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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 30 septembre 2024 65 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseSécurité

Liban : Israël vers une offensive terrestre ? #cdanslair 30.09.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Jusqu'où ira Israël? Y aura-t-il une offensive terrestre?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Sur les conséquences de la mort de H.Nasrallah?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Regardons la chaîne de commandement, ce mouvement est décapité.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Des éliminations méthodiques. Il y a aussi la destruction de l'armement du Hezbollah.

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Sur l'élimination de H.Nasrallah et ses conséquences?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    C'est une humiliation pour l'Iran, ce qui se passe?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30C.RouxFait
    « Le Premier ministre israélien n'entend pas les appels au cessez-le-feu lancés par les Occidentaux ou les pays arabes et poursuit son objectif: l'élimination méthodique des leaders du Hezbollah. »
  • 3:30C.RouxFait
    « La disparition d'H.Nasrallah ce week-end, le chef de groupe terroriste chiite, a démontré la force de frappe d'Israël. »
  • 4:00C.RouxFait
    « Nétanyahou menace l'Iran et estime qu'il y a aujourd'hui "aucun endroit au Moyen-Orient qu'Israël ne puisse atteindre". »
  • 5:30A.VahramianFait
    « C'est une onde de choc de par la personnalité de H.Nasrallah, qui était supposé intouchable depuis des années en Israël. »
  • 7:30M.AmellalFait
    « H.Nasrallah, c'est le Hezbollah, et inversement. Très longtemps, ça a été ça. »
  • 10:30Gal J.-P.PerrucheFait
    « C'est la structure de commandement du Hezbollah lui-même. C'est quand même un mode d'action nouveau. »
  • 12:30A.VahramianFait
    « Je pense que c'est une opération préparée de longue date. C'était presque plus facile au Liban qu'à Gaza pour les Israéliens. »
  • 15:30D.Rigoulet-RozeFait
    « Il y a un cousin, quelqu'un de la famille, un descendant du prophète, car il a le turban noir. Ca lui confère une légitimité particulière. »
  • 17:30D.Rigoulet-RozeFait
    « Nasrallah était considéré comme l'homme le plus puissant du Liban. Rien ne se faisait sans l'aval du Hezbollah. »
  • 20:30D.Rigoulet-RozeFait
    « Octopus, qui avait été mise en place par le prédécesseur du Premier ministre actuel, c'était l'idée qu'il ne s'agissait plus seulement de couper les tentacules mais de taper dans la tête. »
  • 25:30Y.GallantFait
    « L'élimination de Nasrallah, le chef terroriste du Hezbollah, est une étape très importante. Mais ce n'est pas fini. »
  • 27:30B.NétanyahouFait
    « Tous les jours, vous voyez un régime qui vous oppresse faire de grands discours pour dire qu'il défend le Liban, qu'il défend Gaza. »
  • 35:30M.AmellalFait
    « Il a dit: "Ce qu'on a fait, c'est le minimum. On peut faire beaucoup plus." »
  • 37:30A.VahramianFait
    « Le but de guerre des Israéliens est de changer la donne à la frontière. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci. ... - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue dans "C dans l'air". Jusqu'où ira Israël? Y aura-t-il une offensive terrestre?

Sommes-nous à la veille d'une riposte? Ces questions sont au coeur des inquiétudes des diplomaties du monde entier. Le Premier ministre israélien n'entend pas les appels au cessez-le-feu lancés par les Occidentaux ou les pays arabes et poursuit son objectif: l'élimination méthodique des leaders du Hezbollah et la disparition d'H.Nasrallah ce week-end, le chef de groupe terroriste chiite, a démontré la force de frappe d'Israël.

Dans une vidéo cet après-midi, Nétanyahou menace l'Iran et estime qu'il y a aujourd'hui "aucun endroit au Moyen-Orient qu'Israël ne puisse atteindre". Pendant ce temps, Beyrouth et les civils vivent dans la peur. Le président Macron s'oppose à ce que le Liban devienne "un nouveau Gaza".

A l'instant, le ministre français des Affaires étrangères exhorte Israël à ne pas lancer une offensive terrestre au Liban. A.Vahramian est avec nous pour en parler.

Vous dirigez la radio franceinfo et vous avez été correspondante au Moyen-Orient pendant 3 ans. Avec nous, J.-P.Perruche, général de corps d'armée et expert en stratégie de sécurité et de défense.

D.Rigoulet-Roze, vous êtes chercheur associé à l'Iris et rédacteur en chef de la revue "Orients stratégiques". Je rappelle votre livre, "La République islamique d'Iran en crise systémique".

M.Amellal, vous êtes journaliste à France 24. Vous êtes spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afrique.

Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce "C dans l'air". On va revoir les images de l'élimination de H.Nasrallah, avec ce cratère impressionnant.

Il y a de nombreuses pertes civiles. Il y a une onde de choc depuis la mort de H.Nasrallah, du côté israélien, car ils ont éliminé un chef du Hezbollah, ce qui était inenvisageable il y a quelques semaines encore, et du côté libanais et du Hezbollah. - A.Vahramian: C'est une onde de choc de par la personnalité de H.Nasrallah, qui était supposé intouchable depuis des années en Israël.

On disait: "Il vit dans un bunker. Il s'adresse à sa population depuis un bunker. Jamais les Israéliens ne parviendront à le toucher." L'impensable est arrivé.

Côté israélien, je ne suis pas sûre qu'on puisse parler de joie. Il n'y a pas eu de joie. Le pays est tellement dans la tristesse du 7 octobre...

Mais il y a une forme de soulagement et de restauration d'une confiance dans l'armée. Côté libanais, c'est un séisme. Le Hezbollah, c'est bien plus qu'une milice.

C'est aussi un parti politique qui tient le Liban. - C.Roux: Sur les conséquences de la mort de H.Nasrallah, de son élimination? - M.Amellal: C'est un séisme au Liban.

Il est resté 32 ans à la tête du Hezbollah. Des générations n'ont connu que lui. Il représentait le Hezbollah.

H.Nasrallah, c'est le Hezbollah, et inversement. Très longtemps, ça a été ça.

Je me souviens de ses discours. La vie politique libanaise et régionale était rythmée par les discours de H.Nasrallah pendant des années.

C'est un véritable choc. La conséquence, c'est que le Hezbollah est complètement déstabilisé. D'abord, parce qu'on est déjà parano au sein du Hezbollah.

Là, encore plus. On se dit qu'il y a des espions. Comment se organiser?

Il n'y a plus de moyens de communication depuis l'affaire des bipeurs. Si on se réunit, est-ce qu'on ne va pas être de nouveau attaqués? Comment trouver un remplaçant?

Il n'y a pas que Nasrallah qui a été tué. - C.Roux: Regardons la chaîne de commandement, avec ces images un peu sinistres.

Ce sont des éliminations ciblées et organisées. Ce mouvement est décapité. - Gal J.-P.Perruche: Absolument.

C'est la structure de commandement du Hezbollah lui-même. C'est quand même un mode d'action nouveau. Dans l'histoire, je ne crois pas qu'un exemple comme ça ait existé.

