"Sur le terrain" : au forum de Davos, le "one-man-show" de Donald Trump
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Comment interprétez-vous l'accord trouvé sur le Groenland ? Victoire ou reculade pour Trump ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Pourquoi Trump a-t-il changé de stratégie en quelques heures ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'accord avec l'OTAN est-il crédible ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Trump parle d'un accord à long terme sur le Groenland. Qu'est-ce que cela signifie ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Trump critique-t-il l'Europe sur l'immigration et l'écologie ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Trump menace d'augmenter les prix des médicaments en France. Est-ce réaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Donald TrumpFait
« Je n'imposerai pas les droits de douanes supplémentaires prévus pour le 1er février. »
- 3:30Donald TrumpFait
« Il n'y a que les États-Unis qui peuvent protéger cette immense masse de terre, cet immense bloc de glace pour le développer. »
- 5:30Donald TrumpFait
« Les États-Unis payaient quasiment 100 % de l'OTAN. Et là, j'ai mis le Hola, j'ai dit c'est pas juste. »
- 10:30Donald TrumpFait
« Emmanuel, tu profites des États-Unis depuis 30 ans sur ces médicaments. Tu vas devoir le faire. »
- 11:00Donald TrumpFait
« Je colle 25 % de droit de douane sur tout ce que tu vends aux États-Unis et 100 % sur tes vins et tes champagnes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On ouvre bien évidemment ce 2123 avec la grande actualité du jour consacrée à ce one man show de Donald Trump au forum de Davos en Suisse. Euh beaucoup consacré au Groenland et sur le Groenland ça bouge et ça bouge ces toutes dernières minutes puisque Donald Trump annonce qu'un accord a été trouvé sur le Groenland avec le patron de l'OTAN Marc Ruth. Alors victoire américaine pour Donald Trump ou début de reculade ?
On va on va en parler évidemment avec nos journalistes et nos invités sur ce plateau. Bonsoir Yve Bertfoncini, vous êtes consultant en affaires européennes, enseignant à l'ES SCP et au corps des mines. À vos côtés, Clémence le Mestre, bonsoir, directrice adjointe des rédactions des échos avec qui nous sommes en partenariat sur cette émission et évidemment, il va être question de droit de douane et donc on a bien besoin de votre expertise.
Ronaldo, professeur de relation internationale à Science Poise, vous êtes franco-canadien et votre partie, votre moitié canadienne nous intéresse aussi beaucoup pour éclairer le monde ce soir. Et puis notre fidèle éditorialiste international pour France Télévision, Michel Montpont, vous avez justement vu aussi sorti certaines certaines séquences, certaines images qui éclaireront le débat. Dernière information donc sur le Groenland, d'accord trouvé et Donald Trump annonce donc qu'il renonce à imposer les droits de douan qu'il avait prévu d'imposer à partir du 1er février.
Vous voyez le dernier donc poste de Donald Trump sur son réseau Truth Social. Nous avons défini le cadre d'un futur accord sur le Groenland. Je n'imposerai pas les droits de douanes supplémentaires prévus pour le 1er février.
Alors on va en parler. On va juste remonter le temps de quelques heures. On va voir ce que Donald Trump disait cet après-midi à Davao sur le Grenland.
Et déjà, il y avait, on va dire, une forme pas de si de recul puisque Donald Trump avait dit qu'il n'excluait pas la force il y a encore quelques jours. Cet après-midi, il excluait le retour le recours à la force sur le Groenland. On l'écoute et on en débat juste après.
Il n'y a que les États-Unis qui peuvent protéger cette immense masse de terre, cet immense bloc de glace pour le développer, l'améliorer et tout ça dans les intérêts de l'Europe, pour la sécurité de l'Europe et ce serait bon pour nous aussi. Et c'est pour ça que je cherche à entamer des négociations immédiates sur l'acquisition du Grenland par les États-Unis, tout comme nous avons acquis de nombreux autres territoires. Et si j' utilise à force, on serait inarrêtable, mais je ne le ferai pas.
Tout le monde fait "Oh, Dieu merci". C'est probablement ma plus grosse déclaration du jour parce que les gens pensaient que j'allais utiliser la force, mais j'ai pas envie d'utiliser la force. Je n'utiliserai pas la force.
Tout ce qu'on demande, c'est le Grenland en pleine propriété. Alors, on va d'abord s'attarder un petit peu sur cette question du Groenland. On abordera les autres dossiers après sur le Groenland.
Donc cet après-midi, Donald Trump dit "J'exclus tout recours à la force et ce soir, il y a quelques minutes, un accord est trouvé avec Marc Rut, secrétaire général de l'OTAN et plus de droit de douane. Je vous pose la question à tous les cap mais vous pouvez commencer, on va on va dérouler comme ça. Vous l'interprétez comment ?
Le c'est le la victoire de Donald Trump du monde où est-ce qu'il y a un début de d'apaisement voire de reculade ? Oui, une reculade. Il faudrait quand même voir ce qu'est ce cadre d'un futur accord, hein.
Ce sont ces termes, le contenu euh de ce futur accord. Voilà, sous l'égrut qui est secrétaire général de l'OTAN, mais les États-Unis, c'est pas le seul membre de l'OTAN. Il faudrait quand même que les autres membres en discutent aussi.
Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que depuis plusieurs jours, on voyait qu'il a changé deux fois de registre puisque'au début, d'ailleurs, disons-le tout de suite, s'il avait envoyé 5000 parachutistes prendre le contrôle du Groenland par des voies militaires, c'était réglé la semaine dernière. Il a eu une faiblesse, c'est de dire qu'il allait s'en occuper dans 2 semaines ou dans 2 mois et d'une certaine manière, il a laissé les Européens s'organiser, les Danois s'organisé, déclencher cette opération militaire qui était assez bien vue de la part des Européens. qui était très symbolique.
Ça a été ça a été moqué par certains, pas par tous mais ça a été beaucoup moqué par certains. Euh on envoie 15 soldats français, un soldat suédois je crois ou Oui, mais n'empêche, il n'empêche Oui. Puis surtout ça accroissait d'abord l'absurdité de la manœuvre américaine parce que les alliés de l'OTAN d'une certaine manière venaient montrer que eux aussi voulaient faire face aider les États-Unis à faire face à la menace russe et chinoise dans cette zone.
Et puis ça accroissait le coût politique interne aux États-Unis euh de d'une opération militaire qui aurait quand même consisté à s'opposer à des armées euh de l'OTAN euh qui ne faisaient que le travail d'alliés. Et on voyait bien qu'aux États-Unis, beaucoup de parlementaires y compris républicains commençaient à montrer les dents. Alors il a changé de registre hier ou avanthier, je sais même plus tellement ça change.
