Trahison des chefs, où va la France ? Guillaume Bigot [EN DIRECT]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Guillaume bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview.
Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Je peux Guillaume Bigot.
Je suis né le 14 novembre 1969 à Paris et je après une vingtaine d'années dans l'enseignement supérieur où j'ai donné des cours et dirigé surtout des écoles de commerce, je suis à présent chroniqueur et éditorialiste sur C News et sur Sun Radio. J'ai vu sur votre sur vos antécédents que vous aviez un passé de militaire. Oh, j'ai dans ma génération, on a fait son service militaire.
Vous étiez dans les services de renseignement ? Non, je pas commenter ça. Je pense que voilà, c'est pas c'est un c'est la DRM.
J'ai pas de de ça commence bien. C'est le besoin d'en connaître, mais je pense que vous connaissez ce concept du besoin d'en connaître. Tout à fait. nécessité fait loin.
Euh, on a décidé de vous faire venir aujourd'hui pour discuter un petit peu de d'école de commerce, de journalisme, de prospective, de tout un tas de sujets arides euh de peut-être de ces news et de peut-être d'autres choses de des orwiens et j'en passé des meilleurs. L'école de commerce, est-ce que c'est encore une c'est pas un peu d'une vacuité pas possible, un manque de prisme de lecture dans un système qui est qui n'a plus besoin d'eux ? Comment ça se passe ?
Alors, c'est c'est intéressant. Je d'abord rien ne me prédisposait à travailler dans les dans les écoles de commerce. C'est pas ce que j'avais prévu de faire dans la vie.
Et j'y ai été entraîné. J'appartenais à à ce qu'on appelle aujourd'hui un sing tank, un groupe de réflexion euh qui s'appelait la fondation Mark Block. Alors ça date hein, c'est très très ancien qui bloc pour ceux qui ne savaient pas, qui ne savent pas. un historien remarquable, école des Anales et cetera, mais aussi quelqu'un qui était pendant la Seconde Guerre mondiale, au début pendant la drôle de guerre qui était affecté à l'approvisionnement aux essences et qui ensuite a constaté de visus et de très près l'enchaînement de la catastrophe et qui a livré une analyse au scalpel qui s'appelle une étrange défaite.
Voilà. Et c'est la raison pour laquelle on avait récupéré le nom Mark Block. C'était une sorte de bande de souverainistes de droite, de gauche.
Enfin, il y avait Henry Gen euh Tod peut-être était dans le coup à ce moment-là, qu'il m'en veuille pas s'il était pas dans le coup. Régis Debré, enfin Elisabeth Lévi, enfin voilà, moi j'étais un gamin là-dedans et j'y ai rencontré euh quelqu'un qui va devenir mon co-auteur, enfin qui est devenu mon co-auteur qui s'appelle Jean-Claude Barreau, qui a eu de multiples vies euh qui que je considère quasiment comme un comme un maître. euh quelqu'un qui euh qui a fondé les éditions Stock, qui a été euh dans la diplomatie, qui a été dans l'entourage de François Mitteran et euh qui est si fait beaucoup de beaucoup de bouquins et on fera ensemble deux livres, toute l'histoire du monde chez Fillard et Toute la géographie du monde.
Et en fait comme il travaillait avec Charles Pasquis et que Charles Pasquis avait créé dans le département des haut de scène ce qu'il a intitulé le pôle universitaire Léonard Vinci qui se composait en fait de trois écoles, une école de management, école de commerce, on va y revenir, une école de multimédia et une école d'ingénieur et qui donnait des courses. Jean-Claude Barreau, il m'a dit "Mais viens donner des cours dans cette école." Et en fait, on a commencé un cours qui ressemble quand même à l'ascension euh de l'Everrest en tong, c'est-à-dire raconter euh à des élèves qui sortaient de du bac en école d'ingénieur, en école de commerce, leur raconter toute l'histoire du monde pour réhabiliter la chronologie, pour réhabiliter les batailles, enfin faire d'une sorte de malaissa.
Et de secours va sortir ce livre. Et en fait, les écoles de commerce euh c'est un sujet absolument passionnant parce que c'est le point d'observation à mon avis de la transformation euh de ce qu'on pourrait appeler l'art du gouvernement, du bon gouvernement en gouvernance, en management. Et en fait la matrice, elle est là.
Le le le paradigme, il est téléchargé dans les écoles de commerce. Bien sûr, il est il est téléchargé aux États-Unis. Alors, si on on je fais un petit bouquin sur les écoles de commerce qui s'appelle la trahison des chefs chez Fayard.
Et en fait d'abord ça ça commence par un paradoxe, c'est que ce modèle totalement anglo-saxon, à l'origine, il est français. Il y a un ingénieur de du côté de Saint-Étienne des mines, l'école des mines de la fin du 19e début du 20e siècle, qui fait un bouquin assez fondateur et qui pose en fait les bases de ce qui va devenir le management contemporain qui va être ensuite repris, transformé avec différentes étapes. On va rentrer dans dans toutes les étapes et dans tous les détails, mais ça va se transformer et ça va se solidifier.
Et juste pour que les gens qui nous regardent comprennent, dans les écoles de commerce, qu'est-ce qu'on y apprend ? On y apprend un certain nombre d'outillages. C'est un outillage en fait assez technique.
La comptabilité en partie double, le marketing, les ressources humaines, le droit du travail et cetera. Bon, chacun de ces outils n'est pas dépourvu d'intérêt. Le problème, c'est que ça se [grognement] réifie en une sorte de modèle, en une sorte de paradigme qui fait qu'en réalité, on va en appliquant ces modèles, à mon avis faire exactement exactement tout ce qu'il ne faut pas faire pour diriger les hommes. tout ce que de manière intuitive, de manière, on dirait enfin instinctive, l'être humain a fait depuis les premières parties de chasse d'une éolitique jusque dans les années 70 pour diriger des groupes humains.
Et quand je dis des groupes humains, c'est tous les groupes humains. Vous soyez patron d'un bureau de poste ou que vous soyez président d'une association à la tête d'un état ou à la tête d'une multinationale. Diriger des hommes, ça a toujours été à peu près ce qu'on pourrait appeler l'art du bon gouvernement.
L'art du bon gouvernement, qu'est-ce que c'est ? C'est encourager les gens, c'est connaître les gens, c'est s'intéresser à ses collaborateurs, c'est déléguer un maximum parce qu'un un dirigeant sait qu'il ne peut pas tout faire par lui-même, mais c'est aussi euh dirigé au nom d'un bien commun, au nom d'un intérêt général. Et ça, il y a pas besoin de le théoriser.
Il y a pas besoin d'avoir lu Macavel ou Platon pour le savoir et pour le sentir. Et bien ça, le paradigme du management, le paradigme des écoles de commerce qui est enseigné en école de commerce, c'est un acide qui est destiné à dissoudre cette idée d'intérêt général de sorte qu'on apprend aux dirigeants que diriger ce n'est plus un art. Et Bonaparte dit le commandement virgule, c'est un art simple et tout d'exécution.
Et ça c'est encore une fois ce qui correspond à un art et ce qui correspond à ce qui avait toujours été fait pour diriger des groupes humains. Et bien le management va remplacer ça par une science plus un art, une science avec un certain nombre d'outils de méthodologies qui va permettre en fait de d'optimiser sous contrainte dans l'intérêt de celui qui dirige. C'estàd que celui qui dirige ne va plus diriger au nom d'un intérêt commun et au nom d'un intérêt général. il va diriger dans son intérêt.
Donc ça va être un art tout de manipulation. C'est même plus un art, c'est une science d'ailleurs. Et [grognement] ça va être quelque chose qui euh qui s'est répandu d'abord dans les grandes entreprises et ensuite qui s'est répandu maintenant à la tête de l'État.
De sorte qu'à la tête de l'État, nous n'avons plus de dirigeants politiques, nous avons euh des managers. Et ce qui est intéressant, c'est que les bons managers du privé avant étaient de bons politiques entre guillemets. Et à l'inverse maintenant, les politiques sont de bons managers.
Mais le bon manager est quelqu'un qui habilement arrive à tirer la couverture à lui et à profiter de sa position de pouvoir dans son intérêt propre. Mais c'est pas quelqu'un qui fait fructifier un intérêt général puisque par définition, il y croit pas. Alors, il faudrait peut-être un peu ouvrir le capot de ce management de savoir ce qu'il y a à l'intérieur.
Dans votre bouquin, dans votre livre Toute l'histoire du monde ? Oui. Euh de la préhistoire à nos jours, vous avez prophétisé quoi le 11 septembre ?
Non, pas dans pas dans ce livre. J'ai rien prophétisé mais c'est le premier bouquin que j'ai fait qui s'appelle les sept scénarios de l'apocalypse chez Flamarion. Mais ça ça c'est justement le cours qu'on a fait avec Jean-Claude Barreau et qui est devenu un quasi un bestseller.
Enfin, on a dû traduire ça dans 11 langues. C'est vendu à plus de 200000 exemplaires. Ça a été un très gros succès parce que les étudiants nous le disaient déjà en cours.
Vous c'est comme si vous aviez allumé la lumière. Ça vous nous avez rendu une profondeur historique, une une mémoire parce que finalement un pardon sur le sur le premier comment vous avez fait pour anticiper ou comment vous avez pu imaginer des attentats à Manatan ? Le mode opératoire euh je l'ai pas je l'ai pas anticipé.
Euh et la ville, bon parce que c'est un symbole important, c'est surtout Al-Qaïda, la dangerosité de Ben Laden. En fait ce livre, les sept scénarios d'apocalypse qui est sorti en 2000, donc rédigant en 99, partait d'un postulat qui est euh la mondialisation heureuse, c'est une folie. On était dans les dividendes de la paix, on était même dans la guerre sans mort avec des bombes téléguidées qui allaient tuer les gens, tuer les ennemis vivants.
Et donc, nous n'avons nous n'avions plus d'ennemis et nous étions euh protégés par les États-Unis d'Amérique. Et donc, on allait vers un univers dans lequel tous les gars du monde allaient se donner la main. On parlait pas encore de start-up, mais enfin quoique si dans les années 2000, on parlait déjà des start-up.
Et le livre, les sept scénarios de l'apocalypse visent à attaquer à la racine ce postulat. C'est-à-dire de dire la guerre de haute intensité tôt ou tard sera de retour parce que la guerre est dans les gènes de l'être humain. Parce qu'il y a une pulsion agressive dans l'être humain et parce que la la difficulté de l'être humain, c'est vivre sur un territoire en groupe et se mettre d'accord sur la définition du juste et de l'injuste.
Et ça, à toutes les générations, les êtres humains se doivent recommencer à déterminer ce qui est juste et injuste à l'intérieur d'une cité. Et entre les cités, il y a entre les modes de d'organisation politique, il y a forcément des tensions. Il y a des tensions liées à des valeurs qui peuvent être différentes, des définitions du juste et de l'injuste qui peuvent être incompatibles, mais bien sûr lié à des questions de matière première, lié à des questions énergétiques, liées à des toutes sortes de rivalités et même parfois la guerre souvent parce que le paradigme de la guerre, ce que j'essaie d'expliquer dans c scénario de l'apocalypse, c'est que souvent le paradigme de la guerre c'est Hitler.
Enfin, c'était Hitler, c'est-à-dire c'est et d'ailleurs ça reste Hitler avec l'affaire de l'Ukraine et de Poutine. C'est-à-dire on attend que on d'avoir un ennemi qui soit un ennemi paradigmatique, un ennemi qui veut la guerre en tant que telle, qui estime que la guerre est souhaitable et nécessaire en tant que tel, ce qui est probablement l'idée d'Hitler d'Hitler. Mais en réalité, la plupart des conflits et même des conflits très graves se déclenchent non pas parce que l'un des protagonistes veut la guerre, mais parce qu'il peut y avoir simplement de la méfiance ou une une espèce de théorie des jeux où je ne sais pas si tu vas m'agresser, tu ne sais pas si je vais t'agresser, mais la peur, la tension, on ne sait pas ce que l'autre pense en fait.
On sait pas ce que l'autre a dans la tête et et donc on ne sait pas parce qu'on fait pas de renseignement, parce qu'on connaît pas la langue, parce qu'on a pas de diplomate, parce qu'on a pas de capteur sur place, parce qu'on on fait pas un travail de long terme, on fait pas de travail en profondeur, c'est on sait pas ce que l'autre a dans la tête. Pour moi, c'est un argument qui est caduc. C'est-à-dire que parce [raclement de gorge] qu'on fait pas l'effort.
Comment c'est parce qu'on fait pas l'effort ? Mais ça ça c'est une partie de la réponse pas faire. Non, c'est parce que dans ces années-là, en 2000 en tout cas, et c'est un peu moins vrai aujourd'hui, on a l'impression, c'est l'histoire de la fin, c'est la fin de l'histoire, c'est on a l'impression que l'autre ce qu'il a dans la tête, c'est de vouloir devenir comme soi.
Tous les tous les gars du monde veulent devenir des occidentaux, veulent que leur supermarché soit plein, euh veulent se se voir les mêmes séries et cetera. Donc, on arrive à la station terminale de l'humanité. Donc, donc ça va faire tomber les motifs de guerre.
De plus, on a cette impression aussi euh ce qui est vrai que contrôler du territoire là avec la guerre en Ukraine, on revient à la la des problématiques de matières premières et de de contrôle du territoire pour les matières premières. Raymond Aron dans un article intéressant euh vers la fin des années 70 dit euh effectivement la détention enfin le le la la guerre de contrôle de territoire n'a plus tellement de sens après l'aire industrielle sauf évidemment à euh pouvoir mettre la main faire main basse sur des ressources limitées dont on peut tirer une rente comme évidemment les matières premières. Mais sur ces sept scénarios de l'apocalypse, moi mon idée elle est très simple.
Elle est de dire à partir du moment où la conflictualité c'est une sorte de malédiction humaine dont on ne sortira jamais. On on peut pas on n'est pas condamné à faire la guerre mais effectivement c'est laadage l'adage romain qui oui c'est pasabelle homme c'est qui veut la paix prépare la guerre. À cette condition, on peut installer une dissuasion et on peut rechercher intelligemment un intérêt commun avec ceux qui ne pensent pas comme nous, ceux qui n'ont pas les mêmes intérêts que nous, tout en sachant et tout en craignant que la guerre revienne.
Et le paradoxe, c'est quand on craint que la guerre revienne, on peut l'empêcher de survenir. Si on n'est pas attentif au fait que la guerre peut revenir ou si on se fait croire que les raisons de la guerre disparaissent, on peut être comme le dit Robert Musil dans un homme sans qualité en 141, nous avions été tel des voyageurs de Wagon Leit, on a été percuté en pleine nuit. Voilà.
Et c'est ça l'idée, c'est qu'en 141, il y a un bouquin célèbre d'un anglais qui s'appelle Norman Engle vers 1912-13 qui dit "Mais l'Allemagne, l'Empire allemand à l'époque et la Grande-Bretagne au Royaume-Uni ont tellement d'intérêt croisés, capitalistique, financier et cetera, que la guerre la guerre est impensable entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne. On est en 1913, on sait ce qui va advenir. Et donc je prends sep régions du monde, sep conflits qui sont très connus et tu vas voir, je vais répondre à ta question.
Il est question bien sûr de par exemple de Ind Pakistan, il est question de l'Ukraine et de la Russie déjà dans ce dans ce bouquin. Il est question de Taiïwan et de la Chine et des États-Unis et cetera et cetera. Enfin, je vais pas tous les égrainer.
Et euh il est question notamment d'Al-Qaïa, de Ben Laden parce que c'est extrêmement c'est déjà une une organisation qui s'est fait connaître depuis 1998 avec des attentats euh particulièrement euh bien montés et et le le personnage est particulièrement déterminé. C'est alors donc la réponse à cette question, c'est que Ben Laden était déjà connu comme le loup blanc par les gens qui s'intéressaient à ces questions. On savait, on connaissait le profil de ce de ce personnage, on savait qu'il était peut-être pas lui-même aguéri mais en tout cas qu'il avait une grande expérience de la logistique, de l'organisation, qu'il avait des moyens financiers importants à l'époque de l'Afghanistan.
à l'époque de l'Afghanistan bien sûr et puis il avait le secours, le mjaidin, c'est Ben Laden pour le pour le resituer, c'est un peu le c'est c'est un personnage qui est comparable à la faillette quoi. Non mais s'il vous plaît, on me compare pas la faillette à Ben Laden. Mais si d'abord la Ben Laden est un personnage épouvantable sur le plan éthique contrairement à à la faillette, je suis bien d'accord avec vous. encore que de notre point de vue à nous occidental, du point de vue d'un d'un islamiste, je suis pas certain que Benaden soit un repoussoir et d'ailleurs c'est quelqu'un qui qui a dont la notoriété ne cesse de de d'augmenter.
Donc vous buvez la faillette, premier citoyen d'honneur français aux États-Unis. Alors justement derrière cette histoire de la faillette, on nous fait croire que la bataille de Yorktown et l'indépendance des États-Unis, ce sont les insurgents, comme on dit, les les les sujets de sa gracieuse majesté qui ne voulaient plus payer d'impôts sur l'importation des boîtes de thé, qui se sont révolté et qui ont gagné avec leurs petits bras, avec leurs petites armes la bataille, la garde d'indépendance. En réalité, c'est une intervention militaire française navale et terrestre massive qui dont la tête est le général Rochambau.
Voilà, c'est c'est cette intervention décidée par Louis X. C'est la France qui va accoucher des États-Unis d'Amérique. Donc on a fait effectivement la France a fait beaucoup de bêtises dans l'histoire.
Et le général la faillette là-dedans, qu'est-ce qu'il devient faire le héros des des Amériques ? Quand George Bush Junior disait du mal de la France, il disait du mal de la France avec le portrait de la faillette au-dessus de lui. Mais en fait, les Américains ont préféré ce souvenir de la faillette.
C'est moins humiliant pour eux puisqu'ils ont l'impression qu'ils se sont libérés tout seul de la tutelle anglaise. Alors en fait, c'est une intervention militaire de la France et cela faillette c'était un c'était un personnage c'était une personne privée en fait. C'est quelqu'un, c'est un fils de famille qui avait de l'argent, qui avait du temps et qui était fasciné par les idées du temps et les idées de l'époque.