Ca prouve d'abord la capacité de renseignement d'Israël, sa capacité aussi d'entrisme dans le mouvement Hezbollah, comme ça a été dit. Après une planification qui a été méthodique, très minutieuse, avec une très grande efficacité à la sortie, avec une économie de moyens...

Quand on voit les moyens humains et matériels qui ont été mis en oeuvre par Israël et l'effet obtenu, c'est considérable. Au bout d'un an, où on a vu le renseignement israélien mis en échec complètement, on a aujourd'hui restauré notre crédibilité et notre capacité de dissuasion. - A.Vahramian: Je pense que c'est une opération préparée de longue date.

C'était presque plus facile au Liban qu'à Gaza pour les Israéliens. Les Israéliens se sont fait surprendre à Gaza. C'est ce que reproche la société israélienne à Nétanyahou.

Ils avaient laissé tomber, abandonné la surveillance de Gaza. Alors que ça fait très longtemps que la doctrine a changé vis-à-vis du Hezbollah, que la collecte de renseignements, d'informations, la corruption...

Vous imaginez que pour faire une opération comme ça, il faut aller au plus près, il faut payer, corrompre des gens pour qu'ils vous donnent de l'information. Il y a un changement de doctrine très fort de la part des Israéliens, qui avaient préparé ça depuis longtemps. Surtout, ils avaient peur, avant le 7 octobre, du Hezbollah et de sa réaction. "150 000 têtes de la puissance militaire..

On ne va pas aller la provoquer." - C.Roux: Des éliminations méthodiques.

Il y a aussi la destruction de l'armement du Hezbollah. D.Rigoulet-Roze, sur l'élimination de H.Nasrallah et ses conséquences...

On imagine qu'il y a déjà le nom d'un remplaçant pour prendre sa suite. - D.Rigoulet-Roze: Il y a un cousin, quelqu'un de la famille, un descendant du prophète, car il a le turban noir.

Ca lui confère une légitimité particulière. Il n'a pas l'aura qu'avait Nasrallah. Les Israéliens pousseraient.

Il est supposé pouvoir reprendre la main. C'est un dur. Il y a aura quelqu'un pour sauver les meubles, de toute façon.

La structure est quand même laminée de haut en bas. C'est clairement sans précédent. C'est un choc terrible.

Il y aura des conséquences au Liban et à l'extérieur. Nasrallah était considéré comme l'homme le plus puissant du Liban. Rien ne se faisait sans l'aval du Hezbollah.

On peut penser que l'affaiblissement du Hezbollah va rebattre les cartes de l'équilibre confessionnel. Il y a un enjeu pour l'Iran. En termes de dissuasion... - C.Roux: C'est une humiliation pour l'Iran, ce qui se passe?

On disait "le puissant Hezbollah", "l'Etat dans l'Etat", "la puissance de feu"...

C'est un choc? - D.Rigoulet-Roze: Evidemment.

C'est pour ça que le Guide suprême a pris des mesures de sécurité en pensant qu'ils pouvaient tuer une cible directement. - C.Roux: Lui aussi.

C'est pour ça que B.Nétanyahou dit qu'il n'y a aucune cible au Moyen-Orient qui peut lui échapper? Il cible directement le Guide suprême? - D.Rigoulet-Roze: Octopus, qui avait été mise en place par le prédécesseur du Premier ministre actuel, c'était l'idée qu'il ne s'agissait plus seulement de couper les tentacules mais de taper dans la tête.

Pour le Hezbollah, ça a été la tête. A Téhéran, pourquoi pas. Manifestement, toutes les règles ont changé. - C.Roux: Oui.

Il y a quelque temps, on disait qu'il n'y aurait pas de front, qu'Israël n'avait pas intérêt etc. Certains étaient sceptiques. Pourtant, on est peut-être à la veille d'une offensive militaire...

L'armée israélienne confirme avoir éliminé le chef du Hamas au Liban. Les éliminations se poursuivent, y compris avec des membres du Hamas au Liban. - D.Rigoulet-Roze: Partout.

C'est systématique. - C.Roux: Pour la 1re fois depuis le 7 octobre, Israël a frappé en plein coeur de Beyrouth.

B.Nétanyahou redit cet après-midi sa détermination. "Il n'y a pas un endroit au Moyen-Orient qu'Israël ne puisse atteindre." L'élimination méthodique de tout le commandement du Hezbollah se poursuit, alors que l'hypothèse d'une incursion terrestre est désormais posée. - Nouvelle frappe d'Israël à Beyrouth cette nuit.

Pour la 1re fois depuis le 7 octobre, l'aviation israélienne a visé le centre-ville de la capitale libanaise. 4 morts, dont 3 responsables du Front populaire de libération de la Palestine, un mouvement terroriste. - C'était terrifiant et effrayant.

Il y avait un martyr ici, par terre. Il y a eu des blessés, des débris. Dieu nous aide.

Les gens couraient tous dans les rues, effrayés. - On n'a pas le choix. On est paniqués.

On a peur. On est tristes à cause des malheurs que tu vois, des crimes que tu vois. - Ces derniers jours, Israël a intensifié ses frappes aériennes partout au Liban, dans le sud de Beyrouth et dans la plaine de la Bekaa.

Un des responsables du mouvement chiite met en garde Israël ce midi. - Nous ferons face à toute éventualité. Nous sommes prêts si les Israéliens décident de lancer une invasion terrestre, car les forces de la résistance sont prêtes à combattre au sol. - C'est la 1re fois qu'une figure du Hezbollah s'exprime depuis la mort de son chef emblématique, H.Nasrallah, dans un bombardement.

Il est 18h30, vendredi dernier. Des avions israéliens larguent par F-15 plusieurs bombes de 900 kg. La frappe terrasse six immeubles et détruit le bunker où se trouvait H.Nasrallah. *-On espère que nous avons décapité cette organisation terroriste.

Bien joué. *-Merci, commandant. Nous frappons n'importe qui n'importe où. - L'échange radio avec un pilote est dévoilé.

Succès historique, mais la guerre continue, annonce le ministre de la Défense. - Y.Gallant: L'élimination de Nasrallah, le chef terroriste du Hezbollah, est une étape très importante.

Mais ce n'est pas fini. Nous utiliserons toutes les capacités dont nous disposons. - La communauté internationale craint une escalade.

Les Américains envoient un 2d porte-avions en Méditerranée. Quelle sera la réponse de l'Iran à la mort de Nasrallah? Le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et en Syrie, milices en Irak et Houthis au Yémen...

La République islamique arme, finance et commande en partie ces différents groupes. - La réaction de l'Iran aura lieu au moment opportun. Les décisions seront principalement prises au sommet de l'Etat. - Israël ne joue pas l'apaisement.

B.Nétanyahou provoque Téhéran dans un message direct au peuple iranien. - B.Nétanyahou: Tous les jours, vous voyez un régime qui vous oppresse faire de grands discours pour dire qu'il défend le Liban, qu'il défend Gaza.

Chaque jour, ce régime enfonce notre région dans les ténèbres et la guerre. Chaque jour, leurs marionnettes sont éliminées. - Israël a placé de nouvelles brigades en alerte au nord du pays.

