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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 14 avril 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Jean-Philippe Tanguy réagit à la défaite de Viktor Orbán en Hongrie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement renonce au 1er mai chômé. Vous en pensez quoi ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La baisse des taxes sur les carburants est-elle suffisante ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les États-Unis défendent-ils leurs intérêts économiques au détriment de l'Europe ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'assouplissement des ZFE ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Votre soutien à Viktor Orbán après sa défaite est-il toujours d'actualité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Jean-Philippe TanguyFait
    « C'était massivement soutenu par les Françaises, les Français, y compris les salariés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Anne de Valherbe.

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes député RN de la Somme, vous êtes membre de la commission des finances, de nombreuses questions notamment sur le pouvoir d'achat. Vous posez ce matin, 1er Mais ça restera à chômer, le gouvernement renonce.

Vous en pensez quoi ? Je pense que c'est très dommage parce que c'était massivement soutenu par les Françaises, les Français, y compris les salariés. Moi je me souviens quand j'étais serveur, on se battait pour travailler le premier parce que c'était payé double dans la restauration, contrairement à beaucoup de jours fériés d'ailleurs et on ne comprend pas.

Alors c'est l'inaction mais je trouve que ça traduit au-delà de la mesure elle-même, ce fait que ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité, a peur de son nombre, parce que c'est quoi le script derrière ? C'est pas que M. Lecornu est contre la mesure elle-même, je pense, il y a très peu de gens qui sont contre, et lui-même à mon avis était plutôt en faveur, c'est qu'il a peur de son nombre, il a peur des syndicats, il a peur d'une manifestation, il a peur d'une censure.

Donc à quoi sert un gouvernement, si vous voulez, Mme de Malherbe, avec toutes les crises que l'on traverse, tous les défis qu'on a objectivement à relever, s'il n'a aucune marge de manœuvre, aucun courage, aucune habilité, à prendre d'autres mesures que juste sauver ses fesses au fil des semaines et éviter une censure. Vraiment, pour les gens qui nous regardent, pour les gens qui travaillent dur...

C'est quoi ? C'est la peur de la censure ? Mais c'est la peur de tout.

Ils ont peur d'une manif, de la censure, de mécontenter, je ne sais quel groupe politique en particulier, le socialiste. J'ai entendu hier, dans les couloirs de l'Assemblée, et je vous jure que c'est vrai...

Vous avez encore parlé de vos petites taupes ? Oui mais je suis pas un menteur. Enfin ça fait quand même un petit bout de temps que vous m'interviewez, vous m'avez rarement pris en défaut de mentir, j'ai quelques défauts mais je n'ai pas celui-là, c'est on ne va quand même pas compter sur le Rassemble National pour ne pas nous censurer si les socialistes nous censurent.

Vous voyez ce genre de billard à trois bandes où on l'anticipe des comportements des uns et des autres au lieu de savoir si la mesure est bonne pour la France en elle-même et surtout sur une mesure là qui est quand même très anecdotique, c'est-à-dire qu'ils ne vont rien faire. Alors elle a été soutenue notamment par Gabriel Attal, qui s'était engagé en faveur de cette loi. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, s'est félicité, je cite, d'avoir enfin quitté le monde des mythos de Gabriel Attal pour revenir à la raison.

Oui, je ne comprends pas trop cette interpellation. Bon, moi je ne suis pas là pour défendre. Elle estime que la raison, c'est effectivement qu'il y ait un jour chômé ce 1er mai qui est le jour des travailleurs.

Non mais il n'est pas chômé pour beaucoup de gens et vous le savez très bien. Vous-même, vous avez beaucoup de travailleurs qui vous appellent sur RMC C'est notamment, c'est un jeu qui est travaillé pour beaucoup de soignants. J'ai eu de nombreux témoignages de ceux qui disent le faire.

Pour des artisans. Volontairement et aussi pour être payé double. Oui, dans la restauration par exemple.

Parce que, vous voyez, moi j'ai interpellé hier Madame Binet sur une autre antenne, je lui ai dit « Mais pourquoi les syndicats ne se battent pas plus tôt pour que tous les jours fériés dans toutes les conventions collectives aient un salaire doublé quand on travaille ? » Il y a beaucoup de conventions. Il n'y a que sur le premier mec que la mesure soit absolument obligatoire.

