Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 février 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Marc Fesneau : « Ceux qui jouent au chaos et à la division affaiblissent la France »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    François Bayrou a échappé hier par deux fois à la censure, est-ce un répit de courte durée ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que François Bayrou a poussé un ouf de soulagement après l'échec des motions de censure ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Redoutez-vous la prochaine motion de censure socialiste sur la question migratoire ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Le RN pourrait-il voter cette motion de censure ?

  • 5:30OuverteRéponse partielle

    François Bayrou a-t-il ouvert la porte à une nouvelle terminologie sur l'immigration ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La désagrégation du Nouveau Front Populaire est-elle une victoire pour François Bayrou ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Marc FesneauFait
    « Le pays s'est doté d'un budget. »
  • 3:30Marc FesneauFait
    « Quand vous n'avez pas de budget, vous êtes affaibli. »
  • 9:00Marc FesneauFait
    « Le compromis n'est pas une compromission dans toutes les démocraties. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour Marc F installez-vous merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation député de loircher président du groupe modem à l'Assemblée nationale et premier vice-président du MoDem on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche bonjour Christelle bonjouran bonjour Marc F bonjour Marc F François baay a donc échappé hier par deux fois à la censure c'est un répit de courte durée ça c'est la responsabilité des parlementaires enfin il y a pas François Baou a échappé à la censure le le pays s'est doté d'un budget je pense que c'était ça la volonté qu'avait essayer de tracer François Baayou sur lequel nous avions buté au mois de décembre avec Michel Barnier avec la volonté qu'il a exprimé François Baayou de d'essayer d'ouvrir quelque chose de nouveau qui était une forme de dialogue reconnaissons pas très courant à l'Assemblée nationale vous m'avez souvent entendu ici sur ce plateau dans les différentes fonctions que j'ai exercé président groupe en 20171 puis relation avec le Parlement regretz parfois qu'on soit pas dans la capacité de créer les conditions du dialogue et je trouve que cette capacité là produit ses effets je suis heureux qu'on est en tout cas sur le projet de loi de finance on n pas complètement terminé je sais que les téléspectateurs et ceux qui nous regardent doivent se dire on en finit jamais en fait de cette affaire là puisque juridiquement il y a trois textes et donc il faut engager trois fois la responsabilité du gouvernement et donc ça produit trois motions de censure sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale en tout cas ça ouvre quelque chose peut-être qui peut permettre à ce à ceux qui espèrent un peu de stabilité dans ce pays d'abord d'avoir un budget euh on est ici à Public Sénat on est au Sénat il y avait quand même des attentes dans les collectivités locales des attentes des entreprises des attend d'un certain nombre de gens qui attendaient que le budget puisse permettre de débloquer les choses alors c'était d'ailleurs assez curieux d'entendre les extrrams nous expliquer que ça n'avait pas d'effet manifestement les gens ont compris que ça avait des effets puisqu'ils sont allés manifester devant leur permanence ils sont allés dire des choses devant ces parlementaires là en disant mais si si ça a des effets concrets et donc c'était bien qu'on retrouve déjà cette partie budgétaire mais il me semble que on n'est pas du tout au bout de ce qui est la nécessité d'un pays stable on a besoin d'avoir des politiques publiques qui puissent être conduites qu'on soit d'accord ou pas d'accord d'ailleurs moi je n'ai jamais pensé compris quand nous étions en situation d'opposition c'était une bonne nouvelle d'entraver et de de de provoquer per en permanence de l'instabilité parce qu'au fond le chaos il sert qui si vous me permettez de prolonger juste un mot le le chaos il sert ceux qui ont envie que la France s'affaiblisse et donc c'est des gens qui sont pour moi contre les