Selon le "Wall Street Journal", Tsahal aurait déjà commencé des incursions terrestres avec des forces spéciales au Liban. - C.Roux: Nous allons revenir sur l'offensive terrestre avec cette information, sur le fait que ça aurait déjà commencé.

Question. - A.Vahramian: Excellente question.

Sans doute parce que la France considère qu'on ne se réjouit pas de la mort d'un homme et que la France était derrière l'initiative, avec les Etats-Unis, pour un cessez-le-feu. Mais c'est vrai que la non-réaction française jure avec celle des Etats-Unis, qui se sont réjouis. J.Biden a dit: "Ce n'est que justice faite." Les Américains et les Israéliens sont totalement alignés sur le Hezbollah.

Le Hezbollah est sur la liste noire des organisations terroristes aux Etats-Unis. - C.Roux: Et nous, on n'est pas sur la même ligne? - A.Vahramian: Je ne pense pas. - C.Roux: Pas tout à fait... - D.Rigoulet-Roze: En Europe, on a distingué une subtilité florentine.

On a distingué la branche politique et la branche militaire, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis. L'organisation en tant que telle... - C.Roux: On peut donc discuter avec le Hezbollah politique? - D.Rigoulet-Roze: Ca laisse une petite marge.

Le Hezbollah est un parti au Liban. Ce n'est pas un corps étranger. C'est compliqué, donc. - C.Roux: Votre réaction?

Ca a choqué certains Français. Sur la réaction du président de la République? - Gal J.-P.Perruche: Il est difficile d'avoir une position officielle tranchée dans ces circonstances, pour les raisons que vous avez déjà soulignées.

Nasrallah était à la tête d'une organisation terroriste qualifiée comme telle depuis longtemps, ayant commis des attentats terroristes contre de nombreux pays. En revanche, les méthodes utilisées, qui entraînent des pertes humaines de gens probablement innocents, c'est une gêne pour nos propres pays, qui défendent le droit humanitaire. La communication officielle là-dessus est difficile.

C'est pour cela que je rappelle la communication du président Biden, qui signalait que l'attaque contre Nasrallah était légitime, mais qu'il souhaitait un cessez-le-feu. Ca paraît un peu contradictoire. - C.Roux: E.Macron notait le nombre choquant de victimes civiles, appelant à ce que le Liban ne devienne pas un nouveau Gaza.

Vous parliez de J.Biden. Cet après-midi encore, il s'est dit contre une opération terrestre israélienne au Liban.

Il appelle à un cessez-le-feu. Il a une formule intéressante: "Je suis plus au courant que ce que vous pensez, mais je suis d'accord pour que tout cela s'arrête." C'est donc un coup de pression sur Israël pour qu'il y ait un cessez-le-feu et que ça n'aille pas sur l'offensive militaire terrestre? - M.Amellal: Je ne suis pas sûre.

Si c'est un coup de pression, il n'est pas très fort. C'est très diplomatique. J.Biden ne peut pas dire qu'il est en faveur d'une incursion au Liban.

Quand on voit ce qui s'est passé en Ukraine, ce qu'on a dit sur la Russie, qui a pénétré en Ukraine, on ne peut pas dire "Israël peut faire cette incursion au Liban". Il ne peut pas dire quelque chose. On sait bien qu'Israël est parti pour éliminer le Hezbollah.

C'est l'objectif. Cette incursion aura lieu. Après, de quelle sorte... - C.Roux: Vous n'avez aucun doute là-dessus? - M.Amellal: Non.

C'est également pour détruire les tunnels, pour avoir des renseignements, pour détruire les caches d'armes. Il ne suffit pas de décapiter la tête du Hezbollah. Ce matin, N.Qassem a parlé et a promis une riposte sans précédent.

Il a quand même dit... - C.Roux: C'est le numéro 2 du Hezbollah. - M.Amellal: Oui.

Il a dit: "Ce qu'on a fait, c'est le minimum. On peut faire beaucoup plus." C'était une menace assez forte.

On imagine bien que cette incursion... - C.Roux: Il a dit: "Nous sommes prêts et préparés si Israël veut lancer une action terrestre." - M.Amellal: Il a dit: "La bataille sera longue." - A.Vahramian: Le but de guerre des Israéliens est de changer la donne à la frontière...

Il n'y a pas d'autre alternative pour les Israéliens que de détruire les tunnels, d'aller, parce qu'ils ont une liste impressionnante de cibles aériennes qu'ils peuvent taper...

A un moment donné, c'est comme à Gaza: il faut y aller, voir et ne pas exclure qu'ils cherchent à isoler le Sud-Liban. L'approvisionnement que le Hezbollah pourrait avoir...

Je ne sais pas comment ils pourraient s'y prendre, mais on parle de cette possibilité d'isoler le sud du Liban. - C.Roux: Pourquoi est-ce que, d'un coup, la France et les Etats-Unis, de manière forte, dans le volume sonore, depuis cet après-midi, répètent qu'il ne faut pas d'invasion terrestre, d'opération terrestre de la part d'Israël?

Ils pensent qu'il y a encore un moyen de les arrêter? Ils sont déjà sur place. - D.Rigoulet-Roze: Oui.

Il y a déjà des commandos des forces spéciales qui sont prépositionnés, ne serait-ce qu'en termes de renseignement. L'objectif de guerre affiché, c'est de sécuriser la zone pour ramener les 70 000 habitants qui ne pouvaient plus y être. C'est aussi pour sécuriser à long terme.

C'est la question du long terme. C'est la leçon de Gaza et des tunnels. C'est transposé au nord.

Ils ont appris avec Gaza. Ca fait presque un an. Il y avait une vidéo intéressante il y a quelques semaines, du Hezbollah, dont le nom faisait référence à un des fondateurs du Hezbollah.

Dans cette vidéo, il y avait un slogan qui disait: "Nos montagnes sont nos entrepôts." C'était une manière de dire: "Vous pouvez taper, mais il faudra y aller à pied." On ne peut pas faire l'économie d'une modalité terrestre, au moins dans certains cas.

Ca ne veut pas dire une invasion du Liban. Pour sécuriser vraiment...

Je vais donner un exemple: la Syrie. Ca a été assez peu médiatisé. C'est là où il y a le centre de recherche du régime syrien.

Le 8 septembre dernier, il a fait l'objet de la 1re opération terrestre des forces spéciales israéliennes pour faire sauter une infrastructure souterraine. Ce centre a été bombardé à plusieurs reprises par l'armée aérienne. Malheureusement, en termes de réussite, il continuait à fonctionner.

Ils n'ont pas pu faire l'économie d'une opération terrestre. On retrouve cet enjeu avec le sud du Liban. - Gal J.-P.Perruche: Il y a une logique dans cette action des Israéliens.

Ne perdons pas de vue l'objectif qui est de faire revenir les populations qui ont été délogées du nord. Pour atteindre cet objectif, il y a 2 solutions. Ou on trouve un accommodement politique, mais je crois que ça paraît hors d'atteinte, ou il faut faire évacuer par les militaires du Hezbollah tous ceux qui peuvent avoir des actions militaires, de cette zone.