En disant puisque c'est comme ça, les huit pays qui ont osé me défier, je vais leur mettre des des droits de douane. Et à ce momentlà, voilà, et à ce moment-là, on a vu que les Européens disaient que c'était ça suffisait comme ça, qu'ils allaient dégainer eux aussi des contemes douanières qui d'ailleurs étaient déjà prêtes et il s'est ravisé et il a fait son show aujourd'hui à Davos. N'empêche que maintenant il se range dans le cadre d'un futur accord.
Et très franchement, si dans le futur accord, il est indiqué que les États-Unis peuvent augmenter leur présence militaire au Groenland, bah il y avait pas besoin de tout tout ça. Ils pouvaient, ils peuvent déjà le faire aujourd'hui. Ils peuvent le faire depuis 70 ans, juste avant de venir sur les doigts droits douanes.
Ronald là, accord dit Donald Trump avec Mark Ruth. Marc Ruth, il est secrétaire général de l'OTAN. Il est pas il est pas premier ministre danois ou groenlandais.
Donc Marc Rut pas pu lui dire parce qu'on sait pas ce qu'il y a dans l'accord mais pour nos téléspectateurs l'accord ça je pense pas que ça puisse être on a trouvé un accord j'achète le Groenland Marc Ruth n'a absolument pas les je pas non je pense que c'est un lien avec la plutôt avec la présence militaire comme vous venez de de le mentionner les Américains avaient déjà une présence militaire très importante jusqu'en 1990 peut-être que là ils veulent recommencer redéployer des militaires au Groenland c'est une façon de sauver la face j'imagine pour Donald Trump Trump parce que c'est beaucoup avancé et je trouve que là c'est une reculade. Moi je m'attendais à quelque chose de bien plus grave comme comme discours aujourd'hui. Je m'attendais une à une presque à une prise de de Grenlande de force alors que là il recule complètement.
Non seulement il recule militairement, mais il dit aussi que il finalement il laisse tomber les les droits de douane contre ceux qui s'étaient opposés à lui. Et à l'instant Michel et Clémence voulait intervenir, mais à l'instant Donald Trump euh détaille un tout petit peu. Il parle d'un accord à long terme sur le Groenland qui durera pour toujours.
Mais il parle toujours pas de d'achat Michel et puis et puis Clémence. Non, très rapidement, je me souviens d'être sorti de la conférence, vous savez, les téléspectateurs vont être mis dans le secret, la conférence que nous passons l'après-midi pour préparer cette émission et on s'est tous dit, on va se calmer de rédaction la nre, la conférence de rédaction ici même, on va se calmer, on verra dans quelques jours, il est il est possible qu'il change d'avis. Non, il a pas changé d'avis en quelques jours, il a changé d'avis en quelques heures.
C'est une triple reculade parce qu'on était parti sur une guerre, puis après on était parti sur une invasion, puis après on était parti sur la taxation, puis après on était parti sur un achat et tout ça c'est fini, on en parle plus. Plouf plouf plouf abstramgam et colégrammes. Je recule.
Mais pourquoi tout ça ? Alors, comme le disait comme le disait Yve et on on y est habitué sur ce plateau, demain Donald Trump peut revenir en arrière et dire il faut rapper encore une fois que nous ne savons pas la teneur profonde et réelle de l'accord qu'il y aurait eu entre lui et l'OTAN. Euh Clémence, en tout cas plus de droits de douane supplémentaire au 1er février.
Il avait il avait dit 10 % au 1er février, 25 % au 1er juin si on n'est pas d'accord. Il y a il y a quelque chose dont il n'a pas parlé, c'est les 200 % sur les vins spiritueux quand même. Enfin bon, je suppose que ça fait partie euh du lot.
Ce qui est intéressant, on peut se demander pourquoi il a reculé. Est-ce que c'est parce que les Européens se sont montrés un peu plus unis, quoi que les Allemands étaient un peu tangents, on les comprend. Ils exportent beaucoup aux États-Unis.
Donc ils voulaient ils voulaient pas créer une attaque frontale en se disant bah nous c'est c'est vra c'est vraiment dangereux. Il y a quelque chose qu'il a peut-être fait changer d'avis dans la nuit, c'est que quand même hier à Wall Street euh la bourse les bourses américaines n'ont pas chuté mais ont fortement baissé. Le dollar a fortement baissé et les taux surtout donc les taux directeurs, les taux à 10 ans ont fortement augmenté et tout ça c'est très mauvais pour Trump.
Et on se souvient que quand il avait fait son fameux jour de la libération, en fait, il s'était passé la même chose. Donc il avait annoncé quasiment 50 % de hausse de droit de douan à tout le monde. Wall Street a s'était cassé la gueule, enfin avait chuté, les taux avaient fortement augmenté et en gros la puissance américaine, le business américain, c'est une façon de dire à Trump bon ben maintenant là tu vas trop loin.
Et d'ailleurs Donald Trump en a parlé cet après-midi, il a dit oui le le à la bourse à propos de l'Islande et il a confondu l'Islande confondu l'Islande et le Groenland au passage. Oui. On été très vexé d'ailleurs je crois.
Bon c'est ces deux grandes îles dans le nord hein à l'ô de ça nous rappelle labaïdjan. Vous vous souvenez au lieu de Azerbaïdjan il avait dit aberjan. Donc il il a confondu un peu tout ça et on sent il y a peut-être quand même il y a des patrons américains qui commencent à élever la voix.
On dire, il y a pareil aujourd'hui à Davos, il y a un patron américain qui est le patron d'un grand fond américain, le fond Citadelle qui a dit "Je comprends pas ce que fait Trump." Le patron de GP Morgan aujourd'hui ce soir fait une déclaration très forte. Il dit "Nous n'avons nous avons absolument besoin d'une Europe, ça suffit avec cette histoire de Groenland." Ça ça pèse.
On on on y reviendra à 22h justement, on se posera la question des des contrepouvoirs quand même qui peuvent qui existent encore a priori qui peuvent canaliser Trump. Mais mais en tout cas donc voilà donc le le la reculade si si on établit qu'il s'agit d'une reculade mais bon pour l'instant ça prend il recule mais donc il ne parle plus non plus clémence parce que les les viticulteurs français qui nous écoutent pouvaient être inquiets. Là il y a plus d'histoire.