Oui, mais c'est dommage. Et je pense qu'il y a beaucoup de Françaises et de Français qui nous écoutent, qu'ils ne savent pas. Et qu'ils ne savent pas qu'il y a beaucoup de travailleurs qui ne sont pas payés double quand ils travaillent les jours fériés.

C'est les dimanches, parce qu'il y a des conventions où si le dimanche n'est pas doublé. Mais c'est précisément l'un des arguments des syndicats qui vous disent aujourd'hui, au début à chaque fois on nous fait le coup, le dimanche vous serez payés plus, ce sera optionnel, ce sera sur la base du volontariat, les jours fériés, ce sera sur la base du volontariat, et puis petit à petit il y a une dérive, et ceux qui bossent le dimanche en réalité ça devient partie de leur contrat, et c'est donc un jour comme les autres. Mais c'est là-dessus qu'il faut se battre, c'est pour que ce droit soit effectif, et pour qu'il n'y ait pas d'exception dans les branches, une fois plus, mais c'est pas vrai que les syndicats se battent là-dessus, on ne les a jamais entendus là-dessus, c'est pas un combat prioritaire d'ailleurs.

Moi je profite d'ailleurs de cette histoire du 1er mai pour signaler qu'il y a peu aujourd'hui de combats syndicaux sur la vraie conquête de droit, la vraie conquête d'avancée sociale, les syndicats sont toujours en défensif sur la défense un certain nombre de pré-bandes et le 1er mai c'est quoi ? C'est quand même pouvoir défiler avec les petits copains et que les syndicats veulent se compter le 1er mai. On est quand même très loin de l'intérêt général, moi je renouvelle d D'ailleurs, ma volonté de débattre avec Mme Binet, avec Mme Léon, avec les dirigeants syndicaux.

Oui, mais ça fait 4 ans qu'ils refusent de débattre avec les dirigeants du Rassemblement national. En 2022, ils avaient refusé de débattre avec Marine Le Pen, qui est quand même très loin, quoi qu'on en pense première chez les salariés chez les employés, chez les ouvriers et ils refusent de débattre avec nous sur les droits sociaux Ce qui n'est pas le cas des patrons puisqu'ils ont non seulement déjeuné avec Marine Le Pen mais ils s'apprêtent à déjeuner avec Jordan Jean-Philippe Tanguy, quand même une question encore parce que dans les faits ce sera sans doute une forme de confusion puisque certes il n'y aura pas de loi votée sur l'élargissement des options de travail le 1er mai mais dans le même temps le gouvernement laisse entendre qu'il va recevoir les représentants notamment des boulangers et des fleuristes et qu'il pourrait y avoir je cite des dérogations. Oui mais enfin c'est toujours on comprend rien voilà pourquoi ne pas choisir la clarté pourquoi ne pas comprendre ne pas choisir pardon un dispositif clair qui permet à tous les salariés justement de connaître leurs droits et on en revient en fait à votre vraie question c'est-à-dire aux abus aux dérives.

C'est que comme c'est toujours des dérogations, des exceptions...

Est-ce qu'on s'assure vraiment que ceux qui travaillent le 1er mai le font vraiment par choix ? Mais non mais c'est parce que la loi n'est pas claire. Justement quand vous avez tant de confusion quand vous êtes une mère ou un père de famille, votre journée est bien chargée, vous avez beaucoup de choses à faire, qu'en plus la loi n'est pas claire que vous savez pas ce qui s'applique et là il peut y avoir effectivement certains patrons qui peuvent abuser de la situation utiliser cette confusion pour ne pas exercer leurs droits.

Moi je me souviens, j'ai travaillé cinq ans dans la restauration, c'est vrai que c'est un des métiers où il y a un vrai déséquilibre entre les salariés et les patrons parce que c'est un travail assez harassant, c'est un travail vous êtes très occupé, vous ne connaissez pas vos droits. Il n'y a pas de syndicat aussi dans les petits restaurants, la petite restauration donc en fait les salariés sont un peu seuls pour connaître leurs droits or dès que ce n'est pas clair, dès qu'il y a de la confusion il n'y a pas d'exercice des droits donc en fait on est dans le résultat inverse de la situation et les droits des travailleurs ne sont pas exercés parce qu'on n'est que dans le blabla et ces espèces de zones grises où personne ne comprend rien parce que personne n'a de courage et il n'y a personne pour défendre les vrais salariés et ceux qui bossent. Jean-Philippe Tanguy, le carburant s La baisse, mais franchement très peu.

