Emmanuel Macron poursuit dans l’aveuglement ! - Philippe Ballard (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 56 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Ces jeunes arrêtés, fascinés par l'État islamique, c'est effrayant.
- 2:16OuverteRéponse partielle
Quelle est la motivation de ces jeunes en France pour monter des attentats ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que les services de renseignement ont fait pour déjouer cet attentat ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Pourquoi cibler Poitiers ?
- 6:48RelanceRéponse directe
Comment expliquez-vous que la déradicalisation ne fonctionne pas ?
- 9:07OuverteRéponse directe
Pourquoi personne n'alerte sur le danger à venir en Syrie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« On a un chimiste, on a un informaticien, donc le tech du groupe, et puis on a un psychologue, donc un étudiant en psychologie. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Ils ont été principalement repérés par des conversations sur des canaux chiffrés. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Ils ont vu les composants chimiques du TATP, c'est-à-dire l'explosif qui devait être utilisé. »
- 2:33Invité politiqueFait
« La première, c'est souvent, ils y croient. Ils croient vraiment avoir une action et un pouvoir de nuisance sur la France. »
- 2:44Invité politiqueFait
« C'est un coup d'éclat, c'est du buzz. C'est une action marketing vis-à-vis de leurs camarades et amis. »
- 3:07Invité politiqueFait
« Ils envisageaient un départ en Syrie. »
- 5:43Locuteur 8Fait
« Les services pour ce qui est de déjouer les attentats restent extrêmement performants en France. »
- 5:52Locuteur 8Chiffre
« Il y en a plusieurs dizaines qui sont déjouées chaque année avec des techniques particulières à la France. »
- 7:21PrésentateurFait
« Il faut réprimer, puis réparer, déradicaliser ces jeunes, notamment en prison. »
- 12:42PrésentateurChiffre
« Il faut 24 policiers ou personnes spécialisées pour suivre un radicalisé qui sort de prison. »
- 13:21PrésentateurPromesse
« On avait déposé une proposition de loi en février 2021 pour lutter contre l'islamisme. »
- 14:35Locuteur 8Fait
« Dans quelques mois, il est possible que nous payions les conséquences de cette prise de pouvoir des fondamentalistes islamistes par des flux migratoires importants. »
- 34:55PrésentateurFait
« il n'y ait pas de taxes supplémentaires sur leur pouvoir d'achat »
- 35:00PrésentateurFait
« pas de politique d'austérité supplémentaire »
- 36:50PrésentateurFait
« Nous avons mis en avant la question du pouvoir d'achat »
- 36:52PrésentateurFait
« concernant la question des retraites »
- 36:57PrésentateurFait
« La proposition d'avancer vers une conférence sociale »
- 37:50PrésentateurPromesse
« il sera très important dès le début de l'année de mettre en place un projet de loi de finances rectificatif, rétroactif »
- 38:01PrésentateurFait
« C'est-à-dire qu'il faudra qu'il y ait un budget rétroactif pour que l'inflation soit prise en compte dès le 1er janvier »
- 38:37Locuteur 8Fait
« on a mis en place pas mal de mesures pour réindustrialiser le pays avec un solde positif d'ouverture d'usines »
- 39:59PrésentateurChiffre
« on est à 10% de PIB »
- 40:02PrésentateurChiffre
« l'Allemagne, l'Italie, ils sont à 22% »
- 40:05PrésentateurChiffre
« 65 000 fermetures d'entreprise »
- 40:47PrésentateurChiffre
« Corée électorale français, 40 millions d'électeurs »
- 40:53PrésentateurChiffre
« 11 millions pour le Rassemblement national, 9 millions à peu près pour le nouveau Front populaire »
- 43:23Locuteur 4Fait
« Une récompense de 120 000 euros pour tuer le chef de détention de la prison des Beaumettes à Marseille »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Locuteur 97 %
- Locuteur 86 %
- Philippe Ballard5 %
- Locuteur 53 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On va faire le point malgré tout avec Cyril Carden, ancien officier du renseignement. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. C'est vrai que ces jeunes qui ont été arrêtés, ça fait toujours peur de voir des jeunes qui ont 19 et 20 ans qui sont à ce point fascinés par l'État islamique.
Oui, tout à fait. Bonjour. Oui, ce qui est intéressant dans cette histoire-là, c'est que ce n'est pas spécifiquement l'âge, mais c'est surtout la composition du groupe. Donc on a un chimiste, on a un informaticien, donc le tech du groupe, et puis on a un psychologue, donc un étudiant en psychologie. On pourrait imaginer dans un film que ça serait vraiment une cellule terroriste complètement calquée sur un service de renseignement, ce qui n'est sûrement pas le cas. Mais en tout cas, c'est important et c'est même inquiétant parce qu'on voit à l'heure actuelle qu'en fait, si on allie la psychologie, la chimie et la tech, on peut arriver à des choses très graves.
Et ce qui est intéressant aussi, c'est la cible, parce qu'une des cibles, c'était Poitiers. Pourquoi Poitiers ? Parce que c'est la victoire des troupes de Charles Martel contre les troupes arabo-berbères en 732, et c'est ça qui les aurait motivés. Donc on voit quand même où va l'idéologie.
Tout à fait. Donc il y a une idéologie qui est quand même poussée. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont quand même une connaissance de l'histoire française. Donc c'est quand même intéressant. Maintenant, ce qui est aussi intéressant à mettre en avant, c'est le travail des services, puisque je pense que c'est ça qui est primordial. C'est-à-dire qu'en fait, ils ont été principalement repérés par des conversations sur des canaux chiffrés. Ce qui veut dire que les services de renseignement travaillent bien sur ces lieux-là. Et puis, je pense que les services ont dû rentrer en contact avec eux via des pseudonymes. Et ils sont allés les interpeller sous couvert d'une livraison surveillée.
C'est-à-dire qu'en fait, ils ont vu les composants chimiques du TATP, c'est-à-dire l'explosif qui devait être utilisé. Ils ont dû voir les composants chimiques être appelés ou nommés sur les réseaux. Et ont donc provoqué une livraison, puisqu'a priori, les produits ont été interceptés dans une consigne. Donc c'est peut-être même la DGSI qui les a posés. On ne sait pas encore. Et suite à ça, garde à vue, perquisition et mise en examen.
Mais quel est... Alors, on ne va pas parler de ces trois jeunes en particulier, parce que, voilà, vous ne les connaissez pas et vous n'avez pas le dossier. Mais globalement, quelle est la motivation de ces jeunes en France pour vouloir monter des attentats ?
Je pense qu'il y a plusieurs raisons. La première, c'est souvent, ils y croient. Ils croient vraiment avoir une action et un pouvoir de nuisance sur la France, en l'occurrence. La deuxième chose, c'est aussi peut-être se faire repérer. C'est un coup d'éclat, c'est du buzz. C'est une action marketing vis-à-vis de leurs camarades et amis qui sont dans d'autres pays. Et puis, comme on le voit, ils avaient d'autres cibles. Ils avaient envisagé non seulement la mairie de Poitiers, pour toutes les raisons qu'on a évoquées, mais également le siège de la DGSI. Donc ça, c'est vraiment une action d'éclat qu'on essaye de faire quand on fait ça.
Et puis, la troisième chose, ils envisageaient un départ en Syrie. Donc, on peut se poser aussi des questions sur tout ce qu'on dit depuis quelques jours sur le changement d'état politique en Syrie. C'est intéressant. C'est intéressant, ça veut dire qu'il ne faut peut-être pas trop se réjouir de ce qui se passe là-bas.
– Voilà, et c'est une des choses dont on va parler dans un instant, en effet, parce que moi, j'ai regardé les médias ce week-end. La plupart, je les ai trouvés très joyeux, très heureux par rapport à ce qui se passait là-bas. Je pense qu'il y a quelques précautions à prendre et on va essayer de les prendre ce matin. Merci beaucoup Cyril Carden, ancien officier des renseignements et président d'Arcane Risk. Philippe Ballard, c'est vrai, je le disais, c'est un peu passé sous les radars pendant ce week-end, mais c'est très grave, en fait. On a frôlé quelque chose de très grave parce qu'ils savent faire des bombes, ces trois jeunes qui ont été arrêtés.
