Laurent Jacobelli : "François Bayrou a sombré dans la radicalité fiscale !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:23ComplaisanteRéponse directe
On va rappeler de quoi il s'agit, cet abattement de 10% qui est en vigueur aujourd'hui, transformé en un forfait à l'avenir.
- 1:49OuverteRéponse directe
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi quand on regarde également la réaction de Jordan Bardella ?
- 2:18FerméeRéponse directe
C'est donc censure ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Oui, je voulais vous demander, M. Jacobini.
- 4:39OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez possible, probable, l'hypothèse d'une crise financière, un krach financier qui pourrait effectivement nous basculer dans le mur de la dette ?
- 6:53OuverteRéponse directe
Est-ce que de ce côté-là, vous, vous êtes prêt au RN, au groupe RN, à regarder en effet comment on peut faire maigrir la masse salariale de la fonction publique d'État ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« M. Bérou a sombré dans la radicalité fiscale. Il va s'en prendre à tout le monde et deux fois aux retraités. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Est-ce que ce sont les retraités qui ont créé 1300 milliards de dettes supplémentaires ? »
- 0:49Invité politiqueChiffre
« Est-ce que ce sont les retraités qui payent l'immigration abusive que nous subissons, qui coûtent 3,4% du PIB chaque année ? »
- 2:18Invité politiquePromesse
« Si le projet reste en l'état, c'est au revoir, M. le Premier ministre. »
- 5:30Invité politiqueFait
« il nous dit que nous sommes à peu près la Grèce, J-1, honnêtement, il nous dit, vous voyez, je vais éviter la baisse des pensions de 30%, elle ne sera baissée que du coût de l'inflation »
- 8:02Invité politiqueFait
« Nous sommes le pays le plus endetté pour un service public qui périclite. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Nous sommes pour la privatisation du service public. »
- 11:21Invité politiqueFait
« Je rappelle que nous sommes dans la moyenne européenne. »
- 12:12Invité politiqueChiffre
« Il y a 5 millions de chômeurs dans notre pays. »
- 14:40Invité politiqueChiffre
« 60 milliards, c'est le coût des normes en France. »
- 18:31Invité politiqueFait
« On ne peut pas avoir le taux de charge qu'on a en France et avoir un système sanitaire qui dérembourse à tour de bras. »
- 23:07Invité politiqueFait
« Il n'y a pas 68 millions de Monsieur Jeudy en France. Il y a des gens qui ne sont pas dans votre situation. »
- 29:34Invité politiqueFait
« Le pronostic vital de la France est engagé, a dit le Premier ministre, et il a raison. »
- 29:44Invité politiqueFait
« le recours à l'impôt, le recours à la matraque fiscale pour essayer d'améliorer les comptes du pays, s'il continue dans cette direction-là, alors il sautera. »
- 29:54Invité politiqueFait
« il entend la voix du Premier parti de France qui dit épargnons les classes moyennes, épargnons les retraités »
- 30:04Invité politiqueFait
« budget de l'Union européenne, État obèse, immigration »
- 30:14Invité politiqueFait
« un Premier ministre atteint de fainéantise intellectuelle et qui réutilise toujours ces mêmes méthodes qui n'ont jamais marché »
- 30:45Invité politiquePromesse
« on demande la dissolution pour donner une majorité à la France »
- 31:25Invité politiqueFait
« les marchés financiers adorent l'honnêteté intellectuelle et la transparence. Ils détestent les données cachées »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli60 %
- Présentateur13 %
- Auditeur11 %
- Auditeur 27 %
- Invité4 %
- Présentateur 24 %
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Oui, bien sûr, les retraités vont être parmi les premières victimes, mais rassurez-vous, vous aussi, les classes moyennes, ceux qui travaillent, les chefs d'entreprise, tout le monde en fait. M. Bérou a sombré dans la radicalité fiscale. Il va s'en prendre à tout le monde et deux fois aux retraités. Une fois en s'en prenant à leur rabais de 10%, qu'il va finalement vouloir toucher alors qu'on nous avait promis que le gouvernement n'irait plus dans cette direction.
On va rappeler de quoi il s'agit, Gaëtan, cet abattement, on va en reparler tout à l'heure, abattement de 10% qui est en vigueur aujourd'hui, transformé en un forfait à l'avenir.
Créons une usine à gaz pour bien fonctionner les Français. Et puis en même temps, leurs retraites ne seront pas revalorisées, puisque ce sera une année blanche, qu'on peut appeler année noire, pour les retraités. Donc ce sera la double peine pour eux. Donc je ne vois pas pourquoi on s'en prend aux retraités. Est-ce que ce sont les retraités qui ont créé 1300 milliards de dettes supplémentaires ? C'est Emmanuel Macron et ses gouvernements. Est-ce que ce sont les retraités qui payent l'immigration abusive que nous subissons, qui coûtent 3,4% du PIB chaque année ? Bien sûr que non. Est-ce que ce sont les retraités qui se font soigner gratuitement par l'AME ? Bien sûr que non.
Ce sont les clandestins. Est-ce que ce sont les retraités qui siègent dans des agences qui ne servent à rien, si ce n'est à recaser les copains ? Bien sûr que non. Donc pourquoi s'en prendre à eux qui ont travaillé toute leur vie, qui ont fait la richesse de la France ? François Béroud sombre dans la facilité. Comme il n'a pas de majorité, comme il sait que le temps lui est compté, et à partir de ce soir, je crois que les minutes vont s'accélérer pour lui, eh bien il prend les mesures qui ont été proposées par ceux d'avant et qui finalement n'ont jamais porté leurs fruits. Alors l'année blanche, les retraites, les niches fiscales, on va tout avoir. Même un fonctionnaire sur trois.