Et les idées de l'époque, c'était les idées de de des Lumières. C'était créer une sorte d'utopie républicaine à l'autre bout du monde et gagné par ces idées qui ne sont pas encore des idées révolutionnaires. He on est on est avant la révolution. sur ces deniers personnels, la faillette va se transporter de l'autre côté de l'Atlantique et faire le coup de feu.
Et donc voyez, il y a quand même un un un parallèle avec Ban Laden. Ben Laden est un fils, c'est le fils Big en fait. C'est pas le fils Big.
Non, c'est pas le fils Big. Allez-y. Allez-y.
Alors donc c'est un fils d'une branche de la royauté saoudienne. Continuez. Non, mais c'est surtout une très grande famille les Ben Laden d'origine yéménite de la à la Dramaout qui sont qui ont fait fortune en Arabie Saoudite parce que sont un peu les rois du BTP en Arabie Saoudite.
Donc ce gars aurait pu se la couler douce à Ibissa euh et comme le reste de sa famille euh voilà dérouler une vie de playboy très argenté et cetera. Mais il est gagné par les idées de l'époque en 79. C'est la révolution euh islamique en Iran à Terran.
Ça va atteindre quand même le monde le monde sunnite. Benaden, tout le monde sait que c'est un c'est un sunnite. Et il y a une espèce de de de retour comme ça de la mystique du djihad.
Et c'est le moment où l'Union soviétique envahit l'Afghanistan. Donc il devient très très tendance euh pour les jeunes Afghans, pardon, pour les jeunes saoudiens qui s'ennuient un peu d'aller faire le coup de feu. Alors beaucoup ne franchissent pas la frontière.
Ils sont pris en charge par le grand allié de l'Arabie Saoudite, c'est-à-dire le le Pakistan et avec le service de de renseignement du Pakistan qui est bien connu, l'ISIS Intern Secret Intelligence qui est en réalité le dont le surnom est le secret le soldat secret de l'Islam. Invisible enfin le soldat invisible de l'Islam pardon. Ici c'est invisible soldier of Islam.
Et donc là, on connaît cette histoire. La CIA euh va se les États-Unis vont se venger euh du Vietnam, le Vietnam où les GIS américains ont été tués certes par des Vietnamiens, mais avec l'aide logistique euh du KGB. Et là, la CIA va rendre à l'armée rouge la monnaie de sa pièce, si j'ose dire, en finançant la guerria afghan qui essaie de chasser les troupes soviétiques qui ont franchi la frontière en 79.
Donc, merci pour ce petit cours d'histoire. euh euh ou c'est ce petit euh ce rafraîchissement Oui, tout le monde tout le monde c'est ça je pense. Le parallèle avec le fils le fils dans le BTP bon c'était un petit peu des ou même pas du tout c'était mais ça permettait de rappeler que c'est la France qui a accouché militairement des États-Unis. pour pour revenir à ce qui se passe en ce moment où on voit des querelles intestines, des armées qui se rendent la de la de la pièce ou qui se rendent le coup de gourdin, on va où avec une raréfaction des ressources, des difficultés à maintenir 2200 calories par tête de PIB dans les pays occidentaux avec des tensions de guerre économique qui n'ont pas été anticipées en France et en Europe.
Comment vous voyez le le la suite de l'histoire d'abord pour l'Europe et ensuite pour la France ? [grognement] Vous voulez m'entraîner sur un sur un terrain ? Je veux pas vous en Non non non non non mais mais la question la question incite quand même à se poser des questions qui sont des questions je dirais matérielles euh qui sont des questions aussi praticopratiques.
Vous avez raison l'énergie c'est fondamental pour résumer tr vialement c'est est-ce que l'Europe va se faire dépesser sur l'hôtel de la mondialisation et la France sera le lambeau de chair pendouillant d'un cadavre mortvivant ? Alors là, pour répondre à cette question, il faut savoir si la France va rester dans la trajectoire qui a été fixée par sa classe dirigeante, on va dire depuis à peu près 40 ans. Euh acte unique, puis euh euh construction euh Mastricht, puis euh traité de Lisbonne et édification d'une sorte de d'état, enfin c'est pas un état d'ailleurs, hein. et il voudrait que ce soit un état, c'est la déclaration récente de Dragy.
Mais enfin une espèce de de saut dans l'inconnu post-démocratique, postnational avec une organisation juridico-bureocratique très molle en fait qui qui agrège les États-nations et les démocraties et qui les vide un peu de leur substance pour faire pour faire l'Europe. Est-ce que la France va rester là-dedans ? Si elle reste là-dedans, ah ben c'est certain que l'euro qui était déjà la variable d'ajustement du dollar et qui a commis cet exploit absolument insensé d'être à la fois à la mercie des Chinois et à la fois à la mercie des Américains, plutôt économiquement et commercialement des Chinois et plutôt stratégiquement et militairement des Américains.
Là pour le coup, la France et les autres acteurs de cette Union européenne risquent d'être bel et bien dépessés. effectivement, d'autant plus dépessé que euh la guerre en Ukraine euh jeis dire à a à abîmer euh l'acteur le plus le plus solide de ce système européen qui est l'Allemagne. En fait, non, l'Allemagne c'est pas l'homme malade de l'Europe.
L'Allemagne, ça devient l'homme malade de l'Europe. En fait, l'Allemagne, qu'est-ce que c'est que l'Europe ? Il faut revenir peut-être à l'origine.
Qu'est-ce que c'est que cette idée d'Europe ? Et on va faire la jonction avec le management. On va essayer le management, c'est une c'est une illusion de vouloir diriger toutes les sociétés humaines et en particulier les États comme on dirige les entreprises et c'est de vouloir les diriger sans bien commun, sans intérêt général, sachant que l'idée de bien commun ou d'intérêt général peut varier du tout au tout.
Si vous êtes chez Al-Qaïda euh ou si vous êtes euh à la tête de la de la Belgique, vous avez pas la même définition du bien commun. Mais on peut imaginer que pour diriger efficacement, il faut avoir une une définition euh du bien commun. Il faut avoir une stratégie.
Il faut avoir euh quelque chose qui enfin qu'est-ce que c'est le bien commun ? C'est quelque chose qui va relier les dirigeants ou dirigés. C'est quelque chose qui va permettre d'exercer l'autorité, la fameuse autorité qu'on cherche partout.
Qu'est-ce que c'est l'autorité ? quand les dirigeants et les dirigés partagent une même échelle de valeur, se reconnaissent dans les mêmes buts, ce qui signifie que le dirigeant dans les mêmes sanction un minimum. Oui, forcément, même si le dirigé a plus de chance ou plus de moyens d'échapper à la sanction, mais en tout cas, il faudra pas trop que ça se voit parce que un dirigeant censé, bah un dirigeant censé, une anecdote à cet égard pour montrer à quel point euh la notion d'intérêt général, il faut pas la confondre avec le fait d'être d'être sincère ou pas sincère.
On s'en fiche que les dirigeants soient sincères ou pas sincères. L'essentiel, c'est qu'il soient enfin, c'est qu'ils se sentent obligés. C'est la formule de l'ancien régime noblesse oblige.
Bon, ça existait avant la noblesse dans les tribus euh et ça existe bien après la noblesse. Noblesse oblige toujours parce qu'un dirigeant doit toujours se sentir obligé parce qu' lui permet d'exercer l'autorité sur les gens qu'il dirige. On m'a raconté que et c'est une anecdote je pense exacte euh que François Mitteran c'est je pense ou je suis sûr ?
Non, je suis je suis sûr quand j'ai vérifié moi-même là. J'ai pas je pouis pas vérifier. par construction.
Si si parce que vous allez voir c'est assez éclairant. Non mais si c'est éclairant d'un bruit de couloir, ça éclairiera rien du tout. Je suis pas d'accord avec vous.
Il y a des il y a des anecdotes d'ailleurs qui mériteraient un peu comme certaines fleurs sont fausses sont tellement belles qu'elles qu'elles sont plus belles que les vraies. Certaines anecdotes même si elles sont fausses sont quand même pleines d'enseignement. Donc là, en l'occurrence, on on je sais pas si vous vous souvenez, mais DSK euh on l'avait vu dans une dans une voiture de luxe, une Porsche quelque chose comme ça.
Euh il est il voulait a priori se présenter au nom de la gauche. François Mitteron, on sait que c'est un homme qui aimait vivre, qui aimait euh les belles choses, euh les belles femmes et cetera, qui était les femmes sont pas des choses. J'ai dit des belles choses et des belles femmes bien sûr qu' sont pas des choses.
Comment avez-vous pensé une chose pareille ? J'ai pas entendu votre ponctuation, c'est pour ça. Très bien.
Je vais essayer de de rendre audible mes virgules. Et bien François Mitteran, secrétaire général du Parti socialiste qui s'était pas encore présenté à la présidence de la République, secrétaire général du PS, donc parti de gauche à l'époque, un vrai parti même de masse mais très à gauche. On lui propose un grand publicitaire qui est encore connu, qui parle beaucoup de gens de qui ont réussi ou pas leur vie en ayant des relaxes avant 50 ans, lui propose de le raccompagner chez lui au volant d'un véhicule de luxe.
C'est c'est votre anecdote. C'est ça ce qu'on vous a rapporté. Émiter dit évidemment qui vous a rapporté ça ?
Qui m'a rapporté ça ? C'est le publicitaire en question. C'est Jacques voilà.
Et Jacques Segela euh Mitteran dit à Jacques Segela mais vous plaisantez, je suis euh secrétaire général du Parti socialiste. Il est hors de question que je monte dans une dans une voiture de sport et une voiture de luxe. Alors c'est pas on voit bien que François Mitteran c'est quelqu'un qui pouvait jouer avec les règles, qui était tout à fait cynique, on l'appelait le Florentin et cetera.
C'est pas une affaire C'est pas du tout une affaire euh de euh je dirais de sincérité, mais il se sentait obligé par sa charge. Il était pas encore président de la République, mais il incarnait un parti de gauche. Donc pour lui, c'était incompatible de faire ça.
Alors, je mettrai plus de l'intérêt général oblige. Je je dirais qu'il sentaiit pas obligé. Je pense qu'il était calculateur.
Mais c'est la même chose. D'accord. C'est la même chose, sauf qu'aujourd'hui fort des enseignements tirés des écoles de commerce ou du paradigme des écoles de commerce, c'est-à-dire l'illusion suivant laquelle on peut gouverner en son nom propre et dans son intérêt propre parce qu'en fait toute idée du bien commun de l'intérêt général a été dissoute. a été dissoute à la fois par le modèle du marché offre et demande du modèle néo disons néoclassique modèle d'économie pur et parfait qui explique qu'il n'y a rien there is no such thing as society comme disait français en français la société n'existe pas il n'existe que des intérêts individuels.
C'est la dimension disons un peu de droite, un peu néoclassique, un peu libérale. Et de l'autre côté, vous avez le même acide qui va attaquer la notion d'intérêt général qui vient plutôt de la déconstruction de la gauche de toutes ces pensées des années des années 70 qui maintenant voilà nous reviennent un peu en boomerang sous forme de wisme et qui attaque l'idée que quelque chose de plus grand que l'individu que enfin que l'individu ne peut pas se suffire à lui-même, qu'il ne peut pas trouver en lui-même sa propre fin, il s'inscrit dans une société qu'il dépasse. Il s'inscrit dans un bien commun qu'il dépasse.
Et ça, si on parle comme les psychanalystes, on appellera ça le surmoi. Et donc le modèle d'économie pure et parfait, comme on peut dire la déconstruction de la philosophie des années 70, ça va attaquer du côté droit et du côté gauche cette idée de surmoi. De sorte qu'il n'y a plus que l'individu, de sorte qu'il n'y a plus que le mois.
Et donc on a plus que des dirigeants qui ne croient pas dans l'intérêt général ou pens que l'intérêt général c'est un pur prétexte, c'est une c'est quelque chose qui ne les oblige en rien et qu'ils vont pouvoir gouverner au nom de l'individu. Il y a donc un miroir entre le fait que eux dirigent dans leur intérêt et le fait qu'ils proposent comme modèle d'organisation de la société une société dans laquelle il n'y a rien d'au a-dessus de l'individu et qui permette aux individus de se réaliser eux-mêmes, d'aller au bout de leurs rêves, au bout de leurs désirs, au bout de leur euh de leur intérêt euh euh voilà. Et ça ça explique pourquoi on peut avoir des cette formule complètement stupéfiante prononcée par le président de la République.
Vous pouvez aller dans une gare et dans une gare vous pouvez croiser des gens qui ne sont rien. Là ça veut dire que le masque tombe. En fait la vision euh du président de la République c'est qu'il n'est plus du tout obligé en fait par sa charge par sa fonction.
Après tout qu'il pense ça c'est une chose qu'il le disent. Il est en train de sier conscientieusement la branche sur laquelle il est assis. Donc je sais pas si ce que je vous raconte est suffisamment clair.
Je pense que c'est l'idée d'intérêt général et de biens commun qui a été attaqué à la racine. La France, l'Europe dans tout ça, on va où ? On revient sur l'Europe.
L'Europe, c'est l'idée qu'on peut se passer de la politique et à la place d'une organisation politique, on va avoir une organisation économique. C'est vraiment ça le le point de départ. Est-ce que je peux vous demander de baser votre votre analyse ou ton analyse d'une façon beaucoup plus terre à terre, c'est-à-dire plus pragmatique, plus fonctionnel, plus opératif, c'est-à-dire faire Je suis d'accord qu'il faut toujours faire des parallèles avec l'histoire ou se reconnecter à l'histoire pour pouvoir au moins lire le présent et peut-être anticiper l'avenir d'une façon concrète avec la guerre avec les Russes où bah on est un petit peu short et tong en terme d'armement, de production, d'armement et de de capacité à se réveiller.
Oui, non, on s'est un peu réveillé, on était en short, on a rien anticipé. Bon, bon, passons donc d'une façon plus pragmatique concrètement maintenant, qu'est-ce qui nous attend pour les deux prochaines années ? Je vous demande même pas à 5 ans.
Donc, pour les deux deux prochaines années, pour l'Europe, est-ce qu'il y a une dislocation géopolitique de l'Europe ? Est-ce que ça va être, parmettez-moi l'expression, chacun son cul et Dieu pour tous ? Est-ce que pour la France va y avoir un système qui va friser entre la main sur le cœur ?
Nous sommes drapés dans les dans les standards de la vertu, des libertés, mais concrètement parlant, on va se faire ravager notre économie parce que bah on aura pas pris des mesures proactives pour pouvoir anticiper ce qui se passe en face. Donc concrètement parlant, vous êtes optimiste, pas optimiste, comment ça va se passer en terme économique, en terme militaire, en terme journalistique, en terme d'anticipation, les répercussions à 5, 10, 15 ans sur notre système éducatif, notre système de soins, notre art de vivre à la française, les gens passés des meilleurs. Et ensuite, on passera sur les questions dientre parce que là dientre Ouais, là là, je vous laisse un boulevard pour choisir.
Ouais, mais mais il faut il faut choisir, il faut serer un peu les problèmes parce que là ça on part un peu dans dans toutes les directions. Non, si vous avez un laser, vous pouvez identifier les problèmes. Je vous écoute.
Euh, d'abord, il me semble que Poutine a quasiment emporté la partie. C'est difficile, il faut pas trop s'avensurer là-dessus parce que il y a eu tellement de morts de part et d'autre qu'à un moment ou un autre, le front peut craquer, les choses peuvent se peuvent se se renverser et cetera. Mais a priori, ça prend cette tournure là.
A priori, à l'heure où on parle, euh les Américains commencent à dire queils ont plus tellement d'armes à leur donner et qu'ils ont plus tellement d'argent à leur donner. les élections américaines s'approchent. Donc je pense que l'affaire est un peu pliée pour Poutine.
Deuxième considérant, on aurait pu imaginer du côté de l'Europe parce que le cœur de l'Europe c'est l'économie. C'est c'est vraiment le fantasme de transformer enfin de substituer une organisation politique, une organisation économique barre trait d'union, une organisation juridique. Le tout étant axé sur l'intérêt individuel pur.
C'est une économie de marché qui fonctionne dans l'intérêt individuel avec une ouverture à la tolérance, à toutes les valeurs et tous les gens du tous les gars du monde viennent et s'installent comme ils sont comme chez McDo. Et enfin, c'est un droit qui qui garantit si vous voulez les contrats, l'individu et cetera et le gouvernement des J. Tout ça fait venez venez comme vous êtes avec le McDo.
Ça n'a rien à voir. C'est-à-dire c'estàd on dit pas venez comme vous êtes. Ah bah je pense que l'idée de l'Europe c'est de de de de substituer un état à des États-nations, de substituer une sorte de zone aéroportuaire de libre échange de de où il y a une sorte de de il y a pas de taxe et où les gens peuvent circuler librement et ils viennent comme ils sont.
Si avec un renforcement de nous sommes l'Europe, on a plus de poids économique donc on peut survivre. Alors ça c'est ce qui a été vendu. On peut on peut survivre entre le bloc l'ancien bloc communiste, le bloc américain.
On essaie de survivre en faisant un grand bloc. Le problème c'est qu'on n pas la même langue. Alors on fait un grand bloc à la condition de de de tout parier sur le fait que le parapluie américain militaire et stratégique va nous protéger à vitam et d'autre part qui aura même plus il y aura plus de il y aura plus de conflit en fait.
Mais surtout à l'intérieur de ce de ce système-là, euh on voit que euh ce qui aurait pu enfin déclencher une crise dans les 2 ans à venir Jin sur cette histoire de 2 ans à relativement court terme, c'est qu'il y ait un différentiel parce qu'il y a eu des différentiels très importants de trajectoire économique, de de de croissance économique entre les pays donc qui tirent leur épingle du jeu et d'abord l'Allemagne et les autres pays, notamment le nôtre et les pays du sud. Et c'était la crise de l'euro et c'était le décrochage de la Grèce. Et comme l'endettement français s'est accru rapidement, finalement, [grognement] je dis pas que Poutine a rendu service à l'Europe, mais je dis que s'il y avait pas eu ce problème gazier et cette inflation importée et c'est vraiment ce qui risque de de d'être un un gros gros choc, enfin ce qui est déjà un gros choc économique pour l'Allemagne, les les les sentiers de croissance entre l'Allemagne d'un côté et les autres pays européens se seraient écartés, créant une tension qui aurait pu faire effectivement à relativement court terme faire sauter la zone euro.