intérêts de la France ils serent ceux qui dans l'Europe veulent que la France affaiblisse parce qu'il veulent que la France affaiblisse dans une confrontation mondiale il suffit de regarder tous les soirs les nouvelles des États-Unis pour se dire que peut-être on a besoin de stabilité et plutôt d'être uni que désuni donc ceux qui ont voté la censur hierère ils veulent l'ffaiblir la France pour vous bah ils l'affaiblissent de fait bah il suffit c'est pas je je moi je ne juge pas les intentions juge ce qui se passe quand vous n'avez pas de budget vous êtes affaibli quand votre voix est affaiblie par des débats qui n'en finissent pas une incapacité à s'unir vous êtes affaibli quand une nation est unie un peuple est uni vous êtes beaucoup plus fort que quand un peuple est désuni c'est un fait et donc ceux qui jouent au chaos et à la division ils affaiblissent la France c'est pas je parle même pas des intentions ce sont des faits alors vous qui connaissez bien François Baayou est-ce que vous direz qu'il a poussé un ouf de soulagement quand il a appris que l'émotion de sension ne serait pas voté est-ce qu'il s'inscrit maintenant dans un plus long terme mais le long terme c'était déjà de s'inscrire dans cette capacité de dialogue si vous permettez de le prendre comme ça j'ai pas senti chez lui un ouf de soulagement c'est simplement une forme de continuité dans ce qu'il a essayer de décrire de ce qu'il fallait faire dès qu'il a été nommé Premier ministre dire qu'il avait confiance en fait dans cette méthode non il avait pas une question de confiance on sait jamais comment les choses évoluent et on voit bien qu'on est dans un moment très éruptif vos confrères disait que je je disais le mot de volcanique oui on est quelque chose autour de ça c'estàd qu'on sait que à tout moment pour une raison qu'on n pas identifié les choses peuvent tourner mal et on peut retomber du côté du chaos donc il y a une forme à la fois de détermination qui aboutit à ce que a vu hier et en même temps une forme de de vigilance et de lucidité sur l'état de la situation donc c'est un peu étape par étape il a pris l'image de l'Himalaya en disant on a atteint le camp de base et vous savez qu'avant le camp de base et avant l'Himalaya il y a plein de d'étapes suivantes et pour en avoir parlé avec lui il y a ni ouf ni triomphalisme en disant simplement voilà une étape de franchie il faut qu'on essaie de franchir les autres est-ce que vous redoutez la prochaine étape c'est-à-dire la motion de censure socialiste dans les prochains jours qui va porter notamment sur l'expression de François baayrou sentiment de submersion migratoire euh quand vous le savez c'est pas nouveau non plus chez moi donc au moins ça me permet d'avoir un peu de crédit dans la parole j'ai toujours respecté et compris nos adversaires politiques je comprends mal le sens de cette motion de censure c'est d'autant que je rappelle que les socialistes avaient dit s'il y a pas de 493 hors la question budgétaire et la question budgétaire on a essayé de travailler avec eux he ce qui n'était pas forcément une chose écrite sur la table il y avait pas de raison de poser des motion de censure maintenant on pose des motions de censure sur des déclarations des valeurs des principes sur aucun texte je comprends pas tout à fait de sens mais il faut être vigilant parce que il y a un certain nombre de gens qui en permanence ne cherchent que à provoquer le chaos donc moi je ne crois pas que ce soit la volonté du Parti socialiste sincèrement je ne crois pas que ce soit la volonté et nous avons beaucoup de divergence avec le Parti socialiste mais ce sont des responsables publics qui savent ce que c'est que le mot responsabilité veut dire et qu' savent qu'un jour sans doute ils seront aussi appelés à exercer des responsabilités et vous pensez que le RN pourrait la voter mais le RN joue en PER je rappelle que le RN était contre la loi immigration le lundi h et que le mardi il vote pour la loi immigration dans une manœuvre qui n'avait rien d'autre comme objectif que de mettre une forme de pagaille dans les rangs et de mettre tout le monde dans l'embarras donc le mieux dans la vie c'est de compter sur soi-même le mieux dans la vie c'est de prendre ses responsabilités et de pas déléguer aux autres là sur la censure vous êtes un peu