Donc moi, il faudra qu'il m'explique. Pas remplacé à partir de 2011. Voilà. Donc qui est ce fonctionnaire ? Un policier ? On a vu ce que ça donnait, M. Sarkozy. Sur ce point, on n'a pas la pression du secteur concerné. Il n'y a pas de vision politique. Il n'y a aucune vision de la société. Rien n'est expliqué.
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi quand on regarde également la réaction de Jordan Bardella ? Et je dois dire, quelques minutes seulement après la fin du discours de François Bayrou, Jordan Bardella, voilà ce qu'il dit, la suppression de deux jours fériés, autre mesure dont on parle beaucoup depuis plusieurs heures, par ailleurs aussi chargé de sens, que le lundi de Pâques et le 8 mai est une attaque directe contre notre histoire, contre nos racines et contre la France du travail. Aucun député RN, dont vous, donc, n'acceptera cette mesure.
C'est donc censure ? Ni ça, ni la ponction des retraites. Quasi-automatique ? Si le projet reste en l'état, c'est au revoir, M. le Premier ministre. Mais encore ainsi ? Écoutez, s'il revient sur un certain nombre de ses propositions, si on arrête cette folie fiscale, si on arrête de tailler à la serpe le pouvoir d'achat des Français, et notamment les plus défavorisés et les classes moyennes, on verra bien. Mais en l'état, il faut prendre un billet sans retour pour peau, et très vite. Une fois encore, une fois encore, ce Premier ministre fait preuve de la même fainéantise que ses prédécesseurs.
C'est tellement plus simple de s'en prendre à ces Français qui bossent et qui ne disent rien, qui sont trop payés pour avoir les minimums sociaux et pas assez pour vivre bien. C'est tellement plus compliqué d'être courageux et de faire faire une cure d'amaigrissement à cet État obèse. De s'en prendre au coup de l'immigration, qui est devenue insupportable pour notre nation. D'arrêter de payer beaucoup trop pour le budget de l'Union Européenne. De payer pour une énergie qui n'existe pas, comme les éoliennes 300 milliards. En 10 ans, nous allons payer pour une énergie intermittente et qui coûte cher.
Si on arrête les mauvaises dépenses, si on arrête les communautés déodules et qu'on ait une politique de croissance, ce pays s'en sortira sans assassiner ces braves Français qui ne disent rien, qui triment, mais qui commencent à avoir ras-le-bol de cette politique.
– Il faut être un petit peu fort peut-être quand même.
– Fiscalement, non. – Fiscalement. Jean-Marc Sylvestre.
– Oui, je voulais vous demander, M. Jacobini. Bonjour Jean-Marc Sylvestre. – Bonjour. François Bayrou a commencé son après-midi par un descriptif de la situation française. Un État de la France.
– Avec une comparaison avec la Grèce.
– Avec une comparaison d'ailleurs qu'il a très bien expliquée et très bien racontée avec la Grèce. Mais ce n'est pas à vous que je demanderai ce que vous aviez pensé de la solution grecque. Je m'imagine que vous n'étiez pas sur cette onde-là. – On ne va pas faire les questions-réponses pour me permettre de dire ce que je pense. – Ce qui est intéressant, c'est que ce diagnostic-là est partagé par un ensemble de, à la fois les banquiers, beaucoup de Français aussi qui considèrent qu'il y a quelque chose qui ne marche pas dans ce pays et qu'une dette, ça doit se rembourser. – On est d'accord là-dessus.
– Et qu'à un moment donné, on ne peut pas continuer de s'endetter au rythme où c'est actuellement. – Donc il faut faire quelque chose. – Oui, il faut faire quelque chose. – Puisque là, je vous suis. – Eh bien oui, mais vous me suivez, mais il n'y a eu aucun commentaire, aucune analyse de la part de la classe politique aujourd'hui sur la qualité du diagnostic qui a été fait. Est-ce que vous pensez possible, probable, l'hypothèse d'une crise financière, un krach financier qui pourrait effectivement nous basculer dans le mur de la dette ?
– C'est donc la première partie du discours de François Bayrou
dont vous parlez Jean-Marc Sylvestre, Laurent Jacobille. – Non mais moi, je veux bien manier des évidences. Ce n'est jamais désagréable parce qu'on est sûr d'avoir raison. – Mais qu'est-ce que vous faites derrière ? – C'est ça qui est intéressant. Parce que dire que la situation de la France est intenable avec 3 400 milliards de dettes, dont un tiers est dû au seul Emmanuel Macron, c'est une évidence, dire que l'on va dans le mur parce que notre taux de croissance est trop faible, notamment par rapport à nos voisins européens, que le taux de fiscalité est trop fort, notamment par rapport au pays de l'OCDE, c'est une évidence.
Mais une fois qu'on a tracé ce portrait apocalyptique, je dirais un peu trop apocalyptique de la part du Premier ministre, qui, quand il nous dit que nous sommes à peu près la Grèce, J-1, honnêtement, il nous dit, vous voyez, je vais éviter la baisse des pensions de 30%, elle ne sera baissée que du coût de l'inflation, bon, c'est un peu moyen de s'en sortir, c'est un tour de passe-passe. – C'est un tour de passe-passe. – En revanche, il y a deux manières, quand on a un budget déséquilibré, et tous ceux qui tiennent le budget de leur maison vont comprendre ce que je dis. Quand on dépense plus que ce qu'on gagne, il y a deux manières.