C'est quasiment dans l'épaisseur du trait. Entre 1 et 5 centimes. Entre 1 et 8 centimes pour le gasoil.

Vous êtes sympa, c'est plutôt 1. C'est-à-dire que c'est plutôt 1. C'est ce que dit le gouvernement selon d'autres calculs si on essaye de corriger aussi la hausse mécanique du prix dans les stations totales.

Bref, entre 1 et 8 centimes. Le compte n'est pas ? Non, mais malheureusement ça va s'aggraver vu les décisions qui ont été prises et les annonces qui ont été prises, la conférence de presse improvisée à la Maison Blanche par Donald Trump alors qu'il recevait une livraison de McDonald's, enfin c'était des scènes complètement surréalistes.

Je me suis demandé si ce n'était pas l'intelligence artificielle au début. Alors effectivement vous évoquez cette scène de Donald Trump qui reçoit effectivement la livraison du McDo directement à la porte de son bureau. Qui donne un billet de 100 et puis après il improvise une conférence de presse où il prend d'ailleurs...

Mais ce n'était pas votre copain Donald Trump ? Vous ne vous étiez pas réjouis Non, justement, c'était tout de suite inquiété du fait qu'il défendrait les intérêts des États-Unis. Or, pour reprendre votre question, quand vous êtes producteur indépendant de produits pétroliers et de gaz comme les États -Unis, même devenu une puissance exportatrice de gaz et de pétrole, vous n'avez pas les mêmes intérêts, évidemment, qu'une puissance complètement dépendante comme la France et l'Europe qui subissent de plein fouet sans aucun bénéfice, évidemment, et en particulier pour les consommateurs et les entreprises.

C'est Est-ce que vous voulez s'entendre qu'il ne fait cette guerre en réalité que pour des raisons économiques ? En partie, non pas que pour, mais il a des raisons économiques évidentes. On voit bien qu'il y a un rééquilibrage des flux de commerce du pétrole et du gaz vers les Etats Souvenez-vous, les accords commerciaux faits par Mme Wendelleyen, présidente de la Commission européenne avec les Etats-Unis, avaient un pan énergétique très clair.

A l'époque, le Rassemblement National l'avait dénoncé un peu seul. On nous disait qu'on était encore dans le complotisme, mais or c'était déjà un enjeu très important pour les Etats-Unis. Le gaz liquéfié, le pétrole, les produits raffinés, parce que vous voyez, on en avait déjà parlé lors d'une précédente interview, que notre dépendance au gazole joue un Un rôle important parce qu'on n'a pas les raffineries pour être autonome sur la production de gazole.

Deux points là-dessus, l'un sur l'immédiateté. Aujourd'hui effectivement on le voit et d'ailleurs Sébastien Lecornu hier s'est dit officiellement pas Insatisfait des faibles baisses constatées pour l'instant sur les prix à la pompe. Et il a demandé au ministre une analyse approfondie, il espère donc que ça va baisser.

Qu'est-ce qui nous reste comme levier ? Est-ce que vous demandez toujours la baisse des taxes Bien sûr, baisse des taxes. Baisse de la TVA, ce qui représente entre 25 et 27 centimes.

Baisse de la TICPE en urgence de 16 centimes. Donc ça fait entre 40 et 45 centimes de baisse. C'est considérable la baisse que l'on propose pour refaire un choc de confiance, pour libérer l'économie.

Le choc de confiance c'est une fois mais après on s'habitue et puis finalement il y a moins d'argent dans les caisses. Donc ça marche qu'une fois, c'est un fusil à un coup. Bien sûr, sauf que c'est un fusil à un coup qui dure.

Et derrière, et derrière, c'est beaucoup moins d'argent à long terme qui rentre dans les caisses de l'État. Mais là, tout est bloqué. Vous verrez que le coût de la crise est supérieur aux mesures d'accompagnement Alors est-ce que l'idée de baisser les taxes pour une petite période...

C'est-à-dire qu'en fait, si j'ai bien compris, vous voudriez baisser les taxes point barre, c'est-à-dire passer de 20 à 5 % la TVA en haut sur les carburants. Quand vous voyez que l'Allemagne par exemple va baisser les taxes mais pour une durée de 3 mois, c'est-à-dire une baisse ponctuelle, là pour le coup ça fait un vrai choc. Est-ce que vous y seriez faveur ?