Oui mais ça il faut quand même dissocier parce que ce qui relevait des 10 + 25 % et d'une éventuelle escalade militaire c'est le Groenland sur l'attaque ciblant précisément la France. Il s'agissait du refus d'Emmanuel Macron d'adhérer à son conseil pour la G mais pas que donc ça se compes pour nos viticulteurs que il a renoncé mais en tout cas c'est c'était sur un autre sujet que le Groenland qu'il a dégainé ses droits de douanes mais si vous le permettez ce qui s'est passé aujourd'hui à Davos et depuis quelques jours, c'est que les l'instabilité induite par Trump avec tous ces revirements sur des décisions qui sont quand même lourdes les droits de douane et cetera, on finit par se retourner contre lui parce que y compris du point de vue européen l'année dernière, il fallait trouver un accord une bonne fois pour toutes pour que on ait de la visibilité et donc j'allais dire le business européen a demandé à madame Varlen de trouver un accord même s'il était pas glorieux cet accord mais là quand on voit qu'en deux jours Donald Trump peut changer deux fois de politique douanière et au fond quand on voit qu'il n'a servi à rien de lui céder en juillet de l'an dernier puisque il va recommencer à taxer à ce moment-là les partisans de la stab abilité qui ne sont pas qu'Européens. C'est ça aussi les businessman américains se retournent contre lui et ils votent pas avec leurs pieds, ils votent avec leurs achats de titre.
Et en effet, la dernière fois en avril, il y a eu une crise obligataire aux États-Unis et là sur les bons du trésor, ça commençait à se tendre. Et donc la politique selon Trump n'a peut-être pas beaucoup de lois. Il a dit que c'était sa conscience morale et rien d'autre.
Mais l'économie a des lois et la finance aussi sont dur. Les sondages aussi aux États-Unis puisqu'il faut en parler étaient en train de baisser et sur la question du Groenland était parfaitement clair. Les Américains ne s'intéressaient pas ou ne voulaient pas une invasion du Groenland y compris alors à 86 % les Américains étaient contre le le l'achat en tout cas l'achat contre la volonté des Groenlandais et à forceurie l'annexion du Groenlande et même à 70 % chez les chez les Républicains le camp de de Donald Trump.
On on en reparlera aussi à 22h, mais quand même question tout de suite, est-ce que la fermeté européenne, on pareil, on a beaucoup glosé, voilà, euh sur l'Europe impuissante, trop lente et elle l'est par beaucoup de côtés, mais est-ce que quand même ces derniers jours euh une forme de réveil européen a a peut-être un peu payé ou pas Moi je pense que oui. Alors que je suis plutôt euro critique en général, je trouve que c'est long, c'est lent mais c'est normal, on est très nombreux en Europe avant de pouvoir s'entendre. J'ai l'impression que cette fois-ci ça a été relativement rapide.
Ce qui m'a un peu déçu, c'est les les les militaires allemands qui ont quitté rapidement le Groenland après les menaces. Oui, ils ont fait un exercice de 48 heures, ils sont voilà alors que les autres sont restés. L'Allemagne est resté un petit peu intermédiaire. l'Allemagne était gênée parce que son premier son son premier exportateur mauvais signe c'est un mauvais signe à envoyer à Donald Trump qui aime qui ne respecte que que la force. s'il sent une faiblesse quelque part euh il va essayer de de rejouer peut-être sur ce tableau.
Mais en tout cas pour une fois je suis pas euh je suis plutôt fier de la En tout cas on a jamais parlé de reculade de Trump depuis 1 an puisque ça fait 1 an et un jour et là tout d'un coup il y a un changement de stratégie au niveau européen avec en commençant par le président français et le premier ministre canadien et forcé de constater que pour la première fois Trump a reculé. Oui. Puis pour reprendre ce que vous avez dit, Orcila Van Leon a dit aussi quand on signe un contrat et qu'on se sert la main avec un ami, ce contrat et doit rester.
Et donc là, le fait donc elle parlait de l'accord qu'elle a signé et pour le coup, elle a ser à la main de Donald Trump enfin en juillet dernier, onit accusé de ma et donc et là elle lui dit "Bah on a un accord en gros si vous revenez dessus ça sert à quoi de de faire un accord ?" Et les Européens avaient commencé à dire, ils ont 93 milliards de dollars d'exportation américaine qui sont prêts à taxer puisqu'ils avaient fait le travail l'année dernière. Donc les les l'étude a déjà été faite.
Et puis il y a le Parlement aussi européen qui a dit aujourd'hui qu'il gelait la signature de l'accord de juillet. Or, cet accord, ce qui ce qui doit encore être adopté par le Parlement européen, c'est le fait que les biens américains exportés en Europe n'auront pas de droit de douane. Donc là, c'est aussi une façon de dire au patron américain, en gros, si votre président il continue comme ça, bah c'est vous qui allez payer.
H juste pour finir sur la question du Groenland, je sais que là on fait des on fait des suppositions. On va avoir le développement dans dans les sans doute dans les heures où qui viennent. Mais quand Donald Trump dit un accord a été trouvé avec Marc Ruth, secrétaire général de l'OTAN sur le Groenland, il a préciser accord à long terme qui durera toujours.
Qu'est-ce que ça peut-être ? Puisque priori ça n'est pas un achat du Groenlande puisque Marcrut on le redit premier ministre d'anis. Est-ce que c'est plus de base ?
Est-ce que c'est des investissements ? Ça peut être pardon, ça peut être réinstallé des on en parlait Michel et moi avant d'entrer en plateau des radars comme il y avait pendant la guerre froide, il y avait la ligne du qu'on appelle, j'ai oublié le le l'acronyme DEW qui un système d'alerte et de détection avancé qui était déployé au Canada et jusqu'en jusque jusqu'au Groenland et je pense que c'est probablement système semblable à celui-là qui sera réinstallé Groenland nord du Canada et ce dont il parle encore une fois c'est son obsession et son désir de d'installer le dome d'or cette espèce de système extraordinairement sophistiqué de défense des États-Unis qui permettrait d'intercepter des missiles hypersoniques ce qu'on ne sait pas très bien faire encore ces missiles hypersoniqu c'est des missiles qui vont à plus de 6000 km/h et qui sont capables de changer de de direction extrêmement rapidement et donc il veut couvrir le territoire américain intégralement de ce dome de protection et dans ce cadre là le Groenland serait fond fondamental. Il veut faire exactement ce que fait Israël avec son avec sa protection à elle.
Sauf que les États-Unis, c'est beaucoup plus grand. Et le Dom d'or, il dit "Ce sera fini avant que je quitte la présidence des États-Unis, mais les experts disent ce sera jamais fini avant 20 ans." Et de toute façon, la technologie qui permettrait d'installer le Dom d'or n'existe même pas et cela coûterait entre 700 et 750 milliards de dollars.