Soit on essaye de gagner plus, ça c'est ce que voudrait faire le Premier ministre avec l'impôt, soit on dépense moins. Et il faut faire la chasse aux mauvaises dépenses. Il y a, et nous avons dû en faire… – Vous dépensez moins, vous rejoignez ce que dit François Bayrou, c'est ce qu'il a dit. – Non, c'est un tour de passe. – Mais il ne l'a pas prouvé. – Je le reprends. – Il ne l'a pas prouvé. Le problème, c'est que les seuls chiffres précis qu'il a annoncés sont ceux qui concernent la participation des classes moyennes, des retraités et aussi des Français les plus modestes à un supplément de recettes fiscales.
Mais pourquoi n'a-t-il pas présenté un plan, par exemple, pour réduire, je le répète, mais ce sont des dizaines de milliards chaque année qui sont pris aux Français, et dont ils ne voient pas le jour, c'est l'argent de l'immigration. Pourquoi ne pas parler des énergies ? Pourquoi ne pas parler des 10 milliards qui sont la différence entre ce qu'on donne à l'Union européenne et ce qu'on reçoit ? L'argent mal dépensé existe. Et malheureusement, on ne s'y attaque jamais. Alors il a fait quelques allusions, mais pas chiffrées. Les seuls moments où il a été précis, c'est sur les milliards qu'il va ponctionner sur les Français qui bossent, qui ont bossé ou qui aimeraient bosser. – Christophe.
– Et le non-remplacement des fonctionnaires aussi, il a annoncé quand même un sur trois qui ne serait pas remplacé en préservant certains secteurs. Est-ce que de ce côté-là, vous, vous êtes prêt au RN, au groupe RN, à regarder en effet comment on peut faire maigrir la masse salariale de la fonction publique d'État ?
– Le problème, ce n'est pas qu'il y a trop de fonctionnaires, c'est que les fonctionnaires ne sont pas employés au bon endroit. – Il faut les déplacer vers le terrain. – Exactement, sans réduire le nombre. – Aujourd'hui, en n'embranchant pas pour les remplacer,
ceux qu'on déplace. – Non, mais on les met dans l'opérationnel. – Donc c'est l'humanage-vente.
– Bien sûr, c'est l'humanage-vente. – Est-ce que ce sont les fonctionnaires dans les bureaux ? – Alors, je vais vous expliquer.
La santé, par exemple, on dit qu'on manque de personnel à l'hôpital. Mais vous avez les bureaux des agences régionales de santé qui pondent des notes qui ne servent à rien, qui sont payées en tout, les ARS, ce sont des milliards. Ces milliards ne servent à rien. Moi, je veux de mal à personne. Nous, au Rassemblement national, les fonctionnaires ne sont pas nos ennemis. Simplement, on aimerait que cet argent-là soit mis dans l'hôpital public, quitte à embaucher le nombre d'infirmières et de médecins qui correspondent au nombre de personnes embauchées dans l'ARS aujourd'hui.
Ce qui veut dire, c'est qu'aujourd'hui, il y a de l'argent mal employé, des définitions de postes mal définies, ce qui fait qu'aujourd'hui, les Français sont le peuple le plus taxé. Nous sommes le pays le plus endetté pour un service public qui périclite. Excusez-moi, l'équation montre bien qu'il y a un problème. Donc, essayons de régler ce problème. Non pas, une fois encore, en maltraitant les Français, mais en essayant d'avoir une gestion rigoureuse et de bon sens. À l'hôpital, on a besoin de médecins, plus que de contrôleurs de gestion. Dans l'éducation nationale, on a besoin de preuves. Preuves, on a besoin de preuves, plus que de personnes qui font les calculs. C'est pareil partout.
Et donc, une fois encore, ayons un État efficace. Ayons cette culture de l'efficacité. Mais attention, l'efficacité ne veut pas dire l'essentiel à tour de bras des fonctionnaires
qui, pour le coup, pour la plupart, font bien leur boulot. Est-ce que l'efficacité passerait, pour vous, par une privatisation ? C'est un gros mot, la privatisation ? Ça dépend de la privatisation de quoi ? Non, non, mais d'accord, ça dépend.
Je vais vous rassurer, mais vous allez voir, ce soir, vous allez passer une soirée formidable. Nous sommes pour la privatisation du service public. C'est pas nouveau.
C'est pas nouveau, ça vous l'avez déjà annoncé depuis 30 ans.
C'est une privatisation, donc je réponds clairement à la question qui m'est posée. Quand on a de l'argent public...
Oui, dans l'hôpital, par exemple.
Quand on a de l'argent public qui est mal utilisé, même qui est utilisé à rebours de la mission, le service public, c'est censé être le pluralisme, l'exposition de tous, alors c'est devenu le wokisme et le sectarisme. Eh bien alors, privatisons pour plus d'efficacité et moins d'impôts. Je veux dire, nous, on est ouverts. Simplement, nous ne voulons pas être dans un État où les Français payent toujours plus d'impôts, sont montrés comme responsables de la situation, avec un gouvernement qui refuse d'agir, et un service public à la traîne.
Toujours beaucoup de questions qui nous parviennent aussi depuis votre arrivée. Laurent Jacob-Ely sur BFM TV, Mission Interactive. N'hésitez pas à vous flasher le QR code qui apparaît sur votre écran très régulièrement. Gaëtan, j'aimerais comprendre, nous dit Sophie, on supprime deux jours fériés, mais est-ce que les salaires vont augmenter en contrepartie de ça ? Ah, c'est toute la question. Effectivement, on n'a pas le détail. Il y a deux options.
Soit les salariés vont travailler gratuitement pour leurs employeurs, c'est-à-dire qu'ils vont offrir deux journées de travail supplémentaire à leurs employeurs, soit les employeurs, en contrepartie de ces deux journées supplémentaires, vont rémunérer les salariés, ce qui serait tout bénef finalement pour les salariés, parce qu'ils auraient un gain de pouvoir d'achat, et puis aussi pour les caisses d'État, parce que ça serait des cotisations supplémentaires. Et en l'occurrence, cette mesure, elle repose sur le plan d'action pour augmenter la production.