Oui mais nous on a deux mesures depuis 2022, il y a une mesure durable, vous avez raison la baisse de la TVA est une mesure durable sur toutes les énergies et on a une mesure d'urgence que Marine Le Pen avait présenté en 2022 qu'on a rappelé au début de la guerre qui est une baisse temporaire ce que fait l'Allemagne exactement, l'Irlande de la TICPE donc c'est l'assise sur le carburant en fait c'est une taxe fixe et donc on la baisse de 16 centimes et donc c'est complémentaire, c'est complémentaire à la baisse des taxes de la TVA. Alors nous on ne baisse pas les taxes en France mais...

Il gagne du temps, voyez bien son truc là de faire une analyse c'est comme quand il avait lancé le contre le bidon La phrase de Sébastien Lecornu hier qui officiellement demande au ministre de faire une analyse approfondie ? Oui mais vous savez c'est le bingo, donc il y avait les contrôles bidons. Pour gagner deux semaines on envoie des contrôles bidons, ils savent que c'est bidon, ils savent que la direction de la concurrence n'a pas de moyens de baisser ou de faire baisser les prix des carburants mais ça occupe un peu le débat politique.

Ça a été le début de cette crise avec des contrôles au totem des stations-service. C'était bidon. Quand le Rassemblement National a dit que ce sont des contrôles bidons, c'était vrai.

Il n'y avait pas de moyens. Il faut être tout à fait précis là-dessus. C'était bidon au sens où il y a bien eu des contrôles.

Ça, c'est pas bidon. Il y a eu des personnes de la DGCCRF qui se sont rendues dans les différentes stations pour vérifier. Sauf que ce qu'elles vérifiaient, ce n'était pas si la baisse des prix étaient justifiés ou non.

Ce qu'elles vérifiaient, c'était de savoir si le prix affiché sur le totem à l'entrée d'une station était le même que celui à la caisse et ensuite le même que celui qui était effectivement payé par les consommateurs. Donc il y avait un contrôle. Mais sauf et qu'il n'avait aucun impact sur le prix.

Madame de Maléa, vous savez très bien que ce n'était pas le sens du contrôle annoncé. C'est-à-dire que l'annonce donnait le sentiment qu'ils allaient permettre de faire baisser les prix. Quand ils réunissent toutes les semaines les pétroliers, je vous ai dit ici aussi qu'en fait ça n'avait pas d'incidence ensuite sur la politique des pétroliers ils ont dit qu'ils allaient augmenter la production des raffineries, on sait très bien que les raffineurs avaient très peu de marge de manœuvre ce sont une succession si vous voulez d'annonces qui permettent de faire des dépêches AFP qui permettent un peu d'occuper le terrains, mais qui cherchent juste à gagner du temps et d'ailleurs maintenant on commence à savoir la vérité il y a des gens qui parlent au gouvernement en disant on pensait que la guerre serait courte, on pensait qu'on passerait sous la vague et puis en fait le gouvernement n'avait rien prévu.

C'est comme les stocks Deux points encore là -dessus, Patrick Pouyannet dit ce matin, donc le patron de Total, qu'il espère évidemment et qu'il dit l'importance pour le marché pétrolier d'une réouverture rapide du détroit d Hormuz, même si cela implique de verser une compensation. Il est clair que la réouverture et la libre circulation dans le détroit d'Hormuz, même si cela implique donc de verser cette compensation, est crucial pour la liberté du marché. Et il évoque la la possibilité de problèmes d'approvisionnement si la guerre dure plus de trois mois.

Mais il a raison sur les problèmes d'approvisionnement, c'est un problème très sérieux et je pense que beaucoup de gens, de bonne foi, sous-estiment la dépendance de nos économies, au pétrole, aux produits pétroliers, au gaz. C'est le pied de l'économie. On met en place des prêts.

Un prêt flash carburant de la BPI qui sera ouvert dès aujourd'hui. Mais non mais c'est une mauvaise plaisanterie. C'est-à-dire que les entreprises vont devoir emprunté pour payer des taxes.

Et donc le gouvernement va donc possiblement gagner de l'argent sur ces prêts. Un intérêt de 3 trans. C'est n'importe quoi, on est dans le record, même avant la crise pétrolière, on était déjà dans le record historique de défaillance d'entreprises.

De toute De toute façon, ça se voit à l'œil nu. Vous vous baladez dans les centres-villes, même à Paris. C'est la une du journal Les Échos ce matin, les défaillances d'entreprise.

