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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 décembre 2025 24 min

Joshua Hochart : « L’accord du Mercosur est l’arrêt de mort de l’agriculture française »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jeh invité. Vous êtes sénateur du Nord. On va évidemment revenir sur ces actualités mais d'abord on commence par la une de la presse régionale.

On en a sélectionner trois. D'abord la une de la dépêche. L'Europe renonce au 100 % électrique face à la crise que traverse le secteur confronté à une agressive concurrence chinoise Union européenne a donc renoncé hier à imposer aux constructeurs automobile de passer au tout électrique en 2035.

La deuxième une celle du courrier Picard. La colère paysane se remet en route. Demain, les agriculteurs vont converger vers Bruxelles.

À l'appel de la FNSEA contre le Mercosour, la coordination rurale prévoit aussi des actions sur des mots d'ordre plus larges. Et puis la dernière, c'est celle du Berry républicain. Entretient des églises, un sacré défi.

Les communes qui sont confrontées au castet de l'entretien coûteux du patrimoine religieux. Parfois, la seule solution est de se séparer des édifices. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?

On va être un peu chaud. On va parler du courrier Picard qui parle de la région Haute-France et mais surtout du sujet d'actualité qui est qui est majeur en ce moment et qui risque d'embraser nos fêtes de Noël. Et on l'a vu he la crise agricole, on l'a vu dans le journal de réunions hier le gouvernement qui a annoncé l'accélération de la vaccination dans le sud-ouest. 750000 beauvins vaccinés en plus c'est une bonne mesure.

Enfin enfin ça fait la ministre nous avait annoncé il y a quelques quelques temps entre 6 à 12 mois pour vacciner l'ensemble du chtel du cheptel français qu'on s'est étonné de ce délai de 6 à 12 mois. En fait, c'est pas effectivement nos services vétérinaires sont plus efficaces que ça. C'est le délai pour s'approvisionner en dose parce que c'est l'Afrique du Sud est actuellement le seul le seul fournisseur alors que la France avant pouvait fournir des doses.

Donc on n'est pas capable de vacciner en France l'ensemble du CHPTEL français tout simplement parce que la France a perdu sa souveraineté sur tant de domaines et notamment sur le sur survie vaciner l'ensemble du cheptel. Est-ce que c'est pas un risque pour nos exportations ? Alors au-delà de ça effectivement c'est nous on souhaite vacciner le maximum le le cheptel.

Le risque derrière, c'est que nos les autres pays, notamment les pays de l'Union européenne refusent des exportations de bêtes vaccinées et la France s'est créée tellement dans ce dans en Europe mais dans le monde tellement d'inimitié qu'elle n'est plus capable d'aller euh d'aller négocier avec les autres pays pour pouvoir exporter nos nos bais que c'est prouvé qu'il y a pas de qu'il y a pas de qu' a pas de difficulté à exporter des bêtes qui auraient été vacciné qu'elles sont pas quand elles sont pas malades. La faiblesse diplomatique de la France est en cause à ce à ce niveau-là. Mais là vous soutenez la stratégie du gouvernement, la stratégie de vaccination, la stratégie d'abattage, est-ce que c'est la bonne ?

Je pense qu'elle arrive un peu tard et qu'on doit arriver à l'abattage. Moi, j'ai ces images en tête de de cet éleveur qui qui pleure, qui perd plus de plus de 200 bêtes dans son dans son exploitation. Elles sont totalement totalement horribles.

Je suis pas scientifique, je suis pas vétérinaire pour voir la la meilleure le meilleur schéma. En tout cas, il faut protéger mauvaise solution gouvernement. En tout cas, je dis qu' qu'il faut effectivement lancer les négociations, qu'il faut très vite, on a déjà quelques mois de retard, ça fait déjà plusieurs mois qu'on parle de cette dermatose nodulaire, c'est déjà plusieurs mois qu'on parle de la détresse des agriculteurs sur tant de domaines.

Le Mercosour, on va en parler juste après. Et tout ça en fait vient se rajouter à la détresse des agriculteurs qu'on n'entend pas. La loi du plomb qui a été votée au Sénat, qui a été votée à l'Assemblée nationale a été remise en cause par toute une partie de par toute une partie de la gauche.

Le débat le débat se le débat se lance. Voilà, il faut soutenir nos agriculteurs. La ministre Jeevar était visiblement en grande difficulté puisque premier ministre Lecornu a dû venir à son secours dans cette négociation.