Maintenant, tous les pays de la zone euro sont dans la mouise, y compris l'Allemagne. Y compris l'Allemagne. Ce qui va peut-être effectivement avoir comme effet euh de pousser comme ça a été le cas avec Dragy.
Vous savez qu'il avait accepté de refinancer contrairement à ce que les statuts de la BCE prévoient qui interdisent totalement à la Banque centrale européenne de refinancer des obligations d'État. et Dragy avait pris alors pas directement mais indirectement euh sur le marché secondaire racheter des obligations et les refinancer. Là, je pense que tout le monde est tellement dans la panade, il y a tellement d'inflation, il y a tellement de ralentissement de croissance, il y a tellement déficit, même si l'Allemagne, je crois je puis ils sont à peu près à 60 % d'endettement de leur PIB, donc ils sont très en dessous de nous.
Mais tout de même pour eux, ils vont devoir pousser cette politique là. Donc je pense qu'à court terme à mon je ne vois pas l'euro euh exploser. Maintenant les dirigeants européens sont toujours dans cette folie de vouloir dépasser les démocraties et les États en fabriquant euh je ne sais même pas comment le qualifier d'ailleurs.
On parle d'État et Mario Dragui a dit "On va faire un état européen mais somme tout qu'est-ce que c'est qu'un état ? C'est pas nécessairement une démocratie, un état, mais un état c'est au moins disons une force obligatoire, une force de police, une force militaire, ce qui implique depuis le démarrage des premiers états un impôt, la possibilité de lever un impôt. Si vous pouvez lever un impôt et si vous pouvez finalement exercer une force de coercition, en clair tuer parce un état, l'État c'est James Bond hein, il est license to kill l'État, il est tout état est capable de de donner la mort.
Les policiers sont armés, les militaires sont armés. Il faut pour ça pouvoir prélever l'impôt. Et pour prélever l'impôt, protège aussi.
Oui, le but n'est pas de tuer. Le but c'est protège évidemment qu'il protège l'armée protège. J'ai pas dit autre chose.
Euh leur capacité à tuer, c'est supprimer. C'est le fameux truc de Weber, c'est-à-dire le monopole de la violence légitime. Supprimer le la possibilité au au aux gens qui sont à l'intérieur de cette de cet état, donc les la population sur un territoire donné soumis à un gouvernement donné de de régler leur conflit par la violence.
Donc ça c'est le monopole de l'État. Donc c'est ça l'État. L'État ça suppose de lever un impôt et d'entretenir une force publique.
Moi je vois une chose, c'est que le seul argent dont dispose l'Union européenne, c'est l'argent que les États veulent bien lui donner. L'Europe n'a absolument pas la légitimité, n'a pas la force morale ou psychologique suffisante pour lever l'impôt. Si demain on vous dit on lève un impôt européen, Bruxelles lève un impôt, les gens vont se révolter.
Et il voyez bien que cette capacité à lever un impôt et d'être légitime pour lever un impôt est tout à fait lié au fait que personne ira se faire trouver la peau pour la zone euro. On pourrait mourir pour le drapeau français et de la même façon qu'on paye ses impôts en France. Pas tous pour le drapeau français, j'ai l'impression en ce moment.
Non, c'est une autre question. Hélas d'ailleurs, mais mais c'est pas c'est pas une fatalité non plus. Mais on va on va je sens que vous vouliez passer un autre un autre sujet, mais on était sur les 2 ans.
Dans les 2 ans, moi je vois pas l'euro la zone euro exploser et euh et je pense que ce ce projet à mon avis qui se déroule euh je dirais dans le avec le désintérêt et à mon avis le le le un air un peu l'air un peu gognard des peuples. Enfin, je pense que la plupart des peuples européens regardent leurs dirigeants sans comprendre exactement ce qu'ils font. Parce qu' Pourquoi pourquoi ils comprennent pas ?
Parce que si vous voulez les les dirigeants nationaux qui sont élus euh on peut les aimer ou pas, mais enfin bon, même s'il y a beaucoup d'abstentions et je pense que la montée de l'abstention évidemment est directement corrélée à la à la à la fuite en avant vers cet échelon européen, vers le fait de déplacer le pouvoir. C'est votre interprétation ? Je pense que c'est oui, c'est mon interprétation mais je pense qu'elle est assez vérifiable.
C'estàd que après le référendum de 2005, si on reste sur notre pays, on voit bien que l'abstention avant et après ne sont plus du tout au même étiage, au même niveau. J'ouvre une parenthèse par rapport à ce que tu ou vous avez déjà évoqué. Par le management des États comme une entreprise, c'est ça si j'ai bien Oui, c'est exactement ça.
Ici, il y a que des patrons. Vous êtes patron de votre société ? Oui.
Bon, quand il y a des échecs comme ça qu'on a pu voir sur l'anticipation des guerres, l'anticipation de l'inflation, l'anticipation des conflits dans une entreprise, vous faites quoi quand en face de vous il y a pas de résultat ? et merci bien. Vous rentrez chez vous maintenant où vous mettez une petite engueulade, vous essayez de sortir un petit peu de former votre salarié ou votre collaborateur pour qu'il soit plus performant.
Là en politique, on a toujours l'impression il y a jamais de sanction. Bon, mis à part le directeur de la DRM qui a sauté la veille ou le le surlendemain conflit avec les les Russes là, on n pas l'impression qu'il y ait des sanctions comme dans une entreprise, genre dans le privé, pardon a une sanction qui s'appelle l'élection. Ouais.
Non mais ça c'est l'argument l'argument à gogo. Oh, on va se faire sanctionner dans les élections. Bon, le Parti socialiste, ils ont mangé.
Bon puis ils ont bien mangé et aussi de ex-parti du gouvernement qui restaient à eux deux jusqu'à 80 % de de l'électorat. Et donc il y a un petit malin qui est arrivé qui a fait bon on fait un peu des deux et qui malin peut-être école de commerce et en tout cas c'est l'inspiration. Oui dans les dans les boîtes on discute avec d'autres patrons quand il y a un échec pareil les gens ils se font virer à grand coup de pied dans le cul.
Alors, je vais je vais répondre à ça. Alors, je veux bien vous avez raison. Le Parti socialiste, bon, ils ont morflé peut-être les collections de montre ou des conneries comme ça.
Mais euh, je vois pas du tout à qui vous faites allusion non plus. Très ben, ça tombe bien. Euh, on a les mêmes nomallusions euh sur le le Évidemment que le capitalisme a une corde de rappel.
Évidemment qu'il y a un compte de résultat. évidemment que les gens peuvent pas perdre de l'argent à gogo. Bon euh ceci étant dit, j'attire quand même votre attention sur le fait que euh attention enfin l'attention de tout le monde mais la tienne oui pardon euh sur le fait que le le la gouvernance d'entreprise euh a muté quand même elle a muté qu'elle a gouvern là je me permets un petit peu de rentrer.
Merci. Et là, on va être terre à terre justement. La gouvernance d'entreprise, moi je vois pas trop ça comme de la gouvernance, je vois plutôt ça comme de la cavalerie, de la cavalerie budgétaire.
C'est-à-dire que on est mauvais mais on a le chéquier et on fait de la dette. Donc je vois pas du tout de gouvernance. Je vois surtout de la cavalerie et tous les patrons qui nous écoutent savent pertinemment ce que veut dire la cavalerie.
Mais là, tu t'inscris, pardon te te couper, mais tu t'inscris dans une lecture qui est une lecture assez néoclassique en disant un peu comme dans le film là des des euh sur ceux qui qui arrêtent de fumer. Alors, on dit fumer, c'est bien, euh fumer, fumer c'est pas bien, pas fumer, c'est bien. Bon voilà là le le modèle néoclassique dit le privé c'est ça le privé c'est bien le public c'est c'est pas bien d'accord donc le privé il y a une sanction le public il y a pas de sanction et bon c'est c'est vraiment le le l'argumentation néoclassique.
Je veux bien qu'on y revienne, mais ce qui me semble intéressant pour faire la jonction, c'est de rappeler que cette, on peut dire explosion enfin des des appeler la mondialisation financière pour commencer avant qu'elle devienne une mondialisation commerciale a permis de transférer le poids du risque qui pesait sur le capital au travail. C'est-à-dire que pendant très longtemps, le capitalisme à l'origine, c'est des gens qui vont jou enfin qui vont engager leur propre argent et qui risque de le perdre. Il risque de le perdre.
Ils jouent il ils arrivent donc euh dans une situation où ils font travailler des gens qui sont salariés. Certes qui en croquent beaucoup moins, mais évidemment qui prennent quasiment aucun risque. Et l'idée d'un patron un peu à la Michelin paternaliste, mais c'est quand même un modèle qui est bien un un ancré dans une espèce de de vision où il y a un surmoi fam Michelin familial, mais on retrouve ça dans tous les pays capitalistes jusque dans les années 70 60 70 du 20e siècle.
On a l'idée que le dirigeant capitaliste, noblesse oblige pour lui, il se fait fort de protéger ses salariés et c'est sa responsabilité à lui. Si son argent est perdu, c'est son argent. Et qu'est-ce qui va se passer avec cette ouverture des marchés financiers à l'aube des années 80, toute cette révolution néoclassique, libérale et cetera ?
Qu'est-ce qui va se passer ? Je je je vous donne la parole tout de suite. Non, je je Un bon patron, c'est ça.
Oui, mais ça ça reste les patrons de PME. Ça existe encore. C'est pas une PME.
Non mais parce qu'il y a encore dans les les grandes réussites, les gens qui réussissent brillamment dans le capitalisme, ça existe encore, sont des gens qui ont cette espèce d'éthique qui ont encore un surmoi. Bon, mais c'est pas le modèle des fonds de pension, c'est pas le modèle du turbocapitalisme. Qu'est-ce qui se passe ?
Il se passe qu'à un moment, ils vont ouvrir les marchés financiers. D'accord ? Ces marchés financiers vont permettre de deux choses.
Ils vont se dire le risque va désormais peser sur les salariés et plus sur les détenteurs du capital. Les détenteurs du capital eux, ils veulent 15 % de héroï. Si tu as 14 et demi, le blé il part immédiatement dans une autre boîte qui est plus rentable.
Donc tu vois, ils ont refilé le Grisby au salariés. Qui va devenir la la variable d'ajustement ? Les salariés. [grognement] Qu'est-ce qui va se produire ? dire ah oui mais il y a maintenant une hausse des charges sociales, je connais ce discours par cœur.
Oui mais vous rendez compte la part des dépenses publiques accrues de manière extraordinaire et cetera. C'est pas faux. C'est pas faux.
Et d'ailleurs ça devient absolument malsin. Au bout d'un moment non seulement l'impôt devient confiscatoire mais à un moment tu peux te poser la question de savoir qu'est-ce qu'ils font avec ce pognon de dingue comme dit l'autre. soit mais c'est une conséquence, ce n'est pas une cause.
C'est pas l'État qui s'est mis à croître, c'est le capitalisme qui a décidé de ne plus prendre aucun risque et qui a décidé surtout de s'investir, et c'est le deuxième effet qui se coule de cette ouverture des marchés financiers, de s'investir là où le travail est le moins cher possible. Et comme il s'est investi là où le travail est moins cher possible, il a dégagé une survaleur. Il a exigé d'ailleurs une survaleur.
Et c'est comme ça qu'on a eu euh si tu veux cette non seulement cet écartement de revenus mais cette psychologie, cette nouvelle psychologie du fait que finalement et bien on pouvait comme on pouvait jouir sans entrave comme dit 68, on pouvait faire du profit sans gêne ou sans entrave, y compris au détriment de son propre pays, y compris au détriment de ses salariés. Et donc qu'est-ce que c'est que ce management ? Qu'est-ce que c'est que cet art management ?
Enfin cette science du management, c'est un moyen de noyer le poisson, de raconter aux gens pourquoi c'est formidable de penser qu'ils vont pas avoir d'augmentation de salaire, pourquoi c'est formidable de penser qu'ils vont être virés et cetera. Et donc cette mentalité là s'est répandue et c'est cette mentalité là qui maintenant a déteint sur l'État et qu'on voit à la tête de l'État. Mais en fait, ni l'État ni le vrai capitalisme à l'origine ne fonctionne comme ça.
Il fonctionne effectivement avec des cordes de rappel, il fonctionne avec un surmoi, il fonctionne avec l'idée que le dirigeant et les dirigés partagent un intérêt général et qu'au nom de cet intérêt général, on peut euh réussir ou échouer. Et si on échoue, effectivement, on est sanctionné. Là, c'est plus tout à fait le cas. là eu un transfert de responsabilité dans un dans une idée qu'il n'y a plus que l'individu.
Il n'y a plus rien au-dessus de l'individu et donc l'individu, il cherche à maximiser son profit constamment. Et c'est à ça qu'on aboutit aujourd'hui. C'estàd que le jeune, d'abord, il y a plus de salariat.
Le salariat, qu'est-ce que c'est ? C'est s'inscrit dans un collectif de travail, dans un dans un groupe, dans un intérêt général, dans un cap. Dans un cap.
Qu'est-ce que veulent faire les les les plus jeunes ? Ils veulent créer leur propre boîte. Voilà.
Donc ils ils sont dans une optique d'optimiser sous contrainte, de chercher leur intérêt leur intérêt individuel et cetera. De la même façon, on peut considérer que le le la l'explosion des charges sociales, l'explosion des dépenses publiques avec un m cotisation sociale. Cotisation, oui, parce que ça peut être vu effectivement comme un revenu comme un un revenu différé.
On cise et puis ensuite on récupère l'argent. Je suis d'accord avec toi. Mais enfin, les niveaux de prélèvement obligatoire deviennent deviennent fous. et greffe bien sûr la compétitivité, mais il faut bien voir que c'est un résultat, c'est un résultat d'une survaleur, d'un surprofit qui a été arraché par un capital qui s'est groupé.
C'est l'inverse finalement euh du communisme, du ouvrier de tout pays ou ou prolétaire de tout pays, unissez-vous ? Là, les fonds de pension, c'est capitaliste ou détenteur d'épargne de tout pays, unissez-vous et nous allons ensemble arracher le plus de valeurs possible au travail. Voilà, c'est ça qui s'est produit.
Et pour éviter des effets d'explosion politique et sociale, le système a mis en place non seulement ces filets de sécurité qui existaient déjà depuis les 30 glorieuses, mais a maintenu en fait à flot euh réussi en fait à avoir d'abord une baisse euh des coûts de la consommation, ce qui a quand même permis pendant un temps de stabiliser les choses. le l'ouvrier français ou l'employé français parce que les ouvriers en a plus beaucoup ont vu leur leur salaire stagné mais en échange ils ont trouvé dans des supermarchés des produits à bas coup de main d'œuvre qui étaient fabriqués à l'autre bout du monde. Donc ça a permis un peu de maintenir leur niveau de vie.
D'un autre côté, beaucoup se sont retrouvés sans emploi. La croissance en tendance sur le long terme en Europe et on revient à ta problématique de l'Europe à commencer à ralentir sur le long terme et il n'y avait que l'Allemagne finalement et quelques pays du nord qui arrivaient à tirer leur épingle du jeu. Mais il faut bien comprendre que que ce soit l'Allemagne ou que ce soit le capitalisme français qui fonctionne bien, en général, ils sont axés sur l'exportation.
Ils sont axés sur et la production et la vente et l'exportation. euh dans des zones où la croissance économique est plus forte et dans des zones où la consommation est plus forte et d'abord évidemment l'Asie. J'ouvre une petite parenthèse comme ça tu peux savourer ton verre d'eau.
Château la pompe 2023. Merci à ta [grognement] santé. Tu sembles connaître les arcanes du système financier.
Tu sembles connaître les les les le système capitalistique ? Est-ce que tu mets des bills dedans pour essayer ? Est-ce que tu en croqu c'est-à-dire avoir une intime connaissance d'un système ?
Est-ce que tu as décidé d'en croquer ? Est-ce que tu es positionné sur les marchés ? Est-ce que tu fais de l'anticipation ?
Des choses comme ça ? où tu fais comme beaucoup d'experts en Bitcoin, c'est-à-dire ils brassent du vent à la télé et quand tu leur poses la question "Tu roules en Porsche, tuas un château." Ah non, j'ai pas de por mais je connais très très bien.
Donc il y a des il y a des sociologues qui vont pas sur le terrain mais ils parlent. Il y a des investisseurs qui parlent des marchés mais ils sont pas sur les marchés. Est-ce que toi tu es positionné ?
Est-ce que tu as tu as tu as mis tes billes à gauche à droite ou pas du tout ? Alors, je vais te répondre mais ta question est vraiment intéressante parce que elle traduit le fait qu'il y a enfin que que qu'on a intégré ce ce schéma un peu américain où quelqu'un pèse ou ne pèse pas ou presque la valeur d'un individu c'est sa capacité à dégager de l'argent non seulement sur les marchés mais c'est sa capacité à euh mettre en en pratique ce qu'il préconiste. Ouais.
Non mais c'est ça. Est-ce que tu manges ce que tu racontes ? Alors, ça m'est arrivé une ou deux fois parce que j'étais je devais un peu me refaire comme on dit.
Euh, j'avais vraiment besoin d'argent. Donc j'ai voilà, j'ai utilisé des on va dire des anticipations entre guillemets qui sont pas des anticipations d'ailleurs assez enfin si si étonnante que ça. Ça m'est arrivé une fois ou deux mais comme ce n'est pas mon moteur, c'est moi c'est pas mon moteur de de faire de l'argent.
Non, je je j'occupe pas mon temps à ça. C'est pas quelque chose qui me faire de l'argent pour ensuite se donner les moyens de changer le monde, c'est bien aussi, non ? Oh, j'ai peut-être pas cette ambition.