Vous voyez, on est encore dans la politique fiction, mais c'est un des points forts de Donald Trump. Ça nous rappelle la Star Wars hein, c'est l'initiative de défense stratégique de Rigan. C'était un bluff.
Ça ça n'existait pas mais les soviétiqu absolument mars 1983, il il prévoyait installer en orbite des systèmes lasers capables de ça n'existait pas. La technologie n'existait pas. Mais juste aujourd'hui Donald Trump a d'ailleurs dit euh non en fait les terres rares, on s'en fiche au Groenland, ce que plusieurs experts notamment de l'Arctique sur ce plateau nous nous avaiit dit euh et Donald Trump a bien avoué ou dit non non ça n'est finalement qu'une préoccupation militaire et territoriale le GR on oublie ter oui on verra effectivement dans le cadre de l'accord la dimension strictement militaire elle a été très bien décrite et encore une fois les Américains auraient pu le faire sans faire tout ceintin, il y avait quand même il y a sans doute dans l'esprit de Trump la volonté d'agrandir les terres comme McKinle son grand modèle et il aurait peut-être bien voulu faire ça.
Je crois pas qu'il va y arriver. Alors il pourra toujours dire on est là quand même c'est comme chez nous, c'est nous qui gardons le territoire. Je serais quand même pas surpris de voir que puisqu'il a une conception je dirais mercantiliste de la défense, je vous défends, vous me payez que en marge de cet accord parce que ça c'est pas un sujet autant mais en marge de cet accord, il y ait aussi des permis d'exploiter sur telle ou telle parcelle du Grenland pour les États-Unis et quelques-uns de ses camarades de golf, on en connaît un ou deux qui il n'y a pas de minéraux rares mais tous les investisseurs de la silicone vallée qui l'entourent ont investi énormément d'argent dans la possibilité d'extraire des minér Donc on n'est pas obligé de le croire sur cette question.
Oui, absolument. Et justement à l'instant, puisqu'on fait vraiment, on développe l'actualité seconde par seconde, Donald Trump qui vient de dire que le projet d'accord sur le Groenland donne aux États-Unis tout ce qu'ils voulaient, tout ce que les États-Unis voulaient et il ne précise pas évidemment si ça se traduirait par une possession américaine de Lille et il redit que c'est un accord de de long terme. Pour finir sur cette question, est-ce qu'on peut imaginer que de toute façon Donald Trump va va brandir ça comme une très très grande victoire ? il a pas le choix de de lui-même et de son de son mandat, même si derrière ce sera peut-être il a besoin de ce narratif en fait et ne serait-ce en plus il y a les élections qui arrivent en novembre les ce qu'on appelle les midterm élection de élection donc de mi-mandat euh pour l'instant euh comme la question c'est le pouvoir d'achat, il est pas si si bien positionné que ça et donc le connaissant en fait Trump il a besoin de dire qu'il a gagné.
Donc c'est c'est aussi dans la façon dont on s'adresse à lui, il faut lui faire croire qu'il a gagné en fait, que c'est lui qui a eu l'idée que c'est le plus fort, le plus beau. Donc là, Grenand, il va dire qu'il a gagné. Il disait encore hier, hier aujourd'hui à Davous disait il me faut un titre de propriété.
Titre de propriété, c'est quand même intéressant. C'est comme un patron hein qui acquière qui qui achète. Après les États-Unis ont on on grandit comme ça en achetant des terres.
Donc c'est pas non plus c'est c'est pas complètement. Il parle il parle d'acheter. On a tous écouté évidemment son discours de cet après-midi.
À aucun moment il mentionne les habitants du grou. Ça n'existe pas. C'est un gros glaçon.
Et voilà, c'est on est en 2000, on est au 2026. C'est vrai que les précédents mentionnés, la Louisianne et cetera, bon, c'était pas en démocratie que tout ça a été fait, hein. Euh et puis c'est vrai que voilà, on quand il dit que il veut acheter une banquise, franchement, quel quel irrespect total pour les habitants.
Alors, on va on va qui s'est mis à dos, hein, d'ailleurs parce que au tout début si ça avait été mieux fait éventuellement il pouvait, ils ont essayé hein, il y a eu des émissaires qui sont c'est ce qu'on a dit. Puis le Groenland évidemment des volontés indépendantistes face au au pouvoir colonisateur qui est celui du Danemark. Et donc le le Groenland était était pas était pas forcément prêt à à à rester justement dans le Danemark.
Mais il se peut que d'ailleurs cette aventure ait quelque part repoussé un peu le Groenland dans les bras de de Copenhag. On va on va dérouler le reste de ce qui s'est dit aujourd'hui à à Davos notamment dans ce discours de Donald Trump. Il a parlé de l'OTAN, de d'Emmanuel Macron et de l'Europe et puis des des médicaments.
Allons d'abord sur l'OTAN. Euh, on vient d'en parler là sur le Groenland, mais plus généralement, que dit-il sur l'OTAN ? On on s'attendait aussi à ce que Donald Trump déclare l'OTAN morte ou que par une action au Groenlande, il fasse voler l'OTAN en éclat.
Qu'est-ce qu'il a dit aujourd'hui ? On l'écoute et on en parle après. Alors, qu'est-ce que les États-Unis tirent de tout ce travail et de tout cet argent qu'elle consacrent à part la mort, la destruction et tout cet argent ? qui est envoyé à des gens qui n'ont aucune appréciation pour ce que nous faisons.
Je parle de l'OTAN, je parle de l'Europe et c'est à eux de travailler sur l'Ukraine. Les États-Unis, c'est très loin. On a un grand océan, un bel océan qui nous sépare.
Et jusqu'à ce que j'arrive, le temps était simplement les pays étaient censés consacrer 2 % de leur PIB, mais la plupart des pays ne payaient rien du tout. Les États-Unis payaient quasiment 100 % de l'OTAN. Et là, j'ai mis le Hola, j'ai dit c'est pas juste.
Et puis j'ai dit à l'OTAN qu'il fallait payer 5 % et ils ont commencé à le faire. Tout le monde disait que c'était pas possible. Ils ont dit "On dépassera jamais les 2 % mais ils sont montés à 5 % et maintenant ils payent.
Il pay de maintenant il pay les 5 et ça les renforce. Juste à la seconde, message du du Danemark reçoit ce que Donald Trump vient de dire sur le Groenland comme des messages positifs de Donald Trump. Donc on va dans ce qu'on évoquait il y a quelques instants pour aller sur sur ce que Donald Trump vient de dire sur l'OTAN.