– Alors déjà, félicitations au service de l'enseignement, parce que là, on voit qu'ils sont éminemment professionnels. Après, la menace, elle a toujours été là. On a tendance à l'oublier des fois pendant des semaines, des mois, jusqu'à ce week-end et qu'un fait nous rappelle que la menace est présente. Qu'est-ce qu'il voulait ? C'est tué, c'est déstabilisé. Et puis évidemment, mais je pense qu'on va en parler, c'est le lien avec la Syrie, il voulait partir en Syrie, c'est-à-dire rejoindre l'État islamique. Et on voit que malheureusement, donc je ne vais pas défleurer ce dont on va parler par la suite, mais un dictateur est parti, très bien, on peut s'en féliciter.
Mais à la place, qu'est-ce qu'il y a des islamistes modérés ? Enfin, islamistes modérés, il y a un mot en trop là. – On va en parler dans un instant. Alexis Isard, sur ces trois jeunes qui ont été arrêtés, qui prévoyaient de faire un attentat à Poitiers. Alors déjà, les raisons, c'est vrai que c'est assez nouveau. Enfin, revenir à se référer à l'histoire pour dire « c'est pour ça qu'on a envie de faire sauter la mairie de Poitiers », c'est assez surprenant. – Quand j'entends que c'est des jeunes qui connaissent l'histoire de France, j'ai plutôt l'impression que c'est une bêtise. – Qu'on leur a mis dans la tête ? – Que c'est une bêtise.
– Ah ben, ce n'est pas une bêtise quand on veut faire un attentat. Enfin, le mot « bêtise », il me semble un peu léger. – Ça ne me semble pas, quelqu'un qui connaît l'histoire de France qui veut faire un attentat à Poitiers, ça me semble totalement stupide. Mais en tout cas, ce que ça rappelle… – Enfin, je ne sais pas s'il dit ce que disait l'officier, mais si c'est théé 732 Charles Martel, arrête les… – C'est ce qu'ils ont dit, oui. – C'est ce qu'ils disent, ça prouve quand même qu'ils ont un peu de connaissance de l'histoire de France. – Ce n'est pas non plus d'un fait historique que tout le monde ignore.
Ça ne me paraît pas non plus être une grande référence historique pour faire un attentat.
En tout cas, ce que ça dit là, vraiment, c'est que le risque terroriste en France, il est permanent. La DGSI travaille énormément sur ces sujets-là, toute l'année. Et là, on voit qu'ils sont très professionnels et qu'ils sont capables de détecter ce genre de menaces et qu'ils sont capables de les arrêter. Et je crois que c'est ce tommage-là qu'il faut rendre à ces services
qui sont extrêmement compétents et extrêmement au travail. – Didier Maïsot. – Oui, la police est dans un sale état, elle dysfonctionne. Mais il faut reconnaître que les services pour ce qui est de déjouer les attentats restent extrêmement performants en France. Il y en a plusieurs dizaines qui sont déjouées chaque année avec des techniques particulières à la France. On ne va pas ici les exposer parce qu'il y a un peu de secret quand même. Mais c'est très performant et on peut s'en réjouir.
Parce que quand on fait de grands événements comme la France a l'habitude d'en faire, heureusement qu'il y a ces gens-là, même si sur les JO, on a un peu, si vous discutez avec les services de sécurité, joué avec le feu, on a eu un peu de chance. – Et là aussi, on a de la chance quand même. Parce que, enfin, on a de la chance et du travail. Je ne veux pas mettre ça juste sur le dos de la chance. Effectivement, je me corrige tout seul. – Ça se provoque, la chance. – Non, non, c'est ça. Il y a du travail de la part des enquêteurs, il y a du travail de la part des policiers. Mais on a de la chance de pouvoir les interpeller avant qu'ils ne passent à l'acte, Slimane Thierreur.
– C'est un sujet grave, celui de la radicalisation de nos jeunes et même plus que de nos jeunes, une partie de la population française. Il faut être fier de notre police et de l'État de droit français qui est implacable et qui va suivre son cours dans la justice. Et on va voir la justice antiterroriste, qu'est-ce qu'elle va dire. Moi, je suis fier de cette police, je suis fier de nos services de renseignement. Et pour dire, comme Didier, pendant les Jeux, on a eu une police implacable aussi et qui a aussi fait en sorte de déjouer des attaques terroristes ou de cybersécurité. Bon, donc, cette désintégration, j'en parle dans mon livre, et si l'État n'est pas fort, il faut faire peur.
Il faut réprimer, puis réparer, déradicaliser ces jeunes, notamment en prison, et quand ils sortent, les accompagner au mieux pour qu'ils puissent se sentir français et ne pas aller dans d'autres voies, dans des pays qui ne sont pas les nôtres. – Alors, on va continuer à en parler dans un instant. On va faire le CNews Info, on va en parler dans un instant. Je vais vous faire écouter deux choses. Je vais vous faire écouter la dessinatrice Coco qu'on a entrevue tout à l'heure. Elle était ce matin chez nos confrères de Hertel et elle explique que dix ans après, elle est toujours sous la menace. Elle est toujours menacée, elle est toujours protégée.
Dix ans après, vous allez voir son témoignage, il est très fort. Et puis, on enchaînera avec la Syrie, bien évidemment, parce qu'on est exactement, finalement, dans le même thème. Tout cela est lié. Tout de suite, le CNews Info, il est signé Audrey Berthaud.
Le Kremlin refuse de confirmer la présence de Bachar Al-Assad en Russie. Depuis hier, les agences de presse russes affirment que Bachar Al-Assad est à Moscou avec sa famille. Le haut-commissaire de l'ONU au droit de l'homme a affirmé que les auteurs d'exactions commises pendant le régime de Bachar Al-Assad en Syrie devaient rendre des comptes. La loi spéciale est prête. C'est ce qu'a annoncé le ministre du budget des missionnaires ce matin. Elle doit permettre aux services publics de fonctionner lorsque le budget de l'année à venir n'a pas été voté. La loi spéciale pourrait être présentée dès le prochain Conseil des ministres.
Et enfin, deux jours après la réouverture de Notre-Dame, n'hésitez pas à réserver votre entrée. Des créneaux sont disponibles pour des visites à partir d'aujourd'hui de 15h30 à 22h, de 15h30 à 20h pour samedi et dimanche. Et puis à partir du 16 décembre, ce sera dès 7h45 du matin. Plus de 15 millions de visiteurs sont attendus en 2025.
11h05 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On continue à parler de cet attentat islamiste qui a été déjoué en France pendant le week-end avec ces trois jeunes qui ont 19 et 20 ans, qui ont été interpellés par les forces de l'ordre alors qu'ils s'apprêtaient à fabriquer des explosifs. Ils ciblaient Poitiers. Ils ciblaient également le siège de la DGSI. Et justement en lien direct avec ça, et ça nous rappelle la menace terroriste qui continue à peser sur la France, qu'on a peut-être un peu oublié depuis les Jeux Olympiques. On se sent peut-être un peu trop en sécurité. Je voulais vous faire écouter ce matin la dessinatrice Coco.
Vous savez, c'est cette dessinatrice qui était à Charlie Hebdo. C'est la première d'ailleurs qui a été confrontée au frère Kouachi puisqu'ils sont tombés sur elle quand ils cherchaient la rédaction de Charlie Hebdo. Elle était ce matin sur RTL et elle nous a expliqué qu'elle continuait non seulement à être menacée, mais que dix ans après, dix ans après, elle vivait toujours sous protection policière. Écoutez-la, c'est très intéressant.
Personnellement, je n'en suis plus à voir toutes les images comme ça a été le cas plusieurs années après. Vous êtes la première, je le rappelle pour nos auditeurs, à avoir fait face au frère Kouachi. Oui. C'est eux qui vous ont demandé où est Charlie. Où est Charlie ? Dans la cage d'escalier. Oui. Vivre avec ce moment qu'on appelle... C'est un moment de détresse, c'est un moment effractant. Ça change tout dans la vie. On est sous protection policière. Vous êtes toujours sous protection policière, disons-le. Oui. Oui, oui. Mais malgré tout, on s'adapte à ça. C'est peut-être...
Ça peut paraître difficile de vivre comme ça, mais nous, les dessinateurs, les journalistes, on est libres avec le papier en face, avec le crayon qui parle, et c'est ça qui importe. Je ne sais pas comment vous dire. On se dit que ça peut recommencer. On l'a vu avec Salman Rushdie, par exemple, des années après la... Ça, vous y pensez tous les jours ? Vous vous dites que ça peut recommencer ? Bien sûr. Bien sûr, parce qu'on est sous protection, parce que, comme vous l'avez rappelé, il y a eu énormément d'attentats. Et puis, bien souvent, on a voulu faire passer les victimes pour les coupables dans les dessins qu'on fait, ces choses-là. Donc, ça nous cible davantage.
