je sais qu'aujourd'hui, ils attendent des décisions.

11:58
Invité

Mais vous dites ce matin, il n'y a. Ça y est, on a compris, il n'y aura pas de coalition, il n'y aura pas de gouvernement d'union nationale.

12:03
Bruno Le Maire

Mais je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'avoir une union nationale. Nous ne sommes pas en guerre et dans une situation qui justifierait une union nationale. Je ne pense pas qu'une coalition soit possible et qu'elle soit accessible dans des délais raisonnables. Et je sais en revanche que nos compatriotes, chaque jour, se demandent si nous allons prendre des décisions pour les aider sur le prix du carburant, sur le prix de l'alimentation, sur la situation économique, sur l'emploi, sur la sécurité. L'esprit de compromis doit s'accompagner d'un esprit de décision. Et le compromis ne doit jamais se faire au détriment de la décision.

Nos compatriotes ont besoin aussi que nous décidions sur les sujets que vous avez soulevés. Et s'agissant du carburant, pour répondre précisément à votre question, je veux dire aussi que tout n'est pas possible. Et que des dépenses supplémentaires de l'ordre de 20 ou de 25 milliards d'euros sur le carburant, comme le proposent certaines formations politiques, elles sont trop coûteuses. Ou alors il faudra renoncer à d'autres choses. Tout n'est pas possible, tout simplement, à Pauline de Malherbe, parce que nous avons atteint la cote d'alerte sur les finances publiques.

13:06
Invité

La cote d'alerte ?

13:07
Bruno Le Maire

Oui, la cote d'alerte.

13:07
Invité

C'est-à-dire quoi ? Sur la dette, par exemple ? Je sais que la dette a encore augmenté de 90 milliards au premier trimestre. On est à 2 900 milliards d'euros de dette.

13:17
Bruno Le Maire

Oui, mais ce n'est pas le montant brut des 2 900 milliards qui me préoccupe. Pourquoi est-ce que je parle de cote d'alerte ? Tout simplement parce que les conditions de financement ont changé. Que nous pouvions emprunter à 0%, voire à des taux négatifs, et qu'aujourd'hui, nous empruntons à plus de 2%. Parce qu'une partie de la charge de la dette est indexée sur l'inflation. Donc quand l'inflation augmente, la charge de la dette augmente aussi de plusieurs milliards d'euros. et que ma responsabilité de ministre des Finances, et je souhaite que chacun l'entende, c'est de revenir à des finances publiques équilibrées d'ici 2027.

13:50
Invité

Je ne sais pas comment vous faites là, avec toutes ces contradictions, avec tous ces... Non, ce n'est pas contradictoire. C'est-à-dire que vous allez vouloir mettre en place des aides, et en même temps vous nous dites qu'on atteint la cote d'alerte.

13:58
Bruno Le Maire

La politique, c'est des choix. C'est ce que je vous explique ce matin. C'est que nous avons des finances publiques qui doivent revenir à l'équilibre d'ici 2027, qu'il est impératif de réduire l'endettement public, car l'endettement public est une atteinte à notre indépendance et à notre souveraineté, qu'il faut dans le même temps protéger nos compatriotes qui sont les plus fragiles, mais le protéger de manière responsable, en faisant des choix. Qu'est-ce qui est notre priorité ? Jusqu'où allons-nous ? Pour combien de temps ? C'est de cela qu'il faut discuter.

14:30
Invité

Vous allez réveiller les alertes qu'a lancées LFI et Jean-Luc Mélenchon sur un programme caché de réduction de la dette qui va entraîner mécaniquement une hausse des taxes.

14:44
Bruno Le Maire

Mais le complotisme ne sera...

14:45
Invité

Ou en tout cas qui entraîne votre refus et baisser les taxes.

