Aurore Bergé : "On a une situation exceptionnelle qui justifie qu'on se mobilise tous"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous dites que l'État ne donnera pas un euro aux groupes privés de crèches s'ils ne revalorisent pas leurs personnels. Pourquoi cette décision ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous envisagez de nationaliser le service de la petite enfance ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les crèches privées représentent 90% des nouvelles places. Ne faudrait-il pas privilégier un retour au modèle public ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Le don de 10 millions d'euros de LVMH aux Restos du Cœur est-il de la solidarité ou de la charité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Aurore BergéPromesse
« au 1er janvier 2024 l'état mon gouvernement met 200 millions d'euros sur la table »
- 4:00Aurore BergéFait
« il y a eu le scandale hors pa il y a le scandale des crèches privées »
- 5:00Aurore BergéPromesse
« on va renforcer ces contrôles à la fois sur place et on va renforcer les contrôles sur les grands groupes privés »
- 6:00Aurore BergéFait
« on a à la fois des moyens qui sont déployés qui sont déployés par les CAF notamment pour faire en sorte que ce qu'il reste à payer chaque mois aux parents soit le plus raisonnable possible »
- 8:00Aurore BergéChiffre
« l'État face à part 156 millions d'euros sur l'aide alimentaire »
- 9:00Aurore BergéFait
« une semaine après cet appel ce SOS du patron des Restos du Coeur le compte y est globalement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mais ce que je dis aussi au groupe privé c'est que la première des mesures à prendre pour faire en sorte qu'il y ait un taux d'encadrement qui soit supérieur qu'il y ait plus de professionnels c'est que ces métiers doivent être plus attractifs je leur demande de réfléchir à l'organisation de leur temps de travail on peut en crèche avoir des modèles qui sont plus innovants ou les personnes vont travailler sur des semaines de trois jours ou des semaines de 4 jours parce que ce sont des métiers qui sont des métiers difficiles qui sont des métiers pénibles je leur demande de revaloriser leur personnel au 1er janvier 2024 l'état mon gouvernement met 200 millions d'euros sur la table chaque année chaque année on va mettre 200 millions d'euros sur la table pour revaloriser les personnels mais je ne mettrai pas et je ne donnerai pas un euro de cet argent au groupe privé c'est dans le même temps ils ont pas des conventions collectives qui sont enfin au niveau vis-à-vis des personnels si dans le même temps il y a pas des engagements très clairs sur la qualité d'accueil par contre on a déjà des grands des groupes notamment associatifs où on sait que les choses se passent très bien eux dès le premier janvier 2024 la petite différence est-ce qu'il y a pas quand même et j'y reviens un problème de modèle il y a eu le scandale hors pa il y a le scandale des crèches privées ce sont quatre groupes on disait 4 principales entreprises qui font à elle seule 1,1 à 1,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an est-ce qu'il n'y a pas un problème de modèle est-ce que vous vous êtes pas posé la question peut-être de nationaliser le service de la petite enfance bien sûr que si je me suis posé la question je me suis posé la question quand je lis le rapport de Ligue 1 je me pose la question quand je vois les témoignages de est-ce que le modèle économique par lui-même en vérité définit ou pas la manière avec laquelle ensuite on travaille sauf que à la fin ce sont des professionnels qui s'engagent ce sont des femmes qui s'engagent qui ont été formées qui sont des auxiliaires de puériculture et qui s'engagent quel que soit le type de crèche et qui s'engage avec la même dévotion avec le même dévouement avec la même vocation et qui n'ont qu'une envie c'est de s'occuper de nos tout-petits et qu'elle le fasse encore une fois dans une crèche privée dans une crèche publique dans une crèche associative on peut pas remettre en cause l'engagement qui est celui des professionnel par contre nous ce qu'on doit garantir c'est garantir la sécurité de nos enfants quel que soit le mode de garde c'est garantir la qualité d'accueil de nos enfants et leur épanouissement leur sécurité affective quelle que soit le mode de garde et c'est garantir le bien-être au travail de ces professionnels qui font un travail extraordinairement exigeant et difficile quel que soit encore une fois le mode de garde et quel que soit le modèle économique d'où les contrôles qui vont être faits et d'où le fait je le redis que quand on met 200 millions d'euros sur la table il y aura pas un euro pour des groupes privés s'ils ne se mettent pas au niveau on l'a vu avec des dizaines de services d'urgence qui ont dû fermer cet été je rappelais qu'il y a eu le scandale des personnes âgées est-ce que aujourd'hui il y a pas un problème tout simplement d'effondrement de notre service public non parce que à la fin vous avez un état qui s'engage qu'est-ce qui se passe c'est à dire que nous on a à la fois des moyens qui sont déployés qui sont déployés par les CAF notamment pour faire en sorte que ce qu'il reste à payer chaque mois aux parents soit le plus raisonnable possible parce que les parents encore une fois ils font ce qu'ils les parents ils vont travailler le matin ils doivent pouvoir juste être sereins à partir du moment où ils ont déposé leur enfant que ce soit auprès d'une assistante maternelle que ce soit en crèche que ce soit en laissant à domicile et donc il faut accompagner les parents donc en vérité on met énormément d'argent public pour garantir l'accueil de nos enfants et le mode de garde de nos enfants mais c'est précisément la nécessité encore une fois c'est très frappant et pour que tous ceux qui nous écoutent des engagements c'est que au fond c'est un véritable partenariat entre les aides publiques et ces entreprises privées c'est exactement comme pour ORPEA c'est-à-dire que le personnel il est majoritairement payé par les aides par les le budget que l'État ces entreprises privées c'est ce modèle qui est quand