Il été en peu en retrait depuis quelques mois. Il vient maintenant à son à son secours. Si ça peut aider, elle est en retrait.

Elle est en retrait depuis plusieurs mois. Nous, on l'a interpellé déjà il y a il y a plusieurs mois. Plusieurs de nos députés à l'Assemblée nationale l'ont l'ont interpellé.

On n'a pas eu les réponses escomptées à la limite que les députés n'aient pas les réponses escomptées. Soit quand les agriculteurs et eux ne le ont pas, les indemnités sont pas suffisantes. En tout cas, l'anticipation n'est pas présente.

Mais c'est peut-être a été rajouté 100 millions hier. C'est peut-être le maître mot de ce gouvernement. Pas d'anticipation effectivement dans dans ce qu'il faut faire.

On va parler effectivement du mercour. Mais juste avant de parler du mercour, est-ce que vous ce matin vous appelez les agriculteurs à lever les blocages ? Est-ce que vous dites il faut dialoguer pas bloquer ?

Mais malheureusement actuellement vu la le silence du gouvernement. Alors même si hier ils annoncent quelque chose, les seules mesures qui sont capables d'entendre c'est c'est les blocages. Je pense que les Franqu je pense que les Français sont derrière les agriculteurs.

Je pense je toute manifestation pacifique est est à soutenir quand il bloquent et qui dégradent pas des des préfectures ou des bâtiments des bâtiments publics. On soutient effectivement nos agriculteurs. Je pense que les Français sont derrière eux et opposer ceux qui nous protègent avec ceux qui nous nourrissent comme l'a fait le gouvernement en envoyant les blindés face aux agriculteurs était particulièrement indigliqué hier Sébastien Lecnu ça vous a pas convaincu ?

Non mais c'est pas nouveau que Sébasti le Cordu ne me ne croit pas. C'est pas forcément contre les agriculteurs, il y avait aussi des personnes violentes qui étaient pas des agriculteurs. Vous comprenez pas du coup bien bien sûr qu' des personnes violentes qui faillent interpeller pour bien système de gendarmerie de gendarmerie mobile, ils ont été jusqu'à récupérer des blindés dans des différents centres en France.

Je pense que c'était pas nécessaire d'aller d'aller aussi loin. Et ces mouvements ultra gauche on les connaît fautement moins les dissoudre pour éviter qu'elles viennent pourrir l'ensemble des manifestations en France. Escive alors que la colère monte du coup contre la politique agricole du gouvernement, le traité du Mercosour est à nouveau au cœur des débats.

Oui, semaine de tous les périls. Lorian pour cet accord négocié. Rendez-vous compte depuis plus de 20 ans pour faire court.

Avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droit de douane sur plus de 90 % de ces exportations vers les pays d'Amérique latine. En échange, l'Union européenne s'engage notamment à importer plus de produits agricoles semaines de tous les périls. Donc hier, le Parlement européen a adopté des mesures de sauvegarde dans le détail.

Ça veut dire que si des produits comme le bœuf, la volaille ou encore le sucre voient leur prix chuter avec l'arrivée de la concurrence d'Amérique du Sud, et bien l'Union européenne pourra remettre en place des droits de droger précisément euh ses filières Orian. Mais même avec ses clauses de sauvegarde, le compte n'y est pas pour les sénateurs. La droite demande au gouvernement de saisir la Cour européenne de justice pour empêcher la signature du mercour.

Une proposition de résolution a été ainsi discutée hier dans l'hémicycle. Les sénateurs contestent la méthode d'adoption du du traité, mais aussi le fond même de ce traité pour Dominique Estros. Et bien celui-ci met en danger nos agriculteurs.

Écoutez, face à cette situation, j'ai un peu l'impression que la commission et Emmanuel Macron nous font visiter un accord potemkin. On veut nous faire prendre des vessis pour des lanternes. Les prises de position du président de la République sur cet accord ambigu, contradictoire et fuyante.

Et le Sénat qui a voté en faveur d'une sisésine de la Cour européenne de justice. Est-ce que le gouvernement va le faire ? Non, non, non, non.