obbligé de compter sur les autres parce que si la gauche est la reine sal de compter sur soi-même quand on est dans le camp des de ceux qui essaient de pas provoquer le chaos de pas attendre des autres que ceux qui aiment le chaos soit sage une journée parce que le lendemain ça peut changer donc le soi-même c'est un soi-même collectif so adress au Parti socialiste en leur disant attention c'est ça je dis il me semble que qu'on exerce d'abord c'est une prérogative donc je ne remets pas ça en cause mais il me semble qu'il faut ça ne s'exerce pas complètement dans le moment qu'on traverse une motion de censure 492 ou 493 ça n'est pas anodin voilà quand vous faisiez ça quand il y avait une majorité absolue au fond on prenait cet exercice comme un exercice assez convenu qui permettait que l'opposition fasse des grandes déclarations liminires et que le la majorité poliment et conduise la motion puisque de toute façon il a une majorité on n'est pas dans cette situationl euh RN et LFI peuvent avoir le l'envie tout d'un coup que tout ça soit ce soit bien quelle que soit la nature du texte donc je pense qu'il faut être vigilant mais ça s'applique aussi à nous hein au fond c'est-à-dire que dans nos attitudes mais justement j'ai vous poser la question est-ce que François baayot a eu tur d'utiliser ce terme puisqu'il a ouvert la porte finalement à une nouvelle non je ne crois pas je crois que le pays est malade sur ces sujets là comme sur d'autres et sur les terminologies comme sur les autres de de l'incapacité à mettre des mots sur les choses je je pense que les gens nous en veulent beaucoup à juste titre de de parfois employer des mots des expressions là c'était pas forcément le bon moment c'est qu'on mais la question du timing est une autre question mais je je si c'est c'est jamais le bon moment si à chaque fois vous dites bah là il y a ça bah là il y a ça pu a pu s'abstenir vu le cont non mais moi je je trouve je suis pas je suis pas d'accord avec ça je je je je peux comprendre que c'est sucité les moi je peux comprendre qu'on puisse dire très bien il y avait le budget mais enfin pas se cacher derrière le budget s'il l'avait dit aujourd'hui on aurait dit voyez il a attendu le budget pour dire enfin ce qu'il penser vous me diriez ça ce matin sans doute bon très bien donc le mieux c'est qu'on qu'on qu'on essaie d'analyser les choses et qu'on essaie de poser les mots je connais François Baayou depuis longtemps comme vous le dites je je sais quelle est sa pensée et faire un GEF de quoi que ce soit sur ces sujets là à François Baayou et au Mouvement démocrate il y a quelque chose d'assez original on va dire fait alors dans la foulée de cette série de de motions de censure on voit aussi se désagréger le nouveau front populaire hier soir les mots ont été assez durs entre fi et le PS est-ce que c'est une autre des victoires de François baayrous à aujourd'hui et il y a pas de victoire à désagréger quoi que ce soit il y a la vraie victoire je vais vous dire pour moi je l'ai dit hier dans mon discours c'est que puisse se consolider une gauche de gouvernement pour la pour le futur hein pas pas pour pas pour les 6 mois et une droite de gouvernement moi j'ai jamais pensé que le dépassement c'était l'effacement j'ai jamais pensé que pour que l'espace central puisse faire entendre sa voix il fallait qu'il écrase la droite et la gauche quand d'ailleurs à l'époque la droite et la gauche pensaiit que la meilleure façon de faire vivre l'espace central c'était de l' c'est qui a été fait jusqu'à alors ah oui je pense que de je pense que l'erreur probablement collective que nous avons qui a été construite et même dans l'opinion publique c'estéit dire en fait on a on a mis en l'air les partis de gouvernement de droite et de gauche et les renvoyant au fond dans une seule limite qui était d'aller vers leurs extrêmes donc là en même temps c'était une faute politique mais non c'est pas ça c'est pas le en même temps qui est une faute politique ce qui est une erreur c'est de penser que en même temps c'est ni l'un ni l'autre et que ça on ne fait pas vivre la polyphonie euh de d'un espace de droite d'un espace de gauche qui doit exister comme tel et qu'on n'invente pas vous voyez ce que je veux dire j'ai toujours été comment dirais-je révolté non agacé par ceux qui à droite