Vous le voyez à l'œil nu qu'il y a des défaillances, qu'il y a de plus en plus de locaux vides. Concrètement, ça veut dire des entreprises qui font c'est des entreprises qui font faillite donc vous rajoutez à cela effectivement le prix du carburant vous rajoutez à cela cette histoire de prêts qui n'avaient pas fonctionné pendant le Covid c'est mieux que rien, s'ils n'ont pas de trésor pour pouvoir payer on peut baisser les taxes Madame de Malherbe, il y a 53 % de la richesse des Français qui va en dépenses publiques. Donc ça représente 1 600 milliards.

La baisse de la TVA et la baisse de la TCPE cumulée, c'est entre 15 et 16 milliards sur un an. Sur un an si la crise devait durer. Donc c'est même pas 1 % de dépenses publiques.

Donc ce gouvernement nous explique, et c'est exactement comme le 1er mai tellement il est faible, tellement il n'a pas de mesures à prendre qu'il est incapable de faire 1 % d'économie pour baisser les baisses de taxes ou des carburants. C'est grotesque. Les ZFE, vous allez faire quoi ?

Le RN, on se souvient que le RN était favorable à la suspension de ces ZFE, les zones à faible émission. Et finalement, le gouvernement va laisser la possibilité aux municipalités de décider. Donc ce ne sera pas une interdiction des ZFE, ce ne sera pas non plus le laisser totalement comme c'était, ce sera la possibilité pour chaque municipalité de décider.

Est-ce que vous allez accepter cet assouplissement Absolument pas, c'est inacceptable pour deux raisons. Déjà sur le fond, on ne veut pas d'aider des feux, les français ne veulent pas d'aider des feux, c'est encore un machin technocratique qu'elle a pour brutaliser les travailleurs, pour brutaliser les Oui mais dans les faits, si vous ne votez pas ceux-là, ça veut dire qu'on reste à la situation actuelle qui est celle que vous dénoncez. Mais tant pis, pourquoi ?

Vous allez donc voter avec les écolos. Mais c'est pas le problème, le problème c'est que...

Pour des raisons diamétralement posées. On a gagné ce vote, ce qui est quand même grave, c'est qu'il y a eu un vote à l'Assemblée nationale. On l'a gagné plusieurs fois.

Et en fait, on est dans un gouvernement qui est minoritaire mais qui refuse de perdre. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas M.

Le Cornu qui est pour les aider je pense qu'il n'a pas d'opinion là-dessus. S'il y en a une, à mon avis, il est plutôt opposé vu son parcours politique. C'est que c'est l'administration une fois de plus qui dirige, voilà, l'administration et la Commission européenne ont décidé de mettre ces zones à faible émission.

Ça faisait même partie, vous savez, de ce qu'on appelle les jalons, les critères du plan d'aide européen, du pré-européen pour avoir droit à notre propre argent ce qui est quand même assez ironique, via l'Europe il fallait qu'on mette en place ces ZFE c'est cette administration et cette autorité européenne qui nous imposent cela et même quand l'Assemblée Nationale n'en veut pas même quand il y a une très large majorité des Françaises et des Français qui n'en veulent pas, eh bien ils l'appliquent quand même. Donc c'est aussi un vote de principe de dire on ne veut pas, on veut pouvoir gouverner et on veut quand même pouvoir prendre nos décisions et de défendre les habitants quand même. Jean-Philippe Tanguy, il y a trois Trois semaines, Marine Le Pen allait à Budapest pour apporter son soutien à son ami.

Je cite Victor Orban, il a été battu dimanche. C'est encore votre ami ? Oui, mais nous on ne cherche pas d'amitié selon les urnes.

Mais il y a eu l'alternance et vous voyez bien toutes ces légendes urbaines propagées par les macronistes disant que la Hongrie était une dictature, qu'il était impossible de gagner les élections pour les opposants de M. Orban, non seulement ils ont gagné mais en plus ils ont gagné aux deux tiers. Vous voyez bien que tout ça a été C'est encore des mensonges pour faire peur.

Il y a une enquête qui a été ouverte au niveau européen sur des soupçons qui reposent sur le ministre des Affaires étrangères de Victor Orban, qui divulguait semble-t-il en temps réel des informations confidentielles au ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine. C'est ça vos amis ? Il faut établir la vérité, mais il faut établir la vérité.

