Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, est l'invité politique de la matinale - 21/04/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Bruno Rotaillot est un bon candidat pour les Républicains ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Pensez-vous que tous les républicains vont soutenir Bruno Rotaillot sans dissidences ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il un accord entre Bruno Rotaillot et Édouard Philippe ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il une primaire ouverte pour désigner le candidat unique de la droite et du centre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quand serait idéalement organisée cette primaire ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le budget 2026 est-il bien exécuté ? Y a-t-il des dérapages ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:00Philippe JuvinChiffre
« La retraite à 60 ans, c'est probablement 40 ou 60 milliards de dépenses supplémentaires. »
- 20:00Philippe JuvinFait
« La retraite à 60 ans, c'est la faillite pour la France. »
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Bruno Rotaillot est officiellement le candidat des Républicains pour 2027. C'est le résultat de la consultation des adhérents LR qui a eu lieu dimanche. Est-ce que c'est pour vous un bon candidat ?
Ah c'est oui, un bon candidat. La vraie question c'est il faut pas qu'il soit candidat que des républicains. Il faut qu'il soit candidat des républicains de la droite et du centre et que nous n'ayons droite et centre qu'un seul candidat.
Mais oui, c'est un bon candidat pour les Républicains. Et et euh juste avant effectivement d'évoquer cette éventuelle primaire, euh est-ce que vous pensez que tous les républicains vont soutenir qu'il y aura pas des dissidences ? Je pense à Laurent Veoquier, je pense à Xavier Bertrand.
Alors ça je l'ignore, il faut leur demander. C'est vrai qu'il y a de nombreuses personnes au républicains qui aspirent à être candidats. Mais je leur dis à tous la même chose.
Débrouillez-vous pour que à la fin des fins, il y ait qu'un seul candidat. Parce que vous comprenez que s'il y a plusieurs candidats non seulement des Républicains mais aussi du bloc central Horizon, le modèem, l'UDI et cetera, s'il y a plusieurs personnes qui se présentent au premier tour, et bien il y a de fortes chances qu'il y en ait aucune au second tour parce que les voies se seront divisées. Mais ça, il y a déjà dans l'air la petite idée que finalement Bruno Rotaro finira par raller Édouard Philippe.
Est-ce qu'il y a un gentlem agreement entre les deux hommes ? Non, je ne crois pas. Je ne crois pas.
Euh et quand bien même il y aurait-il un gentleman agreement entre Bruno Rutaillot et Édouard Philippe, ça ne suffira pas parce qu'il y a d'autres candidats qui expriment tous les jours leur volonté d'y aller. On a eu Lissnard, le maire de Cann il y a quelques jours. On sait que Michel Barnier travaille beaucoup.
On a entendu une petite musique, enfin même une grande musique de la part de Atal. Alors ce que Gabriel Atal est dans le bloc central dit de droite ou pas, c'est un un sujet évidemment majeur, mais il est le patron d'une très grande d'un très grand parti à l'Assemblée nationale. Donc il faut évidemment le prendre en compte.
Non, on a on a un sujet, on a on a un problème. Vous savez, s'il y a trop de candidats signifie que pas de candidat finalement au second tour. Or, c'est le second tour qui compte dans une élection présidentielle.
Donc, il faut une il faudra probablement une primaire. Donc cette idée de primaire ouverte pour désigner euh finalement l'unique champion de la droite et du centre. Euh c'est vraiment dans l'air.
Vous poussez cette idée ? On a entendu Gérard Larchet, Valcrèz, Jean-François Copé. C'est pour vous la bonne solution ?
Bah c'est peut-être la la seule en réalité parce que pour arriver à un seul candidat du bloc central au premier tour, comment on fait ? Soit euh les les candidats putatifs se mettent d'accord. Bon, on peut toujours rêver que tout le monde se mette d'accord.
Évidemment, c'est plus facile de se mettre d'accord si on est deux, difficile si on est 10. Il risque il risque plutôt d'être 10 que deux. Deuxièmement, on attend les sondages et on voit ce que disent les sondages.
Est-ce que les sondages seront assez discriminants pour dire bah oui, il y en a un qui est devant. L'expérience montre que celui qui est à 5 % des sondages vous expliquera toujours qu'après une campagne formidable, il remontera et il fera une remontada. Donc ça risque de pas marcher.
Donc par défaut, je ne vois pas très bien euh d'autres solutions que à la fin du fin faire une primaire. Mais de grâce, faisons là. Mais pas trop tardivement.
Pas trop tardivement. Ça serait quand pour vous idéalement ? La dernière fois qu'on a fait une primaire, c'était septembre, octobre, novembre avec la campagne.