Quand on parle d'augmenter la production, si ça passe par l'augmentation du temps de travail, il serait tout à fait normal que ces journées supplémentaires soient rémunérées. Et la question de Paul, dans la même ligne, en quelque sorte pour vous, Laurent Jacobelli, la question de Paul, avec la suppression des jours fériés, on demande encore à ceux qui travaillent de porter le poids de la dette, et les rentiers alors ?
Il a tout à fait raison. Une fois encore, c'est les Français qui travaillent qui vont avoir l'essentiel du poids, de la mauvaise gestion, de décennies de dirigeants qui n'ont pas su prendre les bons mesures. Au bon moment, c'est deux jours fériés. Honnêtement, qu'est-ce que c'est que ce travail de bricoleur ? On va dire aux Français, vous travaillez deux jours de plus. J'aime votre optimisme, mais je pense que ce sera pour le même salaire annuel. Pourquoi ? Parce que nos entreprises, quand elles ne travaillent pas, ne produisent pas. Mais vous croyez qu'elles ne produisent pas ? Pourquoi ?
Parce que si elles avaient un débouché derrière, elles produiraient, elles produiraient sur le temps qui est déjà alloué au travail. Le problème de l'économie française, ce n'est pas deux jours fériés. Je rappelle que nous sommes dans la moyenne européenne.
Vous savez, les pays scandinaves, ils ont tous augmenté le volume de travail pour pouvoir finalement financer à la fois la ministre des Armées. Ce soir, c'est un peu Noël. Ils l'ont fait ce soir à la fois la ministre des Armées. Pourquoi c'est Noël ? Parce que j'ai été dans le sens de... C'est la vérité, regardez. Et je vais aller dans le sens de ce que je dis.
Et je vais aller dans le sens de ce que je dis. Ce soir, je suis arrivé avec ma hôte. Vous avez raison. Il faut travailler plus. Mais ce n'est pas que ceux qui travaillent et qui ont un emploi travaillent plus. C'est qu'il y ait plus de gens qui travaillent. Notre problème aujourd'hui en France, c'est que les jeunes arrivent trop tard au premier emploi. Vous bloquez vous-même ? Laissez-moi terminer une phrase, vous verrez, c'est super intéressant le débat. Et ensuite, les retraités, en tout cas ceux qui doivent partir à la retraite et qui, à partir de 57 ans, n'ont plus de boulot. Réglons d'abord ce problème avant de dire aux seuls Français qui travaillent, vous allez travailler plus.
Quand on repousse l'âge de la retraite, les seniors travaillent plus. Il y a 5 millions de chômeurs dans notre pays. C'est 5 millions de trop. Allez, il y a un chômage structurel pour ceux qui changent de job. Mais on ne devrait pas être à 5 millions, même un peu plus.
Vous soutiendrez la réforme de l'assurance chômage que Bayrou va remettre sur le tapis ? C'est datal.
L'assurance chômage, quel est le déficit l'année dernière de l'assurance chômage ?
Ce n'est pas un problème de déficit, c'est remettre les gens au travail.
J'ai le droit de vous poser une question. Oui, mais... C'est vie ma vie au nom du chômage. Même si l'assurance chômage était très bénéficiaire, il ne faut pas que les gens restent au chômage. 250 milliards. Quel est le montant de la fraude aux assurances chômage ? 250 milliards. Donc vous voyez, là... Où sont les fraudeurs ? Oui, voilà le boulot à faire. Voilà le boulot à faire. Il faut aller chercher la fraude plutôt que de dire à quelqu'un qui cherche un boulot ou qui a perdu son boulot, on va s'en prendre. Allez, on va.
C'est pas une joie, vous n'êtes pas très clair. Je suis super clair. Il faut augmenter le volume de travail. Tous les pays qui, pour faire face à l'augmentation du budget défense, pour faire face à la question du grand âge, pour faire face à la question du financement des retraites, ils ont tous augmenté. Et vous, on va rester avec votre programme, on va même pas se dire, on va revenir aux 62 ans, et vous allez financer sans augmenter le travail. Mais vous n'y arriverez pas, monsieur Jacobi. Vous le savez bien, c'est la démagogie de ne pas revenir à 63 ans.
D'abord, mais moi aussi je vous apprécie beaucoup. Mais d'abord, ce qui est sûr, c'est que ceux qui sont au pouvoir depuis 50 ans, n'y sont pas arrivés.
Ils sont passés à 64 ans quand même.
Super, bravo. Ça marche bien aujourd'hui. Vous êtes contents, comme 300 milliards de dettes. Il faut bien financer les retraites. Mais ça ne marche pas. Je comprends, c'est dur pour vous de dire.
Ça fait des années que je le tente. L'Italie, par exemple, augmente la jetée par la retraite. Sinon c'est un monologue.
Vous m'entendez l'argument de mauvaise foi. Mais moi, j'ai l'argument de mauvaise foi. Tous les pays ont fait ça. Attendez, attendez.
Allez-y, Laurent Jacobi. Vous êtes cinq. Non, on n'est pas cinq.
Bon, je vais essayer de poser calmement des éléments très importants. Parce que là, on est en train de parler de création d'emplois. On est en train de parler de nos entreprises. Pourquoi nos entreprises aujourd'hui ont du mal à employer ? Ce n'est pas parce que la retraite est à je ne sais pas quel âge. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui sont au chômage. Ce n'est pas parce qu'on célèbre la victoire sur les nazis le 8 mai. Ce n'est pas pour ça. C'est parce qu'on a une mondialisation échevelée qui fait qu'on a des produits de Chine qui sont produits pour dix fois moins cher de ce qu'on fait en France. Ce, c'est à cause du manque de priorité nationale.