14:48
Bruno Le Maire

Le complotisme ne fera jamais une solution pour la France. C'est l'esprit de responsabilité qui fera des solutions. Donc soit chacune des oppositions part dans des idées qui ne tiennent pas la route, ou alors prête de mauvaises intentions au gouvernement alors que nous ne cherchons qu'à trouver des solutions pour le pays. Soit les oppositions vont dans la surenchère, sans cesse, en disant il faut toujours plus, dépenser toujours plus, baisser toujours plus telle taxe ou tel impôt. Et dans ce cas-là, nous n'irons nulle part.

Soit chacun se dit, ce que je crois absolument indispensable, qu'aujourd'hui, beaucoup de nos compatriotes sont confrontés à des augmentations de prix qui sont très difficiles, sont inquiets pour leur situation personnelle, et demandent de notre part des solutions. On se met autour de la table du Parlement. Nous réfléchissons sur chaque sujet aux solutions les plus appropriées. Nous faisons des choix ensemble. Et moi, je suis prêt à entendre les critiques, les propositions, les alternatives. Vous êtes quand même en train de nous dire, Bruno Le Maire. Mais au bout d'un certain temps, il faudra décider, et décider dans un cadre qui est contraint, qui est celui de nos finances publiques.

15:55
Invité

Vous êtes en train de nous dire qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses ?

15:57
Bruno Le Maire

Non, je vous dis simplement que le cadre dans lequel nous devons travailler, ce n'est pas le grand n'importe quoi, c'est des finances publiques qui doivent être équilibrées.

16:08
Invité

Ça ne commence pas tout à fait bien, cette idée du compromis. Si vous commencez tout de suite par dire, par exemple, alors qu'ils sont tous d'accord du LR jusqu'à LFI et ORN, pour dire qu'il faut baisser les taxes sur le carburant, que ça, ce n'est pas possible.

16:19
Bruno Le Maire

Mais c'est mon rôle de ministre des Finances. C'est mon rôle de ministre de l'Économie. De dire, nous devons protéger. Il y a plein de solutions possibles. Et d'ailleurs, on a déjà fait beaucoup, je le redis, sur le gaz, sur l'électricité, sur l'essence, sur les ménages les plus modestes, sur le soutien au travail qui doit rester notre fil directeur. Nous avons de nouvelles propositions. On en discute ensemble. Mais ne laissons pas croire aux Français qu'on peut dépenser tant et plus indéfiniment. Nous avons fait le quoi qu'il en coûte. Il a été efficace. Il a protégé les Français.

Il nous a permis d'ailleurs d'éviter que la dette n'explose encore plus, parce que ça aurait été effroyablement coûteux de réparer la montée du chômage et l'explosion des faillites. Mais désormais, nous devons nous mettre dans un cadre financier nouveau et responsable.

17:06
Invité

Côte d'alerte sur la dette atteinte. Donc, Fabien Roussel, pourquoi pas ? Yannick Jadot, pourquoi pas ? Robert Ménard, pourquoi pas ? Pourquoi pas rentrer dans un gouvernement ? Quand vous me dites pas de gouvernement du national, ça veut dire que si ces trois-là disent bah oui, pourquoi pas venir dans le gouvernement, vous dites non, finalement, on n'a pas besoin de vous ?

17:21
Bruno Le Maire

Je ne vais pas vous faire en bon français du pick and choose sur les uns et sur les autres. Ce qui est important, c'est le projet sur lequel le président de la République, je le rappelle parce qu'on l'oublie un peu trop souvent, a été réélu il y a quelques semaines. Ce projet il tient en quatre mots. Le travail, la sécurité, l'éducation et le climat. Tous ceux qui croient dans la valorisation, dans la dignité par le travail, tous ceux qui croient dans la nécessité de faire de l'éducation une priorité absolue, tous ceux qui pensent qu'il faut renforcer notre sécurité et lutter avec encore plus de détermination contre la délinquance qui est insupportable pour nos compatriotes.

Et tous ceux qui veulent accélérer la lutte contre le réchauffement climatique sur la base définie par le président de la République, sobriété, renouvelable et nucléaire, tout cela sont les bienvenus.