qui disaient la droite et le centre non la droite c'est la droite la gauche c'est la gauche et le centre c'est le centre et le mieux c'est que nous dans l'espace du centre on arrive à faire parler ces et c'est ce qu'on a fait un peu dans cette affaire budgétaire d'ailleurs quand vous regardez mais il faut une droite de gouvernement il faut une gauche de gouvernement il faut des différences parce que sinon vous les renvoyez vers les extrêmes et vous les affaiblissez et donc je pense que la nouvelle c'est la question n'est pas une bonne nouvelle de mais la bonne nouvelle c'est qu'il y a de la clarification euh je je sais ce que je crois je suis pas socialiste dans mon histoire mais je crois voir à peu près ce qui est l'histoire du Parti socialiste il n'ont rien à faire me semble-t-il dans l'histoire avec un certain nombre de gens à l'extrême gauche qui sont pas dans l'histoire du Parti socialiste et toute l'histoire du Parti socialiste c'est son affranchissement à ça et vous diriez que là ils sont en train de reconstituer une gauche de gouvernement oui euh et c'est pas pour être dans ce gouvernement c'est une gauche de gouvernement pour plus tard moi je pense qu'on a besoin d'avoir des forces politiques au moment où le populisme menace où les extrêmes fracturent le pays on a besoin d'avoir est-ce qu'une gauche de gouvernement existe sans l'apport d'une partie de l' gauche de la MACR de ce qu'on a appelé la macronie bah je vois oui je le gouvernement dans ce gouvernement et dans la majorité ou ce qu'on appelle le SO il y a des gens qui qui viennent plutôt des horizons de la gauche h HM euh je n'ai pas fait non plus tout ça pour que les gens qui sont dans l'espace central expliquent maintenant qu'ils sont dans la nuance de la gauche ou anuance de la droite parce qu'à ce moment-là il faut qu'ils aillent à droite ou ils aillent à gauche vous voyez ce que je je j' j'aime la clarté des choses moi je j'ai je ne me sens pas plus à droite qu'à gauche et sur un certain nombre de sujets peut-être que ça renvoie plutôt à la droite et sur d'autres plutôt à la gauche mais c'est ça ça c'est c'est ce sont les centristes mais si on se sent de gauche on va à gauche et si on se sent de droite on va à droite et l'espace central lui organise autour de d'une répartition qui soit un peu différente ce budget 2026 qui est un budget de ce budget 2025 pardon qui est un budget de compromis qui finalement ne convi à pas grand monde est-ce qu'il appelle un budget 2026 plus dur en matière d'économie mais par nature un compromis mais alors on est aussi en train de faire un apprentissage de quelque chose qui est un peu un gros mot en France le compromis dans toutes les démocraties du monde il y a du compromis même aux États-Unis même Donald Trump on en parlera peut-être il est obligé avec la Chambre des représentants et le Sénat d'aller au compromis le compromis c'est jeter là mon adversaire parce que c'est quand même parfois mon adversaire il était là et on a été obligé de trouver un terrain d'entente parce qu'on considère que c'est l'intérêt du pays et qu'au fond ça ne vient pas remettre en cause les fondamentaux bon on découvre ça en France un peu comme pardon l'expression la poule découvre la fourchette ou la ou le couteau très bien faisons cet apprentissage tranquille c'est le compromis n'est pas une compromission dans toutes les démocraties on fait des compromis au Parlement européen on fait des compromis donc il a fallu faire un compromis entre des nécessités de rigueur budgétaire et et ça enfin si vous connaissez un parlementaire qui a envie de faire de la rigueur budgétaire mais la rigueur budgétaire elle s'impose à nous parce que si c'est pas nous qui nous l'appliquons c'est les taux d'intérêts qui vont nous faire la rigueur budgétaire et moi je préfère en terme de souveraineté décider être maître des économies que je veux faire plutôt que de les faire subir par un coup de rabau qui viendrait taper les retraites les choses et les autres donc de on est dans l'urgence parce qu'il fallait un budget vite voyez bien les taux d'intérêt les incertitudes tout ça ne plaidz pas pour faire un budget comme nous en avions rêvé mais ça plaide en revanche qu'a très bien dit François Baayou hier pour regarder je trouve qu'il a raison d'abord les choses suivantes c'est pourquoi