Quand vous regardez la planification des Israéliens, depuis 3 semaines maintenant, vous avez cette élimination des personnes, la phase 2, les bombardements sur les PC, les stocks de munitions, la logistique, les voies de transport...

Maintenant, Israël se met à frapper sur tout ce qui est transport lourd, qui vient de Syrie. La plupart des munitions et missiles transitaient par la Syrie. Israël va attaquer aussi tous les gens, les Iraniens également, qui sont en connexion avec le Hezbollah.

C'est une action... - C.Roux: On est dans le temps 3. - Gal J.-P.Perruche: Oui, c'est l'invasion terrestre pour repousser le Hezbollah suffisamment loin de façon à ce qu'il ne puisse plus avoir des actions militaires offensives sur le nord d'Israël.

C'est un objectif ambitieux. On sait qu'on peut avoir des missiles... - C.Roux: En face, il y a le Hezbollah.

Ca fait des années qu'on répète ça, que c'est une puissance militaire. Organisée, elle l'est sans doute moins à cette heure, mais elle a des capacités militaires de répondre. - Gal J.-P.Perruche: On n'est pas obligés de réduire les troupes du Hezbollah cave par cave pour avoir un effet.

On peut aussi boucler leur approvisionnement, isoler zone par zone. - C.Roux: On est d'accord qu'il n'a plus voix au chapitre sur la voie diplomatique?

L'appel à un cessez-le-feu, c'est pour la forme? Personne n'y croit? B.Nétanyahou ira au bout de sa logique? - A.Vahramian: Les Israéliens espèrent que, même si le Hezbollah possède des têtes de missiles et de roquettes, s'il n'a plus de lanceurs, ça deviendra compliqué de les utiliser.

On ne sait pas à l'heure qu'il est si le Hezbollah est juste désorganisé et va finir par se relever ou si le Hezbollah est réellement affaibli. - Gal J.-P.Perruche: On va avoir un problème de commandement du Hezbollah.

Le commandement centralisé me paraît difficile. Est-ce que le Hezbollah est organisé pour faire une résistance décentralisée, avec de l'initiative aux chefs de petit niveau ou pas? - C.Roux: On est d'accord que B.Nétanyahou n'est sensible à aucune forme de pression, si tant est qu'il y en ait une, des Occidentaux ou d'autres pays?

Il ira au bout de cette logique? En termes de voie diplomatique, il est réduit à néant? - M.Amellal: Absolument.

Il ne s'arrêtera pas là. - C.Roux: Vous êtes d'accord? - D.Rigoulet-Roze: Il y a une déclaration de son ministre des Affaires étrangères qui disait que l'enjeu, c'était que le Hezbollah soit ramené au-delà du fleuve Litani.

Il y avait un plan intermédiaire. Les Français proposaient un déplacement au moins à 10 km. Ca n'a pas pu être appliqué. - C.Roux: Si on avait des doutes sur les ambitions d'Israël, je vous propose d'écouter Y.Gallant, qui est allé rencontrer les troupes au nord d'Israël. - Y.Gallant: Notre objectif est de ramener les habitants du nord chez eux.

Pour ce retour, nous serons prêts à faire tous les efforts. C'est votre mission, la mission de l'armée israélienne. C'est ce que nous allons faire.

Nous allons utiliser tout ce qui est nécessaire, vos forces et les autres forces aériennes, maritimes et terrestres. - C.Roux: Voilà. - A.Vahramian: Ils ont décidé d'en finir, les Israéliens.

Il faut les écouter, remonter...

J'étais encore en Israël et on les écoutait dire: "Nous sommes prêts. Nous sommes en train de nous préparer pour en finir avec le nord." Ils ont ouvert 4 fronts.

Il y a le Hezbollah, mais aussi la Syrie, le Yémen, l'Irak...

Ils sont portés par la "réussite" de leurs perspectives, de leurs opérations, en espérant prendre l'avantage et essayer de restituer leur dissuasion. Ils ont été humiliés le 7 octobre. Pour Israël, c'est maintenant indispensable de restaurer la dissuasion pour dire "nous somme ici, forts, et personne ne pourra nous abattre". - C.Roux: Ils craignent une riposte, Israël? - A.Vahramian: Ils y sont prêts.

Il y a les Etats-Unis derrière. Selon les dernières déclarations tout à l'heure, ils étaient en train de faire passer des messages en Iran par une tierce partie en leur disant: "Attention, si vous osez riposter ou engager des forces, nous serons là." Regardez, après la mort d'I.Haniyeh, tué dans le centre de Téhéran...

On attend toujours la riposte iranienne. Elle avait été promise et il ne s'est rien passé. - C.Roux: On reparlera de cette question autour de la réaction de l'Iran.

Je voudrais d'abord qu'on évoque les civils. Derrière cette élimination, il y a des civils. La France a encore déploré le nombre de victimes civiles au Liban.

Nos équipes ont pu entrer dans l'hôpital du Mont-Liban, à Beyrouth. Vous allez le voir, il y a la peur des bombardements, désormais en plein coeur de la capitale, mais aussi une colère qui monte contre Israël et contre le Hezbollah. - La fumée des bombardements au-dessus de la banlieue sud de Beyrouth.

A quelques centaines de mètres de là, dans un quartier chrétien, l'hôpital du Mont-Liban. - Faites de la place! Sirène. - Une frappe a eu lieu il y a quelques minutes. - C'est une bombe qui leur est tombée dessus!

Regardez ça... - Les victimes de bombardements arrivent à la chaîne. - Il a eu un coup.

Il n'a rien senti mais il a vu quelque chose lui tomber dessus. Probablement un bloc de pierre. Il est un peu sonné, mais...

Il va s'en sortir. Il a des blessures ici. - Il y en a eu beaucoup ces derniers jours? - Beaucoup.

Peut-être 200 en une semaine. - Je vais lancer le plan d'urgence pour que tout le monde reste à son poste. - Depuis les explosions il y a 2 semaines des bipeurs du Hezbollah, le personnel de l'hôpital n'a pas eu un jour de répit. - Les médecins sont là.

La nuit, c'est un peu délicat. On doit fonctionner avec ce qu'on a. - Désormais, une trentaine de médecins dorment même sur place, comme ce chirurgien orthopédiste qui souhaite rester anonyme à cause des tensions dans le pays. - On est toujours comme ça, à l'hôpital...

A chaque fois qu'on entend un bombardement, on est aux urgences. On ne fait qu'opérer les gens, les amputer...

Il y a des fractures ouvertes du fémur. La guerre...

Je n'ai pas vécu la guerre. Pour les jeunes médecins, c'est un peu nouveau. - Tu peux monter ce blessé au 4e étage?

Celui là. Prenez son dossier. On évacue.

Ca libère une place. - Un marathon macabre. Dans les couloirs, la guerre remonte entre les frappes qui touchent aveuglément civils et enfants. - Ils se moquent de qui ils touchent.

Les Israéliens se moquent de ce qui se passe. Ils n'accordent aucune importance à l'être humain. On a eu ça plusieurs fois, déjà.