C'était déjà juste. Valérie PCR qui avait gagné cette primaire nous expliquait qu'elle n'avait pas eu le temps de faire, ce sont ces mots, deux fois le tour de France et une fois le tour d'Europe. Les socialistes avaient fait une primaire qui a pas été très un grand succès en 2017.
Non. Oui, en 2017 et ils avaient fait ça en février. Il est sûr qu'on est pris par le temps, mais j'ose dire peu importe, le pire du pire serait que au premier tour, il y ait trois ou quatre ou cinq candidats de la droite et du centre.
Là, pour le coup, c'est la mort assurée. On va parler du budget 2027 he qui est déjà en préparation, mais d'abord juste un mot de celui cette année. Ce matin se tient à Ber d'alerte chargé en quelque sorte du suivi.
Est-ce que d'après vous ce budget est bien exécuté ? Est-ce qu'il y a déjà des dérapages ou est-ce que vous avez des doutes ? Le budget 2026 qui a été voté il y a quelques semaines nécessite déjà des ajustements.
C'est-à-dire qu'on sait que la crise mondiale d'étroit d'Ormuse fait que on a déjà 4 milliards d'euros dans la vue lié à l'augmentation des taux. Le budget a été voté pour 2026 avec deux hypothèses. Un baril à 65 € 65 dollars le baril, on est largement au-dessus de 65.
Et une deuxième hypothèse, des taux qui ne dépassaient pas 3,8 à la fin de l'exécution budgétaire, c'est-à-dire fin 2026, on les a déjà dépassé. Donc il faut déjà revoir la copie et faire des économies. Il faut déjà revoir la copie.
C'est visiblement ce que Sébastien Lecorn est en train de faire. Il évoque déjà une première des premières mesures d'économie donc aux alentours de 4 milliards d'euros. Est-ce que pour vous c'est la bonne direction ?
Est-ce que c'est le bon chiffre ? Alors oui, c'est la bonne direction. Il faut ce qu'on appelle annuler des crédits ou mettre des crédits en réserve.
Pourquoi ? Pour mettre de l'argent de côté parce qu'on ne sait pas combien de temps la crise va durer. 4 milliards, ça paraît assez peu.
Je pense qu'il faut plutôt aller vers 6 ou 8. Euh ça c'est le premier élément. Euh deuxème élément, j'ose dire que durant la discussion budgétaire à l'Assemblée nationale, j'avais proposé 6 milliards d'économie par rapport au budget voté.
Finalement, on m'avait dit "Mais non, c'est pas possible et cetera." Je constate qu'en réalité, on va y arriver. avec tr bois de retard.
En tout cas, c'est ce que ce sont les chiffres livrés par le monde he qui ne sont pas confirmés par Ber aujourd'hui, mais le monde parle de 6 milliards d'euros d'économie, 4 milliards pour l'État, 2 milliards pour la sécurité sociale. Est-ce que vous vous dites c'est c'est ce qu'il faut faire ? C'est à minima ce qu'il faut faire.
Moi, je pense qu'il faut même avoir H. Pourquoi ? Parce qu'on a déjà dépensé quatre.
Déjà quatre, on est sûr qu'on va les dépenser en plus à cause de l'augmentation des taux. Donc si vous faites 6, ça ne vous donne qu'une que 2 milliards d'avance. Il vaut mieux faire 8 parce que on ne sait pas combien de temps va durer la crise et au fin du fin, je rappelle qu'il faut faire la chose suivante pour équilibrer un budget, il faut dépenser moins, il faut dépenser mieux, il faut travailler plus, c'est-à-dire produire plus de richesse, aider les entreprises à produire plus de richesse.
Et là, à très court terme, on coupe où ? Et bien moi, j'avais fait une proposition que je peux vous livrer qui consistait à dire "On demande à tous les ministères, sauf la défense, l'intérieur et la justice, de faire 2 % en moyenne d'économie." 2 % et avec ça, on récoltait 6 milliards d'euros.
Euh dans votre famille, dans votre ménage, dans une entreprise, si on vous dit cette année, il faut faire 2 % de dépenses en moins, on y arrive tous. C'est difficile mais on y arrive 2 %. C'est ce que je demande au ministère de faire.
Avec ça, on a 6 milliards. Donc il y a pas de solution madame euh madame Bouaget si si on ne diminue pas la dépense. Voyez la question est clé.
Euh on a plus le choix parce que l'alternative c'est quoi ? C'est augmenter les impôts. Est-ce qu'on va augmenter les impôts ?