Alors première chose, est-ce que vous aviez cet après-midi Ronald des craintes ? On en avait beaucoup sur l'OTAN, que Donald Trump grosso modo veuille tuer l'OTAN. H est-ce que dans ce que vous avez entendu là, il y a il y a cette il y a ce message là ?
Non, moi j'ai plus particulièrement euh étonné positivement par la totalité finalement du du message. J'ai j'ai l'impression que Trump fait beaucoup le jeu de de Vladimir Poutine. Il essaie vraiment, je pense, de semer la discorde au sein même de de de l'OTAN.
Pour autant, il a il a raison sur certains points comme canadien. Je peux vous dire que le Canada a trop longtemps attendu mais pas que le Canada, énormément de pays européens ont voulu rejoindre l'OTAN justement en se disant on a plus besoin de se défendre. Les pays certains pays baltes ont annulé ont mis à bas la conscription en se disant nous maintenant on est dans le dans l'OTAN, les Américains vont venir nous protéger.
Donc on peut se C'est une grave erreur je pense et il y a déjà je l'ai déjà dit ici en 2014 à l'époque de de Barack Obama quand il y a eu l'invasion de la partie orientale de l'Ukraine la Crimé mais aussi il y a des Américains des spécialistes américains qui disaient on a besoin de partenaires et non de parasites et pourquoi parce que les Européens attendaient trop des États-Unis là-dessus je pense que Trump a eu un effet fortement bénéfique mais son histoire histoire de 5 % ça tient pas. Il y a très peu de pays qui sont capables de de d'accorder de de de de d'utiliser 5 % de leur PIB pour leur défense. Oui, sont pas encore mais mais il y a eu objectivement un un un réveil de l'Europe là-dessus parce que comme disait Ronald là-dessus Donald Trump il a raison.
L'Europe a été paresseuse depuis la Seconde Guerre mondiale et s'est appuyé sur le parapluie américain. Euh il était peut-être temps que l'Europe se pr en main. Alors après simplement le parapluie américain n'était pas gratuit hein contrairement à ce que dit Donald Trump.
Ça a toujours été une façon pour les Américain d'accorder une protection en échange d'achat militaire massif de faire fonctionner le comme on appelle le complexe militar industriel américain. C'est un mot inventé par Eisenhower hein l'ancien président qui savait de quoi il parlait hein. C'est dans son discours d'adieu au congrès qu'il a dit ça.
Et donc c'est pas des gauchistes qui ont pointé le complexe militaire industriel. Donc on voit bien d'ailleurs que Trump puisqu'il a une logique assez mercantiliste, aurait quand même des grandes difficultés s'il sortait de l'OTAN parce que cette ce gain que les États-Unis au moins du point de vue de l'industrie des emplois ont obtenu pendant toutes ces années, bah écoutez, ils l'aurait plus. Regardez le Danemark a toujours acheté américain récemment.
Ils ont acheté un système antimissile franco-italien parce que Mat Frederiksen était placé dans une situation telle qu'elle pouvait plus justifier l'achat américain. En revanche, évidemment que les Européens devaient en faire plus. Je m'excuse de vous interrompre mais ils viennent d'acheter aussi un P8 Poséidon qui est un Boeinge 737 modifié pour la chasse antisous-marine la semaine dernière ou et aussi 230 missiles qui vont aller sur leur F35 américain.
Oui mais ça à partir du moment où justement vous avez le F35, vous mettez les missiles américains qui vont dessous mais ils avaient ils avaient eu ce mouvement vers les Italiens et les Français en septembre. Donc simplement juste pour dire les Européens en fait plus mais ils ont aussi fait plus parce que il y a la menace russe puis c'est plus qu'une menace ils envahissent puis il y a une guerre hybride contre nous donc on allait faire plus. Donald Trump nous y a aidé de manière brutale.
Après quand on l'entend dire que on me disait que 5 % c'était impossible ben oui. Ben parce que c'est impossible. Personne ne mettra 5 % du PIB dans la défense.
Ou alors on serait en guerre ouverte à ce moment-là. C'est bien plus que 5 %. Si peut-être la Pologne tangente les quatre et cetera.
Voilà. Donc d'une certaine manière, je veux je vous accorde le point, les Européens devaient en faire plus, ils en font plus et même je vais vous dire sur l'Ukraine, on s'est mis en situation d'en faire nettement plus, y compris via la coalition des volontaires. Ça a avancé récemment lors d'un sommet à Paris, y compris parce que c'est pas l'Europe à 27, c'est les volontaires.
Et puis ah bah aujourd'hui, c'est l'Europe qui finance. On a fait plus du point de vue On a point fait plus du point de vue financier avec le prêt l'empreinte 90 milliards d'euros qui a été décidé en décembre et qui va être utilisé dès dès avant le printemps parce qu'effectivement les Américains euh se sont se sont retirés d'une certaine manière. Il aurait pu dire ça de manière plus calme.
Bon pas aussi smart qu'Obama naturellement. Le fait que les Européens pendant longtemps a dit "Mais non, c'est pas vrai qu'on en fait moins que vous sur l'Ukraine, on en fait autant." Je comprends que vu du visconsin qu'on en fasse seulement autant, c'était pas assez.
Et donc là-dessus, il nous a donné avec de manière brutale et souvent répulsive une sorte d'incitation à agir. Maintenant le problème, vous l'avez pointé, c'est sa connivance avec Poutine. Parce que qui lâche l'Ukraine, on le savait, qui lingez c'était déjà pénible.
Mais j'ose pas dire le mot de dire très brièvement. Il y a un chef d'état ce soir qui a félicité l'intérêt stratégique qu'avait Trump sur le Groenland et qui lui a dit ça se comprend parfaitement, c'est Poutine et Poutine qui lui dit c'est exactement ce qu'on a fait en Crimé. Juste pour finir sur sur le temps ce que ce que disait Ronald et et Yve là-dessus, Clément Clémence, les on sent que là effectivement l'Europe, elle a du mal à sortir de sa dépendance évidemment à la à la à l'armée américaine et notamment au renseignement militaire américain, mais ça bouge.
Euh la France a toujours voulu un petit peu son indépendance et elle y a plutôt réussi. Il faut lui rendre quand même ce ces lauriers là. Mais ça bouge, les les pays s'interrogent.
Est-ce qu'on continue à acheter ? peut-être pas acheté du tout de de F35 américain mais en acheter moins complété avec du rafale français du le sable Grippen suédois. Ça commence à ça commence effectivement à bouger un peu.