Toujours la même chose. C'est impossible de régler cette affaire par la force... - Colère à l'égard d'Israël, mais aussi du Hezbollah. - C'est la faute des 2 camps.

Je ne sais pas si la mort de H.Nasrallah va provoquer une escalade, des tensions, ou l'inverse. C'est la faute des dirigeants.

On est la balle avec laquelle ils jouent. - En attendant, de nouveaux blessés arrivent, victimes d'un nouveau bombardement. - Combien de blessés graves et combien de légers? - Que des graves. - Comme un jour sans fin pour des hôpitaux qui commencent à manquer de matériel.

Ce jour là, 5 frappes ont touché la banlieue sud de Beyrouth. - C.Roux: Et nous sommes en direct de Beyrouth avec le journaliste qui a réalisé ce reportage.

Je voudrais revenir sur ce que dit ce médecin à la fin. "On est une balle avec laquelle ils sont en train de jouer." Cette colère, elle monte contre les 2 camps? - Oui.

Essentiellement contre Israël, d'abord. Les bombardements chaque jour sur des immeubles d'habitation font énormément de victimes civiles pour éliminer quelques hauts gradés du Hezbollah. La frappe de vendredi dernier, c'est six immeubles pulvérisés.

Même à moitié évacués, c'est potentiellement quelques centaines de victimes pour éliminer H.Nasrallah et quelques dirigeants. Et c'est la même chose tous les jours dans les villages plus au sud.

Depuis le début de la semaine dernière, on entend ces mots: "Nous sommes en train de devenir un nouveau Gaza." Ca nourrit aussi une colère plus généralisée envers l'Occident, accusé de ne rien faire pour empêcher ça. Les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière 8 milliards d'aides supplémentaires pour Israël.

On a tous les jours ce sentiment d'abandon. "Les Américains, les Allemands, les Français ne font rien pour que ça s'arrête." Il est arrivé ici que certaines équipes de médias occidentaux, et nous en avons fait partie, soient chahutées assez violemment.

On a entendu le nom d'E.Macron conspué dans la rue. Il y a cette idée que derrière les appels au cessez-le-feu, la vie des Libanais ne compterait pas tant que ça.

Depuis quelques jours, on a aussi entendu certains Libanais chiites émettre des critiques non pas à l'égard du Hezbollah mais à l'égard de l'Iran. Ils lui reprochent de ne pas suffisamment les défendre et de les laisser chaque jour un peu plus sous le feu israélien. - C.Roux: On a vu que les frappes se font maintenant parfois au centre de Beyrouth.

En préparant cette émission, je voyais que Berlin demandait l'évacuation des civils. Washington également. C'est une capitale qui est en train de se vider?

Quelle est l'humeur sur place? On parlait de la colère, est-ce que la colère s'exprime? - Bien sûr.

La peur est là. Beyrouth est remplie de réfugiés qui sont venus de tout le sud du pays mais aussi de l'est du Liban, de la région de la Bekaa, le berceau du Hezbollah. Le Premier ministre libanais a indiqué hier qu'un million de Libanais avaient dû se déplacer à cause des conflits.

C'est un sixième de la population. Ce million de Libanais est arrivé à Beyrouth. On voit beaucoup de monde sur les campements, sur la corniche au bord de la Méditerranée.

Ce lieu de promenade et devenue un lieu où les réfugiés dorment à même le sol. Les écoles aussi accueillent des réfugiés de tout le pays. En fait, il n'y a plus de place à Beyrouth.

Donc on sent la détresse, la colère et la tension entre communautés. Il n'y a pas de place pour tout le monde. Ce n'est pas facile de garder son calme. - C.Roux: Une dernière question.

On parlait de l'offensive terrestre. Est-elle redoutée? - Evidemment.

Plus au sud, beaucoup de gens sont déjà partis. Les gens disent ici que c'est déjà la guerre totale. Quand vous êtes bombardé chaque jour, chaque nuit, dans la quasi-totalité du pays...

Beyrouth centre est frappé pour la 1re fois. C'est déjà un sentiment de guerre totale. Ce serait franchir un pas de plus.

C'est quelque chose que tout le monde redoute. On entend qu'il y a des commandos israéliens potentiellement déjà sur place. C'est extrêmement redouté. - C.Roux: Merci beaucoup d'avoir été avec nous.

On a vu l'afflux de la population civile dans cet hôpital du Mont-Liban. La peur et la colère s'emparent des populations civiles et des habitants. Je voudrais qu'on revienne sur la question de l'Iran.

Question. - D.Rigoulet-Roze: C'est le vrai grand point d'interrogation.

L'Iran est pris dans un dilemme que je qualifie souvent de dilemme persan. Il est comptable De ses mandataires...

C'est d'ailleurs le général Soleimani qui avait été éliminé par D.Trump, qui avait un outil de dissuasion. Cet outil se dévalue aujourd'hui.

Il y a eu une attaque en règle sur tous les éléments de sa structure. Donc, quelle dissuasion l'Iran va pouvoir apporter? Quelles réponses? - C.Roux: Le nucléaire? - D.Rigoulet-Roze: Eventuellement.

Il y a des déclarations de certains conseillers du Guide qui évoquent le fait que si l'Iran devait se sentir réellement menacé, la posture stratégique de l'Iran pourrait être modifiée. Là, l'Iran peut se sentir menacé. La question, ce n'est pas tellement techniquement.

L'Iran est en mesure de fabriquer la bombe. Mais c'est la décision politique, qui pour l'instant n'a pas été Selon les Américains. - C.Roux: Et quand vous analysez les déclarations des uns et des autres? - D.Rigoulet-Roze: Justement.

Il y a un bruit de fond qui laisse entendre que le pas pourrait être franchi. C'est censé être pour Israël mais aussi pour les Américains une ligne rouge. On entre alors dans une logique escalatoire d'un autre niveau. - C.Roux: A l'instant, Théo disait qu'on avait le sentiment d'être dans une guerre totale à Beyrouth.

On franchirait un pas supplémentaire? - Gal J.-P.Perruche: Avec une certaine retenue de la part de l'Iran.

L'Iran sait bien que s'il a maintenant la capacité de produire une arme nucléaire, ça va se voir. Laissera-t-on l'Iran aller jusque-là? Probablement pas. - D.Rigoulet-Roze: Justement, il y a le risque d'une logique escalatoire. - Gal J.-P.Perruche: L'Iran lui-même pourrait rentrer dans la guerre.

Je ne crois pas que ce soit l'intérêt de l'Iran d'entrer en guerre maintenant, pour beaucoup de raisons. Ils sont en difficulté économique, ils ont des difficultés sur le plan intérieur. Et sur le plan extérieur, les 3 proxies qui agissaient contre Israël pour le compte de l'Iran sont en mauvaise posture, à tout le moins.

Donc l'Iran descend un peu de son piédestal au niveau régional, notamment dans l'opposition entre sunnites et chiites. Les chiites avaient pris, avec l'Iran, le leadership de l'action contre Israël, contre les "mécréants". Là, on voit que la stratégie de l'Iran est en échec.