Il s'agit d'une résolution, elle n'est donc pas contraignante pour le gouvernement. Le ministre du commerce extérieur a rappelé la position de l'exécutive sur ce traité. Écoutez, à ce stade, je ne pense pas qu'il soit nécessaire ou en tout cas urgent de de saisir la Cour de justice de l'Union européenne.

Non pas qu'il y ait pas encore une fois d'interrogation légitime sur cet accord et vous l'avez dit mais parce que nous devons dans l'immédiat être efficace, obtenir des résultats concrets. Je vous donne Orian le calendrier de cette fin de semaine. Demain jeudi, les 27 se réunissent en sommet à Bruxelles.

Ils doivent voter définitivement cet accord et puis dans la foulée sur la vende s'envolvera pour le Brésil pour sceller une fois pour toute ce cet accord du mercour. Ça c'est sur le papier. Monsieur le sénateur, est-ce que la France peut est-ce que la France doit faire capoter cet accord ?

La la France doit faire capoter cette cet accord du mercour. Bien évidemment, l'accord du mercour, c'est l'arrêt de mort de notre agriculture française. Euh c'est négocié depuis euh depuis des années et la France n'a pas su s'imposer.

On a eu de nombreux volte face sur le sur le Mercosour. Ça a été rappelé effectivement hier dans l'hémicycle du Sénat par les sénateurs et de toute l'agriculture pardon parce qu'il y a des secteurs qui pourraient en bénéficier de manière quasiment globalement c'est l'agriculture qui souffre. la volaille, le le bœuf, le le maïs, le le port, c'est plusieurs milliers de tonnes qui seront importés.

Plus ce qui se passe dans le dans le monde agricole actuel, on pourra peut-être en parler mais sur sur la PAC, sur la dermatose effectivement qui vont affaiblir nos agriculteurs. Le Mercosour c'est l'arrêt de mort de notre agriculture. Il faut absolument faire capoter c'est euh ce mercour pour pouvoir défendre.

Est-ce que tout est si noir dans cet accord ? Je sais pas. Ceux qui produisent du vin, ils sont plutôt contents.

Les barrières douanières, elles sont à 35 %, on va les faire baisser. Il y a des avantages quand même. Alors, on peut pas on peut pas sélectionner les avantages dans les inconvénients.

Je pense que pour la souveraineté agricole française, c'est l'ensemble de cette de cet accord qu'il faut qu'il faut arrêter immédiatement. Maintenant qu'on relance des négociations sur certaines sur certaines parties, les vins et les spiritueux ont une balance excéd une balance commerciale excédentaire en France et c'est très bien effectivement ça fait partie de notre excellence française. Il faut aussi les les soutenir mais on peut pas le fromage également on peut pas se permettre de tuer 80 à 90 % de notre agriculture ou nos éleveurs ou nos éleveurs français.

Ça serait vraiment très triste pour notre pour notre agriculture au-delà de l'impact écologique. La Commission européenne s'est engagée à baisser éventuellement les droits d'ouanes si jamais des filières devaient être déficitaires. On connaît les engagements de l'Union européenne et d'Ursula VERleyenne en faveur de l'agriculture française qui est d'ailleurs souvent plus prononte à aller défendre les voitures allemandes que l'agriculture française.

Ça interroge et on veut pas laisser ce pouvoir là à la Commission européenne. Vous dites que les clauses de sauvegarde qui sont promises, qui sont incluses dans cette cet accord du Mercour ne sont pas aujourd'hui suffisantes satisfaisantes. Non, sont elles sont pas suffisantes.

Elles sont pas satisfaisantes effectivement pour dans l'accord du dans l'accord du du mercur là. Même si est-ce qu'elles seront appliquées le jour où la où la le défi le déficit arrivera pour pour ces filières ? Rien n'est rien n'est moins sûr vu ce que nous fait la Commission européenne et surtout au-delà de la Commission européenne qui fait qui a qui suit le le dictat allemand.

C'est encore une fois comme tout à l'heure, c'est c'est la diplomatie française. Enfin la France n'arrive pas à imposer quelconque condition. Ça fait des années qu'on est en négociation sur le Mercosour.

La session du du Mercosu la la France était s était s était opposée puis est revenu dessus. Enfin voilà, on on dire il va y avoir une majorité, une minorité. Bon, en tout cas, vous pourrez pas un truc imposé sur les sur les patriotes européens pour s'opposer au mercour.

