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interviewBFM TV (sur YouTube)· 16 juin 2025 12 min

Guerre Iran/Israël, Gaza: le point presse en intégralité de François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va écouter le premier ministre François Baï sur la situation en Iro et en istail de l'évolution euh des dernières heures. La position du gouvernement français qui avait été arrêtée euh dans une commission spéciale avec le secrétariat général de la défense de la sécurité nationale. La position du gouvernement français était très simple, c'était pas d'armement de guerre offensive sur le salon.

Des armements de guerre défensif, c'était tout à fait possible. Mais la l'exposition d'armement qui soi des armements offensifs n'était pas possible. Et et donc nous avions euh on s'était accordé avec les autorités euh diplomatique israélienne, avec l'ambassade.

En tout cas, c'est ce que tout le monde pensait pour que ce ce choix entre les armements offensifs et défensifs soit fait. Et puis euh apparemment ça n'a pas été le cas pour toutes les entreprises. Un certain nombre d'prises ont suivi cet accord et une autre partie n'a pas suivi.

On a donc dit que évidemment on ne il fallait qu'on prenne le temps de s'accorder et que on ne laisserait pas les l'exposition d'armement offensif. Le gouvernement israélien parle d'un mur parce que parce que nous considérons qu'étant donné la situation dans la région, les tensions extrême, les comme vous savez les situations une situation de crise comme il y en a eu peu souvent étant donné les choix diplomatiques de la France, notamment l'inquiétude ou en tout cas le très grand souci à l'égard de Gaza, nous ne pouvions pas ne pas montrer qu'il y avait une certaine distance qui faisait que nous ne pensions pas acceptable que des armements offensifs soient dans un salon comme cela. Et comme ces armements offensifs n'ont pas été retirés, et bien on a provisoirement, j'espère fermé les stands.

Le gouvernement israélien dit ça tombe au pire moment, au moment où on se bat contre l'Iran, contre les menaces nucléaires qui menacent aussi l'Europe. Je ne dis pas le contraire. Je n'ai jamais sous-estimé euh la situation de risque que l'Iran et la la préparation d'armement nucléaire par l'Iran faisait courir euh à l'ensemble de la région, à l'ensemble du monde parce que l'Iran a constamment indiqué que pour lui Israël était une cible et qu'il fallait détruire Israël et que donc la préparation de ce type d'armement nucléaire était évidemment un danger immédiat.

Pour autant et en fonction de la situation à Gaza dont tout le monde sait que la France considère qu'il y a là une situation terrible pour les Gazaouis. une situation humainement et du point de vue humanitaire, du point de vue sécuritaire extrêmement lourde. La France a tenu à manifester que les armements offensives ne devaient pas être présents dans ce salon.

Monsieur, vous dites que l'ambassade d'Israël en France était au courant et avait donné son accord de cette situation. Ce que ce que démant l'ambassadeur d'Israël est-ce qu'il y a pas là la preuve d'une dégradation des des relations entre la France et Israël ? Je fais la différence entre une dégradation et des tensions qui sont absolument fondées.

Euh le il y a un très grand nombre d'amis d'Israël, de gens qui ont toute leur vie défendu Israël qui disent devant la situation à Gazar, "Ce n'est pas ce avec quoi nous pouvons être ou en face de quoi nous pouvons être indifférents. La situation à Gaza, elle touche, elle blesse, elle révolte grande partie de nos concitoyens, y compris de ceux qui sont des amis d'Israël. Euh la situation de l'Iran n'est pas du tout de même nature parce que la menace sur Israël est une menace immédiate et vitale tant les autorités iraniennes ont sur la les dernières périodes décennies même multiplié les les affirmations selon lesquelles il fallait cibler Israël et détruire Israël.

Gaza. Oui. C'est pourquoi ne jamais nous n'avons dit que Israël ne devait pas se défendre contre le ramasse.

Euh j'ai je n'ai jamais pris la parole sans rappeler que la situation à Gaza, elle était aussi la conséquence du 7 octobre, c'est-à-dire du pogrome qui a été organisé et voulu. Et j'ai même dit devant l'Assemblée nationale et le Sénat que ce pogrome du 7 octobre, il avait pour but de faire que devienne irréversible la guerre entre Israël et ses voisins. C'était pour moi le but à qui était fixé et qu'il fallait atteindre.

Et donc je nous ne mélangeons pas tout. Nous nous refusons de faire amalgame de tout. Mais la situation à Gaza est une situation qui pour la République française est une situation devant laquelle nous voulons absolument marquer réprobation et distance.

On peut pas affamer un peuple. On peut pas faire en sorte qu'il ne puisse plus avoir accès à l'aide humanitaire. On peut pas faire en sorte qu'il soit isolé de tout sans que les valeurs qui nous font vivre s'exprime et c'est ce que nous avons fait dans cette décision.