Il va donc y avoir sans doute un rééquilibrage des influences dans toute la région. - C.Roux: C'est si l'Iran ne bouge pas? - Gal J.-P.Perruche: Oui.

Si l'Iran bouge, je ne sais pas ce que l'Iran peut vraiment faire. Même s'il a des capacités certaines, l'Iran est limité par rapport à Israël et aux Etats-Unis. - A.Vahramian: Dans l'escalade, il y a toujours des échelons.

Les derniers échelons, c'est quand même Israël qui a la supériorité. Ils savent parfaitement qu'ils ne seraient pas gagnants sur les dernières marches de l'escalade. En termes d'armements conventionnels...

En revanche, les Israéliens redoutent...

Ils ont déjà donné des consignes à leurs ambassades, leurs consulats, leurs intérêts à l'étranger. Ils redoutent l'arme du pauvre. On a déjà vu des Iraniens faire des attentats terroristes.

C'était contre l'ambassade d'Argentine en 1992, par exemple. L'Iran pourrait très bien utiliser ce type d'attentats contre des intérêts, des diplomates...

Même à l'étranger, dans des pays vulnérables. En 1992, l'Argentine n'était pas très surveillée. C'est une des hypothèses émises par Israël.

Mais c'est aussi une course de vitesse entre les Israéliens et l'Iran. Nétanyahou parle de l'Iran depuis plusieurs années. Il va falloir observer.

Même en l'absence de réaction de l'Iran, Israël ou une partie de la population pourrait vouloir en finir avec toutes les menaces, y compris la menace iranienne. Pour cela, encore faut-il le feu vert américain. - C.Roux: Et on arrive dans une séquence électorale aux Etats-Unis.

Ca va sans doute changer la donne sur le sujet. - M.Amellal: Je voulais réagir sur ce que disait votre envoyé spécial.

Il dit que beaucoup de chiites sont en colère contre l'Iran. Un imam s'est exprimé sur une chaîne syrienne, un imam syrien assez important. Il a parlé 3 jours avant la mort de Nasrallah en s'adressant à lui et en lui disant de préparer son testament.

Ca accrédite l'idée que l'Iran est en train de lâcher le Hezbollah. - C.Roux: Pour quelles raisons? - M.Amellal: Ils n'ont pas le choix.

L'Iran a joué un coup de bluff depuis des années. L'Iran sait très bien que ses capacités militaires ne sont pas capables de s'attaquer à Israël. C'est pour ça qu'il a misé sur des milices chiites un peu partout.

En Irak, il y a environ 67 000 milices chiites...

Au Yémen, en Syrie...

Et le fameux Hezbollah, qui était censé être une vraie force. On se rend compte que l'Iran n'ira pas plus loin. Il refuse la confrontation directe avec Israël. - C.Roux: Vous êtes sûre de ça? - M.Amellal: Pas à 100 %. - C.Roux: On a entendu aussi, par le passé, des menaces de la part de l'Iran.

Là, le ton a changé? - M.Amellal: Le communiqué de Khamenei le jour de la mort d'H.Nasrallah était quand même très tiède.

Ce n'était pas belliqueux comme on aurait pu s'y attendre de sa part. Après ses discours où il crie "mort à l'Amérique", il n'y avait pas ça du tout. Ce n'était pas aussi "show". - Gal J.-P.Perruche: C'est un peu l'eau qui dort.

Il y a des déclarations américaines disant qu'ils ont rehaussé la posture militaire. Et par rapport aux fois précédentes, ils n'ont pas donné de détails. - C.Roux: C'est ce qui vous inquiète? - D.Rigoulet-Roze: En creux, ça laisse supposer qu'ils s'attendent à une riposte.

Il y a une grande inquiétude, surtout compte tenu du calendrier électoral. Il y a un positionnement de militaires américains à Chypre, aussi. Chypre avait été menacée dans une déclaration de Nasrallah il y a quelques mois.

Il disait que si Chypre servait de plateforme pour l'aviation israélienne, Chypre serait visée. Et Chypre, c'est l'Europe...

Tout ça n'est pas anodin. La déclaration américaine est assez sibylline. Elle refuse de donner des détails, notamment sur le curseur. - Gal J.-P.Perruche: Il faut faire la différence entre le soutien américain à Israël dans sa guerre actuelle et le soutien à l'Ukraine.

Pour l'Ukraine, la majorité des républicains sont plutôt contre. Là, les Américains sont plus pour encore que les démocrates! - C.Roux: L'arrivée éventuelle d'un Trump 2 à la Maison-Blanche... - Gal J.-P.Perruche: Ce ne sera pas un cadeau pour l'Iran.

L'Iran communique d'ailleurs des informations aux démocrates sur ce que fait Trump. Je ne sais pas si c'est avéré, mais ce sont des bruits qui courent. - A.Vahramian: Il faut peut-être préciser que sur l'Iran, il y a une forme de sidération concernant "l'efficience" des attaques israéliennes.

Il faut se souvenir aussi que le Hezbollah entre en guerre le 8 octobre, au lendemain du 7 octobre, contre Israël. Peut-être le pari du Hezbollah et des Iraniens était de lancer une guerre de harcèlement de moyenne intensité. Et soudainement, les Israéliens décident d'accélérer et de frapper très fort.

C'est un coup de massue. Ils ont clairement sous-estimé les Israéliens. J'imagine que le temps de réponse des mollahs va être... - D.Rigoulet-Roze: Ca va être soupesé.

Mais l'Iran n'a pas demandé au Hezbollah de se retirer. C'était une erreur tactique. Il pouvait profiter de l'option française, même si elle était limitée.

Se retirer à 10 km, ça aurait laissé une marge de transaction. - C.Roux: Est-ce que c'est un tête-à-tête sinistre, avec les conséquences que ça a aujourd'hui?

Ou est-ce que les puissances de la région peuvent jouer un rôle? - A.Vahramian: Il est toujours intéressant de voir que les pays arabes ne disent rien.

La Jordanie, l'Egypte... - Gal J.-P.Perruche: Dans les pays arabes, ce sont les gens qui réagissent par émotion, qui manifestent leur solidarité envers les Palestiniens qui sont pourchassés, chassés de chez eux, etc.

Mais on est toujours dans les équilibres de puissance, dans cette région, entre l'Arabie saoudite, l'Iran, etc. Un affaiblissement de l'Iran dans sa stratégie contre Israël, qui remportait le suffrage d'un maximum de populations dans le monde arabe, ces pays-là ne sont pas mécontents de voir l'Iran descendre de son piédestal. - C.Roux: Dans certains pays comme en Syrie, on a célébré la mort de Nasrallah? - M.Amellal: J'ai surtout vu des témoignages de Palestiniens dans le camp de Yarmouk, qui disaient: "C'est Nasrallah qui nous a affamés." Donc les populations ne sont pas dupes.

Il y a cette émotion, effectivement. Mais on sait, après tant d'années, que la cause palestinienne est un peu l'opium du peuple arabe. Les peuples ne sont pas dupes de leurs dirigeants.