Il faut faire toujours très attention. Le fameux « oui, mais ». Vous l'avez bien cherché. C'est ce qu'on dit certains.
Philippe Allard, c'est terrible, en fait, de se rendre compte, parce que c'est vrai que ça nous sort un peu de la tête au bout d'un moment. C'est vrai que l'attente à Charlie Hebdo, bien évidemment, et tout ce qui s'est passé, on s'en souvient. Mais on oublie qu'il y a des gens, comme cette dessinatrice, par exemple, qui, dix ans après, ont leur vie qui est bouleversée. Vivre sous protection, c'est avoir une vie bouleversée. Oui, c'est en janvier 2015. Ça va faire quasiment dix ans. Son témoignage est fort. Et ça nous ramène à la discussion qu'on avait il y a quelques instants. Il y a une partie des jeunes, vous le disiez, de la population qui est radicalisée.
Ce ne sont pas des millions de personnes, bien évidemment. Mais ces personnes-là, et je voudrais rebondir un peu sur ce que vous disiez, parce que je suis d'accord sur le fond avec ce que vous disiez. Mais par contre, la déradicalisation, pardon, on sait très bien, il y a eu des études qui prouvent que ça ne fonctionne quasiment pas. Malheureusement, aller trouver des personnes qui sont radicalisées ou qui se radicalisent en prison, déjà, il y a l'art de la dissimulation. Et ça pose énormément de... Et c'est un dossier que je connais un peu de problème à l'administration pénitentiaire. Vous avez des personnes qui sont spécialisées dans le repère des personnes qui se radicalisent.
Et des fois, ils passent à travers parce qu'il y a l'art de la dissimulation. Et après, pour ceux qui sortent, il faut 24 policiers ou personnes spécialisées pour suivre un radicalisé qui sort de prison. C'est-à-dire H24, 365 jours par an. Autrement dit, il y en a plusieurs dizaines qui sortent tous les mois maintenant et qu'on ne peut pas suivre. Il y a ceux qui sortent et ceux qui se créent, comme ces trois jeunes, qui eux sont en prison. Non, mais ils vont y être. Mais qui sont effectivement des électrons livres dans la nature. Donc il faut avoir une vigilance totale et il faut avoir des armes juridiques. Et là, c'est le législateur qui doit aider la justice, la police dans ce travail.
Et on avait déposé une proposition de loi en février 2021 pour lutter contre l'islamisme. Sibane Théra. Pour répondre, vous êtes parlementaire, vous êtes élu par le peuple. Vous pouvez contribuer, comme tous les autres parlementaires, à faire des rapports et une proposition de loi sur le sujet. J'ai confiance en vous pour pouvoir être la voix de ceux qui ne peuvent pas légiférer. Et je pense que... Mais c'est très difficile, en fait. Ce que vous dit en même temps, Philippe Allard, c'est que c'est très difficile quand on voit le nombre de gens qu'il faut pour suivre une personne radicalisée et considérée comme dangereuse. C'est très difficile. Il n'y a pas beaucoup de solutions, en fait.
Justement, comme dit M. le député... À part le laisser en prison ? Il y a des rapports et il y a des choses qui sont faites par l'institution judiciaire. Le législateur comme vous, vous êtes au courant des choses. Et je pense que vous avez des mesures qui permettent d'augmenter l'efficacité judiciaire et du suivi psychologique et social de ces jeunes ou moins jeunes radicalisés. Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'on risque d'en avoir besoin dans les prochaines semaines, voire dans les prochains mois, avec ce qui se passe en Syrie. Et là, le lien, il est fait.
Parce qu'hier, par exemple, Jordan Bardella, qui était sur France 3, est revenu sur la crise en Syrie en expliquant qu'il y avait un risque de déferlement migratoire sur l'Europe. Et avec tous ces gens qui risquaient de venir sur l'Europe si jamais il y a un régime dur qui est installé en Syrie, il risque d'avoir au milieu des terroristes islamistes qui vont se glisser. On écoute Jordan Bardella, on en parle après.
Dans quelques mois, il est possible que nous payions les conséquences de cette prise de pouvoir des fondamentalistes islamistes
par des flux migratoires importants. Et moi, j'appelle d'ores et déjà, aujourd'hui, l'Union européenne et les différents pays de l'Union à anticiper, dès maintenant, le risque d'un déferlement migratoire où pourraient se glisser des terroristes islamistes. Didier Maïsto, c'est un vrai risque aujourd'hui ? C'est un risque, mais je trouve qu'il va un peu vite en besogne. Bien sûr qu'il ne faut pas se réjouir trop vite, comme vous l'avez dit. Les islamistes modérés et les radicaux pragmatiques, ça n'existe pas. Ça n'existe que dans le cerveau de quelques hommes politiques qui font un peu le buzz. C'est complètement irresponsable. Pour l'instant, on assiste au mouvement inverse.
C'est-à-dire que beaucoup de gens qui étaient au Liban, notamment, et même en France, à Diaspora, qui avaient quitté leur pays parce que le régime de Bachar Al-Assad était très très dur, et celui de son père aussi. Donc voilà, un régime sanguinaire, un régime tortionnaire, un régime arbitraire. Donc là, les gens ont un espoir. Ils rentrent chez eux et j'entendais encore ce matin des gens qui n'ont même pas connu leur pays, qui sont des adolescents qui n'ont même pas connu leur pays. Donc pour eux, c'est magnifique. C'est quelque chose de magique. Après, évidemment, il y a un risque. Il y a un risque.
On sait exactement comment ça se passe quand les islamistes prennent le pouvoir, premièrement. Deuxièmement, je mets tout le monde en garde quant au tropisme occidental et au fantasme qu'on peut projeter sur « Ah, on va remplacer un sanguinaire par des gens qui ont promis qu'ils allaient être doux, etc. » Ça n'arrive jamais. On a des précédents. On a l'Irak et surtout avec Bernard-Henri Lévy qui était un peu comme ça le bédiciste en chef qui poussait, etc. On a vu ce qu'est devenue la Libye. Et on a vu que le Sahel, qui est une zone comme plusieurs fois la France, est devenu le foyer international du terrorisme avec des milliers d'armes. Ce qui est le cas aussi en Syrie.
Des milliers d'armes. Il y a quelques voitures de luxe dans les garages de Bachar Al-Assad qu'on a trouvées, mais ça, ce n'est pas grave. Mais des dizaines, des centaines de milliers d'armes. Alors, ce n'est pas comment... Comment vous expliquez... Juste un mot, parce que ce que vous dites, et c'est vraiment très intéressant, c'est pour ça que je vous ai laissé bien développer ça. Mais comment vous expliquez que tout le week-end, excusez-moi, mais moi j'ai été très choqué, tout le week-end sur quasiment toutes les chaînes, on a vu que des gens se réjouir en disant « Oui, c'est la fin de Bachar Al-Assad. » « Oui, ça y est. » Alors, deux choses. « Ça y est, c'est fini.
» Personne ne se dit mais qui on met à la place. La fin d'un dictateur, c'est formidable. Il faut le dire dès le départ, la fin d'un dictateur, c'est formidable, c'est très bien. Mais simplement, regardons qui on met à la place. Et avant de nous réjouir, soyons prudents. Et juste avant qu'on y revienne, on va faire le portrait quand même. On va faire le portrait de celui qui est à la tête de la Révolution parce que c'est intéressant. Il s'appelle Abou Mouhamad Al-Jolani. Regardez. Ce n'est pas un ange. Loin de là. Regardez. Abou Mouhamad Al-Jolani, 42 ans, cet homme, est un chef islamiste à la tête d'un groupe considéré comme terroriste par les pays occidentaux.
Il a mené une coalition de rebelles, auteurs d'une offensive éclair qui a fait chuter le régime de Bachar Al-Assad. Abou Mouhamad Al-Jolani est né en 1982. Il a grandi à Mazé, un quartier cossu de Damas dans une famille aisée. Selon un média britannique, les premiers signes de djihadisme apparaissent chez lui après les attentats du 11 septembre 2001. En 2003, lors de l'invasion américaine en Irak, il part combattre dans ce pays voisin de la Syrie où il rejoint le groupe Al-Qaïda avant d'être emprisonné durant cinq ans. En 2011, lors du début de la révolte contre Bachar Al-Assad, Abou Mouhamad Al-Jolani rejoint son pays.