Je c'est vrai qu'il y a il y a il y a quelque chose d'ambivalent peut-être dans dans ma ma personne, j'allais dire personnage mais je suis pas un personnage mais dans ma personne c'est de me voir un peu avec un peu de recul. On essaie tous d'avoir un peu de recul sur soi. C'est que finalement je les gens de gauche pensent que je suis de droite, les gens de droite pensent que je suis de gauche.
Et l'autre caractéristique que j'ai, c'est que j'ai eu des fonctions de direction. Euh je suis un peu un homme d'action, voilà. Et en même temps, je fais des bouquins et j'essaie de de de réfléchir.
Donc je suis pas vraiment pour les gens contemplatifs ou pour les intellectuels plutôt un homme d'action. Et pour euh les hommes d'action, je suis plutôt un contemplatif ou un intellectuel. Donc je voilà, moi je ça me va très bien d'être dans cet entre deux et euh de ne pas euh finalement moi le le rapport que j'ai à l'argent est assez simple.
Je peux le décrire, c'est que je Tu gagnes euh je je gagne j'ai toujours gagné pendant depuis assez longtemps dizaines de milliers d'euros par mois à peu près. Nette, brut ? Euh brut, pas net.
Ça fait quoi ? 5000 balles ? Entre 5 et 7000.
Oui, entre 5 et 7000. Par ailleurs euh l'idée enfin mon rapport à l'argent c'est de ne c'est de pas en avoir besoin. Voilà.
J'ai jamais cherché à à gagner de l'argent mais je quand on a pas quand tu en as pas t'inquiète pas. tu en as besoin. Mais mais c'est précisément l'idée.
C'est précisément l'idée de ne de ne pas enfin de ne pas le prendre pour en [grognement] je sais pas moi ça me enfin je je je je conçois parfaitement que les gens se lancent dans cette av dans une aventure enfin qui est d'accumuler des signes ou des symboles ou des choses comme ça de d'une valeur en fait qui est assez abstraite d'ailleurs. Qu'est-ce que tu penses des gens qui parlent sans manger ce qu'il raconte ? C'est-à-dire c'est-à-dire je te prends l'exemple des experts en Bitcoin.
Ah oui, il y en a beaucoup qui donnent des conseils à gauche. Alors, il y en a certains qui sont très très bons et qui mangent d'ailleurs la plupart du temps ce qu'il raconte. Mais la plupart la plupart ça reste que du blabla.
C'estàd que quand tu leur demandes bon est-ce que tu manges ce que tu racontes ? Ah bah non, moi je suis pas entrepreneur, je suis pas dans l'action, je suis dans l'analyse. Est-ce que Est-ce que tu connais des gens comme ça experts de plateau télé, bah qui ont jamais fait de terrain, qu'on jamais essayé de d'infiltrer ? qui ont une vieille expérience qui date d'années d'années d'années de décennies.
La rente quoi en fait ? Ouais, même pas de la rente. Oui, je dirais ouais si peut-être la rente, la rente passée ou ou un vernis passé, une le côté lumineux d'un passé mais en fait ils sont asbin, ils connaissent pas la réalité des choses, ils vont jamais sur le terrain et puis ils prêchent des choses mais ils en ont les conséquences c'est pas pour eux.
Tu en connais des comme ça ? Oui, mais mais ce qui est enfin je prêche pas non plus ce ce culte du terrain. Il y a différentes façons de de de comprendre le monde.
Euh voilà, Marcel Prou comprendre le monde sans sans être sur le terrain. A jamais été sur le terrain. Je pense que ces livres sont enfin disent beaucoup de choses sur la sur la nature humaine.
Moi, c'est pas trop mon mon style de littérature, mais je plutôt Joseph Kessel que que Marcel Prou. Enfin, quand quand on lit prus, on se rend compte qu'il y a quand même une euh une analyse très assez assez puissante de de la manière dont fonctionnait la société, l'individu et le mec est jamais sorti euh de son de ses salons de ses salons parisiens. Donc on peut on peut il y a de multiples façons de réfléchir et et d'analyser la situation.
Maintenant, ce que tu décris est vrai. C'est-à-dire que il y a l'archétype un peu du toutologue avec des phrases toutes faites, avec des citations, avec une espèce de petit vernis. C'est c'est assez français finalement ce ce modèle.
Non non, c'est pas français là. Oh, ça doit exister dans dans dans pas mal de pays. Mais on a le Attention, ici, on touche pas la France hein.
Tu prêches un convaincu, un converti, un fanatique. Bon, je te coupe encore. Je t'en prie.
Tu parlais de variables d'ajustement alors salarial. Alors clairement les salariés ils ont pleinent plein la gueule avec la la nouvelle idéologie capitalistique dévoyée. On est on est loin des familles mystères et on est loin de tout ça.
Tu es d'accord avec moi ? sûr là la variable d'ajustement en terme de peuple qui on des mauvaises décisions, mauvaises anticipations, c'est l'angle de courbure de l'échin du peuple qui permet de maintenir le système. et le fait que le peuple n'a pas encore compris que faire de la cavalerie budgétaire avec un état, bah on le paye dans 10 15 ans avec réduction des services publics, incapacité de faire valoir notre parole à l'étranger parce que économiquement parlant, on a un collier étrangleur de ceux qui détiennent notre dette ou ceux qui veulent nous faire chanter.
Et comment ça se passe ? Tu penses que la variable d'ajustement du peuple français va continuer à lui faire courber les Chines ? Est-ce que tu as confiance dans le peuple français ?
Est-ce que ça veut dire quelque chose d'ailleurs encore le peuple français si on en croit Fourquet et d'autres analyses analyste assez avisé, il y a une sorte d'archipélisation, il y a une sorte de de dispersion façon poste du peuple français. Moi, est-ce que c'est intuitif ? Purement intuitif, est-ce que euh c'est reste de de lecture ou la fréquentation de gens d'un autre âge ?
Euh Charles Pasquois des Jean-Pierre Chevinement. Mais oui, j'ai j'ai j'ai cette impression très subjective parce qu'on on parle de quelque chose de subjectif. un peuple, c'est un affection sociociétatisme comme disait Romain.
C'est c'est une c'est un sentiment euh qui va qui va relié euh des gens qui partagent une langue euh un qui se reconnaissent dans un gouvernement sur un territoire, dans un pas un gouvernement mais un mode de gouvernement en l'occurrence la République et qui ont qui ont cette impression d'avoir une affinité ensemble. Bah, je suis désolé mais quand on voit euh un un alors ça peut être tout à fait trivial mais un match de la Coupe du monde c'est quand même un révélateur qu'il existe un d'affex sociétatis français. Peut-être même d'ailleurs là où certains ne voudraient pas ou pensent qu'il n'y a plus d'affos sociétates français.
Je je suis le premier à à penser qu'il y a un grave problème de euh moi je préfère parler d'assimilation que d'intégration, mais d'assimilation euh des enfants et même des petits-enfants euh de d'une certaine immigration, c'est vrai. Mais quand il y a un match de Coupe du monde, tu vois que tout le monde sort le drapeau français. Donc ça veut dire quelque chose.
Quand il y a un attentat, le pays se sent intégralement meurtri beaucoup plus que si ça si ça si l'attentat survient chez le voisin. Il y a et quand un pays de la zone euro marque un but dans dans une compétition internationale, les gens ne sortent pas leur drapeau leur drapeau européen. Donc je pense que cette affection sociétatisme même si c'est rentré même si c'est une espèce de même si c'est avec beaucoup de pudeur parce que le patriotisme français est pudique, il a toujours été pudique, c'est pas le patriotisme américain.
Oui, ça existe. Les Français sont conscients, il y a d'ailleurs une fierté blessée. J'aime beaucoup cet auteur Philippe Diribarn qui a écrit beaucoup de choses sur la notion de prestige mais qui a bien analysé aussi ce qu'était finalement au fond l'identité française.
Et Philippe Dirbarn dit "Il y a une tension particulière en France. C'est un pays comme tout le monde sait euh enfin en tout cas ce que les gens qui ont Lutogville savent euh que c'est le pays de la passion de l'égalité. Il y a une folie de l'égalité.
C'est le pays qui invente le maître et talon. Euh voilà, tout le monde doit être sous une même toise parce que c'est un état qui va accoucher d'une nation et d'un peuple. Et puis il y a ce côté aussi d'ailleurs un peu mesquin, un peu jaloux.
On veut pas que le voisin est plus et cetera. Et simultanément et pour la même raison d'ailleurs logique, c'est le pays euh de où les gens cherchent à se distinguer, cherche le prestige, cherchent l'honneur, cherche une forme une forme de reconnaissance même très symbolique et d'ailleurs parfois le symbolique au détriment du réel. Ce qu'avait compris Adolf Hitler, il suffait de donner au aux Gaulois l'illusion que la moitié de leur territoire était contrôlé, c'était la la zone libre pour qu'ils soient content finalement.
Et ce qui était ce qui était très malin de la part d'Hitler parce que c'était un c'est un territoire, notre territoire est quand même assez vaste. Il fallait immobiliser beaucoup de troupes. Donc il y a quelque chose comme ça dans la psychologie française qui est la passion de l'égalité et la passion de la distinction.
Tous les Français rêvent d'avoir d'être président de quelque chose ou d'avoir une décoration et en même temps tous les Français ont cette idée que personne voilà le le plus grand enfin comme dit Montagne le le plus grand roi n'est jamais assigue sur son cul. Donc on ça c'est très très français et Philippe Drib la la fameuse tirade du non merci dans Sirano de Bergerac pour dire la France c'est ça. C'est un peuple de citoyens qui aspire tous à être des aristocrates.
Voilà et ça c'est ça c'est vraiment très français. Donc si je pose la question est-ce qu'il existe encore quelque chose comme la France ? Est-ce que cette idée elle est morte ou pas ?
Non je pense qu'elle n'est pas morte. Maintenant, pardon, j'ai fait une grande digression. On va revenir à ta question.
Euh, la variable d'ajustement. À la à ta variable d'ajustement. Euh on est dans un paradoxe à nouveau parce que il me par rapport aux mauvaises décisions prise, hein.
Oui. Je crois que les Français sont inquiets. Ils sont inquiets pour l'ordre public.
Ils sentent euh qu'on peut être une dans une situation de bascule où l'ordre public va céder et où il va y avoir le retour d'une vraiment d'une violence euh d'une violence politique, d'une violence à grande échelle. On la sentindre déjà. Non non, c'est c'est à baboui le venin.
Le venin le venin. Oui. Le venin politique dans la parole politique.
Alors la violence dans la parole et pas que dans la parole hein. 120 attaques au couteau par jour. le propre de cette violence et les sources de ça.
Oh, c'était une c'est une donnée qui de 2017 et c'est à vérifier euh c'est à vérifier la non pas le le chiffre lui-même, j'en suis sûr, mais la source. Est-ce que c'est le ministère d'intérieur qui ressent ça ? Probablement parce qu'il y a que lui euh qui doit qui doit avoir ces ces données là.
C'est pour 2017. Ce qui est un ce qui me semble juste euh pas intéressant, non, c'est tout sauf intéressant, euh c'est qu'il y a ça exprime autre chose. Cette violence exprime autre chose qu'une simple violence euh disons de de euh volonté de de de voler ou de s'approprier euh le bien d'autrui et cetera.
Il y a il y a il y a une sorte de rage là-dedans qui s'exprime. Il y a une montée de violence dite gratuite. Enfin, c'est ça c'est quand même c'est quand même important.
Donc les chiffres pour la Corse de Non, j'ai pas les chiffres pour la Corse. J'ai pas les chiffres pour la Corse. Mais par contre, j'étais cet été en Corse.
Où ça ? Euh, je suis baladé, j'avais j'avais un bateau. J'ai fait un peu de de cabotage.
Mais c'est un grand bateau. Tu veux tout savoir. Je veux tout savoir.
C'est c'était euh Océanis 500. Non non non non [rires] non pourquoi je dis ça b à voile pas du tout pas du toutation fisc bah tu penses que ce sera la première personne à qui je raconterai non non je fais pas d'évasion fiscal et et en l'occurrence avec un copain on a loué un catamaran je même plus c assez gros parce qu'on était nombreux ex un truc dans ce goûl voilà un truc dans ce goûl vieux truc quoi un vieux truc un vieux truc mais c'était bon il pas confortable très confortable c'était un peu un promène touriste façon permis au tuurier où il y avait un équipage non non non moi je l'ai Mon pote était prof au glénorant donc il manœuvrait ça très très bien. Il s'est navigué.
C'est un vrai mar. Il s'est navigué. C'est un vrai mar.
Joli les glénorant. Non c'est magnifique. Magnifique.
Euh et c'est fait de la pêche. On n' pas fait de pêche parce qu'on avait pas de matos malheureusement. J'aime beaucoup la Attention pas de pêche dans les parcs autour de la Corse.
C'est bien vers Botton et puis pas l'encre n'importe comment. Bon j'essaie de te déconcentrer un petit peu. Continue.
Non non mais ça marchera pas parce que ce que je voulais te dire c'est que cet été fonctionnera pas. Cet été euh j'ai vu partout euh où je suis passé dans les petits villages euh cette idée que euh Yvan, Gloria a donc Ivan c'est Yvan Colona et Yvan, gloire à toi. Et c'est incroyable parce que on voit que la nature auroreur du vide.
Comme il y a plus de patriotisme français, comme il y a plus d'affecosétises français, bah la nature d'une certaine façon reprend ses droits. Parce que les êtres humains, c'est pas c'est pas le le la vie de tous les corses. C'est-à-dire bah ils vont ils vont gloater, c'est Ah non, non, tu as raison, tu as raison.
Mais c'est un phénomène étonnant, il faut nuancer. Mais c'est un phénomène étonnant parce que alors il y a des tas de cors qui sont persuadés que Ivan Colona est innocent et cetera mais mais le simple fait que cette l'idée de son innocence se soit propagée comme une traînée de poudre et l'idée qu'il soit un martyre désormais de la Corse parce que tué euh par un djihadiste dans sa prison, ça ça montre que les peuples euh ont besoin euh de martyr, ils ont besoin de sacré, ils ont besoin de de se sentir appartenir à un collectif. Et la nature encore une fois à horreur du vide, c'est une démonstration chimiquement pure que l'être humain qui est un mammifère graire qui vit en groupe, qui vit sur un territoire, qui s'approprie un territoire et qui a besoin de de d'être relié par cette affection société, si tu le fais disparaître, si tu prétends qu'il n'y a plus d'identité nationale, qu'il n'y a plus de patriotisme, d'une façon ou d'une autre, ce besoin, il va se il va trouver un moyen de s'exprimer ailleurs de sorte que les corps redeviennent Corse, les Bretons redeviennent Breton, les juifs redeviennent juifs, les musulmans redeviennent musulmans et ainsi de suite.
Donc chacun se tourne vers ce qui peut lui donner une identité et un sentiment d'appartenance parce que tout simplement en tant qu'être humain, on ne peut pas se passer de ce sentiment et le plus fascinant jaune gilets jaunes, on peut dire ça comme ça. Oui, il y a c'est un peu l'identité de ceux qui n'avaient pas d'identité. C'était une riche d'ailleurs que Sarkozi nous impose le gilet jaune. [rires] Un peu un peu mais ta remarque est juste parce que finalement c'était un peu c'est un peu l'identité de ceux qui n'en avaient pas puisque la la surclasse internationale qui va d'aéroport en aéroport les fameux anywhere de de good art de l'anglais good art eux ils ont une sorte de de prestige et d'appartenance collective qui n'est plus nationale certes mais tout de même ils se sentent appartenir.
Exactement. Et d'ailleurs dans les dans les dans les quartiers dit sensibles ou dit populaires, certains appellent ça des quartiers populaires. Euh autrement dit quartiers pauvres, pas que il y a des d'autres quartiers pauvres.
Là je parle des banlieux où il y a des espèces de ghetto un peu refermé sur eux-même et tout ça. Beaucoup de trafic de stupéfiant. Là, ce qui est fascinant, ça se voit à l'inU, cette loi de la de l'impossibilité pour les êtres humains de vivre en territoire sans être dans un groupe et sans se sentir appartenir à à un lieu finalement, avoir euh bah les gens de de la grande borne euh se tapent dessus contre les gens euh de la de la cité d'à côté.
En fait, spontanément, l'être humain va recréer un micropatriotisme. C'est ce que j'essayie d'expliquer, ce que j'avais vu en Corse. On n'en sort pas, en fait, comme on ne sort pas de la guerre, on ne sort pas non plus de ce besoin d'appartenance collective.
Il faut pas comparer les Corse avec la grande borne. Bah non, mais attention, on peut là, on peut plus comparer aujourd'hui parce que tout est devient extrêmement sensible. En fait, on peut pas penser sans comparaison, mais bien sûr qu'il y a toujours des points qui invalident la comparaison.
Là, il y a beaucoup de choses qui n'ont rien à voir entre la grande borne et les corse, mais il y a un point commun, c'est que ce sont euh c'est qu'il y a le besoin de sécréter une appartenance collective et de se sentir en tant qu'individu relié à un groupe. Un groupe qui donne une qui donne un prestige, qui donne une fierté et qui engage d'ailleurs une forme de d'hormone agressive ou de violence. C'estàd que si on va chercher des noises aux Corse, ils seront là, ils vont répondre.
Si on cherche des noises à la grande borne, ils seront là, ils vont répondre et ainsi de suite. C'est toute la folie de l'Europe. L'Europe n'ayant est c'est un affectionatis absolument euh euh abstrait et sans aucun sans aucun aucune aucune chair, aucune mémoire, aucune aucune sensibilité et donc personne ira se faire trouver la peau pour défendre l'Europe.
L'Europe, c'est une abstraction en fait. C'est une idée. C'est une idée.
C'est l'idée d'une utopie qui n'est plus ni le 3è Reich ni l'Union des Républiques socialistes soviétiques qui est une sorte de troisème utopie. Cette 3è utopie, je pense euh que c'est l'idée que on peut les gens peuvent vivre sur un territoire sans affection sociétatis, donc sans se faire la guerre, sans avoir quelque chose qui soit au-dessus d'eux et qui et qui toise l'individu. Et surtout, c'est une c'est une utopie dangereuse parce que on est on est dans le vide en quelque sorte.