Maintenant, effectivement, il y a il y aura une majorité en Europe, beaucoup de pays et notamment l'Italie vont être bénéficiaires du du Mercosour et donc on sûrement tendance à voter cette cet accord. C'est c'est la France, c'est l'agriculture française en fait qui souffre de de cet accord. Mais comme de temps d'autres accords où le le CTA par exemple, c'est la c'est l'agriculture française également qui ont subit.

C'est vous dites tous les traités de libre échange euh ne sont pas bons pour la France. Est-ce que vous dites ou ben je pense effectivement que la alors je je connais l'intégralité des traités de libre échange mais les deux principaux qui sont le CTA et le Mercosour par exemple effectivement je pense qu'on peut les résumer assez facilement de vend d'aller vendre des voitures allemandes à l'étranger pour importer de l'agriculture et de l'élevage en France. Donc on va on favorise l'Allemagne, on détruit le savoir-faire français.

Je pense qu'effectivement c'est pas bon pour la France et que la France en fait c'est la France ne réussit pas à réunir une minorité de blocage. C'est il y a plus de pays qui sont pour que de pays qui sont contre. Bien sûr, parce qu'on on favorise effectivement les autres les autres pays et serait tout l'intérêt de de la France d' elle négocier également soit de meilleurs accords dans l'Union européenne mais je pense qu'elle a abandonné depuis euh de depuis longtemps en tout cas d'avoir une forz l'impression qu'il abandonné Emmanuel Macron qui se bat pas sur le Merccho je pense que pendant longtemps il s'est pas battu et que maintenant que le parlement est unanime on a eu un vote unanime au Sénatfin un contre je crois qui qui défend effectivement les Français établis hors de France et donc son son électorat mais on a eu un unanime de tous les de tous les partis à l'Assemblée nationale, ça d'être assez unanime contre le Mercosour.

Donc je pense qu'effectivement Macron ne s'est pas battu pendant très longtemps et que maintenant il rattrape un petit peu la la balle au la balle au vol. Allez, on continue à parler d'Emmanuel Macron mais sur un autre sujet, il était en déplacement hier à Marseille sur la guerre contre le narcotrafic. Les dealers sont en train de perdre la bataille, dit-il.

Vous êtes d'accord ? Non non, encore une fois, il il réagit tard, mais il réagit tard parce qu'en fait c'est l'opinion française se mobilise contre le contre le narcotrafic. qui a eu des drames que vous avez rappelé avec l'assassinat du jeune à Marseille mais mais tant d'autres quasiment je vais pas dire chaque jour mais chaque semaine on a des drames lié au lié au au narcotrafic et je pense pas que ce soit augmenté une amende forfaitaire déellectuelle de 300 € qui de 200 à 500 € qui euh qui fasse peur au fur au narcotraque mais je je soutiens l'ensemble des mesures qui pourront faire baisser mais je suis pas sûr que ça ait une efficacité.

Ce qui va avoir une efficacité, c'est d'aller saisir les biens, d'aller les confisquer, c'est de rendre les véhicules servi au trafic de drogue aux forces de l'ordre pour renforcer pour la loi narcotrafique que vous avez voté au Parlement euh à la fin de l'été. On a voté cette loi. Maintenant, je pense sûr pas je pas sûr que soit suffisant.

Il y a dans ces lois narcotraiques, il y a pas de peine planché. par exemple l'ensemble quasiment des amendements du Rassemblement national ont été refusés sur cette loi. Il y a pas de p planché ni pour les euh les traficants de drogue ni même pour les pour les récidivistes.

Il annoncé que le parquet spécialisé alors que Gérald Arm avait dit qu'il était pas forcément opposé. C'est c'est une bonne idée effectivement de pouvoir centraliser mais on va pas assez loin dans les mesures. Il faut être plus ferme.

Il faut contraindre aussi la justice notamment je pense qu'une des mesures phare c'est la confiscation des biens, la saisie des biens et la mise en place des peines planchées pour minimal les récidivistes. Mais l'ensemble demandraique je pense que on va alors que la précédente n'est même pas encore complètement appliquée. Pour vous, il faut il faut déjà la rejoindre.

Soit il faut changer de ministre et ça on espère qu'on pourra changer très rapidement pour un ministre qui fasse appliquer la loi et qui sorte les décrets d'application. des lois. Je pense que le la solution sera de changer de président de la République, mais ça va attendre 2027.