Il fonde le front Al-Nosra qui deviendra plus tard le groupe actuel Hayat Tahrir Al-Sham. En 2016, il roncèlié avec Al-Qaïda, il abandonne les habits des groupes islamistes et tente de changer son image. Honnêtement, moi, je n'ai pas une connaissance particulière de la Syrie, mais il suffit de faire son portrait et on comprend que l'avenir, peut-être, on n'en sait rien, est peut-être très sombre. Non, mais moi, j'étais atterré et sidéré, pareil, tout le week-end pour deux événements, pour ce qui s'est passé à Notre-Dame, mais c'est moins grave, et pour ça, qui est beaucoup plus grave. Je l'explique de deux manières.
Premièrement, il y a une méconnaissance des politiciens et des journalistes, soyons clairs, de la géopolitique. Il suffit de regarder son portrait, excusez-moi, il n'y a pas besoin d'une connaissance particulière pour regarder son portrait, point final. Il n'y a pas de culture géopolitique en France, premièrement. Deuxièmement, il y a là aussi une espèce de facilité par capillarité. J'ai entendu beaucoup d'hommes politiques dire « Ah, mais attention, regardez, Bachar al-Assad, c'est la Syrie, la Syrie, c'est l'Iran, l'Iran, c'est la Russie. » Donc, il y a cette espèce de transfert de responsabilité et avec ça, ils expliquent tout.
Comme la Russie, c'est les méchants, forcément, les Syriens, c'est les méchants et ceux qui vont chasser le tyran, c'est les gentils. C'est un peu juste comme raisonnement. – Oui, je trouve que c'est un peu simpliste. Je voudrais qu'on prenne Karim Maloum, qui est directeur de la publication de Rupture. Bonjour Karim, merci d'être en direct avec tous. Je voulais vous avoir ce matin parce que j'ai vu sur les réseaux, vous êtes un des rares, j'ai envie de dire, avoir tiré le signal d'alarme dès dimanche matin en disant attention à ce qui est en train de se passer là-bas, on ne va pas forcément vers des jours heureux. – Bonsoir à tous.
Je dirais, en introduction, les islamistes font ce qu'ils disent et disent ce qu'ils font. Le portrait de ce dirigeant que vous venez de présenter n'est rien d'autre qu'un ancien dirigeant d'Odache et qu'aujourd'hui, que son mouvement, Odache ou les frères musulmans, ont le même substrat idéologique. C'est la même chose. On entend effectivement depuis même vendredi, les rebelles sont en réalité, on parle de rebelles, mais en réalité, c'est une armée de djihadistes qui comptent de nombreux islamistes étrangers issus de Daesh.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Syriens sont contents, c'est normal, quand on renverse un dictateur comme Assad, il faut dire que depuis 50 ans, il y a cette guerre entre la dictature baptiste, nationale, socialiste d'Assad et la théocratie islamiste biberonnée à l'idéologie des frères musulmans. Aujourd'hui, ce sont ces derniers qui ont triomphé. Aujourd'hui, en Syrie, les islamistes sont au pouvoir. Maintenant qu'ils ne sont pas les seuls, il y a d'autres mouvements avec eux, c'est une vérité. Mais vous le savez très bien, les islamistes ne partagent jamais le pouvoir.
Aujourd'hui, ils développent un discours pour plaire à la communauté, aux différentes communautés syriennes et à la communauté internationale. Pour montrer un visage, ils ne vont pas appliquer la théocratie. Si, ils vont le faire parce qu'ils refuseront toujours de partager le pouvoir avec d'autres forces. Leur objectif, c'est d'instaurer un État théocratique en Syrie. Pas seulement en Syrie, il suffit de tendre l'oreille, d'écouter tout ce qu'ils disent, tout ce que disent leurs lieutenants. Ils parlent même d'intervenir à Gaza. Vous n'avez qu'à écouter. Ils n'ont pas changé les islamistes. L'islam politique est toujours le même. Il est totalitaire.
Il n'accepte jamais d'autres religions pour vivre. Il n'accepte jamais d'autres personnes pour s'exprimer. Aujourd'hui, nous assistons à la construction d'un nouveau État islamique en Syrie et qui va englober toute une déstabilisation du Moyen-Orient, le Liban, l'Irak jusqu'à l'Iran. Et ça, c'est une réalité. Et surtout, on se rend compte que la communauté internationale est désarmée. Même les hommes politiques, même les chancelleries arrivent à parler de rebelles. C'est anormal. Ce sont des djihadistes. Ce sont des sanguinaires. Ce sont des gens qui vont appliquer l'État théocratique. Le pire est devant nous. Il n'est pas derrière nous.
On a cru qu'Israël a pu désarmer le Hamas, a pu corneriser au Liban le djihad l'Israël, le Hezbollah, il a fragilisé l'Iran. Et tout d'un coup, on se rend compte, on a au Moyen-Orient un État islamique qui est en train de se constituer. Et c'est un danger pour la démocratie. Et c'est un danger pour la France parce que la France sera toujours visée. Maintenant, concernant l'immigration, restons sur ce sujet-là, mais ne mélangeons pas tout. Juste un mot quand même sur ce sujet-là. Comment vous expliquez que cette analyse, quasiment personne ne l'a faite pendant ce week-end ? Moi, c'est ce qui me choque le plus. Encore une fois, je le redis parce que c'est important de le répéter.
La chute de Bachar el-Assad, c'est une bonne chose. Voilà. Ça, oui. Parce qu'il ne faut pas qu'on dise attention, il y a danger en disant on regrette la chute de Bachar el-Assad. Non, c'est une bonne chose. Mais comment vous expliquez que personne n'alerte sur le danger à venir ? Pourquoi ? Excusez-moi, mais les journalistes sont-ils aussi avec un bandeau sur les yeux ? Pourquoi les politiques sont avec un bandeau sur les yeux ? Il suffit de relire tout ce qu'on a dit ce week-end. C'est surréaliste. C'est surréaliste. Je ne sais pas que sur la série, M.
Morandini, concernant l'islamisme en général, j'ai toujours dit sur vos plateaux qu'on fait preuve un peu de lâcheté nos intellectuels, nos hommes politiques qui ne veulent pas affronter l'islam politique ou l'islamisme. On le voit comment l'islamisme depuis 30 ans se développe en France. On n'a pas fait cet effort intellectuel et on n'a pas fait cet effort politique de montrer l'ennemi. L'ennemi, l'extrême droite musulmane aujourd'hui, ou bien, si vous voulez, les frères musulmans, on peut les appeler comme vous voulez, ce sont des totalitaires, c'est les ennemis de la liberté, de la démocratie. Mais on ne veut pas l'admettre.
Donc, quand on ne veut pas l'admettre, en France, on ne l'admet pas, ailleurs aussi. Donc, quelque part, il est temps, une fois pour toutes, de prendre conscience qu'aujourd'hui, l'islamisme est un danger mortel pour toute l'humanité. Ce n'est pas que pour les Syriens, c'est pour nous aussi. À chaque fois qu'il y a un État islamique qui se développe, à chaque fois qu'il y a des organisations terroristes et islamistes qui se développent dans le monde, notre démocratie et nos libertés sont fragilisées. Il faut reconnaître que nos dirigeants politiques, nos hommes politiques, nos intellectuels ne sont pas courageux. Ils ne veulent pas montrer du doigt l'islam politique.
Pourquoi ils ne veulent pas le montrer ? Parce qu'ils ne veulent pas l'affronter. Parce qu'ils sont lâches, ils sont faibles. Nous, nous devons l'affronter. Nous devons dire montrer du doigt ce qui se passe en Syrie est dangereux pour notre liberté et notre démocratie. Ce qu'ils disent les différentes chancelleries, y compris la chancellerie française, c'est ce qui se passe en Syrie vraiment témoigne d'une réalité. Notre classe politique, nos dirigeants ne sont pas préparés à affronter ces personnes. Et c'est pour cela qu'ils se développent. Ils sont faibles devant ces personnes.
Il faut reconnaître, il faut le dire qu'aujourd'hui, l'islamisme est le danger de l'humanité en France et en Syrie. Si on ne le dit pas, si on ne le redit pas, effectivement, on verra les gens malheureux devant nous et le pire, je le dis, et devant nous, en Syrie et en Occident aussi. Merci beaucoup, Karim Maloum, directeur de la publication de Rupture. C'est très intéressant d'avoir ce discours. Enfin, j'ai envie de dire, sauf si vous n'êtes pas d'accord, Alexis Isard. Est-ce que vous êtes d'accord avec le discours de Karim ?