Ce qui fait qu'on achète même la commande publique dans le monde entier et non pas à nos entreprises. C'est parce qu'elles sont asphyxiées de normes et de charges. 60 milliards, c'est le coût des normes en France. Si on libère nos entreprises du poids de l'impôt, du poids des charges, du poids des normes et qu'on leur promet le marché national, croyez-moi, elles créeront de l'emploi. Ça, c'est vertueux. Créer de l'emploi, ça permet de mettre de l'argent dans les cotisations sociales et ça permet d'avoir une politique juste et humaine et pas de dire aux chômeurs « c'est de ta faute » et pas de dire aux retraités « tu ferais mieux d'aller au boulot ». Ça, c'est devenir inhumain.
Et je crois que l'inhumanité, à partir du moment où on choisit cette voie-là, c'est qu'on a tout raté.
Et on avance dans nos questions, bien évidemment. Anne, qui nous écrit, Christophe, à présent, « À aucun moment, il n'a été question, nous dit-elle, du train de vie de l'État. Je parle de cabinet de consulting, de multiples institutions et de millefeuilles territoriales. » Alors, si on recontextualise, il y a quand même eu quelques annonces au début de la conférence de presse.
Il y a des petites choses. D'abord, il y a train de vie et train de vie dans ce qu'elle nous dit. C'est-à-dire le train de vie au sens fonctionnement, ça sera impacté s'il y a l'année blanche. Parce que les ministères vont devoir fonctionner à un régime égal, à l'euro près. Donc, il faudra bien faire des économies, y compris sur le fonctionnement, ce qu'elle appelle le train de vie. Et il faut que les parlementaires exercent encore plus leur contrôle sur le bon usage de l'argent public, parce que c'est le rôle des parlementaires de ça. Et puis, il y a la réforme structurelle. Le millefeuille territorial, très bien. On supprime quoi ? Le département, la région ? Bon.
Quand on a créé les grandes régions, on s'est dit, on va faire des économies d'échelle, il y aura un seul hôtel de région qui va générer de plus grandes régions. On a additionné, on a même à certains endroits engagé des gens pour faire fonctionner les deux régions dont on n'avait rien supprimé. Donc, vous voyez, on a été dans l'erreur la plus complète. Mais là encore, si on veut faire des réformes structurelles, ça fera mal. C'est-à-dire qu'on va, là aussi, supprimer de l'emploi public.
Encore faut-il ne pas se tromper dans les emplois qu'on supprime, mais on ne peut pas rester dans un pays à 5,8 millions de fonctionnaires, c'est-à-dire payer par l'argent collecté sur les entreprises et les autres travailleurs. Ce n'est pas possible.
Mais c'est très intéressant ce que vient de dire M. Barbier. Merci. Les grandes régions, moi je suis élu de la région Grand Est, on nous avait dit, effectivement, vous allez voir, c'est plus c'est grand, plus ça marche. Ça va être formidable. On a des régions complètement déconnectées des problèmes locaux. Donc, la réponse à portée est parfois très coûteuse, mais très peu adaptée.
C'est très mal vécu dans Grand Est, c'est pas très un parcours, mais dans le test, c'est très mal vécu.
Je vous le confirme, on est très heureux d'imaginer que bientôt, il y aura le retour à nos trois régions. Mais surtout, on a créé effectivement 25%, vous m'entendez bien, 25% d'augmentation des frais généraux qui ne servent qu'à encombrer la machine et à la rendre moins efficace. Eh bien, un État qui est capable de faire ça, et c'est une décision de François Hollande sur un coin de table, une décision d'ailleurs purement politique, cet État-là devrait faire amende honorable, il devrait faire sa propre introspection avant de dire aux Français, tout est de votre faute, aucun Français n'a choisi, en tout cas pas dans le Grand Est, je vous l'assure, d'avoir une grande région.
Donc, ayons une politique raisonnable, faisons du ligne à ligne, est-ce que c'est utile, pas utile, combien ça coûte, combien ça rapporte, avant de s'en prendre aux victimes faciles et expiatoires que sont les Français.
Mais c'est d'ailleurs poursuivre aussi l'Élysée de près pour le service politique de BFMTV, une réflexion qui revient régulièrement et qu'on a de la part de l'entourage d'Emmanuel Macron. J'ai le souvenir d'une conférence de presse qui avait eu lieu juste après la dissolution où le chef de l'État commençait à nous dire il va falloir réfléchir à cette organisation territoriale, à l'ensemble, il y a même des rumeurs de référendum pendant un temps potentiellement sur ce sujet, on verra de quoi il advient. Et ça c'est pour la présidentielle ces réformes-là. Vous allez résoudre vraiment en coeur de l'élection.
Laurent Jacobelli, avançons également sur cette autre annonce qu'on n'a pas encore évoquée, le Premier ministre qui a annoncé vouloir économiser sur les dépenses sociales, cette fois-ci dans un plan de réduction de 5 milliards d'euros. Dès 2026, des mesures qui vont être prises pour stopper par exemple le remboursement à 100% des médicaments qui n'ont pas de rapport avec ce qu'on appelle les affections de longue durée. Donc si je résume, ce sont les maladies par exemple cardiovasculaires ou encore les cancers, le diabète également, qui touchent les patients. Ça veut dire quoi concrètement ?
Ça veut dire qu'on va toucher à la santé des Français. Ça veut dire que ce sont une fois encore des mesures qui ne sont pas des mesures soutenables dans un État comme le nôtre, qui est un État solidaire et fraternel. On ne peut pas avoir le taux de charge qu'on a en France et avoir un système sanitaire qui dérembourse à tour de bras. Il y a deux modèles possibles. Le modèle qu'on va qualifier d'anglo-saxon, voire ultra-libéral, vous payez très peu de charges sociales, vous avez vos mutuelles privées, vos assurances privées, vous vous débrouillez, mais en même temps vous avez très peu de cotisations.