On est dans le vide, on a démonétisé les nations et on a rien d'autre à la place. Ils sont sympas les cors, hein. Ils sont fantastiques.
Ils sont adorables. Ils sont fantastiques. C'est une terre sublime où les gens Tu as déjà voyager un petit peu en dehors de la France ?
Un peu. Un peu. Combien de temps ?
Je suis pas un grand voyageur mais je Tu as voyagé où ? Combien de temps ? Par quel moyen ?
Tu as fait un club made War Zazat où où tu as pris tes baskets, un sac à dos, tu as appris trois mots du coin pour Je suis je encore une fois je vais passer pour un un centriste, mais ni l'un ni l'autre, mon capitaine. C'est-à-dire que j'ai passé par exemple une fois dans ma vie pratiquement 2 mois en Égypte dans dans une famille. Couam euh la la [grognement] Non mais je je suis pas arabophone.
D'accord. Voilà. Et donc tu as passé 2 mois sans apprendre un seul mot ?
Oh si mais j'ai de vagues souvenirs. Allez donne-moi un. Non non non.
Là voilà, pas de euh j'ai donc j'ai me suis baladé euh parce que dans l'école dans l'école de commerce que je dirigeais, j'ai installé c'était où en Égypte ? Auer. Auer, pardon, merci.
Auer, je t'en prie. Un quartier euh pas très loin de Mbaba, tu connais Mbaba ? Quartier assez populaire près de la place Tarir.
Pas très loin, mais pas tout à fait à cause de la place. Non. Euh donc je me suis OK, c'est ça.
Je me suis baladé un peu euh en Chine euh dans notamment dans leunan. Alors j'ai fait je suis pas resté très longtemps mais j'ai fait beaucoup d'aller organisé par qui ? Non, c'est c'est j'ai installé une j'ai installé une sucursale, on peut dire ça comme ça, une antenne de l'école de commerce que je dirigeais à Cunming, donc à la frontière enfin dans le sud de la Chine à la frontière entre le Vietnam et la Chine.
Et c'est un c'est un territoire magnifique d'ailleurs qui est une zone grande zone de tourisme pour les pour les Chinois et donc j'ai essayé assez fréquemment. Les Égyptiens ils t'ont renommé, ils t'ont donné un surnom ou pas ? Euh oui, mais je vais pas le dire là parce que c'est pas C'est quoi ton surnom ou ton nom ?
Ton prénom, ton nouveau prénom. Ils aiment bien les Égyptiens. Ouais, ils sont très sympas les Égyptiens.
Mais quel quel étant donné ? Euh je non, je je le dirai pas là parce que c'est pas c'est un peu c'est un peu voilà fol, on va dire ça comme ça. Pourquoi follo ?
Non, parce qu'en fait ce que j'avais pas compris en réalité, c'est que euh quand on t'invite à à manger un moment euh tu de toi-même tu dois dire stop. Voilà. Et moi, je pensais que c'était poli.
Ah bah, tu vois bien, je je dis je dis pas stop. Tu vois bien qu'en fait je pensais que c'était c'était au contraire poli de manger tout ce qu'on me donnait mais on m'a on m'a donné des quantités absolument astronomiques. Donc ça les ça les a beaucoup fait rire en fait jusqu'à ce que j'ai compris qu'en fait je pouvais pas mon espérance de vie allait vraiment si je si j'avalais tout ce qui me proposait comme calories j'allais pas vivre très très longtemps.
Voilà. Non mais en fait c'est un c'est les peuples qui ont beaucoup souffert qui font ça en général. Ah bien sûr bien sûr.
Il y a un rapport à la nourriture qui est qui est un peu névrotique. Ouais c'est vrai. Tu as été baladé un peu dans le sud de l'Égypte.
Non, j'ai pas été en Haut Égypte. J'ai été beaucoup Est-ce que tu as assisté en quelle année ça ? En 80 17, je dirais 97 98.
Est-ce qu'il y avait des problèmes de migrants déjà à l'époque ? Euh non, pas à ma connaissance. Il y avait pas de problème de migrants, mais il y avait déjà j'ai assisté quand même à des à des arrestations très musclées, hein, des mhabarats, des des services.
Oui. Ceux qui ont les espèces de kipi noir, de ber noir et des grands manteaux noirs genre Matrix. Exactement. et qui ont arrêté euh de vraiment c'était c'était très violent et là cétait je me suis rendu compte aussi que euh le monde occidental euh pour un pour un arabe, enfin pour un égyptien euh pour un Tunisien, pour un algérien et cetera, ça pouvait quand même enfin un algérien non, mais dans beaucoup de ces pays euh être arrimé au monde occidental, ça pouvait signifier quand même répression, torture et cetera.
Voilà qui il qui y avait une sorte d'inversion un peu des codes euh dans le monde au Prochrient. Comment tu vois le phénomène de flux migratoire ? Comment tu vois la politique européenne de gestion des flux migratoires ?
Comment tu vois la Turquie, la gestion des flux migratoires grâce à la Turquie ou à cause de la Turquie ? Comment tu vois l'Europe face aux fondamentaux qui se détraquent ? Le climat, l'économie, l'énergie, les ressources ?
Est-ce que les chemins ou les routes migratoires vont créer des soucis ? Est-ce que c'est une chance ? C'est pas une chance pour toi ?
Est-ce que vu la démographie européenne qui stagne un peu, c'est peut-être bien, pas bien ? Tu vois où je vais en venir ? Bien sûr, je t'écoute.
Alors, d'abord, on oublie toujours et notamment les gens qui critiquent, on va dire, la mondialisation et le capitalisme oublient toujours que ces flux migratoires, c'est le complément de la libre circulation du capital ou des ou des marchandises. La mondialisation postule, pardon, pardon, où c'est des gens qui souffrent. Mais ça change pas ça change pas le fait que le modèle capitaliste pose comme principe qu'il y a un marché mondial et que les facteur de production doivent circuler.
Donc l'argent doit circuler, bien les services doivent circuler. Et là certains disent halte au feu et je pense qu'ils ont en partie raison. Mais par contre ils ne disent pas halte au feu lorsque le facteur travail circule.
Et le facteur travail circule aussi pour le bon plaisir du capital puisque grâce à ça, on sait bien l'armée de réserve, les salaires n'augmentent pas beaucoup, on peut payer les gens avec un lance-pierre et cetera et cetera. Ce que l'Europe pratique à l'intérieur de l'Europe avec les travailleurs détachés le pratique aussi à l'extérieur. Il y a pas que l'Europe d'ailleurs parce que la Grande-Bretagne sortie de l'Europe continue d'ailleurs à avoir beaucoup d'immigration pour cette raison.
Donc c'est d'abord c'est je pense que être euh favorable à la liberté de circulation euh des migrants et à l'accueil des migrants, c'est tout de même euh un réflexe euh capitaliste. Enfin, on est on est euh c'est un signe de ralliment euh au capitalisme. [grognement] Euh normalement, euh les gens les salariés, les salariés les plus modestes devraient être absolument hostiles à cette libre circulation, disons du facteur travail entre guillemets. parce que le sujet c'est bien sûr que ça devient un une question morale.
C'està-dire que critiquer l'immigration c'est être dans le camp du mal et tous les migrants sont maintenant des gens qui fuient non seulement la misère, la torture et cetera et tous les migrants économiques deviennent automatiquement des demandeurs d'asile. L'asile n'est pas une mauvaise chose en tant que telle, mais l'asile, comme les gens un peu près informés le savent, c'est qu' c'était vraiment réservé à très peu d'individus dans la constitution et dans nos principes, il s'agit de se battre pour la liberté et ça correspondait à des profils type Solitin quoi. Là, c'est pas Solénitine, là c'est des centaines de milliers de gens dont on ferait pareil à leur place.
On ferait exactement pareil à leur place. Les climatiques, tu crois, tu crois pas ? Bah, c'est un autre sujet.
Oui, je j'y crois mais il est pas Alors, je je vais répondre à la question. Je pense que les migrations à l'intérieur de l'Afrique parce que la transition démographique est pas terminée en Afrique vont d'abord se dérouler à l'intérieur du continent. Le plus simple pour les Africains dans des zones qui deviennent répulsives pour des raisons climatiques ou parce que les États s'écroulent, les économies s'écroulent et cetera et qu'ils cherchent à gagner un peu mieux leur vie, ils vont d'abord se monter au nord.
Survivre cherche simplement à survivre. Oui, bien sûr. Et et là, il y a une vision quand même qui est assez faussée qu'on a nous, c'est qu'on se méfie beaucoup du pouretour méditerranéen du sud de la Méditerranée, donc le Maghreb pour l'essentiel puisque puis sont francophones, mais la transition démographique est bien enfin a bien démarré dans ces dans ces pays.
J'ai regardé la la Tunisie par exemple, les gens ignorent que ça y est, on est en dessous du seuil de renouvellement des générations en Tunisie. La Tunisie, c'est un pays qui fait 1,9 enfants par femme. Donc l'idée de l'Europe, euh c'est à la fois soit un espoir, soit une crainte.
L'idée qu'on va payer les retraites, qu'on va combler les trous démographiques parce queon va faire venir des jeunes qui vont bosser et financer nos retraites ou qu'on va maintenir comme ça à flot notre économie. Ou alors c'est une crainte parce que on va être submergé. C'est la théorie du grand emplacement.
Moi je pense que ce qui est quand même fou dans cette histoire, totalement fou, c'est et là on se dit on se dit qu'il y a quelque chose qui tourne vraiment par rond, c'est que tu ne peux pas vouloir des choses qui sont totalement contradictoires. Autrement dit, si tu penses que tu as besoin de migrants pour financer tes retraites, le premier réflexe que j'ai, c'est pourquoi les mêmes qui disent "Mais faites venir à nous des millions de migrants, les mêmes sont contre la relance de la politique de natalité." C'est quand même très étrange.
Voilà une première contradiction. C'est qui ? C'est qui ces gens-là ?
Bon, ceux qui nous gouvernent euh depuis il y a quelque chose qui fonctionnait très bien en France, c'est la politique de natalité. Voilà, elle a été cassée par François Hollande, réservée au plus modestes, donc en partie effectivement à des populations qui sont fraîchement arrivé qui ont pas encore qui sont pas encore tout à fait dans le dans le trend démographique français. Voilà, on est à peu près à quoi 1,8 enfants par femme en France. 1 un peu plus entre 1,8 1,9 en partie grâce à l'immigration.
Si on retire l'effet d'immigration, je crois qu'on est à 1,67. Il y a un seuil qui est pratiquement irréversible, c'est 1,5. Et là, nous on est obsédé justement par la question d'immigration.
C'est la question que tu poses. C'est-à-dire bombe démographique. On sait que la transition démographique, elle est pas terminée.
Qu' a enfin le Sahel notamment hein pour ce qui nous concerne qui a encore des pays avec 4 c enfants par femme. Ce que faisait la Tunisie en fait il y a dans les années 80 90. En Tunisie, il y avait quatre ou cinq enfants par femme.
Aujourd'hui, je rappelle en Tunisie, il y a moins de deux enfants par femme. Donc, ces pays du SEL vont faire leur transition démographique. Ils ont pas encore fait leur transition démographique.
Qu'est-ce qui se passe quand il y a une explosion la démographie comme ça ? S'il y a non seulement x 2 x 3 en terme de population et donc avec des potentiellement des problèmes de de subsistance aggravés par le tableau climatique. Et deuxièmement, il va y avoir aussi un rajonissement de la population.
Et euh en fait euh je pense que ces ces ces ces migrations, elles vont elles sont d'abord attirées euh par la mise en place de pompes aspirantes que sont cette protection sociale qui est ouverte totalement à tous. Et c'est une autre contradiction très forte de vouloir maintenir un système de protection sociale très fort et de l'ouvrir de manière universelle. Là, c'est automatiquement faire sauter la banque puisque on sait qu'il y a de l'autre côté de la Méditerranée des candidats par millions qui peuvent venir et profiter de ces systèmes.
Donc là, c'est une contradiction. Donc je pense qu'il faut choisir son camp. Soit on dit bon écoutez faites venir à faites venir plein de gens mais dans ce cas renoncer au système de protection sociale ou alors vous les défendre comme l'ont très intelligemment compris les sociaux-démocrates danois voul défendre votre système de protection sociale mais dans ce cas il faut limiter les les plus migratoires et en ce qui concerne tu me posais la question sur la Turquie la Turquie et même maintenant le Maroc ont compris qu'il y a un chantage migratoire qui peut facilement être exercé par ces pays en disant moi j'ouvre les vannes.
Si j'ouvre les vannes tout de suite vous allez voir ce que vous allez voir. Donc financez-moi, faites des transferts financiers budgétaires et comme ça je vais moi contrôler contrôler les migrants à votre place. Ce qu'on fait d'ailleurs pour le la France fait la même chose pour la Grande-Bretagne par exemple que faisait Kaddafi, non ? ce que faisait Kaddafi.
Bien sûr, bien sûr. Mais en fait, donc euh cette question des des flux migratoires euh elle est d'autant plus grave qu'on a en même temps euh disons la volonté de dépasser les États-nations et donc on on ne croit plus nous-même dans notre modèle assimilationniste. Donc au moment où on renonce au modèle assimilationniste, on fait venir beaucoup de gens dans une économie qui tourne d'ailleurs vraiment parce que l'immigration c'est pas c'est pas un phénomène moral.
C'est ça l'erreur l'erreur intellectuelle centrale de ce problème de l'immigration, c'est de vouloir traiter l'immigration suivant une grille morale. Bien ou mal. En fait, l'immigration n'est ni bonne ni mauvaise en tant que telle.
Si ton économie est au plein emploi, euh tu euh n'as pas de chômage du tout euh et qu'au contraire tu es euh en en tension, ça peut être intéressant pour toi de faire venir des des de la force de travail qui va augmenter, euh améliorer encore ta croissance, ta richesse, ta production et cetera. Quand tu vas taper les ressourons chez les copains, que tu corrom les gouvernements qu'il y a sur place et que tu t'en mets plein les fouilles. Tu parles de la Russie là ?
Non. La Chine. La France ?
Non. Ah bah oui, enfin on n'est pas les seuls à faire ça mais moins je pense d'ailleurs que les autres mais bon qui aime bien châtie bien. Donc français, on peut s'autochât, c'est ça ?
Et donc le quand tu vois ça, est-ce que on a aussi nous la France une obligation morale ? C'est-à-dire que notre société thermoindustrielle al peut-être moins parce qu'on est la France, on a un système thermonucléaire donc on est met moins de carbone puis on fait gaffe, on envoie notre pollution que chez les Chinois. Mais est-ce qu'on a pas des une responsabilité morale par rapport au réchauffement climatique ?
Quand tu vois que certaines zones du monde avec un taux d'humidité très important, une augmentation des températures, ça devient létal de se balader la journée, est-ce qu'on a pas aussi une responsabilité face au monde ? Nous, les occidentaux, les les prêcheurs du capitalisme, appelle ça comme tu veux, comment on fait pour réagir ? Comment on fait pour euh que ça se calme un peu ?
Comment on fait pour tendre la main ? Comment on fait pour aussi essayer d'apaiser les souffrances qu'il y a chez les autres ? Est-ce qu'on coopère ou est-ce qu'on fait des murs ?
Je discutais, tu parlais d'anecdote, je discutais avec un copain, un vieux vieux vieux vieux et en plus copain, il me disait, très bien informé, il me disait ils ne savent pas encore où est-ce qu'ils vont construire le mur. Alors, on fait quoi ? On construit des murs alors que ça sert à rien.
Surtout nous, c'est un peu compliqué avec la Méditerranée. On fait quoi ? Non.
Encore une fois, c'est c'est c'est intéressant dans la manière dont tu dont tu poses la question parce que tu la poses sur un angle moral de du rachat d'un péché, d'une dette, d'un péché originel de l'Occident sous forme d'émission de carbone, sous forme de prédation, de destruction des matières premières, de colonisation et est-ce qu'il faut cette conduite introspective ? Non, je ne pense pas. Je pense que euh la colonisation est un phénomène par exemple qui est très très mal compris.
La colonisation c'est pas l'invention de l'Occident. L'esclavage c'est pas l'invention de l'Occident. Ce sont des Si l'Occident a inventé quelque chose, c'est la décolonisation.
C'est la seule civilisation qui a décidé euh de se d'être décolonisé. C'est la seule civilisation qui a aboli l'esclavage. C'est pas Donc l'Occident, je veux bien que l'Occident a commis des prédations à une échelle apocalyptique.
C'est vrai. Pourquoi ? Parce qu'il y avait de l'esclavage un peu partout entre tribuch.
Ah bah l'esclavage est un est un universel humain. Le l'esclavage n'avait n'avait jamais cessé. Voilà.
Exactement. Exactement. Ce qui me paraît euh frappant et intéressant, c'est vraiment cette idée de euh de de de du péché original qu'on retrouve dans dans le dans les dimensions walk, c'est-à-dire on aurait c'est le fardeau de l'homme blanc, quoi, autrement dit.
Et c'est et ça et ça nous poursuit. le fardeau de l'homme blanc, ça nous a obligé à coloniser, à aller entre guillemets casser les pieds de ces de ces peuples euh premier ou des peuples qui voilà parce que le phénomène de colonisation, c'est le décalage temporel. La colonisation, ça c'est quelque chose qui s'impose même si tu ne le veux pas parce que tu as des des sociétés qui peuvent techniquement, pas moralement mais techniquement vivre à des époques complètement différentes, à des siècles et des siècles de différence.
Et ça crée une sorte d'appel d'air. Voilà. et et je pense que c'est le phénomène de la de la de la colonisation, on le voit comme une sorte de une imposition violente.
Et nous en France, on a cette idée de la colonisation avec par exemple la guerre d'Algérie, la décolonisation très violente de la guerre d'Algérie. La guerre d'Algérie, c'était plutôt un c'était plutôt une une exception à la règle de la colonisation française. la guerre d'Algérie, il y a eu un transfert de population européenne et je pense que la colonisation de peuplement évidemment elle est très compliquée ensuite à gérer parce qu'il y a des gens qui viennent et qui s'installent chez les autres et qui prétendent être chez eux.