On va continuer à parler d'Emmanuel Macron parce que hier, il a poursuivi son Tour de France de la presse régionale face-à avec les lecteurs notamment sur les questions du numérique et des réseaux sociaux et c'est une question qui impacte aussi les élus locaux. On va aller chez vous dans le nord à Zegers Caple. Bonjour Franck Speech, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes le le maire de cette commune. Euh la question des réseaux sociaux évidemment, elle se pose aussi pour vous. Alors, vous avez décidé euh de ne pas vous mettre sur les réseaux sociaux.

Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. Euh tout d'abord les derrière les réseaux sociaux, il y a des propriétaires bah de de type Elon Musk et cetera et je ne partage pas leur éthique, leurs valeurs et donc je ne souhaite pas que ma communication ait de tel support.

Ensuite, et le principal c'est que pour moi les réseaux sociaux sont l'exact contraire de la proximité, de l'échange et de l'authenticité. Quand vous recevez des personnes durant une permanence, vous avez une demi-heure devant vous pour leur expliquer les choses, pour aller au fond des choses, même si la personne peut aussi être virulente quand on est en entretien, mais vous prenez le temps de de l'explication et ça c'est pas possible. sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux ces écrans interposés ne créent pas de proximité. Euh il crée de de la distance entre nous. Il manque de recul, il manque d'analyse et de contact de contact humain.

Un réseau social permettre de passer de l'information, j'en dis ce qu'on vient pas, mais ça ne permet pas pour moi d'aborder le fond des problèmes, d'engager un vrai débat de fond. Mais est-ce que du coup ça vous coupe pas quand même d'une partie de vos administrés notamment les plus jeunes ? Certes.

Euh alors, je pense que si on ne veut pas être coupé euh des plus jeunes, il faut euh mener euh des actions euh une politique communale euh en faveur des jeunes. Mais c'est vrai que je fais nous faisons un choix effectivement qui peut avoir des côtés négatifs sur la portée de de notre communication mais on essaie de communiquer autrement. Mais vous avez raison, les jeunes, les réseaux sociaux ça leur parle et ils les utilisent mais nous faisons ce choix-là.

Jos c'est une question que vous posez ou la question des réseaux sociaux. Est-ce que vous comprenez ce maire qui lui fait le choix de de ne pas y être ? Oui.

Bonjour. Bonjour monsieur le maire. Effectivement, je j'entends l'ensemble des des prises de position pour ou contre les réseaux sociaux.

Je pense que les réseaux sociaux sont maintenant dans le monde d'aujourd'hui devenus indispensables à la communication politique. Empêche pas la la proximité. Je salue le le travail des maires mais de l'ensemble des élus partout en France qui reçoivent dans leur permanence des personnes et monsieur le maire l'a rappelé de plus en plus virulente effectivement parce que de plus en plus en en difficulté.

Euh je pense que vous avez raison quand vous souvenez le problème des jeunes dans l'ensemble des communes rurales comme Zerscapel ou comme nombre de communes du département du nord ou en ou en France à coupe des des jeunes qui eux euh ne participent que rarement malheureusement aux activités de aux activités de la commune sont difficilement rencontrables, difficilement mobilables. Je pense que les réseaux sociaux sont indispensables. Maintenant on peut s'en séparer pour des raisons politiques.

Ça a l'air d'être le cas de de monsieur le maire et moi je je l'entends. J'ai pas de de difficultés par rapport à ça. Je crois d'ailleurs que nombreux d'élus de gauche, majorita notamment les écologistes ont fait marche arrière, ont quitté X, anciennement Twitter pour revenir sur X parce queen fait c'est devenu à juste titre, heureusement ou malheureusement d'ailleurs, mais indispensable à la communication de nos jours.

Maintenant, ça laisse des dérives. Nombre d'élus du rassemble national, de gauche, autre reçoivent des des menaces, des menaces de mort sur sur les réseaux. Je pense que c'est à c'est à prendre c'est à prendre en compte effectivement.

Oui. Vous avez des collègues, monsieur le maire, parce que c'était la une de la voie du Nord la semaine dernière. ses maires, ses élus quient les réseaux sociaux face aux violences.

Est-ce que vous vous avez des des collègues qui sont dans ce cas ? Effectivement, il y a il y a des élus. Alors, je pense que voilà, en ruralité, on peut se permettre de de ne pas être sur les réseaux sociaux.