Les conséquences indirectes, c'est que ça peut créer d'autres tensions, entre les Houthis, l'Arabie saoudite, etc. - C.Roux: A quelques jours de l'anniversaire du 7 octobre, les familles des otages poursuivent leur mobilisation avec des manifestations aujourd'hui à Jérusalem, devant le domicile de Nétanyahou.

Nous avons rencontré le père d'une otage de 19 ans, qui est en colère. Il reproche au Premier ministre d'avoir abandonné sa fille et tous les autres otages. - Au coeur de Tel-Aviv, c'est un lieu dédié aux otages, une place où les familles de ceux détenus à Gaza se réunissent.

Ce père vient ici presque tous les jours. Sa fille a 19 ans. Elle venait de commencer son service militaire lorsqu'elle a été enlevée par le Hamas. - C'est un tunnel comme celui-ci où ma fille a été emmenée.

On sait qu'elle est passée dans un endroit comme celui-ci. Ca fait presque un an qu'elle est là-bas. - Entendre et ressentir ce que vit sa fille. - Il faut écouter, aussi.

Vous entendez? Les bombes...

C'est ce qu'ils entendent à l'intérieur des tunnels. Ils entendent les bombes tomber. Je voudrais que tout le monde imagine ce que c'est, quand votre fils ou votre fille ne répond pas à son portable pendant une heure.

Je n'ai pas de nouvelles de ma fille. Je sais qu'elle est dans ce type de tunnel, sans nourriture normale, sans médecin pour la soigner, sans tellement de choses...

Détonations. Je vois qu'on t'a donné une nouvelle jambe? Ca va?

Où est-ce que tu as été blessé? - A Khan Younès. - Tu te sens bien? - Oui.

Je me reconstruis. - Nous prions pour votre fille. - A l'incommensurable tristesse s'ajoute la colère contre le gouvernement de Nétanyahou. - Ils ont eu la possibilité de les libérer plusieurs fois.

Nétanyahou Est intelligent. S'il le veut vraiment, il peut signer un accord. - Un peu plus loin, la table du shabbat a été dressée. - C'est la chaise de Liri.

Il y a écrit son nom en hébreu. Une fois, en famille, on a essayé de faire shabbat. On n'y est pas arrivés.

On a vu que la chaise de Liri était vide. On a tout jeté. Depuis ce jour, on ne dîne plus ensemble pour shabbat.

J'attends qu'elle rentre, pour qu'elle puisse refaire la cuisine comme avant, au milieu de la nuit, à 2h du matin, avec tous ses amis. Ils cuisineront chez moi, en faisant du bruit. J'attends ce jour.

Elle me manque. - Pour sa fille, Eli a décidé de se battre. Il manifeste régulièrement, quitte à affronter les partisans d'une ligne dure, ceux du parti de Nétanyahou. - On a appris, avec le temps.

Chaque fois qu'on est proche d'un accord, quelqu'un arrive pour dire qu'il faut continuer la guerre. Il m'est arrivé une fois de me faire frapper. Un homme m'a frappé mais la police l'a rattrapé.

Il a été jugé. Ca m'est arrivé, au début. Je dois me battre contre le gouvernement, contre l'armée, et sans cesse expliquer dans le pays et dans le monde entier ce qui est arrivé à ma fille.

Et je dois me battre contre certaines de ces personnes qui pensent différemment, qui sont supposées être nos frères et soeurs. - Selon les familles, sur les 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre, 101 seraient toujours détenus à Gaza. - C.Roux: A.Vahramian, votre réaction, un an après? - A.Vahramian: J'étais là le 7 octobre. - C.Roux: Je sais. - A.Vahramian: C'est difficile... - C.Roux: C'est difficile d'entendre l'émotion de ce père qui pense que Nétanyahou l'a laissé tomber? - A.Vahramian: Oui.

Peu après le 7 octobre, bien sûr il y a eu ces manifestations, une douleur énorme...

Mais dans les semaines qui ont suivi, on a senti qu'il y avait une cause presque plus importante que les otages, celle de la sécurité d'Israël. C'est une formule, mais aujourd'hui, une majorité d'Israéliens soutient ce qui se passe dans le nord. Ils sont encore sonnés.

Les Israéliens revivent le 7 octobre tous les jours. Bien sûr, il y a eu des milliers de morts à Gaza. Mais dans leur perspective, ils disent qu'il y a un moyen très simple de terminer cette guerre: rendre les otages.

On pense que sur la centaine qu'il reste, la moitié sont encore vivants. - C.Roux: Il est en colère contre B.Nétanyahou.

On le disait avant ce reportage, ce qui se passe au Liban fait qu'il gagne en popularité? - A.Vahramian: Oui.

S'il y avait des élections demain, le Likoud ne pourrait sans doute pas gouverner seul mais il pourrait refaire une coalition. Il regagne la confiance des Israéliens. Il est en train de réparer...

Peut-être est-ce simplement du baume sur la plaie qui est encore très ouverte, mais il est en train d'essayer de regagner la confiance de la population. - C.Roux: Question. - Gal J.-P.Perruche: Dans la mesure où les modes d'action de ces milices consistent à prendre leur propre population en otage...

Nous nous fixons des lignes rouges, nous, dans les pays occidentaux. La valeur d'un homme, c'est quelque chose de très important. Du côté des terroristes, ce n'est pas le cas, j'en ai peur.

Dès l'instant où vous fixez une ligne rouge, ils l'utilisent dans leur stratégie. Ils prennent des otages pour convaincre de les libérer. Ca va agrandir leur liberté d'action pour faire des choses. - C.Roux: Le mépris des civils, c'est d'abord le mépris des milices du Hamas et du Hezbollah? - M.Amellal: C'est l'idéologie du terrorisme islamiste.

Pour eux, mourir d'un bombardement israélien, c'est mourir en martyr. - Gal J.-P.Perruche: Ca explique combien il est difficile, pour Israël, de faire à la fois un combat efficace contre le Hamas et de protéger les otages.

Israël a 2 priorités. Une priorité qui est l'éradication de tous les gens qui veulent le détruire, que ce soit le Hamas ou le Hezbollah, et la priorité de libérer ses otages. Mais la 1re est plus importante que la seconde. - C.Roux: B.Nétanyahou est peut-être soutenu par son pays mais est-ce qu'il s'isole sur la scène internationale?

On a vu les images des délégations qui quittaient l'ONU au moment où il allait prendre la parole. - M.Amellal: Je pense qu'il n'en a que faire de ce que pense la communauté internationale.

Il joue la survie d'Israël. Il ne faut pas sous-estimer le traumatisme du 7 octobre pour Israël. C'est une question de vie ou de mort. "C'est eux ou nous", ça se résume comme ça. - A.Vahramian: Une partie de la population reproche à Nétanyahou, y compris dans l'appareil militaire, de n'avoir aucune vue stratégique.

Je suis allée plusieurs fois à Gaza. J'ai entendu des militaires dire: "On n'a plus de cible. On ne sait plus quand bombarder.

Quel est le but de guerre?" Aucun des buts de guerre à Gaza n'a été réellement achevé. Est-ce qu'il y aura plus de sécurité au Moyen-Orient?