Donc au bout d'un moment, ça devient ça devient très difficile et ça a été très difficile et très violent. Et tu vois, on retrouve ce problème avec l'immigration. L'immigration, ça peut être un bénéfice.
Et moi, je pense, je suis pas fait pas partie de ceux qui pensent que l'immigration, il y a une barrière culturelle, s'ils ont telle ou telle religion, on peut pas et cetera. Non. Mais il y a des conditions pour que ça se passe bien.
La condition c'est qu'il y a une croissance économique forte. Donc ton économie en ait besoin. Et pas c'est vrai pour toi, mais c'est vrai aussi pour ceux qui arrivve.
C'est important aussi d'avoir disons énormément d'enfants indigènes parce que l'assimilation ne peut se faire que par les enfants. C'est les enfants qui font que les nouveaux venus, les enfants des nouveaux venus immigrés vont se transformer en français. C'est parce que les nouveaux arrivants se retrouvent dans des classes où il y a beaucoup d'enfants français.
C'est les enfants français qui vont les transformer en français. Donc résoudre le problème de la baisse de la natalité en faisant venir des palanqués de gamins qui vont se retrouver entre eux dans des ghetto, c'est une idée complètement folle. Et la critique de la colonisation de peuplement par exemple d'Algérie, c'estàd que les Européens disent bah on est chez nous, on s'installe chez vous et là ça serait plus légitime en s'en ser qu'on prend des populations qui vont se concentrer, rester entre elles et dire on fait pas partie de votre société, nous on veut installer une contre sociociété et ça ça serait bien.
Donc pourquoi ça serait mal dans un sens et bien dans un autre ? parce qu'on en revient à cette idée de péché originel de l'Occident qui est une vieille idée chrétienne, on a croqué la pomme et cetera et cetera. Donc pour répondre à ta question, je pense que l'image qui me vient, c'est celle du Titanic.
C'est-à-dire que si d'aventure il y avait ce ce une catastrophe planétaire sous forme climatique par exemple et qu'il y a des canaux de sauvetage et que les pays du nord soient des canaux de sauvetage, est-ce que faire venir euh quatre ou cinq ou six fois la proportion des gens dans le canau de sauvetage sur le canau de sauvetage pour que tout le monde coule ? Est-ce que ça servirait à quelque chose ? on coulerait aussi et et on les sauverait pas davantage.
Les pays du sud aussi après le tropique du cancer et après le tropique du 4 bien sûr. Bien sûr. Et je pense que les les les zones de haute et de basse pression essayie d'expliquer à l'intérieur de l'Afrique par exemple c'est sur le continent africain et on le voit comme en Tunisie par exemple le président tunisien a des positions qu'on pourrait qualifier de xénophobe ou d'extrême droite. il a un discours extrêmement virulent contreig qui a amené énormément de violence énormément de violence énormément de violence on voit que ces pays dit du sud et notamment des pays musulmans n'ont aucune forme de pitié et aucune forme de compassion pour des migrants que s'agissent des migrants économiques climatiqu c'est pas ton surnom en égyptien tu me diras pas non tu fais de la plongée bien essayé euh pas avec tu parles de palenquier je moi je suis un un plongeur très amateur, je sais pas, un pro de la plongée.
Non, tu crois en Dieu ? Oui. Euh c'est-à-dire c'est-à-dire que tuas un ami imaginaire.
Hm. Non, c'est pas un ami imaginaire. C'est que euh ce qui me ce qui me fascine, c'est le problème de la conscience.
C'est-à-dire que c'est pour c'est pas la question c'est pourquoi il y a il y a il y a il y a il y a c'est pas pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. C'est pourquoi on en est conscient. Pourquoi on a ce ce regard, cet œil ouvert sur le monde.
Il doit y avoir il doit y avoir une raison à ça. Je ne sais pas si en revanche cette raison elle elle nous est accessible. Peut-être que non.
Mais il y a une sorte de h il y a un code quoi. Il y a quelque chose qui a il y a il y a un programme enfin il y a quelque chose qui est euh euh qui est quand même euh assez fascinant dans l'organisation de l'univers et dans notre dans notre organisation à nous. Parce que tu arrives pas à l'expliquer.
Non. Fascinant. D'abord parce que j'en suis conscient.
Alors est-ce que ça veut dire que je me prends pour le centre du monde ? Non. Mais euh on ressent quand même euh une une idée d'harmonie.
Cette idée, elle est elle court dans toutes les civilisations humaines. Euh est-ce que c'est le mystère par exemple de l'art ? Est-ce que le fait de de d'écouter une symphonie ou de voir une œuvre d'art qui a traversé les siècles, ça te renvoie à l'idée d'une sorte de d'ordre ou d'organisation de l'univers et d'harmonie de l'univers.
Peut-être peut-être enfin en tout cas j'ai jamais j'ai jamais douté qu'il y avait quelque chose plutôt que rien en fait. Qu'il y avait quelque chose qu'il y avait une raison pour laquelle on avait ce ce cet œil ouvert sur l'univers. Tu crois en quel Dieu ?
Tu vas à la messe ? Non, je vais pas à la messe. Je vais pas à la messe et je je plutôt carême ?
Non non. Enfin, moi je je suis pas du tout contre les rites. Il s'avère que je n'adhère pas à aucun def aucune religion connue, je pratique aucune religion connue, mais c'est plutôt une sorte de d'intuition de l'organisation de l'univers.
Oui. Franc. Non, on t'a proposé, on propose à beaucoup de gens.
Tirer les bouboules, c'est ça ? [rires] Trêve de plaisanterie. Tu me diras pas ton surnom en égyptien ?
Si tu me donnes le tien, je te donne le mien. Alors, non mais parce que est-ce que le tien il est il est il est disciible ou pas ? Oui, si tu vas le dire.
Oui. Alors, le mien, alors je t'explique. Vas-y.
Le mien il m'a été donné parce que je suis l'esclave de paix. D'accord. Et toi, c'est parce que on t'appelle poubelle de table, c'est ça ?
Il y a un côté comme ça. Ouais. D'accord.
Donc c'est moins valorison, tu vois. Chacun son karma. Tu as été C'est pas une histoire de karma, c'est une histoire de compréhension.
Compréhension. Tu as été un mariage égyptien ? Non du tout.
Non. J'ai j'ai raté quelque chose apparemment. Ah ouais, surtout dans le sud.
Extraordinaire. Mais c'est c'est un pays absolument fascinant. Ouais.
Les Égyptiens ? Moi je préfère les Égyptiens du sud. à la haute Égypte.
Ouais, ils sont ils sont plus cools, ils sont plus ils sont plus fun. Mais j'étais dans une famille qui venait de de copte qui venait de haut Égypte. Donc des chrétiens donc des chrétiens.
Tu pas J'adore l'Égypte. Ah mais c'est c'est fascinant. On en je ferai une émission spéciale Égypte.
Revenons à notre énergie à la Chine. Ouais. et et à se censé anticiper les conneries, faire des plans à 30 ans.
Euh il y a pas un commissaire au plan là, comment il s'appelle déjà ? Euh [rires] euh comment il s'appelle déjà ? Moi ça me dit rien.
Un centriste là. Berérou. Berérou.
Ah oui, un petit un petit un petit jeune. Ouais, un petit jeune. Ouais.
Une un startuper de la politique. Ouais. Ouais.
Ouais. Là là, il y a un papier du Financial Times qui dit "Bon, la Chine est en train de sécuriser ses approvisionnements en uranium. Ça va mettre à peu près 5 ans à l'Europe pour pouvoir reconstruire une chaîne d'approvisionnement en dehors de Moscou.
C'est quoi ça ? C'est une erreur européenne ? C'est une erreur française de pas avoir anticipé ça ?
Et mais moi il me semble encore une fois au risque de décevoir ceux qui attendent des professions apocalyptiques ou catastrophistes. Moi je pense que à partir du moment où la Russie a gagné sa guerre contre l'Ukraine, ça va être un peu business as usual. Mais tu planes à 100000 toi.
Non non, je veux pas dire que la Russie va nous vendre va nous revendre son gaz comme s'il s'était rien passé, bon marché et cetera. Mais je pense que d'abord euh la Russie va quand même continuer à se méfier de la Chine et que là était bien contente finalement de pas se mettre complètement à dos la Chine. Mais la politique d'un état est quand même dans sa géographie.
Je pense que la Russie est quand même très inquiète de ce qui peut arriver en Sibérie dans le dans le voisinage d'une puissance aussi disons en pleine en plein boom comme peut l'être la puissance chinoise. Deuxièmement, je pense que cette idée, on s'est fait un peu peur avec cette démondialisation. Démondialisation, il peut y avoir, les gens vont anticiper, les Chinois vont anticiper, les Américains vont anticiper. [grognement] Et l'eau va rester comment ? en tong.
Non, parce que parce que tout de même si on moi je je ferai la le distingo entre les questions militaires stratégique de sécurité et les questions économiques. Si on est dans le business et dans l'économie et si il faut les découpler, les les les Américains n'ont pas intérêt à ruiner l'Europe. Ça va pas les intéresser de ruiner l'Europe.
À qu à quelle échelle de temps ? Bah pour des raisons de sécurité, ça les intéress de couper les gaziers de de l'Allemagne et Ah non, tu parles du pipeline, ça les intéressait. Bah ça les intéressait.
Donc tu as écouté tu as écouté le le l'ancien directeur de Stratford en 2015 ou en 2016 qui parle de ça ? C'est Non, tu l'as vu ? Non, j'ai pas vu.
Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit quand même on va pas savoir comment arriver à persuader les Allemands de couper le coron avec les résumé trivialement. Oui, c'est c'est la c'était la seule possibilité qu'il y ait vraiment une une indépendance un peu un peu stratégique de l'Europe.
Enfin, la vague idée d'une indépendance stratégique de l'Europe, c'est effectivement les matières premières euh russes et euh et la la technologie, l'industrie allemande de l'Europe de l'Ouest. Tu joues au risque ? J'ai joué, je joue plus depuis longtemps, mais euh ce qui ce qui m'a vraiment beaucoup euh frappé, c'est que euh j'ai lu euh le le bouquin de de Maurice Gourdeau Montagne qui était le cherpa de de Chirak à l'époque où Chirak et Poutine étaient bon, il c'était pas à la colle, mais enfin quand même Poutine avait été assez estomaqué que la que la France tienne tête aux États-Unis dans l'affaire de l'Irak.
Et à un moment Poutine ce que raconte Gour de montagne et je pense que c'est vrai dans son dans ses mémoires, lui dit que euh Poutine veut faire savoir à Chiraak qu'ils ont de beaux restes en matière de mathématiques, de chercheurs et de technologie militaire et que ils sont très très intéressés à à monter un partenariat avec l'Allemagne, l'Allemagne et la France. Là, on est dans les années 2003 2004 et je pense que là quelque chose pouvait se se jouer avec la Russie. Donc si ton idée c'est de dire que la Russie va passer l'éponge ou ou tourner la page, c'est vrai que l'énergie va être plus chère en Europe en Europe, c'est vrai.
Est-ce que pour autant les États-Unis et la Chine vont cesser de commercer ? Est-ce qu'on va aller vers la démondialisation ? Est-ce que le plan de dédolarisation euh de la Russie et de la Chine va fonctionner comme ça à court terme ?
Moi je ne le vous je le sens pas trop comme ça mais je peux toujours me tromper. Comment tu analyses les bricks ? Comment tu analyses l'Arabie Saoudite ?
Alors je pense que les gens en ont un peu marre quand même de l'extraterritorialité de de de des lois américaines que ça c'est quand même c'est quand même poison pour tout le monde. Ça a été quand même gage de paix la Paxa américana pendant des années non ? Fais l'avocat du diable.
Oui, tu peux parce que ça a eu comme ça a eu des ça a eu cet effet-là mais ça a eu surtout cet effet là paradoxalement pendant la guerre froide. À partir du moment où les États-Unis n'ont plus d'adversaires en face, ils ne se sont plus tellement tenus non plus. Ils ont commencé un peu à faire n'importe quoi et à et à propager le désordre et le chaos et à se transformer vraiment en une puissance hégémonique qui ils ont amené la démocratie.
C'est ça. C'est ça. Et les droits de l'homme et pour les les écoles pour les petites filles.
Et c'est comme ça qu'il rachète ADS et c'est comme ça qu'il détruisent l'Irak et c'est comme ça et cetera et cetera. Ouais bien sûr. Mais cette histoire là ne casse pas mes rêves.
C'est bientôt Noël. On n pas tous la chance d'avoir un ami imaginaire. tu veux ?
Ben, je peux te donner ses coordonnées si tu veux. Père Noël, non, de l'ami imaginaire. Euh l'ami imaginaire, c'est pas l'ami, c'est plus c'est c'est plus vraiment l'amiéricain.
En fait, les États-Unis, c'est vrai qu'ils ont offert une sorte de d'assurance d'assurance vie à la fois militaire. C'est la sécurisation euh euh par exemple des routes maritimes par la par la Navy américaine surtout dans le collier de perles. Surtout dans le collier de perles.
Exactement. Mais enfin dans les dans les D3 aussi de du golf persic et tout ça euh que ça ça se payait parce qu'il faut toujours payer son service de sécurité. Euh ils ont comme l'OTAN.
Non, c'est ça, c'est l'OTAN. L'OTAN, c'est le c'est le vigile en fait de la de la mondialisation ou ou le mafieux, c'est un peu la même chose. C'est c'est il y a enfin tu payes une protection.
Mais qu'est-ce que c'est qu'un mafieux ? J'ouvre j'ouvre une parenthèse. En 2024, on va faire une émission sur les religions.
Oui, c'est pour ça que je suis un petit peu taquin. Je sens, je sens. En tout cas, tu es prêt là.
Tu es tout à fait prêt. Et vous allez inviter toutes les Çac huménique, j'imagine, comme émission. Euh bah on va commencer par euh notre ami François.
Très bien. Je t'ai coupé. Oui, il faut il faut tout de suite viser euh viser haut.
Ou au pire. Ouais. Au pire on arrivera sur la lune.
En tout cas euh on en était où sur l'ami américain ? C'est ça l'ami américain. Le mafieux.
Le mafieux. Je pense qu'il a pris un peu trop ses aises. Voilà.
Il a pris un peu trop ses aises. Euh il a euh agi justement ce modèle de la mondialisation. Euh c'est le modèle du bon plaisir individuel.
Vrai pour les individus et pour les dirigeants et pour chaque individu qui pense qu'il n'y a rien au-dessus de lui. Les États-Unis se sont comportés vraiment de manière absolument absolument égoïste euh et ce qui est normal d'ailleurs parce que plus aucun plus aucune force pouvait pouvait les arrêter. Et donc des acteurs comme la Russie et comme la Chine se sont dit c'est très inquiétant c'est très inquiétant.
On veut pas euh qui nous arrive ce qui est arrivé euh à des entreprises qui se sont fait euh complètement essoré. On veut pas beaucoup de pays se sont dit commencer par l'Iran, c'est quand même très inquiétant d'être dans le collimateur des États-Unis. Ils peuvent pour un oui, pour un non, sur n'importe quel prétexte euh détruire l'État et et créer le chaos et cetera.
Donc tous ces gens-là ont cherché des gages. Et pour revenir à l'Arabie Saoudite, euh oui, l'Arabie Saoudite a veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et se dit euh les États-Unis, on sait pas trop euh sur quel pied danser. Si un jour euh je ne sais trop quelle coalition euh au sein du Congrès se retourne contre nous, on va on va se retrouver piélier ou chassé par un coup d'état ou je ne sais trop quoi.
Donc la manière dont les États-Unis ont lâché leurs alliés les uns derrière les autres ont été de défaite et défaite de défaite en défaite pardon. En plus, ça a incité ces pays dans un calcul absolument rationnel à se dire ce sont pas des gens ce sont pas des gens fiables ou des gens des gens sérieux. Donc on va soit s'organiser complètement de notre côté parce qu'on a plus le choix, soit au moins ne pas mettre nous de œufs dans le même panier et avoir deux fers au feu.
Et sincèrement, je pense que ce que c'est ce que la France aurait dû faire, je pense que la la la France n'est pas terminée, n'est pas finie. ce plan euh européen, c'est-à-dire ce plan de de remplacer euh des gouvernements par une zone de libre échange euh omnitolérante, ouverte aux migrants, ouvertes euh à tous les vents de la mondialisation euh et sous parapluie et sous protection militaire américaine. C'est très très imprudent.
Oui, c'est plus qu'imprudent. Donc la France là-dedans, elle pourrait tout à fait reprendre ses billes. La comparaison euh avec l'Inde est peut-être difficile parce que l'Inde maintenant est un pays euh qui a une masse critique.
Mais la comparaison avec la Turquie euh à mon avis tient la route. La Turquie euh a un PIB beaucoup plus petit que le nôtre, a pas une population beaucoup plus importante que la nôtre. Et la Turquie arrive à naviguer, pardon.
Grosse inflation. Oui, la Turquie a une grosse inflation, mais la Turquie pour le coup sera pas nécessairement coupée du gaz russe, hein. Voilà.
Donc, elle a réussi à naviguer et à défendre ses intérêts euh de nation, euh ses intérêts, ses intérêts d'état euh dans cette dans cet univers assez assez chaotique. École de commerce, le sang de l'économie, c'est quoi ? Le sang de l'économie, c'est [grognement] pas que le pétrole, c'est l'énergie.
C'est l'énergie en général. Oui, il y en a plusieurs. Il y a plusieurs sources d'énergie.
Hm. Et donc la Chine qui sécurise ses approvisionnements en uranium, qui achète des mines, qui passent des contrats à long terme, logique et plus en plus plus fou encore euh qui va nous fournir la technologie de nos de nos centrales euh dernier cri en plus si j'ai bien compris de 4e génération. Il nous restera quoi ?
Il nous restera à nous reprendre en main. Il nous restera à atterrir dans le euh dans la dans la vraie vie, enfin dans le vrai monde. Peut-être qu'il fait c'est moins confortable que des nos rêveries douillettes.