18:08
Invité

Alors, ça dépend des points. Enfin, Fabien Roussel, par exemple, ça fonctionne.

18:12
Bruno Le Maire

Par exemple, mais ça ne fonctionne pas pour d'autres. Sur la question du nucléaire, par exemple. Je pense que sur la question du nucléaire, ça ne marcherait pas, mais ça marcherait sur d'autres points. Vous savez, le compromis, ça n'est pas le rendiment. Là aussi, il faut bien comprendre le cadre dans lequel... Ni pour eux, ni pour vous. Mais je pense qu'il est indispensable, dans un début de quinquennat, avec un président de la République qui a été réélu, qui a obtenu la majorité à l'Assemblée nationale, parce que là aussi, on l'oublie, de fixer le cadre politique. L'esprit de compromis doit s'accompagner de l'esprit de décision. Et le compromis, ça n'est pas le rendiment. Il y a un projet.

Et croyez-moi, je suis viscéralement attaché à ce que nous gardions la ligne de notre projet. Elle n'est pas négociable. Nous croyons à la nation, nous ne croyons pas, par exemple, au communautarisme. Donc tous ceux qui font assaut de communautarisme...

18:57
Invité

Là, vous pensez à LFI ?

18:59
Bruno Le Maire

Par exemple. Dans ce cas-là, je suis désolé, sur les sujets de société, sur ces sujets fondamentaux, il n'y a pas de compromis possible.

19:04
Invité

Encore une fois, j'ai quand même l'impression que le portrait robot d'un Fabien Roussel, il a tout à fait sa place dans ce que vous vous dites.

19:08
Bruno Le Maire

Mais c'est à lui de le dire, ce n'est pas à moi de dire, tiens, venez, c'est à lui de le dire. Il dit qu'il n'est pas contre. Il dit qu'il n'est pas contre. Il dit qu'il n'est pas contre. Il dit qu'il n'est pas contre. Il dit qu'il n'est pas contre. Mais avant les noms, avant les personnes, il y a le projet pour la France. Et je ne voudrais pas qu'en ce début de quinquennat, on ne s'écarte du projet pour la France qui était proposé par Emmanuel Macron et retenu largement par nos compatriotes.

19:32
Invité

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, merci d'avoir donné toutes ces précisions ce matin. Je rappelle quand même votre expression plutôt alarmiste. La cote d'alerte sur la dette est atteinte. Il est 8h53 sur AMC et BFM TV.

19:44
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous. Dans un instant, le live BFM. Que pensez-vous de ces mesures, ces nouvelles mesures qui ont été annoncées il y a un instant par Bruno Le Maire pour améliorer votre pouvoir d'achat ? Est-ce qu'elles sont à la hauteur ? Réaction à suivre de l'opposition dans quelques minutes. Et puis nous parlerons également d'Elisabeth Borne qui va rencontrer les patrons des différents groupes parlementaires. L'objectif, c'est toujours de trouver cette majorité pour son futur gouvernement d'action qu'elle va présenter assez rapidement début juillet à Emmanuel Macron. C'est donc dans un instant.

20:19
Invité

Entrepreneurs, dédiez toute votre énergie à votre business sans être freinés par la gestion financière. Avec le compte ProConto, simplifiez votre quotidien bancaire. Conto, le compte au service des pros. Parier, c'est un rituel. C'est des experts. Des débutants. Mais parfois, parier, c'est pas pour tout de suite. Parier, ce n'est pas avant 18 ans. Parions sport, nous sommes les parieurs. Ça, c'est ma famille. Depuis quelques mois, ils font des trucs bizarres. Au début, j'y faisais pas trop attention. Mais là, je les reconnais plus. On a tous une bonne raison d'adopter un mode de vie plus sain. A nous d'inventer le logement qui va avec. Cogedim, des biens qui font du bien.

Maille présente le repas. Couper, piquer, lever, aimer, baser. Couper, piquer, saucer.

🔴 EN DIRECT - Bruno Le Maire invité de RMC — Bruno Le Maire · Pourquijevote