Le renvoi d’Olivier Nora montre la "reprise en main brutale" de Vincent Bolloré, note Sylvie Robert
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« qui va mettre à la tête de cette maison d'édition un de ses proches, on le sait »
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« le secteur de l'édition est en proie à à la fois un phénomène de concentration que l'on observe dans d'autres secteurs culturels »
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« tout ce que vous avez dit en matière de diversité, de régulation et d'encadrement est une fois de plus bousculé par l'emprise très forte de ce milliardaire »
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« la baisse des pratiques culturelles des français est également à l'œuvre »
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« la proposition de loi de l'or et de moi-même sur le contrat d'éditeur lecteur n'a pas reçu d'avis favorable hier dans la niche transptisane »
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« les agences du livre, il y en a qui vont fermer »
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Merci monsieur le président et merci à toutes et tous pour vos propos. D'abord, j'aurais j'auraiis peut-être deux réflexions liminaires. Je trouve dommage que à cette table ronde qui n'est pas ronde, il y ait pas les bibliothécaires.
Et je le dis d'autant plus que vous avez parlé de filière du livre et qu'aujourd'hui, je pense que plus que jamais, dans cet état des lieux un peu quand même alarmant que vous dessinez, la solidarité entre l'enchant l'ensemble des acteurs de la chaîne du livre est absolument essentielle et les bibliothécaires contribuent aussi. dans la question de des pratiques de lecture à mettre leur petites pierres pour essayer de d'enrayer ce que vous avez énoncé. La deuxième chose que je voulais dire, c'est bien sûr ce que nous avons appris hier, ce limogage du patron de Grasset Olivier Nora, qui témoigne une fois de plus de la reprise en main brutale, je dirais brutale, de Boloré et qui va mettre à la tête de cette maison d'édition un de ses proches, on le sait, et qui démontre une fois encore que le secteur de l'édition est en proie à à la fois un phénomène de concentration que l'on observe dans d'autres secteurs culturels.
Je pense à la musique, mais qui montre que tout ce que vous avez dit en matière de diversité, de régulation et d'encadrement est une fois de plus bousculé par l'emprise très forte de ce milliardaire. Après cela, ce constat que vous avez énoncé est très préoccupant. Il est alarmant, il est multifactoriel.
Je dois vous dire que j'ai l'impression et nous avons quand même légiféré ces dernières semaines sur la question de l'IA, n'est-ce pas mes chers collègues ? sur la question des écrans, n'est-ce pas, mes chers collègues, où à chaque fois l'impuissance de notre pays face à l'Europe est encore un témoignage tellement triste d'une lucidité vraiment, je dirais désolante, que un moment je me dis, puisque nous semblons avoir perdu la bataille de l'intention, que les plateformes sont toutes puissantes et qu'on a du mal à trouver des outils de régulation, pour réenchanter un peu le désir de lecture et de culture parce que je je mets en regard une étude qui vient de sortir de l'hop pour explora qui montre que la baisse des pratiques culturelles des français est également à l'œuvre et donc vous voyez que c'est un phénomène vraiment plus global. [raclement de gorge] Comment peut-on faire chers amis ?
Mais quelles sont les solutions ? Qu'avez-vous à nous dire en matière de politique publique et en matière effectivement là de de régulation d'un secteur marchand [raclement de gorge] puisque vous êtes à la confluence de tous ces secteurs ? Donc j'avoue un peu là aussi pas seulement ma préoccupation mais ma tristesse de voir que c'est là aussi alors qu'on a érigé la cause de la lecture, je crois que c'était en 2000 2022 président de la République qu'aujourd'hui baisse des crédits du CNL le droit de prêt pardon on n pas réussi à la loi de finance alors que le président de la République cher lor vous souvenez il y a un an nous avait dit mais oui donc nous sommes dans cette situation Alors, collectivement, que pouvons-nous faire ?
J'avoue que je suis un peu désarmé parce que toutes les propositions que nous le faisons, la proposition de loi de l'or et de moi-même sur le contrat d'éditeur lecteur n'a pas reçu d'avis favorable hier dans la niche transptisane. Nous le regrettons, on sait pourquoi mais nous le regrettons et je le dis à tous les collègues ici et et je remercie celles et ceux qui l'ont cosigné. Merci.
Donc nous n'y arrivons plus. Donc je c'est un peu un cri vraiment à la fois de tristesse et d'alarme que je fais aujourd'hui parce que c'est absolument indispensable dans une démocratie où le secteur du livre où le livre est d'une puissance symbolique absolument énorme. Et on sait que, et vous l'avez dit, que les bibliothèques sont attaquées en trava liberté d'expression, les témoignages sont en permanence, que les librairies, ma librairie à Renes, vous savez laquelle, a été aussi euh voilà attaquée.
Donc nous sommes dans un contexte politique géopolitique qui nous demande [grognement][raclement de gorge] un moment une responsabilité. Je vais arrêter. Et je voudrais pour terminer poser une petite question, mais elle est petite monsieur le président.
Donc euh oui, je sais bien mais j'avais envie de le dire parce qu'on va tous dire "Ah oui, il faut faire c, il faut faire ça, il faut faire" Mais arrêtons, ça fait des années, ça fait des semaines, il y a la PPL de l'or, il y a la mienne. Ça fait des semaines qu'on le dit, des mois qu'on le dit, tout ce qu'on a fait dans les mystiques. Cher Catherine, cher Lor, les semaines passées, on a un gouvernement impuissant.
Donc écoutez, oui, moi je veux dire aujourd'hui, on peut se dire tout ce qu'on veut. Je crois qu'il y a une responsabilité collective et il faut qu'on soit plus que jamais solidaire. Et je voudrais enfin demander, mais ça peut être une petite question, les conventions CNL pour les avec les régions.
Euh j'aimerais bien avoir un état des lieux à un moment pour savoir parce que moi je travaille sur les questions de CNC, convention CNC, je pense à la Normandie, je pense à la Bretagne, je pense à d'autres régions, les agences du livre, il y en a qui vont fermer. Il y en a qui vont fermer. Euh mais je crois que c'est important aussi que les ces outils de politique publique soient renforcés.
Pardonnez-moi chers collègues d'avoir été un peu longue mais je crois qu'aujourd'hui c'était nécessaire. Merci. M.
Sylvie Robert