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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 7 mai 2021 5 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleEurope & internationalSantéÉconomie & entreprises

Sommet social européen de Porto : déclaration à l'arrivée | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Emmanuel MacronFait
    « il y a un agenda législatif-social, avec des vraies avancées sur ce sujet, sur les travailleurs des plateformes »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons passé il y a quinze jours une ordonnance en France qui permet d'avancer »
  • 1:15Emmanuel MacronPromesse
    « Nous avons le sujet du salaire minimum que nous avons poussé, qui était au coeur de la campagne de 2019 »
  • 1:45Emmanuel MacronFait
    « la fiscalité du numérique, proposition que nous avons poussée, nous Français, que nous avons poussée en européen »
  • 2:00Emmanuel MacronFait
    « Quand je regarde la fiscalité des plus fortunées des entreprises, que je compare celle qui existe et qui existera après ces réformes aux États-Unis ou en Europe »
  • 2:15Emmanuel MacronFait
    « il y a des dumpings fiscaux à l'intérieur de l'Europe »
  • 2:45Emmanuel MacronFait
    « le don de doses, c'est la clé »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « aujourd'hui 100 % des vaccins produits aux États-Unis d'Amérique vont pour le marché américain »
  • 3:15Emmanuel MacronChiffre
    « En Europe, sur à peu près 110 millions produits à date, nous avons exporté 45 et gardé 65 »
  • 3:45Emmanuel MacronFait
    « Ce qu'il faut réussir à faire, c'est transférer la technologie pour produire soit ce qu'on appelle le drug substance soit faire le Fill and finish au maximum »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous retrouvez ici la chorégraphie européenne. On n'attend pas forcément des grandes avancées concrètes de ce sommet mais les droits sociaux que vous venez défendre sont plus sur des positions de principe à ce stade. Est-ce que pour votre présidence de l'UE à laquelle vous voulez donner beaucoup d'importance au premier semestre, ne risquez-vous pas de vous retrouver au volant d'un diesel toujours en manque d'efficacité, comme vous l'avez vous-même surnommé ?

Je pense que nous devons à chaque fois donner beaucoup d'impulsion pour que les sujets avancent. Ils n'avancent pas tout seuls. On a montré que nous pouvions faire avancer des sujets, y compris sociaux.

Et je vous rappelle qu'il y a un peu plus de quatre ans, le travail détaché était un vrai sujet de préoccupation. Nous nous sommes mobilisés au deuxième semestre de l'année 2017. On a obtenu des changements en 2018, on les voit sur le terrain, et les règlements d'ailleurs vont arriver dans quelques temps.

Donc il y a un agenda législatif-social, avec des vraies avancées sur ce sujet, sur les travailleurs des plateformes. C'est un vrai sujet social qui touche notre pays. Nous avons passé il y a quinze jours une ordonnance en France qui permet d'avancer.

On va en discuter aujourd'hui. Il y a un agenda européen, on va encore aller plus loin. Nous avons le sujet du salaire minimum que nous avons poussé, qui était au coeur de la campagne de 2019, que là aussi nous cherchons à faire avancer.

Il y a des résistances, des réticences. Il y a des moments de crispation mais ils sont nécessaires pour qu'il y ait ensuite des avancées. Et donc aujourd'hui, c'est un moment où on va se retrouver, on va discuter de ces sujets.

On va en parler aussi, ce qui est très important, avec l'ensemble des partenaires sociaux européens avec lesquels nous devons travailler activement. Et c'est ce qui va nous permettre d'avancer l'agenda législatif que nous avons commencé et que nous allons poursuivre. Et j'entends faire la même chose sous présidence française, en particulier sur les sujets de fiscalité que nous posons depuis le début et qui sont aussi des éléments-clés de la justice sociale et de la convergence.

Est-ce que la fiscalité ce n'est pas justement la clé de la justice sociale quand on voit Joe Biden qui, d'un claquement de doigts, peut demander une imposition minimum des grandes entreprises ? C'est vrai, mais je vous invite à regarder les impositions qu'il y a aux États-Unis, y compris après cette réforme, et celles qu'il y a en Europe. Vous savez, vous avez tendance parfois à regarder ce qui se fait de l'autre côté...

Je suis très heureux que les États-Unis d'Amérique nous suivent dans ce que nous proposons et qui était bloqué par eux depuis des années. Mais la fiscalité du numérique, proposition que nous avons poussée, nous Français, que nous avons poussée en européen, qui était bloquée à l'OCDE par nos amis américains. S'ils sont prêts à y venir et qu'on conclut cet été, c'est formidable mais c'est parce que les États-Unis nous auront rattrapés sur notre position.

Quand je regarde la fiscalité des plus fortunées des entreprises, que je compare celle qui existe et qui existera après ces réformes aux États-Unis ou en Europe, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que la justice fiscale américaine ressemble à la justice fiscale européenne. Il y a des dumpings fiscaux à l'intérieur de l'Europe. Et cela, nous devons les corriger.

Et c'est pour moi ce que cette taxation numérique à taxation minimale permettra de faire. Merci à vous, à tout à l'heure. Bonjour à vous.

Moi je suis ouvert sur ce sujet, et je l'ai déjà dit, mais il ne faut jamais oublier que nous, les Européens, nous nous battons pour que le vaccin soit un bien public mondial depuis maintenant un an et je suis heureux qu'on nous suive. Ensuite, quel est le sujet actuellement ? Ce n'est pas vraiment un sujet de propriété intellectuelle.

Vous pouvez donner la propriété intellectuelle à des laboratoires qui ne savent pas le produire, ils ne le produiront pas demain. Le premier sujet pour la solidarité vaccinale, c'est le don de doses, ce que nous avons lancé dans ACT-A qui est le don au sein duquel il y a le véhicule COVAX et sur lequel les Européens avancent. On a commencé à donner des doses il y a plusieurs semaines et donc le don de doses, c'est la clé.

Deuxième pilier de cette solidarité pour que le vaccin circule, c'est de ne pas bloquer les ingrédients et les vaccins eux-mêmes. Aujourd'hui, les Anglo-Saxons bloquent beaucoup de ces ingrédients et des vaccins. Aujourd'hui 100 % des vaccins produits aux États-Unis d'Amérique vont pour le marché américain.

En Europe, sur à peu près 110 millions produits à date, nous avons exporté 45 et gardé 65. Nous sommes les plus généreux au monde aujourd'hui dans le camp des pays développés. Donc je pense qu'il faut aussi que l'Europe soit fière d'elle et sache avancer.

Troisième chose, la clé c'est le transfert de technologie. Ce qu'il faut réussir à faire, c'est transférer la technologie pour produire soit ce qu'on appelle le drug substance soit faire le Fill and finish au maximum, au service des pays qui sont en développement. Donc oui, je suis favorable à avoir ce débat.

Il ne doit pas tuer la rémunération de l'innovation parce qu'il faut toujours rémunérer les innovateurs et les chercheurs. C'est important et donc cela il faut le préserver. Oui à la solidarité, mais elle passe aussi par ces mécanismes-là sur lesquels nous devons avancer.

C'est possible de convaincre Madame Merkel ? Nous travaillons totalement main dans la main avec la chancelière sur ce sujet et avec la Commission européenne, et donc sur tous les leviers que nous avons évoqués nous sommes ensemble. Merci à vous.