Non, ils sont déjà très élevés. Un dernier mot sur aussi ce que l'État est en train de dépenser he pour la hausse des carburants. À ce stade sont donc des aides ciblées, 70 millions d'euros notamment.
Sébastien Lecnu a quand même annoncé un nouveau paquet d'aide à partir de mai. Est-ce que vous dites oui, c'est souhaitable. Il y a sans doute des professions qu'il faut qu'il faut aider si la crise s'en lise.
Alors sans doute qu'il y a beaucoup de monde qu'il faudrait aider en théorie. La question c'est est-ce que nous en avons les moyens ? Nous n'avons pas les moyens que nous avons eu entre 2021 et 2024 pour que les gens comprennent.
Entre 2021 et 2024, on a aidé les entreprises et les particulier devant la crise du pétrole à hauteur de 72 milliards, pas millions, milliards. Là, on voit bien qu'on cherche 2 3 milliards d'économie. Donc, on n plus du tout à l'échelle. on n' plus du tout les moyens d' ou 3 ans.
Euh la conséquence, c'est que je dis à Sébastien Lecnu, mais je sais qu'il le sait, euh toutes les aides qu'on va décider, il faut qu'elles soient limitées dans le temps et limitée euh en quantité. Et s'il annonce des aides, et bien que ces aides soient revues chaque mois régulièrement parce qu'on ne peut plus se payer l'argent qu'on a pas. Tout ça c'est financé avec de l'emprunt.
Vous comprenez bien euh sur la méthode, certains plaident à nouveau pour là je parle du budget à venir euh pour un accord de non censure du gouvernement avec naturellement le bloc central, le PS, le les LR. Euh François Hollande il plein pour une courte discussion budgétaire, un compromis et un 493 pour éviter les surenchères prélectorales. Est-ce que vous dites c'est une bonne idée ?
Oui, enfin François Hollande, c'est très bien, c'est très gentil ce qu'il nous dit mais l'année dernière [grognement] les socialistes ont bloqué tout accord. ça a été très difficile et ils ont fait monter les enchères. Donc moi je dis deux choses.
Le pire qui pourrait nous arriver, ce serait qu'on ait être un budget qui soit en fait un non budget où les gens décideraient de ne régler aucun problème et d'attendre l'élection présidentielle. Ça serait encore un an de perdu. Ça, moi je ne veux pas de ça.
Au contraire, on va utiliser le budget, enfin nous sommes quelques-uns à vouloir utiliser le budget qui sera voté à la fin de l'année pour 2027 comme un budget de vérité. Et je dirais les yeux dans les yeux à tous les candidats à l'élection présidentielle qui vont nous faire tout un tas de promesses de rétablissement des comptes publics, de baisse d'impôt et cetera. Je leur dis écoutez chiche, vous voulez dès que vous serez président de la République au mois de juin euh nous faire un certain nombre de mesures et bien faites-les dès le mois de novembre lors du budget.
Je ne croirais pas quelqu'un qui va m'expliquer qu'il va avoir une politique budgétaire au mois de juin s'il n'est pas capable de la mettre en œuvre dès le mois de novembre. Tout dernière question, Jordan Dardella qui a déjeuné hier avec le bureau exécutif du MEDF. Il y a 15 jours, c'était Marine Le Pen qui dit avec une quinzaine douzaine de patrons du 440.
Euh patron a raison dialoguer avec le R. Non mais que les patrons discutent avec tout le monde, c'est évidemment normal et le RN c'est une grande force politique dans le pays qu'on aime ou qu'on aime pas. Donc c'est normal qu'il discute.
Je dis simplement au patron de réfléchir à une chose. Eux qui savent compter l'économiste, c'est des maths. 1 + 1, ça fait 2.
Je leur dis, est-ce que vous croyez vraiment qu'on peut rétablir les comptes publics de la France, la situation budgétaire en mettant la retraite à 60 ans ? La retraite à 60 ans, c'est probablement 40 ou 60 milliards de dépenses supplémentaires. La dép la retraite, c'est la première dépense publique.
Il n'y a pas de rétablissement des comptes publics si on ne réforme pas les retraites. Or, le RN souhaite au contraire passer la retraite à 60. Mais vous dites ça parce que vous sentez les grands patrons sensibles au discours du RN.
Non, je leur dis simplement que il y a un moment où il faut regarder les choses en face et prétendre que le RN va rétablir les comptes publics avec le programme qu'il a aujourd'hui. Ce n'est pas vrai et les patrons le savent. La retraite à 60 ans, c'est la faillite pour la France.
Merci beaucoup Philippe Juventin.
Philippe Juvin