Moi, ce n'est pas le système que nous nous proposons au Rassemblement National, mais il y a une forme de cohérence. Et puis le système qui est le système depuis l'après-guerre qui est en France, on paye, c'est vrai, énormément de cotisations, mais face à cet emploi de cotisations, on a une bonne prestation sociale. Mais on ne peut pas avoir, là encore, le pire des cotisations et le pire du système anglo-saxon. Pourquoi s'en prendre aux malades ? Alors attendez, on va faire le compte. les fonctionnaires, les retraités, les chômeurs, les malades. Moi, je trouve que François Béroux a la victime facile, s'en prendre aux plus faibles. Pourquoi ? Pour faire oublier sa mauvaise gestion.
Je vais vous dire.
On dérape quand même sur les médicaments, il a donné l'exemple. Est-ce que vous connaissez des gens
qui prennent des médicaments tout simplement parce qu'ils n'ont pas trouvé de Smarties au supermarché ? Moi, je n'en connais pas. Pourquoi ils les prennent ?
Parce qu'ils ne les payent pas. Et donc ils se disent, ça va me faire du bien et je ne les paye pas. Non, ils les prennent. On les a habitués à ça ?
Non, non. Ceux qui le prennent et qui sont remboursés sont ceux que les médecins ont ordonnés. Et donc on peut imaginer qu'en face, excusez-moi, c'est parce qu'il y a une maladie ou alors... Oui, mais aussi parce que les médecins veulent garder leur clientèle. Non, mais arrêtez. Arrêtez de jeter la nathème sur tout le monde. Permettez-moi une petite précision. Je vous en prie.
Le Premier ministre a quand même parlé des médicaments qui ne seraient pas remboursés, qui ne sont pas en rapport avec la maladie du patient. On ne parle pas des médicaments qui traitent le patient. Bien évidemment. Donc ça, c'est important. C'est pas...
5 milliards sur la santé, comment vous allez faire la différence ? Vous avez bien compris ce que je veux dire.
5 milliards que sur ces médicaments. Vous avez bien compris ce que je veux dire.
Ce que je veux dire, c'est qu'il y a des domaines qu'on touche en priorité parce que c'est facile d'y toucher. Parce qu'on touche les plus fragiles. Parce qu'on touche les plus faibles. Ceux qui ont le moins d'écho dans la société qui n'ont pas de relais naturels. Ils ont des relais. Les retraités, vous les voyez dans la rue souvent ? Ils ont déjà manifesté. Ils votent sur tout. Ils votent, oui. Une fois encore, une fois encore, François Bérou est victime de son propre piège. vouloir durer sans majorité. Vouloir durer sans le soutien d'un bloc solide. Et donc, il ne peut pas prendre de réformes structurelles profondes. On a parlé de la réforme territoriale.
On peut parler de la réforme de l'emploi. Et c'est vraiment intéressant. Des fonctionnaires moins administratifs, plus opérationnels. Et donc, il faut une majorité dans ce pays. Il faut, en toute urgence, dissoudre l'Assemblée nationale.
Si je vous pose également, on va y revenir juste après, la question des médicaments. Pourquoi je vous pose cette question aussi ? C'est parce que c'est en partie sur cette question-là que le scénario qu'on a connu avec Michel Barnier il y a quelques mois maintenant, s'est produit. On se rappelle des lignes rouges qu'avait posé le Rassemblement national à l'époque, qui a été écouté tardivement par Michel Barnier, pas en intégralité, mais qui... Les retraités. Oui, exactement. Qui notamment s'est appuyé sur les retraités. C'est le même sort, de manière évidente, qui se dessine pour...
Michel Barnier apparemment a trouvé un point de chute. Il se présente aux législatives à Paris. J'espère qu'il y aura un deuxième poste vacant parce que M. Béroud va très probablement chercher lui aussi à se recycler. Et quand vous entendez ce soir
Manuel Bompard qui dit nous on est prêt également à censurer le Parti Socialiste alors que lui qui laisse la porte entre-ouverte, alors c'est un peu plus subtil, mais on comprend bien que la décision est potentiellement dans le même sens.
Ah mais c'est très clair. Si la frénésie fiscale qui s'annonce est maintenue, si l'attaque au pouvoir d'achat, notamment des plus fragiles des classes moyennes et des retraités est maintenue. Si les vraies réformes de l'État, et j'en ai parlé, j'ai fait un certain nombre de propositions, ne sont pas... Il faut laisser filer le déficit, laisser filer le déficit. M. Jeudinson, il n'est pas caricatural. Il n'est pas caricatural. Ces méthodes sont utilisées... Il n'est pas caricatural.
Il faut voter un budget en 2026. Mais nous avons fait un contre-budget.
Nous ferons à nouveau un contre-budget qui sera à l'équilibre celui-là. Mais une fois encore, touchons aux dépenses que les Français veulent voir toucher. Que veulent les Français ? Moins d'immigration. Plus de sécurité. Ils veulent moins
d'ingérence européenne. Vous leur avez fait croire l'année dernière. Alors faisons cela. Vous leur avez fait croire l'année dernière que s'il n'y avait pas de budget voté, ce n'était pas grave et que les Français ne s'en rendraient pas compte. C'est faux. La situation, c'est encore dégradé. Monsieur Jeudy, vous voulez quoi ? La situation, c'est encore dégradé. Monsieur Jeudy, vous voulez quoi ? Qu'on creuse la dette ? Qu'on s'en prenne aux retraités ? Qu'on s'en prenne aux malades ? Je vous dis simplement que s'il n'y a pas de budget, la situation se dégradera encore plus.