depuis 40 ans on dit le budget il était de 100 j'y rajoute l'inflation et donc voilà le budget du ministère pour l'année suivante on peut peut-être se dire est-ce qu'il faut plus là est-ce qu'on peut faire moins là et donc une espèce de refondation de ce que ce que sont les les grands équilibres des budgets me paraît une bonne idée pour 2026 et ça si on veut le faire faut s'y mettre tout de suite alors vous avez réussi le comomis sur le budget est-ce que ce compromis peut perdurer sur d'autres grands projets de loi et je pense notamment à la réforme des retraites qui est en train d'être discuté par les partenaires sociaux qui va revenir au Parlement sous forme de projet de loi si ils arrivent à trouver eux en compromis est-ce que on peut faire voter un texte sur la réforme des retraites qui réunirait DLR au PS est-ce que ça vous paraîitt envisageable d'abord il y a quelque chose qui pourrait peut-être s'imposer à nous par qu'il y a un deuxième élément qu'on a pas encore vu dans la démarche qu' souhaité initier François be c'est de faire confiance aux partenaires sociaux s'il y a un compromis entre les partenaires sociaux j'ose espérer que le Parlement s'en saisira d'abord attendez j'ai pas dit s'en modifier non mais sen saisira avec l'idée qu'il faut aller dans parce que si on fait les partenaires sociaux se mettent d'accord sur une réforme du système de retraite ou la modiation du système de retraite tel qu'il est posé sur la table et qu'on dit très bien vous tout ça n'a servi à rien on va faire ce qu'on com on l'avait dit alors là je pense qu'on a un problème dans ce pays de la démocratie sociale Olivier for a déjà annoncé hier soir que si mesure d'âge n'était pas revu le Parti socialiste dépos une motion pour invite chacun pas mal de monde à écouter je ve dire ça serait quandême curieux que tous ceux qui nous ont dit qu'il fallait écouter les partenaires sociaux ne les écoutent pas faites confiance aux partenaires sociaux on a une maladie française on dit aux gens parle et on commence à préempter le débat on a même pas encore le diagnostic qui va être présenté depu le début la gauche dit attention c'est un piège les organisations patronnales peuvent le déb on verra euh est-ce qu'on peut donner est-ce qu'on il y a 3 semaines ou il y a un mois on aurait dit qu'on aurait un budget bon est-ce qu'on peut faire confiance un peu à des partenaires sociaux qui ont envie je crois dé monrer qu'ils sont capables de se mettre d'accord y compris de se mettre d'accord sur des choses avec lequelles nous ne serions pas d'accord ça aussi c'est un compromis et que nous n'ayons pas la prétention nous groupes politiqu tout seul de décider de ce qui est bien ou pas bien pour les salariés c'est des représentants des organisations patronales c'est des représentants des organisations syndicales évidemment il y aura pas d'unanimité chacun s lfiste si je peux dire voyez bon chacun c'est populiste syndicaux mais il y a des gens dans le monde syndical salarial qui ont envie de faire avancer les choses et qui l'ont montré dans l'histoire d'ailleurs de la France laissons les faire le le la Cour des comptes va présenter d'abord les conclusions de ce qui est un de ce qui est un diagnostique parce qu'on n jamais partagé vraiment un diagnostic ça c'est pour le 19 février j'ai d'ailleurs dit à François baot que je souhaitais qu'on puisse avoir un débat au Parlement qu'on ait enfin débat sur est-ce qu'on est bien d'accord on verra quelle suite sera donné mais sur les chiffres sur les chiffres on n même pas d'accord sur les chiffres ENF le comité d'orientation des retrait je vous rappelle avant la réforme borne ce qui nous a beaucoup aidé nous avit expliqué à l'époque qu'il y avait pas de problème de déficit il y avait même un léger donc il aura un débat au Parlement il a dit oui non il a pas on verra ce que ce que la suite qu'entendra donner François ber mais moi je pense que c'est bien qu'on ait une caisse de résonance parlementaire et moi quand j'ai des choses à dire à François Baou je le dis et je j'ai pas changé d'attitude parce que c'est François baireot et que je suis proche de lui je pense qu'on a besoin de ce débat parce qu'on a besoin de cette caisse de résonance cette caisse de résonance permettra de poser un diagostique après les partenaires vont s'en