C'est peut-être un peu plus compliqué dans les grandes communes euh en en territoire rural. Yarcamel est une commune de 1600 habitants. Euh voilà, les gens franchissent la porte de la mairie.

Nous nous rencontrons sur la place, sur les marchés. Euh on a ce on peut se permettre ce contact direct avec la population et y compris avec les jeunes. D'ailleurs, voilà, il y a aucun problème là-dessus.

Il y a pas besoin de des réseaux sociaux. Je crois que il faut en en l'exemplarité aussi de de l'image qu'on peut donner en tant en tant qu'élu en en prenant le temps, en voilà en en respectant la différence entre la vie publique et et la vie privée, voilà, je pense peut permettre aussi de redonner confiance aux personnes enfin des personnes envers les élus et voilà tout ça est de nature aussi à à casser un petit peu la distance entre la population et les élus et et donc aussi à réduire une certaine forme de violence. Merci beaucoup monsieur le maire Franck Speitch, maire de Zegers Scapel d'avoir été avec nous ce matin.

Un mot puisque on était avec le maire sur les municipales qui auront lieu dans 3 mois maintenant. Je chercheur, quelles sont vos ambitions dans le nord ? Est-ce qu'il y a des villes que vous pensez prendre ?

Roubé, Tourcoin, Saint-Amond les eaux. Nous, on a investi un nombre important de de listes, plutôt 30 ou 40 listes, je crois, dans dans le nord. On fait euh et on espère faire effectivement prendre des villes et faire notre grand retour notamment sur la métropole européenne de de Lille qui est emmené sur Roubé Tour Lille Tourcoin par le trio emmené par Mathieu Valé avec Céline Saoubé Mathieu Valley à Lille et Bastiver Bruge en Tourquan qu'on espère revenir dans ces dans ces grandes villes.

On espère prendre des communes pour pouvoir changer le quotidien des habitants. On a en tout cas on fera on fera campagne on fera campagne à Lille pour revenir et compter sur la métropole sur l'île et sur la métropole européenne de Lille. On espère prendre des communes.

Je suis même candidat sur la commune de de Denin qui a besoin de changement à Douché Mines à Saint-Amand les eaux. On a nombre de nombre de communes et on espère avoir la confiance des des électeurs. J'en ai j'ai pas de doute sur le fait qu'on prendra des villes mais on a annoncé annoncé lesquels c'est un peu c'est un peu tôt et en même temps les élections municipales c'est demain parce qu'on a moins de 3 mois des élections municipales et ça passe ça passe allement vide.

Mais oui, je pense que on fera des on fera des groupe sénatorial, c'est votre ambition ? Un groupe sénatorial, c'est votre ambition derrière, c'est un peu loin. On aura 2027 entreemps 2026, 2027 et 2029 pour le Nord.

Exactement. J'étais sur 2029 pour le renouvellement du du Nord, il y a bien une série en 2026 et l'objectif, il est là, c'est d'avoir un groupe de sénateurs euh au Sénat. Euh donc ça c'est votre objectif affiché.

C'est municipal vous permettre d'avoir un objectif affiché en tout cas. Oui, c'est c'est l'objectif qu'on peut difficilement cacher de de pouvoir compter au Sénat et d'obtenir un d'obtenir un groupe soit avec nos élus, on en espère, soit avec des négociations qui sont menées avec des avec des sénateurs en place ou qui pourraient le qui pourraient le devenir. On va rester dans votre région autre actualité.

L'Union européenne a donc décidé hier d'assouplir l'interdiction de la vente de voiture à moteur thermique en 2035. Décision qui raisonne évidemment dans votre région, dans votre département. On va en parler avec Pierre Jérôme Montenau.

Bonjour Pierre Jérôme. Merci d'être avec nous. en chef à la télévision locale du nord.

Pierre quelles sont les les conséquences pour votre région particulièrement concernée ? C'est là que se trouve la vallée de la batterie. Oui, je voulais poser cette question à monsieur le sénateur.

Est-ce que ce recul de l'Europe ça va pas fragiliser les investissements massifs qu'on fait en Haut-Fance sur la la fabrique de batterie Vercor vient d'ouvrir une usine à Dinquerque cette semaine ? Il y en a dans le Dési, c'est 8 milliards d'euros. Est-ce qu'on se tire pas une balle dans le pied ?