Après on voit que les pays de l'Est notamment la Pologne restent quand même très sous le parapluie américain parce que tout simplement ils ont pas assez confiance dans l'Europe et ils ont extrêmement peur des Russes. On peut les comprendre et oui pardon il ils achètent aussi sud-coréen en terme de matériel terrestre. les achète beaucoup en Corée du Sud.
Al c'est c'est vrai que la Corée du Sud a a une une industrie militaire qui s'est énormément développée et qui est surtout capable de livrer très vite, ce qui est pas forcément le cas des de l'industrie française qui marche bien, qui est à fond, mais mais qui a des délais de livraison, qui a pas encore toutes les capacités, mais on voit que ça se développe et effectivement vous parliez des dividendes de la paix où tout le monde s'est dit c'est la paix maintenant, l'URSS est tombé, on est bon et donc on fait plus de service militaire, on on investit plus dans la défense. Là, on est quand même en train de réarmer l'Europe assez rapidement et on commence à à voir que ça fonctionne. Après, il y a il y a aussi des choses qui fonctionnent pas.
Si on prend entre la France et l'Allemagne, le scave, donc le l'avion de combat du futur, on on arrive toujours pas à se mettre d'accord entre français et allemand et je sais pas si on y arrivera. Le blindé franco-allemand aussi. C'est juste un mot Ronald avant qu'on parle du du reste de de l'Europe sur ces achats de ce réveil, ce sursaut militaire de l'Europe et des industriels de l'armement européen, le Canada aussi se met à douter de sa dépendance 100 % américaine en matière d'armement.
Et je crois que là ces derniers jours, il y avait une réflexion que le Canada pourrait justement acheter le fameux Gripen, la vi chasse suédois. Ça c'est un bouleversement. Bah, ils avaient déjà euh payé une tranche de 16 F35. l'inconvénient amé ça le plus moderne he le grippen ou le le rafal ou le typhoon britanico espano allemand sont de 4e génération et demi le F35 c'est 5e génération il est bien plus avancé si vous voulez que le que le Grippen.
Certains au Canada disent ce serait une mauvaise décision de laisser tomber. D'autres disent "Il faut qu'on le fasse." Je pense que les Portugais ont décidé justement de laisser tomber le le F35.
Euh moi je je prenais pour le rafale au Canada pour une raison très simple en terme opérationnel. Je précise que vous êtes un ancien militaire. Militaire, c'est que Canada, on est un grand pays un peu comme le Brésil qui avait d'ailleurs envisagé d'acheter le rafale.
Pourquoi ? Parce qu'il a deux moteurs comme le F18 qui a été acheté en 78 et qui est entré en service à 82. Deux moteurs au Canada.
Pourquoi ? Parce que si un moteur tombe en panne, vous pouvez le rafal est bien mieux adapté, à la géographie. Mais en tout cas, qui est ces réflexions là de la part de de ça dit quelque chose.
Un dernier mot, on va parler d'Europe. Sous votre contrôle, les achats d'armement, c'est pas un achat à la Samaritaine. On nachète pas que de la technologie, on achète une protection.
C'est d'ailleurs bien pour ça quand Trump dit que l'OTAN n'a jamais rien rapporté aux États-Unis, enfin je sais pas où est-ce qu'il a vu ça et c'est bien pour ça que si il décidait de sortir de l'OTAN, ce serait pas la fin de l'Alliance atlantique parce qu'on serait toujours avec les Canadiens rendons leur hommage mais en revanche ça serait la fin de l'incitation forte que nous avons nous les Européens. Alors les Français sont à part à acheter Américain et donc il y aura peut-être des industriels américains. Dieu sait que l'industrie de l'armement on d faire remonter certains messages.
Exactement ce que j'allais dire. C'est sûr certain que à Davance, il a été influencé par les juste sur alors sur le reste de l'Europe, on a entendu les piqus de de Donald Trump à Emmanuel Macron euh euh cet après-midi. Il a dit d'Emmanuel Macron qu'il avait voulu faire le dur avec ses lunettes de soleil.
Précise à notpectateur encore une fois qu'Emmanuel Macron un petit problème de santé bénin à l'œil mais Donald Trump, on va l'écouter, a quand même aussi s'est livré à son réquisitoire, j'allais dire habituel. Son vice-président J. Divans fait la même chose.
Son réquisitoire contre l'Europe devenu submergé par les vagues migratoires. L'Europe trop beau, trop écolo. On l'écoute et vous me donnez votre analyse derrière.
Je veux insulter personne mais il y a des pays européens que je ne reconnais plus et je dis ça de façon négative. Évidemment, moi j'adore l'Europe et je veux que l'Europe aille mieux mais elle avance dans le mauvais sens, dans la mauvaise direction ces dernières décennies. à Washington, les dans les capitales européennes, les gens pensaient que le seul moyen d'atteindre la croissance, c'était de d'augmenter la dépense publique, de d'ouvrir grand les portes à l'immigration, que les métiers soi-disant sales devraient être délocalisés, que l'énergie le pétrole devait être remplacé par toute cette escroquerie de l'énergie verte et qu'il fallait est importé des populations de de l'autre bout du monde.
Voilà, c'est Sleepy Joe et d'autres gouvernement occidentaux. Ce sont ces politiques là qu'ils ont suivi de manière idiote. Ces pays européens doivent faire ce qu'il faut.
Ils doivent se sortir de cette culture qu'ils ont créé au cours des 10 dernières années. Ils sont en train de s'autodétruire. Des endroits tellement magnifiques.
Nous voulons des alliés forts, pas des alliés affaiblis. Nous voulons que l'Europe soit forte. Allez, donc l'Europe trop woke trop peécolo, submergé par les vagues migratoires.
C'est pas nouveau hein, dans la bouche de Donald Trump et du du reste de son de ses cercles dans l'administration. Et que vous évoque déjà Clément ce ce cette nouvelle charge contre contre l'Europe ? Bah c'est une charge qui est maintenant classique chez Trump.
Il y a il y a il y a aussi ce côté on parlait avant de l'OTAN, donc ce ce côté que l'Europe ne paye pas assez pour sa protection. Et puis c'est toujours ce côté, c'est ce qu'avait dit V qui avait extrêmement choqué tous les les Européens. En fait, il il applique sa politique à lui.
Il voudrait que l'Europe fasse la même chose. Donc, on voit aux États-Unis, ils sont ils ont fermé les frontières, ils ont dit non à l'immigration, ils chassent tous les immigrés. Il comprend pas que l'Europe ne fasse pas la même chose.