Il faut savoir ce qui s'est passé. Moi j'ai aucune difficulté. C'est quoi ?

C'est de la trahison ? On verra. Et puis après il faut voir si cet comportement était lié aussi au gouvernement ou si c'était une une trahison, le cas échéant individuel.

Mais il faut surtout que la Hongrie fasse la vérité sur sa propre gouvernement. Enfin pardon mais ça veut dire quand même que leurs amis c'est plus Poutine que l'Union Européenne. Entre l'Union Européenne et Poutine vous choisissez qui vous ?

On choisit évidemment l'Union Européenne. C'est ridicule, ça n'a pas de sens de ne pas choisir l'alliance européenne. C'est la formule, les amis de mes amis sont mes amis ?

Leurs amis à eux c'est Poutine ? Non mais ça déjà c'est une formule qui est un peu facile, excusez-moi. Et la Hongrie défend aussi un certain nombre de contraintes, il se trouve que c'est un pays enclavé et dont l'approvisionnement en qui est victime d'une guerre, tu veux finir ça Cet argument économique, ça veut dire qu'en fait Le courage et la décision morale Ne dépendent que des intérêts économiques Ça veut dire que le jour où vous devrez prendre Des décisions importantes face à de potentiels ennemis Mais qu'en même temps ils continueront à vous vendre, je ne sais pas, du blé ou du pétrole, vous me direz « Non, je ne vais pas m'opposer ». – Enfin, vous plaisantez, Madame de Malherbe. – C'est une question importante. – Oui, mais d'accord, mais vous savez très bien que c'est ce qui se passe depuis la guerre en Ukraine.

Le gaz russe, on a continué à en acheter. Il y a même eu des records d'achat de gaz russe. On a continué à acheter beaucoup de produits russes, des produits des fissions nucléaires par exemple.

Mais donc c'est normal et c'est bien. C'est acceptable. Ce n'est pas acceptable, c'est la réalité.

Il ne faut rien compte. Je vais vous donner un exemple très concret, la médecine nucléaire pour soigner les gens du cancer en France, vous savez de qui on dépend ? De la Russie.

Pourquoi ? Parce que le réacteur qui est sur le plateau de Saclay, qui servait à l'indépendance médicale pour soigner les cancers une fois plus, pour faire la médecine radiologique et bien on est dépendant de la Russie. J'avais coincé madame Pannier-Runacher quand elle était ministre en lui disant aujourd'hui nous sommes dépendants pour soigner nos malades du cancer de la Russie.

Elle avait dit ah bah oui c'est vrai je peux rien faire. Ils pouvaient rien faire, ils avaient fermé le réacteur qui nous permettait d'être indépendants. Mais oui mais voyez donc accuser, moi j'ai pas d'action dans la Hongrie je dis accuser un pays alors que nous-mêmes nous le faisons depuis la guerre en Ukraine faut arrêter de se donner des gages de vertu qu'ils n'ont pas Une dernière question, Jean-Philippe Tanguy.

On sait que Marine Le Pen a donc déjeuné avec des grands patrons le 7 avril dernier. Déjeuner certes, mais est-ce que vous en savez plus un peu sur le contenu Parce que semble-t-il, ils n'ont pas été tout à fait amicaux avec Marine Le Pen. C'est-à-dire que Marine Le Pen a défendu notre programme d'après les informations que j'ai.

Marine Le Pen, elle explique, elle dialogue, mais elle ne s'adapte pas à son public. C'est-à-dire qu'elle ne dit pas au syndicat de salariés, on va vous faire plein de cadeaux. Et ne dit pas au patron, on va vous faire plein de cadeaux.

On défend une ligne politique. Marine Le Pen, c'est une femme intègre, c'est une femme entière et elle a défendu son programme. Donc eux, peut-être qu'ils espéraient que parce qu'eux, ils sont puissants, qu'ils sont important, on allait, comment dire, changer notre programme pour leur faire plaisir.

Ben non. Et c'est un beau pied de nez d'ailleurs à ceux qui nous avaient accusé de changer notre programme justement pour faire plaisir aux quatre carottes. Nous, on est dans l'échange, on peut faire des erreurs, donc on peut Il faut corriger des erreurs de bonne foi, mais on a un programme qu'on défend.

Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et membre de la Commission des Finances. Merci d'avoir répondu à mes questions ce matin.