Ça c'est encore une autre question. Mais en tout cas, pour le coup, je pense que la France, c'est pas en claquant des doigts, ça va pas se faire tout seul, mais la France a des moyens de se de se redresser. Euh quel d'abord un état euh il y a toujours une une culture de l'État importante.
Euh il y a une démographie aussi 1,8 même si c'est en partie dû à l'immigration, pas que. On est au-dessus de ce seuil fatidique de 1,5. On peut reprendre notre démographie.
La Chine, c'est un des États du monde. On parle beaucoup de la Chine qui sécurise ses approvisionnements en uranium et cetera. La [grognement] Chine euh c'est un pays quand même qui fait euh quoi ?
Zéro enfin moins de un enfant par femme. La démographie, comme dit l'autre, c'est vraiment le destin. C'est-à-dire que ce qui est inscrit là dans le destin de la Chine, c'est que demain la majorité des Chinois seront des petits vieux et il y a pas je vois pas les jeunes chinois pousser deux chaises roulantes de vieux chinois.
On sait que la démographie c'est souvent oubliée mais c'est un des moteurs de l'économie. Donc oui, l'économie ça fonctionne avec de l'énergie. Tu as tout à fait raison.
Mais l'économie ça fonctionne aussi avec euh un renouvellement des générations et un moteur et une croissance démographique. Détriment du biotop. Pas nécessairement.
Pas nécessairement. Tu as des exemples ? Oui.
Nucléaire c'est plutôt pas mal. d'économie pas au détriment du biotop. Je vois ce que tu as là, je pensais que tu faisais allusion.
Alors les papou, l'économie Papou euh nuit à son biotope. Est-ce que l'économie des Mayas Ouais nuisait à leur biotope ? Qu'est-ce que ça a donné à force de construire des monuments avec de la chou de 18 cm d'épaisseur sur tous leurs monuments.
Oui. Et puis le et puis le maïs, je crois que c'était des trucs qui étaient c'est des cultures qui étaient qui euh donc est-ce que l'économie abîmé les terres ? On peut on peut avoir une économie, un système capitalistique durable.
Dit durable dit dit on essaie de survivre sans se prendre le ciel sur la tête. C'est toujours ce qui s'est ce qui s'est passé jusqu'à présent. C'est c'est toujours pris le ciel sur la tête à la fois et on a toujours on dit que les civilisations pourrissent avant de tomber et que l'homme c'est l'inverse.
C'est que le le l'homme pourrit après sa mort mais les civilisations pourrissent avant leur mort. Est-ce que tu sens un pourrissement de nos civilisations ? C'est-à-dire que la la réponse est presque dans la question.
Si tu poses cette enfin cette question, elle était impossible à poser même il y a 30 40 ans, elle était quand même assez bizarre, assez extrémiste et elle est plus extrémiste parce qu'on a tous maintenant dans la tête que la civilisation occidentale est gagnée par une sorte de de dégoût d'elle-même en réalité. de forfaiture. Oui.
Oui. Oui. Et puis et puis on parle de euh on parlait tout à l'heure de comment de de de l'attitude à l'égard euh des flux des flux migratoires, mais c'est pratiquement dans tous les domaines qu'il y a un comportement face à l'homme, pas au flux migratoire, face à l'idée qu'on se fait de l'humanité.
Ouais. Bah et si tu as vu des expulsions de migrants en Égypte, il les balance à la frontière, une petite bouteille d'eau et puis salut. Bon, pas tous.
Non, mais ça c'est d'un point de vue enfin c'est aussi un point de vue très judéo chrétien. C'est pas euh l'idée que l'autre est un frère, c'est pas c'est pas un universel humain pour le coup hein, vraiment. Mais euh je parlais, je faisais allusion à la civilisation occidentale.
Moi je je dirais deux choses. Je dirais queon a oui cette conscience aujourd'hui en Occident euh d'être sur une phase de décline. parce que on attend enfin ce qui faisait la force de l'Occident, c'est le c'est un peu l'idée de du prophétisme qui est qui est commune aux juifs et aux chrétiens, c'est-à-dire d'attendre quelque chose de l'avenir et de d'être capable d'une forme de d'optimisme.
Le le le défaut des civilations occidentales, c'est qu'elles sont assez instables, mais leur force c'est quand même d'espérer quelque chose de l'avenir. Et cette idée, je vois même pas du mythe du progrès à la mode Auguste Comte et cetera, mais juste simplement le fait de se projeter sur l'avenir, ce qui est vraiment enfin ce qu'on voit d'ailleurs dans le dans le fait de faire des enfants, ce qu'on voit dans le fait d'investir le taux d'investissement, ce qu'on voit dans le fait de transmettre, de former les jeunes générations, l'idée que quelque chose voilà va nous succéder et que demain peut-être meilleur qu'aujourd'hui. Cette idée là, elle est effectivement attaquée à la racine.
Je pense qu'elle est attaquée à la racine pour revenir au point de départ sur cette idée qu'il y a rien au-dessus de l'individu. L'individu est le début et la fin de lui-même. Finalement, dans ce modèle d'économie pur et par enfin de de modèle de néoclassique qui est aussi le modèle 68, l'individu est sa propre fin en quelque sorte.
Et là, il y a quelque chose de très déprimant là-dedans. On a l'impression que il y aura rien après nous. Donc d'une certaine façon le seul le seul mouvement le seul mouvement enfin le le comment on pourrait dire le seul courant de pensée qui verbalise et qui rend conscience d'égût de soi des occidentaux c'est le wisme par exemple mais en dehors du wisme il y a de multiples expressions de cette espèce de de fatigue d'être soi.
Donc oui, on a cette impression qu'on est un peu à la fin de l'Empire romain, qu'on ne croit plus dans nos dans nos modèles et que on est fatigué d'être d'être ce que nous sommes en fait, de de porter Pourquoi tu juges entre guillemets le wisme comme ça ? Ah ben c'est c'est moi je ne juge pas le wisme. J'écoute ce que le wisme dit.
Il dit quoi ? Le wisme dit que tous les Qu'est-ce que j'entends ? Oui, d'abord les wokismes, comme tu sais, les W refusent de d'être appelés eux-mêmes W.
Enfin, c'est on j'en sais rien du tout. À l'origine, c'est eux qui ont forgé ce terme et maintenant il le il le ils le rejettent. Ce que disent les W, c'est que tous les péchés du monde viennent du mal blanc, occidental, hétérosexuel, du patriarcat et cetera et cetera.
En fait, c'est la euh la conscience. Enfin, aucune civilisation euh ne peut fonctionner sans avoir une sorte de confiance en soi, de confiance dans ses dans son dans son propre modèle, dans ses propres valeurs. Le walkisme, c'est l'expression de la détestation de soi par l'Occident.
à l'intérieur de l'Occident, l'Occident se se rejette lui-même. Alors bon, c'est pas la première fois qu'il le fait. Euh mais c'est c'est c'était déjà le mythe du bon sauvage de vouloir penser qu'il y avait euh euh que nous étions dans la faute et dans le péché et qu'en dehors du monde occidental, il y avait un être humain qui était euh euh à l'abri de toute flétrissure.
Mais désormais, nous pensons que la pollution, les crises économiques, les totalitarisme, l'esclavage, la colonisation et cetera, tout et les guerres euh ça vient du monde occidental. Si l'Occident se liquide lui-même disparaît, et bien voilà, on va sauver le monde en quelque sorte. C'est aussi pour ça qu'il y a ce rapport au migrant.
C'est que le migrant, c'est un peu le celui qui va racheter les péchés du monde. Et comme nous avons beaucoup péchés, alors nous polluons beaucoup, euh nous détruisons le monde, nous prenons les matières premières du monde. En fait, la France a jamais aussi peu piqué les matières premières de l'Afrique alors que la Russie et la Chine s'en part et font main basse comme jamais.
Mais jamais. Alors moins on pique les matières premières de l'Afrique et plus on s'accable de piquer les matières premières de l'Afrique et plus on laisse les autres le faire à notre place tout en nous accusant toujours de le faire. Ça c'est absolument fascinant.
Mais si tu si tu avais une chose positive à dire sur les W hm c'est toujours bon de penser contre soi. Voilà. Question internet.
Bonsoir l'équipe. Demandez à Guillaume qu'il vous parle de son dernier rapport avec l'Arcom et de l'association France souveraine issue de la revue de la revue Front Populaire. Tu veux t'exprimer ?
Tu veux pas t'exprimer ? C'est en cours ? C'est pas en cours ?
Oui, non, c'est c'est en cours et puis je suis un peu jugé parti dans l'histoire, donc j'en diraiis pas grand-chose si ce n'est que France souveraine, c'est vrai que c'est une émanation de la revue de Michel Onf Front Populaire que je pense beaucoup de gens connaissent maintenant et que Front Populaire ni France souveraine qui a rassemblé au départ les lecteurs et les abonnés de Front populaire n'a d'objectif ou d'intention politique, ni à se présenter à des élections, ni d'ailleurs avoir un positionnement qu'on pourrait ranger dans une case droite, gauche, centre, extrême et cetera. Le propos de Michel Onfray avec la revue de Front populaire, c'était de rassembler les souverainistes de gauche, de droite, euh du centre des extrêmes de nulle part et d'ailleurs. Donc bon, voilà, je pense que euh l'ARCOM, je fais confiance à l'Arcom et à cette autorité administrative pour euh pour euh voilà ne pas me compter comme étant un un représentant de telle ou telle chapelle politique.
En fait vraiment alors je peux dire beaucoup de bêtises comme tout le monde mais mais en tout cas je ne défends pas une chapelle ou un camp en particulier. D'ailleurs, c'est intéressant, on peut peut-être faire une inscise sur cette notion de souverainisme. Moi, j'aime pas trop cette expression mais en tout cas de souveraineté.
Pour moi, la souveraineté, c'est normalement un bien commun. On parlait de biens commun d'intérêt général. Ça devrait les gens de gauche comme de droite devraient se réclamer de la souveraineté.
Après tout, la souveraineté, c'est ce qui nous réunit, c'est les institutions du 4 octobre 58, c'est l'article 3 de la constitution. C'est vraiment la pierre de touche. La souveraineté, c'est le synonyme de démocratie.
C'est la nation qui se qui se gouverne elle-même. C'est rien d'autre que ça la souveraineté. Donc la souveraineté, les souverainistes ne devraient pas être un parti politique ou être une chapelle.
En quelque sorte et tous les partis en démocratie, en République devraient être souverainistes. Voilà. Alors, il s'avère que quand on regarde, prenons juste l'histoire de la République rapidement, de 1789 jusqu'à aujourd'hui, il y a toujours eu dans l'histoire de notre République des gens pour contester le régime républicain.
Il y a eu des monarchistes peut-être jusqu'en 1877. Puis ensuite, il y a eu le courant socialiste marxiste parce que le royalisme était avait quasiment disparu. Voilà, il était un peu folklorque jusqu dans les années 20 30 mais il a disparu pratiquement.
Et ensuite, il y a eu jusque peut-être en 1989, en 1991, un courant qui voulait voilà le courant communiste, le courant socialiste, enfin tous les courants possibles et imaginables de l'extrême gauche révolutionnaire qui voulit les dictatures du prolétariat, qui voulaient jeter à bas la République bourgeoise. On peut dire c'était une contestation de cette notion de souveraineté. Donc tu vois la la monarchie, l'idée monarchique contestait la notion de souveraineté républicaine et euh le marxisme contestait la notion de souveraineté républicaine.
Et là, on se dit bon bah c'est fini, 1989 1991, il n'y a plus de de combattants en quelque sorte et la République a définitivement gagné où l'idée de démocratie définitivement gagné. C'est raté. C'est raté parce que justement le courant des européistes, cette idée de vouloir fabriquer une sorte d'État européen, c'est précisément de porter atteinte à la souveraineté nationale et populaire.
L'idée de la l'idée de l'Europe, la construction de l'Europe, c'est vraiment un dépassement de la démocratie. Et c'est ça que ce moi j'ai démissionné de France souveraine mais France souveraine n'était pas un parti. d'une sorte de singt qui réfléchissait à comment cette idée cardinale et clé dans le système républicain démocratique, c'estàd la souveraineté nationale et populaire était en train d'être remise en cause lentement mais sûrement avec une idée justement de management avec une idée que on n'allait plus avoir une démocratie politique, on allait avoir une sorte de gouvernance d'entreprise à l'échelle européenne en quelque sorte et que finalement les autorités avec la souveraineté européenne nous préparaient une sorte de fusion acquisition, c'est ni plus ni moins une fusac en réalité entre des entre des pays avec l'idée que c'est le marché mondial, c'est qu'on doit on doit régir le tout non plus en fonction d'une majorité de de suffrage exprimé, mais on doit régir le tout de manière quasiment scientifique ou mathématique à partir de loi d'économie pour que ça soit conforme au au besoins du marché mondial.
En fait, c'est ça la construction européenne. Question internet, les 20 Alors, on vérifiera les chiffres plus tard maintenant. Oui.
Les alors question de 6. Les 20 % comment je dis bonsoir six. Les 20 % les plus riches de la planète monopolisent plus de 94 % des richesses du monde.
C'est de la détestation de soi, c'est judéo chrétienne ? Euh non, mais ces 20 % à mon avis sont de moins enfin ne sont plus alors qu'il est que des occidentaux déjà pour commencer. Et je pense que c'est un euh ce n'est pas euh comment cet écartement des revenus lié à la mondialisation, c'est-à-dire lié à cette utopie de faire disparaître les démocraties au profit d'une sorte de de pilotage automatique via le marché mondial euh et la bonne gouvernance et le management et une sorte de science qui dit fait du marketing, faites de la communication, manipuler les peuples comme c, manipuler les peuples comme ça et cetera. et et il y aura un pilotage automatique et ça sera une optimisation du contrainte de la sous contrainte de la gouvernance.
Laquelle gouvernance va fonctionner au profit des plus riches ? Bah ça c'est pas exactement notre régime politique. La l'Occident ne croit pas au à la mondialisation capitaliste.
C'est un c'est un dévoiement de de du modèle occidental. Je sais pas si j'ai répondu à Sisel, mais ça remarque, ça consiste à dire que les occidentaux sont plus riches ou est-ce que ça consiste à dire, il faut lui poser la question, euh qu'il y a un dévoiement ou une corruption de des démocraties occidentales avec un écartement des revenus et une hyper concentration des revenus. Et là, c'est vrai qu'on passe d'une idée à l'autre.
C'est deux idées distinctes. À l'intérieur de toutes les démocraties occidentales maintenant, il y a une hyper concentration des revenus et une explosion façon pause des des classes moyennes qui était quand même le baricentre des démocraties. Et de l'autre côté, on continue à avoir une concentration des richesses dans les pays occidentaux.
Mais c'est pas exactement la même chose. Je pense que s'il y a une concentration des richesses par les dans les pays occidentaux, c'est d'abord parce que jusqu'à maintenant, jusqu'à la mondialisation, donc c'est quand même assez récent, ce sont les pays occidentaux qui étaient les plus productifs. Tu joues au tennis ?
Non, enfin si, mais tennisman du Comment analysez-vous les très mauvaises ? Alors, question de Anne. Comment analysez-vous la très mauvaise situation économique de la Grande-Bretagne ?
Brexit pointrogation. OK. Euh bon, très mauvaise situation.
Est-ce qu'elle est beaucoup plus catastrophique que les pays de la zone euro ? Il faudrait enfin que les pays de la zone euro, que les pays de l'Union européenne tout court. Ça mériterait d'être d'être vérifié.
Je pense que la Grande-Bretagne n'est pas sortie de ce modèle de mondialisation qui est un modèle où je répète l'idée une idée assez simple. Euh le capitalisme ne veut plus de risque, concentre des revenus et euh veut jouer euh à risque version économique à l'échelle à l'échelle planétaire au détriment des classes moyennes. Donc oui, c'est c'est quelque chose qui qui est pas qui est pas très stable, qui fonctionne pas bien.
Donc la Grande-Bretagne, elle est sortie de l'Union européenne mais elle continue exactement la même politique de mondialisation qui ne fonctionne pas, qui est pas équilibrée. Est-ce que tu as un sujet que tu souhaiterais aborder avec nous ? Hm, je réfléchis.
Peut-être qu'on peut revenir un instant sur cette histoire de Bruno Lemire. Oui, c'est fascinant. Bruno Lemire, bah voilà, tu cherchais un ami invisible, lui il est c'est un c'est je sais pas euh si Bruno le maire et il peut m'inspirer euh quoi que ce soit.
L'homme qui voulait mettre à genou l'économie russe, c'est ça ? L'homme qui nous parle d'inflation. Ouais.
Non. Si si avec Emmanuel Macron peut-être comment il s'appelle notre ministre des affaires étrangères ou notre tu comment tu sais le ministre actuel des affaires étrangères ? Euh comment s'appelle-t-il ?
J'ai un j'ai un trou de mémoire là. Bon alors Emmanuel Macron. Non mais il s'appelle comment le ministre étrangère ?
Bah on ver le Drillon non le Drillon c'était avant. Euh, attends, il va me revenir. Enfin, ça va me ça va me revenir tout à l'heure.
C'est peut-être une femme. Non, c'est peut-être pas une femme. C'est Colona.
Oui, c'est Catherine Colona. Exactement. Mais tu vois, c'est intéressant que euh que je que j'ai pas le nom tout de suite parce que ils sont absolument interchangeables et qu'en fait à part Emmanuel Macron, c'est une de ses caractéristiques euh voilà les gens qu'il qu'il placent enfin j'exagère un peu parce que il pense que il y a quand même quelques ministres dit politiques, c'est-à-dire qui ont qui ont quand même des ambitions personnelles euh sont assez affichés enfin pas pas ou alors il les cachent très très mal Gérald Darmanin, Gabriel Atal et cetera et que pour la plupart Le reste des ministres sont des gens complètement interchangeables.
Entre les deux, tu choisirais qui ? Oigé de choisir aucun des deux. Voilà, c'est réglé.