saisir et après mais je on verra donc Marc F Olivier fort et les autres je pense qu'on a on a intérêt à laisser faire le sans préempter que si on dit c'est les uns mesure d'âge les autres pas une mesure d'âge les troisièmes une mesure de hausse de cotisation on fait le travail à la place de ceux qui doivent qui ont envie de le faire aujourd'hui et de s'en saisir les partenaires sociaux et donc moi j'ai j'ai plutôt espoir qu'on puisse trouver un chemin là aussi de dialogue je je je sens quelque chose de l'ORS d'un état d'esprit sans être naïf hein ni utopique je crois qu'il y a des gens qui ont envie de montrer qu'on peut se parler qu'on peut se mettre d'accord aujourd'hui a lieu à l'Assemblée nationale la niche des républicain parmi les textes celui pour durcir les conditions d'accès du droit du sol à Mayotte est-ce que vous allez le voter oui on est assez voors on va regarder il y a des débats il y a des il y a des des questions d'amendement mais globalement on est d'accord avec le le texte qui est posé par les par les LR et et là aussi c'est bien qu'on puisse se dire que parfois on est d'accord sur des textes et en sortant d'un certain nombre de posture qu'on a pu les uns et les autres avoir si je peux me permettre c'est c'est assez savoureux de de de voir que parfois on était manifestement les uns et les autres dans des postures et donc oui oui c'est un texte vous voyez bien qu'à mayillotte cette question du droit du sol et la question centrale euh de la situation maoraaise et d'un d'un d'une situation qui est intenable pour les populations maoraaises et et pour ceux qu'on accueille aussi d'ailleurs parce qu'il y a un moment vous ne pouvez pas comme disait Michel Rocard accueillir toute la misère du monde la fin de la phrase étant mais chacun doit prendre sa part parce que tout est important dans la phrase donc celui-là vous le voterez il y en a d'autres prioriser les travailleurs dans l'attribution de logement sociaux on va vooir le débat mais allons au bout prioriser les travailleurs dans les voilà vous avez quelqu'un qui est en situation de demandeur d'emploi qui est en formation c'est la meilleure voie pour qu'il retrouve un travail on le priorise pas par rapport à un travailleur vous avez une femme qui est obligée de quitter son foyer parce que elle est battue elle est pas prioritaire par raort un travailleur bon ça donc celui-là vous le votez pas est-ce qu'on pourrait être un peu dans la nuance je je pose des questions auquelles j'entends qu'on apporte des réponses je que que je vois bien en phigran ce qu'il a le monde ne se résume pas à ceux qui travaillent et ceux qui chercherai à ne pas travailler il y a aussi des gens qui sont en difficulté il y a aussi des femmes qui sont obligés de quitter leur foyer et le mieux d'ailleurs ça serait que ce soit pas ell qui quitte leur foyer et cetera et cetera et cetera il y a aussi des situations particulières qui nécessitent qu'on soit un peu allez j'ose le mot dans la nuance donc voilà mais je vois bien le principe mais on va en débattre chacun va porter des amendements sans dogmati c'est pas parce que c'est un texte qui vient des LR comme d'ailleurs on l'a fait il y a 15 jours sur un texte qui vient du Parti socialiste qu'on est contre ou qu'on est pour mais euh nous centriste on va porter notre pierre on veut pas déranger mais on va essayer de le faire quand même le Sénat lui il examine en ce moment la loi d'orientation agricole c'est un texte que vous connaissez bien ça fait 1 an qu'il est euh sur la table j'aurais aimé qu'il y soit plus tôt d'ailleurs trop tardé pour répondre à la colère des agriculteurs oui par que vous voyez bien dans oui je je je l'avais dit moi que dès qu'un fenêtre s'ouvrait il fallait le faire et manifestement il fallait avant qu'il y ait des proposition de loi qui puisse prospérer pour que chacun puisse y retrouver mais il y a toujours un risque dans cette affaire là faire durer un texte qu'on fait durer TR trop tarder mais c'est pas le enfin c'est le gouvernement qui il y a eu dissolution ilolution il mais quel est le risque aujourd'hui parceque vous parlez de risque mais plus un texte dur alors que au fond il a alors c'est très savoureux de voir que tous ceux qui l'avaient V pandé disent que maintenant il faut le VO voter fait toujours plaisir l'ancien