Bien sûr qu'il y a des régions de s'inquiéter, mais moi je crois que la couverture médiatique elle est positive parce qu'on met quand même fin à 50 ans de régime dictatorial, deux générations, et rien que pour la pression migratoire en France, c'est quelque chose
qui peut être positif dans le sens où on le sait que la Turquie met une pression migratoire avec 3 millions de Syriens, une menace permanente de la Turquie de nous les envoyer sur le territoire français et la France paye d'ailleurs pour ne pas que ça arrive. Là, avec le renversement de ce régime de Bachar al-Assad, il y a une possibilité que ces 3 millions de Syriens puissent retrouver leur pays. Donc, c'est quelque chose qui peut être positif. Maintenant, il ne faut pas être naïf, l'État syrien ne deviendra pas une démocratie européenne. Je pense qu'on peut tous être d'accord pour le dire.
Ce qui est inquiétant sur le profil de ce leader, c'est qu'on le voit, ce n'est pas l'islamiste tel qu'on le connaît. Il a une stature de rebelle. C'est vrai qu'on parle de rebelle parce qu'on le voit,
il n'a pas un look d'islamiste, il a un look de résistant, presque tchéguevarien qui vient libérer sa population. Donc, c'est une nouvelle génération et on peut quand même penser, on peut quand même croire qu'il y a une volonté réellement derrière de créer quelque chose un régime qui soit fort. Une petite incise. Je ne dis pas positif. Un régime fort et donc quelque chose qui... Didier Maïsso et Philippe Alarfaïde. On va parler dans le même sens. Il y a quelque chose où je ne connais pas trop les raisons. Je n'arrive pas trop à me les expliquer à part peut-être un petit manque de culture géopolitique.
En France, on salue toujours finalement quand les dictatures tombent, on se dit c'est génial. Sans voir que... C'est pour ça que je parlais de tropisme. On plaque notre idée de la démocratie sur des pays qui ne sont pas du tout des pays démocrates. Les pays arabes que je connais assez bien, il n'y a pas de démocratie. Premièrement. Deuxièmement, si vous voulez, quand on explique ça par ce phénomène-là, on auberge complètement ce qui peut arriver derrière. On a déjà fait des erreurs. Je le disais avec l'Irak. Ce n'est pas le premier pays où ça arrive. Avec l'Irak, la France avait été à la hauteur grâce à Jacques Chirac.
Il faut le reconnaître, ce qui n'a pas été le cas de la plupart des pays d'Occident. Mais avec la Libye, on est allé les deux pieds dedans. On voulait apporter la paix, la démocratie, etc. Et on est en train de faire les mêmes erreurs. Et l'aveuglement des hommes politiques et des femmes politiques, j'en ai entendu beaucoup ce week-end sur le sujet, c'est tout à fait alarmant. C'est tout à fait alarmant. J'ai les ballards et Slimane après.
Oui, parce que sur la fin de votre démonstration, en fait, on sait très bien qu'il a été, pardon pour l'expression, mais relooké grâce aux Turcs et aux Qataris qui ont dû lui dire si tu veux apparaître sur la scène internationale, tu as intérêt quand même à faire un peu profil bas. Tu laisses ta carachnikov. C'est inquiétant. Tu te mets en costume. Absolument. Parce que ça prouve une volonté vraiment de créer quelque chose de nouveau. De créer quelque chose et on ne tient pas compte de l'histoire. C'est ce qu'on appelle la taquia. Excusez-moi, mais c'est ce qu'on appelle la taquia. C'est l'art de la dissimulation. Dans les prisons. C'est exactement la même chose. C'est tout à fait ça.
Et on ne tient pas compte de l'histoire parce que vous parliez de l'Irak, effectivement, de la Libye mais même les talibans il y a trois ans quand ils ont pris le pouvoir à Kaboul, ils ont dit les femmes, c'est les plus grands modérés. Mais avec une politique territoriale, là le risque c'est que ce soit une politique qui cherche à se répendre. Mais c'est pour ça que ce que disait Karim Malou c'est très intéressant. Il dit C'est un État islamique qui est en train de se créer. Attention, il tire le signal d'alarme et je ne suis pas sûr qu'il est top. Alors attention, attendez parce que Slimane attend pour parler aussi.
Oui, oui, très rapidement pour terminer mais bon, je parlais de Kaboul où les femmes allaient avoir des droits les jeunes filles pourront aller à l'université. Quelques mois après c'était les civés et l'Irak, George Bush voulait instaurer la démocratie. Vous avez raison, ce n'est pas des pays qui ont une culture démocratique. Voilà, c'est comme ça. Et moi je voudrais avoir une pensée quand même pour les chrétiens de Proche-Orient, Moyen-Orient. Je ne sais pas ce qui va leur arriver parce que là on nous dit dans les zones qu'ils contrôlaient, il y a toujours une église. Mais alors, plus de cloche, pas de vin de messe. Pas de croix, pas de croix apparente, pas de croix visible.
Un pays entier maintenant, on sait qu'il y a évidemment des sunnites en Irak par définition. Je ne sais pas ce que ça va provoquer dans la région. Un dernier mot là-dessus. Un dernier mot, c'est la démocratie est un chemin de croix. La route vers la démocratie est un chemin de croix. Là on en est loin quand même de la démocratie. On est loin de la démocratie. Mais je ne pense pas qu'elle arrive un jour. Mais en France, on a mis plus de 200 ans avant d'avoir la Ve République. Mais je ne suis pas sûr que les islamistes aient envie d'aller vers la démocratie. On a eu ce type d'idéologie en France qui n'était pas musulmane.
Mais il faut respecter le peuple souverain de Syrie qui va prendre des décisions très importantes. Il y aura un retour. J'ai des amis syriens qui veulent retourner au pays pour reconstruire ce pays et se battre et avoir un combat laïque et avoir un combat social. Ils sont peut-être minuscères. Mais juste, excusez-moi, c'est matière à... On peut avoir un combat laïque et social avec des islamistes ? C'est... Bravo ! Si vous y arrivez, bravo ! Ils sont courageux. Je leur rends hommage. Et c'est pour ça que je parle pour eux parce qu'ils m'en parlaient déjà quand j'écrivais mon livre et que je les voyais dans l'Est de la France au chevet de nos malades.
Ils étaient médecins, infirmiers, ils étaient dans le soin et ils sont très heureux de la libération. Mais ils savent que le chemin est long. Et c'est pour ça que je répète, c'est un chemin de croix, la liberté, l'émancipation. Enfin, il ne faut pas qu'on soit au bout du chemin avec les islamistes qui prennent le pouvoir. Quelque chose qu'on appelle qui me semble cruciale, c'est que c'est très difficile de faire passer comme idée en France. C'est que ces régimes totalitaires durs, ces tyrannies, peuvent être des pôles de stabilité régionaux et internationaux. Et ça... Ils ne sont pas gongrénés par les islamistes. Avant les islamistes. Avant les islamistes. Ah oui, c'est ça. Avant, bien sûr.
Quand on voit le portrait qui a été dessiné, on peut vraiment douter. Vous avez raison. S'il y a des centaines de milliers de personnes en Turquie, il y a 2 millions et l'Union Européenne donne 2 milliards d'euros. Je ne sais pas si ce n'est pas plus d'ailleurs. Je ne connais pas les parents pour qu'ils gardent leurs Syriens très bien. Il y a des Syriens au Liban. Il y en a en Allemagne, un million. On se rappelle tous de ces images, ce flux incontrôlé. Et Angela Merkel avait dit si on veut, on peut y arriver. Bon, il y a un rapport. Alors, en plus, on va attendre de voir comment les choses se passent. On va attendre de voir comment les choses se passent.
Mais voilà, ce que je voulais ce matin, c'est qu'on tire à la sonnette d'alarme pour même attention à la joie affichée. Ce qu'il y a, on ne va pas y revenir. Le seul truc, c'est qu'ils n'ont pas trop, trop de moyens. Voilà. Ce n'est pas non plus, c'est un pays qui a 23 millions d'habitants. Il n'y a pas trop de moyens, il n'y a plus d'État. Il y a les Turcs derrière. Il y a les Turcs derrière. Et les Qataris qui ont un peu d'argent. L'effondrement va favoriser justement le chaos. Mais pour l'instant, voilà. Et puis que fera Israël qui avance aussi ses pions ? C'est une autre question. qui mérite d'être posée. On va revenir à la France. On va revenir à la France.