Non, aucun des deux. Euh, tu vois l'élection 2027, ça se passe bien, pas bien, plutôt centre, droite, gauche, comment ça se passe ? [soupir] Marine Le Pen avis est plutôt sur les starting block là. elle est plutôt sur les starting block euh parce que le enfin la bonne gouvernance, l'idée de mélanger, on en a on a malheureusement on a on a parlé que de l'aspect économique des choses avec le système capitaliste, libre marché, tout privatiser, privatiser euh les paires, enfin rendre nationaliser les pertes et privatiser les gains et tout ça.
Et cette idée de de bonne gouvernance capitaliste avec construisons l'Europe qui protège les marchés contre l'intérêt des salariés. On a parlé de ça mais on n pas vu que c'était quand même très connecté à une vision très très extrême des droits de l'homme quand même. Euh on n' pas bouclé cette affaire mais c'est on on établit rarement le lien qu'il y a entre un état finalement assez peu répressif, le gouvernement des juges, on va dire ça comme ça, l'état de droit.
Donc vraiment le droit qui qui neutralise un peu la la le côté régalien ou répressif ou punitif de l'État et ce ce modèle ce modèle économique. Pourquoi il y a ce lien entre les deux ? Parce qu'au cœur du sujet, au cœur du dispositif, il y a le bon plaisir individuel.
De même qu'on fait on peut faire du du business sans entrave, euh de même qu'on peut se déplacer être dans un enfin comme on veut aller s'installer dans n'importe quel pays. Euh les juges estiment qui sont-ils pour juger d'autres individus ? et pour et pour les mettre en prison et pour restreindre le leur liberté.
Donc le le système est un peu est un peu bouclé comme ça. Et donc moi je pense que le système il arrive à bout de course, c'est-à-dire que cette bonne gouvernance, elle elle fait erreur système, elle bug. Alors là, elle a buggé sur la la guerre en Ukraine avec des effets de bord évidemment très graves, sur l'inflation, l'énergie et cetera.
Les médias, les médias, ils ont traité, ils traitent correctement le sujet de la guerre en Ukraine. De la guerre en Ukraine ou de la guerre isra-palestinienne ou de la guerre au Nigéria ou de la guerre euh au Yémen au Tigr en Éthiopie. Ouais.
Non. Bah non. Non.
Congo euh non. Euh il il traite pas enfin on a une vision qui est très très euh parcellaire du monde. D'ailleurs cette représentation de la mondialisation, c'est toujours les mêmes pays.
C'est une sorte de couche communauté internationale. Oui, c'est ça. C'est une fine pellicule.
Les questions des États-Unis, euh de la Chine, de l'Union européenne, vaguement de quelques émergents et voilà. Prenons la guerre Éthiopie avec le tigré là et l'hériterait 500000 morts en 2 ans. Voilà, personne n'en a entendu parler.
Donc pour répondre à ta question, non, je pense qu'il y a pas il suffit d'ailleurs de regarder les médias anglo-saxons, les médias britanniques. Te rends compte qu'il y a tout un continent complètement oublié qui est gigantesque, enfin plus d'un milliard d'habitants, tout ce monde la enfin indo-pakistanais, il s'y passe des choses, c'est très important, c'est très intéressant. En France, il y a pas de son, pas d'image.
Voilà, par exemple, mais on pourrait multiplier les exemples. Donc oui, on on a une une représentation du monde qui est finalement assez limité et les médias ont des prismes qui sont très très étroits. Sur cette guerre en Ukraine, moi ce que je trouve intéressant, c'est qu'on on a on sent un peu la perte du point de vue français.
C'est-à-dire que on a des partisans de Joe Biden et des Ukrainiens et on a des partisans de Poutine parce que Poutine va nous venger des wou, je ne sais pas trop quoi. Et de l'autre côté, on a Joe Biden et Zelenski qui va défendre la démocratie et les droits de l'homme. Non seulement c'est une vision extrêmement maniquaine, mais surtout nous Français, nous sommes sommés en quelque sorte de de prendre partie.
C'estàd que la position consistant à dire écoutez c'est une tragédie les deux parties comme dans la question israélo-palestinienne d'ailleurs euh c'est pas les bons contre les méchants, c'est pas les Indiens contre les cowboys. Ça ressemble plus à une tragédie grecque où les acteurs de ce de de de ce conflit euh dans les deux cas vraiment sanglants ont de bonnes raisons de se battre d'ailleurs et on serait à leur place, on se battrait aussi. C'est un discours inaudible, absolument inaudible.
Il faut que à la mode américaine tout soit restitué en bien et en méchant. Il y a se battre et puis il y a les bouchés leass. Oui, bien sûr qu'il y a des qu' a des bouchés.
Mais mais le problème de ces de ces bouchers, c'est que c'est que ce sont les bouchées ne sont pas toujours des imbéciles. C'est c'est le il y a pas ça nous révulse. Donc on a l'impression que l'inhumanité, la cruauté, le sadisme poussé à un certain niveau, c'est forcément l'expression d'une bestialité ou d'une bêtise. réponse dans le cas du Hamas, malheureusement, j'ai je crains que cette horreur absolue du 7 octobre, c'est quelque chose qui a été euh pensé, méticuleusement pensé et méticuleusement exécuté d'ailleurs.
Est-ce que la réponse israélienne ne va pas provoquer une arithmétique de la rébellion dramatique pour la région et dramatique pour le monde ? Est-ce que la réponse israélienne euh bah ça fait des gamins qui se font écrasés sous les décombres, ça fait des des femmes et des enfants et des personnes âgées ravagées. Est-ce que les répercussions de cette réponse ne va pas plus être délétaire qu'autre chose ?
Avec la distance qu'on a nous parce qu'on n'est pas partie prenante directement. Oui, c'est ce qu'on c'est ce qu'on se dit. Et on sait bien que quand on fait des dégâts collatéraux, on prépare on prépare des ennemis quoi.
C'est sûr, c'est c'est un c'est une bande annonce. C'est c'est un plan enfin le bombardement des civils à Gaza. C'est un plan de communication pour pour le Hamas ou pour ce qui viendra après le Hamas qui peut être pire que le Hamas.
Fantastique. On est on est d'accord là-dessus. Mais du point de vue des Israéliens, je suis pas certain d'abord qu'ils aient beaucoup d'autres issus.
La vengeance. Je dirais pas que c'est la vengeance. Je pense qu'il y a une dimension disproportionnée dans la dans la réaction pas sur le plan moral mais sur le plan simplement de de du bodyground comme disent l'Anglo-Saxon.
Euh mais surtout, il y a pour eux cette euh cette idée qu'il faut vraiment qu' marque euh les esprits qui frappent un grand coup pour avoir un effet dissuasif que s'ils ne font pas ça euh non seulement la leçon la leçon va pas être euh va pas être retenue et puis surtout les capacités opérationnelles en face seront pas détruites. Donc pour eux, il y a pas tellement de choix. En plus, je pense que les Israéliens sont dans cette optique il y a très longtemps qu'il enfin c'est la phrase de Goldamer les les juifs.
Alors je pense que ça s'applique davantage aux Israéliens d'ailleurs, mais ça la formule originale de de Goldamer, c'est "Les Juifs préfèrent désormais et préféront à l'avenir les reproches au aux condoléances." C'est-à-dire qu'en fait, il y a vraiment engramé chez les Israéliens l'idée que quand les Juifs d'Europe se sont fait assassiner, personne n'a bougé et ça n'a intéressé personne. Et quand on a proposé à Roosevelt de bombarder les voies ferrées, il a dit "Je fais pas la guerre des juifs." Voilà.
Et ça, ils l'ont gardé en tête. Et donc, ils sont dit "Bon, le monde entier va nous détester, mais de toute façon, il nous déteste déjà." Et de toute façon, on a déjà failli passer à la casserole une fois.
Donc on repassera pas deux fois la casserole. Là où ça devient une vérité, là où je peux comprendre aussi ce ce point de vue israélien, c'est qu'effectivement avec le recul qu'on a, nous, on dit "Mais attendez les gars, vous êtes justement en train de creuser votre propre tomble." Et c'est la la force prémonitoire de la conférence de presse du général de Gaulle après la guerre de 67 de dire "Mais ce que vous avez fait est incroyable.
Vous avez réussi euh d'abord vous avez euh bâti un état la sur de votre front, vous l'avez euh et vous avez réussi finalement à vous bon malant à vous faire accepter. Si vous allez plus loin euh vous allez être rejeté euh et devenir complètement illégitime. Pour les Israéliens, ils pensent qu'ils sont de toute façon dès le départ illégitimes, que les Arabes ont refusé de faire la paix, qu'ils refuseront toujours de faire la paix.
Donc la seule solution, c'est de leur imposer un rapport de force. Et la seule solution, on l'a vu en ces Jordanie, c'est de grignoter, de grignoter et cetera. Moi, je je crois aussi euh que la on peut tout faire avec des bayonnettes, dit Bonaparte, sauf rester assis dessus quoi.
En fait, là, ils vont il va y avoir une administration militaire israélienne à Gaza. Combien de temps ça va durer ? Quels effets ça va avoir sur la population et sur la sécurité d'Israël.
Grand point d'interrogation. Et au-delà de toutes ces considérations, il y a quand même une bombe à retardement démographique. Euh si on considère que Gaza, l'ass Jordanie et les Arabes israéliens au total, ça fait quoi ?
Ça fait 6 7 millions de personnes. Il y a 6 7 millions de juifs en face, les uns et les autres ont pas la même démographie. Si on ajoute qu'à l'intérieur de la population israélienne, il y a en plus une minorité croissante euh de de fanatique religieux euh qui se reproduisent vitesse grand V, euh tout ça c'est assez inquiétant pour la stabilité de long terme de l'État d'Israël.
Donc mon diagnostic, je comme je vois pas de catastrophe après enfin là je pense que les choses vont business, je disais business as usual, c'est-à-dire que je vois pas la démondialisation et une rupture totale entre les États-Unis et la Chine. Il y a quand même beaucoup d'intérêt économiques croisés et un moment tout le monde va reprendre les activités commerciales classiques. Euh de la même façon, je pense que les Israéliens vont militairement l'emporter.
Il y a une telle disproportion de force. Donc ils vont leur mettre une pilée. Et je pense que business as usual, c'est-à-dire l'Arabie Saoudite, même si l'Arabie Saoudite a envie de pas mettre tous ses même ban et quand même de faire des risettes euh à la Russie et à la Chine, ça veut pas dire que l'Arabie Saoudite va pas avoir intérêt avec les technologies militaires israéliennes, avec l'aide qui voudra l'aider.
Voilà, trouver un allié contre contre l'Iran parce qu'à mon avis, l'Arabie Saoudite est quand même beaucoup plus inquiète par l'Iran bien sûr que que par Israël. Donc la plupart des pays arabes vont euh moi je pense que la le véritable danger c'est la bombe démographique euh pour l'avenir euh euh sur le territoire euh disons euh Israël plus 6 Jordanie plus Gaza. C'est ça qui est et à l'intérieur d'Israël c'est ça qui est dangereux pour Israël.
Les États arabes, attention les États arabes, il faut peut-être découpler les gouvernements arabes des populations arabes justement qui sont pas tout à fait alignés sur leur gouvernement. Mais enfin, les gouvernements arabes, moi je pense ont accepté Israël comme un fait accompli et je les vois pas euh euh faire la guerre à Israël ou monter des coalitions à court terme. Voilà, moi je pense que Israël a 15 ou 20 ans euh devant eux et aujourd'hui l'opinion mondiale est à cran et c'est normal mais le temps va passer et c'est le calcul aussi des Israéliens.
Israël reconnaît la cour pénale internationale ou pas ? Je crois que non, mais tu le sais peut-être. Je te pose la question.
Alors, je je il faut faut le vérifier. Je serai pas catégorique. On vérifiera.
Est-ce que tu as trois bouquins à conseiller à notre communauté ? Ah euh un livre que j'avais lu rapidement, trop rapidement et que j'ai relu récemment et qui donc que je trouve vraiment très puissant. Ave une précience, une prémonition incroyable.
Le dernier livre de Bruno Lemire. Voilà, tu as trouvé euh l'ami visible non ? Euh euh c'est Christopher L, la culture du narcissisme.
Texte de 79 de sociologue historien américain assez connu. C'est c'est un peu un classique. Euh lâche est très étonnant dans ses prémonitions.
Je recommande à tout le monde de de lire ce texte. Il y a une anticipation justement, je reviens à mon un peu à cette idée d'une société sans surmoi en fait. Qu'est-ce que ça peut donner une société qui essaie de fonctionner euh de manière totalement narcissique en considérant que les individus euh voilà ne sont ne sont plus euh sous une loi commune.
C'est Christopher Lash. Alors, tu dis trois livres, c'est ça ? Euh, allez, on va rester dans les dans les relectures ou enfin moi je l'avais pas lu mais on m'a conseillé de le lire mais c'est un texte qui est déjà assez qui date un peu.
C'est Paul Lyonnais voyage au cœur du malaise français. Euh texte qui avait fait polémique à l'époque et qui est un texte qui pose une question d'une actualité brûlante, c'est qu'est-ce qui se passe si on attaque sous couvert de SOS racisme, de retour aux origines, de valoriser les origines des immigrés euh en creux d'illonnetis, c'est quand même une mise en cause de ce qui fait le creusé français, de ce qui fait l'affection sociétat français, de ce qui fait un peu la marque de fabrique ou la signature de la nation française. C'est évidemment quelque chose de très euh de très abstrait, de très subjectif.
C'est l'idée que la France ne connaît que des citoyens égaux. Et bien en fait valoriser, il explique ça et valoriser dans un contexte de montée de l'extrême droite, on est dans les années 80 et de monté parallèle de SOS racisme qui valorise les origines. Et bien en fait on est en train de de d'abîmer vraiment le récit national et et et Yonais dit que il y a il y a quand même quelque chose de très très dangereux là-dedans qui alors il parle pas de guerre civile mais il dit qu'effectivement on va vers des temps troubles. voyage au cœur du malaise français polyonnais livre des années 80 euh en faut un troisè alors c'est c'est je je précise tout de suite c'est des c'est des lectures qui sont qui sont récentes et c'est des textes que je trouve que je voilà que je recommande parce que je il me semble que c'est pas nécessairement des textes toujours très connus.
Gabriel Martinez Gros historien aussi s'appelle La fascination du djihad mais c'est quelqu'un qui a travaillé beaucoup. Euh, il a fait un un livre qui s'appelle La Traî des empires, je crois. Il a travaillé beaucoup sur les grandes invasions euh musulmanes, les invasions euh de la step.
La fascination du djihad, c'est absolument fascinant. C'est un livre qui s'appuie beaucoup sur la pensée d'Im Caldoun, euh probablement le le père des de tous les sociologues, ce grand penseur du monde arabo-musulman euh du un peu qui est à peu près la l'âge de la Renaissance pour nous et dit et et ce que raconte Im Caldoun que reprend Martinez Gros, c'est que une société ne peut fonctionner finalement que si elle a une cohésion. On revient à cette idée de d'intérêt général.
Elle a une cohésion forte et elle est prête à défendre les armes à la main cette cohésion et elle est toujours consciente que l'inimitié, la guerre peuvent être de retour. Et ce qu' a et pourquoi il il est fait référence à Im Kalnoun ? Parce qu'Imk Kalnoun a vécu euh l'effondrement de ces de ces sociétés notamment de l'Andalousie, c'est des sociétés qui étaient des sociétés issues d'une conquête. de peuples du désert très aguérri qui avaient conquis euh des sociétés qui se sont on dirait aujourd'hui notre vocabulaire qui se sont un peu embourgeoisé, empatté euh et qui finalement 3 4 5 générations après n'était plus en mesure de se défendre et qui veut la paix prépare la guerre. et comme il n'était plus en mesure de se défendre, comme finalement il n'avait plus le terme arabe c'est d'assabia, c'est de cohésion, de force de cohésion mais en même temps de croyances très fortes qui les relié en en entre eux et qui leur permettait d'avoir un un un raison de d'aller à la guerre ensemble.
Finalement, comme cet [grognement] asabia s'était effondré, et bien ces empires se sont effondrés. Et voilà, c'est ce que rappelle euh Martinez Gro dans ce dans ce texte et ça me fait penser à cette expression qui est très à la mode qui est le vivre ensemble. Et je pense que le le ce texte de Martinez Martinez Gabriel Martinez Gros, Martinez Gros étant son nom de famille euh s'appelle la fascination du djihad et il traite de cette question de l'expression du vivre ensemble.
Il dit il y a pas de vivre ensemble en fait. Il y a une société ne peut tenir que si ceux qui habitent ensemble dans la cité ou dans la société donnée sont capables de mourir côte à côte pour un bien commun ensemble. Si ce bien commun disparaît, ils sont pas capables de se défendre les uns à côté des autres, et bien la cité disparaît et il y a pas de vivre ensemble.
Il y aura un mourir séparément. Est-ce que tu as un conseil pour les jeunes générations ? Une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable qui restera sur les réseaux ou là ou là ou là avant la prochaine tempête solaire. [rires] Euh, l'important, c'est la c'est la transmission.
C'est-à-dire euh finalement euh on en revient à cette idée, il faut quelque chose qui qui pour vivre heureux, il faut pas vivre pour soi paradoxalement. Euh caché, non, pas caché non plus, mais il faut il faut quelque chose qui euh qui dépasse l'individu. C'est ce qui fait c'est il y a il y a une il y a une espèce de de fuite en avant dans dans un moment très bref qui est ce moment de de la vie. une espèce de fuite en avant.
Mais cette fuite en avant, elle n'a un sens euh elle a un sens que si euh on est précédé par quelque chose, on est suivi par quelque chose. Donc je dirais faites des enfants, faites tout le contraire de ce que vous raconte le wisme. Faites des enfants, transmettez euh et recherchez quelque chose qui vous qui vous dépasse.
En fait, c'est plus égoïste enfin le narcissisme, l'idée de vivre pour soi, de rechercher son intérêt, de se réaliser soi-même, enfin tout ce délire enfant. Oui, j'ai des enfants. Combien ?
Deux. Tout ce délire de de de développement personnel comme on dit, ça rend malheureux finalement. Ça rend malheureux. le la clé d'une vie réussie, c'est quand même de transmettre enfin de de faire quelque chose qui va qui est plus important que soi tout simplement.
Guillaume Bigo, merci. Merci Sky. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Guillaume Bigot