ministre deagriculture que je suis puisque j'ai eu l'honneur de porter ce texte avec le président de la République et et et Gabriel Attal Premier ministre euh il me semble que il me semble qu'on faut faut on perd le fil un peu d'un débat parlementaire quand on le fait trop durer bon mais ceci dit maintenant il est ancré puisqu'il est au Sénat il appartient au Sénat de faire ce qu'il a faire et de dire ce qu'il a à dire alors il fait des modifications le Sénat leén a par exemple ajouté le principe de non agression de la souveraineté alimentaire contre la vie du gouvernement est-ce que vous êtes d'accord avec ça mais moi j'aimerais alors c'est valable sur ce texte donc ne le prenez pas pour ce texte mais pour globalement j'aimerais qu'on arrête dans les textes de faire du déclaratif on on on perd les concitoyens une fois qu'on a mis principe de non régression de souveraineté OK et alors qu'est-ce que ça change dans la vie quotidienne des agriculteurs qui nous regardent et qui nous écoutent ça va changer quoi à celui qui n'est pas rémunéré à celui qui a un problème de dérèglement climatique et dont le modèle est en train de s'effondrer vous en savez quelque chose dans un certain nombre de régions ça ça va faire une jambe vous voyez ce que je veux dire il faut que nous astraignions nous parlementaires à l'Assemblée moi je m'occupe de l'Assemblée plutôt mais même au Sénat à ne pas écrire des choses qui qui relèvent de l'incantatoire et du déclaratoire je l'ai dit hier d'ailleurs dans la déclaration en réponse à la à la déclaration de motion de censure euh je suis pas sûr qu'on ait besoin de beaucoup de lois supplémentaires j'ai besoin qu'on applique les lois qu'on voit cell qui ne fonctionne pas qu'il faut ajuster et il y a des besoins nombreux mais rajouter du déclamatoire permanent c'est c'est c'est montrer une forme d'impuissance il y a qu' fa con ça n'est pas du législatif ça n'est pas opérant ça n'est pas utile et donc je je je verrai moi et d'ailleurs c'est une vigilance que généralement tient le Sénat à ne pas faire des choses qui ne servent à rien d'autre que de faire du bavardage ils ont aussi inscrit quelque chose d'un peu plus concret le principe pas d'interdiction sans solution les produits phytopharmaceutiqu ne pourront pas être interdits sans solution alternativ économiquement viable est-ce que ça vous souhaitez que ça reste dans le t alors on va aller aussi au bout du sujet c'est intéressant qui produit les interdictions de molécules c'est le niveau européen c'est la commission bon donc mettons dans la loi française pas une interdiction sans solution sur par exemple les néonicotinoïdes c'est une décision de la Cour de justice européenne qui a interdit qu'on ait une 3è année de dérogation sur la betterave on a pu s'y opposer qui a pu s'y opposer au niveau européen on met des règles nationales dans des débats qui sont des débats européens alors je proposerais plutôt qu'on aille euh ce que j'ai fait d'ailleurs sur un certain nombre de sujets euh je crois que beaucoup de gens le reconnaissent au niveau européen se battre par ailleurs vous découvrez qu'une molécule tout d'un coup est extrêmement dangereuse ça peut arriver vous allez dire juste pas d'interdiction sans solution de devant des risques sanitaires pour les qui qui raisonnablement responsablement peut dire ça euh nous n'avons pas de solution sur le clur desconnes on a on réintroduit le clord desconne pardon il faut c'est là aussi il faut être concret en revanche qu'on se dise il faut d'abord chercher des solutions deux il faut pasre sur transposition c'està- dire qu'il faut pas que dans un marché unique où les produits espagnols allemand italien viennent chez nous on dise il y a des molécules qu'on interdit en France et qui sont autoriser ça oui et là on a été beaucoup trop loin et je pense qu'on a besoin si on avait voulu fairevre utile c'est de se dire qu'on fasse converger au niveau européen l'ensemble des autorisations y compris d'ailleurs d'une partie des autorisations de mise sur le marché on peut pas avoir des agents chadistaires qui ont pas les mêmes politiques d'un d'une région à une autre d'une d'un d'un État membre à un autre euh je ne peux pas avoir des molécules qui sont autorisées ce qui est arrivé à plusieurs reprise en Autriche en Italie en Allemagne