Alors, soit on fait peut-être le CNews Info maintenant, parce qu'on me dit que Fabien Roussel ne va pas tarder à arriver à l'Élysée. Donc, j'aimerais bien qu'on l'ait en direct. Je suis en train... Si on peut mettre l'image, je vais mettre l'image. Comme ça, on va voir s'il est en train d'arriver ou pas encore. Il est de l'autre côté du trottoir, visiblement. C'est vrai que c'est intéressant. En tout cas, Fabien Roussel et les écolos qui sont reçus n'est pas le RN, Philippe Ballard. Mais pourquoi pas vous ? Ah ben, ça, c'est la question qu'il faut poser à Emmanuel Macron.
Mais je pense qu'il nous aura tout fait là quand il a son allocution il y a trois, quatre jours quand il parle de cet arc antirépublicain. On va juste lui rappeler que si les députés macronistes sont élus dans l'hémicycle, c'est parce que dans 210 circonscriptions, il y a une alliance électorale entre Mélenchon et Macron. Voilà. Donc, il veut... Mais ce que je trouve en bas, c'est que quand j'ai... quand on a écouté son interview, voilà, Fabien Roussel qui est en train d'arriver pour rencontrer Emmanuel Macron. Il est avec les micros et on va l'écouter en direct sur CNews. Il sort d'ailleurs, hein, puisque... Vous nous dites quand vous êtes prêts. Eh ben, on est prêts et on peut y aller.
Vous êtes en direct sur CNews, Fabien Roussel. Vous pouvez y aller.
— Allez, tout va bien.
— C'est bon ? — Voilà. Fabien Roussel, donc en direct devant l'Elysée, il sort de... Eh ben, nous avons eu un échange d'une heure et demie, presque, avec le président de la République pour d'abord exprimer notre volonté de trouver des solutions, que le pays avance et ne soit pas bloqué, en respectant ce que les Français ont exprimé lors des dernières élections et surtout en exprimant notre volonté que les Français soient entendus, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de taxes supplémentaires sur leur pouvoir d'achat, pas de politique d'austérité supplémentaire. Ce que l'on veut, c'est que ça avance.
Nous ne sommes pas venus en lui disant que nous voulons mettre en oeuvre tout notre programme et rien que notre programme, mais plutôt pour dire comment on fait pour avancer. Et vous, monsieur le président, est-ce que vous êtes prêts, vous, à bouger ? Et c'était d'abord pour le faire parler et savoir si, lui, il est prêt à opérer des changements dans sa politique et à entendre ce que les Français disent depuis maintenant des mois. Voilà.
Est-ce que vous avez pensé d'avancer ?
Le président de la République écoute aujourd'hui les forces politiques et les groupes qui acceptent de venir discuter avec lui. Et donc, il fera une proposition, là, peut-être dans la journée, demain, de méthode, en tout cas. Et ce qui compte maintenant, c'est de savoir si son camp est prêt à bouger, s'ils sont prêts à remettre en cause, un temps soit peu, la politique qu'ils mettent en oeuvre depuis des années maintenant.
Vous avez proposé la plateforme de Liot, la plateforme, pour pouvoir donner l'invite de tous les groupes parlementaires. parce qu'il a dit,
je suis d'accord avec cette idée de Liot et la plateforme sera en ligne.
On n'a pas parlé de plateforme en ligne, mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que les partis politiques et les groupes parlementaires, des forces qui sont prêtes à travailler, à trouver des solutions ensemble, vont devoir se mettre d'accord sur des positions communes. Et il faut que chacun s'y retrouve. Et c'est ce sur quoi nous avons discuté. Et par exemple, pour parler pour nous, nous avons mis en avant la question du pouvoir d'achat. C'est essentiel. Il ne faut pas l'attaquer. Nous avons mis en avant concernant la question des retraites. Et vous savez que c'est important pour l'ensemble des forces de gauche.
La proposition d'avancer vers une conférence sociale et de remettre ce sujet au cœur des discussions entre les partenaires sociaux. Il n'y a plus à vendation. Et cette question, et notamment la possibilité de permettre à ceux qui auraient pu partir en retraite de pouvoir le faire, elle peut être abordée et réglée par une conférence sociale. Mais en tout cas, remettre du dialogue entre les partenaires, c'est important. Et c'est peut-être par cela et par le haut que l'on peut trouver une solution. Et cette proposition de conférence sociale, nous l'apportons depuis plusieurs mois. Et enfin, il y a la question industrielle avec tous les plans de licenciement en cours aujourd'hui.
Nous avons interpellé, j'ai interpellé le président de la République sur ces plans sociaux qui sont dévastateurs. Et là, il y a rapidement des mesures à prendre en faveur de notre industrie. concernant les finances, il sera très important dès le début de l'année de mettre en place un projet de loi de finances rectificatif, rétroactif. C'est-à-dire qui reviendra sur des mesures correctives dès le 1er janvier pour que personne ne soit impacté par cette motion de censure. C'est-à-dire qu'il faudra qu'il y ait un budget rétroactif pour que l'inflation soit prise en compte dès le 1er janvier et que personne ne soit impacté et pénalisé par cette motion de censure.
C'est très important pour nous et ça, j'espère qu'il y aura un consensus là-dessus. Bon, voilà, Fabien Roussel, donc secrétaire national du Parti communiste qui sort de l'Élysée, Alexis Isard, pas grand-chose de neuf. Moi, ça me fait bouillir d'entendre la gauche parler d'industrie maintenant parce que pendant 7 ans,
on a mis en place, je pense que c'est un des volets positifs du bilan d'Emmanuel Macron, on a mis en place pas mal de mesures
pour réindustrialiser le pays avec un solde positif d'ouverture d'usines, quelque chose de positif. La gauche nous disait toujours que c'était inutile, pas intéressant et c'est maintenant qu'il y a des plans sociaux avec l'instabilité politique actuelle et des licenciements où on retrouve une gauche qui parle d'industrie. Je trouve ça dommage, on a l'impression qu'il se félicite presque d'avoir enfin des plans sociaux pour les manifester. Je ne sais même pas, je trouve juste, excusez-moi, qu'il ne dit rien depuis tout à l'heure. On l'a écouté là 5 minutes, il a parlé 1h30 avec le président de la République.
Il a dit qu'il avait écouté le président de la République Ils ont échangé 1h30 quand même, excusez-moi, mais alors là, c'est blablabla, blablabla, blablabla. Alors attends, attends, Philippe Allard. Pardon, mais c'est un peu le chat qui se mord la queue parce que j'aurais relevé quand même. Ils sont toujours restés bloqués au 7 juillet, on a gagné la législative. Non, ils ont fait 27% et ils ont, personne n'a gagné et ils ont 200 députés donc ingouvernables. Deuxièmement, il y a un point savoureux quand même, quand il dit, on a demandé au chef de l'État de ne pas rajouter de taxes pour le pouvoir d'achat des Français.
Enfin, sur la partie recette, c'est ce même groupe allié dans le nouveau Fonds populaire qui a mis 60 milliards d'impôts et de taxes sur la table. Enfin, c'est, voilà, c'est juste ce qui choit les Français, d'ailleurs, parce que c'est les entreprises. Oui, oui, les entreprises comme les Verduguliers. Par contre, je voudrais vous relever quand même sur ce que vous avez dit sur la réindustrialisation de la France. Non, on ne cesse de chuter, on est à 10% de PIB. Maintenant, l'industrie, c'est ça. Quand l'Allemagne, l'Italie, ils sont à 22%, 65 000 fermetures d'entreprise. Je ne dis pas qu'on a réussi là. Non, mais bien sûr, il y a un débat là-dessus. Moi, je le vois dans ma circonscription.
Pourquoi ? Parce que vous ne voulez pas sortir, entre autres, du marché européen, de la fixation du prix de l'énergie. Il faut refaire de la France un paradis énergétique. Moi, dans ma circonscription, le point de départ de toutes les faillites est des boîtes qui ont des centaines de salariés. C'est parce qu'elles sont plombées par leur coût de l'énergie. Et ça, vous êtes resté aveugle, et visiblement, vous continuez à rester aveugle, et puis vous rajoutez le libre-échange, l'ébriété, non, on est pour le juste. Mais là, vous êtes déjà à l'état d'après parce que la première question, c'est est-ce qu'on a un Premier ministre ou pas ?