Est-ce que vous anticipez, est-ce que vous redoutez des conséquences de cette nouvelle guerre entre Israël et l'Iran ? Je pense que c'est une guerre qui peut avoir des conséquences immenses partout dans le monde. Chez nous, elle peut avoir des conséquences immenses sur l'économie du monde.

Elle peut avoir des conséquences immenses sur l'énergie. Elle peut avoir des conséquences immenses sur la situation sécuritaire. Mais vous voyez bien que l'Iran, dans la manière qu'il a choisi depuis des années et des années de conduire la société iranienne est une inquiétude constante sur toute la planète.

Comment peut-on être indifférent à un régime qui a pendu des centaines de femmes parce que ell refusaient les les impératifs vestimentaires ? Comment on peut pendre plus de 300 femmes, les tuer de cette mort ignominieuse ? Comment on peut euh accepter ça sans rien dire ?

Et donc je refuse de mettre sur le même plan euh les uns et les autres. Euh nous avons une responsabilité qui est une responsabilité de de solidarité quand on voit un un déséquilibre comme celui-là se créer. Est-ce que même si vous considérez que cette attaque d'Israël donc est légitime, en tout cas compréhensible, est-ce que vous mettez des lignes rouges néanmoins ?

Ce que vous dites à Israël, attention, il y a des dinoues à ne pas franchir en Iran aussi, des cadres du régime à ne pas viser. Ce qui s qui s'exprime au nom de la République française en matière de politique étrangère, c'est le président de la République. Et naturellement, la position du gouvernement français, elle est concertée avec le président de la République.

Mais c'est le président de la République qui a le le l'initiative et la légitimité de s'exprimer en matière de politique étrangère. Comme vous savez, on appelle ça depuis toujours le domaine réservé. Et il est bien qu'il en soit ainsi parce que c'est celui qui est élu par le suffrage universel qui a la charge de porter la vision que la République française ressent sur les affaires du monde.

Donc de ce point de vue-là, les le la situation est extrêmement claire. Nous avons exprimé qu'Israël a le droit de se défendre quand son existence est menacée en toute circonstan. Nous l'avons dit le 7 octobre, d'autant que nous avons, je vous rappelle, 50 de nos compatriotes qui ont été tués le 7 octobre et nous avons été solidaires d'un bout à l'autre parfaitement et nous le demeurons.

Et nous avons dit aussi deuxièmement que la situation à Gaza était une situation moralement inacceptable parce que un une communauté un peuple réduit à une situation humanitaire et sécuritaire impossible avec peuple affamé et soins impossibles à recevoir. Ça ça ne peut pas ça ne peut pas être accepté. Et troisièmement sur la menace que l'Iran fait peser fait peser avec le le la préparation d'armes nucléaires à quelques jours ou à quelques semaines de distance.

Je rappelle que c'est l'Agence internationale d'énergie nucléaire qui l'a dit, c'est-à-dire le les arbitres les plus les arbitres les plus experts sur la situation de la préparation par l'Iran d'armes nucléaires. Alors, de ce point de vue-là, évidemment, il y a une situation qui entraîne de notre part une compréhension. Demain, le conclave des retraites est censé s'achever.

C'est de votre initiative. Qu'est-ce que vous en attendez ? Mais surtout, est-ce que vous songez à leur donner quelques jours de plus ?

Les mots du premier ministre, parfois couvert par le bruit des avions. Nous sommes au salon du bourget qui a ouvert aujourd'hui et c'est pour ça que vous entendiez ce bruit de fond. François Bairou qui a justifié l'interdiction de l'exposition des armes offensives israéliennes sur les stands présents au Bourget et qui a ensuite réagi à ce qui se passe depuis 4 jours entre Israël et l'Iran, une prise de parole en miroir de celle du chef de l'État, Léopold.

Oui, pour l'avoir suivi cette conférence de presse à l'Élysée, je retrouve exactement les mêmes éléments de langage de la part du Premier ministre lorsque j'avais interrogé Emmanuel Macron vendredi soir pour trois raisons. Il parle effectivement François Baou de menace vitale en parlant de l'Iran concernant Israël. Emmanuel Macron lui parlait il y a quelques heures même au Groenland de menaces existentielles.

Vous voyez que le registre est exactement le même. Interroger également sur les conséquences possibles conséquences immédiates euh ici en Europe, précisément en France. C'est exactement le même discours.

Conséquences possibles sur le secteur de l'énergie, dit le premier ministre également sur le volet sécuritaire. On rappelle que Emmanuel Macron a renforcé par exemple ce plan Sentinelle il y a maintenant quelques heures. Donc vous voyez que là aussi tout est concerté entre Matignon et entre l'Élysée.

Et enfin François Bairrou fait référence à la situation à Gaza. Il dit que la situation est moralement inacceptable, qu'on ne peut pas bloquer l'aide humanitaire et c'est exactement ce que Martel également le chef de l'État depuis maintenant plusieurs jours avec un vocabulaire qui est toujours très fort. Je refuse de mettre sur le même plan les uns et les autres, conclu également Françou dans cette courte prise de parole.

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