Mais vous savez, il n'y a pas 68 millions de Monsieur Jeudy en France. Il y a des gens qui ne sont pas dans votre situation. Il y a des gens qui ont besoin d'aide. Il y a des gens qui n'ont pas votre salaire. Par contre, supprimer la niche pour les journalistes, banque ou allons-y ?
C'est le fait que vous ne puissiez pas admettre que la priorité des priorités pour le Premier ministre, c'est de restaurer la confiance avec les milieux financiers. C'est-à-dire que s'il n'a pas cette confiance pendant le mois d'août, il y a un signal envoyé. Ce que vous dites,
c'est que symboliquement, il y a un signal à envoyer à l'extérieur. Il est aussi fort que les mesures elles-mêmes.
Avec des mesures, avec des promesses, avec un agenda très précis que lui on... Très précis ? Oui. Ce qu'a dit le Premier ministre, on trouvait ça très précis. Il faut qu'il ait son sujet.
Sur simplement, oui, pas sur tous. On a quand même des précisions. Sur la fonction fiscale, il est très précis. Sur les agences qu'il va supprimer, il est très flou. Sur les économies réalisées sur la fraude, il est très flou. Bref, tous les aspects positifs et qui pourraient recueillir notre agrément sont flous. Les aspects qui sont des irritants, qui sont des provocations par rapport à ce que nous proposons, là, c'est très clair. Donc, je suis un peu surpris de votre analyse.
La situation que nous avons nous laisse penser que le mois d'août va être très difficile. Vous avez raison. Sur les marchés financiers... Sur quoi vous vous basez, Jean-Marc Sylvestre, pour encore une fois être très concret ? Sur deux problèmes. C'est-à-dire qu'il y a une montée de l'endettement en général dans tous les pays occidentaux. Premier point. Deuxième point, il va y avoir des besoins financiers pour pouvoir éventuellement livrer les armements à l'Ukraine et puis financer le prolongement de la guerre.
Et puis, troisièmement, vous avez l'arrivée sur le marché européen d'un émetteur de dettes qui n'était pas là auparavant et qui arrive avec beaucoup de talent et de garantie et de 800 milliards. L'Allemagne. L'Allemagne. Mais vous avez raison. C'est la première fois. Et regardez ce qui se passe aujourd'hui dans les levées de capitaux. L'Allemagne passe devant nous. Bien sûr. Et nous oblige à payer des primes de ce prix relativement élevé. Nous sommes aujourd'hui dans une situation déjà suffisante. Mais Jean-Jacques Obédi
vous répond. Je partage votre diagnostic. Oui, vous ne vous dites rien et vous ne faites rien. Ça fait 20 minutes que je suis là de faire des propositions. Allez-y. Ça ne vous plaît pas. Ça ne vous plaît pas. Ça n'a pas à nous plaire ou pas nous plaire. On vous écoute. Mais ça plaît aux Français. C'est ce qui compte. Simplement. Vous avez raison. Vous avez raison. Sur le constat.
Pardonnez-moi. Je vous donne une précision. Oui. Que vous avez eu. Donald Trump a cédé contre les marchés. Vous avez raison. Ce sont les marchés obligataires qui l'ont fait céder.
Alors je vais vous dire quelque chose. Qu'est-ce qui inquiète les investisseurs en France ? En tout cas ceux qui nous prêtent de l'argent. C'est évidemment le déficit et vous avez raison. Mais je pense que... Mais c'est pas... Ah non mais attendez par contre il faut me laisser finir une phrase. On vous écoute. Sinon ce n'est pas drôle. Bon. En revanche, pourquoi est-ce que ça les inquiète ? Parce que les chiffres de la réindustrialisation promise ont montré que nos désindustrialisations s'est inquiétant pour l'avenir économique de notre pays. Ils sont inquiets aussi parce qu'ils voient que la mondialisation joue en défaveur de notre pays. Que notre balance commerciale chaque année se creuse.
Tous les indicateurs économiques montrent bien que les options qui ont été prises par Emmanuel Macron et soyons honnêtes avec lui parce que beaucoup de ses prédécesseurs amènent la France dans le mur économique. Et donc quand on n'a plus de recettes on va faire schématique. Je sais que vous êtes un spécialiste mais on essaye de parler simplement. Quand on a moins de recettes qu'on vend moins mais qu'on a toujours les mêmes dépenses alors on emprunte. Et donc le problème et donc... Vous avez raison. Et donc le problème est qu'on a laissé filer l'industrie. On a laissé filer l'emploi. Et ça on va le régler mais on ne va pas le régler en deux semaines.
Non on va le régler lentement. Est-ce que vous ne seriez pas d'accord pour dire... On va l'aggraver ce problème. Est-ce que pendant deux ans ces budgets de crise pour répondre à cette urgence financière pour faire la jointure vous les laissez passer vous ne les assumez pas. Mais vous ne censurez pas. Vous laissez Bayrou faire ce sale travail-là dans l'attente d'une réponse démocratique en 2027 qui donnera aux Français les clés pour des réformes structurelles votre projet ou celui du non-faux Front Populaire ou celui du Bloc Central. Et là on sera parti pour une période où il y aura une cohérence entre la légitimité politique et des réformes de structure de fond.
Et je prolonge ce que dit Christophe. Est-ce que franchement censurer, renverser un gouvernement maintenant à l'automne... On est en 1915, vous voyez. Juste avant des élections municipales puis une élection présidentielle c'est vraiment sérieux ? J'ajoute ce qui nous a coûté... Il nous a cherché... On a beaucoup de questions ce soir.
Mais il a raison. Ce qui nous a coûté cher avec Michel Barnier ce n'est pas la politique de Michel Barnier. C'est le fait qu'on n'ait pas su avoir de budget.