Plus de sécurité pour Israël et pour les Palestiniens, au bout de ces opérations? C'est la question. - C.Roux: Un des buts de guerre martelés par Nétanyahou, c'était de ramener les otages. - A.Vahramian: Oui, oui...

Sachant qu'il ne l'a pas réalisé. Aujourd'hui, une partie de la population est divisée. Les Israéliens sont fracturés.

Ils réclament un accord avec le Hamas, y compris les militaires. Il est temps de trouver un accord pour ramener les otages. Peut-être verra-t-on cet accord dans les semaines qui viennent.

Espérons-le, pour la population palestinienne de Gaza qui souffre énormément, et pour les Israéliens. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.

Question. - D.Rigoulet-Roze: C'est une guerre d'attrition à grande échelle.

Il y a d'une part le volet des éliminations ciblées, dont on a parlé, et puis l'idée d'annihiler les stocks de munitions, les rampes de lancement, pour circonscrire la menace. C'est très long. Il y a des milliers de cibles.

Ca explique la campagne aérienne de longue haleine, qui semble efficace aux dires de l'establishment militaire, et même très efficace. Au regard du stock supposé, entre 120 000 et 150 000, il y a beaucoup à faire. - C.Roux: Efficace si on met de côté, évidemment, les pertes civiles... - D.Rigoulet-Roze: Evidemment. - C.Roux: Question. - M.Amellal: Oui.

Pour le Hezbollah, c'est un coup très dur que la perte de Nasrallah. Et ils n'ont pas perdu que lui...

Il y a une espèce de panique, de paranoïa, de savoir s'ils sont infiltrés par des espions, comment ils vont faire pour se réorganiser...

On a le nom d'un probable successeur, mais ne va-t-il pas être tué aussi? Et est-ce que l'Iran ne va pas les lâcher? Le Hezbollah joue sa survie. - C.Roux: Question. - Gal J.-P.Perruche: Une guerre totale, oui, contre des gens qui menacent Israël et qui ne font pas que menacer.

Ils tirent sur Israël, tuent des gens et provoquent l'évacuation d'une partie de la population. Quand on compare ce qui se passe au Sud-Liban et ce qui se passe à Gaza, la perception de la population israélienne est très différente. Dans le nord, c'est leur territoire, leurs concitoyens dont la vie est mise en danger.

La réaction de Nétanyahou est donc approuvée. A Gaza, c'est le territoire des autres. C'est une opération extérieure, même si elle est à la frontière. - C.Roux: Question. - D.Rigoulet-Roze: Parce que ce n'est pas la même configuration.

Le Hezbollah est d'abord un parti politique, au Liban, qui a été hégémonique. Et c'est une milice armée, qui a la particularité d'avoir pu conserver ses armes après la guerre civile. Ce n'était pas le cas des autres milices, car au motif que le Hezbollah avait préempter le statut de fer de lance de la lutte contre Israël, ça justifiait de son point de vue de conserver ses armes.

Evidemment, ça en a fait un parti plus puissant que les autres, sur l'échiquier politique. - C.Roux: On dit toujours que le Hezbollah, c'est l'Etat dans l'Etat.

Que reste-t-il de l'Etat libanais? De l'armée libanaise? - M.Amellal: C'était l'Etat dans l'Etat jusqu'à 2006.

Progressivement, c'est devenu l'Etat. Ils ont pris une telle place sur l'échiquier politique qu'il n'y avait plus aucun autre parti politique qui pouvait tenir. Critiquer le Hezbollah vaut des menaces de mort.

Aujourd'hui, ce qu'il en reste est très affaibli. - C.Roux: Avec un pays lui-même très affaibli, notamment économiquement. - A.Vahramian: Ce matin, sur la radio franceinfo, nos envoyés spéciaux nous donnaient le témoignage d'une Libanaise qui disait: "Les Israéliens, maintenant que vous avez eu Nasrallah, laissez-nous tranquilles." que le début de l'opération pour faire mettre un genou à terre, voire les 2, au Hezbollah.

Sachant que le Hamas, lui, est extrêmement affaibli. Il n'est plus en mesure de lancer des roquettes sur Israël. On ne tue pas une idéologie, certes, mais sa branche militaire ne peut plus être une force activée. - C.Roux: Question.

Cette question revient souvent. Il y a une forme d'incompréhension sur le statut que la France accorde à Nasrallah et au Hezbollah. - Gal J.-P.Perruche: On en a déjà parlé tout à l'heure.

Ce qu'a dit le président américain reflète la position française. Le président français n'a pas cru bon de rajouter la même phrase à ce qu'avait dit J.Biden.

L'élimination de Nasrallah est légitime. Simplement, sur les moyens et les conséquences de l'action des Israéliens... - C.Roux: La France ne peut pas s'en féliciter. - A.Vahramian: La France est aussi diplomatiquement gênée.

Nous étions avec le ministre des Affaires étrangères aujourd'hui au Liban. Il a apporté de l'aide humanitaire. On sent bien qu'il y a une gêne de la France.

Elle avait espéré actionner ses leviers pour obtenir un cessez-le-feu. Elle a toujours l'espoir de le faire mais elle n'y compte pas. - Gal J.-P.Perruche: C'est le problème des moyens par rapport à une déclaration.

Si on n'a pas les moyens de sa déclaration, il ne faut pas la faire. - C.Roux: Question. - M.Amellal: La population libanaise a été prise en otage par le Hezbollah.

Beaucoup de Libanais me disaient en 2006: "On n'a pas d'armée. Notre armée, c'est le Hezbollah." C'est le Hezbollah qui s'est imposé comme étant la seule armée du Liban.

Parmi la population libanaise, il y avait des soutiens au Hezbollah parmi les chrétiens, les musulmans, les sunnites, les chiites. Le pays est en faillite totale. On parlait de l'état des hôpitaux bien avant les bombardements.

C'était un désastre. Aujourd'hui, le Hezbollah a perdu beaucoup de terrain dans sa popularité. En 2019, il y a eu un mouvement de contestation des Libanais qui rejetaient en bloc le Hezbollah.

Il avait déjà perdu du terrain. - C.Roux: Question. - Gal J.-P.Perruche: Non, il n'en a pas les capacités.

La réponse à l'assassinat dans le consulat en Syrie a été, on ne va pas dire symbolique car il y a eu 300 missiles tirés, mais... - A.Vahramian: Ils ont tous été interceptés. - C.Roux: Question. - OUI. - C.Roux: Vous êtes tous d'accord.

Merci à vous tous. Il est l'heure de retrouver l'équipe de "C à vous". Au programme ce soir? - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

M.Le Pen ne se dit très sereine au 1er jour du procès des assistants parlementaires du FN. Elle joue pourtant peut-être son avenir politique.

On en parle avec notre invité, un journaliste en charge du RN depuis 8 ans. L'annonce surprise d'A.Griezmann, qui met un terme à sa carrière chez les Bleus.

Enfin, Y.Noah, acteur de cinéma. Il nous parle de son 1er rôle d'envergure sur grand écran.