même voilà ces entreprises privées elles sont une partie de leur frais de fonctionnement sont couverts en réalité par vous parlez pas parce qu'on est de les familles parce que qu'est-ce que vous voulez que je dise moi ce matin je vais dire à toutes les familles qui nous regardent qui en général encore une fois on fait ce qu'elles ont pu avec ce qu'elles ont trouvé à proximité de chez elle que ce soit une privé une crèche associative une crèche-lui en fait vous avez pas eu d'autre choix que de mettre votre enfant dans la crèche qui est à proximité de chez vous et du jour au lendemain l'État va plus vous aider et donc ça va vous coûter plus cher et donc si ça se trouve vous serez plus en capacité de faire garder votre enfant alors que dans la majorité des cas et heureusement les choses se passent bien moi ce qui m'emporte c'est le service qui est rendu à nos enfants c'est le service qui est rendu à nos familles je peux pas dire que l'État va se désengager parce que le modèle économique ce serait pas le vous réengagiez et je vous pose à nouveau la question c'est crèches privées représente 90% des nouvelles places en crèche qui sont créées depuis plusieurs années est-ce que vous ne voulez pas changer ce ratio et demander aux collectivités de privilégier un retour à un modèle de crèche publique pour toutes les ouvertures de crèches je crois et j'espère aussi que à la fois le rapport de ligase que peut-être les alertes les livres vont à la fois changer durablement les pratiques de ces grands groupes privés pour garantir d'abord la qualité le bien-être et de nos enfants et des professionnels mais ces auteurs ils parlent les enfants comme de chiffres dans un tableau excel avec vraiment combien chaque enfant rapporte notre responsabilité de repas par enfant c'est-à-dire que au lieu de commander un peu plus de repas qu'il n'y a d'enfants c'est exactement l'inverse moins de repas qu'il n'y a d'enfants donc c'est des enfants qui rentrent chez eux et qui sont affamés c'est des enfants qui parfois ne boivent pas attendez déjà un moi je veux pas que des spectateurs ex auditeurs qui nous écoutent se disent en écoutant cette émission que dans toutes les crèches de notre pays ça se passe comme ça c'est pas vrai c'est pas vrai dans toutes les crèches de notre pays on a d'abord des professionnels qui s'engagent qui sont pas assez d'ailleurs je précise et on va les revaloriser deux livres disent tout le bien des professionnels vous voyez bien vous voyez bien que c'est à la fin on donne le sentiment que partout il y a de la maltraitance qu'on fait souffrir nos enfants vous imaginez bien que si on avait la moindre suspicion si les départements ont la moindre suspicion sur un établissement évidemment que cette établissement doit être fermé et immédiatement si les établissements ne respectent pas le taux d'encadrement tel qu'il est demandé ces établissements doivent être immédiatement fermés et donc encore une fois on va renforcer ces contrôles à la fois sur place et on va renforcer les contrôles sur les grands groupes privés et on va accepter de mettre plus de moyens à partir du moment où ils seront mis au niveau je ne veux pas qu'on donne le sentiment que ces professionnels seraient des professionnels maltraitantes aujourd'hui on en manque de ces professionnels vous imaginez aussi et ça c'est aussi [Musique] de leur dire quand même tout tout l'engagement qui est le leur et de le reconnaître et de les en remercier vous avez précisé et vous avez précisé Aurore berger c'est très important vous allez changer le nombre d'adultes par enfant avec l'objectif d'atteindre le nombre de 1 adultes pour 5 enfants je voudrais qu'on parle aussi des Restos du coeur c'est la question des associations vous êtes ministre des Solidarités précisément autour de ce mot de solidarité il y a un débat gauche droite notamment autour de la question du don de 10 millions d'euros qui a été fait par le groupe LVMH pour les restos du cœur vous diriez solidarité ou vous diriez que c'est de la charité sachant que la charité elle est fine notamment dit on en veut pas en fait je crois que il y a qu'en France que ce dvex existe il y a qu'en France ou quand vous avez une grande entreprise qui fait un chèque de 10 millions d'euros au lieu de lui dire merci on préfère l'engueuler je crois pas que un grand groupe comme LVMH ou regarde aussi d'ailleurs des produits qui sont ceux commercialisent cette marque voit son chiffre d'affaires augmenter demain parce qu'il a fait un chèque de 10 millions d'euros sans demander des fiscalisation par ailleurs ils ont fait un chèque de 10 millions d'euros parce qu'on a une situation exceptionnelle qui justifie que tout le monde contribue qui justifie que l'État face à part 156 millions d'euros sur l'aide alimentaire parce que c'est une urgence pour garantir ou 4 millions de Français qui malheureusement aujourd'hui ont besoin d'aide alimentaire de pouvoir y recourir mais qui justifie aussi c'était le sens de l'appel que j'ai lancé que des grandes entreprises qui réussissent en France grâce à la France et bien aussi contribue à cette effort national et je crois que c'est important qu'elles aient répondu total y a répondu et grandes banques comme le Crédit Mutuel ou la BNP ont répondu et surtout des piliers de petits donateurs Lyon répondu et tant mieux en vérité une semaine après cet appel ce SOS du patron des Restos du Coeur le compte y est globalement est-ce que les caisses ont été renfloués par tous ces dons ce qu'on a dit au président des Restos du cœur comme ce qu'on a dit à tous les responsables de toutes les associations de l'aide alimentaire c'est qu'on se reparlait fin septembre et qu'on garantirait quoi qu'il arrive que leur budget soit bouclé il aura pas un euro qui manquera au resto du coeur à la fin du mois de septembre et donc l'engagement qu'on a pris c'est de regarder précisément à la fois en fonction des dons et si jamais on venait à manquer alors évidemment les tasses au rendez-vous merci Aurore berger d'avoir répondu à mes questions ce matin vous êtes la ministre des solidarités et des familles il est 8h52 sur RMC BFM
Aurore Bergé