Et donc en fait, c'est c'est un peu une application de sa doctrine ou de la doctrine MAGAGA qui est pas forcément la sienne directement qui voudrait que l'Europe applique en fait. Alors par contre juste, il dit parce que je je discute souvent avec plusieurs euh anciens amis de de de Washington qui me disent euh c'est une idée fausse qu'on a de dire que Donald Trump, JD Events se désintéressent de l'Europe euh complètement. Ils aiment l'Europe, c'est ce que dit, c'est ce que répète Donald Trump.
C'est juste que ils sont euh attristés de voir la direction que prend notre Europe, mais pour eux, c'est le le voilà, c'est le les origines occidentales des États-Unis et ça leur importe et ce cette inquiétude est sincère chez eux. pas qu'on est qu'on la partage mais que cette inquiétude est sincère pour Qu'est-ce que vous en pensez ? Mais les États-Unis aussi sont multiculturels euh quand quand vous allez aux États-Unis euh je suis désolé mais il y a des gens qui viennent de partout dans le monde.
Je a commencé par Donald Trump, il est il a revendiqué cet après-midi d'ailleurs parlé de papa maman. Je disais mon grand-père qui était canadien français mais qui a grandi au New Hamshire et qui a fait la Première Guerre mondiale dans l'armée américaine. Il y a a c'est un pays comme le Canada construit sur déjà ben génocide sur les premières nations qui habitaient là et mais la la question de l'immigration est une question hautement politique et qu'il essaie d'influencer ess et d'exporter vers l'Europe, n'est-ce pas ?
Mais là, on le voit sur les DIR par exemple quand il parle de l'immigration et cette ville Paris qui est devenue extrêmement dangereuse. Par contre, Washington DC tout va bien. On peut aller au restaurant marcher.
J'ai regardé les chiffres de la criminalité entre Washington DC sur Georgetown qui est le quartier un peu sympa de du centreville de Washington. Voilà. Alors là, c'est vrai que ça, on peut aller au resto tranquille avec les enfants, mais si on va sur le Southide ou si on va sur la Street, la criminalité n'est absolument pas baissée et elle est 30 fois supérieure à celle de Paris.
Non mais ça c'est l'écho pardon du discours de Jidy Van Munich hein la conférence de sécurité. D'ailleurs là il fallait parler de sécurité, il s'est mis à parler d'immigration. Davos c'est pour l'économie, il s'est mis à parler d'immigration.
Mais ce qu'il y a de commun effectivement c'est une vision je dirais de de l'Occident traditionnel euh présumé blanc parce que ce qui choque Trump c'est qu'il reconnaît plus l'Europe sous-entendu il y a des couleurs dans la rue. Bah oui c'est c'est l'Europe effectivement et si ça lui va pas et ben c'est pareil. Mais là, il fait écho à certains partis nationalistes et extrémistes français qu'il soutient d'ailleurs.
Deuxièmement, le mode de vie traditionnel, c'est voilà, c'est pas l'écologie, c'est pas la transition écologique. Et donc il dénonce le pacte vert, les innerges renouvelables, c'est voilà le bon vieux mode de vie à l'américaine charbon. Voilà.
Alors qu'on le dit à chaque fois, il y a des États américains, le Texas notamment qui est devenu un état super gagne beaucoup d'argent avec notamment le solaire. Voilà la vision. Et puis la troisième chose quand même ce que je veux dire c'est la nation.
Voilà la nation c'est l'unité de base. Et c'est aussi pour ça qu'ils soutiennent les pays et les partis nationaliste en Europe. C'est ce que V avait dit à Munich.
Mais derrière il y a un calcul parce qu'en réalité l'Europe elle est dérange. L'Europe est la plus grande puissance commerciale du monde. Elle adopte des normes contre lesquelles ils sont partis en guerre.
Et c'est vrai qu'il préférait qu'il y ait 27 Europes plutôt qu'une seule. C'est-à-dire que il préférait traiter avec les États nationaux. Macron Macron résume ça parfaitement.
Macron quand il dit dans son discours hier soir qui a visiblement pas bien plu à Donald Trump, il dit "Nous préférons le respect à l'intimidation. Vo a vraiment cette opposition culturelle. Nous préférons la science au complotisme.
Nous préférons le dialogue à la brutalité. On voit vraiment qu'il y a une fracture civilisationnelle et que Donald Trump se situe d'un côté et nous les Européens d'un autre." Alors, dans les minutes qui nous restent, j'aimerais qu'on aborde un un un dernier aspect qui est très intéressant et qui a été peut-être un peu plus oublié vu l'actu mondial, c'est euh la charge de Donald Trump sur le le prix des médicaments en Europe euh et notamment en France.
Il donne l'exemple de la France et d'une il relate une discussion qu'il a eu avec Emmanuel Macron. On va consacrer ces dernières minutes à cela et on va vous vous j'allais dire vous débunquer, vous expliquer ce qu'il en ce qu'il en retourne vraiment. Écoutons d'abord ce que Donald Trump a dit cet après-midi sur les médicaments et sur sa conversation avec Emmanuel Macron.
Et j'ai commencé avec Emmanuel, vous le savez sans doute, je l'aime bien Emmanuel. Et je lui ai dit Emmanuel, il va falloir que tu augmentes le prix de cette pilule. Il va falloir que ce soit 20 30 dollars peut-être.
Donc tu vas doubler le prix de ces médicaments sur ordonnance. triplé ou cadruplé peut-être pas facile. Il a dit "Non Donald, je veux pas faire ça." J'ai dit "Ossi tu vas faire ça à 100 %." Il a dit "Non, non, non, tu me demandes de doubler." Je lui dis "Emmanuel, tu profites des États-Unis depuis 30 ans sur ces médicaments.
Tu vas devoir le faire. Je n'en aucun doute. Et je suis même à 100 % sûr que tu vas le vérifier." Non, non, non, je le ferai pas.
Alors, on lui disait "Faut doubler ou trib ou tripler." Je dis "Écoute, je t'explique Emmanuel, tu vas le faire et tu vas le faire rapidement. Sinon, je colle 25 % de droit de douane sur tout ce que tu vends aux États-Unis et 100 % sur tes vins et tes champagnes." C'est-à-dire à peu près 10 fois plus que ce que je demande.
Et tu vas le faire. Alors, je voulais pas en parler en public, mais tu vas peut-être me forcer à le faire. Il a dit "OK, je le ferai.
Voilà, discours en forme de chantage sur les médicaments. Est-ce que c'est une fake news ? On va en parler évidemment avec nos quatre invités, mais on va d'abord décrypter ça avec vous Alexandre Hbert parce que vous avez des vous avez des informations justement.
On va essayer d'y voir plus clair. Alexandre, est-ce que les médicaments coûtent-ils vraiment beaucoup plus cher aux États-Unis ? Alors la réponse est oui.