Euh non, vous parlez de cette avancée de l'Europe parce que je pense que c'est une avancée de l'Europe et pas un recul de de l'Europe de revenir sur cette interdiction qui aurait fragilisé nombre de nos concitoyens au-delà de l'industrie automobile. Nor est connu pour être une industrie automobile florissante avec PSA à Hordin Toyota à Onin et je pense pas que ça fragilise effectivement vous avez raison de le rappeler une à Vercor ça a été inauguré la semaine dernière notamment par des par des mus c'est déjà le cas à doué on n pas interdit le véhicule le véhicule électrique on a autorisé de le le véhicule thermique à partir de 2035 et même jusqu'au-delà de au-delà de 2040 je pense que ça laissera le choix à nos concitoyens de pouvoir de pouvoir s'équiper et ça les empêchera pas d'acheter des véhicules électriques s'ils en ont envie toujours n'ont pas été pour interdire mais pour laisser le choix au aux personnes en fonction de leurs habitudes de consommation, de leurs habitudes cherons vers le véhicule électrique bah quand l'électrique sera enfin économiquement viable sur les longues distances. Vous savez dans le dans le nord on a souvent l'image du nord avec avec l'île mais quand on quitte l'î et qu'on vaccapel où on avait le maire tout à l'heure ou qu'on va dans à Venturel pour avoir un véhicule électrique qui des fois a une faible autonomie, c'est un peu c'est un peu compliqué. sénateur du nord, je vois difficilement euh traverser les 3h de route du département de Dquerc très long avec un véhicule euh électrique.

Sauf si demain les aménagements sont mis en sont mis en place, que des bornes sont mis en place sur les stations services, ça commence à arriver. On est loin d'être au compte. On n'y sera pas en 2035.

Donc je pense que plus que jamais, il est temps de laisser le choix à nos concitoyens. Et je pense que laisser le choix à nos concitoyens n'a jamais été un recul de l'Europe mais une avancée. Encore une fois, la France a été absente de ce débat.

C'est les patriotes européens qui ont porté le sujet. C'est l'Allemagne qui a porté le Stéphan l'a pas porté. porter le sujet.

Je pense que la France a été absente de ce de ce débat. On avait d'ailleurs le sur l'application des lois européennes en France, ça changerait pas grand chose. C'est un amendement d'ailleurs du Rassemblement national en février, je sais plus sur sur quel texte qui avait renoncé à cette à cette interdiction qui avait pas été suivi pas été suivi d'effet.

Je pense que c'est une avancée pour pour la France et pour nos concitoyens. Je pense pas que les Mais vous pensez pas du coup que pour les entreprises de votre département de votre région qui ont donc investi hein dans l'électrique, il y a un risque sur leur viabilité sur les emplois ? Non, je pense qu'ils continueront à investir.

Ça les empêchera pas les Français d'acheter des véhicules des véhicules électriques. Ça empêchera peut-être par contre les Chinois qui avaient beaucoup d'avance sur nous et dont les véhicules sont déjà en nombre important au port de Derkque d'aller inonder le marché, de favoriser les véhicules français. Par contre, je pense que c'est un bien pour la France et pour l'Europe.

Ça empêche des véhicules chinois de d'envahir les l'automobile française européenne. Ce n'est que un bien. Pierre Jérôme, vous avez eu votre réponse ?

Oui, juste Oui, c'était les Allemands qui poussaient à ce recul. Ça va pas surtout faciliter et et aider l'industrie automobile allemande qui est aussi notre concurrente. Ben indéiablement ça aidera effectivement les les Allemands.

Je pense que ça aidera aussi notre industrie automobile française qui était pas totalement prête à changer en 2035 et ça ça aidera au-delà de l'industrie n nos concitoyens à pouvoir acheter un véhicule qu'on connaît le prix des véhicules électriques. Et euh d'ici là je pense qu'on aura changé de président de la République. un président de la République qui améliore la souveraineté la souveraineté française et puisse enfin aller concurrencer l'Allemagne sur ce terrainlà.

Merci beaucoup. Merci Pierre Gér Montenneau d'avoir été avec nous rédacteur en chef de Wo la télévision locale du nord. Merci Pierre Jérôme et à très vite et merci Juchard d'avoir notre invité pendant cette première demi-heure.