avec des autorités sanitaires qui sont aussi bonnes que les nôtres et nous avons de bonnes autorités sanitaires et qu'on nous explique on peut pas faire jouer une clause de réciprocité quand on homologue des des des véhicules des véhicules euh et c'est dangereux quand vous conduisez une voiture que si elle n'est pas homologuée qu'on dise ce que ce qui la norme qui est examinée quelque part elle est examiné riculursô pas d'terdic sANSU ne pas Laer agriculteurs dans une impasse très bien oui Christ une dernière question sur l'initiative qui a été annoncée par le président de la République d'organiser un référendum prochainement il est en train de réfléchir aux thématiques est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée est-ce que dans un pays clivé comme les actuellement la France le débat ne risque pas d'être violent quel que soit le sujet le thème choisi B c'est toujours le risque et la France a une une comment dirais-je une une espèce de psychodram permanent avec les référendum d'une certaine façon c'est soit il y a pas de participation soit alors je on n pas le temps mais vous me réinviterez je suis pas sûr que je je suis pas sûr que on dit souvent les Français ne répondent pas à la question référendaire je crois que c'est pas vrai en fait souvent ils ont répondu à la question qui leur été posée par qu' en disant le général de Gaulle les gens ont pas répondu si le général de GA il a en fait la question qu'il a posé c'est est-ce que vous voulez encore que je sois président de la République dans son référendum c'était peut-être ça l'erreur mais quand il dit si je le référendum n'aboutit pas le général de GA avec tout ce qu'il était dans l'histoire de France mais qui sentait sans doute que quelque chose était en train de se délier et qu'il dit si le référendum vous ne le votez pas je partirai en fait il pose la question de voulez-vous que je parte et les gens ont répondu oui malheureusement d'ailleurs trouve que dans le timing c'est une bonne idée de POS une question fr auout donc donc attention à l'idée que il faut pas faire de référendum parce que les Français pas la question les Français sont des êtres tout à fait responsables il faut arrêter de les prendre pour je sais pas quoi ils font de la politique ils savent les questions auquelles on on souhaite les soumettre et donc il me semble que l'idée peut être moi je pense que l'idée est intéressante je pense qu'on a besoin aussi dans ce moment on essaie de reconstruire du dialogue de l'apaisement de la réconciliation qu'on puisse aussi avoir des sujets sur lesquels on puisse débattre entre nous alors on aura toujours compter comptez comptez sur les extrêmes et les populistes pour Pourim mais je le disais hier dans la au débat encore je il y a une majorité de gens qui ne veulent pas ça voez et donc il faut que ces gens-là dans leur différence à gauche à droite dans l'espace central ils disent nous on veut pas la cacophonie on veut pas le chaos on n'est pas d'accord entre nous mais on veut pas ce que vous nous proposez bon il y a peut-être des sujets sur lequels on peut le faire alors reste à savoir sur quel sujet dans quel dans quels horizons il y a pas le président la répbl alors tout le monde fait des propositions le modemme aurait une proposition de sujet non non moi je suis pas la foi à la saucisse de la proposition donc je pense qu'on va réfléchir d'abord faut regarder un peu ce qu'il y a dans la Constitution on peut faire voyez l'organisation des pouvoirs c'est pas complètement tout et n'importe quoi donc moi je je fais pas la foire hein mais il faut qu'on réfléchisse d'ord il faut que ça soit un sujet qui soit pas un sujet comment dirais-je de façade que ça soit un sujet qui soit utile euh et donc il faut qu'on réfléchisse je trouve les uns et les autres et qu' avant de jeter de dire moi je veux ça si c'est pas ça j'en veux pas voz compris en terme de méthode peut-être un peu différent des autres il me semble qu'il faut qu'on réfléchisse avant de se jeter en pature de si vous faites pas un référendum làdessus ça m'intéresse pas merci beaucoup merci Mar d'avoir éta notre invité Christelle la Une de La Dépêche guerre en Ukraine le début de la fin c'est la Question à la Une de votre journal merci Christelle à la semaine prochaine on passe au club des territoires [Musique]