Si le reste et de gauche on a un scoop ce soir.
Ce qui nous a dit... Pardon, je ne voulais pas vous trouvez. Ce qui nous a coûté cher c'est le désordre politique. Oui, pendant un an. C'est l'indépendance. Le désordre qu'on répondait pendant un an. L'impossibilité d'avoir un Premier ministre et l'impossibilité d'avoir un budget. Non, c'est pas ça. On n'a pas eu de budget. Pendant dix mois, on n'a pas eu de budget.
J'ai rangé en compagnie, on vous écoute. Si la dette d'aujourd'hui était liée à la censure, honnêtement, je pense que ça se saurait. Je pense que c'est lié à des décennies de mauvaise gestion. C'est des décennies où on a accepté des règles absurdes. Et la suspicion sur l'Afrique ? Alors, on va être clair. On va être très clair. Vous avez raison. L'objectif, c'est qu'en 2027, on change radicalement de politique. Mais ces deux ans qui nous écartent de 2027 peuvent être deux années terribles pour la France. Terribles. Et donc, on n'est pas cynique. Si j'étais cynique, je serais en Macronie. Et donc, on ne va pas se dire « Oui, c'est tout bénéfice. » On ne va pas laisser la France couler.
On va laisser la France couler. Et puis dans deux ans, on sera les rois du monde. Remède de cheval. Non, non. Alors, ce n'est pas un remède de cheval. Je vais vous expliquer. Moins de fonctionnement. Vous avez commencé par ça. Vous avez commencé par ça. Pour expliquer, il va falloir plus d'une seconde.
Et là, on vous dit, c'est un remède de cheval. Vous dites « Ah non, pas du tout. » Allez-y, Laurent, je vais vous dire. Vous dites le contraint de ce que vous avez dit au début.
C'est bon ? Ben, allez-y. Merci. Ça va être très dur pour ceux qui vont le subir, mais ça ne va pas régler la maladie. C'est ça le problème. Parce que les gens qui vont voir leur minimum sociaux diminuer, qui vont s'enfermer dans la pauvreté pour beaucoup, on est déjà pratiquement à 11 millions de pauvres, ils ne vont plus consommer. Ils vont s'écarter du marché de l'emploi. Et ça aura un coût pour la société. Tous ces fonctionnaires qui n'auront plus de boulot ne vont plus consommer. Ils ne sont pas forcément réadaptables dans le privé du jour au lendemain, à cause de leur formation, pas à cause de leur capacité personnelle.
Donc, cette situation des deux ans qui arrivent va être une situation terrible. Et donc, je repose ma question.
Il faut renverser absolument ce gouvernement, quitte à créer des conditions qu'on ne connaît pas encore une nouvelle fois.
Le pronostic vital de la France est engagé, a dit le Premier ministre, et il a raison. Le pronostic vital du gouvernement est engagé. Moi, je vous le dis ce soir. C'est-à-dire que, tout simplement, s'il continue sur cette pente qui n'a jamais fonctionné, le recours à l'impôt, le recours à la matraque fiscale pour essayer d'améliorer les comptes du pays, s'il continue dans cette direction-là, alors il sautera.
Si, en revanche, il entend la voix du Premier parti de France qui dit épargnons les classes moyennes, épargnons les retraités, arrêtons avec une fiscalité, débridés et chassons la mauvaise dépense, je la répète, budget de l'Union européenne, État obèse, immigration, alors on fait la jointure avec les deux ans. On verra bien si on a un Premier ministre responsable ou un Premier ministre atteint de fainéantise intellectuelle et qui réutilise toujours ces mêmes méthodes qui n'ont jamais marché.
Oui, M. Jacobelli, est-ce que ce n'est pas plus facile pour vous, finalement, de laisser ce gouvernement faire le sale travail et d'arriver un peu en sauveur ?
Non, je viens de vous répondre. Ce n'est pas du tout notre objectif. Une fois encore, vous savez, si on avait cette mentalité-là, ça ne ferait pas 50 ans que notre mouvement essaye, parfois contre vents et marées, d'annoncer des choses qui, sur le coup, on nous dit toujours que c'est faux et puis 10 ans après, on nous dit que finalement, ils avaient peut-être raison. Non, pas du tout. Nous, on est clair, si on censure, on demande, et d'ailleurs même, on demande la dissolution pour donner une majorité à la France. Et donc, vous aurez le courage d'avoir une majorité. Rien ne dit qu'il y aura
une majorité, une nouvelle fois.
Aujourd'hui, on n'en a pas une. Une fois encore, il faut tenter. On a vu ce qui s'est passé la dernière fois. Et sinon, il y aura 2027. Après, effectivement, si les filles votent pour les Républicains
qui plaisent aux marchés financiers ?
Il est prêt. Il est prêt et il est mieux équilibré, plus réaliste que celui qui nous est proposé. Car je rappelle que souvent, les hypothèses des budgets qui nous sont proposées ne sont pas réalistes tant en termes de croissance que de recettes fiscales. Nous, nous serons réalistes. Et croyez-moi, et ça, Jean-Marc Sylvestre le sait bien mieux que moi, les marchés financiers adorent l'honnêteté intellectuelle et la transparence. Ils détestent les données cachées. Merci beaucoup,
Laurent Jacobéli. Juste en un mot, mais vraiment en un mot, une censure spontanée qui va être déposée de votre côté ou pas dans les prochaines heures ?
Dans les prochaines heures, non, on attendra de voir le budget.
Vous attendez un peu de débat budgétaire quand même. Nous, on espère
qu'il y aura un bon budget pour la France. Ce ne sera pas celui-là, c'est sûr.
Laurent Jacobelli