La première question, là, vous avez Javier Roussel qui sort, moi, j'ai rien compris à ce qu'il nous a dit. Mais il faut... Une fois n'est pas coutume, je vais donner quelques chiffres. Corée électorale français, 40 millions d'électeurs. Votants aux législatives, beaucoup de gens ont voté, 38 millions. 11 millions pour le Rassemblement national, 9 millions à peu près pour le nouveau Front populaire. Et je ne parle pas du parti majoritaire, etc., je parle juste exprès du nombre de voix. Non, mais en tout. On fait 37%, ils font 25. Non, mais je parle du nombre de voix. Si on met en face les Républicains, c'est, je ne sais pas, un million et demi de voix. 6%.
Et le parti présidentiel, c'est 6 millions et demi. Donc voilà, si vous faites à partir de ça un Front anti-républicain et que vous voulez désigner un Premier ministre sans majorité, en excluant les gens majoritaires, vous avez la réponse, Jean-Marc. Ok. Bon, alors, on va en reparler tout à l'heure. On va faire la pause de pub, on ne va pas faire le Cine aux Infos parce qu'on n'a plus le temps, parce qu'avec cette déclaration passionnante, on a été retardé. Donc on va faire juste la pub. On se retrouve après. Après, on vous parlera de Marseille également où la DZ Mafia tente de prendre le pouvoir. Ça, c'est intéressant aussi parce que ça, c'est le quotidien.
Et puis, on reviendra après sur la politique. Donc, juste la pub, ça dure une minute. Ça va,
toi ? Pas mal. Surtout depuis qu'on m'a refait la tête. J'ai rajeuni de 100 ans. C'est vrai, mais t'es toujours aussi vilain quand même. T'es dur. Fondation du patrimoine, donnons un avenir à notre passé. Faites un don sur fondation-patrimoine.org.
Vous voyez les fameux sacs qui permettent de gagner de la place avec un aspirateur ? Eh bien, ça s'appelle un Compactor. Depuis 1983, Compactor est une entreprise familiale lilloise et la référence incontournable du rangement sous vide. Grâce à notre produit phare, la housse Compactor gagnait 75% de place en un clin d'œil. Notre housse est 30% plus épaisse, plus rapide et plus fiable que jamais. Choisissez la qualité. Choisissez Compactor. Le nom que des millions de Français utilisent pour désigner le rangement sous vide.
11h39 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On reparlera de ce qui se passe à l'Elysée dans un instant. On sera également avec Florian Tardif. On fera le point avec lui. Mais d'abord, je voulais qu'on revienne sur Marseille et la DZ Mafia qui tente de prendre le pouvoir à Marseille. Écoutez ce qu'en a dit le procureur de Marseille pendant le week-end qui a fait une description terrible de ce qui est en train de se passer là-bas.
Une récompense de 120 000 euros pour tuer le chef de détention de la prison des Beaumettes à Marseille. C'est ce qu'aurait proposé sur les réseaux sociaux le week-end dernier, selon le syndicat UFA-Punsa, un détenu soupçonné d'appartenir à la DZ Mafia. Une organisation criminelle qui, au-delà des menaces contre les fonctionnaires et les violences liées au trafic de drogue, diversifie ses activités.
Ces organisations criminelles cantonnées habituellement dans les activités de narcotrafic avec la délinquance induite qui se traduit par des narcomicides pour régler les problèmes de gains de territoire, étendent leur activité à des activités habituellement dévolues au milieu traditionnel, c'est-à-dire le racket d'établissements de nuit ou de personnalités qui disposent d'une importante surface financière.
Le procureur de Marseille, Nicolas Besson, fait ici directement référence à deux affaires récentes dont les commanditaires sont liés à la DZ Mafia. Il s'agit de l'attaque qui a visé un véhicule dans lequel aurait dû se trouver le rappeur SCH le 26 août à la sortie de cette discothèque de la Grande Motte et d'une extorsion de fonds visant le propriétaire d'une boîte de nuit, d'un restaurant et de commerce marseillais. Fin novembre et début décembre, deux séries d'interpellations ont été menées.
Nous arrivons au bilan suivant et c'est sur cela que je voudrais terminer. Bilan des deux opérations, 44 personnes mises en examen, 31 personnes placées en détention provisoire et 13 placées sous contrôle judiciaire.
Au total, depuis le 1er octobre, plus de 100 personnes en lien avec la DZ Mafia ont été mises en examen.
– Alors on part tout de suite en direct avec Edicide, délégué Unité Marseille. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Est-ce que la DZ Mafia est en train de prendre le pouvoir à Marseille ?
– Ce qui est certain, c'est qu'on a franchi un cap. Il faut être honnête, il faut le dire aujourd'hui, il faut le reconnaître, on est face à des individus qui se permettent de faire beaucoup de choses alors qu'ils sont en détention. Donc il va falloir se poser la question des prisons actuellement en France car on est face à des individus qui avaient par le passé ce qu'on appelle donné le go, c'est-à-dire demander et commander des marques homicides.
Aujourd'hui, on est face à des individus, il y en a 6 qui sont incriminés dans cette affaire, on est face à des individus qui aujourd'hui décident d'extorquer, de demander d'extorquer ce qu'on appelle des VIP, des personnes effectivement de la région qui ont une influence et une certaine assise financière. On est face à des individus qui en plus essayent de racketter des commerces effectivement qui fonctionnent très bien, des boîtes de nuit, des discothèques. Bon, on a connu ça dans les années 80 jusqu'en 2000 avec Francis Le Beige avec les machines à sous, les casinos, tout ça. Mais on a en plus aujourd'hui une troisième strata, ça c'est assez nouveau.
Ce qui se passe aujourd'hui en l'occurrence de l'autre côté des Alpes qu'on appelle le pizzo, c'est-à-dire des rackettes dorénavant de petits commerces. Alors on ne va pas prendre grand-chose, c'est certain, mais c'est une assise financière régulière parce que les gens ont peur, parce que l'omerta règne, on est face à un groupe mafieux qui est en train de se cartéliser. Donc soit à un moment donné on a des véritables moyens et on essaie de prendre un temps d'avance en mettant en place des prisons de haute sécurité, par exemple, soit effectivement continuer à compter les morts et à compter les points malgré les centaines d'interpellations de mes collègues depuis un an.
Mais c'est vrai qu'on voit que la police fait un travail formidable sur le terrain, ça c'est sûr, c'est une constatation, mais on a l'impression que ça n'affaiblit pas cette DZMafia. J'entendais parler d'une armée et certains disaient que la DZMafia c'est devenue une véritable armée. Est-ce que vous avez
la même analyse ? Il est certain qu'on est face à un groupe qui s'est cartélisé, c'est-à-dire que c'est un groupe qui a des ramifications dans la région de Nice, on le sait, en Bretagne, dans la région de Toulouse. On est face à des individus qui se sont développés sur la région, dans le Gard en l'occurrence.
Donc on est face à un individu qui est une véritable pieuvre, il va falloir se donner de véritables moyens, essayer à un moment donné de faire preuve d'humilité et de regarder ce qui marche à l'étranger, ce qui marche en l'occurrence de l'autre côté des Alpes en Italie, en mettant un véritable statut du repenti, en se donnant de véritables moyens de façon conséquente et vraiment tapé dans le portefeuille narco-criminel et à un moment donné se donner des moyens de pouvoir véritablement faire ce qu'on appelle des saisies à attribution, confisquer les biens et l'argent de ces narcotrafiquants.
On sait qu'il n'y a pas l'OTAN, vos collègues effectivement du journal Le Monde, ont relevé effectivement le fait qu'on avait une vingtaine de millions d'euros qui avaient été investis au Moyen-Orient par la DSA pour acheter des appartements. Voilà la tentacule et la masse financière que génèrent ces gens. Il va falloir avoir besoin de véritables moyens de lutter contre cela. La police ne pourra pas tout faire. Il faut effectivement comme on a dit une solution suivie par le politique de façon permanente.
Excusez-moi Edicine, mais quand je vous entends la première question qui vient c'est qu'est-ce qu'on attend ? En fait, ce que vous dites c'est une évidence si j'ai envie de dire. C'est évident qu'il faut les attaquer comme ça. C'est évident qu'il faut lutter comme ça. Qu'est-ce qu'on attend pour le faire ?
Honnêtement, on est face à une certaine instabilité gouvernementale. C'est compliqué aujourd'hui d'avoir des directives ce qui est normal. Il faut savoir avec qui nous allons travailler. Ce qui est certain c'est que ça demande des moyens tentaculaires. Il va falloir se donner des moyens et prioriser. Il y a des économies à faire certes, mais pas sur le dos des fonctionnaires en général et pas sur le dos de la police en particulier. Il va falloir donner des moyens à la police de lutter parce que eux, face à nous, ont déjà un temps d'avance en termes de moyens financiers. Ils ont une tradition en parlant des ramifications en Afrique du Nord.