Sans conteste, les médicaments sur ordonnance sont vendus en moyenne 2,78 fois plus cher aux États-Unis que dans le reste des pays de l'OCDE et c'est même beaucoup plus pour la France he puisqu'ils sont vendus 3,26 fois plus cher que les médicaments en France. Un exemple saisissant l'Oix, c'est celui de l'OZAPi qui est un un médicament pour les personnes souffrant de diabète. Il est vendu en moyenne en France 77,60 € que ce même médicament est facturé 963 dollars aux États-Unis, soit après conversion 82 €.
Tout cela fait que les Américains sont les champions toute catégorie en terme de défense de dépenses pharmaceutiques. C'est 1713 dollars par habitant et par an. tandis que en France, on est à 813 dollars et la moyenne dans les pays de l'OCDE, c'est de 766 dollars.
Et à quoi sont dû ces écarts de prix, Alexandre ? Alors, plusieurs raisons à tout cela. Euh tout d'abord, il n'y a aucune régulation du prix des médicaments aux États-Unis et l'État fédéral ne fixe en fait aucun plafond pour ces médicaments.
Les laboratoires vont donc fixer des prix de base de ce qu'on appelle les prix catalogues très élevés et puis ils vont ensuite aller négocier avec les milliers d'assureurs privés qui existent aux États-Unis. Ça explique d'ailleurs au passage pourquoi les Américains sont plus ou moins bien remboursés selon leur compagnie d'assurance. En France, le rapport de force est complètement inversé puisque il n'y a qu'un seul acheteur, c'est la sécurité sociale qui peut très bien dire en substance ce médicament est trop cher, on ne le rembourse pas.
Et donc forcément et bien les laboratoires sont obligés de pratiquer des prix bah beaucoup plus bas. Dernière question euh Alex, on l'a bien compris hein. Si Trump menace de et veut faire augmenter les prix des des médicaments en France, c'est parce qu'il estime que ça va permettre au laboratoire de faire baisser les prix aux États-Unis.
Alors est-ce qu'Emmanuel Macron a fait ou va faire baisser les prix ? Ben non. et pour une simple et oui et non euh parce que pour une simple et bonne raison qui est que ça ne dépend pas de lui.
En fait en France le prix des médicaments est le fruit des négociation entre les laboratoires et la sécurité sociale. Et pour comprendre comment ça fonctionne en fait, il y a d'abord la haute autorité de santé qui fait une jauge d'utilité de ce médicament. Ensuite, c'est le CEPS, le comité économique des produits de santé qui va fixer le prix par rapport à cette jauge d'utilité, mais aussi le prix des médicaments similaires en Europe et le coût estimé pour la collectivité.
Et puis enfin, l'assurance maladie va décider ou non de rembourser le le médicament. Ça n donc absolument pas entre les mains du chef de de l'État. Puis sur la question des prix, ils n'ont pas tellement augmenté he ces dernières années.
Regardez ça, ce sont les les dépenses des Français en terme de de médicaments. C'était 34,2 milliards d'euros en 2024 avec une augmentation de seulement 5,3 % en 10 ans. Merci Alexandre.
Et donc quand Donald Trump dit que il a réussi à faire augmenter les prix de médicaments en France en ayant en l'ayant demandé à Emmanuel Macron de le faire, et bien il ne Emmanuel Macron bien sûr ne l'a pas fait. C'est donc une fake news. Et l'Élysée d'ailleurs cet après-midi a publié un un post sur sur X en disant que c'était une fake news.
Justement en quelques minutes, votre réaction sur sur cet épisode assez assez sidérant. Je crois que il masque tout un système aux États-Unis qui est extrêmement complexe, différent et qui rapporte beaucoup d'argent à beaucoup d'acteurs qui interviennent à différents moments sur le prix des médicaments. Il y a des négociateurs entre les il y a des milliers de compagnies d'assuran différentes et les laboratoires font du face to face de un par un pour négocier le prix du médicament et les négociateurs sont payés à la commission.
C'est-à-dire que plus le médicament se vend cher, plus les négociateurs, pièce essentielle de l'industrie pharmaceutique gagnent d'argent. Il y a plein d'autres astuces par exemple pas avant que qu'un médicament puisse devenir un générique aux États-Unis, ce qui ferait baisser considérablement son prix, il y a une technique qui s'appelle l'accumulation des brevets. C'està-dire on change un tout petit peu le brevet du médicament pour continuer à rester sous un brevet d'exclusivité de plus en plus longtemps et on ne peut pas baisser mais pour dire les choses pour nos téléspectateurs aux États-Unis parce qu'il y a beaucoup moins de de régulation et donc bah oui les les l'industrie pharmaceutique s'en met plein les poches aux États-Unis.
Ce qui est assez terrible, c'est qu'effectivement tout le monde ça a été rappelé, les États-Unis en pourcentage de leur richesse dépensent beaucoup plus que les Européens pour leur santé pour des résultats qui sont extrêmement inégalitaires. Faut rappeler qu'au moment de la pandémie de Covid, il y a eu plus d'un million de morts aux États-Unis. Pour en revenir, pour revenir à cette affaire, merci parce que j'ai enfin un tout petit peu compris ce que Donald Trump avait en tête.
Peut-être que en montant le prix, ce qui est faux évidemment, Emmanuel Macron n'avait pas le pouvoir de le faire, les prix n'ont pas monté. Peut-être dans sa tête. On aurait monté le prix en France.
Peut-être que donc les laboratoires américains auraient eu plus de profit en France. Ils auraient peut-être pu baisser les prix. Voilà.
Peut-être. Bon, parce que franchement, moi j'étais complètement perdu avec cette histoire de médicament et je crois que Donald Trump en continuant à raconter ça, je crois que lui il a perdu ses propres médicaments. Le le mot de la fin et on vous a surtout quand il fait ça, il s'adresse en fait aux Américains parce que le prix du médicament, c'est un vrai sujet aux États-Unis.
C'est vrai que c'est extrêmement cher et c'est encore quelque chose dont ils vont parler au moment de de l'élection du mois de novembre parce que ça joue sur l'inflation en fait. Donc c'est un pour lui ça en fait c'est un sujet de politique intérieure dont il a parlé à Davos. À l'approche des midms comme vous le le disiez Clémence.
On vous retrouve restez avec nous on continue le débat après votre journal Cécile et évidemment les dernières nouvelles sur notamment le Groenland. Un accord a été trouvé avec l'OTAN mais pas d'achat un accord sur le long terme dit Donald Trump et le Danemark. Il voit des signaux positifs.
Oui.
Emmanuel Macron