Aujourd'hui, ils arrivent à recycler leur argent sale parce que c'est ça le nerf de la guerre. C'est comment recycler il y a peu ou pas de contrôle. Il va falloir qu'on retravaille sur ça. Mais pour ça, ça demande des moyens. Ça demande des enquêteurs. Il va vraiment falloir qu'à un moment donné, on mette en place un véritable plan marchal contre le narcotrafic car aujourd'hui, c'est un phénomène qui touche l'ensemble du territoire national. Ce n'est pas un problème marseillais ou marseillais et ça, il ne faut vraiment que nos politiques l'entendent.
Dernière question, Edicide. Est-ce que ce n'est pas trop tard ? Est-ce qu'on n'a pas trop attendu ?
Alors honnêtement, c'est vrai effectivement qu'il faut être un peu plus proactif pour avoir été en avance et lutter contre ces gens-là. Maintenant, rien n'est perdu. On l'a vu. On l'a vu avec Rodolphe Dullanis qui l'a fait effectivement en New York. On l'a vu en Colombie quand ils se sont donnés les moyens. On l'a vu effectivement en Italie quand le juge Falcon a été assassiné. Effectivement, donc ça dépend des moyens qu'on se donne. À un moment donné, c'est possible, mais il va falloir un véritable électrochoc et un véritable plan marchal contre le narcotrafic en France.
Et effectivement, ce qu'on appelle que le continuum de sécurité soit respecté, et que tous les interlocuteurs, la police nationale, la municipale, les politiques, l'éducation nationale, tous ses partenaires, les bailleurs sociaux, tous ceux-là aillent ensemble main dans la main pour pouvoir essayer de lutter de façon structurelle contre ce problème et arrêter les réponses conventionnelles.
Merci beaucoup Edici, délégué Unité Marseille. Merci d'avoir été en direct avec nous. Didier Maïsteau, je voyais réagir. Oui, parce que je souscris complètement. Il faut accélérer en plus les procédures. Ça, c'est clair. Il y a quelque chose qui n'est jamais abordé en France et pourtant qui est capital, me semble-t-il, c'est la mobilisation des policiers pour des conneries et pour le marathon, le machin, des milliers de policiers tous les jours de l'année s'en mobilisent pour du ludique. Non, mais c'est pas... Premièrement, attendez, je vais au bout de l'idée, si, si, parce que c'est pas politiquement correct ce que je vais dire, mais je vais...
Et des politiques surtout, une prise de conscience politique. Non, mais je vais quand même aller au bout de l'idée, premièrement. Deuxièmement, les procédures administratives. Les policiers n'ont plus de sens à leur travail parce que toute la journée, ils font du papier. Troisièmement, les procédures judiciaires, parce que toute parole est criminalisée, vous allez à la 17ème chambre correctionnelle ou partout, dès que vous faites quelque chose dans les médias, vous avez des dizaines de juges, de magistrats, de greffiers, de policiers. Quatrièmement... Non, non, non, non, si vous en avez dix... Quatre parmires ! Non, non, non, non, c'est trop, là. C'est trop, là. C'est trop, là.
C'est trop, là. Non, non, non, non, mais il faut une vraie prise. Non, parce que c'est... On n'est pas dans le bon couloir. Si, si, on est dans le bon couloir. Il faut une vraie prise de conscience. Parlez aux policiers, vous allez voir. Mais des politiques, il y a eu un rapport sénatorial au printemps dernier. Il n'est même pas du Rassemblement National. Il disait qu'il faut une prise de conscience des politiques, de la population. La France est en... Alors, on dit... On leur fait faire n'importe quoi, les policiers, arrêtez. Non, il y a des pays qui ne sont pas très loin. C'est les Pays-Bas, c'est la Belgique, et qui sont... On est le pays où il y a le cartélisation.
On est le pays où il y a le plus de policiers par habitant. Il faut juste une prise de conscience. Ils font des conneries, les policiers, arrêtez. Ce syndicat, il a raison. Ce n'est pas un problème de nombre. Ça, c'est la saisie attribution. C'est la meilleure façon. Il faut taper au portefeuille. Mais le problème, c'est qu'il transfère à Dubaï, notamment dans le savoir. C'est ce qu'il a dit. Et là, on se heurte à un mur. C'est pas... Vous avez raison, d'accord, les policiers, ils ne sont pas employés pour ce qu'ils font. C'est important. Mais là, quand il faut aller chercher l'argent à Dubaï,
qu'il faut taper au portefeuille, parce que quand on prend la situation de Marseille, avec le Marseille en grande, on a envoyé 400 agents supplémentaires sur le terrain,
deux compagnies de CRS. Donc c'est bien, ça permet de mettre la pression. Mais ensuite, il faut les moyens d'enquête pour aller taper au portefeuille de ces gens-là, parce que c'est tout ce qui compte pour eux-là. Slimane Thirara, rapidement. Le défunt président Chirac, il disait que Marseille, c'était le symbole de la fracture sociale. La fracture sociale, ça donne ça. Ça donne des personnes qui... Ça donne à des pratiques criminelles. Et il faut taper... Ce n'est pas la fracture sociale, simplement. Parce que c'est la France en frère. Il y a les inégalités à Marseille. C'est Nice, c'est la Bretagne, c'est partout en France. Je suis d'accord, mais... C'est une cartelisation.
Mais Marseille est particulière, parce que ça ne date pas d'aujourd'hui, comme a très bien dit le syndicaliste. Et je souscris à ce qu'il dit, c'est une chaîne. L'État a failli. Oui, exactement. On est d'accord là-dessus. Je suis d'accord. On va avancer. Je suis d'accord. Arrêtez. Non, mais c'est important. Faites une vidéo sur YouTube, on va parler de politique. Non, c'est plus important. On va parler de politique et on va revenir sur ce qui se passe en ce moment à l'Élysée avec Florian Tardif qui est en direct avec nous, journaliste politique à CNUS. Bonjour, Florian. Merci d'être avec nous. Alors, c'est vrai qu'on a entendu Fabien Roussel qui n'a pas dit grand-chose.
On a entendu Marine Tondelier qui est en ce moment avec Emmanuel Macron. Est-ce que ça porte... Est-ce que ça sert vraiment à quelque chose qui est en train de se passer à l'Élysée ? On a l'impression que c'est beaucoup de gesticulation quand même.
Oui, je souscris à ce que vous venez de dire. C'est beaucoup de gesticulation. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'on connaît les positions des uns et des autres concernant les différentes personnalités qui sont présentées comme premiers ministrables depuis plusieurs jours, que ce soit Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau, Catherine Vautrin ou encore François Bayrou. L'intérêt de ces rendez-vous permet plutôt au président de la République de sonder les uns et les autres sur une censure potentielle. Je pense qu'il est là, l'intérêt. Et d'ailleurs, on va revenir sur le rendez-vous qu'il a pu avoir avec les socialistes vendredi dernier.
Certes, il n'a pas pu avancer sur un nom pour pouvoir remplacer Michel Barnier à l'hôtel de Matignon. Mais en revanche, il a compris en quoi les socialistes pourraient ne pas censurer telle ou telle personnalité. Et c'est plutôt cela que cherche le président de la République en sondant les uns et les autres et notamment les personnalités de gauche.
Vous pensez qu'on aura un nom demain ? C'est la rumeur qui court visiblement. On dit un nom demain. Vous pensez que c'est possible ?
C'est en tout cas ce que souhaite le président de la République ainsi que son entourage qui nous répète depuis la semaine dernière qu'il souhaite aller vite, forcé de constater qu'il prend tout de même son temps pour consulter les uns et les autres. Demain, je ne m'avancerai pas sur cette date-là. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce matin, vraisemblablement, le président de la République a expliqué aux différentes personnalités politiques qu'il recevait à l'Élysée qu'il n'était pas contre organiser une nouvelle réunion mais cette fois-ci en mettant tout le monde autour de la table.
C'est vrai que depuis plusieurs jours, il reçoit les partis et les groupes politiques les uns après les autres. Il a reçu les groupes de la majorité, puis ensuite les républicains, puis ensuite les socialistes. Ce matin, c'est autour des membres de l'IOT, des écologistes ou encore des communistes. Et vraisemblablement, on se dirige vers une réunion plurielle avec les socialistes, les écologistes, les membres du socle humain ou les autres. Donc voilà, ça pourrait encore prendre un peu de temps.
Philippe Ballard